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  • il y a 1 an
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Françoise Degois et Joseph Thouvenel

Retrouvez Les Vraies Voix avec Stéphanie De Muru et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.

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##LES_VRAIES_VOIX-2024-04-23##

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Transcription
00:00:00 Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David, Stéphanie Demuru.
00:00:06 Bonjour à tous, bienvenue sur Sud Radio, bienvenue dans Les Vraies Voix.
00:00:11 Bonjour à Françoise, Joseph et Philippe.
00:00:14 Au sommaire de cette émission, Jean-Luc Mélenchon qui lance sa tournée des FAC
00:00:19 après ses conférences de soutien aux Palestiniens annulées à Lille.
00:00:23 Le leader des Insoumis dénonce une volonté de protéger un génocide à Gaza
00:00:27 puisque des plaintes sont déposées contre Rima Hassan ou Mathilde Pano
00:00:31 pour apologie du terrorisme suite au communiqué d'Al Afif le 7 octobre
00:00:35 évoquant une offensive armée de forces palestiniennes et d'intensification
00:00:40 de la politique d'occupation israélienne dans les territoires palestiniens.
00:00:44 Alors parlons vrai, Jean-Luc Mélenchon joue-t-il un jeu dangereux
00:00:47 en plaçant le conflit israélo-palestinien au cœur de la campagne des européennes ?
00:00:51 Est-ce qu'il n'est pas en pré-campagne présidentielle vu la tournée des FAC ?
00:00:55 Est-ce que la France Insoumise et son fondateur seraient capables de se ranger derrière François Ruffin
00:01:00 qui, selon un dernier sondage fait par les amis de François Ruffin,
00:01:03 serait mieux placé que lui à la prochaine présidentielle ?
00:01:06 Et à cette question, Mélenchon est-il encore le meilleur leader pour LFI ?
00:01:09 Vous dites non à 84%.
00:01:11 Vous voulez réagir ? Odéçons sourire vos attentes au 0826 300 300.
00:01:16 On en parlera avec notre expert du jour, notamment Nicolas Corato,
00:01:19 président fondateur du think tank Place de la République.
00:01:23 Et puis le coup de projecteur à 18h30,
00:01:26 à la veille d'une campagne de sensibilisation aux violences éducatives ordinaires,
00:01:30 et bien la cour d'appel de Metz surprend.
00:01:33 Elle s'appuie sur un droit de correction qui serait reconnu aux parents
00:01:38 pour relaxer un père accusé de maltraitance.
00:01:41 L'ancien policier est accusé de violence par ses enfants et son épouse et ça fait débattre.
00:01:46 Alors parlons vrai, est-il légitime de parler d'un droit de correction reconnu aux parents
00:01:50 malgré la loi de 2019 qui interdit les châtiments corporels envers les enfants ?
00:01:54 Est-ce que dans ce contexte de débat sur le sursaut d'autorité,
00:01:57 on doit craindre l'augmentation des violences éducatives ?
00:02:01 Jusqu'à quel point les parents sont-ils libres d'éduquer leurs enfants comme ils le souhaitent ?
00:02:05 Et à cette question, les parents ont-ils un droit de correction sur leurs enfants ?
00:02:08 Vous dites oui à 89%.
00:02:10 Vous voulez réagir encore et toujours ?
00:02:12 Ode aux 0826 300 300.
00:02:15 Et on en parlera avec notre expert du jour et de vie, jean-thier Pédiatre,
00:02:19 ancienne députée, vous vous souvenez, elle était fortement engagée justement
00:02:23 sur cette loi anti-fessée.
00:02:25 Et on en parlera avec nos éditorialistes du jour, tout de suite.
00:02:28 Le petit ukulélé pour annoncer la présence de Philippe Bidjerre.
00:02:36 - Ça me va comme un grand.
00:02:38 - Je m'y habite.
00:02:40 - On vous a dit que vous ressembliez, vous avez un petit côté va-i-dé.
00:02:43 - Ah vous trouvez ?
00:02:45 - Avec les doublures de Thierry, ça vous ressemble.
00:02:47 - Oh, écoute, il faut...
00:02:49 - Vous aussi, Françoise, je vous vois bien en va-i-dé.
00:02:52 - Ah, c'est très beau Tahiti, mais enfin, il ne faut pas y rester trop longtemps,
00:02:56 mais c'est pas mal.
00:02:58 - On peut faire un bête buzz à Tahiti.
00:03:00 - Allez, Philippe Bidjerre, je le présente quand même,
00:03:03 je ne le présente plus, président de l'Institut de la Parole,
00:03:05 auteur de libre propos d'un inclassable publié à la Nouvelle Librairie.
00:03:09 Vous allez bien ? Vous êtes un peu enrhumé.
00:03:11 - Non, je traîne ça depuis trois mois, Stéphanie,
00:03:15 j'espère que ça ne va pas troubler votre réflexion.
00:03:18 - Non. Françoise de Goy, éditorialiste. - Coucou !
00:03:21 - Je suis de Coucou, sur radio, auteur de L'Homme qui n'avait pas d'amis,
00:03:25 publié chez Plon. Vous allez bien ?
00:03:27 - Oui, je suis en pleine forme. - Vous avez bonne mine ?
00:03:29 - Je vais très bien, je me sens très bien, j'adore la période.
00:03:33 - C'est ironique ou c'est vrai ?
00:03:35 - Réfléchissez, d'après vous, c'est totalement ironique,
00:03:37 c'est vraiment une période dégueulasse, comme rarement on en a vu.
00:03:40 C'est vrai, il faut quand même le dire.
00:03:41 Mais on est là ensemble, c'est ça qui est super.
00:03:43 - Absolument. Joseph Touvenel, directeur de la rédaction de Capital Social, bonjour.
00:03:47 - Un peu épuisé, un peu épuisé par le réchauffement climatique,
00:03:50 avec cette chaleur, c'est quand même assez extraordinaire.
00:03:54 - C'est vrai que là, je suis venu en short au studio.
00:03:56 - Ici, il fait chaud, là, quand même, dans le studio.
00:03:59 - Vous avez des mollets qui rappellent ceux de Bernard Hidaud.
00:04:01 - C'est impressionnant.
00:04:03 - Vous connaissez les mollets de Joseph, donc ?
00:04:05 - Oui, on les a vus, parce qu'ils sont en short.
00:04:07 - La partie la plus intéressante, c'est qu'il connaît les mollets,
00:04:09 enfin la France entière connaît les mollets de Bernard Hidaud.
00:04:12 - Ah oui, tout le monde a vu Bernard Hidaud pédaler, quand même, excusez-moi.
00:04:14 - Il va connaître vos mollets, attention,
00:04:16 il ne peut pas savoir tout ce qu'il connaît de Cécile de Vénibus.
00:04:19 - Et notre auditeur du jour, Julien de Lessonne,
00:04:26 avec son coup de gueule, aujourd'hui à Julien, l'identité numérique.
00:04:29 - Oui, je suis en café.
00:04:31 - Bonjour Julien.
00:04:32 - Oui, bonjour à tous, et moi je me pose la question.
00:04:34 - Vous allez bien, Julien ?
00:04:35 - Je vais très bien, merci beaucoup.
00:04:36 - Vous trouvez qu'on va trop loin, vous, dans les nouvelles exigences de sécurité numérique, c'est bien ça ?
00:04:41 - Alors, ce n'est même pas ça, c'est qu'en fait, on fait du grand n'importe quoi.
00:04:44 Moi, je me demande aujourd'hui à quoi sert l'identité numérique de La Poste.
00:04:47 - Eh bien, justement, on va en parler dans un instant.
00:04:49 - Et tout de suite, l'auditeur du jour, le répondeur, pardon, avec Sandra de Bayonne,
00:04:56 qui nous parle, je crois, du débat d'hier sur la fin de vie.
00:04:59 - Oui, bonsoir, c'est Sandra, à l'appareil.
00:05:02 Donc, moi, je suis aide-soignante, je travaille en USP, à côté de Bayonne.
00:05:07 Je voudrais simplement intervenir en disant qu'il existe des directives anticipées,
00:05:11 qu'on n'en parle pas assez, qu'accompagner les gens, ça se fait,
00:05:17 qu'effectivement, quand la douleur est bien prise en charge,
00:05:20 quand c'est travaillé en amont, les demandes de mort sont moins présentes.
00:05:26 Il existe des sédations profondes, il faut en parler.
00:05:30 La sensation que ça me donne, c'est que c'est un faux débat,
00:05:33 parce que si on parlait avec des mots simples et qu'on expliquait aux gens
00:05:36 les choses, le débat ne serait pas si stérile.
00:05:40 Merci beaucoup, au revoir.
00:05:42 - Et voilà, un débat stérile.
00:05:44 - Elle travaille à l'aide-soignante en unité de soins palliatifs, à côté de Bayonne.
00:05:47 - Je suis assez d'accord, elle rejoint ce que disait hier notre invité Arnaud Fich.
00:05:54 Elle voudrait le développement des soins palliatifs, si j'ai bien compris.
00:05:58 - C'est ça.
00:05:59 - Et je continue à penser que ce projet de loi est inutile.
00:06:02 - Non, je ne pense pas que c'est inutile. Je pense qu'il faut vraiment questionner,
00:06:06 se poser les questions, savoir exactement quand est-ce qu'on décide.
00:06:10 Je pense qu'il faut laisser le droit aux gens de décider de mourir.
00:06:14 Je ne pense pas du tout que c'est un débat stérile,
00:06:16 je pense que c'est un débat très profond, qui nous ramène à notre peur à ta vie que tous.
00:06:21 Déjà, en naissant, on a peur de mourir, c'est ce qui conditionne toute une vie
00:06:25 d'être humain, même si on n'en a pas conscience.
00:06:27 Et d'ailleurs, on est tout à fait égalitaire et égaux devant la mort.
00:06:31 On est à l'aise au sourd de cette table quand il va mourir,
00:06:33 ça n'a rien à voir avec l'âge.
00:06:35 Donc, moi, je ne trouve pas que ce débat est inutile.
00:06:38 Je pense qu'il faudrait le faire profondément, encore plus profondément.
00:06:41 - Est-ce qu'on n'a pas peur davantage de souffrir plutôt que de mourir ?
00:06:45 - Non, je pense qu'à la base, on a tous peur de mourir.
00:06:47 On est des animaux, la peur de la mort est ce qui nous terrifie absolument le plus.
00:06:51 Bien sûr, la souffrance, mais la mort, la panique de la mort.
00:06:55 - Plusieurs petites choses rapidement.
00:06:56 Moi, je trouve que c'est un débat très nocif et je suis quand même assez impressionné
00:06:59 par tous ces gens qui n'ont qu'une vision fixe,
00:07:02 c'est pas protéger la vie, c'est amener vers la mort.
00:07:04 Moi, personnellement, je n'ai pas peur de la mort.
00:07:06 Je ne dis pas que c'est bien, je ne dis pas que c'est mal, je n'en ai pas peur.
00:07:08 - Oui, moi aussi, mais attends bien.
00:07:09 - Je me mets dans des pays en guerre et je n'ai pas eu peur de la mort,
00:07:11 ça veut dire que ce n'est pas du courage.
00:07:12 Le courage, c'est surmonter sa peur.
00:07:14 Mais par contre, je demande le respect de la loi.
00:07:18 Le respect de la loi qui est votée depuis des années,
00:07:20 c'est que tout le monde, dans tous les départements,
00:07:22 y ait des soins palliatifs disponibles, ce qui n'est pas le cas.
00:07:25 Et ce que fait le gouvernement aujourd'hui, c'est gagner du poignon
00:07:28 sur le dos des personnes qui vont mourir.
00:07:30 Il est légitime qu'on puisse mourir encadré par les siens,
00:07:33 dignement, paisiblement.
00:07:35 Et la personne qu'on a eu au téléphone l'a dit.
00:07:37 Et dernier point, il n'y a pas que ça, il y a aussi le suicide assisté.
00:07:40 Et je voyais l'intervention de personnes qui s'en occupent tous les jours
00:07:44 et qui disent "no, notre travail, c'est d'empêcher les gens de se suicider,
00:07:49 de les ramener vers la vie, et on le réussit.
00:07:52 - Mais comment on va faire si la loi dit...
00:07:55 - Oui, mais parfois en rue, c'est pas le bon geste.
00:07:57 Moi aussi, par exemple, c'est incroyable.
00:07:59 - Là, après, on va pas faire un débat, on l'a fait hier.
00:08:02 - C'est dommage. Mais en tout cas, ça dit surtout que ça nous concerne tous.
00:08:07 J'ai été dans plein de reportages de guerre,
00:08:09 vous êtes très fort si vous êtes un être humain,
00:08:11 le seul être humain sur la planète qui même inconsciemment n'a pas peur de la mort.
00:08:14 - Non, non, je suis pas le seul.
00:08:16 - Non, mais c'est parce que c'est une vision théorique.
00:08:19 C'est-à-dire que quand vous êtes face à la mort,
00:08:21 vous êtes... d'accord.
00:08:22 - J'ai accompagné mon père pour ces dernières minutes,
00:08:24 et il n'avait pas peur de la mort.
00:08:26 - Ah d'accord.
00:08:27 - C'est rare.
00:08:28 - Très bien, ça n'existe pas.
00:08:29 - Je crois plus volontiers, là, le point de vue de François Pelleton.
00:08:33 - Je crois pas du tout.
00:08:34 - C'est possible que j'ai la foi, mais c'est parce que je suis croyant.
00:08:36 - Chacun son tour.
00:08:37 - Mais c'est parce que le débat est croyant,
00:08:39 que précisément, je n'aime pas qu'une voix.
00:08:41 - On peut avoir peur de la mort, c'est pas...
00:08:43 - Mais bien sûr.
00:08:45 - Mais bon, en tout cas, le débat est rassurant.
00:08:47 - Mais on est obligé de l'arrêter maintenant.
00:08:49 - On va retenir Julien.
00:08:51 Julien, on vous retrouve, donc, vous vous appelez de l'Essan,
00:08:54 et votre coup de gueule sur l'identité numérique.
00:08:56 - Oui, donc, moi, en fait, pour expliquer mon coup de gueule,
00:08:59 c'est que, tout simplement, aujourd'hui,
00:09:01 on a des défaillances au niveau de la sécurité des sites étatiques,
00:09:05 notamment France Connect ou les Mutuelles,
00:09:07 ce qui fait qu'on a déjà des bases de données personnelles
00:09:10 sur numéro de téléphone, numéro de sécurité sociale,
00:09:12 adresse personnelle, enfin, suffisamment d'informations
00:09:15 pour créer des fausses identités,
00:09:17 et là, ils veulent nous sortir qu'on partage aussi
00:09:20 les empreintes bancaires des cartes
00:09:24 sur des sites dont la sécurité est complètement hasardeuse.
00:09:27 Moi, je suis au point pour tout ce qui est accès
00:09:29 pour la sécurité des mineurs.
00:09:31 - Oui, notamment aussi pornographique, on parle cash, parlons-y.
00:09:34 - Oui, mais pas que ça, en fait.
00:09:36 Il y a beaucoup d'autres sites qui sont interdits aux mineurs,
00:09:38 notamment pour des accès de violence, des choses comme ça.
00:09:40 Et le problème qu'il y a aussi,
00:09:42 pour la commercialisation de certains biens et produits.
00:09:45 Mais il y a la problématique, c'est qu'ils nous ont créé
00:09:48 l'identité numérique, l'identité numérique,
00:09:50 plus ils nous ont créé France Connect,
00:09:52 pourquoi ils ne cherchent pas des outils qu'ils ont déjà mis en place ?
00:09:54 Ils vont encore rechercher une énième complication,
00:09:57 mettre encore plus la sécurité des gens en danger,
00:10:00 parce que ça va faire des millions, potentiellement,
00:10:04 d'empreintes bancaires qui vont se promener sur des sites
00:10:07 qui ne sont pas protégés, qui ne sont pas adaptés à ça,
00:10:09 et malheureusement, ça va mettre encore plus de problèmes,
00:10:12 en fait, je pense que c'est un problème qui crée,
00:10:14 c'est une solution qui créera plus de problèmes
00:10:16 que le problème initial.
00:10:18 - Bon, France Connect, pour les sites pornographiques,
00:10:20 c'est quand même pas...
00:10:21 - Oui, c'est vrai qu'il y a les impôts,
00:10:23 il y a la sécu, etc.
00:10:25 - Il y a les cartes grises, il y a tout maintenant,
00:10:27 j'en prends en compte absolument tout.
00:10:28 Mais je ne comprends pas vraiment le problème de...
00:10:30 - Non mais je trouve que le plus simple,
00:10:32 c'est d'être passé par France Connect, de ne pas créer,
00:10:34 parce qu'il dit donner son numéro de carte de crédit
00:10:36 sur un site pornographique,
00:10:38 et de pirater, où on récupère vos données de carte de crédit.
00:10:40 - Qui tente de ne pas savoir le nombre de données bancaires
00:10:42 qui sont récupérées sur des sites
00:10:44 qui ne sont pas suspects, sur Amazon,
00:10:46 enfin, je ne sais pas, vous n'avez jamais été piraté ?
00:10:48 - Si, j'ai été piraté, mais pas sur Amazon.
00:10:50 - Mais moi j'ai été piraté...
00:10:52 - Pas sur Internet.
00:10:53 - Moi j'ai été piraté sur un serveur, par exemple,
00:10:54 de cartes bancaires, dans une station-service.
00:10:56 Donc, quel est le...
00:10:58 De toute façon, moi je ne sais pas,
00:11:00 je n'arrive pas à m'inquiéter, alors là, pour le coup de ça,
00:11:02 je crois que les données circulent librement.
00:11:04 - C'est attentif à ces dangers, je l'avoue.
00:11:06 - Oui, je l'avoue, moi non plus.
00:11:08 - Alors, moi je ne suis pas assez spécialiste,
00:11:10 je ne suis pas particulièrement inquiet,
00:11:12 cela dit, la société du contrôle permanent
00:11:14 m'inquiète, celle-là,
00:11:16 et la société numérique nous amène
00:11:18 vers une société du contrôle permanent
00:11:20 par on ne sait pas trop qui, ça c'est très inquiétant.
00:11:22 - Oui, c'est ça, c'est la disparition
00:11:24 de la monnaie papier, c'est la disparition,
00:11:26 enfin, bon, de toute façon...
00:11:28 - Des services en ligne.
00:11:30 - Des services en ligne, des services tout court,
00:11:32 voilà, comme ça.
00:11:34 - Bon, allez, restez avec nous, dans quelques instants,
00:11:36 ce sont les trois mots de l'actu
00:11:38 avec Félix Mathieu, et puis,
00:11:40 nous aurons le plaisir de retrouver Philippe,
00:11:42 avec le réquisitoire du procureur, restez avec nous.
00:11:44 - Les Vraies Voix Sud Radio,
00:11:46 17h20, Philippe David,
00:11:48 Stéphanie Demuru.
00:11:50 - Merci de nous retrouver en direct sur Sud Radio
00:11:54 dans Les Vraies Voix, avec
00:11:56 Philippe Bilger, Françoise Degoy,
00:11:58 Joseph, Joseph ?
00:12:00 - Tout le monde.
00:12:02 - Merci.
00:12:04 - C'est comme Staline.
00:12:06 - Le premier prénom, c'est
00:12:08 aussi Joseph.
00:12:10 - Réquisitoire du procureur, très vite.
00:12:12 - Les Vraies Voix Sud Radio,
00:12:14 le réquisitoire du procureur,
00:12:16 Philippe Bilger.
00:12:18 - Et vous voulez requérir,
00:12:20 sur François Ruffin, aura-t-il le courage
00:12:22 de se mettre sur la route de Jean-Luc Mélenchon ?
00:12:24 - Oui, alors, hier, j'ai lu
00:12:26 un excellent article sur François Ruffin,
00:12:28 qui indiquait en effet
00:12:30 qu'il entretenait le flou,
00:12:32 et aujourd'hui, on va parler
00:12:34 de Jean-Luc Mélenchon.
00:12:36 Par moment,
00:12:38 j'ai l'impression que François Ruffin
00:12:40 est un petit peu dans le rapport
00:12:42 qu'il entretient avec
00:12:44 Jean-Luc Mélenchon,
00:12:46 toute proportion gardée,
00:12:48 comme Michel Rocard l'était
00:12:50 avec François Mitterrand.
00:12:52 On a quelqu'un qui
00:12:54 a des ambitions,
00:12:56 qui espère les concrétiser,
00:12:58 mais dont je ne suis pas persuadé
00:13:00 qu'il ait le génie
00:13:02 politique de celui
00:13:04 qu'il veut remplacer, d'une certaine manière.
00:13:06 Et donc, je suis très intéressé
00:13:08 par la psychologie
00:13:10 de François Ruffin, que je trouve
00:13:12 très intéressant
00:13:14 dans l'espace politique,
00:13:16 mais je me demande véritablement
00:13:18 s'il aura l'audace
00:13:20 à un moment donné,
00:13:22 malgré le sondage très intéressant
00:13:24 que vous avez évoqué,
00:13:26 de se camper clairement face à Jean-Luc Mélenchon.
00:13:28 - Alors je rappelle que c'est un sondage Cluster 17
00:13:30 qui n'est pas à l'Institut de Sondage
00:13:32 qui a la meilleure presse, et qu'il a été fait
00:13:34 par les amis de François Ruffin.
00:13:36 - Il est tout de même éclairant, c'est intéressant.
00:13:38 - François Assedegois.
00:13:40 - Oui, je pense qu'il a une double contrainte,
00:13:42 il est partagé entre l'admiration
00:13:44 réelle qu'il a pour Jean-Luc Mélenchon
00:13:46 et sa propre ambition
00:13:48 personnelle. Moi je pense que
00:13:50 François Ruffin, il connaît les règles
00:13:52 de la politique, je pense qu'il ira jusqu'au bout
00:13:54 de ce qui est possible
00:13:56 où il est possible d'aller pour avoir
00:13:58 un héritage sans casser les assiettes,
00:14:00 sans avoir à tuer le père,
00:14:02 mais à un moment donné, il le fera.
00:14:04 Moi j'en suis absolument certaine
00:14:06 parce qu'il est pas idiot, François Ruffin.
00:14:08 Il se rend compte que depuis le 7 octobre,
00:14:10 la gauche cherche absolument
00:14:12 à avoir une autre solution
00:14:14 que Mélenchon. Ça explique les bons
00:14:16 sondages de Glucksmann et ça explique aussi
00:14:18 le bon positionnement de Ruffin.
00:14:20 La gauche dans son ensemble dit
00:14:22 "on ne peut pas continuer avec Jean-Luc Mélenchon"
00:14:24 et donc il le sait ça Ruffin.
00:14:26 Le choix sera vite fait.
00:14:28 - Joseph, tu veux venir ?
00:14:30 - Ruffin, il apparaît comme moins sectaire que
00:14:32 beaucoup d'autres. Alors déjà, du coup,
00:14:34 il attire la sympathie.
00:14:36 La comparaison qui vient d'être faite entre Mitterrand et Mélenchon,
00:14:38 je suis pas Mitterrandi inconvaincu,
00:14:40 mais je trouve que c'est une petite insulte
00:14:42 pour la finesse et l'intelligence de François Mitterrand
00:14:44 quand même.
00:14:46 - Tout de suite, 3 mots dans l'actu.
00:14:48 Les vraies voix Sud Radio.
00:14:50 - 3 mots dans l'actu, Félix,
00:14:52 qui sont "Apologie, couvre-feu
00:14:54 et cannibale". - La présidente des députés
00:14:56 LFI, convoquée par la police dans
00:14:58 l'enquête pour apologie du terrorisme sur le
00:15:00 communiqué de son groupe le 7 octobre
00:15:02 dernier, Mathilde Panot dénonce
00:15:04 une atteinte alarmante à la liberté d'opinion.
00:15:06 Couvre-feu, l'expression tendance.
00:15:08 Printemps-été 2024 en vigueur
00:15:10 depuis l'année dernière pour les mineurs à Pointe-à-Pitre,
00:15:12 pour les moins de 13 ans à Béziers, sans doute
00:15:14 bientôt à Nice, mais finalement pas à Perpignan.
00:15:16 Et puis, l'oncle de Joe Biden
00:15:18 a-t-il été dévoré par des cannibales
00:15:20 pendant la seconde guerre mondiale ?
00:15:22 Le président des Etats-Unis froisse
00:15:24 la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec une anecdote
00:15:26 personnelle improbable.
00:15:28 - Les vraies voix Sud Radio.
00:15:30 - C'est la première fois
00:15:32 dans toute l'histoire de la 5ème République
00:15:34 qu'une présidente d'un groupe d'opposition
00:15:36 est convoquée pour un motif aussi
00:15:38 grave. Des mots signés "Mathilde
00:15:40 Panot" dans un communiqué. La présidente
00:15:42 du groupe LFI de l'Assemblée nationale indique
00:15:44 être convoquée par la police.
00:15:46 C'est l'enquête pour apologie du terrorisme
00:15:48 sur le premier communiqué des
00:15:50 députés France Insoumise le 7 octobre
00:15:52 dernier, juste après l'attaque du
00:15:54 Hamas contre Israël. Communiqué qui commençait
00:15:56 en rappelant le contexte de l'occupation
00:15:58 par Israël de territoire palestinien.
00:16:00 Le choix des mots, je cite
00:16:02 "l'offensive armée de force
00:16:04 palestinienne" avait aussi été reproché
00:16:06 en groupe LFI. Pour autant, après cette
00:16:08 convocation, même François Ruffin, considéré
00:16:10 comme un insoumis non-aligné, y va de
00:16:12 son tweet de soutien à Mathilde Panot
00:16:14 "toutes les voix attachées aux libertés publiques
00:16:16 d'où qu'elles viennent doivent protester,
00:16:18 résister, après ce sera trop tard"
00:16:20 écrit le député LFI de la Somme, qui
00:16:22 dénonce aussi une pente autoritaire
00:16:24 de la Macronie. De son côté, le fondateur
00:16:26 de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon,
00:16:28 dénonce sur les réseaux sociaux un événement
00:16:30 sans précédent dans l'histoire de notre démocratie.
00:16:32 Convocation qui montre une volonté
00:16:34 de protéger un génocide à Gaza,
00:16:36 écrit aussi Jean-Luc Mélenchon.
00:16:38 Deux mots là-dessus,
00:16:40 je dois quand même dire d'abord que
00:16:42 elle est convoquée libre
00:16:44 au commissariat Mathilde Panot.
00:16:46 Ça s'appelle une enquête.
00:16:48 Je voudrais dire également que le premier
00:16:50 communiqué a mis tous les poils à l'envers
00:16:52 de l'ensemble de la classe politique, et c'est
00:16:54 normal. Quand vous avez un massacre de
00:16:56 cette ampleur et que vous expliquez dans
00:16:58 un communiqué qu'il s'agit des forces armées
00:17:00 palestiniennes, il y a
00:17:02 quand même une volonté
00:17:04 ou alors c'est qu'on connaît rien à l'histoire. Ce qui est
00:17:06 probable aussi quand on voit que Mathilde Panot est
00:17:08 incapable de situer le Jourdain sur une carte.
00:17:10 Mais, mais attention,
00:17:12 donc j'entends bien, mais
00:17:14 je ne comprends pas pourquoi Jean-Luc Mélenchon
00:17:16 s'en faire et la France insoumise dans cette
00:17:18 victimisation à outrance.
00:17:20 Oui c'est ennuyeux, oui effectivement il y a
00:17:22 une pression politique sur ce sujet,
00:17:24 mais de là à en faire, si vous voulez, des héros et des
00:17:26 martyrs, non. - On en reparlera de toute
00:17:28 façon François. - Ah pardon, non, c'est pas grave.
00:17:30 - Je suis frappé.
00:17:32 Il reprend le terme
00:17:34 génocide, Mélenchon, de nouveau,
00:17:36 il continue, mais je serais
00:17:38 l'avocat de Mathilde Panot,
00:17:40 il y aurait des choses à plaider.
00:17:42 Je déteste ce qu'elle a dit,
00:17:44 mais on peut
00:17:46 soutenir que juridiquement,
00:17:48 me semble-t-il, ça ne constitue
00:17:50 pas véritablement une apodophie.
00:17:52 - Joseph, en tout cas,
00:17:54 c'est une enquête, ça a été dit, et le
00:17:56 jeu de Mélenchon et de quelques
00:17:58 autres, c'est vraiment de jouer aux victimes en permanence.
00:18:00 Je fais de la provocation,
00:18:02 et ensuite je suis une victime de ma provocation.
00:18:04 L'essentiel,
00:18:06 dans ce débat, c'est ce qui s'est passé,
00:18:08 les horreurs du 5 octobre, avec les théoristes du
00:18:10 Hamas, qui ont assassiné,
00:18:12 qui ont violé, et nous avons
00:18:14 42 Français qui ont été assassinés,
00:18:16 et 3 qui sont toujours otages,
00:18:18 c'est ça l'essentiel. - 200 jours après.
00:18:20 - On en reparlera dans notre grand débat tout à l'heure.
00:18:22 On passe au rolling ifop fiducial
00:18:24 des élections européennes, Félix pour Sud Radio,
00:18:26 le Figaro et le CIS. - Avec pas de
00:18:28 gros changements notables. L'ERN à
00:18:30 31,5%, Renaissance à 17%, Socialiste
00:18:32 à 12, suivent LR à 8%,
00:18:34 les écologistes ensuite à 7,5%,
00:18:36 LFI à 7, et puis Reconcat à 5,5%.
00:18:38 - Deuxième mot, couvre-feu,
00:18:40 un mot qui semble revenir en l'air du
00:18:42 temps. - En vigueur pour les mineurs,
00:18:44 depuis la nuit dernière à Pointe-à-Pitre,
00:18:46 pour cause d'insécurité en Guadeloupe,
00:18:48 mais en métropole aussi, la version édulcorée,
00:18:50 spéciale moins de 13 ans, semble faire des émules,
00:18:52 après Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes,
00:18:54 Nice envisage de l'adopter, y compris
00:18:56 pour les moins de 16 ans sans doute.
00:18:58 Du côté de Béziers dans les Ros, depuis lundi soir,
00:19:00 les moins de 13 ans ne peuvent plus se trouver dehors
00:19:02 sans leurs parents après 23h.
00:19:04 Premier bilan satisfaisant pour le maire Robert Ménard,
00:19:06 au Petit Matin. - Pour être honnête,
00:19:08 il fait froid en ce moment le soir,
00:19:10 et je ne suis pas sûr qu'un lundi soir, il y ait beaucoup de monde.
00:19:12 Mais on va voir dans les jours qui viennent.
00:19:14 Il y a sans arrêt, en particulier tous les week-ends,
00:19:16 un certain nombre de gamins qui n'ont
00:19:18 aucune raison d'être là, et qui sont pourtant
00:19:20 là, seuls ou en bande.
00:19:22 Et c'est pour eux ou contre eux,
00:19:24 qu'on a mis en place ce couvre-feu. Mais je vous rappelle
00:19:26 qu'on l'avait fait il y a 10 ans. J'avais pris
00:19:28 exactement le même arrêté, mais à cette époque,
00:19:30 il avait été attaqué par la Ligue des Droits de l'Homme.
00:19:32 Vous imaginez, si elle n'avait rien d'autre à foutre,
00:19:34 la Ligue des Droits de l'Homme, qu'attaquer un couvre-feu
00:19:36 qui sert d'abord à protéger les enfants.
00:19:38 Et le Conseil d'État nous avait condamnés.
00:19:40 Mais je crois que le temps a changé.
00:19:42 - Robert Ménard, maire de Béziers, avec
00:19:44 Laurie Leclerc et Frédéric Brindel dans le journal de 8h
00:19:46 sur Sud Radio, du côté de Perpignan.
00:19:48 Louis Elio semblait vouloir s'en inspirer dans la matinale
00:19:50 de TF1. - Oui, on va regarder
00:19:52 l'expérience, on va regarder
00:19:54 les conséquences d'une décision, comment ça se passe.
00:19:56 Si c'est concluant
00:19:58 à Béziers, pourquoi pas ?
00:20:00 - Le maire de Perpignan, contacté depuis par
00:20:02 l'indépendant catalan, quelques heures plus tard, il a
00:20:04 finalement précisé que ça n'était pas à l'ordre du jour
00:20:06 pour le moment, pour ce qui est de Perpignan.
00:20:08 - Troisième mot, cannibale, avec
00:20:10 ses propos de Joe Biden, cette étonnante
00:20:12 anecdote familiale. - Des propos
00:20:14 que le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée
00:20:16 a bien du mal à avaler. En pleine réunion
00:20:18 publique, Joe Biden s'est mis à parler de son oncle
00:20:20 Bozy Ambrose Finnegan,
00:20:22 tué en Nouvelle-Guinée pendant la
00:20:24 Seconde Guerre mondiale.
00:20:26 - Ils n'ont jamais trouvé son corps
00:20:28 parce qu'il y avait beaucoup de cannibales,
00:20:30 pour vrai. - Ils n'ont jamais trouvé son corps
00:20:32 parce qu'il y avait beaucoup de cannibales sur place.
00:20:34 A lancé Joe Biden, des propos minimisés
00:20:36 depuis par le Premier ministre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée
00:20:38 qui évoque un moment de flou du président américain,
00:20:40 un moment de confusion
00:20:42 comme il y en a d'autres chez lui,
00:20:44 décrypte aussi James Marrapp.
00:20:46 "J'ai rencontré, dit-il,
00:20:48 Joe Biden à quatre reprises, il a
00:20:50 toujours eu des sentiments chaleureux pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
00:20:52 Bon, nous voilà rassurés.
00:20:54 En tout cas, les documents militaires de l'époque
00:20:56 disent que l'oncle Bozy en question
00:20:58 se serait craché en plein océan Pacifique.
00:21:00 D'où l'étonnement autour de cette
00:21:02 déclaration sur les cannibales. - Vous pensez qu'il va
00:21:04 cannibaliser le débat de la présidence,
00:21:06 Joe Biden ? - C'est épouvantable d'être président.
00:21:08 Il faut faire attention
00:21:10 à tout ce qu'on dit. - Mais oui, il est quand même
00:21:12 gratifié. - Mais il n'a pas mangé
00:21:14 mon oncle. - Oui, voilà.
00:21:16 - C'est quand même
00:21:18 le président de la première puissance mondiale.
00:21:20 - En même temps, en termes
00:21:22 de conneries, Trump se pose aussi
00:21:24 un peu là. Enfin, je veux dire, on va faire
00:21:26 la liste. On peut faire des colliers
00:21:28 de papouasie et taïtien pendant
00:21:30 dix ans. La liste des délires
00:21:32 de Donald Trump, c'est pas mal non plus.
00:21:34 Donc bon, l'un dans l'autre, ça s'équilibre.
00:21:36 - Elle est dans quelques instants notre
00:21:38 grand débat du jour. Eric Coquerel
00:21:40 a-t-il raison quand il dit que Jean-Luc Mélenchon
00:21:42 est toujours le meilleur candidat pour représenter
00:21:44 LFI ? On en parle
00:21:46 dans quelques instants. - Et parlons vrai,
00:21:48 Jean-Luc Mélenchon joue-t-il un jeu dangereux
00:21:50 en mettant le conflit israélo-palestinien
00:21:52 au cœur de la campagne des Européennes ?
00:21:54 Est-il en pré-campagne présidentielle
00:21:56 avec sa tournée des FAC ? Est-ce que
00:21:58 vous pensez que François Ruffin
00:22:00 serait capable de passer devant
00:22:02 et que LFI et Jean-Luc Mélenchon
00:22:04 le suivent ? Et à cette question,
00:22:06 Mélenchon est-il encore le meilleur leader
00:22:08 pour LFI ? Vous dites non à 82%.
00:22:10 Vous voulez réagir le 0 826 300 300.
00:22:13 - Sud Radio. - Sud Radio.
00:22:15 - Les Vraies Voix Sud Radio
00:22:17 17h20, Philippe David,
00:22:19 Stéphanie Demurue.
00:22:21 - 17h30,
00:22:23 merci de nous rejoindre dans les Vraies Voix
00:22:25 tout de suite. Notre débat du jour,
00:22:27 Jean-Luc Mélenchon lance sa tournée des FAC
00:22:29 après ses conférences de soutien aux Palestiniens
00:22:31 annulées à Lille. Le leader des Insoumis
00:22:33 qui dénonce une volonté de protéger
00:22:35 un génocide à Gaza
00:22:37 alors que des plaintes sont déposées
00:22:39 contre Rima, Hassan ou
00:22:41 Mathilde Pannot pour l'apologie du terrorisme
00:22:43 suite au communiqué d'LFI
00:22:45 le 7 octobre qui avait,
00:22:47 vous en souvenez, évoqué une offensive armée
00:22:49 de forces palestiniennes et puis
00:22:51 l'intensification de la politique d'occupation
00:22:53 israélienne dans les territoires palestiniens.
00:22:55 - Alors parlons vrai, Jean-Luc Mélenchon joue-t-il
00:22:57 un jeu dangereux en plaçant le conflit israélo-palestinien
00:22:59 au cœur de la campagne des Européennes ?
00:23:01 Est-il en pré-campagne présidentielle
00:23:03 avec sa tournée des FAC ? Il était
00:23:05 d'ailleurs hier soir à Sciences Po Paris.
00:23:07 La France Insoumise et son fondateur seraient-ils
00:23:09 capables de se rallier par exemple derrière François Ruffin
00:23:11 qui d'après un sondage fait par ses amis
00:23:13 le place mieux en cas
00:23:15 de second tour face à Marine Le Pen ?
00:23:17 Mélenchon est-il encore le meilleur leader pour LFI ?
00:23:19 Vous dites non à 82%
00:23:21 Vous voulez réagir au datant vos appels
00:23:23 au 0826 300 300 ?
00:23:25 - Et on en parle évidemment avec nos éditorialistes du jour
00:23:27 Philippe Bilger, Françoise De Goy,
00:23:29 Joseph Atouvenel et notre invité
00:23:31 Nicolas Corato, président fondateur
00:23:33 du think-tank Place de la République.
00:23:35 Philippe Bilger, puisque
00:23:37 c'était l'objet aussi de votre réquisitoire
00:23:39 on en parlera de François Ruffin
00:23:41 mais enfin il joue un jeu dangereux
00:23:43 Jean-Luc Mélenchon. - Oui alors
00:23:45 j'évoquais avant que Nicolas Corato
00:23:47 arrive peut-être
00:23:49 de manière un petit peu légère
00:23:51 en comparant Jean-Luc
00:23:53 Mélenchon avec François Ruffin
00:23:55 d'une certaine
00:23:57 manière ce qui s'était
00:23:59 inscrit dans l'histoire de France
00:24:01 entre François Mitterrand et
00:24:03 Michel Rocard, l'un laissant
00:24:05 l'autre parler et puis le
00:24:07 dominant parce qu'il avait beaucoup plus
00:24:09 de génie politique.
00:24:11 Mais ce qui me frappe c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:24:13 à la fois
00:24:15 de mon point de vue et je
00:24:17 rejoins tout ce qu'a dit François
00:24:19 lors de plusieurs
00:24:21 débats, il sait
00:24:23 ce qu'il fait, il sait ce qu'il dit
00:24:25 et il est clair qu'il cherche
00:24:27 par ses outrances,
00:24:29 sa parole, ses postures
00:24:31 à emmagasiner un
00:24:33 électorat très précisément
00:24:35 localisé et
00:24:37 donc il ne faut pas minimiser
00:24:39 l'importance. Ceux qui
00:24:41 considèrent, et là je suis
00:24:43 sans doute en désaccord
00:24:45 avec François, qui n'a rigoureusement
00:24:47 aucune chance
00:24:49 d'être présent
00:24:51 au deuxième tour, peut-être
00:24:53 sont trop optimistes. J'ajoute
00:24:55 le deuxième élément qui
00:24:57 justifie l'omniprésence
00:24:59 de Jean-Luc Mélenchon, c'est que
00:25:01 lui-même est conscient du
00:25:03 fait que pour la première fois
00:25:05 il a peut-être au sein de son
00:25:07 parti des rivaux qui ne sont
00:25:09 pas forcément médiocres
00:25:11 et donc qu'il doit faire
00:25:13 attention à ne pas constérer
00:25:15 que la cause est entendue.
00:25:17 - Déjà la vraie question c'est pas
00:25:19 est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:25:21 peut diriger LFI, c'est est-ce que Jean-Luc
00:25:23 Mélenchon peut représenter la gauche. C'est ça
00:25:25 la vraie question qui se pose dans une présidentielle et la réponse
00:25:27 bien sûr est non. Ça aurait pu
00:25:29 après 2022
00:25:31 s'il avait fait les efforts. Vous savez Jean-Luc
00:25:33 Mélenchon, moi ça fait 30 ans que je le connais, vous connaissez
00:25:35 mon
00:25:37 appétit pour ses talents
00:25:39 mais en tout cas depuis le 7 octobre ça n'est tout
00:25:41 simplement plus possible. Jean-Luc Mélenchon
00:25:43 c'est quelqu'un qui procède toujours de la même
00:25:45 manière. Quand il peut gagner une élection
00:25:47 il est rassembleur. Il est
00:25:49 extraordinairement rassembleur, on l'a vu
00:25:51 lors des deux dernières présidentielles
00:25:53 2017 et 2022. Quand il sait qu'il va
00:25:55 perdre une élection, il retombe dans ce qu'il est
00:25:57 et c'est volontaire, clivant, provocateur
00:25:59 avec la double détente
00:26:01 je provoque, je me victimise et je
00:26:03 me propulse comme le principal
00:26:05 opposant. La réalité c'est que
00:26:07 ça fait énormément de dégâts.
00:26:09 On voit bien ce qu'il va chercher, la tournée des fars, qu'il
00:26:11 n'a pas commencé avant hier, ça fait des mois et des mois
00:26:13 qu'il est en tournée. Pourquoi ? Parce qu'il a
00:26:15 besoin de deux choses. C'est l'analyse
00:26:17 de la presse Crutin, il a besoin du vote de
00:26:19 la jeunesse qui a été énorme, notamment
00:26:21 en Seine-Saint-Denis pour lui à la présidentielle
00:26:23 et il a besoin du vote des
00:26:25 quartiers. Donc qu'il prépare
00:26:27 la présidentielle n'est pas un secret, il l'a dit
00:26:29 lors du meeting de lancement de Manon Aubry, considérer
00:26:31 ses européennes comme le premier tour.
00:26:33 Là où je vois la limite, c'est que
00:26:35 on ne va pas refaire trois fois le même
00:26:37 cirque, ça a fonctionné une fois
00:26:39 entre 2017 et 2022
00:26:41 on sent bien que l'acteur
00:26:43 est fatigué, on sent bien que la gauche
00:26:45 veut sortir de l'emprise Mélenchon
00:26:47 elle n'aurait pas voulu sortir s'il n'y avait
00:26:49 pas eu tout ce qu'il y a eu avant, il n'y a pas eu que le 7 octobre
00:26:51 le 7 octobre c'est le paroxysme
00:26:53 d'un délitement du
00:26:55 comportement de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise
00:26:57 c'est à dire, il y a eu
00:26:59 les émeutes avec très peu de condamnations
00:27:01 des violences, il y a eu l'invitation
00:27:03 de Médis aux universités d'été
00:27:05 Médine, voilà. - Les verts l'ont fait
00:27:07 aussi. - Peut-être, mais ils l'ont fait
00:27:09 mais je suis d'accord avec vous, mais sur
00:27:11 Mélenchon vous avez quand même un package qui se finit
00:27:13 et les verts ils sont impeccables, le 7 octobre
00:27:15 je suis désolé, le communiqué des verts il est remarquable
00:27:17 il est normal, c'est ce que j'ai envie de dire
00:27:19 donc voilà, donc pour moi
00:27:21 cette, comment dirais-je
00:27:23 ces outrances l'ont coupé
00:27:25 définitivement de ce qui pourrait être
00:27:27 un coeur de la gauche et bien sûr que la gauche
00:27:29 va n'avoir de cesse que de
00:27:31 lui trouver un remplaçant et s'il n'y a pas de
00:27:33 remplaçant, et bien ça ne sera pas la gauche, tout simplement.
00:27:35 - Joseph Touvnel. - Mélenchon
00:27:37 j'ai l'impression que c'est quelqu'un
00:27:39 qui vieillit mal
00:27:41 comme tous les leaders maximaux, c'est à dire
00:27:43 que tout doit tourner autour d'eux
00:27:45 et plus on vieillit, alors si on
00:27:47 sent le pouvoir qui s'éloigne
00:27:49 c'est encore pire
00:27:51 il a besoin de sentir son égo
00:27:53 flatté parce qu'il a un égo considérable
00:27:55 il n'y a qu'à voir, alors c'est un bon orateur
00:27:57 mais il n'y a qu'à voir comment il se déplace, sa phrase est logique
00:27:59 comment il regarde, etc. - Mais comme tous les leaders
00:28:01 politiques Joseph, t'es pas d'accord.
00:28:03 - Ma personne est sacrée
00:28:05 il n'y a pas beaucoup de leaders politiques qui disent ça
00:28:07 "La République c'est moi !"
00:28:09 - Non mais ça c'est par rapport bien sûr... - J'en connais pas des tonnes
00:28:11 qui ont hurlé comme ça
00:28:13 - Par rapport à la République, c'est le paradis.
00:28:15 - J'en connais pas des tonnes qui ont hurlé comme ça
00:28:17 parce que la police faisait son travail, "La République c'est moi"
00:28:19 - Oui, il faisait son travail, excusez-moi.
00:28:21 - Vous imaginez ? La République, c'est moi.
00:28:23 L'égo surdimensionné de ce personnage.
00:28:25 Ce qui fait que quand il sent le pouvoir
00:28:27 qui s'éloigne, parce que comme il est pas
00:28:29 totalement idiot encore
00:28:31 il sent très bien qu'il a de moins en moins de chance
00:28:33 rassembler il pourra plus comme il l'a fait
00:28:35 - Mais il cherche pas à le faire, il cherche à fédérer
00:28:37 ce qu'il a déjà connu
00:28:39 - Non, il cherche à fédérer le socle
00:28:41 - C'est ce que dit son ex-proche
00:28:43 - C'est ce que j'ai dit, c'est-à-dire qu'il fédère le socle
00:28:45 pour pouvoir se relancer en 2027
00:28:47 - En fait, ce qui est mieux
00:28:49 c'est qu'il y ait que des hommes autour d'une table
00:28:51 avec un micro parce que dès qu'il y a une femme, elle coupe la parole
00:28:53 - Eh bien, c'est énorme
00:28:55 - Il y en a deux, là, au Nouveau-Brunswick
00:28:57 - Vous nous faites chier, vous coupez la parole et tout le reste
00:28:59 - Je suis solidaire de François
00:29:01 - Ça nous fait les pieds un peu
00:29:03 - Vous voulez dire que vous avez dit concluer
00:29:05 et savoir à qui Nicolas Coratau ?
00:29:07 - Je voulais voir si ça réagissait, c'est bien, ça réagit
00:29:09 - Bien sûr, vous êtes un vrai réal, mais comme on les aime
00:29:11 - C'est coupé
00:29:13 - Et quand il sent le pouvoir qui s'éloigne
00:29:15 de lui, de plus en plus, il n'a qu'un objectif
00:29:17 c'est fidéliser un électorat
00:29:19 n'importe lequel, avec toutes les outrances
00:29:21 même si c'est le pire électorat
00:29:23 quand il fidélise en banalisant
00:29:25 les exactions du Hamas
00:29:27 - Nicolas Coratau, président fondateur
00:29:29 du think tank Place de la République
00:29:31 - Alors, est-ce que vous pensez
00:29:33 que c'était déjà la question qu'on posait
00:29:35 qu'il est encore le leader
00:29:37 naturel de LFI
00:29:39 ou que par exemple Ruffin
00:29:41 ferait mieux l'affaire que lui
00:29:43 - Vous avez tout porte à croire que Jean-Luc Mélenchon
00:29:45 est toujours le leader maximum
00:29:47 dirait votre invité, je reprends pas cette expression
00:29:49 - Je vous ai tout nég'
00:29:51 - De LFI, et je rejoins Françoise de Gouin, c'est pas la question
00:29:53 il est pour l'instant, et il va rester
00:29:55 le plus longtemps possible, on peut lui faire confiance
00:29:57 le leader de LFI
00:29:59 la question c'est
00:30:01 quel est l'avenir de la gauche
00:30:03 avec ou sans LFI, et donc avec
00:30:05 ou sans Jean-Luc Mélenchon
00:30:07 est-ce que la gauche peut se reconsolider
00:30:09 se repositionner
00:30:11 sans LFI tant que LFI reste le bastion
00:30:13 de Jean-Luc Mélenchon
00:30:15 qui tel un forcené
00:30:17 s'est retranché derrière ses bases
00:30:19 derrière son socle
00:30:21 et compte bien finalement appliquer
00:30:23 cette vieille maxime
00:30:25 c'est avec ou sans moi, et si c'est sans moi
00:30:27 c'est après moi le déluge
00:30:29 donc il y a effectivement une stratégie
00:30:31 du pire chez Mélenchon
00:30:33 qui n'est pas non plus une stratégie complètement irrationnelle
00:30:35 qui lui a réussi par le passé
00:30:37 je précise que Jean-Luc Mélenchon
00:30:39 est le seul homme politique de gauche
00:30:41 qui ces 15 dernières années a réussi
00:30:43 à construire quelque chose à gauche
00:30:45 donc il ne faut pas le décrire nécessairement comme un
00:30:47 nihiliste, mais c'est quelqu'un qui est prêt
00:30:49 à faire exploser ce qu'il a construit
00:30:51 finalement Jean-Luc Mélenchon c'est à gauche
00:30:53 un peu ce que la gauche a connu
00:30:55 de meilleur comme de pire ces 10 dernières années
00:30:57 et c'est bien tout le paradoxe
00:30:59 et toute la difficulté qu'il y a
00:31:01 à gérer non pas son après, mais son avec
00:31:03 parce qu'il n'est pas parti
00:31:05 il est loin d'être parti
00:31:07 Nicolas, est-ce que
00:31:09 outre ce qui peut se passer
00:31:11 au sein de LFI
00:31:13 avec peut-être
00:31:15 l'ambition jusqu'au bout de François Ruffin
00:31:17 est-ce que
00:31:19 si Glucksmann
00:31:21 par exemple, obtenait
00:31:23 un très bon score aux européennes
00:31:25 est-ce que vous pensez qu'il pourrait
00:31:27 rentrer dans un jeu
00:31:29
00:31:31 Jean-Luc Mélenchon
00:31:33 devrait un petit peu compter sur lui
00:31:35 pour ses ambitions
00:31:37 suprêmes ?
00:31:39 Vous savez à gauche
00:31:41 il y a une vieille danse, c'est la danse de l'hégémonie
00:31:43 c'est à dire qu'on cherche toujours
00:31:45 quel est le parti hégémonique alors pendant des années
00:31:47 ça a été le parti socialiste qu'on a usé
00:31:49 et abusé et depuis
00:31:51 quelques temps c'est Jean-Luc Mélenchon
00:31:53 qui de toute façon rejoue
00:31:55 une vieille danse et une chanson
00:31:57 socialiste qui de nouveau reprend
00:31:59 le bâton de l'hégémonie
00:32:01 je ne sais pas si vous avez entendu Olivier Defort
00:32:03 ces derniers jours
00:32:05 mais Olivier Fort est quasiment en train de se projeter
00:32:07 dans une nouvelle ère hégémonique du parti
00:32:09 socialiste puisqu'il anticipe
00:32:11 un très bon résultat de M. Glucksmann
00:32:13 donc c'est moins la question de Raphaël Glucksmann
00:32:15 qui se pose que celle du retour
00:32:17 et du rôle éventuellement futur
00:32:19 du parti socialiste à gauche
00:32:21 qui pourrait de nouveau apparaître
00:32:23 comme un parti pivot.
00:32:25 Je vous coupe parce que vous avez dit une chose intéressante
00:32:27 qu'est-ce que serait un bon score pour Raphaël Glucksmann
00:32:29 au point de pouvoir déranger LFI ?
00:32:31 Alors je pense que
00:32:33 à premier niveau le bon score
00:32:35 c'est d'être devant
00:32:37 devant Mme Hayé
00:32:39 devant le parti Renaissance, c'est ça un bon score
00:32:41 pour le parti socialiste, vous savez on a des ambitions
00:32:43 modestes en ce moment à gauche, il ne faut pas
00:32:45 non plus, on ne vise pas
00:32:47 les 25%
00:32:49 mais le bon score ce serait d'être devant
00:32:51 le parti présidentiel, le bon score
00:32:53 c'est d'être le deuxième parti
00:32:55 et puis le bon score c'est peut-être aussi d'espérer
00:32:57 que finalement les sondeurs
00:32:59 anticipent un trop bon résultat pour M. Bardella
00:33:01 et finalement si tout le monde se tassait
00:33:03 et que le parti socialiste était deuxième dans la course
00:33:05 je pense que ça pourrait rebattre
00:33:07 les cartes en tout cas dans la manière
00:33:09 dont Olivier Faure imagine son parti
00:33:11 à gauche, mais ça n'enlève
00:33:13 pas l'hypothèse Jean-Luc Mélenchon
00:33:15 qui aujourd'hui je le rappelle
00:33:17 est l'homme qui est passé à un point du second
00:33:19 tour des présidentielles, l'homme qui a fait
00:33:21 le succès de la NUPES et l'homme
00:33:23 vers qui aujourd'hui se concentre
00:33:25 l'intégralité des réseaux d'influence
00:33:27 à gauche. Donc on a vraiment du mal
00:33:29 à sortir de ce système.
00:33:31 - Oui, alors je mets plein de bémol avec
00:33:33 vous Nicolas, d'abord parce que
00:33:35 je ne crois pas du tout au croisement des courbes
00:33:37 je sais que c'est un fantasme généralisé
00:33:39 du troisième homme chez tous les sondeurs
00:33:41 les courbes devaient se croiser entre Bayrou et Ségolène
00:33:43 les courbes devaient se croiser, elles se croisent
00:33:45 assez rarement
00:33:47 je trouve que vous mettez la barre très haut
00:33:49 si Raphaël Gluzman
00:33:51 passait devant Valéry Aiguier
00:33:53 ce serait exceptionnel, je pense que moi un bon score
00:33:55 de Gluzman c'est entre
00:33:57 12 et 14, je peux vous assurer que
00:33:59 si Raphaël Gluzman fait 14
00:34:01 le 9 juin au soir avec LFI
00:34:03 à 7, avec l'Ever A7, ce sera
00:34:05 un immense résultat, il faut voir
00:34:07 d'où vient le parti socialiste, il vient
00:34:09 de 6% en 2019
00:34:11 il vient de 1,5%
00:34:13 à 1,75% avec Annie Hidalgo
00:34:15 comme on dirait 400 000 voix
00:34:17 avec Annie Hidalgo à la présidentielle
00:34:19 je ne sais pas si vous réalisez que de toute
00:34:21 façon, de facto
00:34:23 si Raphaël Gluzman fait entre 13 et
00:34:25 14 le 9 juin, il sera
00:34:27 de facto qu'il le veuille ou pas
00:34:29 l'homme qui aura sauvé la gauche, après
00:34:31 est-ce que Raphaël Gluzman peut se lancer
00:34:33 dans l'aventure présidentielle, l'appétit
00:34:35 venant en mangeant, il a beau
00:34:37 jurer ses grands dieux qu'il ne le fera pas, après moi je pense
00:34:39 pas que ce soit le candidat
00:34:41 pour la gauche, je pense que Ruffin
00:34:43 c'est très intéressant, moi je ne suis pas fan de Ruffin
00:34:45 mais c'est très intéressant
00:34:47 de voir comment Ruffin
00:34:49 construit tout ce qu'il est
00:34:51 depuis des années, cette façon de faire la politique
00:34:53 autrement, c'est lié aussi à sa personnalité
00:34:55 qui est parfois un peu triste
00:34:57 - Qu'est-ce que vous lui reprochez d'ailleurs ? - Ah moi je lui reproche rien
00:34:59 je dis simplement que - Vous êtes pas fan ?
00:35:01 - Non mais je dis simplement qu'un combat présidentiel
00:35:03 c'est une marche terrible
00:35:05 est-ce qu'il est suffisamment méchant
00:35:07 je vais jusque là
00:35:09 est-ce qu'il est suffisamment impitoyable
00:35:11 pour mener ce combat là
00:35:13 donc je ne suis pas d'accord avec Nicolas, je suis souvent d'accord
00:35:15 avec lui, je ne suis pas d'accord, d'abord je pense
00:35:17 que Mélenchon, Le parti se
00:35:19 renforçant, s'épurant, vieille Maxime
00:35:21 Trotsky, c'était bien
00:35:23 je pense que Jean-Luc Mélenchon, contrairement à ce que vous
00:35:25 dites, est de plus en plus rétréci
00:35:27 est de plus en plus asséché, ça c'est le premier point
00:35:29 et deuxièmement, un très bon score
00:35:31 pour l'EPS ce serait 14%
00:35:33 - Oui, je voulais faire avant d'interroger
00:35:35 notre auditeur - Ce que je trouve facilement, c'est qu'on parle
00:35:37 d'étiquette
00:35:39 qu'est-ce que ça veut dire la gauche aujourd'hui ? - Plein de choses
00:35:41 - C'est-à-dire que - C'est tout à fait différent de la droite
00:35:43 - Ces gens, ces gens, oui mais comme je ne sais pas non plus
00:35:45 ce que veut dire la droite - Bah il faut vous écouter, m'écouter
00:35:47 on voit à peu près ce qu'est la droite et ce qu'est la gauche en fait
00:35:49 - Ce qui est intéressant, ce que je veux dire c'est écouter
00:35:51 oui, il faut savoir écouter
00:35:53 - François, écouter !
00:35:55 - Ce n'est pas parce que je parle que je n'écoute pas mon cher vieux
00:35:57 c'est ça, c'est une différence qu'il va falloir
00:35:59 vous apprenez, un peu de subtilité
00:36:01 - Parfois il faut apprendre à écouter - Non, non, non, mais j'écoute
00:36:03 et j'interromps quand ça me paraît débile
00:36:05 - Je crois que pour la majorité des Français
00:36:07 en tout cas le bon peuple, celui qui n'est pas
00:36:09 dans les élites parisiennes
00:36:11 qui réfléchissent, ça n'a plus de sens
00:36:13 ce qu'ils peuvent attendre
00:36:15 c'est des actions sociales, c'est-à-dire
00:36:17 de défendre l'emploi, de défendre
00:36:19 tous les salariés, de défendre
00:36:21 la sécurité
00:36:23 et le terme de gauche, droite, etc
00:36:25 ne sont que des étiquettes
00:36:27 et les gens vont choisir, je crois pas
00:36:29 - Il n'y en a pas du tout qui a parlé
00:36:31 - Le résultat de Bardella
00:36:33 est-ce que ça veut dire qu'il y a eu un basculon énorme
00:36:35 de la France à l'extrême droite ? - Oui, bien sûr
00:36:37 - De la droite pure, bien sûr
00:36:39 - Mais ça veut dire que les gens
00:36:41 ressentent un besoin, un besoin de sécurité
00:36:43 un besoin de vérité dans les propos
00:36:45 que Bardella leur apporte
00:36:47 - Notre auditeur Julien aimerait réagir
00:36:49 - Oui, bonjour
00:36:51 - Oui, re-bonjour
00:36:53 - Re-bonjour, oui, donc moi je pense
00:36:55 qu'effectivement c'est un peu le propre
00:36:57 de l'égo des hommes politiques
00:36:59 c'est qu'ils arrivent à un moment où ils sont usés par la politique
00:37:01 et ils ne voient plus la réalité du terrain
00:37:03 Aujourd'hui si tout le monde
00:37:05 suit la gauche
00:37:07 c'est pas anecdotique
00:37:09 la mort de la gauche
00:37:11 pour moi elle a commencé vraiment
00:37:13 sous le PS avec Macron
00:37:15 quand il était ministre de l'économie
00:37:17 - De la finance
00:37:19 - C'est lui qui a ruiné le PS, moi je me souviens quand j'étais petit
00:37:21 moi j'étais issu
00:37:23 d'un Val-Soci
00:37:25 - C'est le travail qui ont commencé comme ça
00:37:27 vraiment je pense
00:37:29 - Moi j'ai le souvenir petit
00:37:31 d'avoir été visiter Solferino
00:37:33 à la grande époque
00:37:35 c'était immense, c'était merveilleux
00:37:37 je me perdais dans les couloirs
00:37:39 c'était magnifique, c'était vraiment une période
00:37:41 j'ai adoré le PS à cette époque là
00:37:43 et aujourd'hui je ne me reconnais plus dans la gauche
00:37:45 en fait il y a eu un basculement, une rupture
00:37:47 qui fait qu'aujourd'hui
00:37:49 pour en venir vraiment au fond
00:37:51 je pense que effectivement
00:37:53 Ruffin serait beaucoup mieux pour représenter la gauche
00:37:55 aujourd'hui que
00:37:57 - Mélenchon
00:37:59 - Mais il y en a plein d'autres
00:38:01 dont on ne parle pas mais qui présentent bien
00:38:03 qui ont une prestance
00:38:05 je pense à David Guiraud, à Hugo Bermartis
00:38:07 Antoine Léaumont
00:38:09 il y en a beaucoup
00:38:11 - Chez les Insoumis
00:38:13 - Chez les Insoumis bien sûr je parle de chez les Insoumis
00:38:15 mais voilà
00:38:17 tant qu'on ne rajeunira pas tout ça
00:38:19 c'est le problème de
00:38:21 beaucoup de partis politiques
00:38:23 c'est exactement la même chose
00:38:25 qui fait qu'Asselineau ne décolle pas
00:38:27 c'est qu'Asselineau n'a pas compris que c'est les temps qui tournent la page
00:38:29 qui passent à autre chose, qui passent le relais
00:38:31 c'est lui le frein aujourd'hui
00:38:33 les idées sont bonnes mais le représentant est mauvais
00:38:35 et malheureusement
00:38:37 aujourd'hui on est dans une société qui vote plus
00:38:39 pour le représentant que pour l'idée derrière
00:38:41 - Alors Julien restez avec nous
00:38:43 parce qu'il y a le qui c'est qui qu'il a dit dans quelques instants
00:38:45 mais l'incarnation, surtout depuis
00:38:47 1965 et l'élection du président
00:38:49 de la République au suffrage universel direct
00:38:51 est-ce que ce n'est pas le problème
00:38:53 numéro 1 pour tout parti politique
00:38:55 qui veut avoir un candidat à la présidentielle
00:38:57 Nicolas Coratau
00:38:59 - Bien sûr c'est un problème
00:39:01 central, Jean-Luc Mélenchon
00:39:03 il a cet avantage
00:39:05 d'avoir réglé deux sujets
00:39:07 il est à la fois un programme
00:39:09 et un personnage à lui tout seul
00:39:11 donc il incarne et il dit et il professe
00:39:13 ce qui est quand même assez rare
00:39:15 c'est une machine à penser qui sait s'entourer
00:39:17 par ailleurs, mais c'est une machine à penser
00:39:19 c'est une machine à incarner ce qu'il pense
00:39:21 c'est quasiment unique
00:39:23 sur l'échiquier politique
00:39:25 - Y avait Mitterrand, Mitterrand était comme lui
00:39:27 - Qui est son modèle, qui est son modèle
00:39:29 absolu en termes de
00:39:31 personnalité politique française
00:39:33 donc ce
00:39:35 positionnement là lui est excessivement
00:39:37 favorable et explique pourquoi
00:39:39 alors qu'il a autour de lui des jeunes plutôt
00:39:41 très talentueux, ceux-ci n'arrivent pas
00:39:43 finalement à tuer le père entre guillemets
00:39:45 Clémentine Autain
00:39:47 a essayé, on voit à quel point
00:39:49 elle a dû rentrer dans le rang, on a vu
00:39:51 ses plus proches, Messieurs Corbière
00:39:53 et Garrido, essuyer
00:39:55 les plâtres, et puis aujourd'hui finalement
00:39:57 vous parlez de Ruffin - M. Corbière et Mme Garrido
00:39:59 - Oui, M. Corbière et Garrido
00:40:01 - Oui mais parce que
00:40:03 j'avais cru comprendre qu'au XXème siècle
00:40:05 c'était pour votre invité de ni gauche
00:40:07 ni droite, le masculin l'emportait encore
00:40:09 - Ah il est bon
00:40:11 Corato, il est bon, oui c'est vrai
00:40:13 jusqu'à la fin des temps pour Joseph Toulon
00:40:15 - Ça c'est très gauche droite vous voyez monsieur
00:40:17 et puis
00:40:19 vous parlez de Ruffin mais
00:40:21 en parler autant peut-être que les médias
00:40:23 en parlent aujourd'hui, c'est d'une certaine manière le condamner
00:40:25 aussi un petit peu dans cette forme
00:40:27 de secte qui est devenue LFI où finalement
00:40:29 plus les têtes sortent, plus
00:40:31 elles sont coupées nettes
00:40:33 et effectivement rentrent
00:40:35 dans le rang - Ça sera compliqué de couper la tête
00:40:37 de Ruffin Nicolas, honnêtement
00:40:39 Ruffin il a fait une construction
00:40:41 il est malin, il a fait une construction
00:40:43 très parallèle, il ne critique jamais
00:40:45 Mélenchon mais il a toujours le pas de côté
00:40:47 par rapport à lui, pardon
00:40:49 - Mais ce sera encore plus dur de couper la tête de Mélenchon
00:40:51 - Oui, il n'a pas peur
00:40:53 - Bon, en tout cas la suite nous ira
00:40:55 - L'eau va couler sous les ponts
00:40:57 comme on dit et il nous reste
00:40:59 un peu moins de 3 ans pour la prés... enfin si dans 3 ans
00:41:01 ce sera bien le premier tour d'un présidentiel
00:41:03 à quelques ans près
00:41:05 mais les européennes par rapport à la présidentielle
00:41:07 enfin c'est les européennes mais là
00:41:09 on sent qu'il y a déjà... on place des pions
00:41:11 - C'est un tour de chauffe - C'est un tour de chauffe, voilà
00:41:13 - J'assure que les français ça soit leur première préoccupation
00:41:15 - Mais non, détrompez-vous
00:41:17 vous avez vu le taux de participation est à 45-46
00:41:19 c'est beaucoup
00:41:21 - C'est un bon taux de participation
00:41:23 - Alors dans quelques instants le quiz
00:41:25 de l'actu se retrouve avec
00:41:27 Les Vraies Voix
00:41:29 Les Vraies Voix Sud Radio
00:41:31 17h20
00:41:33 Philippe David, Stéphanie Demurue
00:41:35 - Et merci de nous rejoindre
00:41:37 on parle entre nous
00:41:39 du coup on ne suit rien et tout de suite
00:41:41 donc c'est qui c'est qui qui l'a dit le quiz de l'info
00:41:43 - Les Vraies Voix Sud Radio
00:41:45 le quiz de l'actu
00:41:47 - Et Julien qui est toujours avec nous
00:41:49 qui joue avec nous, vous êtes en forme ?
00:41:51 Vous allez les battre Julien ?
00:41:53 - Je vais donner tout mon meilleur
00:41:55 je vais essayer de faire ce que je peux
00:41:57 - Il a l'air fort, il a l'air fort, en plus il a une bonne tête politique
00:41:59 et tout
00:42:01 - Elle a peur
00:42:03 - François ne nous emballons pas
00:42:05 moi j'ai vu, comme tous les
00:42:07 citoyens compris, il n'y avait plus de gauche, plus de droite
00:42:09 et aujourd'hui je vote pour
00:42:11 l'intérêt dans le besoin
00:42:13 - François maintenant on est au
00:42:15 - Qui c'est qui qui l'a dit parce que le temps tourne
00:42:17 - Allez-y, c'est la première question
00:42:19 - Qui c'est qui qui l'a dit ? Un point
00:42:21 - Alors ce que nous faisons
00:42:23 nous c'est de ressusciter
00:42:25 la gauche de Delors et de
00:42:27 Badinter
00:42:29 - Vous levez le doigt, c'est bien
00:42:31 - C'est Place Publique, le représentant de Place Publique
00:42:33 - C'est bon, Raphaël Glucksmann
00:42:35 - J'étais étonnée
00:42:37 parce que Françoise le met le doigt
00:42:39 - Ah c'est vrai ?
00:42:41 - J'étais étonnée de te voir
00:42:43 - Julien, qui c'est qui
00:42:45 qui l'a dit à 3 points ?
00:42:47 A 3 points, la suivi à vos chères
00:42:49 Je demande le droit d'obligation d'injonction
00:42:51 à des parents pour leur apprendre à être de vrais
00:42:53 parents. Julien
00:42:55 - C'est le maire de Béziers
00:42:57 - Estrozy
00:42:59 - Il a été plus rapide
00:43:01 - Il est trop poli Françoise
00:43:03 - Il a dit ce matin
00:43:05 - Christian Estrozy, 3 points
00:43:07 maire horizon de Nice
00:43:09 - La question
00:43:11 - Qui c'est qui qui l'a dit ? Un point sur
00:43:13 l'instauration d'un couvre-feu de moins de 13 ans
00:43:15 dans sa ville. Ah, Marie
00:43:17 C'est une mesure de bon sens, c'est un début
00:43:19 de réponse et cela peut même aider certains parents
00:43:21 - Julien - Le maire de Béziers
00:43:23 - Bonne réponse !
00:43:25 - Le maire de Béziers, oui
00:43:27 - Question à 3 points
00:43:29 Alors celle-là, il faut la trouver. Qui c'est qui
00:43:31 qui l'a dit, Julien, si j'avais une baguette
00:43:33 magique, je ferais disparaître
00:43:35 les réseaux sociaux ?
00:43:37 - Oula !
00:43:39 C'est une membre du gouvernement
00:43:41 - Ah bon ? - Et elle l'a dit ce matin
00:43:43 - Marie Guesnoux
00:43:45 - Non mais c'est pas à vous
00:43:47 - Non mais c'est moi qui l'ai dit
00:43:49 - Non mais c'est pas elle
00:43:51 - Julien - Alors là je sais pas
00:43:53 - C'est pas Runaché ? - Non
00:43:55 - Une autre
00:43:57 - Elle a aussi un nom
00:43:59 - On a pas entendu Julien, oui
00:44:01 - Oudia Kassara ? - Non
00:44:03 - Catherine Vautrin ? - Non
00:44:05 - Vendy ? - Non
00:44:07 - Oui je sais jamais, on l'y sait à peine
00:44:09 - C'est qui ce que c'est que de la jeunesse là ?
00:44:11 - Elle était avec Attal hier
00:44:13 - Ah ouais bon allez laisse tomber
00:44:15 - Langue aux chats ?
00:44:17 - Et ben c'était Sabrina Agresti-Roubach
00:44:19 secrétaire d'État chargée
00:44:21 de la citoyenneté de la ville
00:44:23 - On est nuls
00:44:25 - Je confirme
00:44:27 - Question à 10 et qui qu'il a dit, 2 points
00:44:29 sur l'inscription dans la loi de l'interdiction
00:44:31 du téléphone à l'école. Il faut
00:44:33 ouvrir le débat et regarder les choses
00:44:35 dans leur côté pratique
00:44:37 - Julien ? - Attal ? - Non
00:44:39 - Di Pomeriti ? - Non
00:44:41 - Nicole Belloubet ? - Non
00:44:43 - C'est une femme
00:44:45 - Une femme ?
00:44:47 - Pannier Runachia ?
00:44:49 - Vautrin ? - Non
00:44:51 - Belloubet ? - Non
00:44:53 - Bah dites-moi vous êtes pas inspirés aujourd'hui
00:44:55 - Non mais parce qu'elles sont...
00:44:57 - Pensez... - Dany ?
00:44:59 - Porte-parole - Ah oui
00:45:01 Priska
00:45:03 - Prisca Thévenot - Je le compte à Philippe
00:45:05 Bilger - Oui que j'ai un point
00:45:07 - Deux non c'est deux - Moi j'ai rien
00:45:09 - Zéro moi j'ai zéro
00:45:11 - Qui c'est qui qu'il a dit à 2 points Julien ?
00:45:13 - On est nuls - Nous devons taper du point
00:45:15 sur la table le plus fort envers tous les pays
00:45:17 qui sont à l'origine d'une immigration
00:45:19 incontrôlée vers Mayotte. Et Julien
00:45:21 c'était ce matin sur Sud Radio - Tu sais qui c'est ?
00:45:23 - Darmanin - Non
00:45:25 - Bonne réponse de François Degoy
00:45:27 qui sauve l'honneur avec Degoy. C'est très
00:45:29 serré - Parce que je l'ai écouté ce matin c'est pour ça
00:45:31 - Alors question qui c'est qui qu'il a dit
00:45:33 3 points. Les matchs de foot
00:45:35 truqués sont une réalité
00:45:37 - Alors c'est pas un homme politique c'est un
00:45:39 président de club de football. Julien
00:45:41 en France et à l'étranger il a deux clubs
00:45:43 - D'accord
00:45:45 - Je suis plus rugby
00:45:47 - Il est américain d'ailleurs - L'angoisseur il est américain
00:45:49 - Bah Texon là le... - Bonne réponse
00:45:51 John Textor - Textor de Lyon
00:45:53 - Le président de Lyon et de Botafogo
00:45:55 3 points. Qui c'est qui
00:45:57 qui l'a dit à 3 points
00:45:59 Emmanuel Macron joue un rôle
00:46:01 central dans la normalisation du
00:46:03 RN. Julien
00:46:05 ce n'est pas un homme politique
00:46:07 - Ah flûte - Et c'est une femme
00:46:09 - Euh
00:46:11 - Sophie Binet - Bonne réponse
00:46:13 de Françoise Degoy - C'est pas facile ça
00:46:15 - Sophie Binet elle marque 3 points
00:46:17 - Et la voici - Allez on s'en fait une petite dernière
00:46:19 on a le temps allez-y - On l'a pas fait celui-là
00:46:21 - Non on l'a pas fait allez-y - Deux points
00:46:23 - Allez-y - Mépris
00:46:25 autoritarisme et mise en scène
00:46:27 le macronisme
00:46:29 - Julien - Bah
00:46:31 tous les français je pense - Non
00:46:33 - Bah non - Non
00:46:35 - Mélenchon - C'est une femme
00:46:37 - Ah bah c'est Clémentine Autain - Non
00:46:39 - C'est pas une partie - Ah Sandrine Rousseau
00:46:41 - Bonne réponse de Françoise Degoy
00:46:43 - Est-ce qu'on peut rappeler le score là
00:46:45 s'il vous plaît soyez garçon - Ça y est
00:46:47 elle est remontée du diable au vent vert elle était à 0
00:46:49 10 points. Deuxième José Rectouz
00:46:51 3, Philippe Bilger et Julien 2
00:46:53 - Bravo, bravo Françoise
00:46:55 - C'est la première fois que je suis devant Philippe
00:46:57 - Dans quelques instants
00:46:59 - Il est devant oui - Dans quelques instants
00:47:01 vous avez la parole avec Félix
00:47:03 Mathieu suivi du tour de table de l'actu
00:47:05 des vraies voix - 7h20h
00:47:07 Philippe David, Stéphanie
00:47:09 Demurue - Retour en direct
00:47:11 sur les vraies voix dans
00:47:13 quelques instants notre
00:47:15 coup de gueule avec Philippe David
00:47:17 mais avant Félix Mathieu de quoi vous allez
00:47:19 nous parler ? - Eh bien trop haut ou mal
00:47:21 placé sur une pente ou dans un virage
00:47:23 - Une association de la Haute-Vienne traque
00:47:25 les ralentisseurs non conformes sur les routes
00:47:27 du département sauf qu'ils s'ancraient toujours de nouveau
00:47:29 et ça eh bien ça agace franchement son président
00:47:31 - Ça m'étonne pas - Philippe
00:47:33 - On a pris cet après-midi un appel
00:47:35 à la grève pour le pont, c'est presque un viaduc
00:47:37 allant du mercredi 8 mai au dimanche
00:47:39 12 mai par les contrôleurs aériens
00:47:41 alors soit le droit de grève est reconnu
00:47:43 dans la constitution mais faire la grève en période
00:47:45 des vacances pour un des ponts les plus
00:47:47 longs de l'année me semble franchement
00:47:49 malvenu, pourquoi ? Parce que ça va
00:47:51 lâcher les vacances des français qui ne pourront
00:47:53 pas partir ou qui auront des difficultés
00:47:55 pour revenir et que cela va dissuader
00:47:57 les étrangers qui avaient réservé un séjour
00:47:59 en France de revenir si jamais
00:48:01 ils ne pouvaient pas venir et se retrouvaient
00:48:03 cantonnés chez eux ou à devoir choisir
00:48:05 un séjour en dernière minute hors de l'Hexagone
00:48:07 alors rappelons que les contrôleurs aériens
00:48:09 ne font pas partie du prolétariat
00:48:11 en haillons, qu'ils sont bien payés
00:48:13 et ont la sécurité de l'emploi puisqu'ils sont
00:48:15 fonctionnaires même s'ils ont un poste
00:48:17 à haute responsabilité. Alors
00:48:19 pour ceux qui prennent quelques jours de leurs vacances
00:48:21 bien mérités, merci de ne pas faire la grève
00:48:23 en cette période, au pays de Descartes
00:48:25 qui disait "je pense donc je suis"
00:48:27 merci de ne pas faire du genre merde
00:48:29 donc je suis. Philippe Bilger
00:48:31 - C'est un point de vue que vous
00:48:33 développez comme toujours
00:48:35 avec vigueur, qu'on a déjà entendu
00:48:37 et moi je le partage
00:48:39 finalement, je trouve que vous avez raison
00:48:41 mais je devine
00:48:43 un peu ce que va dire François Guet
00:48:45 - Vous allez prendre l'avion François
00:48:47 - Moi je partage ce que dit Philippe
00:48:49 sur... on va pas
00:48:51 commencer à faire, mais ça c'est intéressant avec Joseph
00:48:53 on va pas commencer à faire la classification
00:48:55 des salariés, ceux qui auraient le droit
00:48:57 de faire la grève et ceux qui n'auraient pas le droit
00:48:59 de faire la grève. Bien sûr que les contrôleurs aériens
00:49:01 sont mieux, les pilotes
00:49:03 n'en parlons pas, sont mieux lotis
00:49:05 que d'autres
00:49:07 bien sûr. Après la grève c'est
00:49:09 toujours pareil, c'est une arme de
00:49:11 dissuasion massive et je suis
00:49:13 quoi qu'il advienne et pourtant je prends souvent
00:49:15 l'avion et j'ai déjà été emmerdé à de nombreuses
00:49:17 reprises dans les aéroports. Quoi qu'il
00:49:19 advienne, je suis pour l'exercice
00:49:21 libre et entier, sans frein, du droit de grève
00:49:23 - Le problème c'est le timing, à chaque fois
00:49:25 on emmerde les Français quand même
00:49:27 - Soyez ensemble, vous n'allez pas faire la grève entre 3h et 4h du matin
00:49:29 vous pouvez aussi faire la grève comme les
00:49:31 japonais avec un brassard en disant "oh bonjour
00:49:33 je suis en grève" - Moi je ne sais pas
00:49:35 - Moi j'aimerais ça - Je sais que vous
00:49:37 adoreriez ça, c'est encore une différence
00:49:39 entre la grève et la droite - Joseph
00:49:41 Jeunel qui a été longtemps syndicaliste
00:49:43 - Oui dans l'âme
00:49:45 - Un jour de cotisation
00:49:47 La grève pour moi c'est le dernier recours
00:49:49 et donc il faut
00:49:51 avoir envisagé tous les autres
00:49:53 il faut regarder si la grève, en tout cas
00:49:55 pour l'organisation avec laquelle j'appartiens
00:49:57 la gêne n'est pas
00:49:59 disproportionnée, notamment
00:50:01 pour les usagers qu'on fait un service public par rapport
00:50:03 à ce que je demande. Mais nous sommes
00:50:05 dans une société de l'égoïsme
00:50:07 et nous sommes dans une société où le politique
00:50:09 refuse véritablement
00:50:11 de dialoguer, de négocier
00:50:13 - Absolument, merci Joseph - Mais ne connaît que le
00:50:15 rapport de force, voire même
00:50:17 le mensonge permanent. Du coup
00:50:19 ça crispe, du coup il est très difficile
00:50:21 d'obtenir quelque chose
00:50:23 en allant discuter raisonnablement
00:50:25 La meilleure...
00:50:27 Il y a des préavis pour la grève
00:50:29 Comment ça se passe dans le service public ? C'est pas toujours le cas
00:50:31 dans les entreprises, parce que les entreprises c'est beaucoup plus libère
00:50:33 Dans le service public vous déposez un préavis
00:50:35 ça veut dire "j'ai un sujet de mécontentement
00:50:37 fort qui fait que
00:50:39 je risque de me mettre en grève"
00:50:41 ça a été prévu pour qu'il y ait une
00:50:43 négociation immédiate pour éviter la grève
00:50:45 Mais les négociations elles ont jamais lieu
00:50:47 - Ouais merci - Ce qu'attendent
00:50:49 les pouvoirs publics c'est "on va mesurer si ça fonctionne
00:50:51 ou pas votre grève"
00:50:53 Donc si vous mettez le bazar, on va pouvoir
00:50:55 négocier et on va vous écouter
00:50:57 Si c'est pas le bazar on vous écoute pas
00:50:59 Énorme responsabilité du politique
00:51:01 et aussi responsabilité de ceux qui font
00:51:03 grève, qui quelquefois sont très égoïstes
00:51:05 - Vous n'avez pas l'impression que c'est l'inverse
00:51:07 de Joseph, c'est à dire que
00:51:09 le syndicalisme français
00:51:11 ne concevrait pas
00:51:13 d'obtenir
00:51:15 très tranquillement ce que les pouvoirs
00:51:17 parfois seraient prêts
00:51:19 à les concilier
00:51:21 et qu'il veut donner l'impression
00:51:23 qu'il doit tout arracher
00:51:25 - Philippe, dans les entreprises et dans les branches professionnelles
00:51:27 beaucoup de choses se font
00:51:29 s'obtiennent, se vivent par la négociation
00:51:31 mais on ne le sait jamais
00:51:33 parce qu'évidemment au 20h c'est pas intéressant
00:51:35 on a évité un problème, on a réglé un problème
00:51:37 on a obtenu quelque chose de sensé
00:51:39 évidemment ça intéresse personne
00:51:41 - Je voulais dire ça par rapport au syndicat, je suis 100% d'accord
00:51:43 avec Joseph, je trouve que la mécanique il l'a parfaitement
00:51:45 démontée et notamment sur les entreprises
00:51:47 ce qu'on oublie de dire avec cette caricature
00:51:49 notamment sur la CGT, la CGT
00:51:51 il en est témoin, signe énormément
00:51:53 d'accords d'entreprise et
00:51:55 énormément de négociations en amont
00:51:57 - Quasiment tous
00:51:59 - On est face à un gouvernement
00:52:01 au niveau entreprise, on est face à un gouvernement
00:52:03 véritablement, Emmanuel Macron s'assoit
00:52:05 et s'essuie les chaussures sur les corps intermédiaires
00:52:07 depuis qu'il est arrivé, c'est un secret pour personne
00:52:09 regardez ce qui va se passer
00:52:11 vous avez vu ce matin, on aurait pu en faire un vrai sujet
00:52:13 la réforme de l'assurance chômage
00:52:15 ça sera par décret le 1er juillet
00:52:17 d'accord ? Autrement dit, tranquillement
00:52:19 tranquillou, ça Joseph
00:52:21 le sait très bien, c'est la fin du paritarisme
00:52:23 il est en train de sortir
00:52:25 toutes les négociations paritaires et l'Etat va reprendre
00:52:27 la main sur la gestion de l'Union Edif
00:52:29 - Il va surtout reprendre l'argent
00:52:31 - C'est plus
00:52:33 - C'est plus 1 milliard
00:52:35 - Donc vous comprenez bien que
00:52:37 je suis 100% d'accord avec Joseph sur cette question
00:52:39 je pense qu'il y a une responsabilité
00:52:41 énorme des gouvernements et
00:52:43 particulièrement de celui-ci depuis
00:52:45 7 ans, donc je veux bien
00:52:47 tout ce qu'on veut, il faut
00:52:49 nous sommes une république sociale la France
00:52:51 on dit toujours la république, mais c'est une république sociale
00:52:53 - Et François Zoran
00:52:55 vous avez la parole avec ce soir
00:52:57 Félix Mathieu, une association qui entend
00:52:59 mettre fin aux ralentisseurs non conformes
00:53:01 dans la Haute-Vienne
00:53:03 - Quand une bosse digne d'un terrain de motocross
00:53:05 apparaît au milieu d'une route, en général, c'est que
00:53:07 le ralentisseur n'est pas conforme, vous savez ces
00:53:09 dodames qui font sursauter tout le monde sur la banquette
00:53:11 derrière de la voiture, voire parfois qui grattent
00:53:13 un peu le bas de la caisse, si les voitures sont un peu basses
00:53:15 - Vous avez une mauvaise voiture
00:53:17 - Ou une voiture basse, ça peut arriver que ça gratte
00:53:19 le bas de la caisse - Une Porsche par exemple
00:53:21 - Une Porsche, voilà
00:53:23 ma Porsche par exemple, dans la Haute-Vienne
00:53:25 ça gratte parfois sur les ralentisseurs
00:53:27 qui sont trop hauts, au point qu'une association
00:53:29 menace de passer à l'offensive devant la justice
00:53:31 Bonsoir Alain Moricou
00:53:33 - Bonsoir - Président de la
00:53:35 DUSP 87, DUSP comme Défense
00:53:37 des Usagers du Service Public, alors je vois dans
00:53:39 l'excellent article du Populaire du Centre
00:53:41 qui vous est consacré, qu'un de vos administrés
00:53:43 parle même dans son signalement de barrages
00:53:45 anti-chars, on en est là, carrément
00:53:47 - Ah oui, on a des ralentisseurs
00:53:49 qui frisent les 20 cm de haut
00:53:51 - 20 cm de haut, alors
00:53:53 précisons-le d'emblée, c'est quoi
00:53:55 un ralentisseur conforme ?
00:53:57 - Le danger, premièrement
00:53:59 il est pour les motocyclistes et puis les cyclistes
00:54:01 - Les motos, t'imagines - Et après, bien sûr
00:54:03 les automobilistes abîment leur voiture
00:54:05 sur ces ralentisseurs
00:54:07 - Parce que l'hauteur maximale
00:54:09 c'est quoi ? - Alors, sur
00:54:11 une eau d'âne simple, c'est 10 cm de haut
00:54:13 - Oui - Et sur
00:54:15 une eau d'âne trapezoïdale
00:54:17 où il y a un passage pour piétons
00:54:19 c'est 10 cm également de haut
00:54:21 avec des rampants de 1 m à 1,40 m
00:54:23 - Oui, alors vous avez
00:54:25 d'autres exemples de ralentisseurs dangereux
00:54:27 c'est par exemple quand ils sont mal placés
00:54:29 au-delà de leur hauteur
00:54:31 - Au-delà de leur hauteur, il y a
00:54:33 souvent, ils sont situés sur des
00:54:35 routes qui ont une pente
00:54:37 de plus de 4%
00:54:39 on n'a pas le droit de mettre de ralentisseur
00:54:41 au-delà de 4%
00:54:43 donc c'est fréquent de voir ça dans des pentes
00:54:45 de 6, 8, 10%
00:54:47 - Il y a quand même une question
00:54:49 les services publics et la direction
00:54:51 départementale de l'équipement sont pas des dingues
00:54:53 donc je veux dire par là que
00:54:55 déjà c'est des murailles de Chine, j'imagine
00:54:57 la moto quand j'arrive là-dessus
00:54:59 mais quand même il y a forcément des raisons
00:55:01 certainement que ces ralentisseurs sont placés sur des routes
00:55:03 où les gens ont l'habitude
00:55:05 parce qu'ils connaissent très bien le coin peut-être d'accélérer
00:55:07 d'appuyer sur le champignon beaucoup trop
00:55:09 comme on le fait moi la première
00:55:11 chez moi dans les Hautes-Pyrénées parce que je connais la route
00:55:13 - Oui, tout à fait
00:55:15 par contre nous
00:55:17 nous ne sommes pas contre les ralentisseurs
00:55:19 ce que nous souhaitons c'est qu'ils soient aux normes
00:55:21 c'est-à-dire qu'on puisse les passer
00:55:23 à la vitesse autorisée sans se faire secouer
00:55:25 - Et jusqu'ici vous avez fait
00:55:27 des recours à l'amiable auprès des mairies
00:55:29 certaines vous écoutent et vous suivent
00:55:31 d'autres non
00:55:33 - Il y a même des maires qui nous disent
00:55:35 qu'aujourd'hui ils sont hors la loi mais
00:55:37 qu'ils assument qu'on peut interpréter
00:55:39 la loi comme on veut
00:55:41 - Et pourquoi ? Parce que c'est trop
00:55:43 mortel
00:55:45 c'est trop accidentogène
00:55:47 les routes sur lesquelles ils ont eu
00:55:49 parce que s'ils assument c'est pas pour emmerder le chalon
00:55:51 je pense que s'ils assument c'est parce que
00:55:53 ils ont un taux de mortalité ou d'accident
00:55:55 trop fort sur ces routes là, non ?
00:55:57 Qu'est-ce qu'ils vous donnent comme explication ?
00:55:59 - Alors, certains nous disent effectivement qu'il y a quelques accidents
00:56:01 et on vérifie
00:56:03 quand même si c'est vrai
00:56:05 et d'autres, moi j'ai l'exemple d'une
00:56:07 petite commune qui vient de mettre des ralentisseurs
00:56:09 dans son bourg pour le sécuriser
00:56:11 et le dernier accident remonte
00:56:13 à plus de 60 tonnes
00:56:15 - On a du mal à comprendre l'intérêt du coup
00:56:17 - Ça n'est pas un combat désespéré que vous menez ?
00:56:19 - Pardon ?
00:56:23 - Ça n'est pas un combat désespéré que vous menez ?
00:56:25 Est-ce qu'il est vraiment capital ?
00:56:27 - Et est-ce que vous obtenez des résultats parfois ?
00:56:29 Est-ce que vous avez réussi à en faire retirer ?
00:56:31 - Bien sûr, on a commencé
00:56:33 à en faire retirer, ou tout au moins
00:56:35 les faire mettre aux normes
00:56:37 pour que les gens quand même ne soient pas surpris
00:56:39 par de tels hauteurs
00:56:41 - Mais vous parliez du village
00:56:43 du bourg qui veut sécuriser
00:56:45 c'est très souvent le cas en France, on voyage tous en France
00:56:47 c'est très souvent le cas, vous avez des routes
00:56:49 nationales qui traversent les villages
00:56:51 parce que le village a été coupé en deux
00:56:53 ça arrive très souvent
00:56:55 donc est-ce que c'est pas finalement
00:56:57 bien sûr il y a un petit ennui
00:56:59 mais quand même est-ce que c'est pas mieux pour protéger la vie
00:57:01 parce que dans ces villages, parfois vous avez des cours
00:57:03 de ferme, vous avez des mômes qui déboulent, qui jouent au ballon
00:57:05 et qui se font faucher
00:57:07 est-ce que finalement c'est pas la sagesse ?
00:57:09 - Alors, vous avez entièrement
00:57:11 raison, mais par contre nous avons d'autres solutions
00:57:13 aujourd'hui il existe
00:57:15 des feux intelligents, des feux
00:57:17 qui sont rouges tout le temps
00:57:19 et si vous passez à la vitesse autorisée
00:57:21 ils passent verts automatiquement
00:57:23 vous ne vous arrêtez plus mais vous êtes obligés de passer à la vitesse
00:57:25 autorisée
00:57:27 - Ah oui c'est bien ça - Vous ne connaissez pas ceux-là ?
00:57:29 - Ici bien sûr il y en a, les feux intelligents
00:57:31 qui font que si vous êtes en excès de vitesse
00:57:33 le feu suivant passe en rouge, bien sûr il y en a plein
00:57:35 en France
00:57:37 - Je pensais que c'était juste un indicateur
00:57:39 - Ah non, pas du tout
00:57:41 - Ils te disent que c'est rouge quand tu es à 40 km/h
00:57:43 non, ça s'arrête automatiquement
00:57:45 - Il y a ça aussi, les radars pédagogiques qui ne valorisent pas
00:57:47 - Il y a deux choses qui se...
00:57:49 à la fois, quand c'est un petit village
00:57:51 on en connait, je pense au-dessus de Calvi
00:57:53 où il y a des ravenneux tisseurs qui sont...
00:57:55 - Ah oui, je reconnais celui-là mon cher Joseph
00:57:57 - Mais pourquoi ? Parce que ça protège
00:57:59 parce qu'il fait beau, les enfants sont laissés
00:58:01 libres parce qu'il y a la sécurité
00:58:03 et puis dans le même temps
00:58:05 les gens qui ne connaissent pas bien, effectivement
00:58:07 les motards qui ne connaissent pas bien, qui partent en vacances
00:58:09 et qui roulent un peu vite sur ces petites routes
00:58:11 ça représente un danger pour eux
00:58:13 - Merci Alain Mouricou, président de la DUSP 87
00:58:15 - Et restez avec nous dans quelques instants
00:58:17 la suite des vraies voix
00:58:19 avec le tour de table de l'actu
00:58:21 - Les vraies voix Sud Radio
00:58:23 17h20, Philippe David
00:58:25 Stéphanie Demuru
00:58:27 - Retour sur les vraies voix
00:58:29 Philippe Bilger, Françoise Degoy
00:58:31 Joseph Touvenel
00:58:33 et tout de suite c'est le tour de table de l'actu des vraies voix
00:58:35 - Mais maniez-vous le tronc
00:58:37 on va bientôt se mettre à table
00:58:39 - Ça sent l'artiste à cette table, ça sent l'artiste
00:58:41 - Je suis épuisé moi, c'est horriblement fatiguant d'être intelligent
00:58:43 - Le tour de table
00:58:45 de l'actualité
00:58:47 - Philippe Bilger, Gabriel Attal
00:58:49 qui devrait accepter de débattre
00:58:51 avec Jordan Bardella
00:58:53 la seule possibilité si elle existe
00:58:55 c'est d'au moins freiner la large avance de ce dernier
00:58:57 - Il me semble, j'ai parfois l'impression
00:58:59 que
00:59:01 on fait tout pour ne pas l'affronter
00:59:03 directement
00:59:05 alors que Gabriel Attal
00:59:07 même s'il l'a nié
00:59:09 apparemment et avait été mis en place
00:59:11 par Emmanuel Macron
00:59:13 d'abord pour
00:59:15 constituer un adversaire
00:59:17 à l'encontre de Jordan Bardella
00:59:19 pour l'instant les résultats
00:59:21 ne sont pas probants
00:59:23 mais je pense qu'il devrait, Gabriel Attal
00:59:25 accepter ce débat
00:59:27 et ne pas se contenter
00:59:29 d'une argumentation
00:59:31 qui n'a pas de valeur mais qui est tout de même
00:59:33 assez légère qui consiste
00:59:35 à dire "moi j'agis
00:59:37 et les autres parlent"
00:59:39 non je crois qu'il aurait
00:59:41 intérêt pour lui-même
00:59:43 et puis éventuellement
00:59:45 pour démonter peut-être
00:59:47 le simulacre de
00:59:49 Jordan Bardella sur un certain
00:59:51 nombre de sujets
00:59:53 d'accepter la confrontation
00:59:55 avec lui, d'autant plus
00:59:57 qu'on prétend qu'il est talentueux
00:59:59 et qu'il est fait pour ça mais qu'il le démontre
01:00:01 et qu'il ne donne pas l'impression
01:00:03 d'avoir peur parce que
01:00:05 à la longue on finira par se demander
01:00:07 si ce qu'il affirme
01:00:09 assez souvent comme audace
01:00:11 est du vent ou non
01:00:13 - Je crois qu'Emmanuel Macron en a marre
01:00:15 qu'il parle, Gabriel Attal
01:00:17 - Je pense qu'il a, lui, de source
01:00:19 canard enchaîné, de source de tout le monde
01:00:21 d'ailleurs il n'en peut plus de l'inaugurer
01:00:23 parce que Gabriel Attal c'est Emmanuel Macron puissance 10
01:00:25 c'est-à-dire que là vraiment à ce moment-là
01:00:27 déjà ça fait 7 ans qu'on en parle
01:00:29 - Oui mais enfin bon écoutez
01:00:31 - Oui parce qu'Emmanuel Macron
01:00:33 il est quand même déjà pas mal
01:00:35 - Mais quoi qu'il advienne, moi je suis assez d'accord
01:00:37 et d'ailleurs Gabriel Attal c'est là qu'on voit s'il aura
01:00:39 de la tripe ou qu'il en aura pas
01:00:41 vous savez ce genre de débat ça peut
01:00:43 constituer aussi ou un crash
01:00:45 ou un lancement de carrière, souvenez-vous quand même
01:00:47 de Nicolas Sarkozy quand il accepte
01:00:49 de débattre avec Jean-Marie Le Pen
01:00:51 et Tariq Ramadan dans la même soirée
01:00:53 finalement il défait les deux
01:00:55 diables de la République
01:00:57 et le lendemain c'est très haut
01:00:59 il prend 4 ou 5 points et c'est vraiment
01:01:01 des points de départ très importants
01:01:03 moi je pense que Gabriel Attal est très gêné
01:01:05 parce que évidemment le bilan
01:01:07 d'Emmanuel Macron à l'Europe
01:01:09 est difficilement défendable
01:01:11 et donc il a peur de se retrouver coincé
01:01:13 c'est ce que je crois moi
01:01:15 - C'est tout le principe de la démocratie
01:01:17 c'est aussi l'échange d'opinion, d'argument
01:01:19 ça peut être fort, ça peut être douloureux
01:01:21 mais c'est un risque à prendre si on veut faire fonctionner
01:01:23 la démocratie. Le fait de
01:01:25 jouer l'évitement en permanence
01:01:27 d'abord ça décrédibilise
01:01:29 le politique en question mais même l'ensemble
01:01:31 de la classe politique parce que
01:01:33 les français, qu'est-ce qu'ils demandent ? C'est d'être informés
01:01:35 et de pouvoir se faire leur jugement par eux-mêmes
01:01:37 et dans un débat on peut se faire son
01:01:39 jugement, alors c'est pas définitif
01:01:41 mais c'est quand même un lieu privilégié
01:01:43 de la vie démocratique et moi je regrette
01:01:45 que depuis des années un certain nombre de gens
01:01:47 évitent de discuter, même d'affronter
01:01:49 opinion contre opinion
01:01:51 - Françoise de Gaulle, votre tour de table
01:01:53 c'est sur une loi votée au Parlement
01:01:55 à la Chambre des Communes à Londres
01:01:57 - Oui, c'était une loi historique
01:01:59 et je la trouve effrayante
01:02:01 brutale et totalement inhumaine
01:02:03 elle a été très controversée, c'est pour ça qu'elle a mis
01:02:05 autant de temps à être votée
01:02:07 elle est portée bien sûr par Richie Sunak
01:02:09 le Premier ministre conservateur
01:02:11 qui est en grande difficulté d'ailleurs dans les sondages
01:02:13 après 18 mois d'exercice
01:02:15 c'est une loi complètement délirante
01:02:17 qui finalement permet
01:02:19 l'expulsion de tous mes grands clandestins
01:02:21 vers le Rwanda
01:02:23 quelle que soit sa nationalité
01:02:25 pourquoi le Rwanda ? Parce que évidemment
01:02:27 la Grande-Bretagne et le Rwanda ont signé
01:02:29 une convention, le Rwanda acceptant
01:02:31 de recevoir les migrants
01:02:33 expulsés en échange de
01:02:35 monnaies sonnantes et trébuchantes, ça vous rappelle quelque chose ?
01:02:37 Je suppose que ça vous rappelle la Turquie
01:02:39 nous nous sommes totalement désengagés
01:02:41 des migrants, comment dirais-je
01:02:43 en plaçant tout dans les mains
01:02:45 de Erdogan avec tout le système
01:02:47 de chantage qu'il peut avoir également pour nous
01:02:49 et tout l'argent que cela coûte, je trouve ça
01:02:51 évidemment, c'est pas simplement les associations
01:02:53 c'est que d'abord ça n'aura aucun effet
01:02:55 sur les migrants qui veulent traverser
01:02:57 coûte que coûte la Manche sur la radio pneumatique
01:02:59 et puis les migrants
01:03:01 sont pas des paquets de lessive
01:03:03 sont des êtres humains, c'est une
01:03:05 chosification complètement délirante
01:03:07 c'est à dire que, ok vous êtes
01:03:09 afghan ou vous êtes syrien
01:03:11 vous fuyez, alors je veux bien qu'il ait de bon temps
01:03:13 de dire que tous ces gens là
01:03:15 ne fuient pas pour des bonnes raisons
01:03:17 80% des gens qui fuient, fuient pour des bonnes raisons
01:03:19 vous avez le choix entre
01:03:21 la guerre, être violé, être tabassé
01:03:23 être tué par les bombardements
01:03:25 crever de faim, bon, vous, vous migrez
01:03:27 et on vous balance la loi
01:03:29 britannique, ce qu'a été la Grande-Bretagne
01:03:31 tout ça pour des raisons électorales
01:03:33 uniquement parce que Rishi Sunak
01:03:35 est en train d'être talonné et qu'il a peur
01:03:37 l'an prochain, en 2025, de perdre
01:03:39 les élections législatives
01:03:41 les migrants sont des êtres humains
01:03:43 je sais bien que c'est très
01:03:45 ça paraît enfoncer une porte ouverte que de lire
01:03:47 ce sont des êtres humains, on parle d'êtres humains
01:03:49 on ne parle pas de paquets de lessive
01:03:51 Sunak a dit "oui mais les charters sont prêts"
01:03:53 les charters, la quasi-totalité
01:03:55 des compagnies aériennes ne veulent pas
01:03:57 participer de cela
01:03:59 ils ont trouvé quelques avions charters
01:04:01 et ce sera des avions probablement du gouvernement
01:04:03 parce que les compagnies considèrent que c'est
01:04:05 une véritable déportation, moi j'ai pas d'autre mot
01:04:07 déportation, le mot est fort
01:04:09 c'est une déportation
01:04:11 en premier terme
01:04:13 - François, c'est inhumain ?
01:04:15 - Non mais Philippe, vous vous foutez de moi ?
01:04:17 vous vous posez la question ?
01:04:19 en quoi c'est inhumain
01:04:21 d'amener des gens ?
01:04:23 - Mais pourquoi vous dites quoi ?
01:04:25 - Un pays a le droit d'expulser
01:04:27 quelqu'un qui est en situation invégulière
01:04:29 - Il a le droit d'expulser quelqu'un qui est en situation
01:04:31 invégulière, vous vous rendez compte qu'il y a un accord
01:04:33 qui a été passé entre un pays d'Afrique, du centre-Afrique
01:04:35 et la Grande-Bretagne
01:04:37 pour, contre Arzon,
01:04:39 Sonan et Trébuchan, faire du commerce
01:04:41 de migrants
01:04:43 mais c'est exactement pour ça que le Rwanda accepte
01:04:45 - Mais bien sûr !
01:04:47 - Vous pensez pas qu'il vaut mieux
01:04:49 travailler à des relations diplomatiques
01:04:51 pour envoyer peut-être des gens
01:04:53 vers des pays d'origine
01:04:55 ou les accueillir dans des bonnes conditions ?
01:04:57 - Mais on n'y arrivera pas !
01:04:59 - Arrêtez avec votre subversion !
01:05:01 - La question est comment vont-ils être accueillis au Rwanda ?
01:05:03 - Non seulement, et puis Pépi Kagame c'est quand même un modèle de démocratie
01:05:05 comme chacun le sait ici autour de cette arme
01:05:07 - Mais comment vous pouvez poser cette question ?
01:05:09 Comment ça se fait que vous n'êtes pas
01:05:11 un démocrate, un humaniste
01:05:13 avec l'idée qu'il y a un pays
01:05:15 d'Afrique, un pays
01:05:17 le Rwanda, qui est un des pays les plus stables
01:05:19 je reconnais, qui est à la limite un régime autoritaire
01:05:21 qui signe une convention
01:05:23 avec la Grande-Bretagne à 10 000 km
01:05:25 ou à 5 000 km
01:05:27 pour récupérer
01:05:29 garder des migrants
01:05:31 qui ne viennent absolument pas d'Afrique noire
01:05:33 pour la plupart d'entre eux
01:05:35 - Mais c'est de l'argent, son nom est Trébuchon
01:05:37 et vous n'êtes pas en train de vous dire...
01:05:39 - Mais c'est une chausification, ça s'appelle des marchands
01:05:41 - Mais de la même manière
01:05:43 - C'est la démonstration
01:05:45 qu'il y a un vrai problème d'immigration
01:05:47 et tous ceux qui depuis des décennies nous disent
01:05:49 qu'il n'y a pas de problème, quand on regarde
01:05:51 dans tous les pays d'Europe, il y a un problème
01:05:53 d'immigration, un problème d'immigration illégale
01:05:55 - Comme en même temps électoral surtout
01:05:57 - Il n'y a pas une seule immigration, il y a des immigrations
01:05:59 L'immigration qui est l'immigration
01:06:01 de "je suis pour chasser dans mon pays"
01:06:03 etc. est ultra minoritaire
01:06:05 La majorité de la migration
01:06:07 - C'est une migration de la misère
01:06:09 - Et oui alors
01:06:11 - Mais de la misère, on peut considérer
01:06:13 qu'on en a un certain nombre
01:06:15 notamment sur nos trottoirs
01:06:17 et j'aimerais bien que la promesse du président Macron
01:06:19 qui était de dire "moi au bout d'un an au pouvoir
01:06:21 il n'y aura plus un seul SDF dans la rue"
01:06:23 - Jospin avait dit ça, je me souviens
01:06:25 - On ne peut pas continuer
01:06:27 et les britanniques mais les autres en font la démonstration
01:06:29 à dire "venez, venez"
01:06:31 parce qu'on est dans l'incapacité d'accueillir les gens
01:06:33 - Mais François ce qu'on s'entend
01:06:35 - Ce que font les britanniques là
01:06:37 - Pardon - Moi je suis
01:06:39 frappé d'abord, celui qui prend la décision
01:06:41 il est d'origine immigré
01:06:43 il est né en Afrique
01:06:45 et ses origines c'est en Inde
01:06:47 - Oui les riches du Zinac c'est la clarté
01:06:49 - Il est marié avec une multimilliardaire
01:06:51 - Arrêtez, c'est les lignes britanniques, arrêtez avec ça
01:06:53 - Mais non mais c'est une réalité
01:06:55 - Vous parlez de la couleur de peau des riches du Zinac
01:06:57 - Si il était breton je lui dirais les bretons
01:06:59 - Il fait partie de l'union britannique
01:07:01 - Ce qui est quand même extraordinaire
01:07:03 regardez bien le prix que paye
01:07:05 la Gambon de Bretagne et je sais pas si ça sera efficace
01:07:07 - Quel prix il paye ?
01:07:09 - 370 millions d'euros en 5 ans
01:07:11 vont être versés au Rwanda
01:07:13 + 23 000, je parle en euros
01:07:15 je peux vous parler en livres
01:07:17 c'est 370 millions de livres
01:07:19 c'est 430 millions
01:07:21 + 23 000 euros
01:07:23 par personne - Oui donc vous vous rendez compte ?
01:07:25 - Plus 140 millions
01:07:27 qui seront versés
01:07:29 une fois que les 300 premières personnes
01:07:31 ont été relocalisées
01:07:33 c'est à dire que derrière
01:07:35 il y a un engagement de relocaliser
01:07:37 dans leur pays d'origine
01:07:39 - L'engagement du Rwanda et de Kagame
01:07:41 - Plus des frais de traitement de fonctionnement
01:07:43 pouvant aller jusqu'à 175 000 euros
01:07:45 par personne
01:07:47 - Et cet argent on peut pas l'utiliser ?
01:07:49 - On a trouvé ça extraordinaire
01:07:51 et je trouve que
01:07:53 - Vous trouvez ça extraordinaire comme mesure ?
01:07:55 - Bah oui c'est
01:07:57 - Vous en regaderez pendant la pub
01:07:59 - Absolument et je me dis mais dans ces cas là
01:08:01 quel est l'intérêt
01:08:03 ou alors l'immigration coûte vraiment
01:08:05 très très cher et ça demande de se pencher
01:08:07 véritablement sur le coût de l'immigration
01:08:09 dans un pays - Bah voilà merci beaucoup
01:08:11 Paul Joseph on dit la même chose en fait
01:08:13 - Restez avec nous dans quelques instants
01:08:15 le coup de projecteur à 18h30
01:08:17 à la veille d'une campagne de sensibilisation
01:08:19 violence éducative ordinaire, la cour d'appel
01:08:21 de Metz appuie sur
01:08:23 un droit de correction qui serait reconnu
01:08:25 aux parents pour relaxer
01:08:27 un père accusé de maltraitance
01:08:29 on verra, ça fait beaucoup réagir
01:08:31 - Absolument ça fait beaucoup réagir
01:08:33 c'est dans quelques instants
01:08:35 Les vraies voix sur le radio 17h20
01:08:37 Philippe David, Cécile de Ménibus
01:08:39 - Merci de nous rejoindre
01:08:41 sur les vraies voix, Philippe Bilger, Françoise De Goua
01:08:43 on poursuit notre tour de table
01:08:45 de l'actu des vraies voix
01:08:47 avec vous Joseph Touvenel
01:08:49 - Et oui je vais évoquer ce qui se passait
01:08:51 il y a 10 ans, il y a 10 ans
01:08:53 276 lycéennes
01:08:55 nigériennes, donc du Niger
01:08:57 ont été enlevées par les islamistes
01:08:59 de Boko Haram
01:09:01 au bout de quelques jours, un certain nombre
01:09:03 ont pu s'enfuir, 42
01:09:05 puis ensuite 57
01:09:07 le choix des islamistes n'était pas nôtre
01:09:09 le choix des islamistes a été d'attaquer
01:09:11 des écoles pour interdire
01:09:13 aux petites filles, aux jeunes filles
01:09:15 l'éducation
01:09:17 une fois qu'elles ont été enlevées, Aboukabar
01:09:19 Cheiko, le chef djihaïste en question
01:09:21 a déclaré que
01:09:23 il allait vendre
01:09:25 ces jeunes filles sur le marché
01:09:27 aux esclaves, parce qu'il existe encore des marchés
01:09:29 aux esclaves et effectivement un certain nombre
01:09:31 ont été vendus, je vais vous donner le prix, on l'a su
01:09:33 12 dollars
01:09:35 - 12 dollars, ah oui - 12 dollars
01:09:37 10 ans après
01:09:39 on n'en parle plus, il reste
01:09:41 toujours 82, alors ensuite
01:09:43 certaines ont été libérées contre rançon ou des échanges
01:09:45 de prisonniers, il en reste
01:09:47 toujours 82
01:09:49 qui sont réduits, mariés
01:09:51 de force, esclaves sexuels
01:09:53 et moi je m'étonne que nos féministes
01:09:55 ne bougent pas
01:09:57 ne disent pas, plutôt que de s'occuper du Burkini
01:09:59 à Grenoble, il me semble que
01:10:01 ces jeunes filles, mais dans ce
01:10:03 pays il y a d'autres exemples, je vais vous en donner
01:10:05 un dernier parce que celle-là
01:10:07 je m'étais renseigné, on avait essayé
01:10:09 de travailler, c'est Léa Charibu, 15 ans
01:10:11 enlevée en 2018
01:10:13 on lui a proposé d'être libérée
01:10:15 si elle se convertissait à l'islam, elle a refusé
01:10:17 courageusement elle a refusé
01:10:19 ils ont voulu en faire un modèle
01:10:21 ils en ont fait une esclave sexuelle
01:10:23 et cette jeune fille, cette courageuse jeune fille
01:10:25 on n'a plus aucune nouvelle depuis 2020
01:10:27 mais je pense que nos féministes officielles
01:10:29 elles devraient un peu se remuer
01:10:31 pour faire libérer toutes ces otages
01:10:33 et pour permettre à ces filles
01:10:35 d'Afrique, du bout du monde, de pouvoir aller à l'école
01:10:37 - C'est vrai que
01:10:39 l'écriture inclusive ça paraît
01:10:41 beaucoup plus important ou les
01:10:43 plaies mobiles non genrées aux féministes françaises
01:10:45 que ça par exemple - C'est classique
01:10:47 - Parce qu'on l'avait complètement oublié moi quand Jérémie a envoyé son
01:10:49 - Il y a beaucoup de causes féministes
01:10:51 en effet qui sont abandonnées
01:10:53 je dirais ce qui se passe
01:10:55 en Iran par exemple
01:10:57 et qui a l'air malheureusement
01:10:59 de tourner au fiasco
01:11:01 en faveur de ce régime
01:11:03 - Je pense que d'abord
01:11:05 ça tourne pas au fiasco en faveur du régime
01:11:07 j'ai écouté un spécialiste de l'Iran qui disait
01:11:09 en fait ça travaille, ça travaille, ce régime
01:11:11 américain est de plus en plus fragilisé
01:11:13 donc je crois pas du tout que ça tourne au fiasco
01:11:15 après les féministes françaises il faut arrêter
01:11:17 aussi de les caricaturer, de dire les plaies
01:11:19 mobiles elles sont elles-mêmes aussi
01:11:21 - Non j'ai pas dit les plaies mobiles, je dis que les plaies mobiles non genrées
01:11:23 ça peut faire scandale - Mais non mais on peut s'amuser
01:11:25 à faire des comparaisons caractéristiques
01:11:27 - Ah non non non c'est pas du tout caricatural - Mais non mais ce que je veux dire
01:11:29 par là c'est que c'est pas parce qu'elles s'occupent
01:11:31 des gens qu'elles s'occupent pas des combats féministes
01:11:33 dans le monde, les féministes françaises
01:11:35 - Non mais les jeunes du 7 octobre - Non mais ça c'est autre chose
01:11:37 - Je suis d'accord avec vous - Non mais ça c'est pareil
01:11:39 - C'est pareil à Blancs - C'est pareil
01:11:41 - Est-ce que je peux terminer Sandrine Rousseau c'est pas vrai ?
01:11:43 - Vous coupez tout le temps les autres alors vous vous étonnez pas
01:11:45 qu'on vous rende la monnaie - Mais parce que c'est les deux
01:11:47 ça va dans les deux sens, ne croyez pas que vous êtes un champ de l'écoute
01:11:49 la plupart du temps vous faites semblant d'écouter et vous écoutez rien
01:11:51 - Merci - Non je veux dire Sandrine Rousseau c'est vrai
01:11:53 Sandrine Rousseau, je peux vous prendre en défaut
01:11:55 souvent - Bah moi aussi
01:11:57 - Sandrine Rousseau par exemple elle a
01:11:59 elle a été particulièrement claire sur le 7
01:12:01 - Non mais elle a été claire sur le 7 octobre
01:12:03 donc moi cette espèce de caricature
01:12:05 - C'est pas une caricature là ce sont des faits
01:12:07 ce sont des jeunes filles
01:12:09 - Mais personne n'en parle - Mais je suis d'accord
01:12:11 mais c'est pas simplement le fait des féministes, les gouvernements
01:12:13 devraient en parler, on devrait avoir des pressions
01:12:15 - D'abord les féministes
01:12:17 - Non mais on devrait avoir, moi je veux bien que les féministes
01:12:19 - Qui s'occupe de savoir si on a mis la main au fesse
01:12:21 dans un ascenseur, ok ?
01:12:23 Moi je condamne tous ceux qui mettent des mains au fesse dans les ascenseurs
01:12:25 mais les esclaves sexuels
01:12:27 et les marxios-sexuels me semblent être une priorité
01:12:29 - Est-ce que je peux dire qu'il y a énormément de textes
01:12:31 des féministes, il y a des féministes
01:12:33 à la France Insoumise qui parlent de ces
01:12:35 questions-là sur l'esclavage sexuel
01:12:37 il faut sortir de... - Ah, lesquels ?
01:12:39 - Bah Mathilde Panot par exemple
01:12:41 Clémence Guété, il y a beaucoup de choses
01:12:43 le Parti Socialiste, vous avez une délégation
01:12:45 féministe qui parle énormément de ce genre de sujets
01:12:47 - Je n'ai pas vu leur grande manifestation
01:12:49 - Mais c'est pas parce que ça n'arrive pas à vos oreilles que ça ne marche pas
01:12:51 - Non non non, moi je suis comme vous
01:12:53 je lis tout, j'essaye de tout écouter
01:12:55 s'il y avait eu une grande manifestation sur ce thème
01:12:57 d'ailleurs j'y serais allé - Mais oui, moi je suis d'accord
01:12:59 avec vous, mais est-ce qu'on peut manifester sur tout ?
01:13:01 Mais est-ce qu'on peut manifester sur tout ?
01:13:03 C'est un vrai sujet, moi je suis
01:13:05 d'accord, il y a beaucoup de sujets féministes
01:13:07 sur la planète, l'esclavage
01:13:09 l'esclavagisme sexuel en fait partie
01:13:11 et je rajouterai sur ce que vous avez dit
01:13:13 on se fout toujours, je me souviens
01:13:15 à quel point on s'est foutu de Ségolène
01:13:17 pendant la COP21 quand elle disait que
01:13:19 le terrorisme et le
01:13:21 djihadisme et le climat
01:13:23 étaient liés, bah c'est exactement ce qui se passe
01:13:25 vous avez des régions entières qui sont en train
01:13:27 de s'assécher, notamment autour du lac Tchad
01:13:29 et ces régions-là, il n'y a plus
01:13:31 rien à bouffer, que fait Boko Haram ?
01:13:33 Ils arrivent dans les villages, ils disent "vous avez plus rien
01:13:35 à cultiver, eh bien on vous enrôle"
01:13:37 et ça c'est un vrai sujet par exemple
01:13:39 qui mériterait aussi d'être débattu
01:13:41 - Les radzias, pour prendre des jeunes filles
01:13:43 et les réduire en esclavage, ça date pas
01:13:45 du changement climatique
01:13:47 c'est bio comme l'islam
01:13:49 - Joseph, j'ai absolument pas dit ça, je dis
01:13:51 en plus de ça qu'il y a une aggravation, c'est par
01:13:53 esprit d'escalier, je disais qu'en plus de ça
01:13:55 on ne réalise pas ce que
01:13:57 le changement climatique fait
01:13:59 aussi dans la capacité de ces groupes
01:14:01 terroristes, si vous voulez, à recruter
01:14:03 et à pratiquer ce genre d'infamies
01:14:05 - Allez, dans quelques instants on va pas être d'accord
01:14:07 non plus sur les fessées, n'est-ce pas ? La Cour d'Appel
01:14:09 a relaxé un ancien policier accusé
01:14:11 de violence sur ses enfants, dont
01:14:13 droit de correction, hein Philippe ?
01:14:15 - Oui, alors parlons vrai
01:14:17 est-ce que pour vous
01:14:19 il est légitime de parler d'un droit de correction
01:14:21 reconnu aux parents malgré la loi de
01:14:23 2019 qui interdit notamment la fessée ?
01:14:25 Est-ce que dans ce contexte
01:14:27 de débat sur le ressort de l'autorité
01:14:29 on doit craindre l'augmentation des violences
01:14:31 éducatives ? Jusqu'à quel point
01:14:33 les parents sont-ils libres d'éduquer leurs
01:14:35 enfants comme ils le souhaitent ? Et à cette question
01:14:37 les parents ont-ils un droit de correction sur
01:14:39 leurs enfants ? Vous dites oui à 90%
01:14:41 Vous voulez réagir ? Le 0826
01:14:43 300 300 - Et ça va certainement
01:14:45 faire bondir notre invité Edwige Hantier
01:14:47 pédiatre et ancienne députée - Super
01:14:49 - Et t'es très engagée sur ce sujet
01:14:51 Bonsoir Edwige Hantier
01:14:53 - Oui, bonsoir et merci de
01:14:55 m'inviter pour ce sujet très important
01:14:57 - Avec plaisir, on va en débattre dans quelques instants
01:14:59 très rapidement, quand vous voyez cette décision du
01:15:01 tribunal de Metz, est-ce que vous craignez
01:15:03 finalement un retour en arrière ?
01:15:05 - Bah oui, un retour deux siècles en arrière
01:15:07 parce que le droit de
01:15:09 correction, c'est Napoléon qui l'a mis dans
01:15:11 l'état civil, contre
01:15:13 le père avait le droit de
01:15:15 correction sur sa femme et
01:15:17 sur ses enfants, mais
01:15:19 voilà, on n'en est plus du tout là
01:15:21 aujourd'hui, à la fois l'expérience
01:15:23 et les neurosciences
01:15:25 montrent les dégâts
01:15:27 que la main levée fait sur les enfants
01:15:29 et donc on ne peut pas
01:15:31 revenir à ce droit de correction
01:15:33 c'est un scandale absolu
01:15:35 et une régression grave
01:15:37 - On va en parler dans quelques instants, vous pouvez nous
01:15:39 donner votre avis, 0826
01:15:41 300
01:15:43 300 au standard, Haute vous accueillera
01:15:45 comme d'habitude avec le sourire, restez avec nous
01:15:47 - Vraie Voix Sud Radio, 17h20
01:15:49 Philippe David, Stéphanie
01:15:51 Demurue
01:15:53 - Retour avec nos vrais voix, Philippe Bilger
01:15:55 Françoise Degoy, Joseph
01:15:57 Touvrel et tout de suite le coup de projecteur des vraies voix
01:15:59 - Les vraies voix Sud Radio
01:16:01 Le coup de projecteur
01:16:03 des vraies voix - C'est un débat
01:16:05 qui fait parler avec cette décision du tribunal
01:16:07 de Metz, c'était il y a deux jours, mais enfin
01:16:09 on en reparle parce que demain il y a une
01:16:11 campagne de sensibilisation qui sera
01:16:13 lancée sur les réseaux sociaux
01:16:15 le 30 avril ce sera la journée
01:16:17 sur les violences éducatives
01:16:19 justement, sensibilisation
01:16:21 aux violences éducatives ordinaires
01:16:23 et le sujet fait beaucoup réagir, Philippe
01:16:25 - Oui, alors parlons vrai, est-il légitime
01:16:27 de parler d'un droit de correction tacite reconnu
01:16:29 aux parents malgré la loi de 2019
01:16:31 qui interdit des châtiments corporels
01:16:33 envers les enfants ? Est-ce que dans le
01:16:35 contexte de débat sur un sursaut d'autorité
01:16:37 on doit craindre l'augmentation des violences éducatives ?
01:16:39 Et jusqu'à quel point les parents
01:16:41 sont-ils libres d'éduquer leurs enfants
01:16:43 comme ils le souhaitent ? Et à cette question
01:16:45 les parents ont-ils un droit de correction sur les enfants ?
01:16:47 Vous dites oui à 90%
01:16:49 vous voulez réagir le 0826 300 300
01:16:51 - Oui, à 90%
01:16:53 ça fait beaucoup, Philippe Bilger
01:16:55 - Alors, enfin
01:16:57 je vais
01:16:59 faire amende honorale
01:17:01 c'est un grand plaisir de savoir
01:17:03 qu'Edwi Jean Thier est notre invité
01:17:05 parce qu'il y a quelques années
01:17:07 je continue à beaucoup l'apprécier
01:17:09 j'avais tendance
01:17:11 peut-être comme un imbécile
01:17:13 à me moquer un peu
01:17:15 de cette volonté
01:17:17 d'entrer dans le secret des couples
01:17:19 et des familles pour
01:17:21 interdire la fessée
01:17:23 elle a réussi à faire voter une loi
01:17:25 en 2019
01:17:27 et évidemment quand je vois
01:17:29 la décision du
01:17:31 tribunal de Metz
01:17:33 en aucun cas lorsque
01:17:35 je défendais le droit
01:17:37 de légère réprimande
01:17:39 je n'imaginais aller jusqu'à
01:17:41 ce droit de correction
01:17:43 qui a dépassé
01:17:45 les bornes
01:17:47 mais bon, j'ai bien compris
01:17:49 mais je continue tout de même
01:17:51 et ce sera une question
01:17:53 que Edwi Jean Thier
01:17:55 voudra bien enregistrer
01:17:57 je me demande si
01:17:59 un certain humanisme
01:18:01 par rapport
01:18:03 à des familles dans la
01:18:05 difficulté et dans
01:18:07 l'énervement avec des
01:18:09 conditions d'existence difficiles
01:18:11 ne constitue pas
01:18:13 une sorte
01:18:15 d'humanisme de luxe
01:18:17 en interdisant
01:18:19 non pas les violences
01:18:21 éducatives quotidiennes
01:18:23 mais des petits actes
01:18:25 qui ne traumatisent pas l'enfant
01:18:27 et qui
01:18:29 pourraient se comprendre
01:18:31 dans une sorte d'effervescence
01:18:33 et des mois collectifs
01:18:35 je mets un point d'interrogation
01:18:37 à tout cela
01:18:39 - Avant de poursuivre justement
01:18:41 cher Philippe Bilger, je lis un petit
01:18:43 extrait de cet arrêt, il est reconnu à tous
01:18:45 parents le droit d'user d'une force
01:18:47 mesurée et appropriée à l'attitude
01:18:49 et à l'âge de leurs enfants dans le cadre de leur obligation
01:18:51 éducative, c'est ce qu'écrit
01:18:53 - Stéphanie, vous avez vu la force
01:18:55 mesurée, le témoignage du petit
01:18:57 garçon, du jeune garçon, vous avez
01:18:59 vu la force mesurée utilisée
01:19:01 par le père, écoutez ce jugement est
01:19:03 un scandale, moi j'entends
01:19:05 et pourtant je suis une boomer, j'entends
01:19:07 une bonne petite fessée ça fait pas de mal, mais bien sûr
01:19:09 qu'une bonne fessée ça fait du mal
01:19:11 mais oui, mais bon, comme toutes les gens de ma
01:19:13 génération, on a été élevés comme ça, etc
01:19:15 mais je suis absolument certaine qu'on peut élever
01:19:17 autrement, on peut éduquer autrement
01:19:19 faire marcher les enfants au son du tambour
01:19:21 et les faire masser au son de la gifle
01:19:23 de mon point de vue ça ne fonctionne pas
01:19:25 j'entends ce que dit Philippe en creux
01:19:27 parce qu'il met énormément de phrases pour nous dire
01:19:29 en gros que dans les milieux sociaux
01:19:31 difficiles où il y a de l'énervement, on peut supporter
01:19:33 de mettre des claques pour
01:19:35 l'autorité, dans aucun milieu
01:19:37 un enfant c'est pas un animal
01:19:39 qu'on éduque à la cravache
01:19:41 voilà, et je pense que
01:19:43 Edwige Antiet, je suis ravi qu'elle soit là parce que
01:19:45 il y a, je vais pas citer, c'est elle
01:19:47 qui va le faire, la somme de recherches
01:19:49 qui sont faites sur les traumas pour
01:19:51 les enfants, vous pensez que c'est rien du tout, que c'est
01:19:53 anodin, une gifle, une fessée
01:19:55 plus une gifle, plus une fessée
01:19:57 - On l'avait dit, on l'entend beaucoup, une petite claque
01:19:59 - Ah oui, de petites claques, et surtout en ce moment
01:20:01 - Oui, l'autorité se mettrait une petite claque
01:20:03 - Mais est-ce que tu crois que tu changes
01:20:05 quelque chose, si tu veux, dans ce qui
01:20:07 se passe du rapport de l'enfant
01:20:09 à l'autre et à la société, parce que
01:20:11 tu mets une fessée ou une gifle ? Absolument pas
01:20:13 - Je pense que c'est juste un problème de
01:20:15 mesure, je suis contre une loi qui interdit
01:20:17 la fessée
01:20:19 voilà, alors après
01:20:21 il y a des familles, vous savez où, il y a plus de filles et plus
01:20:23 de garçons, moi je suis né
01:20:25 dans une famille où nous étions sept
01:20:27 avec quatre garçons, c'est assez
01:20:29 mouvementé, on n'était pas battus, on n'a
01:20:31 pas été traumatisés, mais de temps
01:20:33 en temps, il est arrivé que le
01:20:35 soir, je prenne une fessée
01:20:37 je ne m'en porte pas plus mal
01:20:39 c'est juste, c'est vraiment le problème de mesure
01:20:41 j'ai pris une fois une claque de mon père
01:20:43 et il avait bien fait, vous voyez je m'en souviens, une
01:20:45 - Pourquoi vous dites
01:20:47 il a bien fait ?
01:20:49 - Parce que un, je m'en souviens
01:20:51 et deux, c'était au moment
01:20:53 de la sonnerie à un monument aux morts
01:20:55 et par respect pour ceux qui sont morts pour la France
01:20:57 il me l'a mis dans la tête, je ne l'ai pas oublié
01:20:59 il l'a expliqué derrière
01:21:01 et ça c'est très
01:21:03 important, et vous voyez, entre
01:21:05 l'interdiction, entre la banalisation
01:21:07 de la violence, qu'il ne faut pas
01:21:09 banaliser, des coups, des claques, des machins
01:21:11 non, mais à un moment donné
01:21:13 après il faut savoir aussi
01:21:15 montrer des limites aux enfants, ça
01:21:17 peut passer par un geste physique
01:21:19 selon les uns ou selon les autres, c'est pas systématique
01:21:21 mais il y a des enfants qui ont besoin
01:21:23 d'un geste physique pour leur montrer
01:21:25 - Je ne crois pas, je ne pense pas que c'est ça
01:21:27 - Il est gentil, il n'a pas le droit d'être ville
01:21:29 - Excusez-moi
01:21:31 mais c'est très très grave
01:21:33 que vous reveniez comme ça
01:21:35 là-dessus, cette loi en effet
01:21:37 moi j'ai mis neuf ans
01:21:39 à la défendre, elle a
01:21:41 été votée par le Parlement
01:21:43 il y a quinze ans, donc elle est inscrite
01:21:45 dans le code civil
01:21:47 elle est lue lors des mariages
01:21:49 je me tourne
01:21:51 vers notre grand juriste Philippe Bilger
01:21:53 mais en quoi le juge
01:21:55 a le droit
01:21:57 de revenir sur un texte de loi
01:21:59 qui a été voté ? La loi
01:22:01 est supérieure à la
01:22:03 jurisprudence
01:22:05 n'est-ce pas Philippe Bilger ?
01:22:07 - Oui, bien sûr - Donc le juge n'a pas le droit
01:22:09 - Disons qu'il
01:22:11 interprète la loi évidemment
01:22:13 mais il l'a fait à Metz
01:22:15 d'une manière assez aberrante
01:22:17 - Non mais sûr, moi ce qui m'intéresse
01:22:19 - Parce que dans la loi, il n'y a pas écrit
01:22:21 - Oui, pardon
01:22:23 - Dans la loi il n'y a pas écrit si c'est proportionnel
01:22:25 et blabla, non, il y a écrit
01:22:27 l'autorité parentale
01:22:29 s'exerce sans violence physique
01:22:31 et psychologique, donc il perd son
01:22:33 autorité parentale, en premier instant
01:22:35 cela avait été bien dit
01:22:37 avec une proposition
01:22:39 de lui expliquer et de lui faire suivre
01:22:41 de l'aide à la parentalité
01:22:43 pour comprendre comment élever autrement
01:22:45 mais il refuse
01:22:47 il maintient ces
01:22:49 enfants qui ont le courage
01:22:51 de témoigner, qui ont eu le courage
01:22:53 d'aller voir les gendarmes
01:22:55 pour dire qu'ils en avaient assez de se faire
01:22:57 coller contre le mur avec la main comme ça
01:22:59 et bien, ils sont trahis
01:23:01 aujourd'hui, ils sont trahis
01:23:03 j'espère que le juge aux affaires
01:23:05 familiales va garder
01:23:07 un arrêt de garde
01:23:09 chez le père le temps que
01:23:11 la cassation se prononce et que tout
01:23:13 soit remis dans l'ordre, ça ne veut pas dire
01:23:15 que ce père est en prison, on dit
01:23:17 voilà les pères vont aller en prison, non
01:23:19 c'est pas du tout ça dans la loi
01:23:21 les pères vont être
01:23:23 amenés à apprendre comment faire autrement
01:23:25 - Et les mères aussi, les mères aussi
01:23:27 pourquoi que les pères ? - Là en l'occurrence c'est un père
01:23:29 - Non mais on parle pas d'un cas d'espèce
01:23:31 on parle en général, le cas d'espèce il est
01:23:33 condamnable évidemment, puisqu'il respecte pas la loi
01:23:35 - Alors dans les mois d'hiver je vais vous faire tous les...
01:23:37 - Mais dis gentil, est-ce qu'on peut
01:23:39 revenir sur le désastre
01:23:41 des coups ?
01:23:43 Non mais ça c'est ce qui m'intéresse de vous, c'est que
01:23:45 il y a la loi et vous avez... c'était très bien
01:23:47 mais est-ce qu'on peut revenir sur ce que
01:23:49 représente même
01:23:51 de façon adaudine un désastre
01:23:53 d'une main levée sur un enfant ?
01:23:55 Dites-le parce que j'ai l'impression
01:23:57 qu'on prêche dans le désert quoi
01:23:59 - Merci, merci beaucoup Françoise
01:24:01 Oui parce que chacun c'est une mode etc
01:24:03 Vous avez bien raison, il y a eu
01:24:05 des études scientifiques
01:24:07 neuroscientifiques en masse
01:24:09 pour montrer ce que le
01:24:11 stress, lorsque vous frappez
01:24:13 un enfant, fait sur les
01:24:15 connexions neuronales. Le gouvernement
01:24:17 a fait un programme qui s'appelle
01:24:19 "Les 1000 premiers jours" pour expliquer aux parents
01:24:21 ce qui se passe dans le cerveau d'un enfant
01:24:23 C'est absolument extraordinaire
01:24:25 on est émerveillé. Un enfant il apprend
01:24:27 plus de choses, il connecte plus
01:24:29 que Google chaque minute. Et donc
01:24:31 quand vous tapez dessus ou quand
01:24:33 vous criez, menacez, parce que
01:24:35 l'enfant quand on lui donne une fessée
01:24:37 on dit "non mais docteur c'est une fois par mois"
01:24:39 mais ça veut dire que tous les jours on dit
01:24:41 "tu sais ce qui t'attend, tu vas t'en prendre une"
01:24:43 "fais attention" l'enfant vit dans la peur
01:24:45 et ça, ça ferme les neurones
01:24:47 - Visiblement on a quand même eu la même éducation
01:24:49 - Et un enfant c'est aussi 10 ans, 11 ans, 12 ans
01:24:51 - Excusez-moi,
01:24:53 excusez-moi, je continue, ça
01:24:55 ferme les neurones et ça a des conséquences
01:24:57 à la fois cognitives, c'est-à-dire
01:24:59 sur ses connaissances et ses compétences
01:25:01 à apprendre. C'est pas pour rien que
01:25:03 les pays scandinaves qui ont
01:25:05 supprimé les châtiments corporels
01:25:07 sont en tête depuis
01:25:09 l'adolescence, ils sont
01:25:11 en tête pour les connaissances
01:25:13 ça ouvre les neurones de respecter
01:25:15 notre enfant, rien de plus
01:25:17 précieux. Et donc encore une dernière
01:25:19 chose, une dernière chose sur les
01:25:21 conséquences, oui on a
01:25:23 établi parce que ça fait secréter
01:25:25 des neurohormones, je ne vous parle
01:25:27 pas de ce qui se passe en imagerie cérébrale
01:25:29 aujourd'hui c'est passionnant parce
01:25:31 qu'on voit tout ça et vous avez les hormones
01:25:33 de stress, l'adrénaline
01:25:35 et le cortisol
01:25:37 qui nuisent aux
01:25:39 connexions neuronales et tout ça c'est
01:25:41 vraiment prouvé et vous avez une neuroscientifique
01:25:43 qui vient de publier
01:25:45 une IRM où elle montre
01:25:47 elle a eu un bébé de deux mois
01:25:49 elle est passionnée de
01:25:51 neurosciences aux Etats-Unis et elle a montré
01:25:53 dans une IRM les
01:25:55 aires cérébrales qui secrètent
01:25:57 les neurohormones et comment
01:25:59 ça se met en connexion entre le parent
01:26:01 la maman et son bébé
01:26:03 et ça continue pendant toute la croissance
01:26:05 jusqu'à l'adolescence comprise.
01:26:07 - Alors Edwige Antier on va parler parce qu'il y a quand même un
01:26:09 problème de surviolence de certains mineurs
01:26:11 quand vous avez un ado de 13-14
01:26:13 ans, alors il ne faut pas crier, il ne faut pas
01:26:15 mettre de fessé, mais quand vous avez un ado
01:26:17 violent qui tape sur les parents
01:26:19 - Enfin souvent d'amis les violents
01:26:21 - J'ai posé la question, pas toujours
01:26:23 j'ai posé la question à Jean-Doré Doyer
01:26:25 qui ne m'a toujours pas répondu, qu'est-ce qu'on fait ?
01:26:27 Votre ado il fout un pain à sa soeur ou à votre
01:26:29 femme, qu'est-ce que vous faites ?
01:26:31 - Alors déjà je
01:26:33 dis, ces ados là qui
01:26:35 frappent leur professeur, qui frappent leur parent
01:26:37 ce sont ceux qui s'en sont
01:26:39 pris pendant tout le temps
01:26:41 - Pas toujours, pas toujours, 90% des cas
01:26:43 - Ça se transmet
01:26:45 ça se transmet, comme le dit
01:26:47 très bien Don Antier, lui il dit "mon père
01:26:49 le faisait, ça m'a fait du bien"
01:26:51 et on se dit "eh bien je fais pareil"
01:26:53 et donc l'enfant devient
01:26:55 rebelle, sournois
01:26:57 tout ça, toutes ces caractéristiques
01:26:59 ont été prouvées et il va
01:27:01 se rebeller contre son
01:27:03 environnement, en fait il perd de l'empathie
01:27:05 on parle beaucoup de l'empathie aujourd'hui
01:27:07 donc aujourd'hui il y a cette
01:27:09 peur, les enfants font peur
01:27:11 alors ils font peur, on veut revenir
01:27:13 en appuiant, on est à la force
01:27:15 on se rend pas compte que nos enfants ont besoin d'empathie
01:27:17 - Mais quand ils n'ont plus justement cette empathie
01:27:19 Docteur Antier, quand ils n'ont plus du tout cette empathie
01:27:21 comme malheureusement c'est le cas chez les sans-âmes
01:27:23 - Parce qu'il y a des enfants naturellement plus empathiques que d'autres
01:27:25 - Comme ta petite fille par exemple
01:27:27 - Non
01:27:29 - Je parle même pas de ma petite fille, je suis pas un artistique à ce point
01:27:31 - Alors attendez, excusez-moi
01:27:33 mais si vous vous écartez
01:27:35 je vais pas bien vous répondre, parce que des enfants
01:27:37 qui sont plus difficiles, "ah oui mais le mien
01:27:39 il était difficile, ah oui mais le mien
01:27:41 il avait mauvais caractère et moi j'avais mauvais"
01:27:43 Non, il y a maintenant
01:27:45 aussi dans les sciences, et je remercie Françoise
01:27:47 de me traiter en médecin qui va
01:27:49 par les sciences, vous avez l'épigénétique
01:27:51 qui montre que
01:27:53 on peut modifier les gènes, on peut leur permettre
01:27:55 de s'exprimer, donc le petit
01:27:57 qui a les gènes de l'affreux oncle Jules
01:27:59 et qui risque d'être violent
01:28:01 je sais pas quoi, si on
01:28:03 le prend comme il faut
01:28:05 et bien on va empêcher ses gènes de s'exprimer
01:28:07 ou on va à moins de rire leur expression
01:28:09 donc on va pas penser que
01:28:11 c'est une fatalité le caractère
01:28:13 et ça nous donne un bon prétexte pour taper
01:28:15 non, c'est trop facile
01:28:17 - Philippe Ediger veut réagir
01:28:19 - Alors, vous m'avez dit, excusez-moi
01:28:21 ce qu'on fait devant ces grands
01:28:23 - Oui parce que la question de Philippe
01:28:25 elle est juste
01:28:27 - Si il frappe votre femme, vous êtes le père
01:28:29 vous allez pas dire "bah écoute, vas-y continue
01:28:31 parce que faut pas que je te crie dessus et faut que je passe rien"
01:28:33 et c'est de l'annonce assistante, ça fait ça dans le danger
01:28:35 - Mais non, parce que
01:28:37 vous savez, ne pas taper ça ne veut pas dire
01:28:39 être laxiste
01:28:41 - Mais si vous le voyez
01:28:43 qui tape sa mère ou son frère ou sa soeur
01:28:45 vous faites quoi ?
01:28:47 - Et bien vous le tapez, vous
01:28:49 voyez, il re-tape, c'est pas une solution
01:28:51 pourquoi vous croyez que c'est une solution d'être violent ?
01:28:53 - Mais vous faites quoi ?
01:28:55 - Il revient encore plus violent
01:28:57 - Moi j'ai pas la solution, la solution c'est quoi avec un ado violent ?
01:28:59 avec sa famille
01:29:01 c'est quoi la solution ? Parce que je n'ai pas
01:29:03 alors je vous la pose
01:29:05 - Bien sûr, alors la loi
01:29:07 elle a surtout un travail pédagogique
01:29:09 et préventif
01:29:11 puisqu'elle parle de l'autorité parentale
01:29:13 donc c'est pour les petits, parce que les grands
01:29:15 l'autorité parentale, évidemment
01:29:17 c'est trop tard, ils n'obéissent plus aux parents
01:29:19 et justement tout ce que vous avez
01:29:21 fait dans la petite enfance, au moment où
01:29:23 ils ont 13 ans, 14 ans
01:29:25 et bien vous avez un enfant vraiment délicieux
01:29:27 moi je vous parle avec 50 ans
01:29:29 de pratique, je suis les bébés de mes bébés
01:29:31 - Mais il a 6 enfants
01:29:33 - Je peux voir
01:29:35 que je vérifie
01:29:37 - Edwige Gentier - Alors qu'est-ce qu'on en fait ?
01:29:39 Moi je dis qu'il faut l'exclure
01:29:41 de ce contact
01:29:43 et donc il faut lui dire
01:29:45 eh bien moi je le reçois à ce moment-là
01:29:47 en entretien personnalisé et en lui disant
01:29:49 t'es vraiment très énervé
01:29:51 tu fais des choses
01:29:53 que je pense que tu n'aimerais pas les avoir faites
01:29:55 et comment on va faire maintenant ?
01:29:57 Parce qu'on ne peut pas rester dans une famille
01:29:59 où on tape sa mère et son père
01:30:01 c'est juste pas possible
01:30:03 donc comment on va faire ? Et je discute avec lui
01:30:05 est-ce que tu veux aller en pension ?
01:30:07 Parce que peut-être
01:30:09 un an de pension, ça te mettra
01:30:11 un peu un cadre et ça ira
01:30:13 beaucoup mieux. Est-ce que tu veux
01:30:15 avoir une psychothérapie qui va
01:30:17 t'empêcher de taper comme ça ?
01:30:19 Te retenir ?
01:30:21 Qu'est-ce que tu veux faire ? Je vais discuter avec lui
01:30:23 mais vous savez on y arrive très bien
01:30:25 il faut juste le respecter
01:30:27 et comprendre que c'est une vraie personne
01:30:29 en général ils se mettent à pleurer bien sûr
01:30:31 mais on arrive à parler.
01:30:33 - Philippe Bigard - Edwige Gentier
01:30:35 au fond en vous écoutant
01:30:37 je me demande si vous ne
01:30:39 sous-estimez pas
01:30:41 que chez l'humain
01:30:43 non pas le désir
01:30:45 de corriger mais
01:30:47 parfois les difficultés
01:30:49 de correspondre à ce que vous
01:30:51 développez et que je crois
01:30:53 totalement exact. Est-ce qu'au fond
01:30:55 il ne faudrait pas imaginer
01:30:57 une éducation permanente
01:30:59 des parents, enfin d'un certain nombre
01:31:01 de parents pour leur dire
01:31:03 qu'on peut arriver
01:31:05 à cette forme de sérénité
01:31:07 éducative
01:31:09 qui si j'ai bien compris
01:31:11 n'exclu pas tout de même
01:31:13 une forme d'autorité ?
01:31:15 - Marie-Claude Lévy - Bien sûr totalement d'autorité
01:31:19 je vous dis je soigne les bébés
01:31:21 de mes bébés j'ai du recul j'ai 7 petits-enfants
01:31:23 donc personne n'a jamais pris cas
01:31:25 et comment ça se passe
01:31:27 il faut vraiment connaître
01:31:29 le développement de l'enfant et donc être bien
01:31:31 accompagné comme vous dites parce que quand je montre
01:31:33 aux parents
01:31:35 un cerveau
01:31:37 je sais que le système l'imbibe, le système
01:31:39 des humeurs, comment on le calme
01:31:41 et en tapant pas sur l'enfant
01:31:43 de 3 ans, de 4 ans qui fait une colère
01:31:45 mais en sachant le calmer
01:31:47 donc c'est vrai que c'est une aide à la parentalité
01:31:49 comme ils font dans les pays nordiques
01:31:51 bien sûr et vous savez on a
01:31:53 tout le système, vous avez dans les crèches
01:31:55 des professionnels qui sont formés
01:31:57 vous avez dans les écoles
01:31:59 des psychologues, vous avez les pédiatres
01:32:01 vous avez les PMI qui vont jusqu'à 6 ans
01:32:03 et puis ensuite les psychologues
01:32:05 scolaires. Donc on est un pays
01:32:07 qui a un bon maillage
01:32:09 la CAF aussi a des réseaux d'AIDA parentalisés
01:32:11 Est-ce qu'il y a un âge où c'est
01:32:13 entre guillemets moins traumatisant
01:32:15 un adolescent c'est pas un enfant
01:32:17 effectivement taper un enfant de 5 ans et taper
01:32:19 voilà donner le fessé à un
01:32:21 ado de 14 ans, réégale 6 ans
01:32:23 c'est peut-être pas la même chose si
01:32:25 c'est une question que je me pose
01:32:27 Oui l'ado on va lui donner une gifle mais c'est très humiliant
01:32:29 et d'où on se permet
01:32:31 est-ce que vous, on se permettrait
01:32:33 vis-à-vis de vous, c'est encore pire
01:32:35 c'est un cerveau en développement
01:32:37 et le cerveau il est vraiment
01:32:39 terminé à 25 ans
01:32:41 nos ados ils ont encore la myéline
01:32:43 là qui n'est pas finie
01:32:45 donc on le voit sur les ERM du cerveau
01:32:47 donc non il est très fragile
01:32:49 au contraire, c'est un âge où il faut
01:32:51 vraiment faire très attention
01:32:53 moi je vous dis, cette loi
01:32:55 elle a été très réfléchie, le conseil
01:32:57 de l'Europe
01:32:59 la recommande et
01:33:01 chaque parent qui vous écoute
01:33:03 je vous remercie beaucoup
01:33:05 parce que je pense qu'ils auront réfléchi
01:33:07 et regardez bien
01:33:09 le film qui va avec la campagne
01:33:11 ça vous a fait réfléchir ?
01:33:13 ça vous a fait échanger d'avis ?
01:33:15 Non, j'ai l'impression qu'on est dans les caricatures
01:33:17 on nous parle d'abord de bébé
01:33:19 évidemment
01:33:21 après on a l'impression que c'est systématique
01:33:23 tout ça est un problème
01:33:25 d'équilibre, évidemment
01:33:27 l'éducation qu'on va donner
01:33:29 va apprendre à l'enfant
01:33:31 à obéir, parce que l'enfant doit obéir
01:33:33 c'est pas un petit maître, c'est pas un petit dieu
01:33:35 on n'a pas besoin forcément
01:33:37 d'avoir un geste qui soit un geste
01:33:39 brutal, mais pour certains
01:33:41 un geste physique, de temps en temps
01:33:43 ça évite d'en avoir d'autres
01:33:45 et ça fait partie de la vie
01:33:47 et d'ailleurs aujourd'hui
01:33:49 on voit des générations qui arrivent
01:33:51 on n'a jamais de frustration, jamais de non
01:33:53 jamais d'empêchement
01:33:55 et ce sont des petits monstres qui sont en train de nous mettre
01:33:57 une société à feu et à sang
01:33:59 parce qu'ils sont monstrueux
01:34:01 parce qu'on l'aura jamais
01:34:03 et c'est juste un travail d'équilibre
01:34:05 on va pas traiter de la même façon
01:34:07 c'est un vrai sujet
01:34:09 c'est un sujet apocalyptique
01:34:11 regardez, mais à la raison du gentil Alé dans les sociétés
01:34:13 d'Europe du Nord, où effectivement
01:34:15 ils sont toujours parfaits
01:34:17 ils sont toujours parfaits sur le point économique
01:34:19 parce qu'ils ont adopté
01:34:21 une attitude humaniste
01:34:23 pourtant ils ont un des taux de suicide les plus élevés du monde
01:34:25 mais bien sûr, comme ils ont...
01:34:27 - Mais c'est parce qu'il n'y a pas de soleil
01:34:29 - Il s'est rien à voir avec ça
01:34:31 - C'est qu'à cause du soleil
01:34:33 - Non mais vraiment honnêtement
01:34:35 la France réacte contre la France progressiste
01:34:37 - Non
01:34:39 - Je vous remercie, on est pas encore dans la caricature
01:34:41 - Je blague
01:34:43 - On a passé le timing
01:34:45 Merci beaucoup Edwige Antier, pédiatre
01:34:47 et ancienne députée, merci
01:34:49 Philippe Bigère
01:34:51 - Françoise de Goy qui est partie à la désertique
01:34:53 - Elle a dit ses règles
01:34:55 - Joseph Touvel, tout de suite
01:34:57 les vrais voix de l'emploi et on va recevoir
01:34:59 une belle entreprise française, Total Energy
01:35:01 qui crée 15 000 emplois
01:35:03 cette année et il y a énormément d'emplois
01:35:05 notamment dans les énergies renouvelables
01:35:07 - Ils payent leurs emplois en France bien sûr

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