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00:00Bonjour Nathalie Loiseau, Emmanuel Macron compte s'impliquer dans les européennes et demande à son Premier Ministre Gabriel Attal un engagement maximum, il le dit ce matin dans la tribune du dimanche, c'est la preuve quoi d'une panique, d'une inquiétude au sommet de l'Etat ?
00:18Non c'est la preuve d'une conviction, celle de la majorité, celle du Président depuis sa campagne de 2017, de l'importance des enjeux européens et du fait qu'on est tous derrière Valérie Ayé et derrière cette envie de bâtir encore une Europe au profit des citoyens et des français.
00:37Mais vous trouvez vous que Gabriel Attal ne s'est pas suffisamment investi aujourd'hui ?
00:40Il était au meeting de Lille, il a réuni un comité politique autour de la campagne la semaine dernière, il est aussi Premier Ministre mais je me souviens d'Edouard Philippe en 2019 qui a fait beaucoup de meetings, qui a fait beaucoup de réunions, je l'avais à mes côtés quand j'étais tête de liste, je sais que Gabriel Attal fera la même chose, il a déjà prévu d'être en meeting à plusieurs reprises avec Valérie.
01:02Avec un débat aussi qui se prépare face à Jordan Bardella, au RN Jordan Bardella, vous savez quand il aura lieu ce débat ?
01:10Non je ne le sais pas, sinon je vous le dirais.
01:13Ce sera un moment décisif, un tournant dans la campagne, comment vous envisagez ce moment ?
01:17Écoutez c'est un moment important, intéressant parce que quand on voit Jordan Bardella qui se projette déjà avec peut-être un petit peu de fébrilité, lui comme futur Premier Ministre ça va pouvoir...
01:29De fébrilité vous dites ?
01:31Oui, moi je l'ai trouvé au débat qu'on a eu la semaine dernière entre Valérie Ayé et Jordan Bardella, je l'ai trouvé Valérie Ayé très solide, très bonne, très convaincue, très convaincante et Jordan Bardella très tendu voire agressif.
01:47Qu'est-ce que ça apporte ce genre de débat face au RN ?
01:50Ça permet de savoir ce qu'ils pensent parce que pour le moment moi je ne le sais pas.
01:53Si vous me demandiez ce que c'est que le projet du RN pour les européennes, je serais incapable de vous répondre.
01:58Ils ont changé d'avis très souvent, il y a beaucoup de démagogie dans leur position et ils font campagne en étant extrêmement silencieux.
02:04Ça solidifie votre base mais est-ce que ça vous apporte vraiment des électeurs ? Est-ce que vous arrivez à convaincre peut-être des abstentionnistes à ce moment-là ou des électeurs qui votent RN par défaut ?
02:14Écoutez, les gens qui votent RN aujourd'hui, je ne vais pas aller les chercher mais en revanche le premier parti de France, c'est l'abstention.
02:23Hélas aujourd'hui parce qu'il y a encore beaucoup de Français qui pensent que les européennes ne les concernent pas.
02:30Alors c'est à nous de rappeler ce que nous avons fait, les promesses que nous avons tenues depuis 5 ans et ce que nous voulons faire.
02:37Demain le programme de la majorité sera diffusé et pourquoi c'est important pour toutes les catégories de la population, les urbains, les ruraux, les jeunes, les moins jeunes, de s'impliquer pour ces élections européennes qui les concernent tous.
02:54Pardon Nathalie Loison, vous n'avez pas répondu à Victoria Koussa, pourquoi ne pas aller chercher les électeurs du RN ?
02:58Parce que quelqu'un qui a décidé avec certitude qu'il veut voter pour le RN, il est probablement très loin de nous et de ce que nous proposons.
03:08Mais vous ne pensez pas qu'il y a peut-être aussi une incompréhension de votre politique depuis plusieurs mois, plusieurs années et qu'il y a peut-être du travail de pédagogie à faire ?
03:16Je déteste ce mot de pédagogie parce que c'est un mot descendant, donc condescendant. L'explication oui, rendre des comptes oui, dialoguer, écouter aussi. Moi c'est ce que je fais en permanence parce qu'en écoutant on apprend.
03:29La pédagogie ça a l'air de dire qu'il y a des gens qui savent et des gens qui ne savent pas.
03:33Ou peut-être des gens qui ne comprennent pas parce qu'on leur explique mal aussi.
03:36Alors, bien sûr qu'il y a des choses dont on n'a pas assez parlé. Collectivement, le nom nous concerne peut-être tous les trois autour de cette table.
03:43Peut-être qu'on ne parle pas beaucoup d'Europe, peut-être que... Moi je le vois dans les réunions publiques que je fais.
03:47Très souvent quand je dis voilà les promesses que je vous avais faites comme tête de liste il y a cinq ans, elles ont été tenues.
03:53Souvent, les gens qui viennent à mes réunions me disent on ne le savait pas. Bon ben c'est un petit peu un constat d'insuffisance de notre côté.
03:59Quand on sait justement que le vote RN sert parfois à punir votre politique, la politique d'Emmanuel Macron, qu'il soit sur la fiche de campagne aux côtés de Valérie Ayé.
04:08Est-ce vraiment une bonne idée ? Vous ne pensez pas qu'il peut y avoir un effet repoussoir pour les gens ?
04:14Je pense qu'au contraire, ça dit quelque chose de très profond et de très juste.
04:19C'est que si nous avons tenu des promesses pendant cinq ans et si nous sommes capables d'en tenir à nouveau dans l'avenir,
04:26c'est parce que nous marchons sur deux jambes. Notre groupe au Parlement européen, il est puissant, il est influent.
04:32Et Emmanuel Macron en Europe, il est puissant, il est influent.
04:35Nous sommes les seuls à pouvoir tenir ce que nous promettons.
04:40Tous nos adversaires promettent des châteaux en Espagne.
04:44Qu'est-ce qui dit que quoi que ce soit qu'ils promettent sera réalisé ? Rien.
04:50En revanche, quand nous avons dit que nous allions réguler le numérique, nous l'avons fait.
04:54Quand nous avons dit que nous allions nous atteler au changement climatique, nous l'avons fait.
04:57Donc c'est une bonne chose qu'Emmanuel Macron soit sur la fiche de campagne ?
05:00C'est une réalité, c'est-à-dire que voter pour notre liste, c'est voter pour des choses qui vont vraiment avoir lieu.
05:07Avant de parler de la liste justement et de votre candidature, on voudrait avoir votre réaction sur ce geste d'Éric Zemmour hier en déplacement à Ajaccio.
05:14Le patron du parti de l'extrême-droite reconquête visé par un jet d'œuf. Il s'en est pris ensuite à une femme en la frappant par derrière.
05:20Éric Zemmour dénonce les intimidations de l'extrême-gauche. Il est victime ?
05:24Il a peur d'un œuf et il frappe une femme. Voilà ma réponse.
05:28Vous trouvez ça démesuré ?
05:29Complètement.
05:30Entre ces actions, les jets de peinture sur Raphaël Glucksmann en milieu de semaine, vous avez le sentiment qu'il y a une montée de tension en ce moment ?
05:36Elle n'est pas nouvelle. Elle n'est pas nouvelle et je la dépours profondément.
05:40J'ai fait campagne en 2019.
05:42Elle était aussi violente en 2019 ?
05:44On était en pleine crise des gilets jaunes. J'ai certains meetings qui ont été empêchés.
05:48Ça m'a permis de découvrir le bonheur des meetings en plein air quand les salles de meetings étaient occupées par des gilets jaunes.
05:54C'est-à-dire empêchés de s'exprimer, empêchés de faire vivre normalement la vie démocratique.
06:00Je le déplore à chaque fois, quelle que soit la personne qui est visée.
06:04Mais je déplore aussi le geste totalement disproportionné de frapper une femme qui était maîtrisée.
06:10Venons-en maintenant à votre liste dont les 30 premiers noms viennent d'être dévoilés.
06:15Le programme sera présenté demain.
06:17La majorité présidentielle entre enfin en campagne.
06:19Vous êtes, vous, numéro 5 sur la liste.
06:22Il était temps de lancer cette campagne. Vous étiez impatiente ?
06:25J'étais impatiente.
06:26J'étais déjà en campagne depuis un moment, mais les militants sur le terrain avaient des fourmis dans les jambes.
06:31Ils sont heureux qu'il y ait une liste, et une belle liste, de gens convaincus, de gens compétents,
06:35de gens qui ont de l'expérience et qui sont cohérents.
06:38Il n'y a pas d'opportunistes, il n'y a pas de passagers clandestins.
06:41C'est aussi une liste d'union. Il y a 5 parties qui se sont réunies.
06:454 de la majorité présidentielle, plus l'UDI qui n'est pas dans la majorité,
06:49mais qui considère que sur l'Europe, nous sommes les seuls à pouvoir faire ce que nous disons.
06:54Donc oui, les militants ont des fourmis dans les jambes.
06:56Moi aussi, j'ai déjà fait 9 déplacements, j'en ai beaucoup qui sont prévus,
07:01et une belle liste, un très beau programme qui sera dévoilé demain.
07:04Ma campagne, c'est maintenant.
07:05Vous étiez tête de liste en 2019, vous l'avez dit, vous êtes sur la 5ème place.
07:09Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qui a joué contre vous ?
07:12Ce n'est pas ce qui a joué contre moi, c'est ce qui a joué pour la majorité.
07:15C'est d'avoir, si j'ose dire, l'embarras du choix.
07:17Vous auriez pu être 3ème ?
07:18Écoutez, on a travaillé entre parties de la majorité, ce n'est pas un secret.
07:22C'était compliqué justement de travailler cette liste, la cohabitation entre parties de la majorité,
07:25on sent que c'est un peu difficile.
07:26Non, ce n'est pas ça qui a été compliqué, je crois que ce n'est pas un secret.
07:29Du côté de Renaissance, il y avait beaucoup de sortants qui voulaient revenir
07:33et beaucoup de têtes nouvelles qui voulaient entrer.
07:35Et ça s'appelle faire entrer un hédronome dans une valise.
07:38Mais sur la place et la proportion entre Renaissance, le modem, Horizon, le parti radical, l'UDI,
07:46on s'était mis d'accord tout de suite.
07:49Et en réalité, je savais depuis le début quelle était ma place sur la liste.
07:53J'ai attendu que la liste soit publique par correction pour mes colissiers.
07:56Et on va justement reparler de cette liste, de ses ambitions pour l'Europe,
07:59dans quelques instants sur France Info.
08:00Nathalie Loiseau, vous restez avec nous.
08:02On vous retrouve après le Fil Info à 8h40 avec Claire Chekhagini.
08:06Xi Jinping à Paris dès cet après-midi.
08:09Le président chinois entamera demain une visite d'État en France pour deux jours.
08:12Une venue dénoncée par les Ouïghours et les Tibétains.
08:15Notamment, ils organisent chacun une manifestation dans la capitale aujourd'hui.
08:19Poursuivre des pourparlers au Caire entre Israël et le Hamas,
08:22alors que l'État hébreu a de nouveau frappé Rafah hier.
08:25Bilan 32 morts selon le ministère de la Santé de l'organisation terroriste.
08:28Et conséquence du conflit en France, plus de 8 juifs français sur 10 déclarent craindre davantage
08:34une agression antisémite depuis le 7 octobre.
08:37Résultat d'une enquête de l'IFOP réalisée pour une association juive américaine.
08:41Le quartier des Beaudotte à Sevran sous haute surveillance cette nuit.
08:44La CRS 8 a été déployée après la fusillade de la veille.
08:48Un homme a été abattu et 4 autres personnes blessées.
08:51Aucune interpellation pour l'instant.
08:53La lumière enfin au bout du tunnel pour Atos.
08:55Le spécialiste informatique doit être un des piliers technologiques des JO de Paris.
08:59Ses créanciers proposent de refinancer une grande partie de ce géant de la cybersécurité.
09:04Atos dont la dette se monte à près de 5 milliards.
09:12Le 8.30 France Info, Victoria Coussart, Benjamin Fontaine.
09:16On est de retour sur France Info avec Nathalie Loiseau, Eurodéputée Horizon.
09:21Cinquième sur la liste de la majorité présidentielle aux européennes.
09:25Quand on regarde justement cette liste de plus près, le journaliste Bernard Guetta,
09:29spécialiste des questions internationales, passe avant Pascal Confin, artisan du Green Deal, du pacte vert.
09:36C'est donc l'international qui passe maintenant avant l'écologie, vous l'assumez ?
09:40Tout compte. Il n'y a personne qui est sur la liste et qui ne compterait pas.
09:44La réindustrialisation, le numérique, l'international, bien sûr, ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire.
09:50J'ai construit la défense européenne depuis 5 ans.
09:52Le Green Deal compte évidemment, il est totalement assumé.
09:57Symboliquement, c'est juste que maintenant l'international passe avant l'écologie.
10:00Symboliquement, j'étais numéro 1, je suis numéro 5, Pascal Confin était numéro 2, il est numéro 4.
10:04Ça ne veut juste rien dire.
10:07Tout le monde est là, il y a beaucoup de sortants qui reviennent parce qu'ils ont convaincu, parce qu'ils sont convaincants.
10:13À la loyauté aussi ?
10:15Évidemment que vous n'allez pas prendre quelqu'un qui vous aurait été déloyal, ça c'est absolument clair.
10:21À l'expérience, ça compte beaucoup au Parlement européen.
10:26C'est une manière de faire de la politique qui est assez différente de la politique nationale.
10:32Et donc l'expérience, la réputation qu'on a au Parlement européen, ça compte aussi beaucoup.
10:37La dynamique compte aussi. On voit Raphaël Glucksmann, tête de liste PS Place Publique, grappiller des points et monter, et talonner, valérier.
10:46Ça vous inquiète cette progression ?
10:48Ce que je vois, c'est à peu près ce qui s'est passé avec Yannick Jadot en 2019.
10:52C'est un peu des vases communicants au sein de la gauche.
10:55En 2019, la liste de Raphaël Glucksmann était assez bas, et celle des écologistes était assez haut.
11:02Aujourd'hui, on voit à peu près le contraire.
11:05Yannick Jadot n'était pas aussi haut en 2019 dans les intentions de vote que Raphaël Glucksmann aujourd'hui.
11:09Mais vous savez, il y a les intentions de vote, et puis il y a le jour du vote.
11:12Et c'est les Français qui décident qui seront les députés européens, et quels seront leurs scores.
11:16Ce n'est pas les sondages.
11:18Moi, je me concentre sur ce que nous avons à faire, sur ce que nous avons à dire, sur les gens qui ne savent pas encore s'ils vont voter.
11:26Vous avez vu, dans tous les sondages, l'abstention est à plus de 50%.
11:30Et dans tous les sondages, il y a un certain nombre d'indécis chez un certain nombre de partis politiques.
11:36Ça veut dire que rien n'est joué.
11:38Le président chinois, Xi Jinping, atterrit ce soir à Paris pour une visite d'État, demain et mardi.
11:43Est-ce que c'est une bonne idée ?
11:45Est-ce qu'il faut maintenir le dialogue avec quelqu'un qui a le soutien de la Russie et de l'Iran ?
11:50Et qui soutient la Russie et l'Iran ?
11:52Cette année, on célèbre les 60 ans de la reconnaissance de la République populaire de Chine par la France.
11:58Nous avions été le premier pays occidental à le faire.
12:01Il faut évidemment parler avec la Chine.
12:03Nous sommes membres permanents du Conseil de sécurité, la Chine aussi.
12:06Nous avons la dissuasion nucléaire, la Chine aussi.
12:10Nous avons une vision du monde, et nous voulons le faire, savoir, avec beaucoup de courtoisie, mais aussi sans complaisance, à la Chine.
12:20Et ce que je trouve important, dans la façon dont Emmanuel Macron va recevoir Xi Jinping,
12:25c'est que, comme il l'avait déjà fait il y a quelques années, il fait venir la présidente de la Commission européenne.
12:32C'est-à-dire que la Chine, quand elle parle avec nous, elle sait qu'elle parle à l'ensemble des Européens.
12:38C'est ce qui nous renforce.
12:39Emmanuel Macron veut que la France et l'Union européenne incarnent ensemble une puissance d'équilibre face à la Chine.
12:45Mais comment rééquilibrer les choses face à une puissance qui a aujourd'hui la main ?
12:50Comment peser face à la Chine, que ce soit économiquement ou diplomatiquement ?
12:54D'abord, si nous voulions peser seul, un pays européen seul ne pourrait pas peser face à la Chine.
13:00Même la France ?
13:02Quel que soit ce pays, même l'Allemagne,
13:04et tous ceux qui vous racontent que le meilleur moyen de protéger nos intérêts économiques,
13:09c'est de nous replier sur une dimension nationale, oublient la réalité du monde d'aujourd'hui.
13:16Ensuite, depuis plusieurs années, nous nous sommes dotés, j'allais dire, d'une armure progressive
13:24vis-à-vis de très grands pays comme la Chine ou les Etats-Unis,
13:27qui ont un comportement commercial très affirmé.
13:31Aujourd'hui, nous avons lancé, au niveau européen, une procédure anti-dumping
13:37s'agissant des voitures électriques chinoises,
13:39parce que nous savons qu'il y a un certain nombre de produits fabriqués en Chine
13:43qui bénéficient de subventions.
13:45Aujourd'hui, nous demandons aussi la réciprocité.
13:48Par exemple, l'accès au marché public chinois.
13:51Les Chinois ont accès à nos marchés publics.
13:53Ça ne peut avoir lieu que si nous avons accès au leur.
13:57Nous voulons aussi, et nous avons déjà obtenu, une politique commerciale européenne
14:03qui empêche toute forme de coercition par rapport à un Etat européen,
14:07par exemple exercée par la Chine.
14:09La Chine, c'est ce qu'elle fait en venant aussi nous rendre visite.
14:13Elle a peur d'une guerre commerciale.
14:15Elle a peur de la sortie de la naïveté européenne.
14:18Elle aura en face d'elle des Européens courtois mais déterminés à se faire respecter.
14:23On sait que les discussions économiques sont évidemment très liées aux discussions politiques.
14:27Est-ce que vous pensez que les dernières déclarations d'Emmanuel Macron
14:30sur l'envoi potentiel de troupes au sol en Ukraine
14:34pourraient braquer son homologue chinois ?
14:36Aujourd'hui, ce que l'on constate, c'est que la Chine a beaucoup de complaisance avec la Russie.
14:41Elle a parlé d'un partenariat sans limite avec la Russie.
14:44L'Union européenne a déjà sanctionné des entreprises chinoises
14:48parce qu'elles contribuent à l'armement de la Russie.
14:52Nous allons continuer à avoir ce dialogue
14:54parce que la Chine se présente comme un pays de stabilité et de respect de l'ordre international.
15:01Et comment peser justement sur la Chine pour parler avec la Russie sur ce dossier ukrainien ?
15:06Il faut mettre la Chine face aux réalités.
15:09Aujourd'hui, on voit la Russie, pays doté de l'arme nucléaire,
15:13qui brandit la menace nucléaire, j'allais dire à tort et à travers,
15:17qui est alliée avec un Iran qui veut absolument avoir l'arme nucléaire.
15:21Ce n'est pas l'intérêt de la Chine, de même que ce n'est pas l'intérêt de la France.
15:25Est-ce que la Chine va laisser éternellement la Russie déstabiliser l'ordre international ?
15:31Ou est-ce que la Chine va peser de son poids pour essayer de ramener la Russie à la raison ?
15:37Emmanuel Macron tente cette voie diplomatique avec la Chine.
15:41On ne peut que l'appuyer.
15:43Et ceux qui le critiquent sont toujours ceux qui sont entrés dans des oppositions, j'allais dire, de posture.
15:50Moi, j'ai connu pendant des années, et j'étais diplomate,
15:53une France où la politique étrangère ne faisait pas de polémiques
15:57parce qu'on considérait que notre pays était plus fort
16:00quand on a intégré tous derrière la politique étrangère du gouvernement.
16:03Ce déplacement choque plusieurs associations humanitaires.
16:07La communauté ouïgoure en France estime qu'Emmanuel Macron lui donne une gifle
16:10que recevoir le dirigeant chinois, c'est l'encourager à poursuivre ses crimes
16:15contre cette minorité musulmane opprimée en Chine, enfermée dans des camps de travail.
16:20Vous comprenez cette émotion au niveau des droits de l'homme ?
16:22D'abord, en tant que parlementaire européenne, j'ai beaucoup soutenu la communauté ouïgoure
16:28et tous ceux qui subissent la répression de la part du régime chinois.
16:33Nous avons donné le prix Sakharov à Hélène Tauty, précisément une des grandes figures des Ouïgours.
16:39Nous avons refusé de ratifier un projet d'accord de promotion des investissements avec la Chine,
16:46précisément à cause du travail forcé.
16:49Nous avons voté l'interdiction de l'importation en Europe de produits issus du travail forcé.
16:55Donc nous sommes totalement cohérents.
16:57Et je relève que le président de la République, dans son interview à la tribune dimanche,
17:01a dit très clairement qu'il parlerait des droits de l'homme avec son homologue chinois, mais porte fermée.
17:08Merci beaucoup Nathalie Loiseau d'avoir répondu à nos questions ce matin sur France Info.
17:11Merci Victoria Koussa.
17:13Cette interview est à retrouver en intégralité en vidéo sur franceinfo.fr
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