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Les Vraies Voix avec Thomas Ménagé, député RN du Loiret

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2024-10-23##

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Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:07Chers amis, merci beaucoup de nous suivre tous les jours et vous êtes abonnés à différentes plateformes d'opinion,
00:13en tout cas de cette belle radio Sud Radio, Twitter, Facebook, Instagram, TikTok, la chaîne YouTube.
00:19Je vous incite à vous abonner si ça n'est toujours pas fait, en tout cas si vous voulez voir Philippe Bilger,
00:25si vous voulez voir Françoise de Groix, si vous voulez voir Éric Revel et Philippe David.
00:30La seule chose qu'il faut voir aujourd'hui, c'est de toute façon la chemise.
00:34Je vous en prie.
00:36On y va mon Philippe.
00:37On y va, c'est parti.
00:38Allez, le grand débat du jour.
00:40Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:44Qui réussira à abroger la réforme des retraites ?
00:47Les Français nous ont missionnés pour une chose, abroger la réforme.
00:52Nul besoin de participer à cette arnaque, car dans un mois sera votée notre proposition de loi d'abrogation de la retraite à 64 ans.
00:58On ne peut pas vous faire confiance, vous êtes insincères et vous êtes en réalité des ennemis de la question sociale.
01:03On leur dit, vous ne vous engagez pas finalement sur un autre texte.
01:06Prêt de vous engager tout simplement sur un socle que nous aurions en commun, abroger les dispositions de la loi Macron.
01:13Ça s'appelle une imposture sur proposition de loi.
01:15Pourquoi ? Parce que d'abord elle n'arrivera jamais au Sénat, étant donné que le RN n'y a pas de groupe.
01:20J'appelle le gouvernement à laisser les députés voter et à respecter leurs votes.
01:25Et donc le titre de Mediapart, le piège du RN se referme sur la gauche.
01:30Le groupe parlementaire de Marine Le Pen va proposer l'abrogation de la réforme des retraites lors de sa niche parlementaire.
01:35Les députés du Nouveau Front Populaire n'entendent pas la voter.
01:38Renvoyant à la niche parlementaire de LFI sur le même sujet, des élus de gauche accusent donc le RN d'hypocrisie.
01:44Et ce dernier ayant refusé de voter leur amendement sur le sujet en commission budgétaire lundi.
01:50Alors parlons vrai, est-ce que pour vous le vote sera à somme nulle ?
01:53Le Nouveau Front Populaire ne vote pas la proposition de loi du RN et le RN lui rend la monnaie de la pièce plus tard.
01:59Est-ce que c'est finalement pas de l'enfantillage politique ?
02:02Et à cette question, la réforme des retraites du RN va-t-elle diviser le Nouveau Front Populaire ?
02:06Vous dites oui à 72%. Vous voulez réagir ?
02:09Les vraies voix et haut d'attente de vos appels au 0826 300 300.
02:13Et Thomas Ménege est avec nous, député du Loiret, porte-parole du groupe RN à l'Assemblée Nationale et qui porte la loi.
02:18La proposition de loi pour abriger la réforme des retraites.
02:21Merci monsieur le député d'avoir accepté notre invitation.
02:23Mon cher Philippe, y aurait-il du grabuge ?
02:26Oui alors, si le monde politique n'était pas aux antipodes, de mon point de vue, des vertus ordinaires.
02:34C'est-à-dire sincérité, authenticité, bonne foi.
02:40Et si par ailleurs, le RN, qui est évidemment élu démocratiquement et dans l'espace républicain, pourtant traité comme s'il ne l'était pas.
02:50Il est évident que tout simplement, le Nouveau Front Populaire aurait voté ce que propose le RN.
02:57Puisque leur finalité, j'insiste sur le terme, leur finalité est la même.
03:02Même si les modalités, les ressorts peuvent être différents.
03:06Mais c'est le contraire, bien sûr.
03:08Et ça montre à quel point, dans notre vie politique, on est au fond confronté à une véritable guerre civile que je trouve absurde.
03:16François Seguin.
03:17Ce n'est pas une question de guerre civile.
03:19Moi, je comprends tout à fait que la gauche ne veuille pas voter un texte du RN.
03:23D'ailleurs, je ne comprends même pas comment c'est envisageable.
03:26En réalité, ces législatives ont été gagnées contre l'extrême droite.
03:31Donc, il est tout à fait normal que les députés, en cohérence, ne votent pas.
03:35En plus, cette niche parlementaire n'a aucune chance d'aboutir.
03:40De toute façon, ni à l'Assemblée, ni au Sénat.
03:42Donc, ça sert à quoi d'être stérile et d'aller voter ?
03:46Parce que vous faites tout à jeu égal.
03:48Mais pour la gauche, ça n'est pas égal.
03:50Vous, vous considérez que le RN, c'est un parti de droite comme un autre.
03:53La gauche ne le considère pas.
03:54Elle a raison d'aller au bout de sa logique.
03:56Et elle votera sa propre proposition de loi, la PPL, qui aura lieu le mois prochain.
04:02Et il y a un groupe parlementaire à gauche au Sénat.
04:04Et ça peut aller plus loin.
04:05C'est tout.
04:06Moi, je ne vois pas.
04:07Ça ne casse pas trois pattes à un canard.
04:08Sérieusement.
04:09Il y a de la polémique comme du beurre en barre.
04:11Vous voyez, à peu près.
04:12– Si le vrai intérêt du NFP, c'était de favoriser les Français
04:18avec l'idée que cette réforme des retraites est néfaste,
04:21il vaut mieux s'allier pour voter l'abrogation de cette réforme des retraites
04:26que de ne pas le faire.
04:27– Et pourquoi est-ce que le RN n'a pas voté ?
04:29Pourquoi le RN n'a pas voté à un moment ?
04:31– Je vous ai écouté parler.
04:33Donc, dans l'autre sens, ce qui se passera,
04:35c'est qu'évidemment, le RN ne votera pas.
04:38– Ça verrait.
04:39– Mais non, mais non.
04:40Ils ne vont pas faire ce cadeau à l'extrême gauche quand même.
04:42– Excusez-moi, il fallait voter à un moment.
04:44– Attends, je termine, François.
04:45– Mon budget.
04:46– Allez, allez.
04:47– Donc, en réalité, qui va trinquer ?
04:49C'est les Français qui ont pensé qu'en votant l'RN ou en votant l'NFP,
04:53ils étaient assurés que l'abrogation de la réforme des retraites irait au bout.
04:58Donc, en fait, les cocus de l'affaire, c'est les électeurs
05:01qui ont voté ou pour le NFP ou pour le RN.
05:03Maintenant, sur le fond, je vais vous dire une chose.
05:05Abroger cette réforme des retraites, c'est une connerie monstrueuse.
05:08– Oui, ça je sais qu'on n'est pas d'accord.
05:10– Mais bien sûr.
05:11– Mais non, mais ça c'est un autre débat.
05:13– Mais non, mais ce n'est pas un autre débat.
05:14La situation dans laquelle on est, ne pas dire la vérité aux gens, c'est terrifiant.
05:19Le député ne sera pas d'accord avec moi évidemment,
05:21mais quand vous regardez les chiffres,
05:23quand vous regardez ce qui est en train de se passer,
05:25quand vous regardez ce qui se passe dans d'autres pays,
05:27comme on essaie au contraire de faire travailler plus les gens,
05:29faire croire aux Français qu'en travaillant moins,
05:31ils ont le même niveau de retraite, c'est pas vrai.
05:33Ou alors, vous voterez plus tard la gauche.
05:35– Non, mais arrêtez.
05:36– Un effondrement.
05:37– Non, écoutez, vous ne pouvez pas prendre la parole pendant 4 minutes
05:40en nous assénant des trucs sur les retraites.
05:43– Ou alors, vous accepterez d'expliquer à vos électeurs
05:46que vous allez baisser le niveau de leur retraite.
05:48Voilà, il n'y aura pas d'autre débat.
05:50– On ne va pas faire un débat sur les retraites parce que là, c'est le fond du problème.
05:53– Non, ça n'est pas vrai.
05:54– On a un invité, s'il vous plaît.
05:56Françoise, s'il vous plaît.
05:58Thomas Ménager était avec nous, député du Lorrain,
06:00porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale.
06:02Monsieur le député, on vous laisse la parole sur ce sujet.
06:06– Oui, beaucoup de choses ont été dites.
06:08Ce qui est vrai, c'est qu'on a vraiment l'impression qu'on est dans des gamineries.
06:12Parce que c'est vrai, on peut bien entendu se combattre pendant les élections.
06:15Et je combats, moi, de manière très frontale, la France insoumise, le NFP.
06:19Mais quand on est élu, après, notre rôle, c'est de voter la loi.
06:22Et de voter tout ce qui est en conformité avec ce que l'on considère qui va dans l'intérêt général.
06:27Et aujourd'hui, ça a été très bien dit par M. Rebelle,
06:30ceux qui se font avoir, c'est les Français.
06:32Il y a une majorité absolue qui attend l'abrogation de la réforme des retraites.
06:36On pouvait le faire ce matin. Et donc, on a raté cette occasion.
06:40Alors, il y aura la niche le 31 octobre en séance.
06:42Mais nous, à la différence du NFP, qui est vraiment dans une vision de chapelle,
06:46c'est-à-dire, moi, moi, moi, mon programme, ma proposition de loi,
06:50nous avons toujours dit que nous, nous voterions toute proposition d'abrogation de la réforme des retraites.
06:54Je parle bien de l'abrogation. Pas de projet du NFP, qui est le 60 ans pour tous,
06:58qui est une utopie économique aujourd'hui, parce qu'il y a des enjeux de finances publiques aussi.
07:04Mais ce qui est triste, c'est l'image que l'on donne.
07:07C'est l'image que le NFP, à l'exception des communistes,
07:10c'est-à-dire qu'eux ont voté, eux ont compris.
07:12Ils donnent l'image qu'on est là pour se défendre nous-mêmes plutôt que défendre les Français.
07:16Et c'est un peu le sentiment qui est tenu à la sortie de cette commission.
07:20Excusez-moi, Thomas Ménager, oui, j'aime beaucoup cette espèce de retournement et d'inverseur de la charge.
07:26Sérieusement, d'abord, vous avez été battu très largement par ce que vous appelez le sectarisme du NFP.
07:32Je vous rappelle, législative, même s'il est de bon temps de dire que personne n'a gagné, la gauche les a gagnés.
07:36Par ailleurs, si vous étiez si sincère dans votre détermination à abroger la réforme des retraites,
07:42que n'avez-vous voté l'amendement en commission des finances ?
07:44Pourquoi vous ne l'avez pas voté ?
07:48Je vais vous répondre parce que c'est important, parce que que des politiques créent des fake news,
07:54c'est une chose que des journalistes ou des observateurs...
07:58Madame de Gaulle, allez vérifier cet amendement.
08:02Soit vous êtes une porte-parole de la gauche et donc vous portez les fake news,
08:06mais cet amendement ne faisait qu'augmenter les cotisations vieillesses.
08:10Dans un pays où on est à 28% de cotisations vieillesses, oui, nous assumons de l'avoir refusé.
08:14Et M. Coquerel, M. Guedj, on dit aujourd'hui, c'est honteux,
08:18nos amendements pour l'abrogation de la réforme des retraites dans le PSS ont été jugés irrecevables.
08:22Vous savez, moi, je travaille, M. Ménager.
08:24Laisse-le finir, François.
08:26Vous dites vraiment n'importe quoi.
08:28Thomas Ménager, moi, je travaille, je ne suis pas un ventilateur, ça fait des années, je connais parfaitement les débats budgétaires.
08:34Alors là, vous êtes endormi, là.
08:36Mais non, non, je ne suis pas endormi.
08:38Je ne suis pas endormi, je vous dis juste qu'il y a une duplicité de votre part.
08:42Mais attendez, attendez, excusez-moi.
08:44Il faut comprendre qu'il y a des gens qui nous écoutent et là on ne comprend rien.
08:48Donc chacun votre tour, s'il vous plaît.
08:50Donc Françoise, allez-y.
08:52Je dis juste qu'il faut absolument admettre une chose,
08:56c'est que l'abrogation de la réforme des retraites, la gauche ne peut pas voter un texte du RN.
09:02Ça n'est pas possible, c'est en incohérence.
09:04Et ce n'est pas la peine d'essayer de nous expliquer que tous les électeurs ne comprennent rien.
09:08Les électeurs comprennent parfaitement pourquoi on ne peut pas s'en compromettre.
09:12Moi j'ai une question.
09:14Et si le RN vote...
09:16Mais ça c'est la responsabilité du...
09:18Ça ne vous dérange pas ?
09:20Mais c'est la responsabilité, chacun.
09:22Dans le sens, chacun a la responsabilité.
09:24Vous avez bien compris quand même que ce n'est pas la même chose de décider de voter un texte.
09:28Je ne juge pas, je pose la question.
09:30Monsieur le député qui veut répondre.
09:32C'est toujours la même histoire avec la gauche.
09:34C'est qu'ils veulent les voix du RN.
09:36Ils auront besoin de nos voix.
09:38Ils auront besoin de nos voix pour l'abrogation.
09:40Vous êtes...
09:42C'est niveau cité en mathématiques
09:44et en arithmétique pour savoir qu'il y a besoin
09:46pour qu'il y ait une majorité que le RN le vote.
09:48Mais par contre, ils sont incapables de voter pour le RN.
09:52Dans leur vision de la politique, c'est le coup d'après plutôt que de défendre les Français.
09:56Monsieur le député,
09:58Monsieur le député,
10:00au-delà, très directement,
10:02de cette interrogation,
10:04est-ce que vous êtes d'accord avec le rôle
10:06qu'on prête au RN
10:08en quelque sorte
10:10une sorte d'épée de Damoclès
10:12dont dépendrait en permanence
10:14la survie du gouvernement Barnier ?
10:16Ou est-ce que ça n'est pas
10:18votre conception de la vie parlementaire ?
10:22L'image de l'épée de Damoclès
10:24est peut-être un peu violente.
10:26C'est le rôle des oppositions de surveiller
10:28démocratiquement et de pouvoir utiliser
10:30cette motion de censure si
10:32à un moment le budget, notamment,
10:34est tellement néfaste pour les Français
10:36que nous devrons prendre cette décision
10:38de le censurer.
10:40Nous ne le souhaitons pas. Nous souhaitons avoir un budget.
10:42Nous souhaitons que ce budget aille dans l'intérêt
10:44des classes populaires et des classes moyennes.
10:46Mais on ne pourra pas non plus laisser passer
10:48n'importe quel budget.
10:50C'est un équilibre entre le danger
10:52que peut représenter un pays qui n'aurait plus de gouvernement
10:54et le danger pour un pays
10:56qui aurait un budget qui serait néfaste
10:58pour les Français.
11:00Là, je pense qu'on est
11:02quand même dans une situation extrêmement
11:04périlleuse. Je ne sais pas si vous avez vu
11:06les mises en garde du FMI, du FMI
11:08sur le cas français.
11:10On est quand même sur la corde raide.
11:12Je ne dis pas ça pour faire peur.
11:14On est quand même dans une situation financière
11:16et budgétaire qui est absolument explosive.
11:18Je ne sais pas quel type de budget
11:20on aura. J'espère
11:22que les augmentations
11:24d'impôts, en dépit de ce qu'a dit Barnier,
11:26ne seront pas supérieures aux réductions
11:28de dépenses publiques, même si, à mon avis, on en prend
11:30le chemin. Et que surtout,
11:32et c'est peut-être la raison pour laquelle, on le disait tout à l'heure,
11:34que Barnier va passer par un 49-3,
11:36et je crois que le RN l'a voté, d'ailleurs, ça,
11:38la pérennisation de la surtaxe
11:40sur les hauts revenus,
11:42c'est quand même une façon, comme d'habitude,
11:44de rhabiller l'histoire de la fiscalité en France.
11:46C'est-à-dire qu'on commence par dire aux Français, quel que soit
11:48leur niveau, on va vous faire une petite taxe
11:50qui durera 2 ans, 3 ans, puis après on vous la colle
11:52pour l'éternité. Je rappelle juste, quand même,
11:54qu'on parle...
11:56Mais je rappelle juste, quand même,
11:58alors, évidemment, ce sont des salaires très conséquents,
12:00c'est 500 000 euros
12:02par an de revenus, c'est 250 000
12:04par personne,
12:06c'est un cadre supérieur d'une grande boîte,
12:08c'est 20 000 euros par mois, c'est considérable.
12:10C'est considérable. Mais ce que je veux dire,
12:12c'est que là, on va taxer des gens, en fait,
12:14en récupérant, parce qu'on a la culpabilité
12:16en France de la fiscalité,
12:18en fait, on est en train de réimposer un ISF.
12:20Ces gens-là, ils ne pourront pas se délocaliser.
12:22Ils ne pourront pas faire d'optimisation
12:24fiscale. Ce ne sont pas des milliardaires.
12:26Et eux, ils vont prendre de plein fouet
12:28une nouvelle surtaxe qui va être, peut-être,
12:30pérennisée. Et je crois que le RN a
12:32voté, M. le député, pour cette pérennisation.
12:36– Nous, nous souhaitons que s'il y a des
12:38taxations et des impositions supplémentaires
12:40sur les hauts revenus, elles soient, non,
12:42temporaires, et surtout, elles permettent, parce que
12:44notre logique, ce n'est pas que l'imposition permette
12:46de boucher des trous et de
12:48compenser des dépenses qui seraient
12:50excessives, mais qu'elles soient là pour de la redistribution
12:52pour les classes populaires et les classes moyennes.
12:54Mais il est vrai que le risque de ce budget,
12:56le danger de ce budget, c'est le Haut Conseil aux Finances Publiques
12:58qui le dit, c'est qu'on aille plus sur des
13:00hausses d'impôts que sur des réformes structurelles
13:02qui permettraient des économies. Et que le problème
13:04que l'on a cette année, on le retrouve l'année prochaine.
13:06Parce que si on n'utilise que le levier fiscal,
13:08on peut le faire sur les très hauts revenus, de manière
13:10temporaire, sur les hauts profits.
13:12– Mais je me suis trompé, M. le député, au RN a voté
13:14pour la pérennisation de la taxe sur les hauts salaires.
13:16Je me suis trompé ou le RN a voté ?
13:18– Non, non, non.
13:20Je vous dis qu'il n'y a pas eu de vote
13:22de pérennisation de ce dispositif
13:24parce que nous souhaitons que ça soit temporaire
13:26et dans le cadre d'une redistribution.
13:28– Moi j'ai vu que ça avait été voté.
13:30– 0,826, 300, 300.
13:32– Notre auditeur du jour, Jacques, est-ce que vous pensez
13:34que sur la réforme des retraites, c'est un piège pour la gauche, Jacques ?
13:36– Écoutez, moi je suis désolé,
13:38mais je suis attiré d'entendre des propos
13:40comme j'ai entendu
13:42C'est aux Français qu'il faut penser d'abord.
13:44Et là, c'est de la petite maladie politique
13:46et ça, il y en a assez.
13:48C'est pour ça que les gens ne vont plus voter.
13:50Ils en ont assez.
13:52Quand on entend un député dire
13:54« Vous, vous êtes augmenté
13:56et les retraites ne sont pas augmentées,
13:58c'est du populisme. »
14:00Bon, là, on a tout compris.
14:02Et malheureusement, il faudra qu'un jour
14:04les choses changent vraiment.
14:06– J'ai une question.
14:08– C'est vrai, le mot « enfant »,
14:10moi, j'avais utilisé « enfantillage ».
14:12Vous avez dit « gaminerie »,
14:14M. le député.
14:16On a l'impression quand même que dire
14:18« Moi, je ne vote pas la réforme des retraites. »
14:20– Mais arrêtez.
14:22– Excusez-moi, vous permettez que j'en passe une ?
14:24– Bien sûr, bien sûr.
14:26– Si demain, l'ERN dit qu'il faut que la démocratie
14:28est une bonne chose, la gauche vote contre
14:30parce que c'est l'ERN ?
14:32– Excusez-moi, mais ça serait quand même bien
14:34que vous arrêtiez de faire…
14:36Moi, je veux bien être toute seule
14:38à expliquer les choses.
14:40Je ne peux pas avoir un plateau entier qui donne raison.
14:42– Mais non, mais je n'ai pas donné raison.
14:44– Mais bien sûr que si.
14:46– Vous permettez que j'en place une ?
14:48Pour moi, on ne peut pas réformer les retraites.
14:50– Ne perdez pas le temps, répondez.
14:52– On ne peut pas réformer les retraites
14:54parce qu'on n'a pas le premier euro pour le faire,
14:56voilà mon point de vue.
14:58– D'accord, vous pouvez continuer comme ça
15:00avec Éric Crevel.
15:02Moi, je pose juste la question à Thomas Ménager
15:04parce que je n'ai pas envie de répondre.
15:06Je vous pose la question, par exemple,
15:08vous vous opposerez au budget, d'accord,
15:10mais est-ce que vous vous opposeriez
15:12à ce que ce gouvernement puisse continuer
15:14à le porter avec la motion de censure ?
15:16Moi, j'ai quand même eu le sentiment
15:18que vous ne voteriez jamais la motion de censure.
15:20Donc, à quoi ça sert de s'opposer
15:22à un budget, et je le dis en tout respect,
15:24Thomas Ménager, on se connaît,
15:26on s'est déjà croisés sur les plateaux,
15:28et ne pas couper court à ce gouvernement
15:30pour l'empêcher de galoper
15:32et d'appliquer ce budget de fait ?
15:34– Ce que nous, nous avons compris,
15:36c'est que même si nous représentons 11 millions
15:38de Français qui ont été le premier parti
15:40en termes de voix, personne n'a gagné les élections.
15:42Il y a trois blocs. Donc, dans tous les cas,
15:44on n'attend pas notre budget puisque notre budget,
15:46on ne peut pas le mettre en place puisque nous n'avons pas de majorité.
15:48Nous, il y a des lignes rouges
15:50que nous n'accepterons pas et sur lesquelles
15:52nous pourrions censurer,
15:54mais notre objectif, ce n'est pas de censurer
15:56à tout va comme le NFP le souhaite
15:58en n'ayant plus de gouvernement
16:00pour notre pays. On essaie de faire
16:02évoluer ce budget dans le bon sens pour les Français
16:04et si jamais il n'évolue pas parce que M. Barnier
16:06n'entend pas, notamment quand il fera 143
16:08et qu'il nous proposera le texte final sur lequel
16:10il engage sa responsabilité, on prendra
16:12nos responsabilités, nous aussi,
16:14et on censura éventuellement ce gouvernement.
16:16Mais notre objectif, c'est d'être dans la construction
16:18avant d'être dans une destruction qui nécessitera
16:20un peu plus de temps pour reconstruire
16:22et qui pourra mettre notre pays en difficulté.
16:24– Merci beaucoup Thomas Bénagé, député du Lora
16:26et porte-parole du groupe RN
16:28à l'Assemblée nationale.
16:30Vous restez avec nous, Jacques, on vous garde,
16:32vous ne bougez pas, dans un instant...
16:34– C'est le moment clé de l'émission.
16:36– C'est une niche parlementaire aussi,
16:38parce que ça va parlementer, c'est chiant.
16:40– Mais la fin, c'est que les chiens de cette niche,
16:42ils sont gros et ils mordent.
16:44– Allez, vous restez avec nous dans un instant,
16:46le qui-sait-qui qui l'a dit.
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