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  • il y a 2 ans
Les préavis de grève en prévision des Jeux olympiques se multiplient. Dernier en date, celui de la CGT des éboueurs de Paris. Des menaces d'arrêt de travail qui concernent de plus en plus de secteurs, mais visent surtout à instaurer un rapport de force.

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Transcription
00:00 Je vous dirais que les conquêtes sociales n'apparaissent pas par un courrier recommandé.
00:05 On remercie poliment la direction de l'entreprise de bien vouloir accorder quelque chose.
00:10 Que se passe-t-il depuis septembre 2017, date officielle,
00:14 où nous avons appris que Paris serait la ville qui accueillerait les JO ?
00:18 Nous avons continué à avoir des politiques de modération salariale,
00:22 de démantèlement des services publics.
00:24 Encore récemment, nous avons eu les coupes budgétaires annoncées par Bercy,
00:27 qui impactent la mer des batailles, qui est l'éducation.
00:30 A moins que la mer des batailles, ce soit aussi l'égalité pro
00:34 et l'accès pour les personnes en situation de handicap,
00:37 qui elles aussi sont impactées par les coupes budgétaires.
00:40 Et j'ai l'impression que les JO, on nous fait un peu le coup du Covid.
00:43 C'est-à-dire qu'on rejoue cette sensibilité sur les premiers de cordée,
00:48 ceux qui sont indispensables.
00:50 Ils sont indispensables pour cette belle fête populaire,
00:52 mais c'est une fête populaire pour qui ?
00:54 Pour les SDF que l'on déloge de Paris ?
00:57 Pour les étudiants que l'on déloge de leur logement ?
00:59 Pour les salariés qui voient leur condition de travail et de rémunération ?
01:02 Que demandez-vous précisément ?
01:03 Parce qu'on a l'impression que c'est toujours plus.
01:05 J'ai bien compris que le rapport de force était en votre faveur,
01:08 parce que les JO, on a besoin de conducteurs, de trains, de métros,
01:12 et on ne peut pas faire sans vous, en quelque sorte.
01:14 Mais on a aussi l'impression que chaque fois, le curseur est un peu plus haut.
01:19 Après, je parlerai pour mon secteur d'activité,
01:21 transport public en Ile-de-France, la RATP.
01:24 La RATP, vous avez obtenu des choses.
01:26 Maintenant, la SNC va obtenir la même chose que vous.
01:28 C'est aussi la difficulté qu'il y avait pour les deux directions d'entreprise.
01:31 C'était de veiller à ce qu'accordait l'autre PDG
01:35 pour ne pas se retrouver en-dessous ou au-dessus.
01:39 Nous, ce que l'on demande à la CGT, avant tout,
01:41 c'est des négociations annuelles obligatoires
01:43 qui répondent aux revendications des salariés.
01:45 Vous demandez aussi des primes JO.
01:47 Oui, mais une prime JO, déjà, la direction a fait le choix
01:49 de mener des discussions catégorielles.
01:52 Elle oublie qu'à la RATP, il n'y a pas que des conducteurs de métro et de RER.
01:57 Il y a aussi des agents des gares et stations, des agents de sécurité.
01:59 Il y a aussi des gens qui travaillent.
02:01 C'est normal de bien les traiter pendant les JO,
02:04 de leur accorder des primes parce qu'on va leur demander un effort supplémentaire.
02:06 Il n'y a pas que cette question-là.
02:07 Il y a la question qu'aujourd'hui, il y a aussi des salariés
02:09 qui travaillent pour permettre à la RATP d'être en capacité
02:12 de réaliser sa mission de service public pendant les JO.
02:15 Et puis, l'autre question, c'est qu'on parle beaucoup des JO,
02:18 on oublie un petit peu le reste de l'année.
02:19 En Ile-de-France, on doit transporter les Franciliennes, les Franciliens et les touristes
02:22 tout au long de l'année, pas que pendant les JO.
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