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Avec Virginie Joron, députée européenne du groupe Patriotes pour l'Europe.

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##LE_FACE_A_FACE-2024-09-18##

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Transcription
00:00Ici Sud Radio. Les Français parlent au français. Les carottes sont cuites. Les carottes sont cuites.
00:13Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:18Dans tous mes états, mais je ne suis pas le seul. Bonjour Virginie Jauron.
00:23Oui, bonjour André.
00:25Alors nous, intéressant parce que quand même l'actualité européenne, on voit l'actualité proche orientale, on la connaît.
00:33L'actualité russe-ukraine, on la connaît. Et puis, et puis l'actualité européenne, le Parlement, la Commission.
00:40Mardi 17 septembre, Ursula von der Leyen, réélue donc à la tête de la Commission européenne,
00:46a présenté effectivement les membres de la Commission en disant, voilà, climat, défense, compétitivité.
00:54Une bonne note, elle disait, vous voyez, la parité, ça va beaucoup mieux. Il y avait 22% de femmes il y a encore quelques années.
01:01Il y aura 40% de femmes présentées à la Commission. Bon, ça, très bien.
01:07Mais au-delà de ça, alors Virginie Jauron, je voudrais qu'on revienne avec vous.
01:11Vous êtes effectivement députée européenne depuis déjà, combien ?
01:15Cinq ans.
01:16Cinq ans, c'est ça.
01:17Depuis 2019.
01:18Voilà, et vous avez été effectivement réélue.
01:21Là, vous faites partie du groupe Patriotes pour l'Europe.
01:25Je voudrais savoir d'abord juste un petit épisode franco-français, enfin, qui nous a intéressés.
01:33C'est qu'est-ce qui s'est passé dans cette espèce de passage de relais d'un nouveau genre entre Thierry Breton,
01:40commissaire au numérique, etc., etc., et Stéphane Séjourné, d'ailleurs qui, lui, est chargé, sera chargé, il faut le savoir,
01:47Stéphane Séjourné, de l'industrie et du marché unique.
01:49Donc, plus du tout du numérique.
01:51Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:52Vous êtes quand même à l'intérieur, oui.
01:54Oui, bien sûr, à l'intérieur, en fait, ce qu'on a découvert comme vous tous, en fait,
01:58c'était la surprise de cette semaine, c'est la déclaration de Thierry Breton sur Twitter,
02:02qu'il dénonce et en même temps qu'il utilise pour annoncer finalement qu'il ne va pas être candidat.
02:07Et en anglais, sur Twitter et en anglais.
02:09Voilà, donc, il suffit vraiment de nous depuis le début, mais bon, en fait, c'est ironique.
02:13En tout cas, la grosse surprise, c'était effectivement ce claquage de porte à la dernière minute
02:20par rapport à sa candidature, puisqu'il voulait être candidat et récupérer ce portefeuille
02:25du marché unique et du numérique.
02:26Parce que nous, en plus, nous devions avoir une audition la semaine dernière
02:30pour parler du DSA, pour parler de l'épisode estival qu'on a tous suivi.
02:35Et c'est vrai qu'à la dernière minute, il ne s'est pas présenté à cette audition.
02:38Et donc, finalement, ça devait déjà être dans les tuyaux et acté.
02:42Et finalement, il l'a annoncé lundi, puisqu'il savait aussi que Madame van der Leyen,
02:47qui est présente durant cette semaine à Plénière,
02:49devait annoncer son gouvernement de la commission avec la présentation de ses candidats.
02:55Et aussi, effectivement, Affaire franco-française, que nous suivons de très près,
02:59puisqu'en plus, le candidat, là aussi, grosse surprise, c'est Stéphane Séjourné,
03:03qui, je rappelle, était le chef de la délégation du parti d'Emmanuel Macron ici au Parlement
03:09et qui a donc un bilan au sein du Parlement européen, mais aussi un bilan au niveau électoral.
03:13Je pense que tout le monde n'a pas oublié que le résultat du 9 juin était en notre faveur
03:18et c'était surtout un échec cuisant pour la politique d'Emmanuel Macron au sujet, au niveau européen.
03:26Donc, le remettre en selle ici, c'est se foutre de nous.
03:30Désolée de finir ce terme, mais c'est parce qu'effectivement...
03:33Alors, effectivement, nous, on est content que ça ne soit plus à Thierry Breton
03:36parce qu'effectivement, candidat à la censure, on est content et c'est une étoile pour nous.
03:41Oui, on se rappelle de sa lettre à Elon Musk, en disant, attention, vous allez voir ce que vous allez voir.
03:46Exactement. Cette chasse qu'il fait contre la liberté d'expression était visible et cela posait problème.
03:52Et d'ailleurs, peut-être aussi au niveau de la Commission,
03:54puisque même Madame von der Leyen a critiqué cette initiative isolée de Thierry Breton cet été.
04:00Mais en même temps aussi, politiquement, c'est aussi une erreur, j'ai envie de dire,
04:05parce que c'est mépriser le résultat des votes du 9 juin puisqu'on remet en selle,
04:09finalement, un candidat d'Emmanuel Macron qui n'a pas brillé par son travail
04:14durant les cinq années dernières ici au Parlement européen.
04:17Alors, justement, donc ça a été vraiment, Virginie Joron,
04:20ça a été une vraie surprise à la fois sur le cas...
04:23Enfin, demi-surprise peut-être dans le cas de Thierry Breton
04:26et vraie surprise dans le cas de Stéphane Séjourné.
04:29Oui, surprise totale parce que même pour Thierry Breton,
04:31même si, je vous dis, le seul élément qui nous a posé question,
04:34c'est la semaine dernière parce que c'est le DSA,
04:36c'est lui qui s'est mis en avant et qui a profité du DSA pour faire sa publicité.
04:41Et donc, la dernière minute n'est pas venue en audition la semaine dernière à Bruxelles.
04:45Et puis, donc, son annonce lundi matin.
04:47Et puis maintenant, à la dernière minute, on apprend que c'est Stéphane Séjourné qui,
04:50comme on le sait, était parti, avait démissionné de cette délégation en cours de mandat
04:55puisqu'il avait pris le ministère des Affaires étrangères.
04:57Et puis maintenant, retour comme s'il de rien n'était, comme s'il n'avait pas un bilan.
05:01Et donc, M. Macron pousse à sa candidature et avec effectivement ce portefeuille du marché unique
05:06dans lequel, effectivement, je vais siéger et on va effectivement s'y maintenir.
05:10Vous êtes dans cette commission également ?
05:12Exactement. Donc, on va continuer, effectivement, à poser ces questions.
05:16Et puis, déjà aujourd'hui, il y a plusieurs surprises sur la candidature,
05:21mais aussi sur, encore, Van der Leyen qui, hier, avait une réunion avec l'institution du Parlement,
05:27la présidente du Parlement, et elle n'a pas voulu transmettre les noms
05:31alors que, normalement, par tradition, elle aurait déjà dû annoncer les candidatures.
05:35Elle a préféré garder secret tous ses candidats pour faire sa propre conférence de presse.
05:41Ah oui, elle ne l'a pas dit au Parlement ?
05:42Exactement.
05:43Elle a fait la conférence de presse avant de le dire au Parlement ?
05:46Au Parlement, c'est-à-dire les représentants des groupes politiques
05:49qui sont en conférence de présidence, c'est une réunion en huis clos.
05:52Normalement, la tradition veut qu'elle annonce, effectivement, tous les candidats.
05:56Elle ne l'a pas fait.
05:57Elle ne l'a pas fait, il y a quelques critiques, mais là aussi, les seules critiques que j'entends,
06:00notamment la LFI, Manon Brie, qui monte au créneau, mais il n'y a pas longtemps,
06:04on a tous vu qu'elle était dans les bras de Van der Leyen pour la féliciter de sa présidence.
06:08Donc, là aussi, ne tombez pas dans le panneau, le double discours de la LFI
06:11qui, aujourd'hui, critique l'action et le mépris de Van der Leyen,
06:16car il y a moins de six mois, elle était dans ses bras et a voté pour son amnistitue.
06:21Je vais faire un jeu très patriarcal et misogyne,
06:25souvent femme varie, bien folle et qui siffle.
06:28Et ce n'est pas de moi.
06:30Parlons aussi de cette commission.
06:33Ursula Van der Leyen, reconduite, présente sa commission,
06:36vous avez les noms, etc.
06:38Pour vous, la parlementaire que vous êtes,
06:43est-ce qu'il y a un changement par rapport à l'ancienne commission ?
06:46On n'a pas pris les mêmes, on n'a pas recommencé.
06:48Quel changement, de fond, s'il y a ?
06:50Il n'y a pas vraiment de changement.
06:52De toute façon, on le voit bien, puisque c'est elle qui avait commandé le caraport Draghi.
06:56Et effectivement, il y a un diagnostic qui est posé,
07:00mais là aussi, c'est assez ironique, puisque c'est un diagnostic qu'on connaît.
07:04Donc, effondrement de l'Union européenne, manque de compétitivité.
07:08Il a été sévère quand même, Draghi, il y est allé assez fort.
07:11Oui, le diagnostic est sévère, il est réel, mais c'est aussi leur bilan.
07:15Draghi ne sort pas comme ça du chapeau, il est à l'œuvre depuis des années.
07:19Donc, c'est leur bilan, c'est leur action.
07:22Et pendant cinq ans, tout ce que nous, nous avions dénoncé,
07:25donc le problème de souveraineté, le problème de perte de compétitivité,
07:28le problème de concurrence déloyale avec la Chine et les USA,
07:32c'était déjà présent durant ces cinq années.
07:34Et donc, c'est vrai que nous, dans nos travaux,
07:36on essayait à chaque fois de défendre nos intérêts.
07:38Si ce n'était français, c'était au moins européen,
07:40notamment dans le marché de la défense.
07:42Et là, on voit avec ce nouveau gouvernement de commissaire,
07:46effectivement, on ne voit pas vraiment de changement.
07:48Mais par contre, il y a une anecdote très importante,
07:50et je vous la livre, c'est qu'elle a nommé six vice-présidents, très bien.
07:55Mais quand elle a annoncé hier en conférence de président son équipe,
07:58le premier qu'elle a mis en avance s'appelle Maros Sefcovic, un Slovaque,
08:04qui était déjà en charge au précédent mandat d'un commissariat.
08:09Mais là, ce qu'elle met, elle lui rajoute une nouvelle activité,
08:12et elle dit bien qu'elle veut que ce second rôle soit en compte directement.
08:17Et tenez-vous bien, son rôle sera de suivre,
08:21il sera chargé des relations inter-institutionnelles,
08:24donc entre le Parlement et toutes les institutions
08:26qui gravitent autour de la commission,
08:28et de la transparence.
08:31Et de la transparence.
08:32Voilà, donc elle s'inquiète de la transparence,
08:34parce que comme vous le savez, durant ce précédent mandat,
08:37elle était très, très...
08:38Total, sur les contrats, sur les contrats avec les labos, etc.
08:42Exactement, le SMS, alors comment faut-il l'entendre ?
08:45Comment faut-il l'entendre ?
08:46Donc voilà, c'est vrai que je vous livre cette information,
08:49parce que je viens de la voir,
08:50parce qu'on a eu son communiqué de presse à l'instant.
08:52Oui, Virginie, on va savoir comment on dit transparence en slovak,
08:55on va se renseigner.
08:56C'est ça, et si c'est finalement pour cacher ou est plus transparent,
08:59enfin bref, c'est assez ironique de sa part,
09:01puisqu'on sait tous cet épisode des contrats,
09:04qui d'ailleurs continuent, je rappelle que c'est le contrat d'achat de Pfizer,
09:07qui nous ont liés jusqu'en 2027.
09:09Oui, tout à fait.
09:11Donc voilà, moi c'est ce qui m'a, pour l'instant,
09:14sorti, qui était le plus visible,
09:16parce que c'est vrai qu'on le sait tous,
09:18c'était un dossier très important.
09:20Après, il y a un nouveau commissariat,
09:21qui est aussi très stratégique,
09:24et qu'il faudra suivre surtout pour les intérêts de la France,
09:27c'est celui d'un commissariat chargé de la défense et de l'espace.
09:31Un ancien député, Andrius Cubillus, un Lituanien,
09:34qui a en charge ce dossier, très stratégique,
09:37et nous, voilà, Français, c'est vrai que,
09:40par rapport au dossier que nous avons vu,
09:42il y a vraiment...
09:43Défense et espace, c'est ça.
09:44Défense et espace, et c'est vrai que les intérêts français sont souvent mis de côté,
09:47donc c'est aussi l'enjeu de ce prochain mandat,
09:49c'est de défendre nos intérêts,
09:50puisque effectivement, ce sont des gros marchés,
09:53et on voit bien que,
09:54quand on parle d'amitié franco-allemande,
09:56elle n'est que sur le papier.
09:58Oui, ça, on connaît le couple,
10:00effectivement, c'est la communauté réduite aux zaquets,
10:03on peut dire, en ce moment,
10:04entre la France et l'Allemagne,
10:05mais justement, ça va nous permettre de parler
10:08et de Schengen, et des frontières,
10:10et de tout le reste,
10:11par rapport à ce qui se passe au nucléaire aussi.
10:14Restez avec nous,
10:15nous sommes avec Virginie Geron, députée européenne,
10:18patriote en Europe,
10:20et on va vraiment aborder tout ce qui se passe,
10:23ce qui se passe à la Commission européenne
10:25nous concerne au premier chef.
10:27Ce sont eux qui dirigent, ne l'oubliez jamais.
10:51De retour dans Percov, dans tous les États,
10:54si vous voulez participer, poser une question,
10:57n'hésitez pas à appeler au 0 826 300 300,
11:01notre ligne vous est ouverte.
11:03Aujourd'hui, André Bercov reçoit Virginie Geron,
11:06députée européenne du groupe Patriote pour l'Europe.
11:10Alors, on discutait avec Virginie Geron,
11:12effectivement, du boulevard,
11:16non, non, c'est pas du boulevard, c'est sérieux,
11:18c'est un sketch franco-français
11:20entre Thierry Breton, patronné par Emmanuel Macron,
11:24Stéphane Séjourné, repatronné par Emmanuel Macron,
11:28et ce qui s'est passé.
11:30Mais au-delà de ça, aujourd'hui, Virginie Geron,
11:32est-ce qu'on peut dire,
11:34est-ce qu'on peut dire, franchement,
11:36que Ursula von der Leyen est la patronne,
11:39est la queen, non pas la queen mom,
11:42enfin ou presque, de l'Europe,
11:44c'est elle qui décide ?
11:46Complètement, en plus, quand on compare les votes
11:48pour son investiture,
11:50effectivement, il y a eu 401 votes pour, sur 720,
11:54donc, effectivement, elle a obtenu
11:56beaucoup plus de suffrages qu'au précédent mandat,
11:58donc elle se sent renforcée,
12:00elle ne voulait pas
12:02d'ombre dans son
12:04gouvernement de commissaire,
12:06donc elle a exclu ceux
12:08qui étaient un peu plus libres.
12:10Mais c'est une bonne politique,
12:12Virginie Geron, c'est une bonne politique,
12:14c'est assez habile, ce qu'elle a fait,
12:16je parle politiquement, non ?
12:18Oui, tout à fait, elle défend ses intérêts,
12:20après, le problème, c'est que nous, on défend les nôtres,
12:22on est quand même Français avant d'être Européens,
12:24et donc on défend nos intérêts,
12:26donc Emmanuel Macron s'est soumis
12:28à la volonté d'Ursula von der Leyen,
12:30et donc c'est plutôt cela qui est
12:32critiquable et qui est condamnable,
12:34en remettant quelqu'un qui a eu un bilan
12:36plutôt négatif
12:38durant cette précédente mandature,
12:40donc oui, c'est elle qui
12:42gouverne, et d'ailleurs,
12:44même ceux qui étaient hier, comme je l'ai dit,
12:46en Conférence des Présidents, où il y a un protocole,
12:48où il y a des traditions, où il y a un respect des institutions,
12:50notamment du Parlement et de la Présidente,
12:52Madame Edsola, eh bien, effectivement,
12:54elle a même fait fi de ce protocole
12:56pour annoncer
12:58son collège de commissaire qu'elle avait obtenu.
13:00Mais rappelez-vous, Virginie Geron,
13:02que deux fois,
13:04le Parlement lui a demandé de se présenter
13:06pour parler des SMS et des contrats
13:08avec les laboratoires pharmaceutiques, elle a toujours refusé.
13:10Oui, alors du Parlement, excusez-moi,
13:12mais une poignée de députés qui voulaient
13:14avoir accès aux contrats, donc pas tout le monde.
13:16Moi, on faisait partie de ces députés,
13:18mais aucun député
13:20de la Macronie
13:22souhaitait avoir la transparence
13:24de ces contrats.
13:26D'ailleurs, ni les républicains,
13:28enfin, il y avait quelques députés,
13:30mais ce n'était pas la majorité
13:32des députés qui ont demandé
13:34d'avoir accès à ces contrats
13:36qui engagent, encore une fois, jusqu'à
13:3875 milliards d'euros
13:40de contrats d'achat de vaccins,
13:42jusqu'en 2027. Donc ce sont
13:44des crédits qui sont toujours là
13:46ici en suspens, donc on va effectivement continuer
13:48à suivre ce dossier. Et juste, j'en profite
13:50parce qu'en relisant le communiqué de presse
13:52de Mme von der Leyen, et c'est intéressant
13:54parce que ça fait partie du dossier
13:56de la commission spéciale COVID,
13:58elle a créé un nouveau commissaire
14:00en charge de l'état de préparation
14:02et de la gestion de crise.
14:04C'est un autre portefeuille.
14:06Pour les futures pandémies à venir, c'est ça.
14:08Voilà. Et c'est donc
14:10un portefeuille nouveau qui se penchera
14:12sur la résilience, l'état de préparation
14:14et la protection civile.
14:16Elle fera donc tout
14:18pour gérer des crises
14:20et les aides humanitaires.
14:22S'entendre sous ce commissariat
14:24nouveau, effectivement, gestion de crise,
14:26donc c'est ouvert à tout,
14:28avec tout ce qu'on a vécu durant la crise COVID.
14:30On voit en ce temps que c'est
14:32la pâte von der Leyen,
14:34et effectivement, le problème,
14:36pourquoi elle se sent aussi forte,
14:38c'est qu'une majorité des parlementaires
14:40ont voté pour son investiture.
14:42Nous, on a voté contre,
14:44nous étions un bloc de 284,
14:46c'est quand même assez important,
14:48mais malheureusement pas assez majoritaire.
14:50En revanche, nouvelle procédure à venir,
14:52c'est que ce collège de commissaires
14:54qu'elle a défini aujourd'hui,
14:56nous allons les avoir en audition
14:58durant un mois, où on aura effectivement
15:00ce ping-pong où il y a des questions-réponses.
15:02On va répondre à toutes les questions
15:04des députés, et puis après,
15:06on va les investir ou pas.
15:08Je rappelle l'épisode de Sylvie Goulard,
15:10elle aussi était candidate d'Emmanuel Macron,
15:12elle n'a pas obtenu la majorité
15:14de soutien des députés.
15:16C'est pour cela que nous avons eu Thierry Breton.
15:18Il va y avoir cette procédure
15:20d'audition au mois d'octobre,
15:22et après il y aura un vote final,
15:24et pour le coup,
15:26j'ai retrouvé les votes
15:28de la précédente mandature,
15:30et effectivement, nous avions voté contre,
15:32et là aussi,
15:34ils avaient obtenu 461
15:36votes pour à l'époque.
15:38C'est pour cette raison qu'elle se sent aussi forte.
15:40La majorité,
15:42c'est comme ça.
15:44Gouverner, c'est prévoir, et elle prévoit.
15:46Revenons à ce couple assez bancal
15:48franco-allemand.
15:50C'est une surprise
15:52que l'Allemagne rétablisse les contrôles aux frontières
15:54dès lundi dernier,
15:56et pour six mois.
15:58C'est une surprise,
16:00parce qu'effectivement, lors de la négociation
16:02du pacte des migrations, ils ont toujours soutenu
16:04cette législation,
16:06les Allemands du PPE.
16:08Ce qui est une surprise,
16:10c'est qu'ils répondent
16:12à un sursaut électoral en Allemagne.
16:14On l'a bien vu, il y a un sursaut électoral
16:16dans le sens où
16:18ils veulent plus un retour aux frontières.
16:20Ils dénoncent la politique migratoire
16:22que l'Allemagne subit depuis 2015,
16:24et donc cette réalité
16:26les pousse à changer de cap.
16:28Parce qu'ils ont peur de perdre
16:30des sièges,
16:32et là, ils répondent à une réalité
16:34qui les pousse
16:36à changer de cap. Mais là aussi,
16:38il faut que
16:40prudence s'annonce, puisque
16:42dans le sens où, d'un côté,
16:44ils ont voté pour ce pacte,
16:46maintenant, une réalité allemande
16:48où ils veulent restaurer les frontières,
16:50je verrai avec mes collègues si c'est appliqué
16:52ou si c'est juste un effet d'annonce.
16:54Ça pose question, et ça remet en question
16:56toutes ces stratégies du pacte
16:58des migrations, puisque c'est quelque chose
17:00qui a été voté et débattu ici
17:02au Parlement lors de la présidence de la Première Nature,
17:04et maintenant, va être mis en place
17:06l'application de ce pacte des migrations.
17:08Donc c'est très bien que l'Allemagne recule,
17:10nous ferons tour avec notamment
17:12notre député Fabrice Légery,
17:14l'ancien directeur de l'agence Frontex,
17:16il était au cœur du système, il avait
17:18toutes ces problématiques.
17:20Pour nous, ce n'est pas du pain béni,
17:22ça répond à notre analyse
17:24de ce problème de migration qui n'est pas
17:26jugulé, et surtout
17:28qui n'est pas choisi,
17:30et surtout où il n'y a qu'une porte
17:32ouverte, mais il n'y a pas de porte de sortie.
17:34Et donc effectivement, le cas de l'Allemagne,
17:36mais aussi le cas du Danemark, qui remet aussi en question
17:38eux aussi cette stratégie,
17:40nous donne raison,
17:42mais on veut aller au-delà maintenant, on veut effectivement,
17:44comme je vous l'ai dit,
17:46l'application du pacte des migrations va être
17:48mise en œuvre pendant cette
17:50mandature, donc effectivement, on va travailler pour faire
17:52sauter au maximum
17:54de règles qui étaient en faveur
17:56de l'arrivée de
17:58cette politique du Seigneur.
18:00D'ailleurs, Virginie Jean, en ce
18:02moment, il y a l'AEI, le gouvernement des Pays-Bas
18:04sont en conflit
18:06avec Bruxelles sur l'immigration,
18:08il y a plusieurs
18:10états, effectivement, le Danemark, déjà, lui,
18:12il s'était mis en retrait, donc c'est vrai qu'ils étaient
18:14protégés, effectivement, vous le faites bien
18:16le rappeler, le Pays-Bas aussi a subi
18:18la même réalité, donc effectivement, il y a plusieurs
18:20états qui montent au créneau pour, effectivement,
18:22ne pas subir ce pacte des migrations,
18:24puisque, effectivement, cette problématique
18:26serait elle, en plus,
18:28qui se sont traduites par des résultats
18:30électoraux, puisque, comme je vous l'ai dit, nous sommes
18:32maintenant le troisième groupe le plus important
18:34au sein du Parlement européen, troisième groupe
18:36après le PPE, les socialistes,
18:38et c'est vrai que cette réalité,
18:40elle est présente.
18:42D'accord.
18:44Virginie Jean, parlons un peu,
18:46on en est parlé,
18:48parlons un peu liberté d'expression et
18:50d'information intéressante,
18:52parce que Ursula von der Leyen avait
18:54dit qu'elle va spécialement
18:56s'occuper, au cours de cette nouvelle
18:58mandature, des fake news,
19:00de la désinformation,
19:02etc.
19:04Elle n'en a pas peut-être tellement
19:06parlé hier, elle a parlé d'autre chose,
19:08elle a présenté, effectivement,
19:10la commission, mais est-ce que
19:12là-dessus,
19:14sa politique va être, vraiment,
19:16de continuer un peu,
19:18peut-être pas comme le faisait Thierry Breton,
19:20bien sûr, d'une autre manière, peut-être beaucoup plus
19:22diplomatique,
19:24la lutte contre, que ce
19:26soit X, que ce soit
19:28les dissidents, que ce soit les gens
19:30qui ont une autre parole, etc.
19:32À votre avis, elle va être très en pointe,
19:34là-dessus, sur cette offensive ?
19:36Alors, ce qu'il y a, c'est que cette
19:38semaine aussi, nous avions en débat, encore,
19:40le sujet de la régulation
19:42des plateformes numériques, avec le fameux
19:44DSA, que moi, maintenant, je n'appelle plus le
19:46Digital Service Act. Vous l'appelez comment, vous ?
19:48Digital Surveillance Act.
19:50Donc,
19:52c'est vrai que c'était encore en débat, mais aussi pour
19:54appuyer cette stratégie, puisque hier,
19:56en débat, c'était comment
19:58faire pour juguler de plus en plus
20:00toutes ces plateformes qui, finalement,
20:02pour eux, est un outil
20:04contre la démocratie. Et dans
20:06ce nouveau gouvernement de
20:08madame Ursula von der Leyen, effectivement,
20:10il y a un commissariat qui va
20:12être en charge de suivre
20:14la démocratie.
20:16Ça s'appelle la démocratie,
20:18justice et état de droit.
20:20Donc, ce commissariat sera sans doute chargé
20:22de suivre la mise en œuvre de ces
20:24réglementations. Il existait déjà
20:26ce commissariat ou pas ?
20:28Non, il y avait effectivement sur la
20:30justice et état de droit, mais pas sur la
20:32démocratie. Et donc, ils utilisent cette valeur
20:34que nous partageons pour lutter
20:36finalement contre la démocratie.
20:38C'est ça l'ironie du sort, parce que
20:40c'est ce qu'ils disaient hier dans les débats.
20:42Ils sont très intéressants, c'est qu'ils nous
20:44disent qu'il faut protéger la démocratie
20:46et donc qu'il faut lutter contre la désinformation
20:48sans jamais définir ce que
20:50c'est la désinformation,
20:52sans jamais définir
20:54finalement le narratif, parce qu'en fait,
20:56c'est le leur, et dès que vous sortez du cadre
20:58de leur narratif, vous êtes effectivement
21:00dans la désinformation,
21:02dans les fake news. Et donc, oui,
21:04effectivement, madame von der Leyen continue
21:06son combat, elle l'avait annoncé à Davos,
21:08c'était son première priorité, lutter
21:10contre la désinformation. Donc là, il y a une petite
21:12subtilité, ils vont
21:14partager, ils vont disséminer le numérique,
21:16la démocratie, mais le résultat
21:18sera le même. Oui, la liberté d'expression
21:20est en danger, et hier,
21:22ça a été rappelé lors de ce débat, puisqu'ils nous ont
21:24demandé, ils nous ont demandé effectivement
21:26d'aller encore plus loin dans les critiques,
21:28d'aller plus loin à poser des questions
21:30contre Télégramme.
21:32Ah oui, à Télégramme, revient, oui, c'est ça.
21:34Oui, oui, parce que
21:36Télégramme, pour la petite histoire, ne
21:38rentre pas encore, parce qu'il y a
21:40plusieurs obligations dans le DSA.
21:42Les grandes plateformes doivent répondre à un cahier des charges
21:44très strict, dont Twitter,
21:46mais Télégramme, puisqu'il n'a
21:48pas 45 millions d'utilisateurs,
21:50sort un peu du cadre
21:52où il y a les plus obligations de le DSA.
21:54Et donc hier, effectivement, dans une des
21:56notes du Parlement, vous nous demandez d'aller
21:58plus loin dans le contrôle de Télégramme.
22:00Donc oui, effectivement,
22:02la volonté
22:04de contrôler
22:06toutes les plateformes via le DSA
22:08a été rappelée hier, en début plénière, puisque
22:10je rappelle qu'hier, c'était la première plénière
22:12après la mise en place de Vendredien.
22:14Donc la stratégie
22:16est annoncée, puisque cette semaine,
22:18stratégies numériques vont rappeler...
22:20Rappelons que Pavel Durov a été
22:22arrêté, mais remis en liberté en France,
22:24mais sous caution, et il reste
22:26en France. Et rappelons aussi, par rapport à ça,
22:28c'est intéressant, démocratie et protection,
22:30que dans sa lettre à Elon Musk, où il disait
22:32attention Elon Musk, si vous le faites,
22:34si vous faites le malin, ça va aller
22:36très très mal pour vous, en fait, ça ne s'est pas passé
22:38exactement comme ça, mais il finissait par dire
22:40mais tout ce que je dis là, c'est pour protéger
22:42le citoyen européen. Exactement.
22:44Mais oui, effectivement, c'est ça
22:46l'ironie du sort.
22:48Mais alors, pour le coup, nous aussi
22:50nous sommes ironiques, puisque hier, nous avons
22:52débattu avec notre groupe pour le prix Sakharov.
22:54Vous savez qu'à chaque
22:56mandature, nous avons
22:58chaque année le prix Sakharov.
23:00Il faut rappeler
23:02qui était Sakharov,
23:04le savant soviétique, effectivement,
23:06qui avait été mis en prison,
23:08qui avait été, en tout cas, censuré, etc.
23:10Et donc, toutes les
23:12valeurs de liberté, effectivement,
23:14il y a ce prix-là qui est
23:16soutenu par le Parlement, et chaque
23:18année, chaque groupe politique présente
23:20un candidat.
23:22Et nous, nous avons décidé, encore,
23:24cette fois, puisque nous considérons qu'une
23:26valeur fondamentale, c'est la liberté
23:28d'expression et de pensée, nous avons
23:30proposé Elon Musk au prix Sakharov.
23:32D'accord.
23:34Donc, s'il y a cette volonté,
23:36effectivement, de protéger
23:38et de continuer
23:40ce combat pour nos libertés, eh bien, j'espère qu'il
23:42soutiendra cette candidature.
23:44Écoutez, on va en parler, Elon Musk au prix
23:46Sakharov, à mon avis, il ne sera
23:48pas mécontent, le brave Elon Musk.
23:50En tout cas, on suivra ça.
23:52On se retrouve avec vous, Virginie Geron, avec vous,
23:54auditeurs de Sud Radio, après cette
23:56toute petite pause, et on continue à parler
23:58quelque chose qui nous concerne au premier chef,
24:00ce qui se passe, encore une fois, à Bruxelles,
24:02à Strasbourg, à la Commission Européenne,
24:04nous concerne quotidiennement,
24:06ne l'oubliez pas.
24:080826 300 300
24:10pour toutes vos questions, pour toutes vos réactions.
24:12Vous pouvez nous appeler
24:14maintenant.
24:16Sud Radio. Parlons
24:18vrai. Parlons vrai. Sud Radio.
24:20Parlons vrai.
24:22Ici Sud Radio.
24:26Les Français parlent au français.
24:28Les carottes
24:30sont cuites.
24:32Les carottes sont cuites.
24:34Sud Radio, Bercov, dans tous ses
24:36états. Et avec Virginie
24:38Geron, députée européenne,
24:40nous continuons à aigrener, à faire
24:42l'inventaire de cette
24:44nouvelle Commission Européenne, encore une fois,
24:46notre, allez,
24:48notre pouvoir exécutif aussi, il faut le
24:50dire, pas en France, mais en Europe,
24:52et c'est aussi important, au moins
24:54aussi important.
24:56Virginie Geron, je
24:58voudrais, je voulais aborder
25:00deux choses. D'abord,
25:02au niveau du budget, est-ce qu'on sait
25:04déjà, je parle du budget évidemment
25:06de l'Union Européenne, est-ce
25:08que par rapport à ce qui se passe avec
25:10la crise de l'euro, avec
25:12la dédollarisation, entre
25:14guillemets, etc.,
25:16est-ce que
25:18comment est la température,
25:20ça s'oriente vers quoi, par rapport
25:22à les choses mondiales étant
25:24ce qu'elles sont, et par rapport
25:26à l'économie de l'Europe. Évidemment, les pays
25:28ne sont pas tous les mêmes, loin de là,
25:30mais comment c'est perçu
25:32aujourd'hui ?
25:33Déjà, il y a un bilan, puisque
25:35moi je suis maintenant en commission contrôle
25:37budgétaire, et il y a
25:39déjà une problématique, c'est
25:41l'attribution, parce qu'ils avaient mis en place un projet
25:43résilience après la crise Covid, effectivement,
25:45avec des prêts,
25:47avec des engagements pour certains états,
25:49pour relancer l'économie,
25:51et on voit bien déjà qu'aujourd'hui,
25:53il y a un problème
25:55d'affectation des fonds,
25:57donc ça, c'est mis déjà sur
25:59la table des négociations,
26:01et puis effectivement, il y a une présentation du budget,
26:03et c'est cette semaine
26:05d'ailleurs qu'il y aura cette présentation,
26:07même actuellement, donc là, vous avez
26:09effectivement une présentation du budget, mais
26:11il n'y a pas d'austérité
26:13à venir, au contraire, je crois que si on suit
26:15le rapport de Draghi, c'est encore
26:17plus d'endettement, puisqu'il annonce
26:19dans son diagnostic
26:21de l'Union Européenne, qu'il y a
26:23une perte de compétitivité,
26:25c'est qu'il y a un manque de moyens, il y a un manque
26:27d'investissement, et donc il s'en appelle
26:29à un secteur financier
26:31de l'aide, et ce qui n'était pas
26:33du tout aujourd'hui
26:35dans l'Union Européenne, c'est-à-dire
26:37qu'il n'y avait pas d'endettement, donc effectivement,
26:39il se pousse à rentrer dans ce schéma...
26:41Il parle d'endettement,
26:43il ne parle pas du tout de se serrer la ceinture,
26:45il ne parle pas de diminuer les dépenses publiques
26:47ou autres, l'endettement.
26:49Donc il pense que c'est la bonne solution,
26:51notamment avec cette expérience
26:53durant la crise Covid,
26:55et ils veulent la renouveler, donc c'est ce qu'il
26:57annonce dans son rapport de 400 pages,
26:59800 milliards d'euros par an
27:01pour relancer, donc ils appellent ça le nouveau plan
27:03Marshall, mais qui dit endettement,
27:05dit aussi...
27:07Injecter 800 milliards d'euros...
27:09Injecter 800 milliards d'euros par an.
27:11Dans l'Union Européenne,
27:13dans différentes postes,
27:15notamment en termes d'intelligence
27:17artificielle, et c'est ce que nous
27:19nous avions effectivement vu,
27:21puisque le problème que nous avons en termes
27:23de compétitivité, nous ne sommes
27:25que des consommateurs, finalement, et même des législateurs,
27:27parce qu'il n'y a plus de production en France,
27:29on est cannibalisé par la Chine
27:31ou les Etats-Unis, donc effectivement,
27:33cette problématique nous l'avons vue, puis cette dépendance
27:35avec les matières premières, qui aujourd'hui,
27:37nous nous met
27:39en porte à flots,
27:41on l'a vu avec les panneaux solaires, donc effectivement,
27:43son bilan
27:45qu'il dresse sur l'état
27:47de compétitivité de l'Union Européenne
27:49est dramatique, il le dit,
27:51il l'a annoncé plusieurs fois,
27:53on est de plus en plus pauvres,
27:55c'est lui, il dit, on est de plus en plus pauvres
27:57chaque année, quand on a une maladie,
27:59il faut le dire aux patients,
28:01on a une société qui se rétrécit, donc c'est bien,
28:03le diagnostic est plutôt
28:05réel, mais
28:07la solution de s'endetter,
28:09jusqu'à quel moment,
28:11est-ce que ça veut dire qu'il va y avoir des nouvelles taxes,
28:13puisque c'est aussi une problématique,
28:15c'est que l'Union Européenne, aujourd'hui, veut
28:17plus de compétences pour taxer, pour récupérer
28:19des fonds, notamment la taxe sur les GAFAM,
28:21pour s'agrandir, pour prendre
28:23plus de compétences, et ce n'est pas vraiment ce que nous souhaitons.
28:25Mais ça c'est bien la taxe sur les GAFAM, il faut le faire, non ?
28:27Oui, mais c'est bien
28:29si c'est restitué
28:31aux Etats membres. Le problème,
28:33ce sont des taxes qu'il capte
28:35au niveau de la commission, et à partir du moment
28:37où il capte ces commissions, c'est pour après les
28:39réaffecter pour, par exemple,
28:41intégrer
28:43pour un nouveau pôle de contrôle,
28:45d'enquêteur, etc.
28:47C'est jamais pour le restituer aux Etats membres ?
28:49Voilà, et pour faire baisser, finalement,
28:51la capacité de contribution
28:53des citoyens européens
28:55qui mettent de l'argent dans
28:57ce pot commun du budget de l'Union Européenne.
28:59D'accord. Écoutez,
29:01à suivre tout cela, bien sûr, et je voudrais
29:03vous parler, c'est un commentaire
29:05d'une journaliste, Géraldine Vossner,
29:07qui a tweeté
29:09ceci, Europe du nucléaire,
29:11en arrière toute, pour prendre en charge
29:13des portefeuilles stratégiques de l'énergie
29:15et de la transition écologique,
29:17Ursula von der Leyen choisit
29:19deux antinucléaires notoires
29:21à camoufler pour la France. Est-ce vrai ?
29:23Ben oui, c'est ce que, effectivement,
29:25c'est Thérésa Arribérin,
29:27qui apparemment sera nommée
29:29à ce poste.
29:31Effectivement, quand on voit les commentaires,
29:33ça pose question.
29:35Mais là aussi, il y a une réalité
29:37qui fait qu'il y a un besoin,
29:39il y a une perte, effectivement, de compétitivité.
29:41Mais attention,
29:43pour l'instant, ce collège
29:45est en candidature.
29:47Ah oui, c'est ça. Il n'est pas encore nommé, le collège.
29:49Il n'est pas encore nommé. Donc, pour l'instant,
29:51ce sont des noms, il va y avoir des auditions
29:53et puis d'ici
29:55leur présentation, et on l'a vu,
29:57il y a des groupes politiques
29:59qui ont refusé certaines candidatures.
30:01Donc voilà, c'est vrai que sur le papier, ça fait peur
30:03et il a bien fait de le souligner, puisque nous, effectivement,
30:05si on veut d'autonomie énergétique,
30:07effectivement, il faut continuer
30:09à développer et surtout à protéger
30:11cette énergie nucléaire
30:13qui, je le rappelle, a été beaucoup décriée
30:15durant ces dernières années, mais qui, la réalité,
30:17nous ramène à reprendre ce dossier
30:19et à aider
30:21cette industrie. Mais effectivement,
30:23par cette nomination, ça pose question.
30:25Mais ça, ça sera notre rôle, ici,
30:27de tenser
30:29cette commissaire, de lui poser
30:31toutes les questions, qu'elles soient claires, puisqu'on
30:33va voir aussi la présentation, puisque
30:35chaque commissaire devra présenter la feuille de route
30:37et ça va partir sur cette feuille de route
30:39qu'elle sera jugée et elle sera
30:41validée ou pas.
30:42Mais donc, si j'ai bien compris,
30:44les parlements
30:46peuvent, disons, dire non
30:48à tel ou tel commissaire ?
30:50Si le vote est majoritaire.
30:52Oui, parce qu'en fait, il y a aussi
30:54un contrôle éthique,
30:56un contrôle politique, mais
30:58c'est vrai aussi, là, on le voit, il y a certaines
31:00critiques contre le commissaire
31:02hongrois parce qu'il est issu
31:04de la politique de Victor Orban.
31:06Donc, effectivement, il y a des critiques
31:08politiques, mais au-delà de
31:10ces critiques, il y a aussi, nous,
31:12en termes de transparence, il y a un contrôle éthique.
31:14D'accord.
31:15Un commissaire qui aurait eu,
31:17parce qu'ils doivent présenter un CV,
31:19il y a un code de conduite aussi
31:21à tenir, et donc, il y a ces
31:23auditions. C'est cela que ça permet de voir
31:25s'ils répondent finalement à cette
31:27éthique que la commissaire,
31:29que la commission
31:31doit s'appliquer. Donc, il y a
31:33eu quelques, voilà, je vous dis, des candidatures
31:35qui n'ont pas été jusqu'au bout au précédent
31:37mandat. Je ne sais plus en mémoire,
31:39mais il y en a quelques-uns qui n'ont pas été validées
31:41par les parlementaires et dont, je vous rappelle,
31:43Sylvie Goulard-Houlès, c'était pire parce
31:45qu'elle, elle avait été validée
31:47en amont par la commission
31:49et après, durant les auditions,
31:51par les parlementaires, donc les députés
31:53n'étaient pas passés jusqu'au bout
31:55et donc elle a été recalée.
31:57Absolument. Et dites-moi
31:59alors, question plus personnelle
32:01Virginie Giron, en 5 ans
32:03de...
32:05Quand vous regardez, et puis
32:07les prochaines 5 ans sont là,
32:09est-ce que c'est, alors c'est
32:11parce qu'on se pose tous des questions,
32:13on a tous, c'est l'auberge espagnole du fantasme,
32:15l'Europe pour le meilleur et pour le moins bon.
32:17J'allais dire,
32:19est-ce que c'est,
32:21comme disait Steinbeck, un combat douteux ?
32:23Est-ce que c'est
32:25un combat qui est
32:27vraiment intéressant à suivre ?
32:29Comment vous, votre expérience
32:31de 5 ans, vous dites
32:33est-ce qu'on a labouré la mer, comme disait Simon Bolivat ?
32:35Ou au contraire, le combat vaut
32:37vraiment la peine d'être mené
32:39à l'Europe, à chacun ayant
32:41effectivement ses parties prises
32:43au bon sens du terme ?
32:45Honnêtement, je pense
32:47que ça en vaut la peine parce que, comme je l'ai dit,
32:49notre groupe a grossi.
32:51On est déjà une délégation qui est plus importante.
32:53Donc les idées ont été
32:55reçues par une majorité
32:57de citoyens européens au-delà de la France.
32:59Je rappelle qu'on a été le groupe le plus important.
33:01On est maintenant une délégation française,
33:0331 députés.
33:05Donc le combat,
33:07on n'est plus seul à le mener. C'est vrai
33:09quand on est isolé, quand on est un petit groupe ou quand on ne fait même pas
33:11partie d'un groupe, c'est difficile.
33:13Là, nous sommes la troisième puissance
33:15la plus importante, avant même
33:17Macroniste, donc notre
33:19voix porte. Notre contrôle
33:21est là, est possible.
33:23Et oui, nous allons pousser
33:25à changer la tendance.
33:27Notre rôle, c'est de contrôler
33:29la commission. On l'a fait,
33:31on n'était qu'une petite poignée
33:33lors de la crise Covid, mais cette petite poignée
33:35a résisté. On a fait, je pense,
33:37un bon travail. Je le vois
33:39encore aujourd'hui, on est
33:41félicités, on a encore beaucoup de soutien
33:43et on était quoi ? On était cinq, six.
33:45Donc là, on s'est agrandi.
33:47On voit que ces idées sont
33:49partagées par d'autres pays.
33:51La Hongrie nous a rejoints.
33:53On a travaillé avec les Slovaks qui ont été aussi au gouvernement.
33:55Donc ils ont vu effectivement ce qui n'allait pas
33:57et certains sont encore au gouvernement.
33:59Notamment avec Gerd Gülders
34:01qui s'est agrandi durant les cinq ans.
34:03Là, on a retrouvé les Pays-Bas.
34:05Voilà, les Pays-Bas. Donc on voit bien
34:07que nous ne sommes plus seuls, nous ne sommes plus isolés.
34:09Donc le combat, on le fait avec d'autres
34:11partenaires. Et
34:13ce contrôle que nous allons faire
34:15et que nous allons mener contre la Commission, on le voit bien,
34:17la stratégie, elle par contre, elle ne change pas.
34:19Le diagnostic, il est posé,
34:21mais leur stratégie qui est mise en place
34:23depuis des années, parce que ce bilan
34:25désastreux, c'est eux qui l'ont mené
34:27à ce niveau.
34:29Le marché de l'électricité, c'est eux
34:31qui l'ont mis en place.
34:33Quant aux délocalisations,
34:35ils ont laissé faire tout ça.
34:37Donc la dépendance
34:39avec la Chine, l'Inde en matière de médicaments,
34:41ils ont laissé faire ça.
34:43Il n'y a jamais eu de protectionnisme.
34:45C'était un gros mot pour eux d'ailleurs, moi je l'ai vu
34:47durant le mandat précédent.
34:49Protectionniste, ça n'existe pas, on n'en veut pas.
34:51Voilà, ils n'en veulent pas. C'est un gros mot.
34:53Mais aujourd'hui, on se rend bien compte que
34:55les États qui le mettent en place,
34:57dont les États-Unis et la Chine,
34:59ils s'en sortent mieux que nous. Donc on voit
35:01et c'est ce qu'on va pousser. Ils ont une stratégie
35:03qui est mondialiste, elle ne change pas,
35:05où ils veulent déraciner,
35:07où ils veulent
35:09que les Européens soient plus des consommateurs
35:11que des citoyens Européens
35:13responsables et attachés à leurs traditions
35:15et qui veulent protéger
35:17leurs emplois.
35:19Virginie Dijon, on va se retrouver juste
35:21après cette petite pause et on va parler
35:23effectivement
35:25du conflit,
35:27du grand conflit, de l'éléphant
35:29dans la maison, la guerre Russie-Ukraine
35:31où on en est.
35:33Et pour nos auditeurs, si vous avez une question ou une réaction,
35:35n'hésitez pas à nous appeler au 0 826
35:37826 300 300
35:39on se retrouve tout de suite pour la suite de Berkhoff
35:41dans tous ses États.
35:43Sud Radio, parlons vrai
35:45Sud Radio, parlons vrai
35:47Ici
35:49Sud Radio
35:51Les Français
35:53parlent au français
35:55Je n'aime pas
35:57la blanquette de veau
35:59Je n'aime pas la blanquette de veau
36:01Sud Radio Berkhoff dans tous ses États
36:03Et nous sommes toujours
36:05avec Virginie Geron, députée européenne
36:07et nous allons parler évidemment
36:09et nous allons finir
36:11l'émission là-dessus d'ailleurs
36:13sur ce qui occupe
36:15l'Europe et Dieu sait combien
36:17la guerre Russie-Ukraine
36:19du mars 2022
36:21nous sommes en septembre
36:232024, deux mois et demi
36:25deux ans et demi
36:27et nous en sommes toujours
36:29effectivement, on a l'impression qu'on va se battre
36:31jusqu'au dernier Ukrainien ou au premier Russe
36:33je ne sais pas
36:35et en même temps, je reviens à Ursula von der Leyen
36:37la patronne
36:39elle l'a toujours affichée
36:41d'ailleurs elle l'a montrée en allant à Kiev
36:43en recevant Volodymyr Zelensky
36:45elle l'a toujours affichée et c'est son droit
36:47le plus strict
36:49et une volonté d'appuyer
36:51l'Ukraine et d'être absolument
36:53complètement du fait que
36:55l'Ukraine doit
36:57effectivement retrouver, en tout cas sinon
36:59la totalité et la quasi-totalité
37:01de son territoire, il faut que la Russie
37:03soit amenée effectivement
37:05à récipiscence
37:07alors cette prise de position
37:09très très forte d'Ursula et puis d'un certain
37:11nombre effectivement de Joseph Borrell
37:13bien sûr aussi
37:15est-ce qu'elle est toujours aussi
37:17forte et elle est due à quoi
37:19à votre avis Virginie Giraud ?
37:21Alors oui, elle est toujours aussi forte
37:23le soutien était d'ailleurs rappelé hier
37:25en débat puisque ça faisait partie aussi
37:27de l'ordre du jour de cette semaine
37:29un petit rappel que le Parlement
37:31d'ailleurs le nom du dossier
37:33c'est pérennité du soutien financier et militaire
37:35des États membres de l'Union à l'Ukraine
37:37donc un rappel, une petite
37:39piqûre de rappel à tous
37:41et toujours pareil, c'est le début de la mandature
37:43donc c'est les gros sujets les plus importants
37:45qui reviennent et qui donnent la tendance
37:47de cette mandature
37:49donc un rappel qu'il faut soutenir l'Ukraine
37:51financier maintenant même
37:53ils le disent, et militaire
37:55donc oui
37:57la stratégie de soutien à l'Ukraine
37:59continue, comme je l'ai dit
38:01en tout début d'émission avec la nomination
38:03d'un nouveau commissaire à la Défense
38:05plein et entier avec cet ancien député
38:07lituanien qui était chez nous déjà
38:09au précédent mandat
38:11et pour mission effectivement
38:13d'aider l'Ukraine
38:15de manière, comme dit
38:17financier
38:19toujours ce volet
38:21et maintenant militaire, donc c'est vrai que
38:23on suit ce dossier
38:25avec
38:27beaucoup de questions
38:29Vous avez vu ces deux derniers jours
38:31on a dit qu'il y a des fusées à longue portée
38:33pas les missiles qu'attendent les Ukrainiens
38:35mais qui sont partis, qui seraient partis
38:37non pas de l'Ukraine
38:39mais de Lettonie ou d'ailleurs
38:41je dis ça au conditionnel
38:43parce qu'il n'y a pas de...
38:45il faut être extrêmement prudent et pas dire
38:47surtout dans une situation aussi explosive
38:49mais est-ce que
38:51il y a aujourd'hui
38:53l'idée de se dire
38:55comment on peut arrêter, est-ce qu'on parle de négociation
38:57au Parlement européen
38:59négociation pour la paix en Ukraine
39:01pour la paix dans cette région
39:03où le mot négociation n'est pour le moment pas du tout
39:05abordé
39:07Honnêtement, ce n'est pas du tout abordé
39:09je n'ai jamais entendu ce terme
39:11que ce soit dans toutes les interventions
39:13de nos collègues, vous n'avez jamais entendu le terme négociation
39:15à part nous
39:17où effectivement c'est notre objectif
39:19négociation et restaurer la paix quand même
39:21je pense que ça serait l'issue de tout conflit
39:23mais non, là c'est
39:25comment financer l'Ukraine
39:27on est toujours dans cette stratégie
39:29trouver des fonds
39:31mobiliser des fonds, aider financièrement
39:33et maintenant militairement
39:35et effectivement avec ces petits
39:37il y a des petites nuances, il y a certains états
39:39qui ne veulent pas des missiles
39:41à l'emporté, d'autres ça ne leur pose pas de problème
39:43donc là les négociations
39:45sont plutôt à ce niveau-là
39:47mais pas sur la paix
39:49pas du tout, la paix n'est pas du tout
39:51un mot qu'aujourd'hui
39:53le parlement ni la commission utilisent
39:55et c'est déplorable
39:57on a un auditeur
39:59c'est Richard de Toulouse
40:01bonjour Richard
40:03bonjour
40:05en fait j'avais une question
40:07concernant le financement
40:09aujourd'hui, on a l'impression
40:11qu'on est des empires de papier
40:13qui sont assis
40:15sur une dette énorme, sur un trou béant
40:17comment
40:19concilier une aide
40:21financière de l'Ukraine
40:23avec des déficits énormes
40:25de nos pays, voire un risque
40:27de banqueroute à terme, puisque le Japon a vendu
40:299 milliards de dettes
40:31françaises récemment
40:33et je pense que
40:35les français doivent se réveiller
40:37je pense qu'on doit
40:39remettre la finance
40:41là où on en a besoin
40:43et je voudrais avoir votre avis, les financements européens
40:45c'est que des financements des états
40:47et donc la France
40:49est un grand bailleur de fonds aussi
40:51donc comment
40:53les français peuvent agir pour sauver
40:55leur domicile, pour sauver leurs services publics
40:57et entre parenthèses, sauver leurs économies
40:59pour arrêter ce financement
41:01absurde
41:03merci Richard
41:05c'est une question claire, Virginie Jorot
41:07une autre dette de
41:093300 milliards pour ne parler que de la France
41:11oui mais ça c'est
41:13un conseil que nous avons tous fait
41:15et que nous subissons, mais c'est pas dans l'énergie
41:17aujourd'hui de cette commission, au contraire
41:19ils estiment que c'est une belle cause
41:21et qu'il faut aider à tout prix
41:23vraiment, et même à tout prix, même de l'endettement
41:25l'Ukraine
41:27donc pour le coup, il n'y a pas
41:29une politique d'austérité
41:31où il faut
41:33suivre
41:35un taux d'endettement qui doit être
41:37inférieur à 3%, donc effectivement
41:39pour des causes dites
41:41qui dépassent finalement
41:43leurs valeurs, et bien là
41:45il n'y a pas de problème de
41:47bon ou de mauvais paire
41:49de bon paire qui gère
41:51ses comptes, effectivement
41:53donc c'est vrai qu'on voit bien
41:55l'état catastrophique de la France avec l'endettement
41:57que vous l'avez rappelé de 3300 milliards
41:59et bien l'Union Européenne
42:01qui pour le coup jusqu'à présent ne rentrait pas
42:03dans cette logique d'endettement
42:05elle ouvre effectivement cette porte
42:07donc ça l'a présagé effectivement
42:09on l'a vu avec
42:11l'épisode de la gestion de la crise Covid
42:13où ils ont commencé les emprunts et on voit que
42:15la France va perdre beaucoup puisqu'elle va commencer aussi
42:17à payer plus sa dette
42:19que son emprunt puisque ça nous
42:21lis jusqu'en 2050, donc on part
42:23dans cette même logique où parce
42:25que ce sont des dossiers qui
42:27ont des valeurs supérieures
42:29à la logique comptable
42:31et bien cela va engager
42:33la Commission mais effectivement aussi
42:35la France. Eh bien écoutez,
42:37merci Virginie Giraud, on va suivre
42:39de dérive en dérive, on va
42:41essayer de voir qui pourra stopper
42:43les dérives
42:45et nous on se retrouve demain.
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