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Retrouvez notre soirée spéciale "Un accord sur la table, Trump va-t-il le signer ?", présentée par Maxime Switek sur BFMTV ce jeudi 2026.
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00:00Bonsoir Joli, bonsoir à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver, on est en direct et vous
00:03regardez BFM TV et nous sommes face ce soir à deux informations importantes.
00:08D'abord les choses s'accélèrent visiblement au niveau diplomatique américain et iranien, serait, on va garder le conditionnel, en
00:14train de se rapprocher d'un accord ce soir,
00:16la Maison Blanche le confirme à BFM TV avec toute la prudence évidemment de rigueur, un accord mais sur quoi
00:21on va le voir dans un instant.
00:23L'autre information importante, c'est que l'on vient de vivre l'une des plus grosses poussées de fièvre
00:27à Hormuz depuis le début du cessez-le-feu.
00:30Nouveau pic de tension entre les deux camps, échange de tirs, drones, missiles, ça a été très tendu autour du
00:35détroit.
00:36Les deux camps s'accusent d'ailleurs d'avoir violé le cessez-le-feu, on va vous raconter tout ça
00:40dans le détail dans une seconde.
00:41On va en parler notamment avec notre première invitée ce soir, je la rejoins, bonsoir Christine O'Krent, merci d
00:48'être avec nous ce soir.
00:49Je cite d'emblée votre dernier livre, le Trump de A à Z, aux éditions de Noël.
00:55Je salue également Lisa Hadeff, Elsa Vidal, Didier-François et le général Gomart.
01:00Bonsoir à toutes et à tous.
01:02Première information donc à vous donnée ce soir, vous qui nous regardez en promenance de Washington,
01:06les Américains, les Iraniens se seraient entendus sur un protocole d'accord, ce qu'ils appellent un Memorandum of Understanding,
01:12un M-O-U.
01:13On va essayer d'être très clair, très synthétique ce soir Lisa Hadeff, qu'y a-t-il dans ce
01:17protocole d'accord ?
01:18Alors ce que l'on sait, c'est que les négociateurs américains et iraniens ont donc trouvé un accord avec
01:22des concessions des deux côtés.
01:24Les Iraniens s'engagent à rouvrir le Détroit avec une liberté totale de navigation,
01:28donc pas de péage, pas de harcèlement des navires et retrait de toutes les mines sous un délai de 30
01:32jours.
01:32Et les Américains, eux de leur côté, lèveront progressivement le blocus sur les ports iraniens
01:36et lèveront une partie des sanctions pour permettre à l'Iran de vendre du pétrole.
01:41Donald Trump n'a pas encore donné son approbation finale,
01:44notamment parce qu'il y a encore des négociations sur les exigences nucléaires.
01:48Mais ce que l'on sait ce soir, c'est que l'objectif principal de cet accord,
01:51c'est de protéger le cessez-le-feu, de réunir tout le monde autour de la table,
01:54puisque c'est là que les discussions auront lieu sur le nucléaire notamment.
01:57Et ils ont 60 jours de cessez-le-feu pour entamer ces négociations.
02:01Christine Ocran, question très simple, est-ce qu'on avance ce soir ?
02:04Ce soir, c'est juste trois mois, jour pour jour,
02:08depuis le début de cette guerre déclenchée, on s'en souvient, par les États-Unis et Israël.
02:14Et tout le monde veut croire au cessez-le-feu.
02:16Et donc, ce qui me semble le plus intéressant dans ce qu'on vient de comprendre,
02:20c'est cette idée d'un cessez-le-feu encore de 60 jours,
02:23parce que ça permet à chacun de taper quand ça les arrange.
02:27Donc, Israël a choisi de taper de plus en plus,
02:32et aujourd'hui encore, un ciblage précis à Beyrouth même,
02:36alors qu'apparemment, la Maison-Blanche avait demandé à Netanyahou de ne pas le faire.
02:41Et surtout, Netanyahou décide maintenant d'attaquer Gaza à 70 %,
02:48alors qu'il y a en principe un cessez-le-feu.
02:50Et ce qui est très intéressant dans cette MOU, ce mémorandum,
02:54c'est qu'en fait, cette idée du nucléaire a quasiment disparu.
02:58Le peuple iranien, là, c'est simple, on n'en parle plus du tout.
03:02On a supposé que ça n'ait jamais été une priorité dans le raisonnement des belligérants.
03:07Et donc, ce que l'on voit, c'est que Téhéran a la main, d'une certaine manière,
03:13et là, le président Trump semble hésiter,
03:17et on ne sait pas qui négocie du côté américain.
03:21Ils ont disparu, là, les duétistes Witkoff, Kuschner, etc.
03:26qui n'avaient jamais abouti à rien, d'ailleurs,
03:28ni s'agissant de l'Iran, ni s'agissant de l'Ukraine.
03:32Soit dit en passant.
03:33Juste une chose, Didier François,
03:35on est donc, effectivement, à trois mois depuis le début de cette guerre,
03:39à plus de 45 jours depuis le début du cessez-le-feu.
03:43Il a fallu 45 jours pour commencer à se mettre d'accord
03:47sur ce qui peut se passer ensuite, sur la manière dont on va discuter ensuite.
03:50Ça commence à débloquer, passe lundi,
03:52vous vous rappelez, le lundi, il y a 15 jours, justement,
03:55où Jared Kuschner et Steve Witkoff ont fait passer par les Pakistanais
03:58cette proposition aux Iraniens.
04:00Celle dont on parle là, ce soir.
04:02Oui, et qui est en fait en discussion depuis 15 jours, maintenant,
04:05avec l'idée de base, justement, c'est OK, on détruit les stocks nucléaires,
04:10mais vous pouvez dire que comme on n'en transfère pas une partie,
04:13que ça sera sous contrôle de l'AUA, vous les gardez chez vous.
04:16Votre enrichissement sur les cinq premières années, c'est à zéro.
04:19Donc nous, on peut dire qu'il n'y a pas d'enrichissement,
04:21mais comme à la fin des 15 ans, à partir de 2041,
04:26vous aurez le droit d'enrichir à 367.
04:29Donc ça y est, la question du nucléaire est dedans.
04:31Et de l'autre côté, c'était une levée progressive des sanctions et du gel
04:37contre le déblocage d'Hormuz et le desserrage des parallèles du blocus américain.
04:42C'est ça, l'idée de l'accord qui a été proposé par les Américains
04:45il y a 15 jours et porté par le ministre de l'Intérieur pakistanais aux Iraniens.
04:52La réponse là, aujourd'hui, il y avait des petits problèmes qui étaient les rythmes,
04:56entre autres sur la capacité à lier, et c'est ce qui a été dans la dernière proposition
05:03qui est revenue avec accord des Iraniens.
05:05Maintenant, on attend la réponse de Donald Trump,
05:08qui veut avoir quelques précisions justement sur le lien, sur le rythme.
05:15En fait, les levées de blocus et les levées de sanctions
05:19dépendront des avancées sur la question de la liberté de circulation
05:24et sur la question des déclarations nucléaires.
05:29Sachant que dès le début, dans le mémorandum d'Off-Understanding,
05:33il y aura l'engagement iranien d'arrêter,
05:36de ne pas se doter de la bombe.
05:38Après, la vraie question qui est, parce qu'à côté de ce mémorandum d'Off-Understanding,
05:43est négocié ce qu'on appelle un mémorandum additionnel.
05:47Et c'est dans ce mémorandum additionnel que sont prévues les modalités sur le nucléaire,
05:54et particulièrement les phases en 15 ans, en 3 fois 5 ans, sur l'enrichissement,
06:00sur le fait qu'il ne pourrait pas enrichir plus de 100 kg par an,
06:03et sur le contrôle de l'AIEA. Ça, c'est dans le mémorandum additionnel.
06:06Donc ces deux choses-là existent aujourd'hui.
06:09La difficulté était de lier, et c'est là-dessus qu'on attend la réponse de Donald Trump,
06:13est-ce qu'il estime que les garanties sur la proportionnalité
06:17et le phasage de la levée des sanctions
06:20est cohérent et suffisamment solide
06:23pour juger de l'engagement réel des Iraniens
06:27sur le nucléaire et sur le Détroit ?
06:29On attend Trump, Christine O'Krent.
06:31On se fera la résonance dans un instant.
06:32Les quelques informations que j'ai eues, moi, de Washington,
06:36c'est que c'est le département d'État qui a repris la main.
06:40Ce qui explique que Rubio, qui était en voyage officiel en Inde,
06:43a été le seul, officiellement, officiellement,
06:47à dire de temps en temps,
06:48ça avance, ça recule, ça avance, ça recule.
06:52Peut-être que Wittkopf et Kuchner sont toujours à la manœuvre,
06:56ce n'est pas ce que j'ai entendu,
06:56mais Didier-François a toujours d'excellentes sources.
07:00S'agissant, enfin, espérons,
07:03parce qu'en général, ils se tirent la bourre
07:04pour savoir qui va faire le plus de compliments au président.
07:10Et il y a une guerre d'accès à la Maison-Blanche.
07:13Et c'est tout à fait intéressant, d'ailleurs,
07:15que Besent, qui est ministre des Finances,
07:18donc, a priori, ce n'est pas nécessairement son rôle,
07:21il est intervenu aujourd'hui,
07:22et en particulier pour bloquer les compagnies aériennes iraniennes.
07:27Et pourquoi ?
07:28Parce que le grand pèlerinage de la Mecque a commencé,
07:31et que malgré ce cessez-le-feu,
07:35plus ou moins interrompu par des frappes,
07:37il y a des milliers d'Iraniens qui partent en pèlerinage.
07:40On a bien compris tout ça.
07:42Et c'est surtout que maintenant, la guerre économique prend le pas, en fait.
07:45La vraie pression qui a poussé les Iraniens à accepter le deal,
07:48c'est le blocage des ports et la guerre économique,
07:52entre autres, effectivement, la question des compagnies aériennes,
07:55la mise sous sanction des bitcoins.
07:59Ils ont quand même chopé 500 millions de dollars la semaine dernière là-dessus.
08:02Donc là, maintenant, il y a un vrai étranglement du régime
08:06sur sa capacité d'accès aux liquidités.
08:09Or, ils ont besoin de ces liquidités pour payer les gardiens de la Révolution.
08:12Et Besant, dans ce cadre-là, avec Rubio,
08:15on joue un rôle important,
08:16parce que c'est eux qui négocient avec les pays de la région
08:18le blocage ou la levée,
08:20entre autres, avec les Qataris,
08:21des 6 milliards qui sont bloqués chez eux.
08:23Parce que, grosso modo, on est en train de négocier,
08:25alors qu'ils partaient les Iraniens sur 100 milliards,
08:28on est en train de négocier le début du memorandum of the returning
08:32sur 10 milliards.
08:34Donc vous voyez qu'ils sont à 10% de ce qu'ils demandaient au départ.
08:36Donc on est vraiment sur quelque chose qui est assez intéressant.
08:37On va l'entendre, Scott Besant, le secrétaire au Trésor,
08:40donc le ministre de l'économie américain,
08:42on va dire les choses comme ça,
08:43pour que ce soit plus compréhensible par tout le monde.
08:46Écoutez ce qu'il dit, effectivement,
08:47il y a une pression forcément économique
08:49qui doit s'exercer aussi sur l'Iran.
08:54Encore une fois, tout dépend de ce que le président veut faire.
08:57Et le président Trump ne signera pas de mauvais accord
09:00pour les Américains, pour notre pays.
09:03Et il a été très clair hier sur ce qu'il voulait.
09:09Un accord, mais pas de mauvais accord, évidemment.
09:12On parlait de pression économique.
09:13En fait, ce que cherchent les Américains,
09:14c'est à étouffer aussi économiquement les Iraniens.
09:17Didier Le François le disait par le biais
09:20de l'interdiction d'accès à un certain nombre de tarmac
09:23et de services aux compagnies aériennes iraniennes.
09:26Mais il y a plein d'autres choses.
09:27Bessen dit que les soldats ne sont plus payés,
09:29la police ne se présente plus au travail,
09:30l'île de Cargue est à l'arrêt,
09:31l'économie et la monnaie iranienne sont en chute libre.
09:33C'est ce que veulent les Américains pour les forcer à signer.
09:36Oui, ça fait trois mois.
09:37Ah oui, c'est vrai.
09:38Hélas, hélas, que ce régime affreux continue d'emprisonner,
09:43continue d'assassiner, de pendre les opposants.
09:47Et ils tiennent le coup.
09:48Et évidemment, ce sont les gardiens de la Révolution
09:50qui ont les mains sur les richesses du pays
09:53et donc qui s'y emploient.
09:55Mais trois mois quand même.
09:57Ils auraient pu commencer avant.
09:59Ils ont commencé avant, mais ça n'a pas marché.
10:01Ils ont commencé par les bombardements,
10:02au lieu de commencer par ça,
10:03ce qui aurait été un peu idiot.
10:04Enfin, ils ont tout fait en même temps, d'une certaine manière.
10:05Oui, effectivement.
10:05On va retrouver Antoine Hollard à la Maison-Blanche,
10:08Antoine en direct avec nous ce soir dans cette édition spéciale.
10:11Vous avez été en contact ce soir avec la Maison-Blanche
10:13par rapport donc à ce protocole d'accord.
10:15Que vous dit, que vous confirme la Maison-Blanche ?
10:21Écoutez, une source à la Maison-Blanche
10:22me confirme les informations d'Axios
10:24selon lesquelles il y a cet accord
10:27qui a été conclu au niveau des négociateurs.
10:29Un texte qui prévoit des concessions de part et d'autre.
10:32D'abord, côté iranien, on s'engage à rouvrir le détroit d'Hormuz
10:36avec une liberté de navigation totale, sans péage.
10:39Les Iraniens qui s'engagent aussi à déminer le détroit
10:42sous un délai de 30 jours.
10:43Côté américain, des concessions d'abord sur les sanctions économiques,
10:48levées partielles des sanctions
10:49pour permettre à l'Iran de vendre du pétrole en toute légalité.
10:53Et puis, les Américains qui s'engagent aussi à lever progressivement
10:57leur blocus sur les ports iraniens.
10:59Ce texte prévoit aussi et surtout de prolonger la trêve
11:03pendant 60 jours, une période pendant laquelle
11:06on ouvrirait de nouvelles négociations,
11:08cette fois pour s'attaquer au dossier nucléaire.
11:10En premier lieu, la question de l'uranium enrichi
11:14qui sera le premier sujet à être négocié.
11:16En tout cas, c'est ce que veulent les Américains.
11:18Alors, pour le moment, cet accord n'a pas encore été validé
11:21au plus haut niveau, ni par le guide suprême Rabenei,
11:24ni par Donald Trump, le président américain,
11:26qui s'accorde quelques jours de réflexion
11:28avant de donner son feu vert définitif.
11:31Il veut notamment s'assurer que le texte est suffisamment solide
11:34pour, à terme, forcer les Iraniens
11:36à faire des concessions sur le nucléaire.
11:38Antoine Delar, en direct, quelques jours de réflexion,
11:41dit Trump, c'est de la mise en scène, ça, forcément.
11:42On est au-delà de la réflexion.
11:44Il y a eu le temps de réfléchir, Donald Trump.
11:46Espérons. Enfin, on ne sait jamais avec Donald Trump.
11:49Il vient de déclarer que Oman, le sultanat,
11:53qui a été véritablement l'intermédiaire à chaque fois,
11:56avec le Hamas, avec les Iraniens,
11:59avec tout ce qui peut bouger au Moyen-Orient,
12:02tout à coup, on les explose s'ils font un accord.
12:06Mais l'ironie de tout cela, Maxime,
12:09c'est que c'est le même Donald Trump.
12:11Donald Trump 1, qui est sorti en 2018 du GCPOA,
12:17de l'accord sur le nucléaire iranien,
12:20qui était très vraisemblablement meilleur
12:24que ce qui pourrait sortir.
12:27Très probablement que c'est une régression en réalité.
12:29Et c'est une régression.
12:31Sauf que lui, Christine, il va devoir le vendre
12:33comme une avancée, comme une victoire.
12:35Il va devoir dire...
12:35On peut lui faire confiance.
12:36Oui, on peut lui faire confiance.
12:38Vous avez raison générale.
12:39Il va devoir dire et tenter de prouver aux Américains
12:43qu'il a fait mieux qu'Obama.
12:44Son objectif, il est là.
12:45C'est son obsession, mais...
12:46Son obsession, oui, vous avez raison.
12:47En toute chose.
12:48Son obsession.
12:49Ça, c'est...
12:49C'est-à-dire, voué à l'échec,
12:51il ne fera pas mieux,
12:52au regard de ce qu'on a ce soir sur la table
12:53avec ce protocole d'accord,
12:55il ne fera pas mieux qu'Obama ?
12:56Là, en fait, on en est encore très, très, très, très loin.
12:59Parce qu'en réalité,
13:00on pourrait appeler ça presque une trêve armée.
13:04On prolonge un cessez-le-feu
13:05et il semble qu'il y ait eu un début
13:07de bonne volonté de s'entendre,
13:09en tout cas de suspendre les actions armées,
13:12des deux côtés.
13:12Mais il y a,
13:14et je pense que les combats
13:16qu'on a vus cette nuit,
13:16la nuit dernière, en témoignent,
13:18On va parler dans un instant.
13:19Un manque complet de confiance
13:20entre les partis qui négocient,
13:23c'est-à-dire les États-Unis et l'Iran.
13:24Les médiateurs sont là, justement,
13:26pour créer cette zone tampon
13:29entre ces deux partis défiants.
13:30Donc, il y a de la défiance
13:31et il y a des critiques en interne.
13:33Parce que tant aux États-Unis
13:34qu'en Iran,
13:35on a vu qu'il y a
13:37dans le camp des dirigeants respectifs
13:39des conseillers
13:41ou des parties prenantes
13:42qui ne veulent pas cet accord
13:43et qui pensent que
13:44soit le job doit être continué
13:46côté américain,
13:47soit qu'on n'était pas si mal
13:49dans cette posture de défiance.
13:50Et ça veut dire
13:51qu'il y a une grande fragilité
13:52et un caractère assez inflammable
13:54de la situation.
13:55Donc, on n'est vraiment pas à l'abri
13:57de revoir des escarmouches
13:59ou l'accord sur le point
14:02de voler en éclats.
14:03Il va y avoir beaucoup de tensions
14:04dans ce moment de 60 jours.
14:06Et on vous racontera
14:06la tension de la nuit dernière
14:08dans un instant.
14:08Je vous montrerai ça
14:09au mur d'image.
14:10Juste une chose,
14:10Général Gomart.
14:11On dit ce soir,
14:12on attend la signature
14:13de Donald Trump
14:14qui se laisse quelques jours
14:15de réflexion.
14:15Très bien.
14:17Et Ramenei ?
14:18Il faut bien que quelqu'un
14:18signe aussi de l'autre côté.
14:19Est-ce que c'est forcément Ramenei ?
14:21Est-ce que Ramenei est en état ?
14:22Est-ce que Trump peut signer
14:23un document avant que Ramenei
14:24ne signe ?
14:25Est-ce que Ramenei peut signer
14:26un document avant que Trump
14:27ne le signe ?
14:28Comment ça marche
14:28dans ces cas-là ?
14:29Ça, on nous dira
14:30que c'est Ramenei.
14:31Ah oui, on nous dira
14:32que c'est lui qui a signé.
14:33Oui, Ramenei,
14:34on a bien vu
14:34quand il prend la parole,
14:35c'est quelqu'un d'autre
14:36qui parle à sa place.
14:37C'est un texte
14:37soi-disant de sa main,
14:38mais on n'en sait absolument rien.
14:39En tous les cas,
14:40le régime iranien
14:42est formé autour
14:42du guide suprême.
14:44Le guide suprême reste vivant.
14:46En tous les cas,
14:46on veut faire croire
14:47qu'il reste vivant.
14:48Est-ce qu'il est ?
14:49On ne le sait pas.
14:50Est-ce qu'il est gravement blessé
14:51et pas en condition de signer ?
14:53On ne le sait pas.
14:54En fait, le régime
14:55se protège
14:55à travers ce guide suprême
14:57qui est blessé,
14:58qui a disparu,
14:59parce qu'on ne vise pas
15:00un autre guide suprême.
15:01Si Ramenei est déclaré mort,
15:03un autre va être désigné
15:04et il sera ciblé
15:05de la même façon
15:06que le fils Ramenei
15:07a été ciblé lui-même.
15:08Donc c'est là
15:09où on n'en sait rien.
15:11Je crois que ce n'est pas
15:12très important
15:13pour Donald Trump.
15:14Ce qui compte pour lui,
15:15c'est que les Iraniens signent
15:17et que le régime iranien signe.
15:19Qui signe ?
15:20Peu importe.
15:21Ce qu'il faut,
15:22c'est qu'il donne la passion
15:24au monde d'avoir gagné.
15:25C'est la seule chose
15:25qui compte pour lui.
15:26Christine Ocran.
15:27Ce que disent les négociateurs
15:30européens et français
15:31en particulier,
15:32qui ont négocié
15:33le JCPOA en 2015,
15:36qui était un accord
15:37et pas un traité,
15:38c'est qu'en fait,
15:39les Iraniens entre eux
15:41passaient énormément
15:42de temps à négocier.
15:43Parce que tous ces gens
15:45rivalisent eux aussi
15:46d'influence.
15:48Vous avez le président
15:48du Parlement,
15:49vous avez le ministre
15:50des Affaires étrangères,
15:51vous avez le guide suprême
15:52que personne ne voit.
15:54Et donc,
15:55les différents pôles
15:57de pouvoir
15:58au sein de ce système
16:00opaque
16:00que les Américains
16:02en particulier
16:02n'avaient absolument
16:03pas compris.
16:04Et c'est hélas
16:05ainsi que depuis trois mois
16:07on tourne en rond,
16:08si j'ose dire,
16:09dans le Détroit.
16:10Mais c'est très intéressant
16:11aussi,
16:12c'est la nature même
16:12du pouvoir iranien
16:13que d'être
16:14en auto-négociation
16:16perpétuelle,
16:17ce qui ralentit aussi
16:19bien sûr les choses.
16:19Un petit exemple
16:20pour justement abonder
16:21dans le sens
16:21de Christine O'Krent.
16:22Lorsque le président
16:24iranien a demandé
16:26la réouverture
16:27et a forcé
16:27à négocier en interne
16:28la réouverture
16:29d'Internet,
16:30eh bien,
16:31le pouvoir judiciaire
16:32iranien a commencé
16:33tout de suite
16:34dès le lendemain
16:34à attaquer la décision
16:36pour essayer
16:36de la casser.
16:37Donc,
16:37on n'est vraiment
16:38pas sortis
16:38de ces tensions.
16:39Et juste une petite chose
16:40dit les Français,
16:40je ne vous ai pas entendu
16:41sur le côté de toi d'abord.
16:42Non, non,
16:43tu signes et après je signe.
16:44Non, non,
16:44c'est toi qui signes
16:45et après je signe.
16:45Ça existe ça ?
16:46Évidemment que ça existe.
16:47Parce qu'en fait,
16:48d'abord,
16:48je pense que Trump
16:48ne veut pas engager
16:50politiquement de crédit
16:52si à la fin,
16:53il y a les Iraniens
16:54qui lui pètent
16:55dans les pattes.
16:56Oui.
16:56Donc,
16:57il attend d'avoir
16:58la certitude
16:59de ce qui revient
16:59et effectivement validé
17:03par Ramenei
17:03ou en tout cas
17:04par ceux
17:05qui décident
17:05dans le régime.
17:06Mais honnêtement,
17:07c'est les retours
17:10que ce soit
17:10par les Pakistanis
17:11et surtout
17:12par les Qataris.
17:13Parce que quand même,
17:14rappelez-vous
17:15qu'il vient d'y avoir
17:17un déplacement
17:18au Qatar
17:18à la fois
17:20Halibaf
17:21à la fois
17:21Akshi
17:22qui sont les deux négociateurs
17:25mais par qui
17:25ils étaient accompagnés
17:26par le patron
17:27de la banque centrale.
17:28Chez eux,
17:28c'est fondamental.
17:29Encore une fois,
17:29je m'excuse.
17:30C'était une question
17:31d'argent.
17:31C'est une question de pognon.
17:32C'est une corruption.
17:34Sinon,
17:35ils ne peuvent pas payer
17:35les gars qui défendent
17:36le régime.
17:37Ils ne peuvent pas gagner
17:38les prétoriens
17:39et comme c'est quand même
17:40un régime particulièrement
17:42aimé par sa population,
17:43le jour où ils n'ont plus
17:44les prétoriens
17:45pour les défendre,
17:46ils savent
17:46ce qui va leur arriver.
17:47Donc,
17:48ils ne sont pas fous.
17:49C'est pour ça
17:49qu'ils acceptent
17:50de lâcher sur le pognon.
17:51Et c'était ça
17:52tout le calcul
17:54des Américains.
17:54C'est pour ça
17:55que B7
17:55est vraiment rentré.
17:56C'est pour ça
17:57que je trouve
17:57qu'ils ont mis
17:58beaucoup de temps
17:58à rentrer
17:59dans le combat économique
18:00parce qu'ils ont cru
18:01qu'ils allaient y arriver
18:02par les bombardements.
18:03On le voit
18:03que par les bombardements.
18:05Attention aussi,
18:07il n'y a pas eu.
18:08On verra à la fin.
18:09Là aussi,
18:10le protocole additionnel
18:11qui est négocié
18:11avec les...
18:12Et là,
18:12pour le coup,
18:13la IEA
18:14est très impliquée
18:15dans cette affaire.
18:16Très impliquée.
18:17Et ils connaissent
18:18l'affaire par cœur.
18:20Si à la fin des fins,
18:22parce que dans le protocole additionnel,
18:23il y a deux ou trois trucs
18:24qui sont intéressants.
18:24Entre autres,
18:25le fait qu'il n'y a plus
18:25quatre sites d'enrichissement.
18:26Il n'y a plus qu'un seul site.
18:28Et qui sera en permanence
18:29contrôlé par la IEA.
18:30Là, pour le coup,
18:31si ça,
18:31ils l'obtiennent,
18:32on a quand même gagné
18:33un certain nombre de choses.
18:34Donc,
18:35je ne sais pas
18:35si ça sera dedans.
18:36Je ne sais pas
18:36si ça sera fait.
18:37Donc,
18:38le jugement réel
18:39à la fin
18:40de ce qu'on a gagné
18:41en termes de temps
18:41et de capacité,
18:42ça dépendra de
18:43combien de dilutions
18:44est fait sur le stock,
18:45combien le stock est détruit.
18:48Sur, grosso modo,
18:48l'enrichissement,
18:49ce sera à peu près
18:50la même chose
18:50que les accords de 2015.
18:52Il y aura peu de changements.
18:53En revanche,
18:54sur le stock
18:54et sur le nombre
18:55de lieux
18:58où il y a les capacités
18:59de faire une bombe,
19:00là,
19:01ça peut être
19:01une sacrée différence.
19:02Et donc,
19:02on va le voir.
19:03Mais honnêtement,
19:04c'est trop tôt pour le dire.
19:04Le problème,
19:05c'est que tout ça
19:06est excessivement fragile.
19:07La guerre n'est jamais loin.
19:08La preuve,
19:08dans une seconde,
19:09on va accueillir d'abord
19:10l'amiral Rogel.
19:11Venez,
19:11amiral,
19:12rejoignez-nous
19:13sur ce plateau
19:14ancien chef-etat-major particulier
19:15du président de la République,
19:16François Hollande
19:17et Emmanuel Macron,
19:19ensuite,
19:19et auteur,
19:20je cite là aussi
19:20votre livre,
19:21Amarin à l'Elysée,
19:22aux éditions Talendier.
19:23Je vous soumets,
19:25amiral,
19:25et je vais aller au mur d'image
19:26pour ça,
19:26ce qui s'est passé
19:27la nuit dernière.
19:28Ces nouvelles tensions
19:29autour du détroit d'Hormuz,
19:29je le disais,
19:30la guerre n'est jamais loin.
19:31On a vécu,
19:32on va le voir,
19:33l'un des pics de tension
19:34les plus forts
19:34depuis l'entrée en vigueur
19:35du cessez-le-feu.
19:36Alors,
19:36il y a encore des zones d'ombre.
19:37Je suis très honnête
19:38en vous le lisant ce soir.
19:39Il y a encore des zones d'ombre.
19:41C'est forcément un récit
19:42un peu à trous ce soir,
19:43mais voici ce que l'on sait.
19:45Minuit et demi,
19:45la nuit dernière,
19:46heure de Téhéran,
19:47un ou plusieurs navires,
19:48vous allez voir
19:49que ça a son importance,
19:56Les Iraniens parlent
19:57de quatre navires,
19:59dont un pétrolier américain
20:00qui aurait ignoré
20:01les avertissements
20:02des gardiens de la Révolution.
20:03Alors,
20:04il y a eu des tirs de semences
20:05et ces navires ont fini
20:06par faire demi-tour
20:07ou par s'arrêter.
20:08Encore une fois,
20:08j'insiste,
20:09ça c'est la version iranienne
20:10parce que l'armée américaine
20:12fait un autre récit.
20:14Washington explique
20:15qu'un navire commercial américain
20:16a bien été pris pour cible.
20:18Là,
20:18il n'est plus question
20:19de tirs de semences.
20:20Les Américains accusent
20:21des Iraniens
20:21d'avoir lancé
20:23cinq drones,
20:24cinq drones,
20:24tous abattus
20:25par la défense anti-aérienne
20:26américaine.
20:27Une heure plus tard,
20:28donc,
20:28une heure et demie du matin,
20:30plusieurs explosions
20:30sont entendues
20:32à Bandaraba.
20:33C'est un port,
20:33un port au sud de l'Iran,
20:34une base navale importante
20:36pour la marine iranienne.
20:48Ces images
20:49que vous venez de voir,
20:50ces images,
20:50ces explosions
20:51seraient dues à des frappes
20:52américaines
20:52qui visaient justement
20:53la base d'où seraient parties
20:54des drones iraniens.
20:55La réplique de Téhéran
20:57arrive au petit matin,
20:595h47,
21:00heure donnée
21:00par les Américains.
21:01Un missile balistique iranien
21:03cible le Koweït,
21:05pays qui abrite
21:05plusieurs bases américaines.
21:08Missile intercepté.
21:09Et voici ce que disent
21:10les Américains.
21:10Nous sommes face
21:11à une violation flagrante
21:12du cessez-le-feu.
21:14Ce sont les mots
21:15du commandement central
21:16américain.
21:17Amiral,
21:18on a beaucoup parlé
21:18parce que ce n'est pas
21:19la première fois
21:19qu'on a une poussée
21:21de fièvre,
21:21une poussée de tension
21:22autour du détroit d'Hormuz
21:23depuis la mise en place
21:24du cessez-le-feu.
21:25Je crois que Didier
21:25le disait tout à l'heure
21:26que c'est la quatrième fois.
21:27On a beaucoup parlé
21:28d'escarmouche jusque-là.
21:30Est-ce que c'est encore
21:31de l'ordre de l'escarmouche
21:32ce qui s'est passé
21:33la nuit dernière ?
21:33Oui, je pense.
21:34Je pense que ça fait partie
21:36totalement
21:37du processus
21:38de négociation.
21:39C'est-à-dire que chaque partie
21:41montre ses muscles
21:42pour dire
21:44attention,
21:44si on n'aboutit pas,
21:46on est prêt
21:47à reprendre le feu.
21:49Alors,
21:49ça reste dans le domaine
21:51de la négociation musclée.
21:54Le problème,
21:54c'est si ça dérape.
21:55C'est-à-dire que
21:56s'il y a une mauvaise compréhension
21:58d'un côté ou de l'autre
21:59sur l'ampleur de l'attaque
22:00ou sur la nature
22:02de l'attaque,
22:04ça peut déraper.
22:05Ce que j'observe là,
22:06c'est que c'est quand même
22:07assez maîtrisé.
22:08C'est-à-dire,
22:08c'est don pour don.
22:10On fait une frappe,
22:11il y a un Bicile
22:13qui répond.
22:14On attaque
22:15une base iranienne
22:16et une base américaine
22:17qui est réglée.
22:18Donc,
22:18on est dans
22:20une espèce
22:21de...
22:22Je ne veux pas dire
22:23de jeu
22:23parce que la guerre,
22:24ce n'est jamais un jeu.
22:25Mais la grammaire
22:25de cesser le feu
22:26est respectée.
22:26Ah oui,
22:27la grammaire,
22:27pour moi,
22:28la grammaire est respectée.
22:30Si tenté
22:31que chaque bord
22:33arrive à contrôler
22:36des escarmouches
22:37comme ça.
22:37Du côté américain,
22:38on les connaît bien.
22:39En général,
22:40c'est certain
22:41que c'est sous contrôle.
22:43Côté iranien,
22:45c'est un peu plus diffus
22:46les chaînes de commandement.
22:47Mais là,
22:48visiblement,
22:48ça a été,
22:49encore une fois,
22:50œil pour œil
22:51et don pour non.
22:52Donc,
22:52tout ça
22:53est encore
22:54sous contrôle
22:55et maîtrisé.
22:56Mais ce que je note,
22:57c'est que quand je vous parle
22:57de tir de drone,
22:58de tir d'homicide,
22:59intercepté,
22:59etc.,
23:00vous parlez de négociation
23:01de diplomatie.
23:02Vous dites qu'on est toujours
23:03dans la négociation
23:03de la diplomatie.
23:04La démonstration de force
23:05fait partie de la négociation.
23:06Je préférais que ce soit
23:08Mme O'Crande
23:08qui dise ça
23:09qu'un militaire.
23:11Mais c'est très exactement ça.
23:13On est dans
23:15l'établissement
23:16d'un rapport de force
23:17entre deux parties
23:17qui veulent négocier.
23:19La guerre,
23:20c'est une confrontation
23:20de volonté.
23:21La négociation
23:22d'un accord de paix
23:23l'est aussi.
23:23Mais est-ce que vous faites
23:24un lien entre ce dont
23:25on parlait juste avant ?
23:25C'est-à-dire que,
23:26encore une fois,
23:27la Maison-Blanche
23:27nous le confirme ce soir.
23:28Il y a bien un accord
23:29qui est sur la table.
23:30Trump se donne
23:31quelques jours
23:32pour réfléchir
23:33et pour le signer.
23:34Donc,
23:34on avance diplomatiquement.
23:36Est-ce que parce qu'on
23:37avance diplomatiquement,
23:37alors ça se tend aussi
23:38et chacun doit montrer
23:40ses forces
23:40au niveau du détroit d'Hormuz ?
23:41Oui, ça se tend
23:42mais, encore une fois,
23:44pour expliquer
23:45aux uns et aux autres
23:47qu'ils sont prêts
23:48à reprendre
23:48si les négociations
23:50échouent.
23:50Le fait que
23:51les Iraniens font des films
23:53montrant des missiles
23:54qui sortent des tunnels.
23:56Les Américains
23:57qui ont profité
23:58de cette trêve
23:58pour compléter
23:59leur stock de missiles.
24:00Donc, on est,
24:01encore une fois,
24:02dans un jeu
24:02de confrontation
24:03de volonté.
24:04Donc,
24:05il ne faut pas
24:05s'en inquiéter.
24:06Le vrai problème,
24:08c'est que ce genre
24:09d'ascarmouche,
24:10ça peut passer
24:10totalement inaperçu
24:12comme une démonstration
24:13supplémentaire de force
24:16sauf s'il y a perte humaine.
24:17Alors là,
24:18ça peut rebasculer
24:19et ça peut partir
24:20très vite
24:22dans les extrêmes.
24:22Et là,
24:23dans ce que vous voyez
24:24dans ce qui s'est passé
24:25hier soir,
24:26il n'y avait pas de risque
24:27de perte humaine
24:27d'une certaine manière.
24:28Tout était...
24:29À l'évidence, non.
24:30À l'évidence, non.
24:30Tout était plutôt maîtrisé.
24:32Oui, c'est pour ça
24:32que je dis
24:32que c'est quand même
24:33de la violence maîtrisée.
24:35On n'est pas dans
24:36du grand n'importe quoi.
24:37Sauf que,
24:38général Gomart,
24:38on peut imaginer
24:39que personne ne veuille reprendre
24:40la guerre,
24:40que tout le monde laisse
24:41sa chance évidemment
24:41à la diplomatie,
24:43que personne ne veuille
24:43reprendre la guerre,
24:44que personne n'y ait
24:44forcément d'ailleurs intérêt,
24:46mais qu'on s'approche
24:48d'une ligne rouge,
24:49d'un dérapage,
24:50d'un mauvais geste,
24:51du tir de trop,
24:53du...
24:53Oui, c'est ce que disait
24:54l'amir à l'orgelle
24:54à l'instant.
24:55C'est-à-dire que le risque,
24:56c'est de tuer des gens.
24:58Il y en a peut-être
24:59qui sont morts
24:59dans cette occasion,
25:00mais d'en tuer à la limite
25:01pas les bons,
25:02pas au bon endroit
25:03et trop,
25:04pour qu'il y ait
25:04une réaction.
25:05Parce que là,
25:06c'est la maîtrise du feu.
25:07La maîtrise du feu,
25:07c'est, pour un chef militaire,
25:09c'est absolument essentiel.
25:10C'est-à-dire,
25:11je sais quand je tire,
25:12je sais quand j'arrête
25:13de tirer.
25:13Et ça,
25:14une armée occidentale,
25:15une armée américaine,
25:16c'est très bien le faire,
25:17l'armée française,
25:17évidemment aussi.
25:18L'amie iranienne,
25:19comme le soulignait
25:20l'amire Rogel,
25:21on est moins certains,
25:22mais je pense qu'ils
25:23le maîtrisent également
25:24parce qu'ils ne sont pas fous.
25:26Ils veulent obtenir
25:27gain de cause.
25:28Donc,
25:29les Américains tirent,
25:30je riposte en disant
25:31que c'est de la défensive,
25:32mais je n'irai pas
25:33le pas de trop.
25:35Et c'est là,
25:35on est vraiment
25:36dans l'espèce d'entre-deux
25:37où chacun cherche
25:39à obtenir le maximum
25:40dans les négociations
25:41en cours.
25:42Oui,
25:42effectivement.
25:42Alors,
25:42il faudra parler du Koweït
25:43quand même,
25:44qui dans cette affaire
25:45s'en trouve ciblé Didier.
25:46Oui,
25:46mais il était ciblé.
25:48Ciblé est le mot.
25:49Ils ont tiré un missile.
25:50Ils savaient qu'il était intercepté.
25:52S'ils avaient voulu passer,
25:53ils en ont tiré dix.
25:54Mais alors,
25:54c'est quoi le message ?
25:55On parlait de grammaire.
25:56Il y a forcément un message
25:56dans cette grammaire-là.
25:58C'est quoi le message ?
25:58Quand les Iraniens visent
26:00et ciblent le Koweït.
26:01Mais de la même manière,
26:01en fait,
26:02vous avez bien compris
26:03qu'ils essayent
26:05de nous montrer.
26:07Là,
26:07on est dans la communication.
26:09L'idée de la négociation,
26:11c'est
26:12personne ne perd.
26:13On va essayer
26:14de trouver une solution
26:15où tout le monde va dire
26:16j'ai gagné.
26:16J'ai gardé mon uranium,
26:18j'ai gardé le droit d'enrichir,
26:20c'est moi qui contrôle
26:20leur mousse,
26:21etc.
26:21En fait,
26:22si on reste là-dessus,
26:23on va à la bagarre.
26:25Il faut qu'ils trouvent
26:26la solution
26:26pour qu'ils arrivent
26:28à faire converger
26:29leurs intérêts,
26:30mais en montrant
26:32qu'ils sont fermes.
26:33Consigne a été donnée
26:34aux diplomates
26:35de trouver une solution
26:36en étant le plus discret possible.
26:39Justement,
26:39ils ont arrêté
26:40les âneries
26:41au Pakistan.
26:42Au Pakistan,
26:42et je prends l'avion,
26:43etc.
26:44Ils disaient qu'il n'y ait pas
26:45qui est parti,
26:45qui revient,
26:46parce que ça,
26:46ce n'est pas possible
26:47de bosser comme ça.
26:48Et ils ont dit
26:49là,
26:49on travaille sérieusement
26:50et tout se passe
26:52à Washington
26:53et à Marilago
26:53et les seuls
26:54qui faisaient
26:54les allers-retours,
26:55c'était les ministres
26:56de l'Intérieur
26:58pakistanais
26:59et le ministre Qatari
27:00qui, eux,
27:01faisaient les navettes
27:01parce qu'on ne les voyait pas.
27:02Et quand ils voulaient
27:03se montrer,
27:03ça se voyait.
27:04Et de l'autre côté,
27:05consigne donnée
27:06à Sandcom
27:06et vous ne les laissez pas,
27:08vous marchez sur les pieds.
27:09S'ils attaquent
27:10le navire,
27:10enfin,
27:11riposte,
27:12feu.
27:13Dans le cadre
27:13qui est la maîtrise du feu,
27:15qui est
27:15vous ne me déclenchez pas
27:16une escalade.
27:17et les Iraniens,
27:20ce n'est pas des Mickey,
27:21ils le font pareil
27:22et ça prouve
27:23qu'ils sont centralisés.
27:24Ils ont encore
27:25une chaîne de commandement,
27:26leur chaîne de commandement,
27:27malgré tous les trucs
27:28qu'on a racontés
27:28sur la décentralisation
27:30et machin,
27:31c'est contrôlé.
27:32Ils le font,
27:33ils n'ont pas fait une erreur
27:34depuis le départ,
27:34pas une.
27:35Et il n'y a jamais eu
27:36un dérapage depuis le départ,
27:38même lorsqu'il y a eu
27:38deux heures de combat
27:39avec les trois destroyers américains
27:41dans le détroit d'Hormuz.
27:42Tout ça est maîtrisé
27:43et le risque,
27:45effectivement,
27:46c'est pas de bol.
27:47Il y a quelqu'un
27:47qui est tué
27:49et quelqu'un qui compte.
27:51C'est dur à dire,
27:53mais c'est comme ça
27:54que ça fonctionne.
27:54On parle de maîtrise,
27:56on a bien vu,
27:56effectivement,
27:57c'était maîtrisé
27:57du côté américain.
27:58C'est maîtrisé aussi
27:58du côté de Trump.
28:00Trump est peut-être
28:00un peu moins fantasque
28:02que ces dernières heures
28:03ou ces derniers jours,
28:04je ne vais pas compter
28:04trop loin,
28:05mais on l'a vu hier,
28:07lire un texte
28:08répétant les mêmes choses
28:09que ces dernières semaines,
28:10mais lire un texte,
28:11quelque chose de cadré,
28:13qui avait été visiblement
28:13préparé à l'avance
28:14par son équipe.
28:15Là, ce soir,
28:16il ne le dit rien,
28:17pour l'instant en tout cas,
28:18sur ce protocole d'accord
28:19qui est sur la...
28:19Pour l'instant,
28:20oui, en général,
28:21j'ai bien dit pour l'instant,
28:22sur ce protocole d'accord,
28:23il se maîtrise Donald Trump.
28:25Oui, enfin,
28:26sauf quand il,
28:27sur son réseau,
28:29sur True Social
28:30ou même sur le site
28:31de la Maison Blanche,
28:31il dit,
28:32ah, les hommes anés,
28:33on va les exposer.
28:34Ah oui, c'est vrai.
28:35Oui, ça c'est pas faux.
28:37Ensuite, hier,
28:38on a quand même eu droit,
28:39toujours sur True Social,
28:41à une image de l'Iran.
28:46Évidemment,
28:47avec le drapeau américain,
28:50en gros,
28:50le 51e État
28:52ou le 52e
28:53ou le 53e,
28:54on avait eu droit
28:54à cette image
28:55pour le Groenland,
28:56on avait eu droit
28:57à cette image
28:57pour le Venezuela
28:59et là, c'était l'Iran.
29:00Ah oui,
29:01avec le drapeau,
29:02le Stars and Stripes,
29:03pourquoi pas ?
29:05Donc, l'une des raisons
29:07probablement
29:08pour lesquelles,
29:09côté américain,
29:10on dit
29:10le président Trump réfléchit,
29:12c'est qu'il a été très irrité
29:14que ce soit
29:15la télévision iranienne
29:16qui, hier,
29:18ait annoncé
29:19qu'il y avait
29:2014 points,
29:21donc les infos
29:23étaient relativement précises
29:24et ce n'était pas Washington
29:26qui avait la main.
29:27Donc ça, du coup,
29:28alors c'est là-dessus,
29:29il est parti en pétard
29:31contre les hommes anés,
29:32etc.
29:32Donc, on ne sait jamais
29:34et cela fait certainement partie
29:36de la difficulté du jeu
29:37à Washington,
29:39du côté de Rubio,
29:41du côté de quelques personnes
29:42au département d'État,
29:44au ministère des Finances
29:45ou au Patagone
29:48qui, voilà,
29:50qui essayent
29:51sinon de contrôler
29:52le président des États-Unis
29:53mais en tout cas
29:54d'avoir suffisamment
29:55d'accès auprès de lui
29:57pour que leur parole
29:59soit celle qui compte
30:00et pas celle nécessairement
30:03du camarade d'à côté.
30:04On parlait de maîtrise
30:05de la grammaire
30:06du cessez-le-feu
30:06après ce qui s'est passé
30:07hier soir
30:08dans le détroit d'Hormuz
30:08ou cette nuit
30:09dans le détroit d'Hormuz.
30:10Amiral,
30:11on a bien vu ces derniers jours
30:13que les Américains
30:14ne parlaient pas
30:15de rupture du cessez-le-feu
30:16malgré toutes les poussées
30:17de tension.
30:17Là, ils le disent.
30:18Le commandant central dit
30:19qu'il y a une violation
30:20flagrante,
30:21je ne sais plus
30:21quel est le mot en anglais,
30:22egregious,
30:23quelque chose comme ça.
30:24C'était flagrant,
30:25il y a une violation
30:25du cessez-le-feu.
30:32On est dans
30:33des négociations
30:34d'accord de paix,
30:34on en a fait
30:35un certain nombre,
30:36on est dans
30:38cette dialectique
30:38en disant
30:39c'est pas moi,
30:39c'est l'autre
30:40qui a commencé.
30:42Donc je n'ai fait que
30:43rentrer dans une logique défensive.
30:45On entend dire
30:46beaucoup ça.
30:48Non,
30:49on est encore une fois
30:51dans cette négociation
30:52d'accord.
30:52Pour revenir sur
30:53la réunion d'hier,
30:54moi ce qui m'a beaucoup frappé
30:55d'abord c'est une certaine mesure
30:56qu'on n'avait pas
30:58l'habitude,
30:59en tout cas en face
31:00de Trump
31:00et puis de son aéropage
31:02parce que personne
31:03n'avait l'enthousiasme
31:05habituel,
31:06etc.
31:07Non mais Rubio
31:08a sursauté.
31:09Oui,
31:09mais vous avez raison
31:10de citer ça,
31:11je voulais y venir.
31:13Rubio,
31:13c'est celui qui a dit
31:14après que Trump a dit
31:15s'il faut
31:16on recommence
31:18et Rubio
31:19évidemment derrière lui,
31:20c'est la première fois
31:21je crois à ma connaissance
31:22que Rubio parle
31:23derrière le président,
31:24a dit oui mais l'heure
31:24est la voie de la diplomatie
31:27et Vance
31:27de l'autre bord
31:28qu'on voyait
31:30acquiescer.
31:30Donc on voit bien
31:31quand même que
31:31aujourd'hui
31:32il semblerait
31:33que la voie Rubio
31:35porte plus
31:35que la voie
31:36Ex-7
31:36et le fait
31:37que Trump
31:38ait taquiné
31:40Ex-7
31:40j'espère pour lui
31:41que ce n'est pas
31:41la désignation
31:43du coupable idéal
31:44en cas de rupture
31:45de ce processus
31:47de négociation
31:48mais on voit bien
31:49quand même
31:49que l'heure
31:51a l'air
31:52à la diplomatie
31:53aujourd'hui.
31:54Une chose
31:54je parlais du Koweït
31:56on n'a pas fini
31:56sur le Koweït
31:57parce qu'effectivement
31:57ils ont été ciblés
31:58visés
31:59on le visait
32:00Pardon
32:00c'est pas le Koweït
32:02qui a été visé
32:02c'est une base américaine
32:04au Koweït
32:04C'est la dialectique
32:06iranienne
32:06depuis le début
32:07en disant
32:07nous on ne vise pas
32:09le Koweït
32:10l'Irak
32:12Qatar
32:13Chypre
32:13etc
32:13on vise les bases
32:14américaines
32:15on vise les bases
32:16des belligerents
32:16Oui
32:17mais quand
32:18avant-hier
32:19le guide suprême
32:20disait
32:21il n'y aura plus
32:21de refuge
32:22dans les pays du Gol
32:23pour les bases américaines
32:24etc
32:26enfin
32:26oui
32:27ils visent
32:27les bases américaines
32:29très bien
32:29mais ces bases américaines
32:30elles sont dans
32:30tel ou tel pays
32:31et on voit bien
32:31que tout est en train
32:32d'être
32:33comment dire
32:35redessiné
32:36mais les alliances
32:36un peu redessinées
32:37je ne sais pas
32:37s'il y a un lien
32:38avec le Koweït
32:39allié des américains
32:41peut-être allié
32:41le plus fragile
32:42parce qu'il dépend
32:42beaucoup des américains
32:43beaucoup de bases américaines
32:44mais on voit que
32:45Oman
32:45on en parlait tout à l'heure
32:46se retrouve tensé
32:48par les américains
32:49alors que c'est le plus vieil
32:50allié des américains
32:50dans la région
32:52etc
32:53quand on parlait
32:54de victoire de Trump
32:55peut-être que là
32:56ce serait un des échecs
32:57les plus patants
32:58pour Trump
32:58dans cette histoire là
32:59Ah mais moi je pense
33:00que l'échec le plus patant
33:01de cette opération
33:02c'est le fait
33:04que les garanties
33:05de sécurité
33:05qu'avaient donné
33:06aux pays du Golfe
33:07à partir de 1945
33:08sont quand même
33:09sérieusement écornées
33:10aujourd'hui
33:11je serais les pays arabes
33:12je serais Omanais
33:12Qatari
33:13Saoudiens
33:14et d'ailleurs
33:15depuis 2019
33:16les Saoudiens
33:16ils ont commencé
33:17à reparler avec les Chinois
33:18et même avec les Iraniens
33:19parce que
33:20et le traité avec le Pakistan
33:21bien sûr
33:22et le Pakistan
33:24pareil
33:24tu as tout à fait raison
33:27ils ont parfaitement compris
33:28que l'assurance vie
33:30que leur avaient vendu
33:31les américains
33:32n'était en rien
33:33une assurance vie
33:33un ils ont servi
33:35de base
33:35pour lancer une opération
33:37à laquelle
33:38ils n'ont pas été associés
33:39et deuxièmement
33:39ils n'ont pas été protégés
33:41à la hauteur
33:42qu'ils attendaient
33:42dans le cadre
33:43des ripostes
33:44donc je pense que ça
33:45ça va poser
33:46donc ils ne sont pas fous
33:47ils ne vont pas
33:48tout abandonner maintenant
33:50ce n'est pas le moment
33:51de sauter
33:51de faire des saupérieux arrière
33:52en se disant
33:53ils se rattraperaient aux branches
33:54mais je peux vous dire
33:55qu'ils sont en train
33:55de réétudier stratégiquement
33:58l'ensemble de leurs accords
33:59ils ne vont pas
34:00avec les américains
34:01c'est des gens polis
34:01ils prennent leur temps
34:02mais ils vont rééquilibrer
34:04je pense que là
34:04pour le coup
34:05effectivement
34:05un certain nombre
34:06de pays européens
34:07qui ont fait la démonstration
34:08qu'ils étaient des alliés solides
34:09et la France
34:10pour ne pas la citer
34:12encore une fois
34:12on ne va pas essayer
34:13de faire passer plus
34:14que les américains
34:14il ne faut pas promettre
34:15des merveilles
34:16on est ce qu'on est
34:17on est une puissance
34:17mais on a des choses à faire
34:19et je pense que là
34:22honnêtement
34:22c'est ça qui va
34:23le plus le peser
34:23à terme
34:24il y a une vraie
34:25perte de créativité américaine
34:26dans cette affaire
34:27alors que la France
34:28au contraire
34:28a joué son rôle
34:30d'allié
34:31protégeant
34:32soutenant
34:32aidant
34:34et à tel point
34:35non seulement
34:35avec les émiratis
34:36mais aussi avec les saoudiens
34:37et il y a des accords
34:38possibles avec les saoudiens
34:39beaucoup plus qu'on imagine
34:40donc il y a un vrai
34:41recul américain
34:42dans le golfe
34:43alors j'espère que
34:44pour les accords d'Abraham
34:45ça finira par aboutir
34:46ça reste quand même
34:47une idée de Trump
34:48à l'origine
34:49pour en effet
34:50permettre à
34:51avoir une certaine
34:53vision pacifiée
34:55de cette partie du monde
34:56l'ironie
34:57c'est l'Ukraine
34:58c'est à dire que
35:00Zelensky a eu l'intelligence
35:01d'aller faire
35:02la tournée
35:03de ces capitales
35:04qui sont
35:06pourvues
35:07d'armes américaines
35:08dont ils ne savent pas
35:08toujours très bien
35:09se servir
35:10et dont ils ont vu
35:11en l'occurrence
35:13le côté inopérant
35:15et donc
35:17au moment où
35:18le Patacone dit
35:20ah on ne peut plus
35:21fournir aux Européens
35:22qui payent
35:23les armes américaines
35:25parce que nos stocks
35:25sont en train de fondre
35:27à cause de
35:28de l'Iran
35:29l'Ukraine va vendre
35:31ses drones
35:32et donc
35:33c'est
35:33c'est une ironie
35:35cruelle
35:36au moment où
35:37encore une fois
35:37les Etats-Unis
35:38ont clairement
35:39fait comprendre
35:41aux Ukrainiens
35:42qu'il n'était plus
35:42question
35:43de les soutenir
35:44de façon aussi
35:45ouverte et vigoureuse
35:46Zelensky a bien joué
35:49parce qu'il est allé
35:49vendre ses drones
35:50contre de l'argent
35:51parce qu'il a besoin
35:52financièrement
35:53il a des besoins
35:53financiers énormes
35:55et c'est là
35:55où il a très bien joué
35:56parce qu'aujourd'hui
35:57les Ukrainiens
35:58en termes d'antidrones
35:59sont très forts
36:00j'ai suivi la Kiev
36:01la semaine dernière
36:02j'ai vu la capacité
36:04innovatrice ukrainienne
36:05ce qui est assez incroyable
36:06et donc ils sont allés vendre
36:07ce savoir-faire
36:07au pays du Golfe
36:08et j'imagine
36:09qu'il y a un retour
36:10financier évidemment
36:11qui va aider l'Ukraine
36:13à continuer sa guerre
36:14face à la Russie
36:15Il y a même des contrats
36:16entre l'Ukraine
36:17et les Etats-Unis
36:18maintenant pour la production
36:19conjointe de drones
36:20ce qui est vraiment
36:21remonté le fleuve
36:23à contre-courant
36:23Amiral
36:24Je crois que Didier
36:25a prononcé un mot
36:26qui est très important
36:27tout à l'heure
36:28qui est celui du ton
36:30forcément on va
36:31si un accord
36:33au moins de cesser le feu
36:35est signé
36:36on va immédiatement
36:37ou en tout cas
36:38les belligérants
36:38vont immédiatement
36:39se lancer
36:40dans la dialectique
36:42qui a gagné
36:43qui a perdu
36:43qui a le moins perdu
36:45qui a le plus gagné
36:46enfin etc
36:46mais les conséquences
36:48de cette crise
36:49on ne les verra
36:50que dans 5, 10, 20 ans
36:52et le paysage
36:53le Moyen-Orient
36:54va se redéciner
36:57ça c'est du côté américain
36:58mais du côté iranien
37:00il ne faut pas croire
37:01ils ont quand même
37:02subi beaucoup de pertes
37:04ils ont un système
37:06qui malgré tout
37:07est me semble-t-il
37:09assez fragilisé
37:10un système des gardiens
37:11de la révolution
37:13et dans le temps
37:14on va voir comment tout ça tourne
37:15donc je crois
37:16qu'il faudra bien se garder
37:18de rentrer dans ce jeu
37:19de savoir
37:20qui a gagné
37:21ça ne sera pas
37:22un bon accord
37:22pour personne
37:23c'est le moins pire accord
37:24si je puis dire
37:25c'est pas ce que vous dira Trump
37:27il est iranien d'ailleurs
37:28il est iranien
37:29vous avez raison
37:30si Trump
37:32si Trump
37:33voulait jouer
37:34un coup
37:34un coup parfait
37:35il dirait
37:36à ses alliés
37:37qu'il a vilipendé
37:38jusqu'à maintenant
37:39écoutez
37:40nous sommes arrivés
37:41à un accord de paix
37:42à peu près
37:43machin
37:43mettez-le
37:44mettez-vous
37:45faites ce que vous avez promis
37:47c'est-à-dire
37:47gros risqué
37:47la sécurité du détroit d'Ormouz
37:49c'est probablement
37:50ce qu'il va nous dire
37:51mais il faudra y aller
37:52je pense absolument
37:53il faudra y aller
37:54alors attendez
37:55parce que j'avais pas prévu ça
37:57pardon
37:57vous êtes le deuxième gradé
37:59peut-être trois
38:00avec le général Gommard hier
38:01on avait le général Cholet hier
38:02qui nous a dit
38:03alors je préviens la régie
38:05c'est que tu cites les bons
38:06pardon
38:07ben oui
38:08pardon
38:09je change un peu le programme
38:10mais hier soir
38:12le général Cholet
38:13nous disait
38:13si cette affaire du détroit d'Ormouz
38:16se poursuit un peu trop longtemps
38:17reste bloqué un peu trop longtemps
38:18notre position
38:20avec un Charles de Gaulle
38:22qui est à quelques dizaines de kilomètres
38:23au sud d'Omane
38:24on va peut-être pas pouvoir
38:26le laisser trop longtemps
38:27en attente
38:27et on va peut-être devoir
38:28à un moment donné
38:29faire quelque chose
38:30réellement
38:31nous
38:31les européens
38:32la coalition etc
38:33pour aller débloquer
38:34pour aller débloquer quelque chose
38:34c'est pas tout à fait ce que je dis
38:35c'est pas ce qu'il a dit
38:37l'émirable
38:39moi je ne suis pas en train
38:40de parler d'opérations
38:41de vive force
38:41pour débloquer le détroit d'Ormouz
38:43alors de quoi vous parlez ?
38:43je suis en train de parler
38:45de force d'interposition crédible
38:46entre deux belligérants
38:47qui ne se font aucune confiance
38:49et finalement
38:50de mettre
38:51ce qui était la proposition française
38:52d'ailleurs
38:52cette coalition internationale
38:55neutre
38:55entre guillemets
38:56qui sera acceptable
38:57à la fois par les américains
38:59et par les iraniens
39:00ça a du sens
39:01c'est-à-dire de dire
39:02c'est nous qui ferons
39:04respecter
39:04ou vérifier
39:05le respect
39:06du cessez-le-feu
39:08je le dis d'autant plus volontiers
39:10que je me suis parfois
39:10un peu agacé
39:11sur ce plateau
39:12du fait qu'on n'appelait pas
39:13un chat un chat
39:14entre autres
39:15quand on a eu
39:17des soldats tués
39:18en Irak
39:19ou au Liban
39:20ou qu'on a
39:21des navires français
39:22enfin en tout cas
39:23appartenant à des
39:25compagnies françaises
39:26qui se sont fait tirer dessus
39:27et que
39:27officiellement
39:28les français disaient
39:29on n'était pas misé
39:29on ne sait pas
39:30c'est pas la France
39:30qui était misé
39:31c'était le discours
39:32d'Emmanuel Macron
39:32et des autorités françaises
39:33mais sauf que
39:34alors
39:35ce qui justifierait
39:36ce discours à la fin
39:37c'est justement ça
39:38je vous remarquez
39:39que de manière
39:40assez maligne
39:41le porte-avions
39:42Charles de Gaulle
39:42n'est jamais
39:43à moins de 70
39:45magnétiques
39:46du Golfe
39:47je pense que
39:49le successeur
39:50un des successeurs
39:51de Christophe
39:52la DIRM
39:53doit parfaitement parler
39:54avec son homologue
39:57iranien
39:58de tout ce genre
39:59de choses
39:59ce genre de choses
40:00sont calibrées
40:00on ne parle pas
40:01de rentrer en guerre
40:02on ne parle pas
40:03d'aller faire
40:03les marioles
40:04pour débloquer
40:05et puis
40:06tout le monde
40:06ce n'est pas
40:06le relu porte-avions
40:07on est bien
40:08dans un cadre
40:09de ce qu'expliquait
40:10l'amiral Rogel
40:12permettre de trouver
40:13un cadre diplomatique
40:15multilatéral
40:15pour rétablir
40:17le droit
40:17le droit de la mer
40:19la liberté
40:20de circulation maritime
40:21qui est fondamentale
40:22pour nous
40:22en tant que principe
40:23il n'y a aucun
40:24grand pays
40:25aujourd'hui
40:26qui peut fonctionner
40:27aucune grande économie mondiale
40:28qui peut fonctionner
40:29si on ne rétablit pas
40:30la question
40:31ça n'existe pas
40:32c'est ce qui a créé
40:33notre civilisation
40:36les marchands maritimes
40:37donc je pense que
40:37si enfin
40:40une certaine retenue
40:44avait du sens
40:45dans les mois
40:46qui ont précédé
40:47c'est justement
40:47pour pouvoir être capable
40:48d'être crédible
40:49sur la suite
40:51concrètement
40:51qu'est-ce que ça veut dire
40:52être crédible pour la suite
40:53à quel moment
40:54nos forces armées
40:56et comment
40:56pourraient
40:57dans le cadre
40:58d'un accord
40:59intervenir
40:59qu'est-ce que ça voudrait dire
41:01aller vérifier
41:02dans quel scénario
41:04on intervient
41:04vérifier
41:05dans le cadre
41:06enfin là
41:07je ne suis pas le sous contrôle
41:07et puis ce n'est pas nous
41:09qui allons décider
41:09tout le monde
41:11non mais
41:12c'est vrai que c'est plus cool
41:14sinon on ne pourrait plus
41:15faire de télévision
41:16je ne suis pas d'accord
41:18Christine
41:18on pourrait faire XI
41:19on pourrait régler
41:20ces problèmes-là
41:21ici
41:22à pis c'est tout
41:23à pis c'est tout
41:24en fait
41:27ce qu'on peut
41:29imaginer
41:29là pour le coup
41:30c'est avec les pays
41:31de la région
41:32et justement
41:33avec Oman
41:33avec les Saoudiens
41:34avec les Émiratis
41:35mais sans le faire
41:37obligatoirement
41:37contre les Iraniens
41:38dans le cadre
41:39du processus
41:40qui va être négocié
41:41et signé
41:42dans le cadre
41:43de la vérification
41:44de comment cet accord
41:45fonctionne
41:46par exemple
41:46puisqu'ils parlent de mines
41:47nous on pense qu'il n'y en a pas
41:48on peut toujours aller vérifier
41:51laissez-nous aller vérifier
41:52par exemple
41:53donc vous pouvez parfaitement
41:55en dire
41:55là on voit bien
41:56par exemple
41:56les Britanniques
41:56sont en train d'envoyer
41:58un chasseur anti-mines
42:00les néerlandais peuvent le faire
42:01nous aussi
42:02dans ce cadre-là
42:03s'appuyant
42:04sur la capacité
42:06de commandement
42:06de coordination
42:07d'appréciation
42:08de situation autonome
42:09etc.
42:10du Charles de Gaulle
42:10on peut parfaitement
42:11être en appui
42:12de quelque chose
42:13de cette nature-là
42:14sous le mandat de l'ONU
42:15etc.
42:16donc là on ouvre
42:17des retours
42:18enfin
42:18ça aurait deux vertus
42:20la première
42:21c'est de rétablir
42:23un pacte de confiance
42:25et puis la deuxième
42:27c'est une réassurance
42:28pour tous les armateurs
42:29qui sont toujours
42:31frileux
42:31c'est-à-dire que
42:32et puis sans doute
42:33une troisième
42:33pardon
42:33ça rendrait
42:35une rupture
42:35du cessez-le-feu
42:36beaucoup plus compliquée
42:37des deux bords
42:39donc je ne voudrais pas
42:40je ne veux pas appeler ça
42:40de force d'interposition
42:42de la paix
42:42parce que c'est passé de mode
42:44mais en tout cas
42:45c'est une force
42:45de réassurance
42:47neutre
42:48et qui pourrait
42:52remettre en marche
42:52la machine Hormuz
42:53si vous voulez
42:54parce que ça va passer
42:55un jour au lendemain
42:55Christine
42:57la machine Hormuz
42:58oui ça va prendre
42:59des mois
43:00vraisemblablement
43:01les installations
43:02gazières
43:03les installations
43:04pétrolières
43:04et puis surtout
43:05tous ces bateaux
43:06qui sont bloqués
43:07avec des polices
43:08d'assurance
43:08parce qu'il y a le coût
43:10évidemment
43:10de ces malheureux équipages
43:12qui sont bloqués
43:12mais il y a aussi
43:14les polices d'assurance
43:15évidemment
43:15qui ne plaisant pas
43:16et quand c'est un
43:17bateau de la CMA
43:19CGM
43:19qui avait été visé
43:20mais qui n'était pas
43:21sous pavillon français
43:22propriétaire de BFMTV
43:23on le précise toujours
43:24voilà
43:26sous pavillon français
43:27BFMTV
43:28c'est la différence
43:29mais évidemment
43:30c'était la raison
43:32pour laquelle
43:32l'Elysée avait pu dire
43:34ce n'est pas la France
43:34qui est visée
43:35puisque évidemment
43:36beaucoup de ces bateaux
43:37aussi sont
43:37sous pavillon
43:38sinon de complaisance
43:40en tout cas
43:40d'arrangements fiscaux
43:43divers et variés
43:44on parlait de poussée
43:45de tensions hier
43:46il y a toujours un mystère
43:46sur ce que les Iraniens
43:47sont militairement
43:48capables de faire
43:48hier ils ont tiré
43:49plusieurs drones
43:50un missile
43:51mais c'est de l'ordre
43:52du symbolique
43:52on l'a bien compris
43:53la grammaire était respectée
43:54un document sur cet arsenal
43:55iranien
43:56le voici
43:57je voulais vous le soumettre
43:58ce soir
43:58on le doit
43:59à nos confrères
43:59de CNN
43:59CNN a étudié
44:00des dizaines
44:01d'images satellites
44:01que vous voyez ici
44:02prises au-dessus
44:04de l'Iran
44:04et plus précisément
44:05au-dessus de bases
44:06militaires iraniennes
44:0718 bases de lancements
44:08de missiles
44:08CNN a voulu comprendre
44:10ce que les Américains
44:11et les Israéliens
44:12avaient réussi à infliger
44:13comme dégâts
44:14pendant les 40 jours de guerre
44:15il y a des dégâts
44:16c'est évident
44:17on voit les impacts
44:18des bombes
44:19vous allez voir les images
44:19dans un instant
44:20mais on voit aussi
44:22très nettement
44:22que depuis le début
44:23du cessez-le-feu
44:24l'armée iranienne
44:26a réussi à déblayer
44:27une bonne partie
44:28des accès
44:30à ces stocks
44:30souterrains
44:31de missiles
44:32sur 60 tunnels étudiés
44:34c'est ce que nous dit CNN
44:3550 avaient leur accès
44:37déblayés
44:38et vous allez voir
44:39les bulldozers
44:40les camions Ben
44:41qui sont entrés en action
44:42pour aller déblayer
44:45sortir les gravats
44:46et pour rétablir
44:47l'accès à ces tunnels
44:48Amiral
44:49est-ce que ça
44:49c'est une surprise
44:50une confirmation
44:52au moins dans le volume
44:54de ce qui a pu être fait
44:54non non
44:55je crois que
44:56on est
44:56on est dans
44:58dans la logique
45:00détruire des tunnels
45:01c'est compliqué
45:03boucher les entrées
45:04ça l'est moins
45:05donc c'est passé
45:06et on sait que
45:08depuis longtemps
45:09que les Iraniens
45:11planquent
45:11beaucoup de leur matériel
45:13dans des tunnels
45:14sous des montagnes
45:15donc aujourd'hui
45:16ils ressortent
45:17tout ça
45:17c'est aussi la démonstration
45:19qu'un certain nombre
45:21de commentaires
45:21triomphalistes
45:22de Pitek 7
45:24qui a expliqué
45:24qu'ils détruisaient
45:25je ne sais plus combien
45:26à l'époque
45:2670% des lanceurs
45:27etc
45:28étaient bien exagérés
45:30je crois que c'est
45:31sur votre plateau
45:32que j'avais dit
45:33au début de la guerre
45:34quand on fait la guerre
45:35il faut trois qualités
45:37quatre même
45:39la première
45:40c'est le courage
45:42le courage d'y aller
45:43le deuxième
45:44c'est la patience
45:44parce qu'avoir des effets
45:45ça demande du temps
45:46la troisième
45:47c'est la détermination
45:49pour terminer la guerre
45:50parce que
45:50il sait bien de l'ouvrir
45:51mais il faut la fermer
45:52et puis la quatrième
45:53c'est l'humilité
45:54moi je trouve
45:55qu'aujourd'hui
45:56les Américains
45:56ils sont
45:57ils sont
45:58mal en point
46:00en tout cas
46:00en termes de communication
46:01parce qu'ils ont été
46:02beaucoup trop triomphalistes
46:03je ne sais pas si vous vous souvenez
46:04ces clips qui étaient faits
46:06à la gloire de Pete Exed
46:07dans lesquels ils se comparaient
46:08à J.I. Joe
46:09MacGyver
46:10et Top Gun
46:10en même temps
46:11et tout ça pourquoi ?
46:13et donc cette humilité
46:14elle est nécessaire
46:15quand on fait la guerre
46:16les militaires américains
46:17ils connaissent ça par cœur
46:19je pense qu'ils auraient dû
46:20faire un peu d'éducation
46:21est-ce que dit ce soir CNN
46:22c'est un rappel à l'humilité ?
46:25oui c'est un rappel à l'humilité
46:26bien sûr
46:27parce que
46:27ça s'appelle
46:29les surprises stratégiques
46:30on a toujours un certain nombre
46:31une guerre
46:31c'est jamais plat
46:32c'est toujours des montées
46:34et des descentes
46:35et puis on a aujourd'hui
46:36la démonstration
46:37que non
46:37tout n'avait pas été détruit
46:39et que l'Iran
46:41s'était préparé
46:41depuis de nombreuses années
46:42mais ça
46:43tout le monde le savait
46:45s'était préparé
46:46à ce genre de scénario
46:48ça veut dire quand même
46:50général Gomard
46:51qu'on les surveille
46:52il y a ces images satellites
46:53qui sont des images
46:54de satellites civils
46:56ça je confirme
46:57ça a été votre boulot
46:59si je puis dire
46:59je confirme
47:00ça a été votre boulot
47:01mais on les surveille
47:02en gros
47:03ils peuvent déblayer
47:04mais qu'est-ce que ça change
47:05d'une certaine manière
47:05ils peuvent déblayer
47:06les accès à leur site de missiles
47:07ils ont accès à nouveau
47:09à leur capacité de production
47:11aux réserves
47:12et aux stocks qui existent
47:13et les américains
47:14sont prêts à rebombarder
47:15les mêmes endroits
47:16mais quand vous dites
47:17qu'on surveille
47:17on surveille si bien
47:18qu'un jour
47:18on avait observé
47:19une fusée iranienne
47:21qui avait explosé
47:22au sol
47:23et on avait vu marqué
47:25en anglais
47:25yes we can
47:26c'est qu'il savait très bien
47:28que vu du ciel
47:29on observait exactement
47:30souriez vous estimez
47:31oui
47:31yes we can
47:33la manière Obama
47:34c'était Obama
47:35qui était président à l'époque
47:35et c'était son moto
47:37donc oui
47:38on surveille
47:39mais les américains
47:40sont prêts à recommencer
47:41exactement aux mêmes endroits
47:42si c'est nécessaire
47:43je remercie Christine Ocraine
47:45merci Christine
47:45d'avoir été avec nous
47:46je donne le titre
47:47de votre livre
47:47le Trump de A à Z
47:48aux éditions de Noël
47:49merci beaucoup
47:50d'avoir été avec nous
47:51et on accueille Christian Macarian
47:52qui nous rejoint
47:53venez Christian
47:55journaliste éditorialiste
47:55international
47:56pour le point
47:57c'est le chassé croisé
47:58sur ce plateau
47:59et il se salue
48:00vous les aviez vues
48:01ces images là
48:01Christian Macarian
48:02les images de CNN
48:03qui ont analysé
48:05une soixantaine
48:06d'entrées de tunnels
48:09iraniens
48:10notamment de base
48:11de lancement de missiles
48:12et CNN dit
48:13sur les soixante
48:13qu'on a analysé
48:14il y en a cinquante
48:14qui ont été nettoyées
48:16où on a rétabli l'accès
48:18sur dix-huit sites
48:19de lancement
48:20oui
48:21ça montre très clairement
48:23que l'Iran
48:24n'a pas perdu son temps
48:25je ne suis pas sûr
48:26qu'il n'y ait pas eu
48:27un état de destruction
48:28très avancé
48:29mais je pense que
48:30l'état de reconstitution
48:32celui-là
48:34est stupéfiant
48:35franchement stupéfiant
48:36c'est à dire
48:36qu'on aurait négligé
48:38fortement
48:39leur résilience
48:40et leur capacité
48:41industrielle
48:42et peut-être même
48:44un appui extérieur
48:45parce que tout cela
48:46nécessite des pièces
48:48parfois des composants
48:49complexes
48:50qui visez-vous
48:51Christian Macarian
48:51je ne sais pas
48:52puisque je n'ai pas
48:53de preuves
48:53mais je suis conduit
48:55des supputations
48:55et il n'est pas impossible
48:57les Américains
48:58ont émis l'hypothèse
48:59que par exemple
49:00via le Pakistan
49:01il arrive beaucoup
49:03de choses de Chine
49:04par exemple
49:04bien sûr
49:04oui
49:05le général Gomart
49:07est d'accord
49:08avec ce point de vue
49:09bien sûr
49:10mais via le Pakistan
49:11on change les étiquettes
49:13on maquille
49:14on dissimule
49:15on voyait à l'époque
49:17des bateaux
49:19qui transitaient
49:20entre la Corée du Nord
49:21la Chine
49:22le Pakistan
49:22qui arrivaient en Iran
49:24donc oui
49:25il y a
49:25il y a des connexions
49:26surtout sur le balistique
49:27comme sur le nucléaire
49:30il y a des connexions
49:31avec la Corée du Nord
49:32qui crèvent les yeux
49:33enfin c'est évident
49:34l'Iran a bénéficié
49:36d'un appui
49:37de la Corée du Nord
49:39je suis incapable
49:39de dire
49:40de quelle nature
49:41mais
49:43c'est évident
49:44un capacité d'enrichissement
49:45en particulier
49:45oui
49:46c'était juste pour faire
49:47un petit point de côté
49:48mais vous voyez bien
49:49que le problème de base
49:51qu'est-ce qu'on voit là
49:52mais qu'on avait vu
49:52déjà pendant la guerre
49:53et qu'on avait vu
49:54en essayant de faire
49:55le bilan à la sortie
49:55les services de renseignement
49:56disaient qu'ils avaient
49:57un problème
49:57à évaluer
49:59de ce qui avait été détruit
50:00on savait les stocks
50:01à l'origine
50:02on savait ce qui avait été tiré
50:03mais que c'était très difficile
50:04de savoir ce qui avait été détruit
50:05parce que
50:05comme les américains
50:06savaient
50:07qu'ils ne pouvaient pas
50:08pénétrer très profondément
50:09dans les tunnels
50:10ils ont préféré taper
50:11les entrées
50:12parce qu'évidemment
50:14donc on était à 30 de tir
50:16parce que les iraniens
50:17n'avaient plus accès
50:18à un certain nombre de stocks
50:19s'ils ont accès ces stocks
50:20peut-être que les 30 missiles
50:21par jour
50:21peuvent monter à 60
50:22on n'en sait rien
50:23ou 120
50:23enfin je n'en sais rien
50:24ou 10
50:25bref
50:25mais donc vous voyez bien
50:26que le problème
50:26là on l'a pour les missiles
50:29il faut faire
50:30posez-vous la question
50:31de la question
50:31de l'uranium enrichi
50:32qui n'a pas été détruit
50:33de la même manière
50:33on n'a détruit en fait
50:34que les entrées
50:35donc la vraie question
50:36elle est est-ce que
50:37les entrées sont accessibles
50:38ou pas derrière
50:38on a donc exactement
50:39le même type de problème
50:41sur l'ensemble de la gamme
50:42des questions
50:43qui avaient été posées
50:44au départ de l'intervention militaire
50:45c'est pour ça qu'à la sortie
50:46et puis je laisse la parole
50:48à la sortie
50:49la question
50:50de la négociation
50:51et du contrôle
50:52va être fondamentale
50:53parce qu'y compris
50:54aujourd'hui dans la négociation
50:55ce qui pose problème
50:56c'est qu'on est sur
50:57des évaluations de renseignement
50:58pour dire
50:59voilà ce qu'on voudrait avoir
51:00mais si on se trompe
51:01sur le renseignement
51:02en évaluation
51:02il va falloir bien
51:04qu'il y ait des contrôles
51:04qui nous permettent
51:05de réaffirmer
51:06dans le cas
51:07et c'est pour ça
51:09que dans la question
51:10du protocole additionnel
51:11qui est en discussion
51:12aujourd'hui
51:12je pense que c'est une des raisons
51:13peut-être pour laquelle
51:14Donald Trump se donne
51:15un peu de temps
51:16on veut quand même s'assurer
51:18que tout a été bordé
51:19pour que si on s'est trompé
51:20sur les évaluations
51:21il y ait capacité
51:22de réadapter
51:23dans les mois qui suivent
51:24et qu'on ne se retrouve pas
51:25comme des ânes
51:26avec finalement
51:27des Iraniens
51:27qui s'en sortent bien
51:28parce qu'ils ont les stocks
51:29et les capacités
51:30Général Gomart
51:30ensuite Christian Macarion
51:31en réalité
51:32la destruction
51:33des capacités nucléaires
51:34iraniennes
51:35les Israéliens
51:36suivent ça
51:36comme le lait sur le feu
51:38ils ont bombardé
51:39c'est vrai dans le passé
51:40avant cette guerre
51:41mais surtout
51:42ils ont utilisé
51:43du renseignement
51:44ils ont utilisé
51:45de la cyber
51:45ils ont utilisé
51:46des espions
51:47ils ont mis
51:47le virus Stuxnet
51:49donc en réalité
51:49c'était beaucoup
51:50dans les centrifugeuses
51:51dans les centrifugeuses
51:51en réalité c'est beaucoup plus
51:53j'allais dire
51:53de manière discrète
51:55en tous les cas
51:55pas du tout
51:57par la marteau
51:58thérapie
51:59de bombardement
52:00que les Israéliens faisaient
52:01et ils ont réussi
52:02à ralentir en effet
52:03cet enrichissement
52:04et ces capacités
52:04nucléaires iraniennes
52:05là le fait de bombarder
52:07avec des B2
52:08ou les B52
52:09ça change
52:10pas la donne
52:11mais en fait
52:11ça ne perce pas
52:12ils sont enterrés
52:13tellement profond
52:14leur système
52:15que les détruire
52:16c'est extrêmement compliqué
52:17la seule manière
52:18et c'est celle
52:19qu'ont utilisé
52:20les Israéliens
52:20pendant des années
52:21en effet
52:22c'est le retournement
52:22d'ingénieurs
52:23c'est l'infiltration
52:24d'espions
52:24c'est les capacités
52:26ou les éliminations
52:27d'ingénieurs
52:27ou les éliminations
52:28d'ingénieurs
52:29exactement
52:29sur les éliminations
52:31d'ingénieurs
52:31l'Iran a un argument
52:33qui est assez difficile
52:35à contrer
52:35c'est que l'Iran
52:36dit que
52:37à propos des inspections
52:39de l'AIEA
52:40que tous ceux
52:41qui ont été décimés
52:44liquidés
52:44dans la première vague
52:46de bombardement
52:47étaient ceux
52:48qui dialoguaient
52:49avec l'AIEA
52:50qui travaillaient
52:50avec l'agence
52:51à l'énergie
52:51et les Iraniens
52:52d'accuser
52:53l'AIEA
52:53d'avoir fourni
52:54la liste
52:55des grands chercheurs
52:57des grands penseurs
52:58du nucléaire iranien
52:58afin qu'ils soient liquidés
53:00par les Américains
53:00et les Israéliens
53:01alors
53:01vrai ou faux
53:02c'est quand même
53:04un élément de négociation
53:05qui est sur la table
53:06et qu'ils utilisent
53:07avec une mauvaise foi
53:09colossale
53:10mais malheureusement
53:11ça porte
53:11moi ce qui me frappe
53:12c'est à quel point
53:13l'Iran a réussi
53:14une chose
53:15c'est à découpler
53:16la question d'Ormuz
53:18c'est de l'économie
53:19ils ont un énorme
53:20besoin d'argent
53:20entre 200 et 400 milliards
53:23nécessaires
53:24pour remonter
53:25toute leur destruction
53:26tout ce qu'ils ont subi
53:28parce que le pays
53:28est quand même
53:30exsangue
53:30il y a des millions
53:31de chômeurs
53:31nous n'avons pas
53:32beaucoup d'informations
53:33mais ça nous le savons
53:35donc le 2-3 d'Ormuz
53:36c'est de l'économie
53:37et le nucléaire
53:38c'est l'idéologie
53:39et la politique
53:40c'est à dire que ça permet
53:42au régime
53:42de tenir debout
53:44il est essentiel
53:45pour le régime iranien
53:47de dire
53:48non pas à l'opinion publique
53:50parce qu'il n'y en a pas
53:51mais à l'ensemble
53:52des médias iraniens
53:53de la population iranienne
53:55que le régime
53:57n'a pas perdu
53:58son nucléaire
54:00n'a pas renoncé
54:01au nucléaire
54:01c'est une manière
54:02pour le régime
54:03de se prolonger
54:05de se survivre
54:07à lui-même
54:07et de continuer
54:09à affirmer
54:10qu'il n'est pas atteint
54:11de la population iranien
54:11de la population iranien
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