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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Lundi 20 octobre 2015, il y a le numéro 1732 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:11A la une, c'est un terrible échec, c'est même le symbole d'une forme d'effondrement d'une France qui est d'une certaine manière en perdition.
00:00:18Ces mots, ce sont ceux de Stéphane Berne après le cambriolage du musée du Louvre.
00:00:22Et il résonne ce matin chez beaucoup de Français sidérés devant ce qui s'est passé ce week-end.
00:00:27Et désormais le débat devient politique.
00:00:30Le Rassemblement national de son côté frappe fort sur le manque de sécurité dans nos musées.
00:00:35Alors que Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement national dénonce les 500 000 euros utilisés par la direction du Louvre
00:00:41pour se créer une cuisine et une salle à manger plutôt que d'investir dans la sécurité.
00:00:47Une sécurité défoyante, quoi qu'en disent les autorités.
00:00:51L'enquête se poursuit en tout cas pour retrouver le butin.
00:00:54Mais comment est coulé ce butin ?
00:00:55La question se pose car les bijoux non seulement sont très reconnaissables,
00:00:59mais surtout désormais, ils risquent d'être détruits pour être vendus par détail, diamant par diamant.
00:01:05À moins qu'il ne s'agisse d'une commande d'un riche collectionneur ou voire même d'un État.
00:01:09Parmi les objets dérobés dans cette galerie Apollon, le diadème de l'impératrice Eugénie, assorti de 212 perles et 1998 diamants.
00:01:22Mais aussi le collier de la parure de saphir de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense,
00:01:28composé de 8 saphirs et de 631 diamants.
00:01:30Des joyaux très identifiables que les cambrioleurs vont devoir écouler sur un marché parallèle.
00:01:36En leur forme actuelle, je pense qu'ils seront difficilement écoulables.
00:01:41C'est pour ça qu'à mon avis, mais ça reste qu'un avis tout à fait personnel,
00:01:46je pense qu'ils risquent malheureusement dessertis pour ce qui concerne les pierres
00:01:51et puis fondus pour ce qui concerne l'or.
00:01:54Parce que l'or se vend facilement et les pierres, une fois desserties,
00:01:59il y a parfois des marchands moins regardants qui peuvent très bien acquérir ce genre de choses.
00:02:05Mais alors, pourquoi un tel vol et quel profil pour les supposés commanditaires ?
00:02:09Que ce soit dans les pays du Balkan, en Russie, en Chine, il y a un nombre de gens qui sont...
00:02:12Déjà, le profil, c'est qu'il faut être effectivement amateur de cette époque-là, amateur d'art,
00:02:17mais aussi un peu véreux, donc grand voyou et avoir beaucoup d'argent.
00:02:20D'après la procureure de Paris, l'acte d'ingérence fait partie des hypothèses,
00:02:24tout comme la criminalité organisée dans l'achat de pierres précieuses
00:02:27pour des opérations de blanchiment en lien avec le narcotrafic.
00:02:30Reste maintenant un autre débat autour de la façon dont a été géré ce cambriolage.
00:02:37Sept minutes, c'est à la fois court et long pour s'en prendre aux bijoux de la couronne,
00:02:41mais comment expliquer qu'à aucun moment la sécurité du musée n'intervient ?
00:02:45Écoutez le récit de ce guide du musée qui était dans la salle.
00:02:49Je venais de rentrer dans la salle de la galerie d'Apollon et on a entendu des bruits blancs,
00:02:55comme si on tapait sur une vitre, trois, quatre gros bruits.
00:02:59Ensuite, la sécurité a commencé à avancer vers le bruit pour voir ce qui se passait.
00:03:04Dès que la sécurité s'est rendue compte de ce qui se passait,
00:03:06ils se sont retournés, se sont mis à courir, à tous nous dire évacuer, évacuer, évacuer, évacuer.
00:03:10Ensuite, ils ont fermé les grilles, toutes les grilles et on n'a pas eu d'informations.
00:03:16On est restés coincés dans le Louvre pendant presque une heure, sans aucune information, sans rien.
00:03:22Et du coup, ils nous ont stockés en dessous de la pyramide.
00:03:25Honnêtement, ça fait peur. On n'a pas l'impression, on n'a pas la sensation d'être en sécurité.
00:03:29On a l'impression d'être nulle part en sécurité du coup. Et ça fait peur.
00:03:33Et pour les touristes qui étaient sur place, c'est un choc également, d'autant plus que le musée a été immédiatement fermé.
00:03:39Et il devait rouvrir ce matin, normalement à 9h.
00:03:41Mais on a appris il y a quelques secondes seulement que le musée allait exceptionnellement rester fermé aujourd'hui.
00:03:50Vous savez, on pourrait penser que le Louvre, parmi tous les endroits possibles, dispose de la meilleure sécurité au monde, non ?
00:03:56C'est fou. Je pense que c'est peut-être un coup monté de l'intérieur. C'est vraiment bizarre.
00:04:01C'est triste parce qu'il s'agit de quelque chose de valeur, de valeur sentimentale, de valeur si riche.
00:04:10C'est quelque chose de très important pour tout le monde, pour les Français.
00:04:13Bien sûr, bien entendu, bien sûr, mais pour tout le monde, je pense.
00:04:16C'est quelque chose qu'on regrette.
00:04:18Peut-être que c'était le pain qui a volé le pain.
00:04:23Ah bon ? Le pain, pourquoi pas ? Il faut demander à le pain, c'était lui au pain.
00:04:28Voilà, le musée du Louvre, donc, je vous l'ai dit, qui sera fermé aujourd'hui, contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps.
00:04:35Alors, nos musées sont cambriolés et plusieurs de nos églises sont saccagées également.
00:04:40Je voulais vous montrer ces images.
00:04:41Nous sommes à Saint-Hilaire-du-Arcouette, c'est dans la Manche.
00:04:44Une église a été profanée.
00:04:46Hélas, c'est loin d'être la première.
00:04:48On vous en parle régulièrement dans Morandini Live.
00:04:50La statue du Sacré-Cœur de Jésus a été retrouvée brisée en mille morceaux au sol.
00:04:55Le père Benoît Lemieux qui occupe cette église se dit sidéré par cet acte et on l'est aussi.
00:05:00On a du mal à protéger nos musées, nos églises, n'en parlons pas.
00:05:04Ou plutôt si, parlons-en, on en parlera tout à l'heure dans Morandini Live en direct.
00:05:08Dans la communauté également, ces images qui révoltent par leurs bêtises.
00:05:11Ces jeunes qui se sont attaqués à une rame de la ligne 10 du métro parisien alors que des passagers étaient à l'intérieur.
00:05:18Et en plus, ces jeunes sont heureux d'avoir fait ça pour des centaines de milliers d'euros de dégâts.
00:05:25Arrête, arrête, arrête !
00:05:27Arrête, ouais, je t'arrête !
00:05:28Sur ces images diffusées sur les réseaux sociaux, des jeunes décrochent des extincteurs avant de les déclencher à l'intérieur des rames et sur les quais.
00:05:38C'est vraiment des bâtons !
00:05:39Une passagère manque de peu de se faire asperger.
00:05:47Charge ! Chargez les mecs, chargez !
00:05:49Non mais pas sur moi, ça te bâton !
00:05:51Arrête, arrête !
00:05:55Une scène qui se déroule sur la ligne 10 du métro parisien et qui illustre les incivilités du quotidien dans les transports.
00:06:02Vite, je suis mort, vite !
00:06:04Je trouve ça un peu grave de faire ça, surtout quand c'est utile.
00:06:06Si jamais il y a un accident, ça peut rendre la chance compliquée.
00:06:09Moi je pense surtout aux touristes qui viennent, je trouve que ça donne une mauvaise image de ce qu'on veut envoyer de Paris, de la France à l'étranger.
00:06:22Ça c'est la première chose.
00:06:23Et puis pour les usagers, c'est dommage parce qu'on se dit où vont notre argent parce que c'est de l'argent public.
00:06:32Pour le coût et le financement des transports publics franciliens, les contribuables, principalement d'Île-de-France, ont payé plus de 9 milliards d'euros en 2022.
00:06:44Et direction Melun maintenant, en Seine-et-Marne où depuis plusieurs semaines, de nombreux incidents éclatent dans cette ville au sud-est de Paris.
00:06:51Dernière en date, un père de famille a été blessé par des tirs d'armes à feu.
00:06:55Les habitants sont inquiets, ils le disent au micro de CNews.
00:06:58Dans cet immeuble de Melun, la porte de cet appartement est criblée de 6 balles.
00:07:03Ce mardi dans la soirée, les riverains ont entendu des tirs à l'arme lourde.
00:07:07Je pense que ça a puiser à pompe parce que ça a explosé un bassement fort.
00:07:12A plusieurs reprises, la police allait s'en venir, c'était au moins une centaine.
00:07:17Dix voitures de la barque, trois camions de police, il y avait un smur, il y avait un père de famille qui s'est fait tirer dessus.
00:07:25Selon le procureur de Melun, la victime a reçu une balle dans l'orteil.
00:07:30Trois autres munitions ont été retrouvées dans d'autres pièces de l'appartement.
00:07:33L'épouse et les enfants du couple dormaient au moment des tirs.
00:07:37Depuis plusieurs mois, les fusillades se multiplient dans cette ville, au point d'exaspérer de nombreux habitants.
00:07:42Il y en a marre, il faudrait vraiment, ces gens-là, vraiment les arrêter parce qu'il y a une forme d'impunité avec tous ces voyous.
00:07:51Et moi, je n'ai pas peur des mots, cette racaille qui, à la limite, sachant qu'ils ne risquent rien ou pratiquement rien, recommence.
00:08:00Cet habitant nous le confie.
00:08:01Il est inquiet et ne sort plus le soir, sauf pour aller chercher son épouse qui ne rend plus toute seule.
00:08:06Et puis, dans l'actualité, également, cette mobilisation qui est organisée demain pour soutenir Nicolas Sarkozy.
00:08:13C'est en effet une journée terrible qui s'annonce pour l'ancien président, mais également pour l'image de la France.
00:08:18Car c'est le jour où Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, va être emprisonné à la santé du jamais vu en France.
00:08:24C'est une décision qui interroge toujours.
00:08:30Sur son compte Instagram, c'est en chanson que Carla Bruni-Sarkozy a choisi de s'exprimer.
00:08:35La chanteuse a publié une série de photos de la famille Sarkozy, accompagnée d'une musique évocatrice intitulée « Les séparés » qu'elle avait enregistrée il y a quelques années.
00:08:45« Comment vont-ils les séparés lorsque leurs jours seront comptés ? Comment vont-ils s'endormir sans que ce mal leur se pire ? »
00:09:02Les fils de Nicolas Sarkozy ont eux aussi exprimé publiquement leur soutien à leur père.
00:09:07Sur Instagram, Jean Sarkozy a partagé une longue lettre.
00:09:10« Contre la liberté, ils auront bien un texte. Contre l'égalité, ils auront des prétextes. Mais contre cette fraternité, ils ne pourront jamais rien. »
00:09:19L'aîné, Jean, a publié une photo éphémère de lui, enfant dans les bras de son père.
00:09:24Enfin, le plus jeune, Louis, a posté une vidéo composée d'images d'archives de la carrière politique de son père.
00:09:30« Rien, jamais, ne m'a fait renoncer à tout tenter, tout essayer. Chaque fois, j'ai répondu présent. Et chaque fois, on a trouvé une solution. »
00:09:42Ses trois fils appellent également un rassemblement en soutien à l'ancien chef de l'État, prévu ce mardi à 8h30, dans le 16e arrondissement de Paris.
00:09:49Voilà, et nous aurons l'occasion d'y revenir largement, bien évidemment, demain.
00:09:55Comme tous les jours, les tops et les flots d'audience des Frives, c'est avec Mister Audience.
00:09:58Aïe, Skivin, batons.
00:10:01Vendredi soir, personne n'a dépassé la barre des 3 millions de téléspectateurs.
00:10:05C'est France 2 qui a décroché la place de leader avec sa série Simon Coleman à plus de 2,9 millions.
00:10:10Si TF1 est arrivé deuxième, son divertissement masque Singer a plongé en atteignant à peine les 2 millions de téléspectateurs.
00:10:17Sur France 3, nouvel échec pour Faustine Bollard, son émission La Boîte à Secrets n'a encore une fois pas du tout fédéré à moins d'un million et demi.
00:10:24A la quatrième place, on retrouve France 5 qui, avec le film Charade, est parvenu à battre M6 qui n'apparaît même pas dans ce classement.
00:10:31Samedi soir, l'événement était sur TF1 avec le retour de la Star Academy.
00:10:35Le lancement de cette 13e saison a permis à la une d'arriver en tête avec un score correct de 3 257 000 téléspectateurs.
00:10:42C'est un peu mieux que la saison dernière qui avait réalisé la pire audience de lancement sur TF1, 3 millions d'eux.
00:10:47Samedi soir, France 2 a bien résisté avec le jeu de Cyril Ferrault 100% logique à 2 millions 9 qui était suivi de près par le téléfilm de France 3, Meurtre à mots.
00:10:55M6 a quand elle était mise en difficulté avec la série Matlock et n'a pas du tout marché à seulement 1 million 3.
00:11:01Hier soir, personne n'a dépassé la barre des 3 millions de téléspectateurs.
00:11:05C'est France 2 qui est arrivé en tête avec le film Astérix et Obélix au service de sa majesté avec un peu plus de 2 800 000 téléspectateurs.
00:11:12France 3 arrive deuxième à 2 millions 100 avec sa série Les enquêtes de Dan Somerdal.
00:11:17Déception pour TF1 qui atteint à peine les 2 millions avec le film Ant-Man et la guêpe.
00:11:22Sur M6, le magazine de Julien Courbet a encore eu du mal à s'imposer avec seulement 1 600 000 téléspectateurs.
00:11:28Mister Audience vous dit à demain.
00:11:30Allez, je vous propose de découvrir les invités qui sont venus malgré les vacances de la Toussaint quand même.
00:11:36Ils sont là et comme nous d'ailleurs.
00:11:38Philippe Ballard, bonjour.
00:11:39Bonjour, bon travail à l'Assemblée.
00:11:40C'est vrai.
00:11:40On est rentré dans le dur.
00:11:41C'est vrai, oui, en même temps vous avez eu 2 mois de vacances.
00:11:44Ah ben on était en...
00:11:45Non, on a commencé le fin août pour les...
00:11:48Il y a eu combien de repos ?
00:11:50Ah, 2 repos, 3 semaines.
00:11:51Non, non, non.
00:11:52De ça, à l'Assemblée ?
00:11:54Au moins de 3 mois même, je crois.
00:11:55Au moins de 3 mois.
00:11:56On était en séance de réunions.
00:11:58Et puis moi j'ai fait un rapport pour un vieux budgétaire.
00:11:59Mais comment c'est pas triché ?
00:12:01Pendant combien de temps vous n'avez pas été à l'Assemblée ?
00:12:023 mois ?
00:12:03Ah, à l'Assemblée ?
00:12:04Non, un mois et 5 semaines.
00:12:06Ah non, non, du 15...
00:12:08Moi j'ai repris mes auditions.
00:12:08Alors c'est traçable.
00:12:09Alors là, c'est traçable.
00:12:11À partir de fin août, on a repris les auditions pour Média, Livre, Industrie, Culturel.
00:12:15Donc vous n'êtes pas bloqué.
00:12:16C'est ce que vous essayez de me dire.
00:12:18Non, mais il y a beaucoup de députés qui font des rapports pour un...
00:12:19Oui, c'est ça.
00:12:20Maître Tony Dano, bonjour.
00:12:21Je suis amené les propres.
00:12:22Bonjour.
00:12:23J'ai travaillé, moi, Jean-Marc.
00:12:24Voilà, merci de travailler avec nous.
00:12:25Thomas Bonnet, que vous avez entendu.
00:12:26Bonjour Thomas.
00:12:27Merci également d'être là.
00:12:27Alexis Isard, bonjour.
00:12:28Bonjour.
00:12:29Ancien député Renaissance.
00:12:30Combien de temps ?
00:12:31C'est les vacances l'été ?
00:12:31Moi maintenant, ça fait presque un an et demi que je suis en d'accord.
00:12:33Non, non, mais l'été à l'Assemblée.
00:12:34Vous avez été à l'Assemblée.
00:12:35En fait, bon, la raison.
00:12:46C'est trois semaines de fermeture.
00:12:46C'est ça.
00:12:47On a ce qui j'ai jusqu'au 10 août.
00:12:48Ah bah, vérifiez.
00:12:49C'est vrai, c'est vrai.
00:12:50C'est vrai.
00:12:50Mathias Leleuf, bonjour.
00:12:52Bonjour Jean-Marc.
00:12:53Toujours en vacances.
00:12:54Journaliste et docteur en filo, donc vous êtes en vacances et vous réfléchissez.
00:12:57Bon voilà, cela est en fait.
00:12:58Chacun son petit pas de pied.
00:12:59On est en forme pour ce début de semaine.
00:13:02On va parler de ce qui s'est passé au Louvre.
00:13:04Et je voudrais qu'on commence en écoutant ce qu'a dit Stéphane Berne.
00:13:07Stéphane Berne qui explique ce qui s'est passé, ce cambriolage au Louvre.
00:13:10Je cite, c'est un terrible échec, c'est le symbole d'une forme d'effondrement d'une France qui est d'une certaine manière en perdition.
00:13:19C'est assez violent ces propos, Philippe Allard, vous êtes d'accord avec ça ?
00:13:21Oui, ça rejoint un peu ce qu'a écrit Marine Le Pen en réaction quand elle le dit, c'est une atteinte au patrimoine et non une atteinte à l'âme française.
00:13:30C'est pathétique ce qui s'est passé.
00:13:32Moi hier j'ai regardé aussi, j'ai zappé comme on dit sur les chaînes étrangères, mais les chaînes étrangères se demandent mais qu'est-ce qui se passe en France ?
00:13:38On peut rentrer dans le plus grand musée du monde, comme ça en 7 minutes on peut dérober des joyaux.
00:13:43Mais est-ce que c'est le symbole de quelque chose ? C'est vraiment le symbole d'une France en perdition, ce n'est pas juste un fait divers ?
00:13:48Non, ce n'est pas juste un fait divers, oui, plus rien n'est tenu dans ce pays, après on pourra rentrer dans le détail.
00:13:53Mais il y a un rapport de la Cour des comptes qui va être publié début novembre, on connaît les grandes lignes, ça va faire mal.
00:13:59Alexis Isard, plus rien n'est tenu dans ce pays, vient de dire Philippe Ballard.
00:14:03On peut se faire plaisir avec des grandes phrases comme ça, mais ce qui est certain et qu'on peut observer, c'est la multiplication des attaques de lieux de culture et de lieux de culte aussi.
00:14:11Ce n'est pas la même chose, c'est deux choses différentes. Est-ce que plus rien n'est tenu ? C'était ça ma question.
00:14:14Les églises sont attaquées, les musées sont attaquées. On a affaire là à du grand banditisme, mais Rachida Dattil l'a rappelé sur votre antenne ce matin.
00:14:20En général, les personnes qui commettent ces faits-là sont rattrapées, j'espère que ce sera le cas ici.
00:14:25Mais ce qui est quand même déconcertant, c'est la manière dont s'est passé ce braquage devant tout le monde et ça a réussi à passer.
00:14:32Donc c'est assez préoccupant, mais moi j'ai confiance en nos services de police qui vont retrouver ces gens-là.
00:14:36Moi aussi, ma question c'était est-ce que plus rien n'est tenu ?
00:14:39Non, on ne peut pas dire que plus rien n'est tenu. Attention, la police là va faire son travail, va rattraper ces gens-là.
00:14:43Et on va, je l'espère, récupérer ce magoula. Ce qui fait vraiment peur, c'est quand on attaque un musée comme ça avec des pièces aussi exceptionnelles,
00:14:50c'est soit qu'on a une commande particulière et donc les pièces vont être en bon état, soit que les personnes souhaitent s'occuper de ces pièces à la découpe,
00:14:56c'est-à-dire récupérer toutes les pierres précieuses dessus. Et ça, ça fait très très peur parce qu'on n'a pas envie, comme on l'a vu au musée d'histoire naturelle,
00:15:01que les pièces soient fondues pour leurs matières précieuses. C'est ça qui fait vraiment peur, mais les forces de police vont être à fond pour récupérer ces produits-là.
00:15:10Ils sont obligés de rattraper les dégâts, quoi.
00:15:11– S'il ne peut rien être tenu. – S'il ne peut rien être tenu.
00:15:14– Si vous voulez. – Non, non, mais c'est ce qu'a dit Philippe Ballard, donc je voudrais que vous lui répondiez directement là-dessus.
00:15:19– Quand on dit « plus rien n'est tenu », c'est effectivement, on peut rentrer comme dans un moulin quasiment un dimanche matin au musée du Louvre.
00:15:24– C'est un musée, c'est normal. – Les finances publiques, l'immigration, l'insécurité, la désindustrialisation.
00:15:30– Une fois qu'on a dit ça, on n'a rien dit. – On va écouter Gérald Darmanin qui reconnaît ce matin, et c'est assez rare quand même de la part d'un ministre,
00:15:39et c'est bien de l'entendre, qu'effectivement il dit « nous avons failli ».
00:15:43– Il y a eu un audit qui a été commandé, et puis ensuite le président de la République, avec le ministre de l'Intérieur de l'époque,
00:15:48et le ministre de la Justice en l'occurrence de l'époque, a accepté l'idée qu'on allait sécuriser tous les grands événements culturels,
00:15:55et singulièrement le lieu culturel qui était le Louvre. Où est-ce que ça en est depuis un an ? Je n'en sais rien.
00:16:00Mais en tout cas, il y a beaucoup de musées à Paris, il y a beaucoup de musées en France, il y a des valeurs inestimables dans ces musées.
00:16:06Le fait que les vitres par exemple n'aient pas été sécurisées, c'est une question qu'on peut se poser,
00:16:09qu'il y a un monde de charge sur la République, c'est une question qu'on peut se poser.
00:16:12Pour avoir été mise à l'intérieur, je sais qu'on ne peut pas faire non plus la sécurisation totale de tous les lieux.
00:16:20Mais ce qui est sûr, c'est que nous avons failli, puisqu'on est capable de mettre un monde de charge en pleine rue de Paris,
00:16:25faire monter des gens en quelques minutes pour récupérer des bijoux inestimables, et donner une image déplorable de la France.
00:16:30– Voilà, ça au moins il reconnaît. Mathias Leboeuf, on a Stéphane Maire qui nous dit « c'est une France en perdition ».
00:16:34On a Philippe Ballard également qui a des mots très durs en disant « plus rien n'est tenu ». Vous êtes d'accord avec ça ?
00:16:39– Les cassandres et les apôtres de l'effondrement, effectivement, s'en donnent à cœur joie.
00:16:45Donc là, il n'y a pas de surprise là-dessus. C'est l'effondrement de la France, c'est la dissolution du pays.
00:16:51On peut faire avec en face. Moi, je ne crois pas. Il y a une chose qui m'étonne, et pour le coup, effectivement,
00:16:58M. Darmanin est assez honnête, c'est qu'avant même la sécurité du Louvre, et on sait que la sécurité du Louvre était problématique,
00:17:04puisque effectivement, il y a eu un audit, il y a même un plan sécurité qui était prévu.
00:17:08Mais avant même la sécurité du Louvre, moi, ce qui m'étonne fortement, c'est que ce camion avec cette nacelle ait pu arriver là.
00:17:16C'est-à-dire qu'il y a un problème de sécurité en amont du Louvre. Comment ce camion peut arriver ?
00:17:26– Non, mais là, vous êtes sur l'enquête particulièrement. Moi, je veux qu'on élargisse un peu, parce qu'on n'est pas policier, on ne va pas refaire l'enquête.
00:17:30Moi, ce qui m'interpelle, c'est ce que dit Philippe Ballard, c'est ce que dit Stéphane Berne.
00:17:34Qu'est-ce que vous répondez à Philippe Ballard quand il vous dit que plus rien n'est tenu ?
00:17:36– Non, mais là, je ne crois pas que plus rien n'est tenu, que ce soit l'effondrement.
00:17:41On sait que les lieux publics, et notamment les lieux publics de l'envergure du Louvre, sont toujours très difficiles à sécuriser.
00:17:47Bon, la sécurité absolue n'existe pas.
00:17:50– Là, on est loin de la sécurité absolue.
00:17:52– Non, mais justement, je reviens à ce que je disais, parce qu'avant la sécurité même du Louvre, il y a la sécurité de la rue.
00:18:01Comment un camion avec une nacelle peut, soit il remonte en sens interdit le quai François Mitterrand,
00:18:12soit il fait demi-tour, il y a l'enquête de police.
00:18:14– C'est l'enquête, ça se passe dans quelle ville ?
00:18:16– C'est intéressant, moi je suis d'accord avec ce que vous dites, la sécurisation de la rue, ça se passe dans quelle ville ?
00:18:21– Et dans le centre de Paris, où les portes de sécurité, les polices notamment, sont extrêmement…
00:18:27– C'était M. Nunez ?
00:18:29– Il y a aussi la mairie de Paris qui est une part de responsabilité dans la sécurisation de la voie publique.
00:18:32– Bien sûr, non mais, sauf que les caméras qui sont…
00:18:36Vous faites le con en scooter sur le quai François Mitterrand, vous êtes arrêté en scooter ou en bagnole d'ailleurs,
00:18:41vous êtes arrêté tout de suite et vous prenez une prune et vous faites sauter trois points.
00:18:46Comment un camion, un nacelle peut remonter, soit en sens interdit, le quai François Mitterrand,
00:18:51soit faire demi-tour pour arriver là où il était, puisqu'en plus il était en…
00:18:55– Non mais c'est bon, on ne peut rien être tenu.
00:18:57– Non, je ne sais pas ce que vous voulez prouver, qu'est-ce que vous voulez prouver ?
00:18:59– Vous êtes d'accord, plus rien n'est tenu.
00:19:00– C'est un foiré quoi, donc rien n'est tenu.
00:19:02– Plus rien n'est tenu ?
00:19:03– Vous me dites non pas, plus rien n'est tenu, vous me montrez…
00:19:06– Non, je ne parle pas du Louvre, je parle de la rue.
00:19:08– Vous parlez de la rue, d'accord, mais plus rien, plus rien c'est l'ensemble.
00:19:12Ni le Louvre, ni la rue, plus rien n'est tenu.
00:19:14– Franchement, cette affaire est tellement sur la liste qu'on dirait une BD de Tintin,
00:19:18le vol des Joyeux de la Couronne.
00:19:25Un micro-trottoir dans la rue, on demande à quelqu'un, lambda,
00:19:28ces bijoux-là qui sont inestimables, ils sont au Louvre, premier musée du monde.
00:19:31À votre avis, comment est-ce qu'ils sont surveillés ?
00:19:33On va vous dire, dans une cage blindée, avec deux gardes du corps, avec des lasers rouges.
00:19:38– Au moins une cage blindée.
00:19:39– Au moins une cage blindée, au minimum.
00:19:40– Or là, on nous dit, avec en gros une échelle, et vous avez une disqueuse vous cassez,
00:19:44c'est l'impression qu'on parle d'un cambriolage d'un 2 piastres à Créteil.
00:19:47Ce n'est pas possible qu'aujourd'hui, on n'ait pas une sécurité minimum sur cet endroit-là.
00:19:51Moi, j'ai vu le sondage qui est passé ce week-end sur CNews, notamment,
00:19:53sur les Français qui vous disent, sentiment numéro un, c'est la honte que nous avons de nos politiciens.
00:19:57Le mot honte, franchement, aujourd'hui, il est mondial.
00:20:01Surtout que quand on m'en contraste avec l'image de M. Macron,
00:20:03qui, il y a six mois à peine, nous parlait du Grand Louvre,
00:20:05et on a vu l'image hier soir sur CNews, qui nous disait, sécurité absolue.
00:20:10– Rachida Dati s'expliquait ce matin, elle était chez Pascal,
00:20:13elle s'est expliquée, elle a dit, le musée du Louvre n'a pas été conçu pour accueillir autant de monde,
00:20:17il n'a pas été conçu au départ pour tout ça.
00:20:19On écoute Rachida Dati et puis on en parle après.
00:20:22– Le musée du Louvre, quand il est conçu, il n'est pas conçu pour recevoir 10 millions de visiteurs.
00:20:27Il n'est pas confronté aux nouvelles formes de délinquance, aux intrusions.
00:20:30Là, c'est un vol spectaculaire, mais les intrusions, les dégradations,
00:20:35la sur-occupation, c'est une réalité.
00:20:41Et donc, il y a eu un audit de sécurité 2022-2023,
00:20:45recommandation remise en 2024 et annonce par le Président de la République du nouveau projet Louvre Renaissance.
00:20:52Là-dedans, 160 millions d'euros uniquement dédiés à la sécurité.
00:20:56Et là, on a commencé à déployer les mesures, mais nous en avons parlé hier, M. Praud.
00:21:02Qu'est-ce que je vous ai dit ?
00:21:03C'est-à-dire que nous avons, le Président de la République, en annonçant le Louvre Renaissance,
00:21:09il y a toute une partie, reprenez son discours, qui concerne la sécurisation du site et des œuvres.
00:21:14Simplement, il faut...
00:21:15– Et ça n'a pas été mis en place encore ?
00:21:16– Pas du tout, non.
00:21:17On l'a lancé immédiatement après le résultat des audits.
00:21:20Mais que se passe-t-il ?
00:21:21Et vous le savez, il faut mettre en concurrence, il faut les marchés publics.
00:21:26Et donc, le lancement de ces marchés, nous contraignent, ça se déploie avec le temps, ça prend du temps.
00:21:32– Donc, ce n'est pas mis en place, c'est ce que je voulais dire.
00:21:34– Si, si, monsieur... Non, non, non, non, monsieur Praud, je ne peux pas vous laisser dire ça.
00:21:36– Non, je vous pose la question, j'en sais rien.
00:21:37– Depuis que je suis ministre de la Culture, moi, je rends compte de mon action.
00:21:40Il y a... Nous sommes en train de moderniser les PC de sécurité au niveau du musée du Louvre,
00:21:47qui sont obsolètes. C'est une réalité.
00:21:49Création d'un nouveau PC central.
00:21:51Nous sommes en train d'équiper pratiquement toutes les salles de vidéosurveillance
00:21:55en intégrant des nouvelles technologies.
00:21:58On refait à neuf tout le réseau numérique et informatique qui était totalement obsolète.
00:22:04450 kilomètres de câbles, ça ne se fait pas en 24 heures et ça ne se fait pas avec n'importe qui.
00:22:09Ça prend du temps, ça coûte de l'argent et donc les efforts...
00:22:13Après, moi, je déplore ce qui s'est passé.
00:22:15– Voilà, Rachida Dati, donc, il nous explique que c'est en train de s'améliorer, Thomas Bonnet,
00:22:19mais c'est vrai que là, le résultat, il est catastrophique.
00:22:20– Il est catastrophique d'un point de vue symbolique.
00:22:22Alors, je trouve ça un poil facile, pardonnez-moi, monsieur Ballard,
00:22:25de rejeter la responsabilité sur le gouvernement actuel,
00:22:27parce que si un jour vous êtes en responsabilité, ce genre d'affaires peut arriver.
00:22:31– On dit 40 ans, on dit que ça fait 40 ans.
00:22:32– Le risque zéro n'existe pas.
00:22:33En revanche, ce qui est vrai, c'est que ça arrive à un moment
00:22:35où on est en train de chercher à faire des économies un peu partout.
00:22:38On se dit, attendez, mais même les musées, on n'est même plus capable de les sécuriser.
00:22:40Donc, il y a une portée symbolique, surtout que ce qui a été volé,
00:22:43c'est le symbole précisément de la puissance de la France,
00:22:46de ce qu'elle était, de la grandeur qu'elle était à l'époque.
00:22:48Quand on compare, évidemment, avec aujourd'hui, il y a une forme de déclassement.
00:22:50Donc, c'est pour ça que c'est très fort, symboliquement.
00:22:52On se dit, mais mince, on n'est même plus capable de garder les bijoux
00:22:54qui ont fait notre histoire.
00:22:55– Mais alors, on va parler, on va faire le CNU's Info,
00:22:57et puis on va parler quand même de l'argent,
00:22:59parce que est-ce que c'est l'argent le nerf de la guerre ?
00:23:01Il y a cette affaire qui est mise en valeur par Jean-Philippe Tanguy,
00:23:03qui est de chez vous, qui dit pas d'argent pour sécuriser le Louvre,
00:23:07mais il y avait 500 000 euros pour aménager une cuisine
00:23:09et une salle à manger pour la direction du musée.
00:23:11Alors, on va en parler tout à l'heure, parce que où il y a de l'argent,
00:23:13où il n'y en a pas.
00:23:13– S'il n'y a pas d'argent, on ne met pas 500 000 euros pour arranger…
00:23:16– 497 000 pour le fixe, c'est très complexe.
00:23:17– Voilà, exactement, je vous ai offert les 3 000 euros,
00:23:21c'est pour le service.
00:23:21– On va en dire, c'est les faux frères.
00:23:22– Tout de suite, le CNU's Info, et c'est avec Sovaïa à la mini.
00:23:25– Réunion de crise en cours, place Beauvau,
00:23:30Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur,
00:23:32Rachid Haddati, ministre de la Culture,
00:23:34et à leur côté, les services de l'État au menu,
00:23:37la sécurisation du musée du Louvre,
00:23:40au lendemain du spectaculaire cambriolage
00:23:42où des voleurs sont repartis avec 8 joyaux
00:23:44de la Couronne de France.
00:23:46Coup d'envoi du marathon budgétaire à l'Assemblée
00:23:48avec les débats en commission des finances
00:23:50qui ont débuté à 9h ce matin,
00:23:52et le timing est très serré.
00:23:54Le gouvernement n'a que 70 jours au total,
00:23:57soit jusqu'au 23 décembre pour le faire adopter,
00:24:00et le chemin promet d'être long
00:24:01puisque 1 800 amendements ont été déposés.
00:24:05Et puis, 2 personnes tuées tôt ce matin à Hong Kong
00:24:08quant à un avion de transport de fret
00:24:10en provenance des Émirats arabes unis
00:24:12à heurter un véhicule au sol
00:24:14lors de son atterrissage
00:24:15avant de sortir de la piste
00:24:17et de s'abîmer en mer,
00:24:18comme vous pouvez le voir sur ces images.
00:24:21Impressionnante cette image.
00:24:22Merci beaucoup Somaillon,
00:24:23on vous retrouve tout à l'heure à 11h30.
00:24:25On va regarder ce tweet de Jean-Philippe Tanguy
00:24:26parce qu'il est intéressant,
00:24:28et il ressort un papier du Canard enchaîné,
00:24:30et je vais vous lire ce qui est écrit dans ce papier.
00:24:33Il est écrit que la présidente du Louvre,
00:24:35qui s'est pourtant plaint publiquement
00:24:36du manque de lieux de restauration
00:24:38pour le public du musée,
00:24:39il a aménagé une salle à manger
00:24:41pour elle et son état-major.
00:24:43Au menu, une jolie salle voûtée,
00:24:45des cuisines neuves,
00:24:46pas très grandes,
00:24:47mais équipées d'un matériel pro de qualité,
00:24:50montant de l'addition 497 000 euros.
00:24:53Vous avez bien entendu, 497 000 euros.
00:24:56Et le service de presse souligne
00:24:58que l'ancienne salle à manger
00:24:59était vétuste, située sous la pyramide,
00:25:01et elle était trop bruyante
00:25:04et peu accessible.
00:25:05Ça, Thomas, je suis désolé,
00:25:07mais ça, si c'est vrai,
00:25:09alors ça n'a pas été démenti à l'époque
00:25:10dans le Canard,
00:25:11mais si c'est vrai,
00:25:12il se pose des questions quand même.
00:25:13Est-ce que c'est ça la priorité,
00:25:14aménager une salle pour la direction ?
00:25:15Vous avez parfaitement raison,
00:25:16c'est sidérant,
00:25:17ça montre que de l'argent,
00:25:18il y en a, si on veut.
00:25:19Il y en a.
00:25:19Et je vais même vous prendre
00:25:20un autre exemple
00:25:20qui ne concerne pas le Louvre,
00:25:21mais qui concerne le fleuve
00:25:22qui passe juste à côté,
00:25:23qu'on a rendu baignable,
00:25:24la Seine,
00:25:251,4 milliard d'euros à choisir,
00:25:27et je ne pense pas être le seul ici
00:25:28et même parmi les Français,
00:25:29je préfère qu'on protège
00:25:30le patrimoine français
00:25:31que d'aller rendre la Seine baignable,
00:25:32par exemple.
00:25:33Oui, surtout qu'un jour sur deux,
00:25:34elle n'était pas en pleine.
00:25:34Pendant qu'elle a été qui pleuvait,
00:25:35elle n'était pas.
00:25:36Avec Sabrina, dans un instant,
00:25:38on va voir où en est l'enquête
00:25:39précisément ce matin,
00:25:40mais je voudrais qu'on écoute
00:25:40Alain Bauer qui parle également
00:25:42de la sécurité dans le musée.
00:25:44Il nous dit qu'on est à côté de la plaque.
00:25:45C'est un peu ce que vous disiez.
00:25:46On est à côté de la plaque
00:25:47dans la sécurité de ce musée.
00:25:48Écoutez-le.
00:25:49C'est le symbole qui est exceptionnel.
00:25:51C'est pour ça que je vous pose la question.
00:25:52D'abord parce que c'est le Louvre.
00:25:54Ensuite, parce que ce n'est pas
00:25:56la première fois qu'on cambriole le Louvre.
00:25:58On ne va pas remonter jusqu'à la Joconde,
00:26:001911, mais on parlait tout à l'heure
00:26:03avec mon estimé collègue
00:26:05de l'épée de Charles X.
00:26:07C'était en 1976, je crois.
00:26:10Donc 50 ans, même endroit, je précise,
00:26:12parce qu'il y a aussi un effet répétitif.
00:26:13Même fenêtre.
00:26:14Même fenêtre, même endroit.
00:26:16Et on peut considérer,
00:26:16quand on voit la fenêtre,
00:26:17qu'ils ne l'ont pas réparée depuis.
00:26:19Parce qu'il faut regarder
00:26:20de manière très visible
00:26:21l'état des huisseries de la fenêtre,
00:26:25le fait que les vitres
00:26:26sont évidemment tout sauf incassables,
00:26:28qu'il n'y a pas de protection du balcon.
00:26:30La vitre pète en quelques secondes.
00:26:34On rentre dans les lieux.
00:26:35Les lieux sont ouverts.
00:26:37Le temps que tout ceci se produise,
00:26:39on repart.
00:26:40Sept minutes, dit le préfet de police.
00:26:41Un peu moins, semble-t-il, en réalité.
00:26:43Ça dépend à partir du moment
00:26:45où c'est le camion qui arrive
00:26:46ou si c'est, on rentre dans la salle.
00:26:47Trois à quatre minutes en réel.
00:26:49Et en fait, la vraie difficulté,
00:26:51c'est le smash and grab.
00:26:52C'est-à-dire qu'avant,
00:26:53on avait des opérations très spécialisées,
00:26:56menées depuis longtemps,
00:26:57on s'enfermait dans le musée,
00:26:58on y restait des heures.
00:26:59Là, ce n'est pas du tout.
00:26:59C'est la violence pure.
00:27:00On rentre, on casse, on sort.
00:27:02C'est valable pour les bijouteries,
00:27:04c'est valable pour les musées.
00:27:06Et on voit ça de plus en plus.
00:27:07Donc, c'est un défaut de préparation remarquable
00:27:10où la responsabilité du musée
00:27:11est très engagée,
00:27:12il faut le dire.
00:27:14La responsabilité du musée.
00:27:15Qui que ce soit dans le musée,
00:27:16la directrice de la sécurité
00:27:17est quelqu'un qui a une excellente réputation.
00:27:19Elle vient de l'OCRB,
00:27:20l'Office Central de Répression du Banditisme.
00:27:23Elle sait de quoi elle parle.
00:27:24Mais quand vous vous rendez compte
00:27:25qu'en juin dernier,
00:27:26ce sont les agents du musée
00:27:27qui se sont mis en grève
00:27:28pour défaut de sécurité,
00:27:30manque de personnel,
00:27:31dégradation des moyens,
00:27:33fuite un peu partout,
00:27:34système d'ascenseur en panne,
00:27:36et j'en passe,
00:27:36vous vous rendez compte
00:27:37de l'état de dégradation exceptionnelle
00:27:40de ce musée fleuron national,
00:27:43symbole,
00:27:44et symbole parmi les symboles,
00:27:45les joyaux de la couronne.
00:27:46Voilà,
00:27:47Maître Toledadon,
00:27:47c'est un peu les pieds nickelés,
00:27:48cette histoire quand même.
00:27:49Non mais les 500 000 euros
00:27:50dont on parle,
00:27:51faisons une cache blindée,
00:27:52enfin juste ça par exemple,
00:27:53ça aurait servi à ça.
00:27:54On rappelle 500 000 euros
00:27:55pour refaire un salon de réception
00:27:57et la cuisine à destination
00:27:58à la fois de réception
00:28:00et du personnal.
00:28:00Il y a des très beaux salons,
00:28:01par contre,
00:28:02les whiskeys sont vieilles,
00:28:03on vient d'entendre
00:28:04que ça date de 50 ans,
00:28:05c'est juste hallucinant.
00:28:07C'est vrai que bon,
00:28:08on va quand même expliquer aussi
00:28:09que certainement,
00:28:10on va en parler,
00:28:10ces cambrioleurs sont quand même
00:28:11effectivement très aguerris
00:28:12et ils ont réussi
00:28:14à faire un casse
00:28:15sans qu'il y ait heureusement
00:28:16de blessés,
00:28:17de victimes,
00:28:18de prises d'otages
00:28:18parce qu'un casse,
00:28:20c'est 5 ans un peu plus
00:28:21quand c'est agrafé.
00:28:22Par contre,
00:28:22s'il y avait une prise d'otages
00:28:24ou autre chose,
00:28:24il passait à 20 ans.
00:28:25Donc c'est vrai
00:28:25qu'ils ont tout calculé.
00:28:26Maintenant,
00:28:27c'est impossible
00:28:27de s'imaginer
00:28:28qu'on puisse passer
00:28:28plusieurs minutes
00:28:29avec un monte-charge
00:28:30sur la façade du Louvre
00:28:31sans qu'il y ait
00:28:32quoi que ce soit qui déclenche.
00:28:33On est en train
00:28:34de revoir les images là.
00:28:35Personne ne vient les déranger.
00:28:36C'est ça qui me choque le plus.
00:28:37Absolument,
00:28:37personne ne vient,
00:28:38il n'y a pas quelqu'un
00:28:39de la sécurité
00:28:39qui intervient.
00:28:41Ils sont tranquilles.
00:28:42Juste que le monte-charge,
00:28:42moi c'est cette image
00:28:43qui me dérange,
00:28:44de voir qu'on peut tout seul
00:28:45se retrouver face à face
00:28:47avec les jouets de la Coronne,
00:28:48casser la vitre
00:28:49en quelques minutes
00:28:49et repartir.
00:28:50Encore plus que le monte-charge.
00:28:51Tout ne va pas dans cette affaire.
00:28:53Ou rien ne va.
00:28:55C'est dans le sens
00:28:55que...
00:28:56On va dire une chose,
00:28:57c'est que la sécurité...
00:28:58On va faire le point sur l'enquête.
00:28:59La sécurité du Louvre
00:29:00a en priorité
00:29:01mis à l'abri les visiteurs
00:29:03et a cherché à protéger
00:29:04les visiteurs
00:29:05avant même
00:29:05d'intervenir
00:29:07ou de pouvoir intervenir.
00:29:08Et de prévenir la police.
00:29:10Voilà,
00:29:10et de prévenir la police.
00:29:11Sabrina,
00:29:11justement,
00:29:12puisque vous avez pris la parole,
00:29:13on va d'abord regarder
00:29:14une image en direct
00:29:15si vous voulez bien.
00:29:16C'est l'image du Louvre
00:29:16à l'heure qu'il est.
00:29:17Image en direct
00:29:18qui nous arrive du Louvre.
00:29:21Vous la voyez cette image.
00:29:22Et le Louvre est fermé ce matin
00:29:24contrairement à ce qui avait été annoncé
00:29:25parce que depuis hier
00:29:26on nous a annoncé
00:29:26que le Louvre
00:29:27devait réouvrir à 9h.
00:29:29Eh bien,
00:29:29c'est fermé.
00:29:31Sabrina,
00:29:31on en est où sur l'enquête ?
00:29:32Alors,
00:29:33c'est la BRB,
00:29:33la brigade de répression
00:29:35du banditisme
00:29:36qui est chargée de l'enquête.
00:29:37La police scientifique,
00:29:38elle,
00:29:38elle relève depuis hier
00:29:39toutes les traces,
00:29:40les indices
00:29:41qui peuvent conduire
00:29:43vers les auteurs.
00:29:43On sait par exemple
00:29:44qu'un des gilets jaunes
00:29:45qui était porté par un voleur
00:29:47a été retrouvé
00:29:47par les enquêteurs.
00:29:49Pour cette affaire,
00:29:50c'est l'ensemble
00:29:50des brigades centrales
00:29:52de la préfecture de police
00:29:53qui sont mobilisées.
00:29:54Il faut compter
00:29:54environ une soixantaine
00:29:56d'enquêteurs.
00:29:57Alors,
00:29:57côté piste,
00:29:57la procureure de Paris,
00:29:58Laure BQO,
00:29:59a évoqué la possibilité
00:30:01de commanditaires
00:30:01et de petites mains
00:30:02au sein d'un groupe criminel.
00:30:04La piste de l'ingérence étrangère,
00:30:07elle n'est pas privilégiée,
00:30:08ce stade,
00:30:09elle n'est pas pour autant écartée.
00:30:10Il s'agirait plutôt
00:30:11d'un vol
00:30:11lié au grand banditisme
00:30:13avec deux objectifs,
00:30:15soit avoir agi
00:30:16pour un commanditaire,
00:30:18soit avoir obtenu
00:30:19ces pierres précieuses
00:30:20pour commettre
00:30:20des opérations
00:30:21de blanchiment.
00:30:22En attendant,
00:30:23une enquête,
00:30:23elle est ouverte
00:30:24pour vol en bande organisée
00:30:27et association
00:30:27de malfaiteurs
00:30:28en vue de commettre
00:30:29un crime.
00:30:30Philippe Ballard,
00:30:30ce n'est pas une surprise
00:30:31ce qui s'est passé
00:30:33parce que visiblement
00:30:33vous préparez un rapport,
00:30:35c'est ça qui va être rendu
00:30:36début novembre ?
00:30:36C'est un rapport
00:30:37de la Cour des comptes
00:30:37qui va être publié
00:30:39début novembre.
00:30:40Vous avez lu déjà ?
00:30:41Il y a les grandes lignes,
00:30:42ça commence à fuiter
00:30:43dans la presse
00:30:44parce que,
00:30:45si on fait par exemple
00:30:46un point de comparaison
00:30:47avec les 497 000 euros
00:30:49de cette salle de réception
00:30:51et de cette cuisine,
00:30:51dans le rapport
00:30:51de la Cour des comptes,
00:30:52il est noté
00:30:53qu'il y a seulement
00:30:54un tiers des salles
00:30:55des musées du Louvre
00:30:56qui ont une caméra
00:30:57de surveillance.
00:30:58Un tiers,
00:30:59d'accord ?
00:31:00Et que 200 emplois,
00:31:01ce que disait Alain Bauer.
00:31:01Ça coûte 30 euros
00:31:02une caméra de surveillance.
00:31:03Je ne sais pas
00:31:04si vous en avez un peu plus.
00:31:05Mais non,
00:31:05vous les installez chez vous,
00:31:06ça ne coûte rien.
00:31:08C'est dérivoire,
00:31:08on met en parallèle avec ça.
00:31:10Et ce que disait Alain Bauer,
00:31:11il y a eu 200 postes
00:31:12de supprimés au Louvre,
00:31:14équivalent en plein,
00:31:15comme on dit,
00:31:15la plupart pour la sécurité.
00:31:18Voilà,
00:31:18donc là maintenant,
00:31:19on paye les pots cassés.
00:31:19Dans ce rapport
00:31:20de la Cour des comptes
00:31:21qui sera publié début novembre,
00:31:22je pense qu'il y en a
00:31:23qui ont du souci à se faire.
00:31:24Mais vous savez,
00:31:24ce qui est dingue,
00:31:25c'est que ce n'est pas
00:31:25que ce musée.
00:31:28En fait,
00:31:28c'est le cas partout.
00:31:29Au soir naturel,
00:31:29on a volé des heures.
00:31:30À Limoges,
00:31:31on a volé des pièces précieuses
00:31:33en porcelaine.
00:31:34Voilà,
00:31:34et puis on pourrait multiplier
00:31:35les exemples.
00:31:36Parce que quand vous disiez
00:31:37tout à l'heure,
00:31:37quand je disais
00:31:38que rien n'est tenu,
00:31:38par exemple,
00:31:39les vols de cuivre,
00:31:40quand ça met
00:31:41des TGV à l'arrêt.
00:31:42Mais c'est aussi un symbole
00:31:43de la déliquescence du pays.
00:31:45Voilà.
00:31:45Vous parliez des musées
00:31:46qui ont été cambriolants.
00:31:47On va revenir sur cet automne,
00:31:48justement,
00:31:49où vraiment,
00:31:49il s'est passé beaucoup de choses
00:31:50assez terribles
00:31:51concernant les vols
00:31:52dans les musées.
00:31:52Regardez.
00:31:53Ces dernières semaines,
00:31:55plusieurs musées français
00:31:56ont vu disparaître
00:31:57des trésors.
00:31:58À Limoges,
00:31:59dans la nuit du 3 au 4 septembre,
00:32:01deux plateaux chinois
00:32:02et un vase classé
00:32:03trésors nationaux
00:32:04ont été dérobés
00:32:05au musée Adrien Duboucher
00:32:07pour un préjudice
00:32:08estimé à 6 millions
00:32:09et demi d'euros.
00:32:10Quelques jours plus tard,
00:32:12dans la nuit du 15 au 16 septembre
00:32:14à Paris,
00:32:14les voleurs du muséum
00:32:16d'histoire naturelle
00:32:17s'emparent de plusieurs
00:32:17pépites d'or
00:32:18des 18 et 19e siècles,
00:32:20dont une de 5 kilos.
00:32:22Grâce à un chalumeau,
00:32:24ils percent une vitrine blindée
00:32:25et repartent avec un butin
00:32:26de 600 000 euros.
00:32:28Enfin, en Corrèze,
00:32:29le musée Jacques Chirac
00:32:30à Saran
00:32:31a subi de cambriolage
00:32:32en 48 heures,
00:32:33les 12 et 13 octobre.
00:32:35Un premier braquage raté,
00:32:37puis un vol d'objets diplomatiques
00:32:38et de bijoux
00:32:39pour un préjudice
00:32:40dépassant 1 million d'euros.
00:32:42Selon les enquêteurs,
00:32:43ces vols pourraient être liés
00:32:44à un marché noir
00:32:45international de l'art.
00:32:47Les enquêtes,
00:32:48elles,
00:32:48se poursuivent.
00:32:49Alors, on est en direct
00:32:51avec Cyril Carden,
00:32:52qui est ancien officier
00:32:53de renseignement
00:32:53et président d'Arkane Risk.
00:32:55C'est justement
00:32:55votre domaine d'action,
00:32:57Cyril Carden,
00:32:58ces opérations de protection.
00:33:00Aujourd'hui,
00:33:01on a un peu le sentiment
00:33:02que nos musées en France
00:33:02sont des passoires.
00:33:03Oui, c'est une impression
00:33:06qu'on peut avoir,
00:33:07mais je voudrais dire,
00:33:08si j'avais des trucs à dire
00:33:09sur ce qui s'est passé
00:33:10ce week-end,
00:33:11c'est vraiment,
00:33:12à ce stade,
00:33:14si on veut être direct,
00:33:15quand on subit un échec
00:33:16aussi total,
00:33:17on ne peut pas dire,
00:33:18comme on l'entend,
00:33:19et même sur la com'
00:33:20d'un peu tout le monde,
00:33:21qu'on a été surpris,
00:33:22en fait.
00:33:22La surprise,
00:33:23ce n'est pas une excuse
00:33:24en termes de sécurité.
00:33:25Par définition,
00:33:26il n'y a aucun malfaiteur
00:33:27qui prévient avant,
00:33:28qui renvoie une carte de visite,
00:33:30qui donne ses modes d'action.
00:33:31Le but du jeu de la sécurité,
00:33:33c'est quand même
00:33:33générer des idées
00:33:35sur l'imprévu,
00:33:37et c'est le métier
00:33:37de la sécurité.
00:33:38Et donc, dans ce cadre-là,
00:33:39il y a vraiment
00:33:39cinq points à mettre en avant.
00:33:41C'est qu'ici,
00:33:41on constate
00:33:42une véritable vulnérabilité systémique,
00:33:45parce que ce n'est pas
00:33:45un cambriolage, en fait.
00:33:46C'est une véritable démonstration
00:33:48de failles combinées
00:33:49les unes aux autres.
00:33:52Protégées sans dénaturer,
00:33:53c'est-à-dire que c'est compliqué,
00:33:55effectivement,
00:33:56de protéger des musées
00:33:57et de protéger
00:33:58le patrimoine français.
00:34:00Mais il y a quelque chose,
00:34:01en fait,
00:34:01qu'on n'aborde pas
00:34:02et qu'on voit souvent à l'étranger,
00:34:04notamment dans le monde du luxe,
00:34:06qui est pourquoi
00:34:06on ne met pas des copies.
00:34:08Pourquoi on ne met pas ?
00:34:08Alors, OK,
00:34:09les gens,
00:34:09ils veulent voir le papier réel.
00:34:10Ça, c'est différent.
00:34:10On a envie de voir l'original
00:34:12en même temps.
00:34:12On n'a pas envie
00:34:12de voir les copies.
00:34:13Oui, je le comprends,
00:34:14mais vous allez en Suisse
00:34:15voir le plus grand magasin Rolex.
00:34:17Vous n'avez que des copies.
00:34:19Oui, mais ce n'est pas pareil.
00:34:20Parfois, on ne va pas comparer
00:34:21des Rolex
00:34:22aux joyeux de la couronne.
00:34:24Je suis d'accord,
00:34:25mais si on veut faire
00:34:26un peu de sécurité,
00:34:27en tout cas,
00:34:28il y a certains objets
00:34:28qui pourraient l'être.
00:34:30Et enfin,
00:34:31pour ce qui est de la sécurité,
00:34:32qui, pour mon goût,
00:34:33a été peut-être
00:34:34un peu trop théorique,
00:34:36la sécurité,
00:34:37en fait,
00:34:37elle ne se décrète pas,
00:34:38elle se teste,
00:34:39elle se renouvelle régulièrement.
00:34:41Alors oui,
00:34:41les audits ont été faits,
00:34:42mais on apprend que les audits
00:34:43ont mis quasiment un an
00:34:44pour rédiger un rapport,
00:34:46que maintenant,
00:34:46on rentre sur des marchés publics.
00:34:48Tout ça,
00:34:48c'est très compliqué.
00:34:49On a effectivement
00:34:50le signal du Muséum
00:34:51d'Histoire Naturelle
00:34:52en septembre.
00:34:53Les vulnérabilités,
00:34:54donc, étaient là.
00:34:55Elles sont connues
00:34:55depuis longtemps.
00:34:56Alors,
00:34:56qu'est-ce qu'on fait ?
00:34:57Est-ce qu'elles sont testées ?
00:34:59Est-ce qu'il y a un budget
00:35:00qui est derrière ?
00:35:01Est-ce que le budget,
00:35:02il n'est pas renouvelé ?
00:35:03Il n'est pas affilié,
00:35:05effectivement,
00:35:05à la mise en place
00:35:07de la sécurité ?
00:35:07Mais Cyril Cardone,
00:35:08vous avez regardé les images.
00:35:10Vous avez vu cette nacelle
00:35:13qui a été montée
00:35:14jusqu'à la fenêtre.
00:35:15Vous avez vu cette fenêtre
00:35:15qui a été démontée.
00:35:16Vous les avez vues rentrées
00:35:17également dans le musée
00:35:18parce qu'il se trouve
00:35:18qu'on a des images
00:35:19de quasiment tout.
00:35:20Qu'est-ce qui vous choque,
00:35:21vous, en tant qu'experts
00:35:22de sécurité ?
00:35:23Est-ce que vraiment,
00:35:24pour vous,
00:35:24il y a des failles terribles
00:35:25qui auraient dû être
00:35:26à l'avance ?
00:35:30Je vais y arriver,
00:35:31je ne trouve pas le mot.
00:35:32Qui auraient dû être
00:35:32résolues à l'avance.
00:35:34La première chose
00:35:35en termes de sécurité,
00:35:36c'est qu'on élargit
00:35:36le périmètre.
00:35:37Donc, comment ça se fait
00:35:38qu'un véhicule puisse monter
00:35:39sur le trottoir ?
00:35:39C'est la première des choses.
00:35:41Comme l'a dit Alain Bauer,
00:35:42c'est par la même fenêtre
00:35:43il y a à peu près 50 ans
00:35:44qu'on a eu un cambriolage.
00:35:45Elle n'a pas l'air
00:35:45d'avoir été vraiment transformée.
00:35:48Il existe maintenant
00:35:49des moyens technologiques
00:35:50et il existe des moyens humains
00:35:52qu'on peut mettre
00:35:52très rapidement en place
00:35:53sans dégrader l'infrastructure
00:35:55qui est peut-être protégée
00:35:56parce que c'est un monument historique.
00:36:00Bref, en fait,
00:36:00il n'y a rien qui a été fait.
00:36:02Et ça se voit
00:36:04puisqu'il suffit de suivre
00:36:05les réseaux sociaux
00:36:06pour voir la multiplicité
00:36:08de gags
00:36:08et de jeux comiques
00:36:09qui sont mis en place
00:36:10pour montrer l'inadéquation
00:36:12de ce périmètre de sécurité
00:36:14qui n'existe pas en fait.
00:36:16Merci Cyril Carden.
00:36:16Merci d'avoir été avec nous
00:36:18pour cet éclairage.
00:36:19Sabrina,
00:36:19est-ce que vraiment
00:36:19il n'y a rien qui a été fait
00:36:20dans ce musée ?
00:36:21Je ne dirais pas
00:36:22qu'il n'y a rien qui a été fait
00:36:23mais il faut savoir quand même
00:36:24qu'ils ont bien,
00:36:25ce sont des professionnels,
00:36:26ils ont prévu le coup
00:36:277 minutes pour faire
00:36:29ce cambriolage.
00:36:30Ça montre l'expérience
00:36:32de ces voleurs.
00:36:33Et puis ils ont profité
00:36:34du fait qu'il y a
00:36:34beaucoup de travaux
00:36:35au Louvre.
00:36:36Et c'est pour ça
00:36:37que c'est passé incognito.
00:36:38Ils étaient avec leurs
00:36:39gilets jaunes et oranges,
00:36:41il y avait le monte-charge,
00:36:42la nacelle,
00:36:43ils sont allés très vite,
00:36:44ils étaient très sûrs d'eux,
00:36:44ils avaient fait un reparage
00:36:45bien sûr avant.
00:36:47Donc ils ont été efficaces aussi.
00:36:49Voilà, il faut le dire.
00:36:51Ça a été efficace,
00:36:52Alexis Isard,
00:36:52et la sécurité a été inefficace.
00:36:54Ça c'est forcément assez,
00:36:56ils sont partis avec les bijoux.
00:36:57Mais le grand banditisme,
00:36:58ça date toujours
00:36:59au niveau de sécurité des lieux.
00:37:00Là, il est évident
00:37:01que le niveau de sécurité
00:37:02n'était pas à la hauteur.
00:37:03Maintenant, le plan de rénovation,
00:37:05et ça a été détaillé
00:37:06par la ministre de la Culture
00:37:07ce matin,
00:37:07le plan de rénovation du Louvre,
00:37:09c'est 800 millions
00:37:10qui sont mobilisés.
00:37:10Alors c'est long
00:37:11parce qu'aujourd'hui,
00:37:12les débuts des travaux
00:37:13devraient commencer en 2020.
00:37:14Au début,
00:37:14on est sur les appels à projets,
00:37:16les concours d'urbanisme
00:37:19pour sélectionner les entreprises
00:37:20parce que c'est comme ça
00:37:21que ça fonctionne
00:37:21quand on fait les marchés publics.
00:37:22C'est pour ça que c'est très long
00:37:24parce que c'est des appels publics.
00:37:26L'inauguration,
00:37:26c'est 2031.
00:37:27Alors effectivement,
00:37:27c'est long,
00:37:28mais ça fait longtemps
00:37:29qu'on n'avait pas investi
00:37:29dans ce musée
00:37:33qui reçoit,
00:37:34je crois que c'est
00:37:359 millions de visiteurs par jour.
00:37:37Il est adapté
00:37:39à à peine la moitié.
00:37:40Donc évidemment,
00:37:40aujourd'hui,
00:37:41le bâtiment,
00:37:41il explose.
00:37:41C'est un bâtiment qui est historique.
00:37:42C'est pour ça que là,
00:37:43vous mettez le prix
00:37:44de la rénovation des cuisines.
00:37:45Tout coûte cher
00:37:46quand on arrive là-dedans
00:37:46parce qu'il faut faire super attention
00:37:47à toute la structure
00:37:48de ce bâtiment
00:37:49qui a plus de 800 ans.
00:37:50Donc effectivement,
00:37:51on ne peut pas se satisfaire
00:37:52quand on voit
00:37:53à quel point
00:37:53les bandits sont rentrés
00:37:55dans le musée.
00:37:57Ça, c'est terrible,
00:37:58je trouve,
00:37:59le fait qu'ils soient rentrés
00:37:59par la même fenêtre
00:38:00que lors du dernier.
00:38:03Ce n'est pas qu'ils sont très malins,
00:38:04c'est qu'on est très cons.
00:38:05Excusez-moi,
00:38:06ce n'est pas qu'ils sont malins.
00:38:08Franchement,
00:38:08il y a une fenêtre
00:38:09dont on se sert
00:38:10pour faire un cambriolage
00:38:11et on ne la renforce pas.
00:38:12Baladez-vous dans Paris.
00:38:13Excusez-moi,
00:38:13on est très cons.
00:38:14Baladez-vous dans Paris.
00:38:15Il y a des travaux
00:38:15absolument partout.
00:38:16Moi, je pense que les gens
00:38:17qui sont passés à côté
00:38:18de cette nacelle
00:38:18ont cru que c'était des travaux
00:38:19que je vous parle de la fenêtre.
00:38:20C'est l'illusion.
00:38:21Je vous parle de la fenêtre.
00:38:22La fenêtre,
00:38:23elle a servi déjà
00:38:25la fenêtre
00:38:25à rentrer dans le Louvre
00:38:26et à faire un cambriolage.
00:38:27J'ai du mal à croire
00:38:28qu'elle n'ait pas été réparée
00:38:28depuis 50 ans.
00:38:29Elle a été mal réparée.
00:38:30Je n'ai pas été contrôlé.
00:38:32Normalement,
00:38:32quand il y a des travaux,
00:38:34le moindre véhicule
00:38:35doit être soumis
00:38:36à autorisation.
00:38:37On est en pleine zone touristique
00:38:38en plus.
00:38:39C'est vraiment une zone...
00:38:39C'est sûr qu'on a plus de chances
00:38:40d'être flashé
00:38:41quand on est dans le couloir
00:38:41des bus en face du Louvre
00:38:43que quand on arrive
00:38:49à contresens
00:38:51et apparemment,
00:38:51ça passe crème.
00:38:52Il n'y a pas de souci.
00:38:54C'est dimanche matin,
00:38:559h30.
00:38:56Oui,
00:38:56mais justement,
00:38:57il y a encore moins de monde.
00:38:58Normalement,
00:38:59il y a encore moins de monde.
00:39:00Ça se remarque,
00:39:01un camion qui remonte
00:39:02en sens inverse.
00:39:02Il y a des caméras
00:39:04avec assistance IA.
00:39:07Normalement,
00:39:07il y a des alarmes
00:39:07qui auraient dû être déclenchées.
00:39:08Il y a des alertes.
00:39:09Les alarmes ont été déclenchées.
00:39:10Il y a des alertes de sécurité.
00:39:12Yves-Tolédanon,
00:39:12un mot et puis après,
00:39:13on va parler des églises
00:39:14parce que les églises aussi,
00:39:15quand même,
00:39:15en ce moment,
00:39:16elles sont attaquées.
00:39:16On n'arrive pas
00:39:17à surveiller nos musées.
00:39:18On n'arrive pas
00:39:18à surveiller nos églises.
00:39:19En fait,
00:39:20c'est la débandade.
00:39:20Excusez-moi.
00:39:21Yves-Tolédanon.
00:39:22Moi,
00:39:22j'ai deux sentiments.
00:39:23J'ai la tristesse
00:39:24et la honte vraiment.
00:39:26La tristesse
00:39:26parce que je ne suis pas certain
00:39:27qu'on va les retrouver.
00:39:28C'est un patrimoine inestimable.
00:39:30Vraiment,
00:39:30je pense qu'on va mettre
00:39:31une croix dessus malheureusement
00:39:32et c'est vraiment triste
00:39:33vraiment de l'imaginer.
00:39:35Deuxièmement,
00:39:35la honte
00:39:35parce que c'est vrai
00:39:36que le monde entier
00:39:37a ouvert sur ça.
00:39:38Les réseaux sociaux
00:39:39s'en donnent un corjois
00:39:40et ça a été rappelé.
00:39:41On est la risée.
00:39:42Encore une fois,
00:39:42imaginez,
00:39:42dans le monde entier,
00:39:43le Louvre.
00:39:44Ils vont raconter
00:39:45la façon dont ça s'est déroulé.
00:39:47On passe vraiment
00:39:48pour des abéciles
00:39:48et ça,
00:39:49ça fait de la peine
00:39:49quand on est français.
00:39:50Exactement.
00:39:50Alors,
00:39:50nos musées sont cambriolés,
00:39:52plusieurs de nos églises saccagées.
00:39:53Je voudrais vous montrer
00:39:53une image
00:39:54qui est une image
00:39:55de ce week-end.
00:39:56C'est l'image
00:39:57de Saint-Hilaire du Harcouet.
00:39:59C'est dans la Manche.
00:40:00Une église,
00:40:00regardez,
00:40:01a été profanée
00:40:02et là,
00:40:02c'est loin d'être
00:40:03la première.
00:40:04On vous montre régulièrement
00:40:05ce type d'image.
00:40:07Celle-ci a été diffusée
00:40:07sur les réseaux sociaux.
00:40:08C'est la statue
00:40:09du Sacré-Cœur de Jésus
00:40:10qui a été retrouvée
00:40:11brisée en mille morceaux au sol.
00:40:13Le père qui est dans cette église
00:40:14qui s'appelle
00:40:14le père Benoît Lemieux
00:40:15se dit sidéré
00:40:17par cet acte
00:40:18et on l'est aussi
00:40:19mais on a du mal
00:40:19à tout protéger.
00:40:21Écoutez Rachida Dati
00:40:22justement
00:40:22qui parlait d'un plan
00:40:23de protection des églises
00:40:24c'était ce matin
00:40:25avec Pascal Praud.
00:40:27Rappelez-vous
00:40:27quand je demande
00:40:28un plan pour protéger,
00:40:30restaurer,
00:40:31sauver les églises ?
00:40:32Les vols dans les églises
00:40:33c'est de plus en plus important.
00:40:34Je demande un plan
00:40:35de protection des églises
00:40:36et qu'est-ce que j'ai demandé ?
00:40:38J'ai demandé
00:40:38est-ce que sur les 10 millions,
00:40:4012 millions de visiteurs
00:40:40que nous allons avoir
00:40:41à Notre-Dame
00:40:42est-ce qu'on ne peut pas
00:40:42prélever 5 euros par visiteur ?
00:40:45Pas les fidèles,
00:40:46pas les paroissiens,
00:40:475 euros.
00:40:48Avec ça,
00:40:48je sécurise
00:40:49et je protège
00:40:50toutes les églises de France
00:40:51en l'espace de deux ans.
00:40:52J'ai fait le calcul là-dessus.
00:40:54Évidemment,
00:40:54repolémique.
00:40:55Mais on a une responsabilité.
00:40:57Est-ce qu'on veut garder
00:40:59les valeurs françaises,
00:40:59notre culture,
00:41:00notre patrimoine
00:41:01ou est-ce qu'on n'a pas envie ?
00:41:02Et donc aujourd'hui,
00:41:03la protection du patrimoine
00:41:05et la sécurisation,
00:41:06c'est un enjeu important
00:41:07qui coûte beaucoup d'argent
00:41:08parce que nous sommes un pays
00:41:10où évidemment nous avons
00:41:11énormément de patrimoine historique.
00:41:13S'agissant du Louvre,
00:41:15je vais vous dire,
00:41:16c'est 2200 agents.
00:41:17La moitié,
00:41:17c'est que de la sécurité.
00:41:19Que des agents dédiés
00:41:20à la sécurité.
00:41:21Il y en a moins qu'avant ?
00:41:23J'ai entendu une personne
00:41:24dire qu'il y avait moins
00:41:25de personnel de la sécurité
00:41:27mais ils vous disent
00:41:28qu'on en veut plus.
00:41:31Ce n'est pas qu'il y en a moins.
00:41:32Ils en veulent plus.
00:41:33Il n'y en a pas
00:41:33qui ont été supprimés
00:41:34par exemple ces dernières années.
00:41:35Il y a 35 heures.
00:41:36Non mais attendez,
00:41:37d'abord c'est une organisation
00:41:39puis je vais vous dire
00:41:39quelque chose de très simple
00:41:40sur le musée du Louvre.
00:41:41Le musée du Louvre,
00:41:43quand il est conçu,
00:41:44il n'est pas conçu
00:41:44pour recevoir
00:41:4510 millions de visiteurs.
00:41:46Il n'est pas confronté
00:41:47aux nouvelles formes
00:41:48de délinquance,
00:41:49aux intrusions.
00:41:50Là, c'est un vol
00:41:51spectaculaire.
00:41:52mais les intrusions,
00:41:53les dégradations,
00:41:55la sur-occupation,
00:41:59c'est une réalité.
00:42:01Alors ce qu'elle dit,
00:42:02c'est sans doute très,
00:42:02il n'est pas conçu pour ça.
00:42:03Forcément,
00:42:04quand il a été créé,
00:42:06ce n'était pas fait pour ça.
00:42:06Mais la vraie question,
00:42:07c'est pourquoi est-ce
00:42:08qu'on ne l'a pas adapté
00:42:08depuis, Sabrina ?
00:42:09C'est quand même
00:42:09deux choses très différentes
00:42:10dont elle parle.
00:42:11Parce que d'un côté,
00:42:12vous avez le musée,
00:42:13mais le musée du Louvre,
00:42:14il a toujours été en danger.
00:42:15Il a toujours fait l'objet
00:42:17de potentiels cambriolages.
00:42:19Et voilà,
00:42:20donc à côté de ça,
00:42:21vous avez le carnage,
00:42:23le saccage des églises.
00:42:24Et ça,
00:42:24c'est un phénomène nouveau.
00:42:25Il y a encore cinq ans,
00:42:26on n'avait pas ce phénomène.
00:42:28Donc,
00:42:28c'est véritablement
00:42:29pas la même chose.
00:42:30Et un phénomène
00:42:30dont pas grand monde ne parle,
00:42:32Thomas Bonnet,
00:42:32c'est vrai que nous,
00:42:33on montre ces images.
00:42:33Je ne suis pas sûr
00:42:34qu'on les voit sur d'autres chaussures.
00:42:35On ne les voit jamais.
00:42:36Il faut dire les choses.
00:42:37Et en fait,
00:42:37ce qui relie quand même
00:42:38à chaque fois,
00:42:39en tout cas le Louvre
00:42:40et les églises,
00:42:41même si ce sont des cas différents,
00:42:42c'est que c'est la France
00:42:43qui est visée.
00:42:44C'est la France
00:42:44qui est défigurée
00:42:45à chaque fois qu'on s'en prend
00:42:46au patrimoine de la France,
00:42:47des églises.
00:42:48C'est le pays entier
00:42:49qui est touché.
00:42:49Et donc,
00:42:50on est tous très meurtris.
00:42:51En tout cas,
00:42:52moi,
00:42:52je le suis quand je vois ces images.
00:42:54Et encore une fois,
00:42:54vous savez,
00:42:55le budget,
00:42:56ce sont des choix politiques.
00:42:56C'est-à-dire que l'argent,
00:42:57il y en a.
00:42:57C'est-à-dire qu'il faut juste
00:42:58le décider où on le met.
00:43:00Moi, par exemple,
00:43:01je vous le dis,
00:43:02est-ce qu'on est encore en mesure
00:43:03d'aller aider des pays
00:43:04dans le cadre de l'aide publique
00:43:05au développement,
00:43:13quand on a de l'argent ?
00:43:14Commençons peut-être
00:43:15à réallouer l'argent chez nous.
00:43:16Je ne suis pas sûr
00:43:17que Mathias Leboeuf,
00:43:17l'homme de gauche,
00:43:18est le même avis.
00:43:20Je suis un homme de culture,
00:43:21quand même.
00:43:23Je ne m'empêche pas l'autre.
00:43:24L'homme de gauche est de culture.
00:43:26Oui.
00:43:27Ça arrive.
00:43:28Bien évidemment.
00:43:29Non, mais ça me rend triste.
00:43:30Je suis d'accord
00:43:31avec ce que dit Thomas.
00:43:32Vous êtes d'accord
00:43:32sur le fait qu'avant
00:43:33d'aller aider les autres,
00:43:35c'est qu'ils ont.
00:43:35C'est des budgets différents.
00:43:37C'est-à-dire que c'est des raccourcis
00:43:38qui, à mon avis,
00:43:39sont un peu rapides.
00:43:39C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire
00:43:41ce qu'on investit
00:43:43dans le développement.
00:43:43C'est de l'argent.
00:43:44Non, mais...
00:43:44Oui, c'est de l'argent.
00:43:45Non, non, non.
00:43:46Parce que c'est l'aide
00:43:47au développement économique.
00:43:48Alors, pardon,
00:43:48je vous fais une parenthèse,
00:43:49mais est-ce qu'il est normal
00:43:50que tous les ans,
00:43:50on donne 120 millions d'euros
00:43:52à la Chine
00:43:52pour l'aider à se développer
00:43:53économiquement ?
00:43:54Non, mais...
00:43:54800 millions à l'Algérie
00:43:55qui refusent de reprendre
00:43:56ses OQTF.
00:43:57Donc, l'an passé,
00:43:59le gouvernement avait,
00:44:00enfin, touché par la grâce,
00:44:02commencé à réduire ses sommes.
00:44:03Mais on ne va pas assez loin.
00:44:05Mais c'est des milliards.
00:44:06Attention,
00:44:07ce n'est pas trop francis sous.
00:44:08C'est des milliards
00:44:09qui sont donnés
00:44:09à l'aide au développement économique
00:44:11pour des pays
00:44:12qui soient soit
00:44:13en confiance frontale avec nous,
00:44:15soit nous crachent à la figure.
00:44:16Vous savez très bien
00:44:16que quand on donne
00:44:17120 millions à la Chine
00:44:18pour l'aide au développement,
00:44:20en fait,
00:44:21ces 120 millions
00:44:21qu'on donne à la Chine,
00:44:22il y a des contreparties.
00:44:24Il n'y en a pas beaucoup.
00:44:25Mais c'est des bulles
00:44:26qui sont faites.
00:44:26Franchement, je peux vous raconter,
00:44:28j'ai fait un voyage parlementaire
00:44:29en décembre 2023.
00:44:30C'est pas aussi simple
00:44:30que les responsables chinois
00:44:31trouvaient très sympathique
00:44:32qu'eux subventionnent
00:44:34leurs voitures électriques
00:44:35et vont nous inonder
00:44:36comme les panneaux photovoltaïques.
00:44:37C'était l'antiste Renault.
00:44:38Ils ne peuvent pas.
00:44:39D'accord ?
00:44:39Sinon, la commission...
00:44:40Et ils nous regardaient
00:44:41en nous disant
00:44:42c'est sympa
00:44:43parce que vous, en plus,
00:44:44vous les subventionnez
00:44:44une deuxième fois à l'achat.
00:44:46Voilà, c'est ça.
00:44:48Ce que je voulais dire,
00:44:50c'est qu'il y a quand même
00:44:51une différence entre le vol.
00:44:54Premièrement,
00:44:54les églises sont soumises
00:44:56au vol de mobilier purgique.
00:45:00Ce n'était pas que des tableaux.
00:45:02Et puis, le saccage.
00:45:02Le saccage, c'est encore autre chose.
00:45:04Moi, je suis stupéfait
00:45:06de voir que...
00:45:07Moi, je vais vous dire
00:45:08que ça ne me choquerait pas
00:45:08quand on installe des caméras
00:45:09dans les églises.
00:45:10Oui, mais c'est triste.
00:45:11C'est en arrivé là.
00:45:11Non, mais d'accord.
00:45:12C'est triste, on est arrivé là.
00:45:13Mais au moins,
00:45:13si ça peut protéger
00:45:14et si ça peut empêcher
00:45:15des saccages,
00:45:16ce n'est pas très grave.
00:45:17C'est vrai que des surveillants,
00:45:19des gardiens
00:45:19à l'entrée des églises,
00:45:20ça, ça me choque un peu plus
00:45:21parce que par définition,
00:45:22ce n'est pas ça.
00:45:22C'est toujours ouvert.
00:45:23Mais bon, s'il faut, il faut.
00:45:24Mais déjà, commencer
00:45:25par mettre des caméras
00:45:25dans les églises,
00:45:26je pense qu'on pourrait commencer.
00:45:27Mais il faut de l'argent pour faire ça.
00:45:28Le vol, vous pouvez avoir
00:45:30un motif financier.
00:45:33Oui, il n'y en a pas du bien
00:45:33pour le vol, pour le musée.
00:45:34Le saccage.
00:45:35Le saccage.
00:45:35Là, c'est du saccage.
00:45:36On va revoir.
00:45:36Il n'y a aucun n'a pas du bien.
00:45:38Filez le mal à moi.
00:45:40Non, mais c'est une dérive.
00:45:41Le mot...
00:45:41Regardez, ça, c'est du saccage.
00:45:42C'est du vandalisme.
00:45:44Il faut mettre tout sous protection.
00:45:52Pourquoi font-ils ça ?
00:45:53Parce que des images comme ça,
00:45:54terribles, vous en montrez...
00:45:55Bien sûr.
00:45:56J'ai envie de dire, malheureusement,
00:45:57vous faites très bien de le faire,
00:45:58mais malheureusement, souvent,
00:45:59mais on n'interpelle jamais.
00:46:00C'est une question que je vous pose.
00:46:01Je n'ai pas la réponse.
00:46:01C'est une bonne question.
00:46:03Et qu'est-ce qui les motive, en fait ?
00:46:04C'est ça qu'il faut.
00:46:05On va regarder, peut-être.
00:46:06Et puis, ce serait bien,
00:46:06demain ou après-demain,
00:46:07qu'on fasse un petit point
00:46:08sur les différents saccages d'églises
00:46:09qu'il y a eu ces derniers temps.
00:46:10Et qu'on voit ce qu'il y a eu derrière,
00:46:12si les gens ont été arrêtés
00:46:13et à quoi ils ont été condamnés ?
00:46:14Ils sont arrêtés, mais pas avant.
00:46:15Condamnés.
00:46:16Voilà.
00:46:16Donc, c'est intéressant, Sabrina.
00:46:17On fait ça demain ou après-demain ?
00:46:18Avec plaisir.
00:46:19Allez, c'est bon.
00:46:19Il y a du boulot.
00:46:20C'est bon.
00:46:20Merci, Sabrina.
00:46:21Tiens, autre sujet que je voulais aborder,
00:46:23je voulais parler de ce compte Instagram
00:46:24qui s'appelle Naturalisation Facile.
00:46:27Alors, c'est un guide, en fait,
00:46:28pour les étrangers,
00:46:29pour les aider à se naturaliser,
00:46:30à devenir français.
00:46:32On y trouve différents grands thèmes
00:46:33que l'on peut retrouver
00:46:34dans les thèses de naturalisation.
00:46:36Pourquoi pas ?
00:46:36Mais surtout, on vous donne
00:46:37les réponses toutes faites.
00:46:38Les réponses qu'il faut faire
00:46:39pour vous aider.
00:46:40Donc, c'est mentir pour devenir français.
00:46:41Vous allez voir.
00:46:42C'est super pratique et c'est facile.
00:46:43Regardez.
00:46:45Réussir son entretien de naturalisation
00:46:46pour seulement 30 euros,
00:46:48c'est ce que propose
00:46:49ce compte Instagram
00:46:50Naturalisation Facile.
00:46:52Un mode d'emploi détaillé,
00:46:53mais est-ce légal ?
00:46:55Assez largement,
00:46:56elles sont dans le champ légal.
00:46:58Il est possible que parfois
00:46:59elles soient dans la zone grise,
00:47:00mais en tout cas,
00:47:00ça n'a rien d'illicite
00:47:02à ma connaissance.
00:47:03Même si cette pratique
00:47:04n'est pas pénalement répréhensible,
00:47:05elle fait néanmoins débat.
00:47:07Notamment pour son contenu,
00:47:09on y retrouve des thèmes sensibles
00:47:10comme l'assassinat de Samuel Paty,
00:47:12l'attentat de Charlie Hebdo
00:47:13ou encore le conflit
00:47:15israélo-palestinien.
00:47:16Un point porte aussi à confusion,
00:47:18celui de ne pas mentir.
00:47:20Pourtant, le guide propose
00:47:21des réponses toutes faites
00:47:22qui ne correspondraient pas
00:47:24aux convictions
00:47:24de la personne interrogée.
00:47:26Le guide, à ma connaissance,
00:47:27n'incite pas ouvertement,
00:47:31explicitement à mentir,
00:47:32mais il est évident que
00:47:33lorsqu'on fournit clé en main
00:47:35des éléments de réponse
00:47:36à ces débats très brûlants,
00:47:38on comprend que c'est ça
00:47:40qu'il faut dire
00:47:41et donc il peut y avoir
00:47:42une démarche utilitaire
00:47:44de dissimulation,
00:47:46voire même de mensonges.
00:47:47Sur leur site internet,
00:47:49différents types de guides
00:47:50sont à disposition
00:47:51comme la naturalisation
00:47:52par décret, mariage
00:47:53ou encore la circulaire
00:47:55de Bruno Retailleau.
00:47:56Contactez,
00:47:57ce compte Instagram
00:47:57n'a pas répondu
00:47:58à nos sollicitations.
00:48:00Alors Mathieu Devesse,
00:48:01vous êtes plongé
00:48:02dans ce compte Instagram.
00:48:03230 pages tout de même.
00:48:04230 pages ?
00:48:05Ah oui, d'accord.
00:48:06Qu'est-ce qu'on en retire ?
00:48:07Qu'est-ce que vous avez remarqué ?
00:48:08Très vite, très vite,
00:48:09c'est intéressant,
00:48:10le ton est donné.
00:48:11Soyez honnête et transparent.
00:48:12Ne cherchez pas
00:48:13à cacher les informations,
00:48:14surtout si elles figurent
00:48:15déjà dans votre dossier.
00:48:16Les agents apprécient
00:48:17la sincérité.
00:48:18Bon, très bien.
00:48:19Ça c'est bien.
00:48:20Et pourtant,
00:48:20des réponses préconçues
00:48:22sont proposées
00:48:23à des questions
00:48:23très personnelles.
00:48:24Par exemple,
00:48:25regardez,
00:48:25que représente pour vous
00:48:26la citoyenneté française ?
00:48:28La réponse proposée,
00:48:29l'égalité,
00:48:30la liberté,
00:48:31la solidarité.
00:48:32Je souhaite m'engager
00:48:32pleinement dans la société française
00:48:34en participant activement
00:48:35à la vie démocratique,
00:48:36notamment en votant
00:48:37et en suivant l'actualité politique.
00:48:39Je m'implique également
00:48:40dans des actions bénévoles.
00:48:41Alors là,
00:48:41on a une déclaration
00:48:42de bon sentiment en fait,
00:48:43calibrée et formatée.
00:48:45On pourrait penser
00:48:46à une sorte de CV républicain
00:48:48si vous voulez.
00:48:49Et là,
00:48:49on leur dit,
00:48:50voilà ce qu'il faut répondre en fait.
00:48:51C'est ça.
00:48:51C'est les mots,
00:48:52c'est ce qu'il faut mot à mot,
00:48:53c'est ce qu'il faut répondre.
00:48:54C'est ce qu'il réalise.
00:48:55La réponse.
00:48:56Un autre exemple
00:48:56sur des questions de débat
00:48:57et d'actualité.
00:48:58Là aussi,
00:48:59vous allez voir,
00:48:59c'est très intéressant.
00:49:00La mort de Naël,
00:49:01voilà comment elle est présentée,
00:49:02tuée par un policier
00:49:04lors d'un contrôle routier.
00:49:05Là aussi,
00:49:05le choix des mots,
00:49:06c'est intéressant.
00:49:07Un contrôle routier
00:49:07et non un refus d'obtempérer.
00:49:10Et même ici,
00:49:11le ton devient militant.
00:49:12Cet événement,
00:49:13c'est la réponse proposée,
00:49:14a immédiatement suscité
00:49:14une vague de manifestations
00:49:15dans plusieurs villes,
00:49:21souvent tendues
00:49:22entre les forces de l'ordre
00:49:23et les jeunes issus
00:49:23de ces quartiers
00:49:24mettant en lumière
00:49:25des problèmes récurrents
00:49:26de discrimination raciale,
00:49:28de profilage ethnique
00:49:29et de brutalité policière.
00:49:31Là,
00:49:31Jean-Marc Le Ton
00:49:32est clairement accusatoire
00:49:33envers les forces de l'ordre.
00:49:34Donc,
00:49:34sous couvert
00:49:35de préparation officielle
00:49:37pour devenir français,
00:49:38le guide cherche
00:49:39à souffler les bons mots
00:49:40au candidat
00:49:40pour paraître engagé
00:49:41sans être contestataire.
00:49:43Un autre exemple révélateur.
00:49:45Question sur l'extrême droite.
00:49:46Êtes-vous inquiet
00:49:47de l'arrivée potentielle
00:49:48de l'extrême droite
00:49:49au pouvoir ?
00:49:50Là,
00:49:50c'est intéressant,
00:49:50il y a même une photo
00:49:51de Marine Le Pen en dessous
00:49:52et bien sûr,
00:49:53aucune question
00:49:54sur l'extrême gauche.
00:49:55La réponse,
00:49:56mon principal intérêt
00:49:57est de voir des politiques
00:49:57et des leaders
00:49:58qui promeuvent la stabilité,
00:49:59la justice sociale
00:50:00et le respect
00:50:01des droits fondamentaux
00:50:02pour tous les citoyens.
00:50:03Je suis convaincu
00:50:04que la démocratie française
00:50:06est robuste
00:50:06et que les institutions
00:50:07démocratiques
00:50:08sont conçues
00:50:09pour assurer un équilibre
00:50:10et une représentation équitable
00:50:11des intérêts divers
00:50:13de la population.
00:50:14Rapide analyse,
00:50:15un exemple révélateur
00:50:15qui illustre parfaitement
00:50:16l'image finalement
00:50:17du citoyen calme,
00:50:19posée,
00:50:20équilibrée,
00:50:20mais c'est une réponse
00:50:21politiquement neutre,
00:50:23une réponse de façade
00:50:24calibrée pour ne froisser personne.
00:50:26Est-ce que vous voulez
00:50:26un dernier exemple ?
00:50:27Juste politiquement neutre,
00:50:28elle est quand même
00:50:29très entière.
00:50:30La réponse
00:50:31semble politiquement neutre,
00:50:33c'est le fait
00:50:33de poser la question
00:50:34sur l'extrême droite
00:50:35qui n'est pas politiquement neutre.
00:50:36Tout à fait.
00:50:36Avec la photo.
00:50:37Dernier exemple,
00:50:37qui en fait réagir
00:50:38Philippe Ballard
00:50:39qui boue à côté de vous.
00:50:41Ce n'est pas un peu
00:50:42de mouvement effectivement.
00:50:43Que pensez-vous
00:50:44de l'attaque terroriste
00:50:45contre Charlie Hebdo ?
00:50:46Je condamne fermement
00:50:47cet acte de violence.
00:50:48Il est essentiel
00:50:49de défendre la liberté
00:50:50d'expression
00:50:50même lorsque cela implique
00:50:51de traiter des sujets
00:50:52controversés
00:50:53ou de choquer
00:50:54certains segments
00:50:55de la société.
00:50:56Cette réponse aussi
00:50:57est typique d'un discours
00:50:58préparé finalement
00:50:59pour cocher la bonne case
00:51:00de l'assimilation républicaine.
00:51:02Condamnation claire
00:51:03de la violence,
00:51:04défense de la liberté
00:51:05d'expression
00:51:06mais c'est aussi
00:51:06une phrase sans émotions,
00:51:08sans traces personnelles.
00:51:09On sent que ce n'est pas
00:51:09une réflexion spontanée
00:51:11mais une déclaration
00:51:12écrite finalement
00:51:12pour plaire à l'administration.
00:51:14Philippe Ballard,
00:51:15c'est sur Ali ce guide pratique.
00:51:17C'est le moins qu'on puisse dire
00:51:18mais est-ce qu'on sait
00:51:18qui est derrière en fait ?
00:51:19C'est ça.
00:51:20Il se présente,
00:51:21c'est intéressant,
00:51:21il se présente comme
00:51:22des experts spécialisés
00:51:24dans l'accompagnement
00:51:25de démarches
00:51:25de naturalisation en France.
00:51:27Il n'y a pas de blanc
00:51:28dans les 230 pages,
00:51:30aucun nom des auteurs.
00:51:31On les a contactés,
00:51:31on n'a pas encore de réponse.
00:51:33Des experts,
00:51:34qu'est-ce que ça veut dire ?
00:51:34Je n'ai pas la réponse
00:51:35mais c'est toutes ces associations
00:51:36qui sont financées
00:51:37avec de l'argent public
00:51:38et qui amènent à ça.
00:51:39Mais ce qui est intéressant,
00:51:40c'est encore autre chose.
00:51:41Là, ils revendiquent
00:51:42d'avoir vendu
00:51:4210 000 PDF de formation,
00:51:4410 000 PDF à 30 euros pièces.
00:51:45Donc c'est juste
00:51:46une entreprise.
00:51:47C'est une entreprise
00:51:48comme n'importe quel influenceur.
00:51:49C'est comme n'importe quel influenceur.
00:51:50qui en dit long
00:51:51parce qu'en fait,
00:51:52là, si on prend l'exemple
00:51:52de Naël,
00:51:53les phrases type
00:51:56« à sortir »,
00:51:57si on est un fonctionnaire
00:51:59de préfecture
00:51:59qui reçoit ces infos,
00:52:01ça veut dire
00:52:02qu'on les formate
00:52:03à faire ces réponses
00:52:05pour être du côté
00:52:06de ces fonctionnaires
00:52:07de préfecture
00:52:08qui ne sont pas neutres
00:52:10dans l'histoire
00:52:10et qui penchent clairement
00:52:11pour une version
00:52:13de l'histoire.
00:52:14Mais ça en dit long
00:52:14quand même
00:52:14sur comment peut être
00:52:16acquise la nationalité française.
00:52:17Oui, et surtout
00:52:18la manière de la réalisation.
00:52:19Les gens ne répondent
00:52:21même pas avec ce qu'ils pensent.
00:52:22Que pensent ces gens-là ?
00:52:23Que pensent ces gens
00:52:24qui vont venir en France,
00:52:25qui vont être français
00:52:25et qui vont réciter ça
00:52:27en pensant autre chose ?
00:52:28Maître Toledano.
00:52:29Moi, j'ai été voir.
00:52:30Je n'ai pas lu les 200 pages.
00:52:32J'ai été voir sur le compte.
00:52:34Honnêtement,
00:52:34des assos comme ça
00:52:35ou des démarches,
00:52:36il y en a plein.
00:52:37Vous en avez des dizaines.
00:52:38Moi, c'est vrai
00:52:39que les réponses
00:52:40évidemment sont orientées.
00:52:41Maintenant,
00:52:42il n'y a rien d'illégal.
00:52:43Ce qui me poserait problème
00:52:44par contre,
00:52:44attention,
00:52:45on est quand même
00:52:45à la limite
00:52:46quand on vous dit
00:52:47qu'on peut être français
00:52:48en étant conjoint de français
00:52:49par ce biais-là
00:52:50et qu'on peut peut-être
00:52:52encourager par là
00:52:52les mariages blancs.
00:52:54Attention,
00:52:54là, c'est illégal.
00:52:55En revanche,
00:52:56des conseils,
00:52:57des réponses toutes faites,
00:52:58même orientées,
00:53:00ce n'est pas quelque chose
00:53:01qui me dérange.
00:53:01Ça ne vous dérange pas, vous ?
00:53:02Pas spécialement.
00:53:03C'est orienté de façon
00:53:04à plaire aux fonctionnaires
00:53:06qui se trouvent face à vous.
00:53:07C'est-à-dire,
00:53:07on se met dans la tête
00:53:09du fonctionnaire
00:53:09qui est face à vous
00:53:10qui,
00:53:10si on reprend l'exemple de Naël,
00:53:12trouve que la police tue.
00:53:13Ce qu'ils veulent,
00:53:14c'est le résultat.
00:53:15C'est le résultat,
00:53:16effectivement.
00:53:17Je conteste aussi,
00:53:18évidemment,
00:53:18les méthodes.
00:53:19Mais ce qui les intéresse,
00:53:20ces résultats,
00:53:21tant que ce n'est pas illégal,
00:53:22ils pourront continuer
00:53:23de le faire.
00:53:24C'est la triche.
00:53:24Excusez-moi,
00:53:25c'est mentir.
00:53:26C'est mentir
00:53:26parce que ce n'est pas
00:53:26ce que pensent les gens.
00:53:27À partir du moment
00:53:28où ce n'est pas ce qu'ils pensent,
00:53:29c'est un mensonge.
00:53:29Ce n'est pas ce qu'ils pensent.
00:53:31Non, excusez-moi,
00:53:32sur Charlie Hebdo,
00:53:33qu'est-ce qu'ils pensent vraiment
00:53:34sur ce qui s'est passé
00:53:35à Charlie Hebdo ?
00:53:36Oui, on ne le saura pas.
00:53:37On ne le saura pas.
00:53:38Avec les dangers
00:53:39que ça peut...
00:53:40Le but,
00:53:40c'est de mentir sur ce PDF.
00:53:42Ils n'ont pas besoin
00:53:42de ce PDF
00:53:42pour mentir sur cette situation.
00:53:44Oui, mais au moins,
00:53:44c'est un guide pratique,
00:53:45en fait.
00:53:45C'est le petit guide pratique
00:53:46du mensonge.
00:53:47C'est la naturalisation
00:53:48pour les nuls, quoi.
00:53:49Ils devraient faire un bouquin,
00:53:50ça marcherait bien.
00:53:51Ne leur dis pas,
00:53:52ça ne leur va pas faire.
00:53:53Ils le font ?
00:53:53C'est un PDF,
00:53:54c'est juste plus moderne
00:53:54que le bouquin.
00:53:55Ils le font ?
00:53:55Non, oui,
00:53:56c'est de la triche,
00:53:57mais comme,
00:53:57si vous voulez,
00:54:06on vous interroge
00:54:07sur la culture,
00:54:07pas sur ce que vous pensez.
00:54:08Là, vous trichez
00:54:09parce que vous ne dites
00:54:09pas ce que vous pensez vraiment.
00:54:11Quand on vous interroge
00:54:12sur Naël,
00:54:13quand on vous interroge
00:54:14sur Charlie Baud,
00:54:14vous ne dites pas
00:54:15ce que vous pensez.
00:54:15Vous êtes un grand naïf,
00:54:16vous vous apercevez
00:54:17qu'il y a des gens
00:54:18qui mentent
00:54:18et qui trichent
00:54:19pour être naturalisés.
00:54:21C'est le petit guide
00:54:22de la tricherie.
00:54:23C'est là où vous vous trompez,
00:54:24ce n'est pas de la triche.
00:54:25On met ces gens-là
00:54:26en osmose
00:54:27avec les gens
00:54:27qui vont les auditionner.
00:54:29Et c'est ça qui est terrible.
00:54:30C'est-à-dire qu'on présuppose
00:54:32que le fonctionnaire
00:54:34est déjà, en fait,
00:54:35dans ce truc-là.
00:54:36Voilà,
00:54:36que la police tue,
00:54:37etc.
00:54:38C'est ça qui est grave.
00:54:39Vous avez déjà
00:54:40des associations
00:54:40qui les accompagnent.
00:54:41Oui, oui, juste une chose.
00:54:43Mais ça, mais...
00:54:43En fait, ce que fait ce PDF-là,
00:54:45ce que fait ce PDF-là...
00:54:46Attendez, pas tout ça.
00:54:46Avec César.
00:54:47Avec César.
00:54:47Avec César, avec César.
00:54:49C'est selon moi
00:54:50une initiative commerciale
00:54:51parce que des associations le font
00:54:52qui profitent du fait que...
00:54:53C'est vrai que depuis 2017,
00:54:54on a renforcé les concours
00:54:56pour que ce devienne
00:54:56de plus en plus compliqué.
00:54:57Et donc,
00:54:58beaucoup de demandeurs
00:54:59doivent se préparer.
00:55:00Et eux,
00:55:00ils ont vu une opportunité.
00:55:01Ils revendiquent
00:55:01avoir vendu 10 000 PDF
00:55:03à 30 euros de place.
00:55:04C'est beaucoup de choses.
00:55:04On va faire une pause.
00:55:05Mais les associations...
00:55:06Pourquoi avec ces mots-là
00:55:07et ces phrases-là,
00:55:08par exemple,
00:55:08sur Nath,
00:55:09pourquoi avec ces mots-là
00:55:09et ces phrases-là ?
00:55:10Parce qu'ils pressuposent
00:55:11que le fonctionnaire
00:55:12sera OK avec la version.
00:55:14On va faire une pause.
00:55:14On va se retrouver dans un instant.
00:55:15On va vous parler
00:55:16des mineurs isolés
00:55:16avec deux villes
00:55:17qui ne veulent pas
00:55:18de centre pour mineurs isolés.
00:55:19C'est intéressant ça aussi
00:55:19de voir que ces villes craignent.
00:55:21On va en plus en mettre un
00:55:22dans le Val-Fouré.
00:55:24Au Val-Fouré,
00:55:25comme s'ils n'avaient pas
00:55:25assez d'emmerdes là-bas.
00:55:26On va leur dire
00:55:26allez-y,
00:55:27on va installer un centre pour...
00:55:28On en parle après.
00:55:29Taisez-vous,
00:55:30les Mathias Louve.
00:55:31Tout de suite,
00:55:31c'est News Info.
00:55:32Et on se retrouve juste après.
00:55:33A tout de suite,
00:55:33la plume,
00:55:34c'est News Info.
00:55:4211h34 sur CNews.
00:55:43Merci d'être avec nous.
00:55:44Dans un instant,
00:55:44on va parler de ces villes
00:55:45qui ne veulent pas
00:55:46de centres de mineurs isolés.
00:55:47Puis on ira à Gardanne.
00:55:48Gardanne,
00:55:49c'est à côté de Marseille.
00:55:49Il se sera en train de devenir
00:55:50le nouveau Chicago.
00:55:52C'est ce que dit
00:55:52le père d'un garçon
00:55:53qui a été frappé
00:55:55devant son école.
00:55:56Un lycéen de 15 ans
00:55:57vous raconte ça.
00:55:58Dans un instant,
00:55:58on sera en direct
00:55:58avec sa sœur.
00:55:59Tout de suite,
00:56:00le CNews Info.
00:56:00Sommeil à la midi.
00:56:04Il est important
00:56:05de moderniser le PC.
00:56:07Sécurité devenue obsolète.
00:56:08On a tellement mis
00:56:09chevaux le tapis
00:56:09que ça s'écroule.
00:56:11Réaction ce matin
00:56:12au micro de Pascal Proulx
00:56:13et de Rachida Dati
00:56:14au lendemain du casque
00:56:15qui a eu lieu
00:56:16au musée du Louvre.
00:56:17La ministre de la Culture
00:56:18précise qu'un des malfaiteurs
00:56:20a essayé d'incendier
00:56:21la nacelle
00:56:21qui a servi au cambriolage.
00:56:23Cambriolage qui touche
00:56:24à la culture
00:56:25et à notre patrimoine commun
00:56:26a-t-elle déploré.
00:56:29Trois blessés graves
00:56:29dans un accident
00:56:30après un refus d'obtempérer
00:56:31dans le quartier
00:56:32Confluence à Lyon.
00:56:33Des faits qui se sont produits
00:56:34aux alentours
00:56:35de 4 à 5 heures du matin
00:56:37dans la nuit
00:56:37de samedi à dimanche
00:56:38lorsqu'un conducteur
00:56:40a grillé un feu
00:56:40pour échapper à la police
00:56:42et a percuté
00:56:43un autre véhicule.
00:56:44Et puis le procès
00:56:46de Dabia Benkiret
00:56:47pour le viol
00:56:48et le meurtre
00:56:48de la petite Lola
00:56:49se poursuit devant
00:56:50la cour d'assises
00:56:51de Paris.
00:56:52Plusieurs auditions
00:56:53prévues aujourd'hui
00:56:54notamment depuis ce matin
00:56:55celle de l'expert
00:56:56médico-légal
00:56:57qui a révélé
00:56:58que l'enfant
00:56:58a subi des souffrances
00:57:00physiques,
00:57:00morales
00:57:00mais aussi psychiques.
00:57:02Merci beaucoup Somaïa.
00:57:04On vous retrouve
00:57:04tout à l'heure
00:57:05à midi
00:57:05avec Sonia Mabrouk.
00:57:07On va parler
00:57:07des mineurs isolés
00:57:08dans les Yvelines.
00:57:09Un centre pour mineurs
00:57:10non accompagnés
00:57:10doit ouvrir
00:57:11mais les habitants
00:57:12n'en veulent pas.
00:57:12Il faut dire qu'il doit
00:57:13être installé
00:57:14dans la cité
00:57:15du Val-Fouré
00:57:15qui a d'autres problèmes
00:57:17que ce centre
00:57:18pour mineurs isolés.
00:57:19Alors est-ce que c'est
00:57:19pour ajouter
00:57:20un problème de plus ?
00:57:21On peut se poser la question.
00:57:22Et pour couronner le tout
00:57:23à 15 km de là
00:57:24il y a un deuxième centre
00:57:25pour mineurs isolés
00:57:26qui doit ouvrir
00:57:26dans un village
00:57:27et le maire l'a appris
00:57:29en regardant les médias
00:57:31puisqu'il n'était même
00:57:31pas au courant.
00:57:32Il n'a pas été consulté
00:57:33rien du tout.
00:57:34Pagaille, on vous dit.
00:57:35Regardez.
00:57:36C'est dans ce collège
00:57:37désaffecté
00:57:37qu'un centre pour mineurs
00:57:39non accompagnés
00:57:40doit être installé
00:57:41dans le quartier
00:57:42du Val-Fouré
00:57:42connu pour son trafic
00:57:44de drogue.
00:57:44Une centaine d'adolescents
00:57:45doivent être accueillis
00:57:46l'année prochaine.
00:57:47Selon le maire
00:57:48de la commune
00:57:49cet endroit
00:57:49comporte déjà
00:57:50assez de difficultés.
00:57:52Un constat
00:57:52partagé par les habitants.
00:57:54Non pas qu'il ne faut pas
00:57:55aider les jeunes
00:57:56je comprends très bien
00:57:57mais déjà
00:57:58c'est une cité
00:57:59qui a déjà des problèmes
00:58:01donc il ne faut pas
00:58:02en rajouter.
00:58:04A une quinzaine
00:58:05de kilomètres
00:58:05de Mantes-la-Jolie
00:58:06Chapée
00:58:071300 habitants
00:58:08cette petite commune
00:58:10pourrait également
00:58:10accueillir
00:58:11une centaine
00:58:11de mineurs isolés.
00:58:13Pour faire avorter
00:58:13le projet
00:58:14une pétition
00:58:15a été lancée
00:58:16à l'initiative
00:58:17de la branche
00:58:17reconquête
00:58:18du département.
00:58:19Des habitants
00:58:20de Chapée
00:58:21que je ne connaissais pas
00:58:22qui ont pris la peine
00:58:24d'appeler reconquête
00:58:25directement en 78
00:58:26donc moi
00:58:27en l'occurrence
00:58:28et qui m'ont demandé
00:58:29si on pouvait les aider.
00:58:31Le maire
00:58:31assure n'avoir
00:58:32jamais été consulté
00:58:33pour ce projet
00:58:34il s'étonne
00:58:35que son village
00:58:36ait été choisi
00:58:37par le département.
00:58:37Vous ne pouvez pas
00:58:38les parquer
00:58:39au milieu
00:58:39de la campagne
00:58:40qu'est-ce qu'ils vont
00:58:41faire ici ?
00:58:42Errer dans les champs ?
00:58:43Aller aux mureaux ?
00:58:44Je l'ai dit au préfet
00:58:45ce centre
00:58:45ça va être atomique.
00:58:47D'autres communes
00:58:47se sont déjà opposées
00:58:48à l'installation
00:58:49de ces centres.
00:58:50En 2024
00:58:51la mairie
00:58:52et les habitants
00:58:52d'une commune
00:58:53du Val-d'Oise
00:58:54avaient fait annuler
00:58:55ce projet
00:58:55du département.
00:58:57Voilà
00:58:57alors c'est pas la première fois
00:58:58qu'il y a des villes
00:58:59comme ça
00:58:59qui s'opposent
00:59:00à des centres
00:59:01de mineurs isolés.
00:59:03Ce qui est assez étonnant
00:59:03de Mabonner
00:59:03c'est la façon
00:59:04dont ça se fait
00:59:04c'est-à-dire que
00:59:05les lieux sont choisis
00:59:05on ne sait pas trop comment
00:59:06les maires sont même
00:59:08pas informés
00:59:08il y a un peu de mépris
00:59:09quand même dans tout ça.
00:59:10Je suis assez d'accord
00:59:10avec vous
00:59:11c'est-à-dire
00:59:11on l'installe là
00:59:12et vous n'avez rien à dire.
00:59:13Concernant ce centre
00:59:14qui va être installé
00:59:15au Val-de-Fouré
00:59:15il faut quand même
00:59:17avoir un peu de jugeote
00:59:18quand on installe un centre
00:59:18c'est-à-dire que vous allez avoir
00:59:19des mineurs isolés
00:59:20qui par définition
00:59:20peuvent être tentés parfois
00:59:22je ne dis pas tous
00:59:23mais parfois certains
00:59:24par le fait d'aller
00:59:26dans certains trafics
00:59:26ils vont être au pied
00:59:27d'une cité
00:59:28qui est déjà gangrénée
00:59:29par le trafic de stupéfiants
00:59:30enfin franchement
00:59:30vous voudriez les pousser
00:59:31à aller dans le trafic
00:59:32vous ne feriez pas autre chose.
00:59:33Après dans le 16ème
00:59:34je ne suis pas sûr
00:59:34qu'il y en ait beaucoup
00:59:36qui les veuillent non plus.
00:59:37Non mais je suis d'accord
00:59:37c'est un vrai sujet
00:59:38c'est un vrai problème
00:59:38c'est intéressant
00:59:40ça rejoint d'ailleurs
00:59:41le sujet précédent
00:59:42il y a aussi
00:59:43d'une certaine manière
00:59:45le droit est dévoyé
00:59:46parfois les mineurs
00:59:47on le sait
00:59:48qu'ils ne sont pas
00:59:48toujours mineurs
00:59:49ils ne sont pas toujours
00:59:50isolés non plus
00:59:50donc il y a aussi
00:59:51cette problématique là
00:59:5340% des jeunes mineurs
00:59:57ne sont pas mineurs
00:59:57ils ne restent pas dans les centres
00:59:58il y a des tests osseux
01:00:00et physiques aussi
01:00:00et moi je trouve ça
01:00:01terrifiant
01:00:01parce que vous avez
01:00:02des associations
01:00:03qui justement
01:00:03les poussent
01:00:04à dévoyer le droit
01:00:05en question
01:00:06et c'est pareil
01:00:06pour la naturalisation
01:00:07c'est très compliqué
01:00:07aujourd'hui de devenir français
01:00:08il faut le savoir
01:00:09les tests dont on parle
01:00:10c'est très compliqué
01:00:10et vous avez des gens
01:00:11qui veulent s'intégrer
01:00:12qui le font très bien
01:00:13qui font toutes les démarches
01:00:14et à côté
01:00:14vous avez des associations
01:00:15qui vont pousser
01:00:16justement
01:00:16ceux qui ne méritent pas
01:00:18d'avoir ni le droit
01:00:19d'être reconnus
01:00:20comme mineurs
01:00:20ni d'être
01:00:20il y a deux problèmes
01:00:22dans le sujet
01:00:22qu'on vient de voir
01:00:22le premier
01:00:23c'est de les mettre
01:00:24au Val-Fouré
01:00:24franchement
01:00:25c'est une connerie
01:00:26on ne peut pas dire
01:00:27les choses autrement
01:00:27et le deuxième
01:00:28c'est le deuxième centre
01:00:29à 15 km de là
01:00:30où on ne prévient personne
01:00:32le maire
01:00:33non seulement
01:00:34il n'est pas consulté
01:00:35mais il n'est même pas informé
01:00:37oui
01:00:37le problème
01:00:38c'est que personne n'en veut
01:00:39puisque comme vous l'avez dit
01:00:40si on met dans le 16ème
01:00:41les gens du 16ème
01:00:42disent
01:00:42bah non pas chez nous
01:00:43si vous mettez
01:00:44dans des petits villages
01:00:45les maires des petits villages
01:00:48disent
01:00:48bah non pas chez nous
01:00:49parce qu'effectivement
01:00:49non mais parlons-en déjà au maire
01:00:51enfin là on ne parle même pas
01:00:52le deuxième
01:00:52c'est l'absence de concentration
01:00:53on ne parle même pas
01:00:54vous vous rendez compte
01:00:55qui est aberrant
01:00:55c'est-à-dire qu'au niveau
01:00:56du département
01:00:57même de la région
01:00:57on a l'impression
01:00:59qu'il n'y a pas de politique
01:01:00globale
01:01:01et comment dire
01:01:02pensée
01:01:02et qu'on décide
01:01:04à un moment donné
01:01:04de mettre ça comme ça
01:01:05ici
01:01:06et que personne n'a son mot à dire
01:01:07ça ça me paraît
01:01:08assez ahurissant
01:01:09mais il y a un problème
01:01:10de fond
01:01:11c'est que ces centres
01:01:12de toute façon
01:01:13personne n'en veut
01:01:14personne
01:01:15que ce soit
01:01:16dans les bons quartiers
01:01:17que ce soit
01:01:18dans les cités
01:01:19que ce soit
01:01:19dans les petits villages
01:01:20personne n'en veut
01:01:21donc il faut bien
01:01:22à un moment donné
01:01:23qu'il y ait une concertation
01:01:25pour qu'on détermine
01:01:26une politique
01:01:27pour savoir comment on fait
01:01:28et qu'est-ce qu'on fait
01:01:29de ces gens-là
01:01:30Alex Elisard
01:01:30Oui
01:01:31une explication
01:01:31de la raison
01:01:32pour laquelle ce maire
01:01:33n'a pas été prévenu
01:01:34qui est très étrange
01:01:35parce que si je crois
01:01:36ce qu'on a vu dans la vidéo
01:01:37c'est à la place d'un collège
01:01:38l'aide sociale à l'enfance
01:01:40les mineurs non accompagnés
01:01:41c'est une politique du département
01:01:43et il y a bien
01:01:44un conseiller départemental
01:01:44de ce canton
01:01:45qui était au courant
01:01:45et qui aurait dû prévenir le maire
01:01:49le problème de l'accompagnement
01:01:51des mineurs
01:01:51de manière générale
01:01:52qui est départementalisé
01:01:53là où la concentration
01:01:55des problèmes
01:01:56sont extrêmement importantes
01:01:57en Ile-de-France
01:01:57et c'est là où sont les problèmes
01:01:58moi je crois qu'il faudrait
01:02:00et d'ailleurs ça a été débattu
01:02:01des millions de fois
01:02:02il faudrait y arriver
01:02:02de recentraliser au niveau de l'État
01:02:04l'accompagnement des mineurs
01:02:05parce qu'on en a réellement besoin
01:02:06il faut aller dans un de ces centres
01:02:07pour se rencontrer
01:02:07à quel point c'est catastrophique
01:02:09et ces jeunes-là
01:02:10une fois qu'ils sont plus mineurs
01:02:11on les retrouve dans la rue
01:02:11et c'est là où on a des problèmes
01:02:12donc mettre les moyens
01:02:14dans ces centres-là
01:02:14c'est très très utile
01:02:15les construire c'est très très utile
01:02:16mais encore faut-il les suivre
01:02:17et là-dessus on est très très loin
01:02:19de faire les choses bien
01:02:20c'est le moins qu'on puisse dire
01:02:21je voulais qu'on continue
01:02:22à parler de la réalité du terrain
01:02:23la réalité du terrain
01:02:24c'est ce qui s'est passé à Gardanne
01:02:25alors Gardanne
01:02:26c'est pas très loin de Marseille
01:02:28et est-ce que c'est en train
01:02:29de devenir le nouveau Chicago
01:02:30c'est en tout cas
01:02:31ce qu'affirme le père
01:02:33d'un jeune garçon de 15 ans
01:02:34scolarisé à Gardanne
01:02:35qui a dit
01:02:36voilà Gardanne ça devient Chicago
01:02:38puisque ses parents
01:02:39ont porté plainte
01:02:39après que le garçon
01:02:41ait été agressé
01:02:42il avait 15 ans
01:02:43vous voyez là le père
01:02:44Figaro dit Gardanne
01:02:45c'est devenu le Chicago
01:02:46un adolescent
01:02:47violemment agressé
01:02:49on est avec la sœur
01:02:50de cet adolescent
01:02:51bonjour madame
01:02:51merci d'être en direct
01:02:52avec nous
01:02:53vous voulez garder
01:02:53l'anonymat je le précise
01:02:55bien évidemment
01:02:56parce que voilà
01:02:57vous avez peur de représailles
01:02:58vous ne voulez même pas
01:02:59donner votre prénom
01:03:00et on le comprend
01:03:01d'abord comment va votre frère
01:03:02bonjour et merci
01:03:04alors effectivement
01:03:05mon frère se remet
01:03:06petit à petit
01:03:07mais c'est vrai
01:03:07que c'est compliqué
01:03:08de se remettre
01:03:09d'une double fracture
01:03:10de la mâchoire
01:03:11notamment qui s'est fait opérer
01:03:13deux jours
01:03:14ou même un jour
01:03:15après l'incident
01:03:18donc effectivement
01:03:19physiquement
01:03:20il va mal
01:03:21et psychologiquement
01:03:22également
01:03:23on est en train
01:03:23de voir effectivement
01:03:24pour commencer
01:03:25un suivi
01:03:26avec des psychologues
01:03:27des professionnels
01:03:29de santé
01:03:29voilà pour qu'au niveau
01:03:30émotionnel
01:03:31ça s'améliore
01:03:32mais c'est vrai
01:03:33que c'est un parcours
01:03:34qui va être plutôt long
01:03:35parce que voilà
01:03:37c'est une agression
01:03:37qui reste marquée à vie
01:03:38on garde des séquelles
01:03:40psychologiques
01:03:40et corporelles à vie
01:03:42on va avoir également
01:03:43des séquelles
01:03:44qui vont apparaître
01:03:45peut-être
01:03:45voilà dans une semaine
01:03:47deux semaines
01:03:48six mois
01:03:48on ne sait pas exactement
01:03:49donc on doit être
01:03:50au petit soin avec lui
01:03:50et surveiller ça de près
01:03:52donc oui effectivement
01:03:54pour l'instant
01:03:54il va mal
01:03:55il s'est fait agresser
01:03:57donc devant le lycée
01:03:58il avait fait une blague
01:03:58qui n'était pas
01:03:59sans doute pas du meilleur goût
01:04:01mais qui voilà
01:04:01justifie en aucun cas
01:04:03cette agression
01:04:04ça vous a surpris vous
01:04:05qu'il y ait cette violence
01:04:06qui se déchaîne
01:04:06comme ça à Gardanne ?
01:04:08ah oui mais tout à fait
01:04:09et surtout pour un motif
01:04:10comme ça
01:04:10alors ça part pour rappel
01:04:12d'un émoji
01:04:13donc c'est pas un sujet
01:04:15sérieux
01:04:16donc ce groupe là
01:04:16ont agi avec une violence
01:04:18incompréhensible
01:04:19très voilà
01:04:21ils sont venus
01:04:22à 5-6
01:04:24la semaine plus tôt
01:04:25donc le mercredi 10
01:04:26ils ont agressé également
01:04:272 étudiants en seconde
01:04:28ils étaient 8
01:04:29donc ils viennent toujours
01:04:30en groupe
01:04:31ils prennent les personnes
01:04:32en surprise
01:04:33et voilà bien sûr
01:04:34donc 5-6 personnes
01:04:36face à une personne
01:04:36ils ne pouvaient rien faire
01:04:38et c'est complètement
01:04:39c'est d'une violence extrême
01:04:42et quand il y a votre père
01:04:44qui dit que c'est en train
01:04:45de devenir le nouveau Chicago
01:04:46Gardanne
01:04:47vous êtes d'accord avec lui ?
01:04:49ah mais totalement
01:04:49parce qu'en une semaine
01:04:50avoir deux agressions
01:04:51très violentes
01:04:52on ne parle même pas
01:04:54d'agression verbale
01:04:55on est sur des agressions
01:04:56corporelles
01:04:56qui laissent des séquelles à vie
01:04:58donc là je parle bien sûr
01:04:59pour un frère
01:04:59et peut-être d'autres personnes
01:05:01qui ne se sont pas manifestées
01:05:04parce que voilà
01:05:05peut-être qu'elles n'ont pas
01:05:06porté plainte
01:05:06peut-être qu'elles n'ont pas osé
01:05:07peut-être qu'on ne le sait pas encore
01:05:09donc ce groupe là
01:05:10vraiment fait ravage
01:05:11et il y a d'autres agressions
01:05:12donc oui effectivement
01:05:13ça devient Chicago
01:05:14et puis c'est tout à fait inadmissible
01:05:18mais que vous répond
01:05:19le lycée par exemple
01:05:20vous avez eu lycée
01:05:21vous avez parlé avec le proviseur ?
01:05:23alors moi personnellement
01:05:24non
01:05:25mais effectivement
01:05:26mon avocat
01:05:27et effectivement
01:05:28mon père
01:05:29ont pu échanger
01:05:30avec le lycée
01:05:31et je pense
01:05:32qu'ils vont peut-être
01:05:33mettre des règles
01:05:35des mises en place
01:05:37pour que ce soit
01:05:37pour que ce soit
01:05:39évité
01:05:39sur les prochains mois
01:05:41alors je vous propose
01:05:42on va écouter un extrait
01:05:43parce qu'il a parlé
01:05:44le proviseur
01:05:45on a essayé de la voir
01:05:46ce matin
01:05:46il nous a expliqué
01:05:47qu'il ne voulait plus en parler
01:05:48voilà
01:05:48qu'il voulait mettre ça de côté
01:05:50ce qui est un peu dommage
01:05:50d'ailleurs parce que c'est toujours
01:05:51bien de parler des choses
01:05:52il a parlé à nos confrères
01:05:53de France 3 ce week-end
01:05:54et alors je vous propose
01:05:55d'écouter ses arguments
01:05:56parce que moi je dois vous dire
01:05:57que j'ai halluciné
01:05:58quand j'ai entendu ses arguments
01:05:59il a dit
01:05:59c'est l'approche des vacances
01:06:01de la Toussaint
01:06:01c'est toujours une période
01:06:03où les élèves sont fatigués
01:06:04et donc il y a un peu plus
01:06:05de tension
01:06:06enfin on est dans la cinquième dimension
01:06:07écoutez ce professeur
01:06:08c'était chez nos confrères
01:06:09de France 3
01:06:10l'approche des vacances
01:06:12d'automne
01:06:12ou de Toussaint
01:06:13c'est toujours une période
01:06:14où les élèves sont plus fatigués
01:06:15il y a une tension
01:06:17dans la société
01:06:18qui semble monter
01:06:19et on a toujours
01:06:20un peu plus d'incidents
01:06:20alors souvent
01:06:21c'est des incivilités
01:06:22c'est des déclenchements
01:06:23dans un temps pestif
01:06:24d'alarme incendie
01:06:24c'est des embrouilles
01:06:27entre élèves
01:06:27sans qu'ils en viennent aux mains
01:06:28dans le lycée
01:06:29mais on pose un peu plus
01:06:30de punitions de sanctions
01:06:31sur des périodes là
01:06:31J'ai le sentiment
01:06:33qu'ils sont à côté de la plaque
01:06:34je ne sais pas ce que vous en pensez
01:06:35mais moi je pense
01:06:36qu'il est à côté de la plaque
01:06:38ce n'est pas un problème
01:06:39de fatigue
01:06:39et de vacances
01:06:40de la Toussaint
01:06:40Alors oui
01:06:42ce n'est pas par rapport
01:06:43à de la fatigue
01:06:43ce n'est pas par rapport
01:06:44à une période
01:06:45dans l'année
01:06:47c'est tout simplement
01:06:47qu'il y a beaucoup plus
01:06:49de violence
01:06:49et si on n'intervient pas
01:06:51les agresseurs
01:06:52ils continuent
01:06:53si on ne met pas
01:06:54de sécurité devant
01:06:55les lycées et collèges
01:06:56ça continue
01:06:57donc effectivement
01:06:58ce n'est pas par rapport
01:06:59à une période
01:06:59en particulier
01:07:00les vacances d'automne
01:07:01d'été etc
01:07:02il y a tout le temps
01:07:03de la violence
01:07:04et ça ne va pas cesser
01:07:05si on ne met pas
01:07:06de sécurité
01:07:07devant les lycées
01:07:07et devant les collèges
01:07:08je parle du lycée de Gardanne
01:07:10mais aussi de tous les lycées
01:07:11sur le territoire national
01:07:13parce que franchement
01:07:14Alors on est en train
01:07:16de vous perdre
01:07:17on est en train
01:07:17de perdre votre micro
01:07:18mais je pense
01:07:19qu'on a compris l'essentiel
01:07:20merci beaucoup
01:07:21d'avoir été en direct
01:07:22avec nous Philippe Ballard
01:07:23moi j'hallucine
01:07:24quand j'entends ce professeur
01:07:25je me dis
01:07:26mais enfin
01:07:26on ne va pas s'en sortir
01:07:27si on pense qu'un mec
01:07:29un jeune garçon de 15 ans
01:07:30qui se fait casser la gueule
01:07:31qui a deux fractures
01:07:32de la mâchoire
01:07:32si on pense que c'est parce que
01:07:34on approche les vacances
01:07:35de la Toussaint
01:07:35et qu'on est un peu plus fatigué
01:07:37on est chez les fous
01:07:38oui je crois que lui
01:07:39il est quand même
01:07:40haut niveau
01:07:41quand même
01:07:42mais ça
01:07:43non mais ça rejoint
01:07:44un petit peu
01:07:45tout ce qu'on a dit
01:07:46tout au long de l'émission
01:07:47protection
01:07:48alors là il faut protéger
01:07:49je comprends
01:07:50je comprends la sœur
01:07:51de ce garçon
01:07:52mais il faut protéger
01:07:53les écoles
01:07:54il faut protéger les musées
01:07:55il faut protéger
01:07:56les églises
01:07:56enfin vous voyez
01:07:57déjà il faut faire
01:07:59un constat juste
01:08:00et quand j'entends
01:08:01ce proviseur
01:08:02que je ne connais pas
01:08:03mais quand je l'entends dire
01:08:04c'est les vacances
01:08:04de la Toussaint
01:08:05ils sont fatigués
01:08:06je veux dire
01:08:07même le constat
01:08:07le constat il est faux
01:08:09on veut minimiser tout
01:08:09c'est à eux
01:08:10qu'on confie nos gamins
01:08:11quand même
01:08:11maître Toledano
01:08:12bon j'ai plusieurs points
01:08:13le premier point
01:08:13c'est qu'on voit que ça touche
01:08:14des villes moyennes
01:08:15Gardanne c'est 20 000 habitants
01:08:16voilà c'est pas non plus
01:08:17on voit que cette violence
01:08:18gratuite elle est partout
01:08:19c'est vraiment une agression
01:08:20totalement gratuite
01:08:21et quand on agresse
01:08:22quelqu'un aussi gravement
01:08:23gratuitement
01:08:24c'est qu'on se dit
01:08:24je ne risque strictement rien
01:08:25et le problème
01:08:26c'est toujours
01:08:27une réponse judiciaire
01:08:28j'en reviens à chaque fois
01:08:29il faut mettre
01:08:30des peines planchers
01:08:31il faut surtout revoir
01:08:32l'excuse de minorité
01:08:32aujourd'hui un jeune mineur
01:08:34en 2025
01:08:35n'est pas un jeune mineur
01:08:36en 1945
01:08:38on a des tueurs à gage
01:08:39à 14 ans
01:08:40ce sont des personnes
01:08:41qui auraient pu le tuer
01:08:42on a vu malheureusement
01:08:43des caressants
01:08:43il faut vraiment
01:08:44qu'il y ait une réponse judiciaire
01:08:45qui soit très ferme
01:08:46et pas simplement
01:08:47estimer qu'ils sont fatigués
01:08:49à approche des vacances
01:08:50une prise de conscience
01:08:51surtout une prise de conscience
01:08:52comment en 2025
01:08:53on peut avoir un proviseur
01:08:54qui se dit ça
01:08:55enfin excusez
01:08:56moi Mathias Leboeuf
01:08:57moi ça me rend fou
01:08:58ça d'entendre ça
01:08:59les élèves sont fatigués
01:09:00on a l'impression
01:09:01qu'il y a une forme de déni
01:09:02effectivement
01:09:02et puis ça paraît
01:09:04complètement hors sol
01:09:05moi je voulais dire
01:09:06je voulais rebondir
01:09:07sur votre bandeau
01:09:08le nouveau Chicago
01:09:09on devrait s'inspirer
01:09:10de Chicago
01:09:11parce que Chicago
01:09:12moins 33%
01:09:14de crimes et d'homicides
01:09:15sur l'année
01:09:16donc Chicago
01:09:17a été une ville
01:09:18qui était extrêmement
01:09:19dangereuse
01:09:21et qui aujourd'hui
01:09:21est devenue
01:09:22très sécurisée
01:09:23et justement
01:09:24on dit souvent
01:09:25que ce qui est aux Etats-Unis
01:09:27nous arrive
01:09:285 ou 10 ans après
01:09:29on devrait s'inspirer
01:09:30du cas américain
01:09:31et notamment
01:09:31du cas de Chicago
01:09:33pour arriver
01:09:34à juguler
01:09:34ces problèmes là
01:09:36excusez-moi d'insister
01:09:36déjà il faut se rendre compte
01:09:37de la situation
01:09:38c'est ça déjà
01:09:39déjà il faut faire un constat
01:09:41reconnaître le réel
01:09:42et pas être dans le déni
01:09:43Alex Isard
01:09:44il est dans le déni
01:09:46ce proviseur quand même
01:09:47il explique les chiffres
01:09:50je pense de manière
01:09:50très maladroite
01:09:51sur la réponse
01:09:52vous êtes bien politique
01:09:54sur la réponse
01:09:55crénale des mineurs
01:09:56il y a eu une réforme
01:09:56qui a été faite là
01:09:57cet été
01:09:58avec justement
01:09:59l'inversement
01:10:00de l'excuse de minorité
01:10:01et l'implication
01:10:02des parents
01:10:02dans la peine
01:10:03encourue
01:10:03lorsque leurs enfants
01:10:04causent ce genre
01:10:05de faits
01:10:06et ça c'est
01:10:07je crois primordial
01:10:08la majorité pénale
01:10:11à 16 ans
01:10:12c'est quelque chose
01:10:12à mon avis
01:10:12sur lequel il faut
01:10:13discuter
01:10:14arrêtons de discuter
01:10:15agissons
01:10:16il y en a marre
01:10:16de parler
01:10:17excusez-moi
01:10:17il y en a marre
01:10:18de parler
01:10:18vous avez dit
01:10:19la situation de la France
01:10:19on passe notre temps
01:10:21à parler
01:10:22arrêtons de parler
01:10:23agissons
01:10:24le conseil constitutionnel
01:10:25a retoqué la moitié
01:10:26je l'ai voté
01:10:26je pense que vous faites
01:10:28la réponse
01:10:28à la proposition de loi
01:10:29de monsieur Attal
01:10:31la moitié
01:10:31retoquée par le conseil
01:10:33c'est pour ça
01:10:33c'est essentiel
01:10:34c'est pour ça
01:10:34que je parle
01:10:34c'est pour ça
01:10:36que je parle
01:10:36de la minorité pénale
01:10:37à 16 ans
01:10:37la minorité pénale
01:10:38à 16 ans
01:10:39n'était pas dans le texte
01:10:40parlez pas en même temps
01:10:40la minorité
01:10:41mais je suis d'accord
01:10:42avec ce que dit monsieur Ballard
01:10:42la minorité
01:10:43la majorité pénale
01:10:46à 16 ans
01:10:46sur ce sujet là
01:10:48on a le droit
01:10:48d'être d'accord
01:10:48sur certains sujets
01:10:49parce que la majorité pénale
01:10:50à 16 ans
01:10:50n'était pas dans le texte
01:10:51on inversait l'excuse
01:10:52de minorité
01:10:53ce qui était
01:10:53si vous êtes mineur
01:10:54vous n'avez pas
01:10:55directement l'excuse
01:10:56de minorité
01:10:56pour les cas graves
01:10:58il y a énormément
01:10:59de cas retoqués
01:11:00je vois que je dois
01:11:01parler vite
01:11:01parce que ça se termine
01:11:02retoqués au conseil constitutionnel
01:11:03le sujet de la majorité pénale
01:11:05à 16 ans
01:11:05peut être une solution à ça
01:11:06voilà
01:11:06la musique démarre
01:11:07mieux vaut tard que jamais
01:11:08dans un instant
01:11:09c'est Sonia Marou
01:11:09qu'on se retrouve demain
01:11:10en direct à partir
01:11:10des 25 à demain
01:11:11et d'ici là
01:11:11soyez prudents
01:11:12c'est terrible ce truc là
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