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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:11Générique
00:00:13Voilà, ça a été un peu long à démarrer, mais on y arrive !
00:00:15Mercredi 30 octobre 2024, Morandini Live, numéro 1528 sur CNews, première chaîne info de France.
00:00:22Bonjour et bienvenue en direct à la Une.
00:00:24Nous partons tout de suite dans un immeuble du 11ème arrondissement de Paris.
00:00:28Et cette question, que se passe-t-il ici ?
00:00:31Des croix gammées, des insultes antisémites, des tags, des insultes contre, je cite,
00:00:37la salle juive du 10ème étage.
00:00:40Et cela fait deux mois que cela dure.
00:00:42Une mère de famille affirme être visée par ces insultes et ces menaces.
00:00:46Depuis une heure environ, du personnel de la mairie est sur place pour effacer ces tags
00:00:52qui sont là pourtant depuis plusieurs semaines.
00:00:54La mère de famille s'appelle Nancy.
00:00:56Elle sera en direct avec nous dans un instant.
00:00:59Détail sordide, cet immeuble n'est pas n'importe lequel.
00:01:03C'est dans cet immeuble que Mireille Knoll, survivante de la Shoah,
00:01:07a été mortellement poignardée le 23 mars 2018.
00:01:11Ce même immeuble.
00:01:12Nancy, la mère de famille, affirme avoir déposé des plaintes au commissariat du 11ème arrondissement.
00:01:18Une enquête pour dégradation en raison de la religion a été ouverte.
00:01:21Marie Blanchard qui nous envoie ces images est sur place.
00:01:25Et nous allons y retourner dès le début de Morandini Live.
00:01:29Et nous serons avec Nancy qui va nous expliquer ce qui se passe.
00:01:34Yassine Benatar a-t-il gâché la visite d'Emmanuel Macron au Maroc ?
00:01:38Au vu de la polémique, on peut vraiment le croire.
00:01:40Et surtout, on se demande encore pourquoi le président a fait ce choix.
00:01:44Écoutez hier soir la réaction de l'avocat Gilles-William Goldanel sur CNews.
00:01:48Cette invitation contre nature est en train de gâcher un petit peu
00:01:53ces retrouvailles franco-marocaines qui sont formidables entre deux pays amis.
00:02:00D'ailleurs, c'est au crédit cette fois-ci du chef de l'État.
00:02:03Le fait d'avoir reconnu que le Sahara soit marocain,
00:02:08ça peut aider effectivement nos affaires d'OQTF.
00:02:12Le Maroc est un pays merveilleux.
00:02:14Qu'est-ce qu'on se souviendra de tout cela ?
00:02:19C'est la présence de M. Benatar en survêtement et basket devant le roi du Maroc.
00:02:27C'est difficile quand même de gâcher les choses comme M. Macron
00:02:33est capable de le faire avec quand même un certain génie.
00:02:37On va y revenir dans un instant, bien évidemment.
00:02:39À part ça, il y a quand même des annonces au Maroc
00:02:41et c'est Bruno Rotaillot qui les a faites puisque le ministre de l'Intérieur était là-bas
00:02:45pour essayer d'améliorer la coordination avec le Maroc et en particulier pour les OQTF.
00:02:51Les réadmissions de ressortissants marocains en situation irrégulière.
00:02:56Nous avons un cadre et des procédures avec des délais
00:03:01et des éléments d'identification pour les personnes dont l'origine n'est pas documentée.
00:03:07Nous avons convenu de les améliorer pour raccourcir les délais
00:03:12et pour mieux faire en termes de nombre de personnes réadmises.
00:03:16Sur la surveillance des frontières, nos deux pays font face à des pressions migratoires fortes
00:03:21et à la responsabilité de surveiller les frontières terrestres, maritimes, stratégiques.
00:03:28Le principal suspect dans le meurtre de Philippine qui avait été arrêté en Suisse
00:03:32a finalement accepté de revenir en France car vous savez que pour accélérer les choses,
00:03:36il fallait son accord, ce qui est un peu surrealiste d'ailleurs.
00:03:39Explication du général Jacques-Charles Fontbonne.
00:03:42Vous savez qu'il avait refusé l'extradition il y a quelques jours
00:03:46et que donc il appartenait maintenant au parquet fédéral suisse de prendre la décision.
00:03:51On imagine bien que s'agissant d'un homicide, du vide-viol,
00:03:56forcément la décision d'extradition aurait été prise par les autorités suisses.
00:04:02Il va passer devant le juge des libertés de la détention
00:04:04et on imagine qu'évidemment il va aller en détention.
00:04:08Je pense que c'est une façon pour lui, d'une certaine façon, de montrer sa bonne volonté
00:04:13avec un dossier qui va être quand même très difficile à défendre, très difficile à plaider.
00:04:17Ça peut être un tout petit élément en sa faveur.
00:04:21Cette course-poursuite en plein cœur de Nice entre les forces de l'ordre et un homme
00:04:24qui a refusé d'obtempérer une fois de plus, ça t'a envie de dire.
00:04:28La course-poursuite a duré plusieurs minutes et ça a vraiment failli tourner au drame.
00:04:33Il est environ 19h45 ce dimanche lorsqu'une patrouille de police secours
00:04:38repère un véhicule inscrit au fichier des voitures volées.
00:04:42Les policiers procèdent à son arrestation mais l'automobiliste refuse de s'arrêter
00:04:46et manque de faucher un policier.
00:04:49Une course-poursuite est alors lancée dans les rues de Nice.
00:04:52Pendant 25 minutes, la voiture est inarrêtable.
00:04:55Le chauffeur percute même dans sa course une autre voiture en circulation
00:04:59dont le conducteur, un homme âgé de 62 ans, a été blessé.
00:05:02Après avoir pris à nouveau la fuite, l'automobiliste a été rapidement repéré
00:05:06grâce aux caméras de surveillance.
00:05:08Dans un premier temps, l'individu prenant tous les risques, la prise en charge est stoppée nette
00:05:13et le relais est pris par les caméras de vidéoprotection de la ville
00:05:18qui sont essentielles à la résolution de cette affaire.
00:05:21Des refus d'obtempérer de plus en plus fréquents.
00:05:24La police municipale a fait l'acquisition d'une soixantaine de stop-stick
00:05:28utilisés par les forces de l'ordre pour arrêter les voitures
00:05:31et tenter d'éviter les refus d'obtempérer.
00:05:34Ce drame de la bêtise dans les Côtes d'Armor.
00:05:36Un jeune automobiliste de 21 ans a été tué par deux individus
00:05:40qui ont jeté des projectiles en béton sur sa voiture depuis un pont
00:05:44alors qu'il était en train de circuler.
00:05:46Une autre personne a été blessée.
00:05:48Les individus sont toujours recherchés.
00:05:52C'est sur cette route qu'un drame s'est produit ce lundi peu avant minuit.
00:05:55Une personne de 21 ans est décédée et une autre de 52 ans blessée
00:05:59sur la deux fois deux voie au niveau de Quai Vert près de Dinan
00:06:02suite à des jets de projectiles sur les voitures.
00:06:05Les automobilistes ont alerté la gendarmerie à plusieurs reprises
00:06:08du comportement de deux individus qui jetaient des projectiles
00:06:11sur les voitures depuis ce pont.
00:06:13Deux véhicules ont été endommagés.
00:06:15La victime, originaire des environs, est décédée après avoir été atteinte
00:06:18par un plot en béton circulaire d'environ 40 cm de large.
00:06:22Un projectile retrouvé sur place par la gendarmerie
00:06:25tout comme d'autres débris tels que des morceaux de bois ou de cailloux.
00:06:28Choc oui, il y en a qui n'ont rien à faire que de balancer des plots
00:06:33sur des personnes innocentes.
00:06:36C'est pour moi, excusez-moi le mot, mais c'est dégueulasse.
00:06:40Pour l'heure, les auteurs n'ont pas été identifiés.
00:06:43Le parquet a ouvert une enquête en flagrance du chef d'homicide volontaire
00:06:46et tentative d'homicide volontaire confié à la brigade de recherche de Dinan.
00:06:50Un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie
00:06:53afin de retrouver les responsables.
00:06:56Va-t-on supprimer un deuxième jour férié en France
00:06:59alors que le gouvernement cherche tous les moyens possibles
00:07:02pour enflouer les caisses ?
00:07:03Une des solutions envisagées serait donc de supprimer un deuxième jour férié.
00:07:07Alors, qu'en pensez-vous ?
00:07:10Les jours fériés ont tous leur symbolique propre
00:07:12et ça me paraît inadapté d'y toucher.
00:07:15Je voudrais plutôt en ajouter.
00:07:17Si cette méthode a été efficace, ça aurait été fait depuis un moment déjà.
00:07:20Je sustime que les Français travaillent assez comme ça.
00:07:22De mon temps, j'ai 78 ans, on travaillait beaucoup plus.
00:07:27Et dans notre grande série Votre argent nous intéresse,
00:07:30on apprend que les radars routiers vont désormais flasher de nouvelles infractions
00:07:33comme l'absence de ceinture de sécurité, le non-respect des distances de sécurité
00:07:38ou encore l'utilisation de téléphone portable au voleur.
00:07:42Grâce à l'intelligence artificielle, ces radars pourront par exemple détecter
00:07:46si vous ne portez pas votre ceinture, si vous utilisez votre téléphone portable au volant
00:07:51et même si vous roulez trop près d'un autre véhicule,
00:07:53pour chaque infraction, vous risquez 135 euros d'amende
00:07:56et un retrait de 3 points sur votre permis de conduire.
00:07:58Écoutez la réaction d'Yves Carrat, porte-parole Mobilité Club France.
00:08:02Contrôler le téléphone à la main en voiture,
00:08:06contrôler la ceinture de sécurité qui n'est pas mise,
00:08:08c'est une aberration, et contrôler les distances de sécurité,
00:08:11ça va dans le sens de la sécurité routière, c'est très bien.
00:08:14C'est dommage d'être obligé de les contrôler parce que normalement,
00:08:16on devrait respecter tout ça.
00:08:18En ce qui concerne les distances de sécurité,
00:08:20parce que sur les deux autres, il n'y a pas de débat,
00:08:23il faudra faire attention aux litiges parce que quelle distance de sécurité
00:08:25par rapport à quelle vitesse, si vous avez la bonne distance de sécurité
00:08:29puis qu'une personne se rabat au dernier moment et ça arrive souvent
00:08:32et vous êtes surpris, vous pouvez être pris alors que vous avez fait tout bien comme il faut.
00:08:36Donc là, il faudra que ce soit très précis, que les messages soient bien passés
00:08:41à tous les automobilistes et à tous les Français pour qu'il n'y ait pas de litige.
00:08:44Dans la qualité également, le ton, le ton c'est bon,
00:08:47mais attention, plusieurs boîtes de thon seraient contaminées par un fort taux de mercure.
00:08:51Il faut dire que le thon est un animal en boue de chaîne alimentaire,
00:08:55dans l'eau, il mange tout, absolument tout ce qui passe.
00:08:58Certains le surnomment même la poubelle de la mer, ça donne vraiment envie.
00:09:03Un rapport inquiète les autorités de santé.
00:09:05Deux ONG révèlent que le thon en conserve est largement contaminé au mercure.
00:09:10Questionnée à l'Assemblée nationale,
00:09:12la ministre de la Santé pointe du doigt une défaillance.
00:09:15La teneur maximale en mercure fixée pour les produits de la pêche comme le thon
00:09:19s'applique au poids du poisson à l'état frais
00:09:22et non aux produits transformés tels que les conserves.
00:09:25Mais selon l'ONG, le taux de mercure serait de 2,7 mg par kg dans les conserves,
00:09:31alors que l'OMS indique que la dose toxique est de 0,4 mg.
00:09:36Cette différence entraînerait de graves problèmes de santé.
00:09:39Beaucoup d'études en tout cas montrent des liens entre exposition au mercure
00:09:42chez des fœtus ou des jeunes enfants et troubles cognitifs.
00:09:45C'est-à-dire baisse de QI, troubles de l'attention, troubles moteurs,
00:09:49troubles de la coordination, tout un tas de troubles cérébraux
00:09:52qui ensuite peuvent perdurer tout au long de leur vie.
00:09:55L'enquête révèle également que sur 148 boîtes de conserves sélectionnées en France,
00:10:00Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie,
00:10:03100% des boîtes étaient contaminées au mercure.
00:10:06Allez les tops et les flops d'audience d'hier soir,
00:10:08c'est là avec Mister Audience.
00:10:09Aïez Kévin, va-t'en.
00:10:13Hier soir en Access, n'oubliez pas les paroles de Nagui,
00:10:16resté très en forme sur France 2 en étant en haut à près de 3,1 millions.
00:10:20Le 19-22 France 3 est deuxième, le feuilleton de TF1 Demain nous appartient
00:10:24est encore une fois relégué à la 3ème place.
00:10:26Et sur France 5, cet avou est à 1,3 millions.
00:10:31A 20h, le match des JT est encore une fois remporté par Gilles Boulot sur TF1,
00:10:35dont le JT reste très largement leader à 5,7 millions.
00:10:39L'édition de la 2 assurée par Anne-Sophie Lapix
00:10:41reste loin derrière à 4,1 millions.
00:10:43Quotidien est encore une fois battu par TPMP qui arrive à la 4ème place
00:10:47avec plus d'1,5 millions de téléspectateurs.
00:10:51A 21h, Cyril Hélène Nona est une nouvelle fois le seul à avoir dépassé les 2 millions
00:10:55face à Yann Barthez de retour après une semaine de vacances.
00:10:58TPMP sur C8 est ainsi haut à près de 2,2 millions.
00:11:01Quotidien sur TMC est donc sous les 2 millions.
00:11:06En Premier, Koh Lanta est arrivé en tête sur TF1 à 3,2 millions,
00:11:10mais le jeu d'aventure est suivi de très près par la série de France 3, Tom et Lola.
00:11:14Avec le film La Brigade, France 2 est sous les 2 millions.
00:11:17Sur M6, c'était le lancement de Murder Club avec Eric Cantona,
00:11:20mais c'est un échec pour la série.
00:11:22Seulement 1,8 millions de téléspectateurs étaient au rendez-vous.
00:11:25L'audience vous dit à demain !
00:11:27Je vous présente les invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:30Jordan Florentin, bonjour.
00:11:32Merci d'être avec nous, la cravate va bien, vous êtes parfait.
00:11:35Reporter à Frontières, Laure-Alice Bouvier, bonjour.
00:11:37Merci également d'être là, docteur Androit, Alexis Isard, bonjour.
00:11:41Ex-député d'Ensemble et Valérie Barny, bonjour.
00:11:43Président de Citoyens responsables et conseillers municipales de Suresnes.
00:11:47Je vous propose tout de suite de partir dans un immeuble du 11e arrondissement de Paris.
00:11:53Et ce que vous allez découvrir se passe plutôt de commentaires.
00:11:57Que se passe-t-il dans cet immeuble du 11e arrondissement ?
00:12:00Des croix gammées, des insultes antisémites, des tags,
00:12:04des insultes qui s'en prennent, je cite, à la salle juive du 10e étage.
00:12:09Ça fait deux mois que ça dure.
00:12:11Une mère de famille affirme être visée par ces insultes et ces menaces.
00:12:15Alors, pour tout vous dire, depuis une heure,
00:12:17il y a du personnel de la mairie qui est sur place avec notre équipe,
00:12:20qui est en train d'effacer tous ces tags qui sont là depuis longtemps.
00:12:24Vous verrez tout à l'heure, depuis une heure, ils ont quasiment tout effacé.
00:12:26Il n'y a quasiment plus rien.
00:12:27Ces images ont été tournées il y a 20 minutes, tout juste,
00:12:30juste avant que l'émission ne commence.
00:12:32Ils n'avaient pas encore été au travail.
00:12:35Ils sont trois à travailler non-stop depuis une petite demi-heure pour tout effacer.
00:12:39Détail sordide quand même, et c'est important de le dire.
00:12:42Cet immeuble n'est pas n'importe quel.
00:12:43C'est dans cet immeuble que vivait Mireille Knoll,
00:12:46vous vous en souvenez, survivante de la Shoah,
00:12:48qui a été mortellement poignardée.
00:12:50C'était le 23 mars 2018.
00:12:52Mireille Knoll qui vivait dans ce même immeuble.
00:12:55On est en direct avec Nancy qui est avec nous.
00:12:59Bonjour Nancy, merci d'être avec nous.
00:13:02Vous êtes dans cet immeuble.
00:13:03C'est vous qui êtes à priori visée par ces tags.
00:13:08D'abord, comment est-ce que vous vivez tout ça ?
00:13:17Je le vis très, très mal.
00:13:18C'est très difficile.
00:13:23Il faut dire que ça fait deux mois que ça dure
00:13:26et que ça devient de plus en plus invivable,
00:13:30que je me sens de plus en plus isolée et abandonnée.
00:13:33J'ai l'impression d'avoir, on va dire encore qu'on se victimise,
00:13:37d'avoir tout le monde contre moi quelque part.
00:13:41Mais ça a commencé comment ?
00:13:43C'est quoi le point de départ de tout ça ?
00:13:47Le point de départ a été d'abord un appel aux 119.
00:13:52J'ai reçu une lettre le 26 août en disant que,
00:13:56soi-disant, ma fille, j'ai adopté mes enfants.
00:14:00Il faut savoir qu'ils ont été adoptés quand ils étaient nouveau-nés.
00:14:04J'ai vécu plus de dix ans au Sénégal et on a dit que ma fille était,
00:14:09soi-disant, mon esclave qui a sorti les poubelles, le chien,
00:14:13enfin bon, on m'a tout, voilà.
00:14:16Donc c'était forcément quelqu'un de l'immeuble.
00:14:18Ça a commencé comme ça, le 26 août.
00:14:21Et on va dire dix jours, quinze jours au maximum après.
00:14:25Alors déjà, il y a eu une intercarration entre ma fille et cette personne
00:14:30quelques jours avant cet appel.
00:14:32Et ensuite, ça en est suivi, les tags.
00:14:34Voilà, donc dix jours après tout ça, sont arrivés les tags.
00:14:37Alors, je n'avais jamais rien eu dans cet immeuble,
00:14:40à part ma mère, il y a quelques années avant son décès.
00:14:43Et là, des tags sont apparus et toutes les semaines,
00:14:47on en avait des nouveaux avec des étoiles de David,
00:14:50des étoiles juives, des croix gammées.
00:14:55Ça a été de l'ascenseur, dans l'ascenseur, la porte, le paillasson,
00:15:01les escaliers, la boîte aux lettres.
00:15:06Et en fait, ça ne cesse pas, c'est sans cesse.
00:15:08J'en suis à la sixième plainte, à la septième,
00:15:10parce qu'il y a eu une audition avec des compléments de plainte avec.
00:15:13– Que vous répondent les forces de l'ordre ?
00:15:15Que disent les enquêteurs par rapport à cette situation ?
00:15:20– Que l'enquête est ouverte, qu'ils bossent dessus, voilà.
00:15:26Mais bon, ça fait quand même deux mois et il n'y a pas grand-chose qui avance.
00:15:32– Mais c'est assez surrealiste de voir que ça dure depuis aussi longtemps.
00:15:36Je le disais, depuis ce matin, il y a des gens qui sont en train de nettoyer,
00:15:40des gens qui ont été envoyés pour tout nettoyer.
00:15:42Marie Blanchard, qui est avec vous, sortira tout à l'heure
00:15:44pour nous montrer un peu que tout est nickel, on verra ça tout à l'heure.
00:15:48C'est déjà un premier pas, quand même.
00:15:52– Un premier pas, oui, c'est facile,
00:15:54parce qu'ils ont attendu que les médias s'en mêlent
00:15:57pour faire effacer vite, vite, vite tout ça.
00:16:00– Vous voulez dire que ça n'avait jamais été effacé avant ?
00:16:04C'est la première fois qu'ils viennent pour effacer ?
00:16:09– La boîte aux lettres avait été effacée par d'abord un monsieur de l'immeuble,
00:16:13parce qu'il a eu pitié, je pense, il avait effacé lui-même les premiers tags.
00:16:18Et ensuite, deux fois, par les gardiens de l'immeuble.
00:16:23Mais la porte, par contre, il devait y avoir un devis,
00:16:26il devait y avoir mon assurance de voir avec, ça traînait, ça traînait.
00:16:30Et quand là, ils ont vu que je suis passée, il y a eu les médias qui sont passés, tout ça,
00:16:34là, comme par hasard, vite, vite, il fallait que ça soit effacé dans l'heure, là, comme ça.
00:16:39– Comment vous vivez finalement aussi ce regain d'antisémitisme ?
00:16:44Parce qu'on voit bien que ce qui est visé, c'est la judaïté dans tout ça,
00:16:48et on le voit sur les tags qu'on est en train de voir.
00:16:50Comment vous vivez ça aujourd'hui ?
00:16:52Et est-ce que vous vous dites déjà, un, j'ai envie de partir de cet immeuble, peut-être,
00:16:56et deux, j'ai envie de partir de France ?
00:17:02– Alors moi déjà, je le vis très très mal, parce que je suis ici depuis que je suis toute petite.
00:17:08C'était l'appartement de ma mère, que j'ai repris quand elle est décédée.
00:17:12Donc déjà, j'ai aussi mes souvenirs ici, mes enfants,
00:17:17enfin, mon fils est scolarisé dans le quartier, j'y ai mes habitudes, mes amis, enfin bon voilà.
00:17:24Donc c'est vrai qu'avant ça, je ne pensais pas à partir d'ici,
00:17:28mais c'est vrai que depuis tout ça, je me suis dit, qu'est-ce que je fais à rester là ?
00:17:33Ce n'est plus un arrondissement pour moi, ce n'est plus un immeuble pour moi,
00:17:38mais en même temps, aussi, c'est donner raison à ceux qui font ça.
00:17:45Parce que donc, eux, moi je vais partir, et après, eux, ils vont être tranquilles chez eux,
00:17:51ils pourront bien rire de tout ça, ils auront gagné, parce qu'il ne faut pas se leurrer,
00:17:55on ne va jamais les retrouver, qui va les retrouver ?
00:17:58Ça fait déjà deux mois, et on efface et ça revient, on efface et ça revient,
00:18:03ça n'arrête pas, là, ça a effacé, vous verrez, dans quelque temps, ça sera remis.
00:18:07Aujourd'hui, on a trouvé encore un dernier tag qui n'était même pas prévu,
00:18:11ils l'ont trouvé aujourd'hui, voilà, donc c'est grave, vraiment très grave.
00:18:18Partir de France, non, je n'y pense pas.
00:18:22– Allez-y, pardon.
00:18:25– Oui, non, je disais partir de France, non, parce que mes enfants sont scolarisés ici,
00:18:31et que j'ai des choses encore à faire ici, je ne peux pas partir comme ça,
00:18:36mais voilà, c'est avec le cœur gros, si je dois partir d'ici,
00:18:40mais je ne partirai pas de cet appartement sans quelque chose que j'apprécie ailleurs,
00:18:44je ne partirai pas à tout prix, ça non, c'est trop facile par contre.
00:18:47– Mais que disent les gens de l'IMEUL, parce que vous êtes nombreux dans cet IMEUL,
00:18:51vous êtes au dixième étage, je crois, vous êtes nombreux dans cet IMEUL,
00:18:54que disent les gens de l'IMEUL ?
00:18:56Parce que nous, c'est vrai qu'on a un peu parlé avec des gens,
00:18:58les gens disent, c'est quand même bizarre, il y a cette espèce de soupçon,
00:19:02vous savez, toujours en permanence, dans ces cas-là,
00:19:05il y a des gens qui disent, oui, c'est quand même bizarre ce qui se passe dans cet IMEUL,
00:19:07alors dans le même temps, vous avez des soutiens, il y a David Béliard, par exemple,
00:19:11qui est le maire adjoint à la ville de Paris, qui a dit,
00:19:13c'est insupportable ce qui se passe, c'est insupportable ce que vit cette personne,
00:19:17il y a l'association Mireille Knoll qui a tweeté aussi,
00:19:19et qui dit qu'on a pleine confiance à l'intérieur et à la justice,
00:19:21mais il y a des gens qui disent, oui, c'est un peu étrange ce qui se passe dans cet IMEUL,
00:19:25c'est beaucoup d'acharnement contre cette femme, voilà,
00:19:28il y a toujours ce soupçon qui est insupportable, a priori,
00:19:32en même temps, surtout quand on vous a en face de nous comme ça.
00:19:37Alors oui, comme je disais ce matin aussi, j'expliquais à une autre chaîne,
00:19:41je disais que finalement, souvent, les victimes malheureusement,
00:19:45elles deviennent les coupables quand on ne trouve pas qui fait ça,
00:19:49forcément, on se dit, tiens, c'est peut-être un tel, ou le frère, ou la sœur,
00:19:56ou quelqu'un de la famille, ou un peu comme le reste,
00:19:59sauf que malheureusement, il se passe bien des choses,
00:20:03Mireille Knoll, elle était là, ça a peut-être paru bizarre aussi au début,
00:20:08et pourtant, la pauvre, j'ai autre chose à faire que d'être là à peindre ma porte, mes murs,
00:20:15enfin bon, c'est quand même gravissime pour les gens qui pensent ça,
00:20:21c'est triste, je dirais, c'est triste pour eux, parce qu'on est en 2024,
00:20:26et en 2024, je ne vois pas qui d'abord s'amuserait à faire tout telle chose,
00:20:30en plus je suis de confession juive, donc je ne vois pas l'intérêt,
00:20:33à part ceux qui disent que les juifs aiment bien se montrer,
00:20:37se mettre en victime, se victimiser, et faire donc des tags eux-mêmes,
00:20:42comme ça a pu apparemment être le cas dans certains endroits, pour faire parler d'eux,
00:20:47non, ceux qui me connaissent savent que j'ai autre chose sur la tête que ça,
00:20:53voilà, j'ai autre chose dans ma vie que de m'amuser à peindre une porte.
00:20:56– Ceux qui vous soupçonnent, ça vous fait mal ?
00:20:59Juste Nancy, ça vous fait mal d'entendre ces soupçons sur vous ?
00:21:04– Ça me fait mal, mais en même temps, ça ne m'étonne pas,
00:21:07parce que vu l'hypocrisie qui règne ici, ça ne m'étonne pas, voilà, tout simplement.
00:21:15– Écoutez Nancy, j'espère que les choses vont avancer,
00:21:17en tout cas qu'on va très vite savoir ce qui se passe vraiment dans cet immeuble,
00:21:20parce que c'est insupportable que ça dure depuis deux mois,
00:21:22alors on l'a dit, la bonne chose, c'est que comme les médias se sont apparés de l'affaire,
00:21:26les choses sont en train de bouger, Marie Blanchard qui est avec vous va sortir d'ailleurs,
00:21:30pour nous montrer que depuis dix minutes à peu près, dix minutes, un quart d'heure,
00:21:33tout le monde est en train de nettoyer,
00:21:34tenez-nous au courant de toute façon si ces tags reviennent,
00:21:37et nous, on reviendra vous voir à ce moment-là,
00:21:39parce que c'est vrai que c'est assez insupportable ce qui se passe,
00:21:43merci en tout cas d'avoir été en direct avec nous,
00:21:45et l'enquête va se poursuivre et on va, j'espère, découvrir qui fait ça,
00:21:49Jordan Florentin, merci Nancy, Jordan Florentin,
00:21:51cette histoire, elle est complètement folle, on est en plein Paris,
00:21:54on est dans l'11e arrondissement en plein Paris, et en plus dans l'immeuble de Mireille Knoll.
00:21:57– C'est tout bonnement insupportable,
00:21:59d'ailleurs si Nancy nous écoute encore, il faut lui apporter tout notre soutien,
00:22:02face à cet antisémitisme crasse, qui rappelle une très très sombre histoire,
00:22:06parce que quand je vois des trois gammés,
00:22:07quand je vois qu'on vient tailler des étoiles en fait,
00:22:09sur les logements de personnes qui ne posent aucun problème,
00:22:12alors en plus là, on a vraiment l'exemple d'une personne qui a priori,
00:22:15c'était un conflit, c'était tout simplement une espèce de conflit de voisinage,
00:22:18qui devient ensuite un conflit, presque une forme d'antisémitisme,
00:22:21parce qu'il y a de la judaïté, parce que Madame est juive,
00:22:26donc on est vraiment sur de l'antisémitisme crasse,
00:22:28et moi j'en veux à ceux, j'ai été frappé, il y a quelques jours,
00:22:31chez nos confrères de TPMP, d'entendre Thomas Dienoni nous expliquer
00:22:33qu'il n'y avait pas d'antisémitisme en France,
00:22:35qu'il n'y avait aucun, et que c'était une insulte,
00:22:37aujourd'hui on insulte tout le monde d'antisémite,
00:22:38oui c'est le premier à nous insulter de racisme d'extrême droite,
00:22:41donc d'abord il y a ça, il y a un antisémitisme crasse,
00:22:43il faut le combattre, j'attends de voir quelle va être la réaction de la justice,
00:22:46parce que vous le disiez Jean-Marc, on est en plein cœur de Paris,
00:22:49on est dans l'immeuble de Mireille Knoll,
00:22:51donc on peut s'attendre, je veux dire, si en plein cœur de la capitale,
00:22:53où il est censé y avoir le plus de force de l'ordre,
00:22:55une police municipale, une police nationale,
00:22:57si en plein cœur de Paris on est capable de commettre ce type d'acte,
00:22:59on doit s'attendre à quoi demain, à s'il y a à nouveau une Mireille Knoll,
00:23:02donc évidemment qu'il y a un antisémitisme qui se développe partout,
00:23:05j'en veux aussi à Rima Hassan, j'en veux à Jean-Luc Mélenchon,
00:23:07j'en veux à toute cette frange de la classe politique française
00:23:10qui distille ce poison de l'antisémitisme en expliquant qu'on est simplement antisioniste,
00:23:15non, non, vous êtes antisémite et il y a un antisémitisme en France,
00:23:19et puis moi ce que j'aime aussi chez cette femme par contre dans sa défense,
00:23:22c'est qu'elle ne se victimise pas, elle ne sombre pas dans la victimisation ambiante,
00:23:26où dans le même temps, vous voyez, d'un côté on a vu un homme portant un t-shirt anti-juif
00:23:30dans un métro à Paris, le même jour où sortait un sondage de l'agence européenne des droits de l'homme
00:23:35disant qu'un musulman sur deux en Europe se sentait en insécurité et en danger,
00:23:38mais quelle provocation, la vraie communauté qui aujourd'hui est en danger en France,
00:23:42on le voit, et en Europe, ce sont les juifs, et moi j'attends qu'elle va être significativement
00:23:46la réponse de l'État sur ce type de phénomène.
00:23:49– Alors il y a beaucoup d'associations qui se sont saisies de tout ça,
00:23:51je vais vous citer quelques messages, l'association Micra également,
00:23:54qui s'est saisie de tout ça et qui aide aujourd'hui cette femme à se battre,
00:23:57je voudrais qu'on reparte en direct sur place pour vous montrer ce qui se passe depuis une heure,
00:24:01vous voyez, tout est en train d'être effacé, ça on est en direct,
00:24:04ces images sont en direct, c'est Marie Blanchard qui est sur place et qui nous montre,
00:24:09là on est dans le couloir, vous voyez, et tout est en train d'être effacé depuis une heure,
00:24:14je ne sais pas si on peut bouger un peu et voir comment ça se passe à ce niveau-là,
00:24:21voilà, bon c'est un peu dégueulasse quand même, mais au moins c'est effacé,
00:24:25et il n'y a plus les insultes, les croix gammées et les insultes antisémites,
00:24:30Alex Isard, ex-député, c'est terrible, là c'est en train d'être effacé parce qu'encore une fois,
00:24:37les médias sont là, parce que les médias ont bougé, comme toujours,
00:24:40mais ça fait des jours et des jours que ça dure.
00:24:43– Ça fait des années que ça dure, chaque année on a une explosion des actes antisémites,
00:24:47je crois que sur le premier semestre de l'année 2024, c'est près de 900 actes,
00:24:52c'est deux ou trois fois plus que l'année précédente où déjà les actes antisémites explosaient.
00:24:57On a, je crois, une vraie problématique qui est l'importation politique du conflit au Moyen-Orient.
00:25:04– On voit la misosa qui avait été taguée là, et qui vient d'être nettoyée.
00:25:08– Je crois que l'antisémitisme a toujours existé en France, je crois qu'il était honteux avant,
00:25:13aujourd'hui non seulement il est assumé, mais il est presque parfois revendiqué par,
00:25:17ça a été dit à juste titre, un antisionisme qui devient politique,
00:25:21de dire que les Juifs n'ont pas vocation à avoir un État, Israël en l'occurrence,
00:25:26pas du tout d'État, et qui se transforment inévitablement en antisémitisme en France,
00:25:31avec des actes qui sont répétés, qui sont assumés,
00:25:33et qui font malheureusement les bénéfices d'une certaine frange politique qui l'assume,
00:25:38on l'a vu avant les élections européennes,
00:25:41le nombre de fois où des drapeaux palestiniens ont été sortis au sein même de l'Assemblée Nationale,
00:25:46une frange politique a compris que l'antisionisme et donc l'antisémitisme étaient rentables,
00:25:50et il s'en empare, et malheureusement ça se répand dans la société, c'est très dangereux.
00:25:53Et encore une fois, ce qui est aussi étonnant, malgré tout,
00:25:56là on repasse sur les images qu'on a tournées à 10h ce matin en arrivant,
00:25:59donc vous voyez, ça allait très vite, ils sont arrivés très vite, ils ont tout nettoyé,
00:26:02mais il faut que les médias s'en saisissent pour que ça bouge quoi,
00:26:05enfin c'est ça qui est toujours insupportable,
00:26:08parce que cette pauvre dame, elle a déposé, elle nous a dit 6 plaintes, je crois, de mémoire,
00:26:12ça fait 2 mois que ça dure, et ça ne bougeait pas, et là voilà, bon.
00:26:15– Alors là, ça a bougé pour le nettoyage, je pense.
00:26:18– Non mais c'est déjà ça, excusez-moi, parce que je pense que quand vous rentrez chez vous
00:26:21avec vos gamins tous les jours et que vous voyez,
00:26:24voilà, on ne va pas répéter les insultes, et des croix gammées,
00:26:27je pense que même ça, ça vous atteint psychologiquement.
00:26:30– Je ne connais pas le dossier, ce qui est nécessaire c'est qu'il y ait aussi
00:26:32une protection policière pour cette personne-là, si c'est la 6ème plainte qu'elle dépose,
00:26:36c'est qu'il y a un vrai risque pour cette personne aussi.
00:26:38– En tout cas, l'enquête est en cours, et c'est pour ça que j'évoquais avec elle,
00:26:42je disais, il y a des gens qui disent que l'histoire est bizarre, que c'est étonnant.
00:26:46– C'est de l'antisémitisme, le fait de soupçonner…
00:26:49– Ce n'est pas la première fois, je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:26:51il y avait déjà eu une affaire il y a quelques temps…
00:26:52– C'est terrible.
00:26:53– Un mot rapide, Laure Lisbouvier, parce qu'on est en retard.
00:26:56– Oui, Jean-Marc, je suis stupéfaite de cette situation,
00:26:58comme Jordan, j'apporte tout mon soutien,
00:27:01et je pense qu'on est tous là à apporter notre soutien
00:27:02à cette dame qui est très courageuse et à ses enfants,
00:27:05je constate qu'on est dans un attentisme qui est terrible,
00:27:09d'une part parce que, vous nous l'avez expliqué,
00:27:12elle a déposé de nombreuses plaintes, rien n'a été fait,
00:27:16on est dans un immeuble dans lequel il y a eu un drame qui s'est passé,
00:27:19odieux, on ne surveille pas, on n'apporte rien du tout,
00:27:23en plus, on laisse s'installer des soupçons contre elle,
00:27:25toute cette situation est tout à fait odieuse,
00:27:28mais au final, elle va bien avec le contexte qu'on a aujourd'hui,
00:27:31à savoir laisser les étudiants à Sciences Po faire des manifestations
00:27:36et avoir des slogans antisémites, nos responsables politiques,
00:27:40pour certains, comme l'a rappelé Jordan aussi,
00:27:42qui attisent aussi cette haine antisémite,
00:27:45bref, on est dans un contexte qui est totalement explosif
00:27:47et qu'il ne faut absolument pas laisser s'installer.
00:27:49– Juste 30 secondes Valérie.
00:27:51– Oui bien sûr, alors moi j'ai envie de dire que je condamne avec puissance.
00:27:54– Bien évidemment.
00:27:55– Bien évidemment, et puis que je trouve admiratif,
00:27:57je suis admiratif de la résilience de cette dame,
00:28:00malgré tout ce qu'elle subit aujourd'hui,
00:28:02parce que n'oublions pas que les actes antisémites explosent en France,
00:28:06et ça il faut le condamner avec fermeté,
00:28:08ce ne sont pas les valeurs républicaines,
00:28:09et ce n'est pas ce qu'on doit transporter en tout cas au milieu de notre société.
00:28:13– Et je vous le dis, quand on revoit ces images qu'on a tournées à 10h ce matin,
00:28:17avec tout ça, je te dis, on est en plein Paris,
00:28:19on est en plein, enfin, mais si ce n'était pas en plein Paris,
00:28:22c'était aussi grave, ce n'est pas ce que je veux dire,
00:28:23mais ce que je veux dire c'est qu'on a laissé ces tags,
00:28:25on a laissé tout ça pendant des jours, des jours.
00:28:29– On est capable de voir comment ça va sortir.
00:28:31– Écoutez, l'enquête est en cours, et on fait confiance aux policiers,
00:28:33on fait confiance à la justice bien évidemment,
00:28:35pour régler tout ça, et on embrasse Nancy, et bon courage à elle.
00:28:38Voilà donc, on tenait à s'arrêter là-dessus,
00:28:40à être en direct là-bas ce matin, c'était important.
00:28:42Dans un instant, on vous parle de Yacine Benatar,
00:28:44a-t-il gâché la visite d'Emmanuel Macron ?
00:28:46On va tenter d'y répondre pour l'instant.
00:28:47Le CNews Info de Réberthaud.
00:28:48– Philippe, le roi d'Espagne s'est exprimé,
00:28:55nous sommes bouleversés par les dernières nouvelles,
00:28:58nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches.
00:29:01Au moins 51 personnes sont mortes dans les inondations dramatiques
00:29:05qui ont dévasté la région de Valence hier soir.
00:29:08Un numéro d'urgence a été mis en place à l'intention des proches des personnes disparues.
00:29:13Ce drame dans les Côtes-d'Armor, un homme de 21 ans,
00:29:16passager d'une voiture, est mort sur une route nationale.
00:29:19Des individus se sont amusés à jeter un bloc de béton depuis un pont.
00:29:23Le conducteur du véhicule a également été blessé.
00:29:26Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte.
00:29:29Et enfin, à quelques jours du début du mois sans tabac,
00:29:32le mois de novembre, les sachets de nicotine seront bientôt interdits.
00:29:35C'est ce qu'a annoncé la ministre de la Santé.
00:29:37C'est un produit principalement consommé par les jeunes.
00:29:40Les sachets de nicotine se glissent entre la lèvre et l'âge enciveux.
00:29:4711h07 sur CELIOUZ, merci d'être en direct avec nous.
00:29:49Yassine Belattar a-t-il gâché la visite d'Emmanuel Macron au Maroc ?
00:29:53On en parlait hier et c'est vrai que cette présence de Yassine Belattar
00:29:57en survêtement dans cette visite officielle et en basket est totalement surrealiste.
00:30:03Lui en tant que Yassine Belattar et également la tenue et le comportement qu'il a eu dans cette tenue.
00:30:09Alors vous avez vu également cette image où il était avec le ministre de la Défense
00:30:14et qui s'était justifié en disant qu'il ne le connaissait pas.
00:30:17Hier soir, Yassine Belattar a dit qu'en fait il se connaissait
00:30:20et qu'ils s'étaient rencontrés à plusieurs reprises.
00:30:22Bref, c'est un peu du grand n'importe quoi.
00:30:24On a le sentiment que tout le monde est en train de ramer dans cette histoire pour essayer de s'en sortir.
00:30:28Et on le redit, il y a tellement de Marocains en France
00:30:31qui ont fait un travail formidable.
00:30:33Il y a tellement de Marocains qui méritent d'être là-bas et qui ont fait des choses superbes.
00:30:39C'est vraiment dommage de gâcher cette visite avec ça.
00:30:41En tout cas, sur Yassine Belattar, je vous propose d'écouter l'imam Hassan Chagoumi
00:30:45qui était chez nos confrères de I24 News hier.
00:30:49Et vous allez entendre ce que pense cet imam de Yassine Belattar.
00:30:53Il est très dur, il est très violent sur lui.
00:30:56Écoutez-le.
00:30:58Cet individu, c'est un homme dangereux.
00:31:00Plus dangereux que Dieu donné.
00:31:02Cet individu, il incarne, comme je le dis, je le répète, la haine.
00:31:06Il utilise l'humour.
00:31:07C'est un pseudo-humoriste, ce n'est pas un humoriste, pas du tout.
00:31:10Moi, je suis pour la liberté, pour Charlie, pour tout le monde, pour avoir les critiques d'autres.
00:31:16Mais cet homme, il est le gardien de ces idées archaïques, dangereuses, antisémites,
00:31:23avec un discours victimaire.
00:31:25Il ne faut pas oublier son passé quand il était le porte-parole de CCS.
00:31:29L'homme qui soutient l'islamisme.
00:31:31L'homme qui emporte le conflit israélo-palestinien d'une haine vers les banlieues, vers la jeunesse.
00:31:38Qui compare, qui met une communauté contre l'autre.
00:31:41Pourquoi il était là ? C'est ça la question.
00:31:44Alex Isard, pourquoi il était là ?
00:31:46C'est honnêtement une très bonne question.
00:31:47Moi, je n'ai pas la réponse.
00:31:48Je ne comprends pas pourquoi il était là.
00:31:50En plus, à Beyond Jogging, ce n'est pas anecdotique.
00:31:53Pourquoi est-ce qu'il est présent dans une visite officielle avec le président de la République,
00:31:57le roi du Maroc, en jogging ?
00:31:59Ce que je crois savoir, c'est qu'il n'était pas présent au dîner officiel.
00:32:02Je crois qu'il y était, mais au dîner, en revanche, il avait mis une cravate et il s'est habillé.
00:32:09Il avait trouvé des fringues.
00:32:10Très sincèrement, je ne le comprends pas.
00:32:13C'est étonnant parce que vous n'êtes pas le premier, et juste, c'est en votre faveur,
00:32:16mais vous n'êtes pas le premier membre de la majorité à prendre du recul par rapport à ça
00:32:21et en disant qu'en fait, on ne comprend pas le choix d'Emmanuel Macron.
00:32:24En le disant à demi-mot, mais on l'entend malgré tout.
00:32:27On a vu Teddy Riner de notre côté, Achraf Hakimi,
00:32:29des personnalités vraiment qui font le sport, qui font la culture.
00:32:34Yassine Belattar, je ne sais pas pourquoi, maintenant,
00:32:36de dire que ça a gâché une visite aussi importante du président de la République.
00:32:39On pose la question.
00:32:40On ne croit pas, on parle de 10 milliards de contrats, des relations.
00:32:43Ça parasite.
00:32:43Ça parasite chez nous, mais ça ne parasite pas les relations diplomatiques.
00:32:47C'est anecdotique.
00:32:48Je ne crois pas que ce soit anecdotique.
00:32:50Franchement, je ne pense pas.
00:32:51Je ne pense pas.
00:32:52Moi, je ne suis pas d'accord avec vous.
00:32:53Ça n'a pas d'impact sur la relation diplomatique.
00:32:55Je ne pense pas.
00:32:56Jordan Florentin.
00:32:58Je trouve que c'est une insulte pour les Marocains.
00:32:59Bon, excusez-moi.
00:33:00Moi, je pense que c'est une insulte que de ramener quelqu'un comme ça
00:33:03avec son jogging et ses baskets.
00:33:05Vous avez vu le roi.
00:33:06En plus, on sait que le roi est malade.
00:33:08Ce n'est pas un secret parce que c'est officiel.
00:33:10On l'a vu venir.
00:33:11Il est avec sa cagne.
00:33:12Il est d'une dignité incroyable.
00:33:14Le roi qui nous reçoit, nous Français, là-bas, est d'une dignité incroyable.
00:33:19Et à côté, vous avez ce Yacine Belatar en basket et en jogging.
00:33:22Excusez-moi, mais franchement, c'est une insulte pour les Marocains.
00:33:25Je n'ai pas autre chose à dire.
00:33:26Diplomatiquement, c'est même un manque de dignité pour nous, pour le peuple français.
00:33:30C'est une honte, en fait, pour nous.
00:33:32Parce qu'on vient rencontrer le roi du Maroc qu'on tutoie en jogging.
00:33:35Donc, ça pose véritablement la question de l'intérêt pour Emmanuel Macron
00:33:38d'emmener avec lui Yacine Belatar.
00:33:41Emmanuel Macron, il faut comprendre qu'en fait, c'est un provocateur.
00:33:44Il sait qu'il fait ce qu'il veut et il s'en moque de ce qu'on en pensera.
00:33:48Il a décidé qu'il irait avec Yacine Belatar.
00:33:50Il a emmené Yacine Belatar avec lui.
00:33:51– Ça, je ne sais pas, parce qu'il n'était pas dans le protocole initial.
00:33:54– Non, il n'était pas dans la liste.
00:33:55– Emmanuel Macron ne pouvait pas savoir qu'il trouverait Yacine Belatar sur place.
00:34:00Il ne peut pas le savoir.
00:34:01Il maîtrise absolument tout.
00:34:03– Il ne peut pas ne pas le savoir.
00:34:04– Voilà, il ne peut pas ne pas le savoir.
00:34:05Il ne peut pas arriver sur place et découvrir Yacine Belatar.
00:34:07– Et juste, on ne l'avait pas mis dans la liste pour ne pas faire de vagues.
00:34:09Et puis ensuite, la liste a été corrigée.
00:34:11– Ça, j'ai du mal à le croire parce que les services de l'Elysée
00:34:14savent bien qu'à un moment donné, quand ils vont atterrir,
00:34:16les journalistes vont se rendre compte qu'il est là.
00:34:17– Après, personne n'en a parlé à part CNews.
00:34:19Je vous signale que les premiers à en avoir parlé, c'est CNews.
00:34:21Aucun autre journaliste présent parmi toute la délégation officielle ne l'a dit.
00:34:27Quand CNews l'a dit, les autres ont fait « Ah ben oui, il est là », comme par hasard.
00:34:31C'est parce qu'il y a une espèce de silence.
00:34:34Juste, on va écouter Amine Alkatmi qui est séiste,
00:34:36qui était hier chez Laurence Ferrari, qui est d'origine marocaine également.
00:34:39Vous allez voir, je trouve que ce qu'il a dit est formidable.
00:34:41Je vous en ai mis deux minutes, c'est un peu en longueur,
00:34:44mais ce qu'il dit est formidable et ça mérite vraiment de l'écouter.
00:34:48– Moi, j'ai trouvé ça terriblement humiliant, en fait.
00:34:52J'ai trouvé ça d'abord humiliant pour le peuple marocain.
00:34:56Il y avait des milliers de Marocains dans les rues de Rabat hier
00:34:58pour souhaiter la bienvenue au président de la République.
00:35:01C'est un grand peuple, d'un grand pays,
00:35:04qui ne mérite pas d'être traité avec autant de désinvolture,
00:35:07de légèreté, de vulgarité.
00:35:10Je trouvais ça humiliant pour les millions de franco-marocains.
00:35:14Vous savez, nos parents sont arrivés dans les années 80.
00:35:18Ce n'était pas facile de déracinement, quitter les siens,
00:35:21arriver dans un pays dont vous ne maîtrisez pas la langue,
00:35:24où vous ne connaissez personne, une vie à reconstruire en partant de rien.
00:35:29Ils se sont battus pour que ma génération, leurs enfants,
00:35:32prennent leur place dans la société en étant pleinement français
00:35:36et sans rien renier du lien qui nous lie à l'autre rive de la Méditerranée.
00:35:42Et ça n'a pas réussi pour tout le monde, mais ça a réussi pour beaucoup.
00:35:46Et ma propre génération se bat aujourd'hui pour dire à des adolescents,
00:35:50ou parfois même à des enfants,
00:35:52vous êtes pleinement vous aussi français.
00:35:54Battez-vous, rejetez les discours victimaires,
00:35:58n'écoutez pas ceux qui vous expliquent que votre place n'est pas dans ce pays.
00:36:01Et donc, plutôt que d'aller chercher des modèles de réussite,
00:36:06et je ne parle pas de moi, il y en a des milliers d'autres,
00:36:09on va chercher le contre-modèle absolu.
00:36:11Un homme qui vient serrer la main d'un monarque débraillé,
00:36:15habillé comme on s'habille pour acheter son sandwich le dimanche après-midi
00:36:19parce qu'on n'a pas envie de cuisiner.
00:36:22Un homme qui a été condamné pour des menaces de mort.
00:36:27Un homme qui a fait railler en soutien aux islamistes.
00:36:31Et le message envoyé à ces jeunes et à ces millions de franco-marocains, c'est quoi ?
00:36:36C'est dire qu'on met en valeur quelqu'un qui va vous représenter.
00:36:40Et donc, celui qui vous représente, c'est Yacine Bellatar.
00:36:43– Formidable. Franchement, il n'y a rien à enlever, Laure Lisboulier.
00:36:46– Oui, je rejoins tout à fait ce qu'il dit parce que le Maroc,
00:36:49c'est un pays ami de la France de longue date.
00:36:52C'est un pays qui a des valeurs, c'est effectivement un grand peuple.
00:36:56Et cette situation, elle est dramatique et c'est vraiment une honte
00:37:00parce que cette visite de Macron au Maroc, elle est très importante
00:37:06parce qu'il s'agit de réchauffer les liens.
00:37:07Il ne faut pas non plus quand même oublier que le Maroc,
00:37:09c'est notre dernier rempart contre le terrorisme.
00:37:11On a besoin d'avoir des liens avec le Maroc et c'est vraiment essentiel.
00:37:14Alors quand on voit qu'il amène un individu comme celui-ci
00:37:18qui non seulement a eu des mots inadmissibles envers Charlie,
00:37:25envers les attentats de Nice, qui en plus de ça,
00:37:27effectivement, a une tenue qui est totalement inadaptée.
00:37:30On se demande d'ailleurs comment ils ont fait pour le laisser ici.
00:37:31Il n'y a pas un dress code, c'est quand même totalement délirant.
00:37:34Et si je peux élargir juste à cette question de liste d'invités,
00:37:38parce qu'il y a d'autres sinon qui ont fait parler,
00:37:40comme François-Marie Bagné par exemple,
00:37:42je pense qu'il faudrait quand même une transparence.
00:37:43On amène des gens pour représenter la France.
00:37:45Beaucoup de gens d'ailleurs au passage, 122.
00:37:47Pour représenter la France et pour faire rayonner la France
00:37:50et pour montrer les liens avec le Maroc, d'accord, très bien.
00:37:53Mais dans ce cas-là, il faudrait qu'on sache pour chaque personne
00:37:56qu'est-ce qu'elle apporte exactement et qu'on a besoin de transparence
00:37:58de la même manière qu'on a besoin d'une reddition des comptes publics
00:38:01aussi et d'expliquer aux Français comment sont utilisés leurs argents,
00:38:05comment utiliser leurs argents aussi pour amener ces personnes au Maroc
00:38:08et qu'est-ce qu'elles amènent là.
00:38:10Est-ce que c'est simplement un voyage d'agrément
00:38:12ou qu'est-ce qui permet ici de...
00:38:15– Pardon, il faut parler, on revoit les images,
00:38:18c'est les premières images qu'on a diffusées,
00:38:20et c'est grâce aux équipes de CNews.
00:38:22On revoit Bélatar qui est avec le ministre Sébastien Lecornu.
00:38:28On est avec Gauthier Lebrecht.
00:38:30Bonjour Gauthier, merci d'être avec nous.
00:38:32C'est vous hier qui nous disiez que dans l'entourage du ministre de la Défense,
00:38:35on affirmait qu'il ne connaissait pas Yacine Bélatar,
00:38:38qu'il avait confondu avec un technicien sans doute.
00:38:42Enfin voilà, ça nous a fait rire hier, mais Yacine Bélatar répondu.
00:38:45Et là peut-être c'est intéressant la réponse de Yacine Bélatar
00:38:48parce qu'il y en a un des deux qui ment.
00:38:52– Yacine Bélatar, il dit qu'il l'a déjà rencontrée
00:38:54auparavant cette scène, donc Sébastien Lecornu,
00:38:58et il accuse l'entourage du ministre des Armées de racisme,
00:39:01puisque vous l'avez rappelé, l'entourage nous a contactés hier
00:39:05en disant que le ministre des Armées ne le connaissait pas,
00:39:07et l'avait pris, je cite, en raison de sa tenue,
00:39:09que vous évoquez depuis un moment, pour un technicien.
00:39:12Alors Yacine Bélatar, il a fait une petite story,
00:39:17ce qu'on appelle une story Instagram,
00:39:18un post Instagram pour dire qu'il n'avait pas un jogging,
00:39:21mais un pantalon en velours.
00:39:22Chacun jugera de sa tenue appropriée ou non
00:39:26pour faire face au roi du Maroc, commandeur des croyants, je le rappelle.
00:39:30Et donc l'entourage de Sébastien Lecornu réaffirme
00:39:33qu'il ne connaissait pas Yacine Bélatar,
00:39:35et j'ai un proche d'un autre ministre qui fait partie de la délégation,
00:39:40qui m'a raconté avoir parlé de Yacine Bélatar
00:39:44lundi soir avec Sébastien Lecornu,
00:39:45et que Sébastien Lecornu visiblement ne voyait pas de qui il s'agissait
00:39:50alors qu'il l'avait croisé quelques heures auparavant.
00:39:52La notion de racisme évoquée par Yacine Bélatar,
00:39:54je ne la vois pas vraiment, parce que franchement,
00:39:57dès qu'on dit un truc contre lui, de toute façon c'est du racisme.
00:40:00La question qu'on pose, vous la voyez sur l'écran Gauthier,
00:40:03est-ce que Yacine Bélatar a gâché la visite d'Emmanuel Macron ?
00:40:07Pas Yacine Bélatar, Emmanuel Macron lui-même.
00:40:10C'est Emmanuel Macron qui fait le choix de prendre Yacine Bélatar dans sa délégation.
00:40:16C'est sûr qu'il y a 10 milliards de contrats à la clé,
00:40:19il y a un accord qui vient d'être trouvé,
00:40:20on verra s'il est vraiment mis en œuvre,
00:40:22entre Bruno Rotaïou et son homologue marocain pour augmenter les expulsions,
00:40:26mais elle est complètement, vous l'avez dit, parasitée,
00:40:28entachée par la venue d'Yacine Bélatar.
00:40:30Sauf que ce n'est pas Yacine Bélatar lui-même, son CV on le connaît,
00:40:33c'est Emmanuel Macron qui fait le choix de le prendre dans la délégation officielle.
00:40:37Et j'ai une tentative d'explication,
00:40:40pourquoi il n'était pas dans la première liste,
00:40:42et les déjà 122 invités, on dit que c'était une liste non exhaustive,
00:40:47122 invités pour une délégation, c'est absolument énorme,
00:40:49donc c'était tout sauf non exhaustif.
00:40:51Ma théorie, c'est que l'entourage du président de la République
00:40:53savait bien que ça allait déclencher une polémique,
00:40:55on se souvient de ce que ça avait fait comme polémique
00:40:57quand il était reçu, Yacine Bélatar, à l'Élysée,
00:41:00avant la marche contre l'antisémitisme,
00:41:02par deux conseillers du président de la République.
00:41:04Donc les conseillers ont dû se dire, pendant 48 heures,
00:41:06on essaye de convaincre le président de ne pas le prendre,
00:41:09et au final Emmanuel Macron l'impose.
00:41:11La polémique éclate grâce à...
00:41:14Mais il n'y a pas Thomas Bonnet de CNews,
00:41:15il n'y a pas que Jacques Serret d'Europe 1,
00:41:17on n'en parle pas, il n'y a que nos deux reporters
00:41:20qui ont souligné sa présence.
00:41:22Donc l'Élysée s'est peut-être même dit, au final,
00:41:24peut-être que ça passera,
00:41:26et après on court derrière la polémique,
00:41:28parce qu'il faut faire une nouvelle liste, réactualiser,
00:41:31qu'on sorte après le début, encore une fois, de la polémique,
00:41:33et après que CNews et Europe 1 se soient emparés du sujet.
00:41:36– Restez un instant avec nous,
00:41:37parce que je voudrais qu'on écoute Jean-Philippe Tanguy,
00:41:38parce que lui, ce matin, a évoqué une autre personne
00:41:41qui est présente là-dedans,
00:41:42c'est l'ancien député El Guérab,
00:41:45qui avait massacré avec un casque de moto une autre personnalité.
00:41:49Écoutez, c'était ce matin sur BFM.
00:41:51– Je ne sais pas si c'est le visage ou le lien entre Paris...
00:41:53– Lien des visages.
00:41:55– Écoutez, c'est une personnalité qui a été condamnée,
00:41:57qui a...
00:41:58– C'est pas le seul dans la délégation ?
00:41:59– Oui, c'est le problème.
00:42:00– Mais c'est le seul que vous évoquez ?
00:42:00– Non, on évoque aussi M. El Guérage qui a massacré...
00:42:04– François-Marie Bagné, photographe, qui fait partie du voyage.
00:42:07– Je reviendrai après si vous voulez.
00:42:08– François-Marie Bagné n'est jamais cité par l'Assemblée nationale.
00:42:10– C'est l'ancien député que M. El Guérage,
00:42:12que M. Macron a pris dans sa délégation.
00:42:15Je vous rappelle qu'il avait massacré avec un casque à moto
00:42:18le visage et le crâne d'un de ses adversaires socialistes,
00:42:21qu'il avait été condamné sévèrement pour ça.
00:42:24Donc M. Macron estime qu'on peut avoir dans une délégation,
00:42:26c'est bien plus grave que M. Bellatar,
00:42:27une personnalité violente, non seulement dans les mots,
00:42:30mais dans les actes.
00:42:31Elle le fait qu'en France, il n'y ait jamais aucune limite,
00:42:33qu'on ne pose plus aucune limite.
00:42:34Et qu'un criminel, quelqu'un qui a utilisé de la violence
00:42:38contre un autre Français, qu'il a massacré physiquement
00:42:41avec des séquelles extrêmement dures pour cette personne,
00:42:44puisse être honoré dans une délégation
00:42:46et qu'on présente à Mohamed VI, on est chez les dingues.
00:42:49– Gauthier, en écoutant Jean-Philippe Tanqui,
00:42:51je me posais une question toute simple,
00:42:53est-ce qu'il y a encore un pilote dans l'avion ?
00:42:55– Non mais c'est vrai que c'est complètement fou,
00:42:57et on l'a cité tout de suite, François-Marie Bagné aussi,
00:42:59condamné pour abus de faiblesse contre Liliane Bettencourt,
00:43:02ce député qui a donné vraiment des casses de moto.
00:43:04L'élu socialiste s'est retrouvé dans le coma,
00:43:07donc c'était une scène évidemment très violente,
00:43:10et on le fait, il a dû être exclu à l'époque de La République En Marche,
00:43:13mais on le prend pour un voyage officiel au Maroc de trois jours,
00:43:17un voyage totalement historique.
00:43:19Emmanuel Macron il devient totalement illisible,
00:43:20d'ailleurs je pense que c'est pour ça
00:43:22que sa code de popularité s'effondre,
00:43:24les Français ne comprennent plus ce qu'il fait,
00:43:27que ça soit la dissolution,
00:43:29ou quelque chose de plus anecdotique sur le papier,
00:43:33avec un invité surprise totalement subversif comme Yassine Bélatard.
00:43:39C'est vrai que c'est totalement illisible,
00:43:41totalement incompréhensible de prendre ce type de profil
00:43:44dans une délégation officielle,
00:43:45mais je vois quand même le petit discours médiatique
00:43:48qui commence à monter sur le RN ne parle que de Yassine Bélatard,
00:43:53pourquoi est-ce qu'il ne parle que de Yassine Bélatard,
00:43:55une certaine presse qui n'en parle pas,
00:43:58ou qui en parle pour défendre Yassine Bélatard.
00:44:00On va refaire le CV en douze secondes,
00:44:02proche du CCIF, il était à leurs galas,
00:44:05il a participé à certaines de leurs manifestations,
00:44:08CCIF dissous par Gérald Darmanin,
00:44:10car ils ont participé à la cabale contre Samuel Paty,
00:44:12il n'est pas Charlie, il n'est pas Nice,
00:44:14il est condamné pour menace de mort,
00:44:16vous avez vu l'interview qu'il a faite hier sur BFM,
00:44:19c'était violent, il y avait toujours une tentative d'intimidation,
00:44:23donc on connaît très bien le personnage
00:44:25et c'est absolument honteux qu'il soit dans la délégation
00:44:27et il n'y a pas d'arrière-pensée du tout
00:44:28ou d'instrumentalisation politique.
00:44:30– Beaucoup Gauthier, merci d'avoir été avec nous.
00:44:32Alexis Isard, il y a un pilote dans l'avion encore ?
00:44:34– Oui, vous savez quand vous constituez comme ça une équipe
00:44:38pour partir représenter diplomatiquement la France
00:44:40dans un pays étranger, vous essayez d'avoir un panel important
00:44:44qui permette de faire rayonner le pays.
00:44:46Pour Yassine Bélatard, moi je ne comprends pas dans le sens
00:44:48où vraisemblablement, même après que certains ministres
00:44:52se désolidarisent de le connaître ou de ne pas le connaître,
00:44:55il les enfonce en disant non, non, il me connaît,
00:44:58on a parlé du fait qu'il me connaissait.
00:44:59– Parce que je crois que c'est un peu son état d'esprit,
00:45:01quand vous voyez l'interview qu'il a faite hier
00:45:03chez nos confrères de BFM, qui est une interview suraliste
00:45:06où il a menacé le journaliste, c'est dingue,
00:45:09je crois que c'est son état d'esprit en fait.
00:45:10– C'est dans la République à sa confiance,
00:45:12je pense que la confiance elle devrait être réciproque
00:45:14et qu'il devrait jouer aussi avec la confiance du Président,
00:45:19ce qui ne semble pas être le cas.
00:45:20– Jordan.
00:45:20– Moi je donne juste un truc parce que j'ai l'impression
00:45:22que ça vous a chuté réellement,
00:45:23c'est l'attitude de la journaliste de BFM TV
00:45:24qui ne défend même pas son confrère Benjamin Duhamel
00:45:26et qui explique à Jean-Philippe Tordy qu'en quelque sorte
00:45:28il stigmatise Yacine Berthard parce qu'il serait marocain,
00:45:31c'est ce qu'on reproche à Jean-Philippe Tordy,
00:45:33sauf qu'on ne le stigmatise pas pour ça,
00:45:34on le stigmatise parce que d'abord,
00:45:36je pense que le Président de la République
00:45:37et le gouvernement finalement,
00:45:38assument sans assumer le profit de Yacine Berthard
00:45:40parce que comme l'a dit Gauthier Loubret,
00:45:41Yacine Berthard est un homme vraiment dangereux,
00:45:44mais dangereux, il a été condamné pour des violences logicales,
00:45:46j'en ai fait les frais,
00:45:47il a enfermé notre équipe de journalistes dans son théâtre
00:45:49parce qu'il ne supportait pas qu'on fasse un reportage sur lui,
00:45:51c'est un homme profondément antisémite
00:45:53qui conseille à Emmanuel Macron
00:45:55de ne pas aller à la manifestation contre l'antisémitisme,
00:45:58qui participe à des manifestations
00:45:59où il criait à la voix de bas,
00:46:01et c'est un homme qui, avant d'être humoriste,
00:46:02parce que d'ailleurs il n'est pas très drôle,
00:46:04il est avant tout politique,
00:46:05c'est un homme politique qui entretient des liens politiques,
00:46:07qui est conseiller d'Emmanuel Macron
00:46:08et qui utilise tous les codes politiques d'extrême gauche,
00:46:11c'est-à-dire la victimisation à outrance,
00:46:13c'est moi la victime,
00:46:14je suis victime parce que je suis musulman,
00:46:16sauf qu'en réalité il y a des victimes,
00:46:17et les victimes ce sont celles de Yassine Benatar
00:46:19et elles sont très nombreuses.
00:46:20– Rémi Lébarnier, on ne vous a pas entendu sur ce sujet.
00:46:21– Oui, on peut entendre que ça heurte l'opinion nationale et internationale.
00:46:24– Vous, ça vous heurte ou pas ?
00:46:25– Non, moi ça ne m'heurte pas,
00:46:26parce que je me dis tout simplement
00:46:28qu'Emmanuel Macron il prend ses responsabilités
00:46:30comme il les a toutes, il l'a toujours fait.
00:46:32– Oui, mais il implique la France, il nous implique tous.
00:46:34– Oui, je suis d'accord avec vous,
00:46:35mais moi ce que je mettrais en avant,
00:46:37vraiment, c'est les accords qui ont été signés
00:46:41à hauteur de 10 milliards, comme disait…
00:46:43– C'est ça, tournons la tête et ne regardons pas quoi.
00:46:45– Non, ce n'est pas ça M. Morandini.
00:46:47– Quand le sujet est gênant, il vaut mieux regarder ailleurs.
00:46:48– Non, du tout, pas du tout,
00:46:49moi je dis juste qu'il y a d'autres choses
00:46:51qu'on doit mettre en avant que cette polémique de la tenue de Yassine Benatar.
00:46:56– Ce n'est pas la tenue, c'est la personne et la tenue,
00:46:58parce que la tenue symbolise quelque chose,
00:47:00c'est une personne, vous l'avez entendu,
00:47:02on en parle depuis un moment,
00:47:04ce n'est pas quelqu'un de neutre,
00:47:05ce n'est pas juste un humoriste,
00:47:07parce qu'il y a d'autres humoristes qui sont dans la délégation,
00:47:10ça ne pose aucun problème à personne,
00:47:11et encore eux, parce que c'est des gens qui ont du talent,
00:47:13c'est des gens qui sont brillants, voilà.
00:47:15En revanche, je suis surpris que ça ne vous gêne pas.
00:47:18– Moi je suis sur cette logique de dire qu'effectivement,
00:47:22vous parlez de stigmatiser,
00:47:24c'est peut-être une forme de stigmatisation aussi,
00:47:26à un moment donné, après moi ce que j'ai envie de dire,
00:47:28c'est que le plus important est ce que je mettrais en avant,
00:47:31non, non, mais ce que je mettrais en avant…
00:47:33– C'est une stigmatisation de quoi, attendez, je ne comprends pas,
00:47:35c'est une stigmatisation de quoi ?
00:47:36– Qui a le fonctionnement le plus raciste dans l'histoire,
00:47:38c'est Emmanuel Macron qui choisit Yassine Benatar pour y aller,
00:47:40parce que Yassine Benatar est franco-marocain.
00:47:41– Oui, mais ça c'est un peu normal de rappeler des franco-marocains,
00:47:43en revanche, ce n'est pas…
00:47:44– Il le fait, il le fait uniquement pour ça,
00:47:45parce qu'il ne l'assume pas le reste.
00:47:46– Oui, mais moi ce que j'ai envie de dire,
00:47:47c'est ce que je mettrais en avant,
00:47:48et oui, effectivement, vous n'êtes pas d'accord peut-être
00:47:51avec moi, M. Morandini, ça se comprend.
00:47:53– Et vous aimez bien Yassine Benatar ?
00:47:54– Non, ce n'est pas que je n'aime pas, je n'aime pas du tout dans cette logique-là.
00:47:59– Quand il soutient le CCIF, par exemple,
00:48:00c'est bien Yassine Benatar, vous dites bravo ?
00:48:02– Non, non, je ne suis pas ses travaux, comme je vous dis, je ne suis pas…
00:48:04– Oui, mais ça c'est un peu facile, excusez-moi,
00:48:06je ne suis pas ses travaux pour ne pas se mouiller,
00:48:08c'est un peu facile, excusez-moi.
00:48:08– Non, je ne suis pas mouillé, c'est juste…
00:48:09– On sait qui c'est, enfin, vous avez lu des articles sur lui,
00:48:12vous avez entendu, vous savez qui c'est,
00:48:14donc vous ne pouvez pas dire, je ne sais pas, je ne regarde pas.
00:48:23– Ses propos n'engagent que lui.
00:48:24– Non, non, non, il n'engage qu'avec les positions, excusez-moi.
00:48:27– Non, ses propos n'engagent que lui.
00:48:29– Mais ils n'engagent que lui à partir du moment où Emmanuel Macron l'emmène en visite ?
00:48:33– C'est ce que je dis, je dis qu'Emmanuel Macron,
00:48:35quand il l'emmène avec lui, c'est Emmanuel Macron qu'il faut qu'on questionne.
00:48:41– Oui, face au Président de la République qui l'engage, la France et les Français.
00:48:44– La réalité elle est là, et moi c'est là, c'est ce que je dis,
00:48:46c'est pour ça que je parle de pragmatisme,
00:48:48parce que je me dis que oui, Yassine Benatar il est là,
00:48:50mais il n'est pas venu de son chef, vous voyez, c'est Emmanuel Macron.
00:48:53– D'accord, mais je vous demande si ça visite ce choc, vous dites, ben, regardons ailleurs.
00:48:55– Non, je ne dis pas regardons ailleurs,
00:48:57je dis juste que c'est une polémique pour moi, c'est ce que je dis.
00:49:01– Eh ben, une polémique, c'est pas…
00:49:03– Une polémique, c'est l'état d'esprit d'Emmanuel Macron qui emmène avec lui au Maroc
00:49:07un homme qui compte les Blancs et les Noirs dans sa salle de spectacle
00:49:10au moment de démarrer son sketch.
00:49:11– Le plus important aujourd'hui, c'est que les relations entre la France et le Maroc…
00:49:15– Regardons ailleurs, on a bien compris, c'est regardons ailleurs.
00:49:17– Du tout, c'est pas ça.
00:49:18– Ben oui, c'est ça, c'est ce que vous dites, vous dites c'est pas ça qui est important,
00:49:20regardons ailleurs, c'est ce qu'on a dit depuis tout à l'heure, on a compris.
00:49:23– Une polémique, c'est tout.
00:49:25– Alors Bruno Rotaillot, justement, ça fait partie des résultats de ce voyage,
00:49:28Bruno Rotaillot qui veut des résultats dans la lutte contre l'immigration,
00:49:31il le dit également dans une circulaire au préfet, regardez.
00:49:34– Dans une circulaire musclée envoyée au préfet,
00:49:37le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot détaille certains aspects
00:49:41de la politique migratoire pour reprendre le contrôle
00:49:44et leur demande des résultats.
00:49:46– Ces orientations visent tant les étrangers en situation régulière
00:49:50que ceux en situation irrégulière,
00:49:52en particulier pour ce qui concerne le maintien en rétention administrative
00:49:56et les mesures et dispositifs de suivi à mettre en place
00:49:58lorsque les possibilités de recourir à cette dernière sont épuisées.
00:50:02– Une série de recommandations destinées par exemple à amplifier et systématiser
00:50:07les mesures d'éloignement visant les étrangers susceptibles
00:50:10de présenter des menaces à l'ordre public en France.
00:50:14Des orientations qui doivent porter sur l'ensemble des dossiers,
00:50:17y compris ceux qui par le passé n'avaient pu faire l'objet de mesures appropriées,
00:50:22désormais rendues possibles par la loi d'Armanin promulguée début 2024.
00:50:27Après cette circulaire, le ministre de l'Intérieur a déjà annoncé
00:50:31la réécriture de la circulaire Valls pour réduire les critères de régularisation.
00:50:35Quant à la future loi annoncée mi-octobre par le gouvernement,
00:50:39Bruno Rotaillot annonce déjà qu'il souhaite qu'elle reprenne les mesures
00:50:42votées dans le texte de son prédécesseur en décembre 2023,
00:50:46censurées par le Conseil constitutionnel,
00:50:49comme le resserrement des critères du regroupement familial
00:50:51qui prévoyait d'augmenter la durée de résidence requise de 18 à 24 mois.
00:50:56– Et ce qui est intéressant c'est que Bruno Rotaillot était dans le voyage au Maroc,
00:50:59justement on va retrouver sur place Thomas Bonnet en voyage spécial de CNews
00:51:02parce qu'ils ont évoqué justement ce qui se passait avec en particulier les OQTF
00:51:07qu'on a du mal à renvoyer dans leur pays sur place Thomas Bonnet.
00:51:10– D'abord il y a le poids de l'image, c'est important de voir le ministre de l'Intérieur
00:51:15aux côtés de son homologue marocain, vu le contexte parce qu'on le sait,
00:51:19pour lutter contre l'immigration irrégulière,
00:51:21Bruno Rotaillot a trois échelles sur lesquelles il veut travailler,
00:51:25l'échelle nationale bien sûr, l'échelle européenne mais aussi l'échelle internationale
00:51:29avec ses dialogues qu'il appelle de ses voeux avec les pays d'origine,
00:51:32des pays tiers aussi justement pour tenter d'augmenter le nombre de laissés-passés consulaires
00:51:37qui sont octroyés pour permettre l'expulsion des ressortissants
00:51:41qui ont besoin d'être expulsés de France.
00:51:43Donc déjà c'est une victoire au moins d'ordre symbolique
00:51:46et puis il y a eu cet accord qui a été annoncé pour raccourcir les délais
00:51:50et puis faciliter les réadmissions et donc là aussi c'est une réussite pour Bruno Rotaillot.
00:51:57Surtout qu'au même moment il a annoncé, il a déployé une circulaire
00:52:01qui a été envoyée au préfet justement pour demander davantage de résultats,
00:52:05décliner les orientations politiques qui sont les siennes pour parvenir à améliorer
00:52:10les résultats en matière de lutte contre l'immigration illégale.
00:52:13Donc on est dans la poursuite de ce qui a déjà été fait par Bruno Rotaillot.
00:52:17Il faut bien comprendre qu'il y a un cadre politique et juridique justement
00:52:20pour permettre la coopération entre la France et le Maroc.
00:52:22Il y aura d'autres échanges, il y aura peut-être même d'autres voyages
00:52:25de Bruno Rotaillot au Maroc, c'est ce qu'il a dit hier
00:52:28et puis il faut que vous sachiez que dans l'entourage du président de la République,
00:52:31même si le sujet est abordé par le chef de l'État,
00:52:34on nous dit que le dossier de l'immigration est bel et bien à la main de Bruno Rotaillot.
00:52:39C'est lui qui va agir dans les semaines et les mois à venir
00:52:42pour tenter d'améliorer le taux d'exécution des fameuses OQTF.
00:52:46Thomas Bonnet, envoyé spécial de CNews à Rabat-les-Cisards.
00:52:50On a le sentiment qu'en tout cas il a envie de faire bouger les choses Bruno Rotaillot.
00:52:53On ne sait pas s'il va y arriver, mais en tout cas il a très envie
00:52:56et ça c'est plutôt agréable à voir.
00:52:57Et c'est évidemment ce qu'il disait mon voisin, c'est ce qu'il faut retenir de ce voyage,
00:52:59c'est globalement, effectivement peut-être que sur la communication
00:53:03via certains invités qui ne plaisent pas une partie de la population,
00:53:05ça peut être brouillé, mais dans les faits il y a des résultats.
00:53:09Cette visite elle est importante sur le plan économique avec les accords,
00:53:11on a parlé des 10 milliards qui ont été signés,
00:53:14et sur le plan de l'immigration des accords qui sont scellés
00:53:17entre le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Intérieur du Maroc.
00:53:21Donc il y a réellement des points d'amélioration qui peuvent arriver.
00:53:27On le sait, la délivrance d'OQTF elle est extrêmement importante en France,
00:53:30ce n'est pas là-dessus qu'il faut avancer,
00:53:32c'est sur l'obtention de laissés-passés consulaires
00:53:33pour pouvoir renvoyer les personnes dans leur pays d'origine.
00:53:36Ce rapprochement il est, je crois, important
00:53:39et il donne de l'espoir sur l'obtention de résultats.
00:53:42– Et est-ce que vous avez le sentiment que Rotaïo est meilleur que Darmanin ?
00:53:46– On parle là dans votre reportage des lois qui ont été passées,
00:53:49c'est les lois de Gérald Darmanin.
00:53:51Moi très sincèrement j'ai beaucoup travaillé avec Gérald Darmanin.
00:53:53– Vous étiez porte-parole, je crois, même sur la loi immigration pour votre groupe.
00:53:55– J'étais porte-parole du groupe, donc effectivement j'ai eu à travailler
00:53:59avec Gérald Darmanin qui avait, je vous le dis,
00:54:01une réelle volonté d'avancer sur ces sujets-là,
00:54:04qui parlait déjà de toutes ces problématiques-là,
00:54:06du besoin de laissés-passés consulaires.
00:54:08Mais là, le reportage le disait, la loi de Gérald Darmanin
00:54:13permettra des résultats aujourd'hui, il faut le temps qu'elle s'applique.
00:54:15Donc Bruno Rotaïo il s'inscrit dans la suite,
00:54:17il essaye d'aller plus loin, c'est une bonne chose.
00:54:19– Plus loin, plus vite ?
00:54:20– Plus vite, non.
00:54:21– Là on a le sentiment qu'il bouge beaucoup quand même.
00:54:23– L'application des lois qu'il souhaite mettre en place
00:54:26mettront le même temps que l'application de Gérald Darmanin.
00:54:29– Tout ça c'est de la poudre aux yeux en fait.
00:54:31La réalité c'est que, pourquoi ils vont au Maroc ?
00:54:33Sur le Maroc, il y a un pays qui donne déjà
00:54:34beaucoup de laissés-passés consulaires à la France,
00:54:35contrairement à l'Algérie.
00:54:36Moi j'ai visité le Séhéra de Marseille.
00:54:38– Plus que l'Algérie, mais aujourd'hui les deux pays…
00:54:39– Beaucoup plus que l'Algérie.
00:54:40J'ai visité le Centre de Rénovation Administrative de Marseille
00:54:42avec le député UDR Géraud Vernier,
00:54:43on s'est étonnés du nombre de laissés-passés consulaires
00:54:45que le Maroc donnait, contrairement à l'Algérie.
00:54:47Donc en réalité, ils sont allés dans un pays où c'était facile…
00:54:59leur action marchait mieux avec le Maroc.
00:55:01La réalité c'est que…
00:55:02– Parce que les liens diplomatiques sont plus simples
00:55:04à restaurer avec le Maroc qu'avec l'Algérie surtout.
00:55:06– Oui, des liens diplomatiques avec Yassine Ben Attar,
00:55:08mais sur les réalités auxquelles…
00:55:10– Ce n'est pas lui qui fait les négociations,
00:55:11il ne faut pas caricaturer non plus le déplacement
00:55:13parce qu'il y a beaucoup de bonnes choses qui ont lieu.
00:55:14– Non mais il y a plusieurs réalités auxquelles…
00:55:15– Yassine Ben Attar a juste participé vraisemblablement à un délire.
00:55:18– Rapidement, parce qu'on doit faire plus.
00:55:19– La première c'est que ce n'est pas le Maroc
00:55:20qui nous donne des problèmes de l'espace consulat.
00:55:22La deuxième c'est qu'Eurotario, il n'arrête pas de communiquer
00:55:24en ce moment sur le délit de séjour irrégulier.
00:55:26Il ne précise pas que, quoi qu'il en soit,
00:55:27la Cour de justice européenne viendra sanctionner la France
00:55:30si on remet en place le délit de séjour régulier.
00:55:32Donc ça, on ne peut pas le faire.
00:55:33Donc ne le croyez pas quand il dira qu'il va faire ça.
00:55:35La troisième réalité c'est que c'est avec l'Algérie qu'il faut négocier.
00:55:39Vous savez, la députée européenne Sarah Knafo,
00:55:41je la cite parce qu'elle a dit une phrase très intéressante
00:55:42hier chez vos confrères de BFM, elle dit
00:55:44on a divorcé avec l'Algérie en 1962, on a pris la garde des enfants
00:55:48mais c'est nous-mêmes qui versons la pension à nos propres enfants.
00:55:50Et c'est ça le sujet avec le Maroc et l'Algérie,
00:55:52c'est-à-dire qu'il va falloir négocier d'une main ferme avec ces pays
00:55:55pour leur dire vous nous avez laissé vos enfants
00:55:57mais c'est à vous qui allez les gérer
00:55:59parce que nous ne sommes pas responsables
00:56:00de tous les crimes et délits qui sont commis
00:56:01par des ressortissants qui devraient repartir chez vous.
00:56:04Et juste pour terminer là-dessus,
00:56:05la niche parlementaire du RN s'ouvre demain
00:56:06et ça va être très intéressant à suivre
00:56:08parce que les députés proposent qu'on ne passe même pas par la case Sarah
00:56:11et que quand un délinquant ou un criminel reçoit une OTTF
00:56:15il soit expulsé immédiatement.
00:56:16– Attention quand même dans ce que vous dites
00:56:17parce qu'on a l'impression que tous les enfants d'Algérie sont des délinquants.
00:56:20– Ce n'est pas le cas, c'est pas le cas, bien les bilans.
00:56:22– La manière dont c'est dit, il faut faire attention.
00:56:24– Et Sarah Clainfoye était sur CNews, elle n'était pas sur BFM hier au passage,
00:56:27elle était chez Christine Kelly effectivement
00:56:29puisque vous savez que c'est sur CNews que ça se passe.
00:56:31Merci, dans un instant,
00:56:33alors je vais vous raconter une histoire totalement incroyable,
00:56:35une histoire terrifiante qu'on va vous raconter
00:56:36qui s'est déroulée à l'hôpital d'Angoulême,
00:56:38c'est l'histoire d'un homme de 66 ans atteint de trisomie 21
00:56:42et cette question a-t-il été euthanasiée sans sa volonté
00:56:45ni la volonté de sa famille qui était pourtant présente dans les couloirs ?
00:56:47L'avocat de la famille, Maître Philippe Courtois,
00:56:49sera en direct avec nous sur ce plateau dans un instant,
00:56:51c'est juste après la pause, à tout de suite en direct.
00:56:53♪♪♪
00:56:59– En Espagne, au moins 51 personnes sont mortes dans les inondations,
00:57:02un numéro d'urgence a été mis en place
00:57:04à l'attention des proches des personnes disparues.
00:57:06Le numéro est saturé tellement les appels sont nombreux
00:57:10mais ils fonctionnent toujours.
00:57:11Philippe est le roi d'Espagne,
00:57:13c'est dit bouleversé par les dernières nouvelles
00:57:15et présente ses sincères condoléances aux familles.
00:57:17Des discussions sont en cours au Proche-Orient,
00:57:20les médiateurs dans la guerre à Gaza
00:57:22vont proposer une trêve de moins d'un mois au Hamas.
00:57:25Des discussions entre le chef du Mossad,
00:57:27le renseignement extérieur israélien,
00:57:29le directeur de la CIA et le Premier ministre Qatari
00:57:32ont eu lieu en début de semaine.
00:57:34Et puis les radars pourraient bientôt pénaliser
00:57:36trois nouvelles infractions,
00:57:37c'est en tout cas ce qu'envisage le gouvernement.
00:57:40Le téléphone tenu dans la main, le non-port de la ceinture
00:57:42ou encore le non-respect de la distance de sécurité.
00:57:46La facture pourra donc monter très vite
00:57:47car les infractions sont cumulables.
00:57:49♪♪♪
00:57:53– 11h36 sur CNews, merci d'être en direct avec nous,
00:57:55on va vous raconter maintenant une histoire glaçante,
00:57:57c'est cette histoire d'un homme de 66 ans atteint de trisomie 21.
00:58:02Et cette question, a-t-il été euthanasié sans sa volonté
00:58:05ni la volonté de sa famille à l'hôpital d'Angoulême ?
00:58:09C'est en tout cas ce qu'affirme la famille de cet homme
00:58:11par la voix de son avocat, maître Philippe Courtois
00:58:13qui est en direct avec nous sur ce plateau.
00:58:14Bonjour maître. – Bonjour.
00:58:15– Merci d'être en direct avec nous.
00:58:17Racontez-nous tout d'abord les faits
00:58:19et ensuite on va essayer de comprendre.
00:58:20Les faits, c'est cet homme qui arrive à l'hôpital d'Angoulême,
00:58:23il est atteint de trisomie 21 et qu'est-ce qui se passe ?
00:58:25– Très simplement, il avait un problème respiratoire,
00:58:27c'est sa soeur qui l'a amené aux urgences,
00:58:29il a été pris en charge, il se faisait simplement
00:58:31qu'il y ait une mise en place d'un système pour l'aider à respirer,
00:58:34une prise de sang et une surveillance de 24-48 heures
00:58:37et il retournait après dans l'établissement où il était.
00:58:39Pour une raison qu'on ignore…
00:58:40– Il n'était pas en danger de mort ?
00:58:41– Aucun danger de mort, il avait un score de Glasgow à 15 sur 15,
00:58:44c'est-à-dire qu'il était conscient, aucune difficulté,
00:58:46rien n'était vital, il n'y avait pas de danger pour lui.
00:58:49Et pour une raison qu'on ignore, le médecin d'urgence a décidé
00:58:52de mettre en place une médication, en tout cas des produits
00:58:55qui ont diminué son rythme cardiaque, en tout cas qui l'ont soulagé
00:58:58mais il n'y avait pas besoin et malheureusement,
00:59:00détresse respiratoire avec ce médicament qui malheureusement
00:59:03diminue la flux sanguin a diminué encore sa capacité respiratoire
00:59:07et ça a conduit à son décès.
00:59:08Et on s'est aperçu que les produits qui avaient été mis en place,
00:59:11c'était pour le soulager en cas d'euthanasie,
00:59:14ce qui était nullement le cas, il ne devait pas mourir ce jour-là.
00:59:17– C'est-à-dire qu'on lui a injecté, pour être très clair,
00:59:19vous vous dites, on lui a injecté des produits euthanasiants, c'est ça ?
00:59:23– Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le dossier médical et l'expertise.
00:59:26Il y a une expertise médicale, un expert judiciaire a été désigné
00:59:28en présence de l'hôpital, de tout le monde et l'expert,
00:59:31c'est la première fois que je le vois de toute ma carrière,
00:59:34a indiqué clairement que c'est un acte volontaire du médecin
00:59:36d'avoir mis fin à la vie du patient.
00:59:38C'est un acte volontaire, il n'y a pas d'autre mot,
00:59:40ce n'est pas une erreur médicale, ce n'est pas un défaut de soin,
00:59:43il ne s'est pas trompé dans les dosages.
00:59:45Il a décidé de soulager les douleurs d'un patient qui allait bien,
00:59:49qui avait un problème simplement respiratoire,
00:59:50il n'était pas en détresse, c'était simplement un problème
00:59:53comme une angine ou autre pulmonaire
00:59:55et ça devait être traité naturellement.
00:59:57Mais alors, la famille, une partie de la famille, sa sœur,
00:59:59je crois qu'il y a aussi sa tutrice était présente,
01:00:01elle était dans les couloirs, dans le couloir,
01:00:04elle attendait d'avoir des nouvelles comme le fait chaque famille
01:00:06quand on amène quelqu'un à l'hôpital.
01:00:08On l'a prévenu ? On lui a dit quelque chose ?
01:00:10On allait lui dire, il va mal ? On a pris une décision ?
01:00:14On ne lui a rien dit du tout.
01:00:16Elle attendait dans le couloir et à un moment le médecin est arrivé
01:00:18vers la fin en disant, on a mis en place ce qu'il faut pour le soulager.
01:00:21Mais lorsqu'on fait une médication pour l'euthanasie,
01:00:24il y a un collège, en tout cas, il y a plusieurs consultations
01:00:27qui sont réalisées, plusieurs médecins.
01:00:29Là, c'est un seul qui a décidé en une heure de mettre en place ceci,
01:00:33sans attendre les résultats du bilan sanguin,
01:00:35sans attendre les résultats de quoi que ce soit.
01:00:37En une heure, il a pris cette décision
01:00:39et sa sœur qui attendait.
01:00:40Donc aucune décision ne devait être prise, soyons très clairs.
01:00:42On ne peut pas mettre fin, en tout cas soulager la douleur d'une personne,
01:00:45surtout lorsqu'elle est atteinte de trisomie et sous tutelle,
01:00:48sans l'accord des proches.
01:00:49Et on ne peut pas imaginer, parce que j'essaie de comprendre,
01:00:52parce que les histoires paraissent tellement dingues,
01:00:53qu'on ne peut pas imaginer que ce soit lui qui ait dit
01:00:56« j'ai envie de mourir, soulagez-moi ».
01:00:58C'est inimaginable.
01:00:59Non, à aucun moment.
01:01:00Ce serait déjà transcrit dans le dossier médical, on le saurait.
01:01:02Non, non, à aucun moment.
01:01:03Ah non, il allait très bien.
01:01:04Depuis son âge, il devait retourner 24 heures après.
01:01:08Et c'est vrai que là, la situation est très particulière
01:01:10parce que la famille ne comprend pas.
01:01:12Personne ne comprend pas.
01:01:13Enfin, honnêtement, vu de l'extérieur,
01:01:14si les faits sont ceux que vous évoquez,
01:01:17vous savez qui ils sont, c'est normal que je prenne des précautions
01:01:19parce que vous êtes l'avocat de la famille.
01:01:20Mais en tout cas, si les choses se sont passées
01:01:23c'est totalement dingue.
01:01:24Ah oui, il n'y aurait pas de rapport d'expertise,
01:01:26il n'y aurait pas cette contradiction qu'il y a eue entre les parties.
01:01:29Je vous dirais, oui, on peut avoir des doutes sur le dossier.
01:01:31Là, le rapport a été rendu, l'hôpital ne l'a pas contesté,
01:01:34le médecin non plus.
01:01:35Devant la commission, ça n'a pas été contesté.
01:01:37Il y a même l'assurance qui a offert une offre d'indemnisation,
01:01:40pour tout vous dire, au-dessus d'ailleurs de la réalité.
01:01:42Ils ont été devant un tribunal, donc ça, on peut s'interroger,
01:01:44mais c'est autre chose.
01:01:45Et ce qui est assez troublant, c'est l'ordre des médecins.
01:01:47L'ordre des médecins a été saisi par nous-mêmes d'une plainte,
01:01:50alors que c'est un praticien hospitalier.
01:01:51En principe, l'ordre des médecins ne peut pas poursuivre une plainte
01:01:54si c'est un con d'un hôpital.
01:01:57Là, il y a eu une réunion qui a été faite,
01:01:58et l'ordre des médecins est très gêné.
01:02:00Parce qu'il y a un rapport qui existe, qui n'est pas contesté.
01:02:03En théorie, avec un tel rapport qui met en cause un médecin,
01:02:06alors il est présumé innocent, je veux être d'accord,
01:02:08mais pour un acte volontaire,
01:02:10une mesure en tout cas temporaire de suspension doit être prise.
01:02:12Là, depuis les faits, rien n'a été fait.
01:02:15– C'est-à-dire que le médecin exerce toujours ?
01:02:16– Il exerce toujours, et l'hôpital…
01:02:17– Le médecin exerce toujours, malgré cette affaire ?
01:02:19– Le médecin exerce toujours, et l'hôpital,
01:02:21parce qu'il a confiance en ce médecin, et selon ses dires,
01:02:24il lui fait confiance et il continue d'exercer.
01:02:26– Mais est-ce que vous avez une explication de la part de l'hôpital,
01:02:29de la part du médecin, une excuse au moins ?
01:02:32– L'hôpital dit simplement, ce n'est pas une sédation profonde.
01:02:35Oui, mais ça suffisait, même si l'hypnovel entend parler,
01:02:38ça diminue la capacité sanguine, donc ça apaise.
01:02:41Oui, quand vous avez un problème respiratoire, ça diminue totalement l'effet,
01:02:45donc l'hôpital n'explique pas, enfin, aujourd'hui, encore une fois,
01:02:49c'est la première fois qu'on peut voir une telle situation.
01:02:51Alors, c'est un acte volontaire, c'est donc un homicide volontaire,
01:02:55c'est l'objet de notre plainte, de la dire…
01:02:57– Vous, vous avez porté plainte pour homicide volontaire ?
01:02:59– Homicide volontaire, tout à fait, on n'est pas sur un acte involontaire,
01:03:02une erreur…
01:03:02– Ça ne peut pas être une erreur ? Justement, je me posais la question,
01:03:04est-ce que ça ne peut pas être une erreur du médecin,
01:03:06le médecin qui s'est trompé de produit en faisant une injection ?
01:03:10C'est impossible.
01:03:10– Non, non, il reconnaît, enfin, il n'y a aucune contestation
01:03:12sur le fait que ces produits ont été administrés,
01:03:14aucune contestation sur le rapport d'expertise,
01:03:17aucune contestation sur la responsabilité du médecin,
01:03:20et c'est pour ça que je suis étonné que l'Ordre,
01:03:21et même le procureur, n'ait pas pris cette décision temporaire,
01:03:24le temps que l'instruction se fasse, mais de suspendre ce médecin,
01:03:28parce que, à mon sens, n'importe quelle situation,
01:03:31lorsqu'on porte une accusation qui est grave,
01:03:33eh bien, on doit quand même suspendre le praticien
01:03:35d'être au contact des patients.
01:03:37– Mais si vous portez plainte pour homicide volontaire,
01:03:39ça veut dire que vous soupçonnez le fait que ce médecin
01:03:43ait eu envie de tuer cet homme, excusez-moi de le dire aussi clairement,
01:03:45mais c'est ça un homicide volontaire ?
01:03:47– Eh bien, on va être très clair, c'est un homicide volontaire,
01:03:48c'est un meurtre, voilà.
01:03:49Après, on parle d'assassinat s'il y a une intention,
01:03:52mais là, c'est à la justice de faire son travail.
01:03:54– Mais vous, vous estimez que c'est un meurtre ?
01:03:55– Un acte volontaire, c'est un homicide volontaire,
01:03:58donc c'est un meurtre, on va être très clair.
01:03:59C'est que vous avez voulu consciemment tuer une personne,
01:04:03en tout cas conduire à son décès, c'est ce qui s'est passé.
01:04:06L'expert ne dit pas, on n'a pas donné une chance au patient,
01:04:08il dit, à 100%, on a amené le patient à décéder contre sa volonté,
01:04:14alors qu'il n'y a eu qu'une manière, il fallait le faire,
01:04:16et injecter ces produits-là.
01:04:17Il n'aurait jamais dû décéder ce jour-là,
01:04:20jamais décéder de sa détresse respiratoire,
01:04:22c'est pas de ça qu'il est décédé,
01:04:24il n'est pas mort d'une pathologie, d'une maladie ou autre,
01:04:26il est mort du fait qu'on ait injecté des produits
01:04:28pour justement l'aider à en finir, tout simplement.
01:04:31– Mais je me dis également, parce qu'on essaie de se projeter un peu,
01:04:34on se dit que quand on va à l'hôpital,
01:04:35n'importe quel médecin peut vous injecter un produit comme ça
01:04:37et vous faire mourir ?
01:04:39– L'explication, j'aurais bien voulu la donner, mais je ne l'ai pas.
01:04:41Pourquoi ce médecin l'a fait ? Il n'a pas donné l'explication.
01:04:44Il aurait pu justement le dire, à l'expertise,
01:04:46devant l'Ordre des médecins.
01:04:47Non, on n'a aucune explication, on ne peut pas faire comme ça.
01:04:51– Il a été entendu par la police ?
01:04:52– Pas encore.
01:04:53– Pas encore ?
01:04:53– Pas encore.
01:04:54Pas encore, c'est le procureur, on va le faire entendre,
01:04:57enfin il a déjà tous les éléments, de vous à moi,
01:05:00à partir du moment où vous avez un rapport qui est contradictoire,
01:05:02où tout le monde s'est expliqué, dire aujourd'hui,
01:05:04non, je ne suis pas d'accord avec le rapport, je le conteste,
01:05:07c'est un peu simple.
01:05:07– Mais la sœur était dans le couloir,
01:05:09c'est le médecin lui-même qui est venu lui dire,
01:05:12votre frère est mort, comment ça s'est passé ?
01:05:13– Non, c'est le médecin-chef qui est venu le voir en disant,
01:05:15je suis en train de soulager la douleur de votre frère.
01:05:19Et elle n'a pas du tout compris,
01:05:21à aucun moment on lui a parlé d'euthanasie,
01:05:22à aucun moment on lui a parlé que c'était la fin de vie de son frère.
01:05:25Il n'est pas arrivé en urgence à l'hôpital,
01:05:27il est arrivé avec sa sœur en voiture.
01:05:29Ce n'était pas la première fois qu'il venait à l'hôpital,
01:05:31il y avait un dossier médical.
01:05:33Donc, ce que je ne peux pas lui expliquer,
01:05:34c'est comment en une heure, on n'attend pas les résultats sanguins,
01:05:37on n'attend pas les effets des premiers signes, en tout cas…
01:05:40– Comment on ne parle pas à la famille ?
01:05:41Comment on ne parle pas à la famille qui est dans le couloir en plus ?
01:05:43Enfin, la famille, ce n'est pas qu'ils n'ont pas réussi à les joindre, etc.
01:05:46C'est que la sœur est dans le couloir.
01:05:47Et on ne vient pas la voir en disant, à la limite,
01:05:50vraiment à l'extrême limite,
01:05:51on a décidé qu'il fallait peut-être le soulager,
01:05:54je vous préviens que dans une heure, on va faire ça, mais même pas.
01:05:57– Oui, mais on soulage une personne quand la maladie est incurable,
01:06:00quand c'est un cancer, quand c'est grave et que c'est la fin de vie,
01:06:03et que c'est les derniers instants, là, ce n'est pas le cas.
01:06:04C'est un problème respiratoire.
01:06:06Et donc, ce n'est même pas au patient lui-même,
01:06:08dans ce cas-là, qui n'est pas capable de s'exprimer,
01:06:10c'est à la famille, et la famille n'a même pas été interrogée.
01:06:13Si la famille avait été, mais en fonction vraiment des éléments vitaux,
01:06:17oui, peut-être qu'elle aurait accepté,
01:06:18mais là, aujourd'hui, on leur a enlevé leur reproche,
01:06:21et surtout, ils ont ce sentiment de culpabilité,
01:06:22de se dire, j'étais là, j'aurais pu, j'aurais dû faire quelque chose.
01:06:25Donc, non, non, c'est des faits assez particulièrement graves,
01:06:29et ce qui m'étonne, c'est que ça a été passé un peu sous soudance aussi,
01:06:32par l'hôpital, qui aurait dû faire une déclaration au procureur,
01:06:34parce que c'est quand même rarissime qu'un expert,
01:06:37vraiment, décide que c'est un acte volontaire,
01:06:40et qu'il est décédé par ces produits-là.
01:06:42Donc, ce n'est pas une erreur en tant que telle,
01:06:43c'est un acte volontaire, oui, c'est un homicide volontaire.
01:06:46– Incroyable histoire, merci Maître Philippe Courtois,
01:06:48merci, vous êtes avocat de la famille, je le rappelle,
01:06:50et merci d'être venu nous raconter cette affaire.
01:06:52On va rester dans le domaine médical, mais plus léger,
01:06:54on va vous parler de régime, puisqu'il y a un nouveau produit
01:06:57qui est arrivé en France, qui s'appelle le Vegovy,
01:06:59qui est un produit avec une piqûre, on vous promet de maigrir,
01:07:01alors, est-ce que ça marche vraiment ?
01:07:02Le docteur Cohen sera avec nous dans un instant auparavant,
01:07:04voici de quoi il s'agit.
01:07:06– Le Vegovy est réservé à des personnes en situation d'obésité sévère,
01:07:10donc avec un IMC, un indice de masse corporelle supérieur à 35,
01:07:15les malades doivent avoir moins de 65 ans pour en bénéficier,
01:07:18des conditions strictes imposées par l'agence de sécurité du médicament.
01:07:23La NSM qui demande aussi à ce que le traitement ne soit prescrit
01:07:26que par des spécialistes en endocrinodiabétologie
01:07:29et seulement en dernière intention.
01:07:32Les renouvellements pourront être faits par le médecin généraliste.
01:07:35Le Vegovy ce n'est pas un traitement miracle,
01:07:37puisqu'en parallèle il faut manger équilibré
01:07:39et avoir une activité physique.
01:07:41– Bonjour Docteur Jean-Michel Cohen,
01:07:43est-ce que c'est un produit miracle qui va vous mettre au chômage,
01:07:45vous nutritionniste ?
01:07:46– Alors c'est un produit qui est nouveau et qui présente l'intérêt peut-être
01:07:49de régler les problèmes d'obésité et d'obésité sévère.
01:07:52La vraie difficulté qu'on a c'est comme vient de le dire l'interlocuteur précédent,
01:07:57c'est-à-dire que non seulement c'est un médicament qui va être détourné
01:08:00parce que les indications sont très précises,
01:08:02on ne peut le prendre qu'après 12 ans, on ne peut pas le donner aux enfants,
01:08:05on doit avoir un IMC supérieur à 35, ça veut dire une obésité sévère,
01:08:09on doit avoir un facteur de risque associé,
01:08:12ça doit être associé à un régime et de l'exercice physique,
01:08:16ce n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale et pour certains d'entre eux,
01:08:19le Vegovi non, mais les autres, c'est maglutide,
01:08:22il fallait être diabétique pour y avoir recours.
01:08:24Mais on sait très bien ce qui va se passer, le produit va être détourné,
01:08:27l'envie des gens de maigrir est tellement forte que les gens vont l'acheter,
01:08:30soit par prescription, soit dans le marché gris.
01:08:32– Mais en même temps c'est formidable puisqu'on nous explique dans les médias
01:08:35qu'avec ce produit on maigrit, c'est quelque chose qui a été recherché
01:08:39depuis des années par tous les laboratoires pharmaceutiques,
01:08:41d'ailleurs les laboratoires qui commercialisent ça ont des coûts en bourse
01:08:44qui sont en train de s'envoler et qui deviennent les cours les plus puissants
01:08:47dans le monde, donc ça veut dire que le produit miracle est enfin découvert ?
01:08:51– Alors non, on ne sait pas encore si c'est un produit miracle ou non
01:08:53parce qu'il y a deux problématiques qui ne sont pas réglées,
01:08:56un c'est un traitement qu'il faudra faire à vie vraisemblablement,
01:08:59deuxièmement en plus d'être à vie,
01:09:01c'est un traitement qui va coûter extrêmement cher
01:09:03et il y a une opération commerciale derrière ça,
01:09:06quand vous comptez que c'est 300 euros par mois,
01:09:08c'est-à-dire 3600 euros par an pendant 20 ans,
01:09:10chaque client vaut 70 000 euros, d'où l'envolée des prix
01:09:13et la troisième chose c'est que pour le moment il y a eu une étude,
01:09:16enfin on est en train d'étudier pas seulement les effets secondaires,
01:09:19je dirais qu'à la limite ils ne sont pas si graves que ça,
01:09:21mais l'agence du médicament surveille les risques de cancer de la thyroïde,
01:09:25les risques de suicide, les troubles secondaires liés à des problèmes cardiovasculaires,
01:09:30donc si vous voulez, moi je pense qu'à 7-8 ans on a peu de risques,
01:09:34ça veut dire que le médicament donne peu de risques,
01:09:37mais je ne sais pas ce que ça va donner 15 ans après ou 20 ans après
01:09:39parce que ce médicament agit sur une hormone,
01:09:42il est l'analogue d'une hormone, il travaille sur les récepteurs de cette hormone,
01:09:46il induit une augmentation de la sécrétion d'insuline,
01:09:49c'est pour ça que la glycémie est mieux gérée et il provoque un rassasiement.
01:09:53Voilà, ça fait partie de l'arsenal thérapeutique,
01:09:56moi je ne dirais pas que c'est le médicament miracle,
01:09:58aujourd'hui on a trois solutions pour faire maigrir les gens,
01:10:00les consignes hygiéniques et diététiques, les interventions chirurgicales,
01:10:03c'est-à-dire là...
01:10:04– Mais c'est lourd une intervention chirurgicale,
01:10:06c'est lourd par rapport à une piqûre que vous faites une fois par semaine,
01:10:08c'est super lourd.
01:10:10– Je suis d'accord.
01:10:11– Les régimes, vous reprenez, dès que vous arrêtez le régime,
01:10:13vous reprenez du poids, donc on le sait bien,
01:10:15tous ceux qui ont fait des régimes le savent.
01:10:16– On n'arrête pas de dire qu'il faut une rééducation alimentaire,
01:10:18non, ne dites pas ça, c'est une rééducation alimentaire,
01:10:20c'est-à-dire que jusqu'à présent on a fait croire aux gens
01:10:22que les régimes ça marchait et qu'après on revenait à la vie normale,
01:10:25ce n'est pas vrai du tout, une fois que le régime est fini,
01:10:27vous êtes obligé de vous contrôler jusqu'à la fin de votre vie.
01:10:28– Oui, c'est sûr que si vous dites aux gens
01:10:29manger trois feuilles de salade toute votre vie,
01:10:31excusez-moi, je crois que les gens vont préférer faire une piqûre
01:10:33que manger trois feuilles de salade toute leur vie.
01:10:35– Il y a quand même quelque chose qui me dérange,
01:10:36c'est que c'est un traitement qui est assez coûteux,
01:10:38on sait que l'obésité frappe surtout des couches sociales défavorisées,
01:10:42et en fait c'est un produit qui va être détourné pour des raisons cosmiques.
01:10:44– Mais il faut que la Sécu le rembourse.
01:10:45– Mais la Sécu ne veut pas le rembourser.
01:10:47– Pourquoi ?
01:10:48– Parce qu'elle considère qu'au-delà d'un certain niveau,
01:10:50elle n'a pas à intervenir sur les problèmes d'obésité
01:10:52tant qu'il y a des règles hygiéno-diététiques
01:10:55et de l'exercice physique associé.
01:10:57D'ailleurs, je vous rappelle, quand vous lirez l'indication du produit,
01:11:00c'est exactement ça, IMC supérieur à 35, pas après 65 ans,
01:11:04et vous allez voir que ça va être détourné,
01:11:05à condition d'avoir des règles de diététique et de faire de l'exercice physique.
01:11:09Ceci étant, il y a des médicaments qui marchent
01:11:11et des médicaments qui marchent moins bien.
01:11:13Par exemple, l'Ozempic marche un peu moins bien que le Vegovi,
01:11:16et on va voir apparaître dans très peu de temps le Tirs-Hépatide,
01:11:20c'est-à-dire Mounjaro et Zepp-Bond,
01:11:22qui sont des médicaments qui, à mon avis, marcheront encore mieux.
01:11:25Donc on va avoir un arsenal thérapeutique très important.
01:11:27Peut-être qu'à ce moment-là, on pourra jongler avec les médicaments de temps en temps.
01:11:31– Mais expliquez pour les gens qui nous regardent quand même comment ça se passe,
01:11:33parce que c'est un peu mystérieux,
01:11:34c'est-à-dire que vous vous faites une piqûre et vous maigrissez.
01:11:36– Voilà, vous avez un stylo, vous pouvez faire l'injection vous-même,
01:11:40ça va induire deux choses, une augmentation de la sécrétion d'insuline,
01:11:43un ralentissement de la vidange gastrique, donc vous avez moins faim,
01:11:46ça joue sur la satiété centrale et périphérique,
01:11:49et en même temps ça joue sur l'insuline,
01:11:52et la glycémie, c'est formidable.
01:11:54Est-ce que vous savez l'impact, 15 ans plus tard,
01:11:57que ces médicaments auront sur le pancréas ?
01:11:59On a mis 20 ans de temps en temps à découvrir certaines pathologies,
01:12:02c'est ça qui m'inquiète.
01:12:02Donc ça veut dire, quand vous avez vraiment un risque
01:12:05à cause de votre surpoids ou de votre obésité,
01:12:07alors oui, il faut y aller.
01:12:08Ou quand vous dites par exemple, j'ai 55 ans et vraiment je suis en menace
01:12:14parce que je pèse 150-160 kilos, oui, ok, on y va.
01:12:17Par contre, ce qui se passe, et la majeure partie des ventes aujourd'hui,
01:12:21on le voit bien dans les cabinets médicaux,
01:12:23c'est des gens qui viennent avec 10 kilos en trop et qui disent,
01:12:25mon problème est réglé, j'ai plus à faire attention moi-même,
01:12:29c'est le médicament qui prend en charge ma faim
01:12:31et la gestion de mon poids, et c'est bon.
01:12:33Et c'est deux tiers des ventes aujourd'hui.
01:12:34Mais quand même docteur, excusez-moi,
01:12:36mais ce médicament c'est aussi la faim de toutes les sociétés,
01:12:39je ne veux pas les citer, mais qui font de la pub en permanence
01:12:41sur les plats allégés qu'on vous livre,
01:12:44c'est la faim de tout ce qui est plat allégé,
01:12:46c'est la faim des nutritionnistes,
01:12:48on n'a plus besoin de vous si avec une piqûre on maigrit,
01:12:50vous ne servez plus à rien docteur ?
01:12:51Non, je ne pense pas qu'on ne serve plus à rien,
01:12:54on a obligation d'apprendre aux gens à manger,
01:12:56et vous savez, il y a un tel problème avec l'alimentation à l'heure actuelle
01:12:59que le métier est loin d'être fini.
01:13:02Vous êtes sûr ?
01:13:03On vérifiera, on viendra quand je serai à la rue,
01:13:06vous viendrez m'aider.
01:13:07Je viendrai vous aider, promis.
01:13:08Docteur Jean-Michel Cohn, vous avez publié un livre
01:13:10qui n'a pas de rapport direct,
01:13:11mais c'est sur les compléments alimentaires,
01:13:13l'enquête vérité pour se booster et mieux se soigner,
01:13:15et c'est paru chez First Éditions.
01:13:16Merci d'avoir été avec nous, on se retrouve demain en direct
01:13:18à partir du 10h35 à demain,
01:13:19et d'ici là, soyez prudents.
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