- il y a 6 mois
- #sudradio
Les Vraies Voix avec Andrea Kotarac, porte parole du RN
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-07-10##
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NewsTranscription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:04Le Rassemblement National se retrouve une nouvelle fois au cœur de l'actualité judiciaire.
00:07Hier matin, le siège du parti a été visité par une vingtaine d'enquêteurs de la brigade financière.
00:11Une perquisition menée sous la direction du juge Serge Tournaire
00:15dans le cadre d'une information judiciaire qui a été lancée en juillet.
00:18L'enquête vise des soupçons de financement illégal des campagnes présidentielles législatives et européennes
00:22entre 2022 et 2024.
00:24Un nouvel épisode qui vient s'ajouter à la récente condamnation de Marine Le Pen
00:27et à une procédure distincte engagée par le parquet européen.
00:31Jordan Bardella dénonce une offensive judiciaire
00:34et parle d'un prétexte pour s'en prendre à son espace de travail.
00:38Le RN ne serait donc pas irréprochable.
00:41Ses membres avancent son exemplarité en comparaison avec les autres partis
00:46et pourtant la justice enquête.
00:48Quel sentiment cela vous inspire-t-il ?
00:51Est-ce que, et c'est la question du jour, comme l'affirme le RN,
00:55vous pensez qu'il soit espionné ?
00:58La question sur le compte X de Sud Radio est, pour l'instant,
01:02pour l'instant, la tendance, c'est...
01:05Eh bien, c'est oui à 86%.
01:08Le RN est espionné pour ceux qui ont participé à la consultation.
01:13Évidemment, il s'agit d'une consultation et non pas d'un sondage.
01:17Comme vous le disiez, Judith, notre invitée est Andréa Cotarac, porte-parole du RN.
01:21Andréa, vous êtes toujours avec nous ?
01:24Oui, toujours.
01:24Alors, Andréa, on a commencé juste avant la coupure.
01:28Vous avez commencé à nous expliquer que cet espionnage,
01:31qui est un mot utilisé par vos soins, par votre parti,
01:35c'est de l'acharnement politique, tout simplement.
01:38Oui, tout à fait.
01:39Vous savez, pour que vos auditeurs comprennent un petit peu,
01:42quand on fait une campagne électorale,
01:44vous avez tout un tas de règles à respecter,
01:46et vos comptes sont scrutés et validés
01:49par ce qu'on appelle une commission nationale des comptes de campagne.
01:52Dans toutes les élections que vous avez évoquées,
01:54municipales, régionales, législatives, etc.,
01:57tous nos comptes de campagne ont été validés
01:59par la commission nationale des comptes de campagne.
02:02Et donc, perquisitionner,
02:05alors même que la commission peut nous demander
02:06un document qu'il n'aura pas,
02:09c'est assez extraordinaire.
02:11Et par ailleurs, on nous attaque sur l'autre point,
02:13c'est sur des prêts de particuliers
02:17qui ont offert de l'argent
02:19et qui sont remboursés ensuite au parti.
02:23Des prêts à répétition.
02:24Et c'est la répétition des prêts qui posent problème.
02:27Alors, on en...
02:28Ça s'appelle des prêts habituels.
02:29Mais en fait, la différence n'est pas claire à ce niveau-là.
02:31Et juste pour vous demander,
02:32et vous poser une question,
02:34est-ce qu'on peut se demander
02:36pourquoi est-ce que l'URN fait appel à des Français
02:38pour vivre, pour faire vivre la démocratie ?
02:41Tout simplement parce que les banques
02:43refusent de financer le premier parti de France.
02:46Alors, justement, vous faites bien de poser la question
02:48parce que c'est le principe de l'émission.
02:50Les vraies voix répondent.
02:51Aude Amadou, alors déjà d'accord sur le principe
02:53valider, c'est gagner ?
02:55Enfin, c'est un peu...
02:55Non, mais moi, je crois qu'aujourd'hui,
02:57il faut aussi sortir de cette posture du Calimero.
02:59Moi, franchement, si on n'a rien à se reprocher,
03:01qu'il y ait une parquisition,
03:02moi, franchement, ça ne me poserait pas de problème.
03:03Pour la deuxième partie, effectivement,
03:07moi, ce que je remarque, c'est depuis hier,
03:09les éléments de langage du RN.
03:11Alors, il n'y a pas une déviation.
03:12C'est-à-dire que mot pour mot,
03:14vous dites tous la même chose.
03:15Par contre, sur le financement,
03:17je peux juste sur ce point vous rejoindre
03:19parce qu'effectivement,
03:21il y a un vrai problème de financement
03:23pour le coup, pour ce parti.
03:25Il y avait des promesses qui avaient été faites,
03:27notamment d'autres politiques,
03:28notamment François Bayreau qui le portait
03:30et notre président également.
03:31J'ai envie de vous dire,
03:34vous avez quand même une belle majorité
03:36à l'Assemblée nationale.
03:37Donc, vous pouvez aussi vous saisir du sujet
03:39et faire en sorte que le financement
03:41des partis politiques soit revu
03:42et proposé à cette Banque des Territoires.
03:44C'est prévu, Andréa Cotarac ?
03:46Écoutez, la réalité, c'est la chose suivante.
03:48C'est que quand le RN propose,
03:50y compris des idées qui sortent du camp d'Emmanuel Macron,
03:54puisque même le candidat à la présidentielle,
03:55Emmanuel Macron, avait proposé
03:57ce qu'il appelle la Banque pour la Démocratie,
03:59considérant quand même que c'était anormal
04:01que des partis politiques comme le sien
04:03avaient droit à des prêts en veux-tu-en-voilà
04:05qui sont acceptés avant même de voir le banquier.
04:08Et quand il s'agit du Rassemblement national,
04:10toutes les banques françaises refusent.
04:12Et donc, il avait proposé en 2017,
04:13c'est-à-dire il y a 8 ans maintenant,
04:15la Banque pour la Démocratie.
04:16Si demain, on propose ça,
04:17vous croyez vraiment que les adversaires vont valider ça ?
04:20Je voudrais juste vraiment vous donner une anecdote.
04:27En 2017, quand je me suis présentée,
04:31effectivement, je n'avais aucun bagage politique
04:33et j'y suis allée avec ce mouvement
04:34et cette nouvelle bague de nouveaux députés.
04:37Je vous rassure, on m'a refusé mon prêt à la banque.
04:40Donc, ce n'est pas une spécificité du Rassemblement national.
04:43Et j'ai dû également être confronté à cette difficulté.
04:48Donc, j'aimerais aussi que les auditeurs sachent
04:49que ce n'est pas une spécificité du Rassemblement national.
04:54André à Cotterac, allez-y.
04:56Et puis, on vous donnera la parole après.
04:57Si vous n'avez pas pu être financé,
04:59je vous le dis, c'est un scandale.
05:01Le problème, c'est que là,
05:02on ne parle pas de l'élection municipale
05:04de Saint-Laurent-le-Chamousset
05:05ou de je ne sais quelle circonscription.
05:06On parle d'une élection présidentielle,
05:08c'est-à-dire la mère des élections.
05:10Et là-dessus, il y a un parti
05:11à qui on refuse en 2012,
05:15en 2017, en 2022 un prêt.
05:17C'est le premier parti de France.
05:18Et ça, ça pose un vrai problème.
05:20Et j'aimerais juste rajouter un point.
05:21Quand vous dites une perquisition,
05:23si vous n'avez rien à vous reprocher,
05:25ce n'est pas grave.
05:26Moi, je vais vous donner une anecdote.
05:28J'étais à la France Insoumise.
05:30Oula, c'est un grand équerre, quand même.
05:31Eh bien, vous savez quoi ?
05:32Oui, ça, c'est le cas de Dieu.
05:34Lorsque vous faites une perquisition
05:36dans un mouvement politique,
05:37que ce soit contre Jean-Luc Mélenchon
05:39ou contre Jordan Bardella,
05:40ça pose un vrai problème.
05:41Pourquoi ?
05:42Jean-Luc Mélenchon lui a pris son agenda
05:44sur les trois dernières années,
05:45avec tous les rendez-vous qu'il avait,
05:47y compris avec des militaires
05:48qui étaient en place,
05:49y compris avec des personnes
05:50qui ne voulaient pas
05:50et qui ne souhaitaient pas
05:51que l'on sache
05:52qu'il ait vu telle ou telle personne.
05:55Ce n'est absolument pas normal.
05:56Aujourd'hui, on fait la même chose
05:57à Jean-Marc Bardella,
05:58en lui prenant toute sa boîte mail.
06:00Je vous rappelle
06:01qu'il y a une séparation
06:02des pouvoirs dans le pays,
06:03entre le pouvoir judiciaire
06:04et le pouvoir politique.
06:06À chaque fois que l'autorité judiciaire
06:09est atteinte,
06:09alors là, sur tous les médias,
06:12on explique qu'il y a une violence
06:13contre l'autorité judiciaire
06:14et son indépendance.
06:16En revanche,
06:16quand l'autorité judiciaire
06:17s'attaque à prendre
06:19des documents extrêmement importants
06:20à la liberté des partis politiques,
06:22alors là,
06:22ça pose le problème à personne.
06:23Bon, alors, on vous entend,
06:25Andréa Cotarac,
06:26et on comprend les problèmes
06:27de financement,
06:27mais il y a quand même
06:28Joseph Touvenel,
06:29le milliardaire Pierre-Édouard Sterrin,
06:30qui a été entendu
06:31comme suspect libre.
06:32Il est soupçonné
06:32d'avoir empilé les prêts
06:33au profit des candidats RN
06:34pour près de 2 millions d'euros.
06:36Alors, il y a un problème
06:36de financement global.
06:37C'est incroyable,
06:38il y a des gens
06:39qui ont de l'argent
06:39et qui décident
06:40de financer la démocratie.
06:42Ça choque qui ?
06:43Enfin, moi,
06:44ça ne me choque pas.
06:45Si j'avais de l'argent,
06:46sans doute que je financerais
06:47peut-être des partis politiques,
06:48je n'en sais rien.
06:49Je n'ai pas d'argent.
06:50Mais ça pose...
06:51Vous êtes sûr, Joseph ?
06:53Vous êtes vraiment sûr.
06:54Mais mon banquier
06:55pourra vous le confirmer.
06:57Mais ça pose vraiment
06:58le problème
06:58de la démocratie en France.
07:01Il est absolument anormal
07:02qu'un parti,
07:03quel qu'il soit,
07:04dépende du bon vouloir
07:05du banquier.
07:06Il y avait des promesses,
07:07ça a été rappelé
07:08François Béroux,
07:09mais Emmanuel Macron,
07:10dans le charter
07:11de ses promesses non tenues,
07:14avait aussi celle
07:15de faire un système bancaire.
07:17Ça pouvait être la CDC,
07:18on pouvait créer une structure
07:20où les partis politiques
07:21pourraient emprunter
07:22dans les conditions
07:23normales, légales, etc.
07:25Ça n'a pas été mis en place.
07:26Qu'est-ce que fait le RN
07:27et peut-être d'autres ?
07:28Demande au privé
07:30de le financer.
07:31Alors, il se trouve
07:32qu'il y a des gens
07:32qui ont beaucoup d'argent
07:33qui financent.
07:34Je note quand même,
07:35avec un peu d'étonnement,
07:36que quand c'est François Fillon,
07:38ça va très vite.
07:39Les juges sont très rapides.
07:41Quand c'est Nicolas Sarkozy,
07:42il est condamné
07:43et le juge nous dit
07:44oui, je n'ai pas vraiment les preuves,
07:45mais moi, je pense que...
07:47qui, en termes de droit français,
07:48m'étonne un peu quand même.
07:50Et quand c'est le parti
07:51de Marine Le Pen,
07:52on vient reprocher
07:53à M. Sterrin de financer.
07:55Il le dit d'ailleurs.
07:56Il dit,
07:56j'ai des convictions,
07:57j'ai un idéal,
07:58donc comme j'ai gagné
07:59beaucoup d'argent,
08:00eh bien,
08:01je donne de l'argent
08:02pour mes idées.
08:03Ce qui n'est pas vraiment choquant.
08:04Et quand c'est M. Pigasse,
08:07personne ne s'y intéresse,
08:08il est milliardaire
08:08et finance aussi.
08:09On en entend parler
08:10de M. Pigasse,
08:11mais nous n'exagérons rien.
08:12Alors, rappelez-nous.
08:13Il y a une commission d'enquête
08:15sur M. Pigasse ?
08:16Non, effectivement.
08:17Et M. Pigasse dit,
08:18je suis milliardaire
08:19et je finance la gauche
08:20et c'est très bien.
08:20Oui, mais le parti
08:21qui le finance
08:21n'est pas sous enquête non plus,
08:23je sais pas.
08:23C'est justement le problème.
08:25Pourquoi certains sont sous enquête
08:26et pas d'autres ?
08:27Et là où...
08:28Alors, je ne sais pas
08:29si le RN est espionné.
08:31Il y en a qui sont soupçonnés
08:32d'autres pas.
08:32Premier parti,
08:33il est quand même
08:34très surveillé,
08:35d'accord ?
08:36Et surtout,
08:36il y a un problème
08:37qui a été soulevé
08:38et qui est difficilement...
08:40On peut le résoudre difficilement,
08:41c'est que dans une perquisition,
08:42effectivement,
08:43en plus,
08:43comment ça se passe aujourd'hui ?
08:44On absorbe
08:45le téléphone portable,
08:47les ordinateurs,
08:48c'est-à-dire que
08:49le pouvoir,
08:51quand même,
08:52a des renseignements
08:53et c'est un peu gênant
08:53pour le fonctionnement démocratique.
08:55Après,
08:55c'est peut-être justifié aussi,
08:57mais il y a aussi
08:57le nombre de prêts
08:58parce qu'il y a un règlement.
08:59Vous le connaissez,
09:00le règlement,
09:01Andréa Cotarac ?
09:02C'est la notion
09:04de habituellement.
09:05C'est-à-dire que c'est dans un cadre,
09:06il faut que ça puisse faire
09:07de manière exceptionnelle,
09:09mais quand c'est trop récurrent,
09:11en fait,
09:11on considère
09:12que la personne
09:13qui effectue,
09:14qui donne un prêt,
09:16devient une banque.
09:17Et là,
09:17pour le coup,
09:17ça pose problème.
09:18Donc,
09:18il y a effectivement
09:19un cadre à respecter.
09:21C'est-à-dire que
09:21c'est sur la notion
09:24de habituellement
09:25qu'on peut l'interpréter
09:27de manière très large.
09:28La jurisprudence se contredit
09:28parce qu'on a deux
09:29jurisprudences contradictoires.
09:31Il y en a une
09:31du côté pénal.
09:33On va dire
09:33s'il y a eu
09:34deux prêts successifs,
09:35c'est du habituel.
09:36Et il y en a une autre
09:36qui nous dit
09:37non, non, non,
09:37il en faut au moins cinq.
09:400,826, 300, 300,
09:41vous savez que vous pouvez
09:42réagir évidemment
09:43à ce que vous entendez
09:44sur l'antenne
09:45de Sud Radio.
09:46On file au standard.
09:47Oui, avec Luc,
09:48notre auditeur
09:50file rouge.
09:51Luc,
09:51vous avez la possibilité
09:52de réagir
09:53et puis peut-être
09:54de poser une question
09:54à Andréa Cotarac.
09:55Je rappelle,
09:56le porte-parole
09:56du Rassemblement National.
09:58Luc.
09:59Alors, bonjour.
09:59Oui, re-bonjour.
10:00Oui, je vais réagir.
10:01Alors, déjà une chose,
10:02vraiment.
10:02j'ai eu la larme à l'œil
10:04et je viens juste
10:05d'ouvrir une Kenya Pitchi
10:06pour Joseph Touvenel.
10:08Vraiment,
10:08ça me fait...
10:10Vous me donnez les relais
10:13parce que je vais donner
10:13parce que moi,
10:14je l'adore, ce Joseph.
10:15Allez, redevenons sérieux.
10:17Redvenons sérieux.
10:18Je vais vous dire
10:18deux, trois choses.
10:19De l'espionnage.
10:21Non,
10:22ce n'est pas de l'espionnage,
10:23c'est des fantasmes.
10:25Mais Andréa Cotarac
10:26va comprendre
10:26ce que je veux dire.
10:27L'espionnage,
10:28c'est la discrétion,
10:30la duplicité,
10:31les maldigances,
10:31l'argent,
10:32le sexe.
10:32Pourquoi pas ?
10:33Mais non,
10:34là, ce n'est pas le cas.
10:36On tombe vraiment
10:38dans cette dérive
10:39antidémocratique,
10:41je le disais,
10:42je le répète,
10:43sur laquelle
10:44nous souffrons
10:46en ce moment.
10:47Dérive antidémocratique.
10:47démocratique.
10:48Pourquoi ?
10:49Parce qu'on s'aperçoit
10:50tous les jours,
10:52tous les jours
10:52que,
10:53que ce soit
10:53l'Union européenne,
10:55reliée chez nous
10:56par un boss
10:59de l'économie,
11:02de la politique
11:02qui s'appelle
11:03M. Thierry Breton,
11:04qui a tout raté partout
11:05et qui...
11:06Non, sinon,
11:07il ne serait pas là,
11:08déjà, par nature.
11:08Mais bon,
11:09Luc,
11:10allez-y.
11:10C'est pas tort.
11:11Dans les affaires,
11:12dans les affaires,
11:12il n'a pas eu
11:13de gros succès,
11:13ça c'est vrai.
11:14Il a réussi à couler
11:15quand même un certain nombre
11:16quand on est là,
11:17c'est quand même
11:17qu'on a une carrière,
11:18enfin, c'est pas bon.
11:19Mais Luc,
11:20sur ce premier point,
11:21on va faire le ping-pong,
11:23Luc.
11:23Luc, Luc, Luc,
11:24Luc, Luc,
11:24on fait le ping-pong
11:26parce que c'est ça
11:27qui est intéressant.
11:28Je n'ai pas fini
11:29ce que je voulais dire.
11:29Oui, mais justement,
11:30vous allez continuer.
11:31Mais vous allez continuer.
11:32Mais ce que je vous propose,
11:33c'est de le faire en ping-pong.
11:34Sur le terme d'espionnage,
11:36Andréa Kotarak,
11:37ce que dit Luc
11:37sur l'espionnage,
11:39vous n'allez pas quand même
11:40un peu loin,
11:41c'est vrai ce que dit Luc,
11:42Andréa Kotarak.
11:44Moi, je reproche
11:45à chaque fois
11:46et pour tous
11:46les candidats
11:47à la présidentielle
11:48qu'on vienne leur piquer
11:49leur agenda,
11:50qu'on vienne fouiller
11:50dans leur boîte mail
11:51et qu'on vienne
11:52essayer de justifier
11:53quelque chose.
11:54Je termine,
11:54si je peux me permettre
11:55de faire au moins deux phrases
11:56pour répondre
11:57à notre auditeur.
11:58Deuxième point,
11:59je suis très légaliste,
12:00je suis attaché
12:01à la République,
12:02je suis attaché
12:02à la démocratie,
12:03je suis attaché
12:03à la loi.
12:04Il ne s'agit pas
12:05de milliers de prêts
12:06ou de je ne sais quoi.
12:07On n'a pas d'autre choix
12:08que de se tourner
12:09vers le peuple français
12:10pour les défendre.
12:11Les banques françaises
12:12refusent des prêts
12:13et on en a fait 23.
12:1523 qui sont tous remboursés
12:17d'hommes prévus par la loi
12:18au bout de cinq ans.
12:19Donc,
12:20je ne vois pas vraiment
12:21quel intérêt
12:23l'autorité judiciaire
12:25a à aller chercher
12:2630 000 pièces,
12:27à aller fouiller
12:28dans les boîtes mail
12:29de Jordan Bardella.
12:30Moi,
12:30je suis attaché
12:31au pluralisme.
12:31Excusez-moi,
12:32Andréa Kotarak,
12:33le dernier prêt,
12:35il y a le plus ancien
12:36qui remonte à 2007
12:37quand même
12:37dans les emprunts.
12:38Oui,
12:38mais ça fait depuis
12:39très longtemps,
12:41peut-être depuis 1976,
12:42que les banques
12:43refusent des prêts
12:44au premier parti de France.
12:44Oui,
12:44mais du coup,
12:45il n'a pas été remboursé
12:46en cinq ans,
12:46celui-là,
12:47si ?
12:47Non,
12:48mais les 23 prêts
12:48de la perquisition
12:51en question
12:51sont tous remboursés
12:53au bout de cinq ans.
12:55Mais à la limite,
12:56je vous parle de la jurisprudence
12:57qui n'est pas très claire
12:59d'ailleurs à ce niveau-là
13:00puisque vous semblez être
13:01très sûr de vous
13:03concernant l'interdiction
13:04de ces prêts-là.
13:05Ce n'est pas vrai.
13:05La jurisprudence
13:06n'est pas aussi claire
13:07je n'ai pas dit ça monsieur.
13:09J'ai entendu sur le bateau
13:10et les prêts
13:12sont remboursés au bout de cinq ans
13:13comme prévu par la loi.
13:14Donc moi,
13:14si vous voulez,
13:15un pays
13:16où on n'interdit pas
13:17les chaînes de radio,
13:18de télévision,
13:19une Union européenne
13:20où on n'interdit pas
13:20un groupe d'art
13:21de se présenter,
13:22etc.
13:22mais ce serait merveilleux.
13:23Le problème,
13:24c'est que ce n'est pas le cas.
13:25La suite, Luc.
13:27Attendez,
13:28on continue.
13:30Andréa Cotarac,
13:31j'ai promis à Luc
13:32la fin courte
13:33de votre triple question, Luc.
13:36Allez-y.
13:37Oui,
13:38qu'Andréa Cotarac
13:40ne le prenne pas le mal.
13:42Je suis assez coté.
13:45Ce que je veux dire,
13:47c'est que le mot espionnage
13:48est un mot qui n'a aucun intérêt.
13:50Le problème,
13:51il est l'absence totale
13:52de démocratie
13:53dans notre pays
13:53à l'heure actuelle.
13:55Quand vous voyez
13:56que des hommes,
13:59par exemple,
13:59comme Éric Pegner,
14:01on peut en penser
14:01ce qu'on en veut,
14:03le directeur de Frontières,
14:05il est quasiment interdit bancaire
14:07dans la mesure
14:07où aucune banque
14:08n'accepte de lui ouvrir un compte.
14:09Qui est un média,
14:10on le rappelle,
14:10un média Frontières.
14:12On ne peut pas non plus dire
14:12qu'on n'est pas en démocratie,
14:14sinon vous ne pourriez pas dire
14:14ce que vous êtes en train de dire,
14:16Luc.
14:16Attendez,
14:17Madame,
14:18je vais vous dire une chose,
14:19Madame.
14:19Je vais vous dire une chose.
14:20Oui.
14:21Quand Zemmour s'est présenté,
14:23je me suis présenté
14:24à la députation.
14:25Oui.
14:25D'accord ?
14:26Je vous dis franchement,
14:27vous voyez,
14:28j'ai eu aucun problème
14:28parce qu'on est en démocratie et tout.
14:31Par contre,
14:31mes banquiers m'ont dit,
14:32écoute,
14:33Luc,
14:33on a des affaires ensemble,
14:35patati patata,
14:36ça nous en quitté,
14:37ça nous machin et tout.
14:38Voilà.
14:39C'est terminé.
14:39Quand vous voyez des gens,
14:40des gens comme
14:41le rédacteur en chef,
14:43le directeur
14:43de l'incorrect,
14:45j'ai plus son nom en tête.
14:47Et on ne peut pas donner
14:48énormément d'exemples,
14:49Luc,
14:49il faut vraiment aller
14:50à l'essentiel,
14:51c'est le principe.
14:52C'est en ça que je veux dire
14:53qu'on n'est plus en démocratie.
14:54C'est sûr que je peux
14:55dire ce que je veux.
14:57Tout est relatif,
14:58alors,
14:58on va dire ça.
14:59Mais ce que je veux dire,
15:00si vous voulez,
15:00c'est qu'André Akotara
15:01qui a raison,
15:02il se trompe
15:03un petit peu
15:04de débat en l'espèce.
15:06Le débat en l'espèce,
15:07c'est de dire que
15:08ce qu'il a subi,
15:10ce que le RN a subi,
15:11c'est un oucage
15:12qui vient
15:14d'une espèce
15:17de caste
15:18qui ne veut pas,
15:20qui ne veut pas
15:20de nos idées.
15:21Et qui ne veut pas
15:22donc de l'accession au pouvoir.
15:23Alors,
15:23une conclusion rapide
15:24de nos deux vraies voix.
15:25Joseph Touvenel,
15:26rapide,
15:27et après,
15:27au dernier.
15:27Judith a raison de souligner
15:29que nous sommes encore
15:30en démocratie.
15:30Le problème,
15:31c'est qu'on a l'impression
15:31que la démocratie recule.
15:34Notamment,
15:35quand l'Arcom
15:36peut faire fermer
15:36une chaîne de télévision,
15:38quelle qu'elle soit,
15:39moi ça me choque,
15:40parce que ces gens,
15:41ce ne sont pas des juges,
15:42ils ont été nommés
15:42par le pouvoir,
15:43et c'est très inquiétant.
15:44On voit quand même
15:45que notre démocratie recule.
15:47A nous de la défendre,
15:48et j'appelle tous ceux
15:49qui ne vont pas voter
15:50à aller voter
15:50aux prochaines élections.
15:51C'est ça aussi la démocratie.
15:53Odamado ?
15:54Moi,
15:54j'encourage effectivement
15:55les députés,
15:57les députés
15:58du Rassemblement National
16:00à s'emparer du sujet,
16:02puisque vous êtes
16:02une belle majorité,
16:04et de faire une proposition
16:05de loi sur ce financement.
16:07Andréa Cotarac,
16:08on vous remercie
16:09d'avoir participé
16:09à ce débat.
16:11Nous rappelons
16:11que vous êtes
16:11porte-parole du RN.
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