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00:00Générique
00:23Bonsoir.
00:25« Chaque civilisation », écrit Georges Duhamel, « a les ordures qu'elle mérite ».
00:31La citation tirée de l'essai du médecin-écrivain et poète français Querelle de Famille
00:36est précisément sujette à la Querelle,
00:39tant elle déplait jusqu'au dégoût à toutes les civilisations.
00:43Mais qu'importe, c'est la vérité qui blesse, notamment dans le contexte camerounais,
00:48où les villes sont au seuil du cancer du poumon,
00:51tellement on y respire mal à cause des reliefs d'ordures à perte de vue.
00:56Ces déchets sont le témoignage de l'inefficacité,
00:59voire de l'insuffisance des réponses publiques et privées
01:02aux problèmes d'hygiène et de salubrité,
01:05autant qu'ils sont le reflet de nos habitudes, nous les Camerounais,
01:10nos habitudes qui tiennent la propreté pour un luxe, une affaire des autres.
01:15La situation est si grave ces dernières années
01:18qu'elle est devenue un problème de santé publique
01:21au-delà de l'esthétique des villes.
01:23Dans cette atmosphère malsaine, une bouffée d'oxygène est venue
01:27cette semaine du ministère de l'Environnement,
01:30où se tenait une réunion sur la création d'une entreprise à capitaux mixtes
01:34dédiée justement au traitement des déchets dans le pays.
01:38On va dire qu'il était temps.
01:40En plus des ordures qui interpellent ce département ministériel et tant d'autres,
01:44par ailleurs, il y a les affres du changement climatique
01:48avec des nouvelles plutôt alarmantes ces derniers temps.
01:52Il en est ainsi des rapports de l'Organisation météorologique mondiale
01:56qui nous apprend que 2023 aura été l'année la plus brûlante de l'histoire
02:02depuis que cette terre est terre.
02:04Il en est de même des bulletins d'alerte
02:07de l'Observatoire national pour les changements climatiques
02:10qui nous enseignent que désormais, après la pluie, ce n'est pas forcément le beau temps.
02:16Que faire ? Que va-t-on faire ? Et qu'a-t-on même déjà fait ?
02:20Les questions tombent comme une pluie de saison
02:23sur un homme réputé imperturbable qu'il neige ou qu'il pleuve.
02:28C'est un administrateur civil principal hors échelle,
02:31diplômé de l'ENAM et de l'Institut international d'administration publique de Paris.
02:36C'est un haut cadre dont la première entrée au gouvernement remonte à 1978, il y a 46 ans,
02:43comme vice-ministre en charge des finances.
02:46C'est depuis le 9 décembre 2011,
02:49le ministre de l'environnement, de la protection de la nature et du développement durable.
02:55Et tout cela, c'est vous, Pierre Ely. Bonsoir et bienvenue.
03:00Bonsoir.
03:01Comment allez-vous ?
03:02Très bien, par la grâce de Dieu.
03:04Alors, est-ce que vous faites des champs en ville ou alors dans votre village ?
03:10La question est intéressante.
03:14Je pense que cette question peut être posée à n'importe qui.
03:17Est-ce qu'en étant ici à Yaoudé, on a des champs ici ou bien on en est au village ?
03:22Je dirais que oui, puisque en réalité, les réalités nous suivent partout où nous sommes.
03:29Ce que nous avons comme qualités ou défauts, on les déploie aussi bien en ville, là où on est,
03:36ou alors là d'où l'on vient, pour dire que partout, je suis présent.
03:42Beaucoup de Camerounais pensent que votre ministère est là justement pour nous empêcher de faire les champs
03:48et de jouir des ressources de la nature, de la biodiversité et ainsi de suite.
03:54C'est une mission qui semble caricaturale. Est-ce que c'est ça, la mission du ministère de l'Environnement ?
04:01Oui, c'est une caricature, c'est très bien dit, puisque notre mission est dictée par les textes,
04:08n'importe quelle interdiction qui concerne les champs.
04:12Et nous, à notre niveau, nous indiquons les voies à suivre pour éviter que ça apporte préjudice aux populations.
04:20Parce qu'on parle de la protection de la nature ou de l'environnement, c'est pour dire qu'on s'intéresse à l'homme,
04:27donc ce n'est pas pour sacrifier l'homme pour tel ou tel, nous nous intéressons à cela.
04:33On n'est pas là pour empêcher, mais pour orienter, pour aider, pour guider, pour que la nature soit préservée.
04:40Et ça, nous le faisons, dans le contexte que nous connaissons très bien, dans notre constitution.
04:46Le préambule dit très bien ceci, tout citoyen a droit à un environnement sain.
04:53Donc mon travail s'emploie à faire de cette sorte que chaque Cameroonien ait un environnement sain, ça c'est mon travail.
05:02Plusieurs ministères s'occupent des questions, on va dire, proches des vôtres.
05:06Parfois même, ce sont les mêmes activités.
05:10Je ne prends que le ministère des forêts, qui occupe par ailleurs le même immeuble ministériel que vous.
05:18Est-ce que vous ne vous marchez pas quelquefois sur les pieds ?
05:23Non, nous ne le faisons pas, parce qu'effectivement chacun, à son niveau, respecte les textes qui prend l'organisation de son ministère.
05:31Le ministère des forêts et de la faune, comme son nom l'indique, concerne la forêt et la faune,
05:38qui pour nous, au niveau de l'environnement, constituent des éléments de la nature, quelques éléments de la nature.
05:46Les forêts, la faune, nous avons également d'autres organismes qui font partie de la nature, mais qui ne sont pas les forêts ou la faune.
05:55Donc ça fait deux éléments. Et nous avions pensé, effectivement, qu'on se complète. Il n'y a pas de conflit de compétences, comme cela se dit.
06:04Les textes, on déclare. Et nous faisons travail dans l'harmonie, sans que cela puisse gêner qui que ce soit dans la connaissance de son devoir,
06:14qui est prescrit dans le texte organique de ces différents ministères. Il n'y a pas de problème à ce niveau-là.
06:20Monsieur le ministre, malgré tout ce qu'on dit dans les médias, dans les politiques et les discours publics,
06:27beaucoup de Camerounais continuent de croire que les changements climatiques, c'est une affaire des Blancs, une affaire des autres.
06:34Est-ce que vous pouvez essayer de nous rappeler brièvement quelques effets des changements climatiques au Cameroun, pour qu'ils en prennent conscience ?
06:45Oui, je pense que les Blancs, ce n'est pas eux qui ont apporté le climat. Nous vivons dans un climat. Cela dépend donc de comment se présente ce climat.
06:57Je dirais qu'avant l'ère industrielle, l'ère industrielle avant, les émissions de gaz à effet de serre émises par les océans et les forêts
07:08étaient séquestrées par un mécanisme qui permettait d'avoir un équilibre. Cela veut dire qu'en ce moment-là, la concentration de gaz à effet de serre était de l'ordre de 280 ppm,
07:22alors qu'à l'heure actuelle, il est de plus de 400. C'est très énorme. C'est pour dire que maintenant, les émissions émises ne sont plus contrôlées.
07:32C'est ce qui cause ce qu'on appelle le changement climatique. Mais avant, il y avait un équilibre naturel qui existait sans que personne ne se plaigne.
07:40Mais maintenant, on le fait passer. Cet équilibre qu'on avait observé pendant l'ère préindustrielle n'avait pas de problème.
07:50On vivait en harmonie avec la nature. Le climat était conforme aux aspirations de l'homme. Cela ne gênait personne, pas à cause de maladie ou de peur de la biodiversité.
08:01Il y avait un équilibre qui était observé. Maintenant, l'ère industrielle, où se sont développées des actions qui émettent beaucoup plus de gaz à effet de serre,
08:14qui ne sont plus absorbées de façon naturelle, font en sorte qu'effectivement, nous assistons à un climat chaud. Le climat, c'est quoi ? C'est le temps qu'il fait.
08:26Pour le Camerounais qui est à Molondou, à Cosa ou même à Ndeng Ndeng, il doit comprendre à travers ses effets.
08:39C'est-à-dire, qu'est-ce qui change au Cameroun du fait de ces variations du climat ?
08:45Bon, disons, il ne peut pas expliquer. On constate toujours qu'il fait plus chaud. On étouffe. Alors que dans le bon vieux temps, ce n'était pas la même chose.
08:55La vie ne se vit plus agréablement comme dans le vieux temps. Maintenant, on étouffe, on a la chaleur. Comme les Britanniques l'indiquent par l'ONAC, en 2023, le plus chaud.
09:09L'Observatoire national pour le changement climatique.
09:11Absolument. L'année 2023, c'est l'année la plus chaude. Mais si nous ne faisons pas attention, on aura des années encore plus chaudes que celles de 2023.
09:21C'est pour ça que nous sommes avertis. Nous sommes invités à faire barrière à ces changements climatiques en réduisant les gaz à effet de serre.
09:31Le gaz à effet de serre, c'est le sodium. Et pourquoi appeler ça le gaz à effet de serre ? Ceux qui ont eu l'occasion de voir dans les jardins des espèces de plantes avec des bâches où il fait une température constante.
09:53Cela veut dire que le soleil qui envoie les rayons, tout n'est pas réfléchi. Maintenant, le gaz à effet de serre dans la troposphère est conçu comme un effet de serre.
10:10Ce qui fait que le soleil qui envoie sa chaleur à nous, les effets ne peuvent plus remonter. C'est bloqué par ce gaz-là, par le CO2, qui agit comme le gaz à effet de serre. C'est un peu dans ce sens-là.
10:30Est-ce que c'est ce changement-là qui cause la progression du désert au Cameroun, notamment dans la partie septentrionale ?
10:42Bien sûr que oui. En dehors de ça, il faut aussi accuser le comportement humain. Si on se met à déforester en désordre, nous faisons la cause du changement climatique, le gaz à effet de serre.
11:00Parce qu'effectivement, nous savons que les forêts séquestrent le carbone. Si on les détruit, les gaz sont libérés et deviennent plus importants. Et là, nous avons ce genre de problème.
11:13Donc en dehors du climat, il y a les effets humains qui s'ajoutent, qui font que le climat soit plus chaud, la vie pas agréable à vivre. Donc en réalité, il n'y a pas que le climat, mais il y a aussi nous, les hommes, nos comportements.
11:30Et quelle est la stratégie du Cameroun pour faire face à ces changements climatiques ?
11:36Pour ce qui est du Cameroun, il faut se rappeler qu'il y a eu des conventions qui ont été signées par différents pays pour faire face au changement climatique, à la lutte contre la dégrification, aux pollutions, etc.
11:52Le Cameroun fait partie. C'est-à-dire qu'à notre niveau, on est conscient, on se bat pour que cela ne soit pas ici. Mais c'est un travail global qui demande que tout le monde intervienne. Dans ce pays, il s'agit d'intervenir chacun à son niveau.
12:11Cela veut dire qu'à l'heure actuelle, si vous déforestez, vous enlevez cette possibilité de séquestrer le carbone par les forêts. Et là, ça libère encore davantage tout ce qui est CO2. Donc la cause est à la fois humaine, beaucoup essentiellement humaine, mais naturellement, il n'y a plus de phénomènes qui permettent de séquestrer automatiquement les gaz de forêt. Il n'y a que les forêts.
12:38Quelles sont les préconisations gouvernementales dans un document par exemple comme la SND30 ? Qu'est-ce qui est prévu au titre des changements climatiques ?
12:50Comme nous avons quatre programmes au niveau du ministère, nous avons le changement climatique, l'économisation, la biodiversité, le développement durable et la pollution. Ce sont des actions qui sont menées dans le cadre de la stratégie 2030.
13:14Et nous disons que nous avons pris l'engagement au niveau international dans le cadre de la SND30 de réduire nos effets de serre à hauteur de 35%, donc 23% conditionnés à l'aide internationale et 12% par les efforts internes.
13:36Voilà ce qui est prévu comme lutte contre le changement climatique par l'Etat. Et effectivement cela demande de l'argent puisque si on se rappelle, les pays développés depuis Copenhague ont mis sur pied un fonds pour aider les pays à lutter contre le changement climatique.
14:01Ils se font alimenter à hauteur de 100 milliards de dollars par an depuis la cour de Copenhague. Et c'est tout ça plus court.
14:09Cet argent est toujours annoncé mais est-ce que nous le voyons ? Est-ce que le Cameroun en bénéficie ?
14:14Voilà le véritable problème puisque quand nous avons fait le bilan de nos actions 2015-2020, sur 117 milliards dépensés. Nous, les efforts internes étaient de 84 milliards et les apports externes presque 34.
14:39Ce qui fait qu'on assiste à une marche inverse à celle que nous attendions. On s'attendait à ce que les apports internationaux soient plus importants par rapport à ce que nous faisons.
14:54Mais cet inventaire, sur une base, nous montre effectivement l'argent.
15:02Il y a plus de discours et de promesses à l'international que de financement.
15:06Effectivement. Après que j'ai été par la grève du lieu, dans les conventions où je me suis envoyé, il y a toujours de très belles promesses. On applaudit.
15:22Maintenant, rendu à ce stade aujourd'hui, nous trouvons que les paroles sont abondantes, belles, convaincantes, mais elles ne sont pas suivies des faits.
15:34Ce qui fait qu'à l'heure actuelle, nous avons à Dubaï, nous Camerounais, réfléchi.
15:44Puisque nous ne sommes pas auteurs de tant de missions de gaz à effet de serre. Nous sommes victimes.
15:55Dans ces conditions-là, nous allons transformer les contraintes climatiques en opportunités de développement.
16:02Et nous avons fait comprendre clairement à nos amis, les pays occidentaux, et qui polluent essentiellement.
16:10Puis désormais, nous aussi, on va mettre nos accents sur notre développement interne.
16:16Parce que pendant que nous protégeons, pendant que nous séquestrons par nos forêts le gaz à effet de serre, les autres ne font pas ce genre d'efforts.
16:28Ils ne font que se développer. Mais nous, nos forêts, au lieu d'être orientées vers notre développement, on les garde pour séquestrer le carbone.
16:36Nous avons dit non, il faut que nous voyons le problème autrement.
16:39Transformer en opportunités de développement.
16:42Qu'est-ce que ça veut dire ?
16:44Ça veut dire que si, dans nos forêts, nous trouvons qu'il y a en dessous, des mines d'or, plus rentables que la conservation d'une forêt,
16:53nous allons donc détruire ces forêts-là, pour que nous puissions nous être développés.
17:00Parce que les trois bassins, que ce soit l'Amazon, ou bien le Congo, ou bien l'Asie, c'est nous qui sommes, nous faisons ce travail.
17:11Mais ailleurs, nous constatons une déforestation abondante pour le bien de ces populations.
17:17Alors nous voulons faire comme les autres aussi, pour que nous puissions mettre l'accent sur notre développement.
17:24Parce que sinon, on ne va pas rester seulement à conserver pour lutter contre le changement climatique.
17:29Il faut que nous puissions, nous aussi, nous développer.
17:32C'est pour ça que nous ne voulons pas que cela soit une obligation de conserver quoi que ce soit pour le climat.
17:38Il faut mettre en priorité notre développement.
17:43Monsieur le ministre, avant de poursuivre cet entretien, je voudrais vous proposer de suivre un élément d'actualité de la semaine.
17:51Vous savez qu'à la suite des décrets du président de la République, il y a donc eu de nouveaux responsables à la tête de certaines universités,
18:00notamment un président du conseil d'administration à l'université de Douala,
18:05et des recteurs à l'université de Berthois, de Yaoundé 1 et de Yaoundé 2.
18:12Voici la mouture de leurs installations et la feuille de route tracée par le ministre d'Etat, le professeur Jacques Fahmendongo,
18:20dans cet élément que je vous invite à regarder.
18:24Je vous déclare sereinement installé...
18:27Le professeur Guillaume Ekambi Dibongué vient ainsi d'être installé dans ses fonctions de président du conseil d'administration de l'université de Douala.
18:36L'occasion pour le ministre d'Etat, ministre de l'Enseignement supérieur, chancelier des ordres académiques, de souligner les défis qui interpellent le promu.
18:44Le professeur Jacques Fahmendongo a par ailleurs tenu à remercier le professeur Théophile Gandompondo,
18:50qui a présidé le conseil d'administration de cette institution universitaire pendant près de 15 ans.
18:56De son côté, le recteur de l'université, le professeur Magouarondoua, s'est dit heureux de la nomination de son ancien vice-recteur,
19:04chargé de la recherche, de la coopération et des relations avec les entreprises.
19:09Cette promotion donne au PCA l'occasion de poursuivre le travail entrepris, a-t-il martelé ?
19:15Le PCA a exprimé toute sa reconnaissance.
19:18Seul l'intérêt commun doit triompher et c'est pour ça que la République et la communauté savoir ont confié ces responsabilités.
19:29Le nouveau président du conseil d'administration de l'université de Douala, par ailleurs conseiller spécial d'Ungondo,
19:35a reçu l'aution des notables du canton aqua dont il est natif.
19:39Je vous déclare solennellement installé dans vos fonctions de recteur de l'université de Bétois.
19:50Le professeur Diédonné Emmanuel Pegnien, désormais aux commandes de l'université de Bétois,
19:54est un chimiste de formation qui occupait, jusqu'à sa nomination, le 9 avril dernier, par le chef de l'État,
20:00le poste de directeur des accréditations universitaires et de la qualité au ministère de l'enseignement supérieur.
20:06Selon le ministre d'État, ministre de l'enseignement supérieur, le nouveau recteur est une tête bien faite et bien pleine
20:12qui saura trouver la formule magique pour catalyser l'émergence de l'université du Soleil Levant.
20:17En langue de Bassa, Pegnien veut dire la sagesse qui terrasse la mort.
20:24Il s'agit de la mort scientifique.
20:27Il est donc venu ici, envoyé par le chef de l'État, son excellence,
20:34avec la sagesse qui amène la science, la lumière, la compétence, la connaissance, l'éfficiency.
20:47Le fils d'un homme, dans la Saint-Denis-en-Maritime, région du littoral,
20:50remplace le recteur Rémy Magouarétois, nommé à la tête de l'université de Yaoundé 1,
20:54et dont l'engagement a posé les bases solides d'une université futuriste à Bétois,
21:00a été salué à sa juste mesure en présence du ministre Ngalé Biberé,
21:04François Ouakata, en manges d'hommes du PCA de l'Université Bena-Ouangolo et du gouverneur Grégoire Vongo.
21:10Les autorités traditionnelles de l'Est et du littoral ont remis des présents au recteur
21:14en train sortant ainsi qu'au ministre de l'enseignement supérieur, le professeur Jarfa Médongo,
21:18qui a débuté son séjour à l'Est par la visite des chantiers et des infrastructures de l'université de Bétois,
21:23en Dumbi, dans l'arrondissement de Ndiang, et à Yadia, dans l'arrondissement de Bétois II.
21:29Du soleil levant aux sept collines, le calcul mérite une ascension fulgurante.
21:34Le spécialiste des mathématiques appliquées, le professeur Rémy Magouarétois,
21:38prend les règnes de la catégorie du savoir de Yaoundé 1.
21:43Âgé de 56 ans, le nouveau recteur est une formule mathématique originale
21:47pour propulser l'institution vers la qualité.
21:50Il est titulaire d'un 2A en mathématiques et d'un PhD en mathématiques appliquées
21:54dans le domaine du système dynamique, obtenu à l'Université de Montréal, au Canada.
21:59Dans une ambiance festive et solennelle, marquée par la présence de nombreuses personnalités,
22:04le natif de Bibaïvo, l'arrondissement de Biwamboulou, département de la villa, région du Sud,
22:09a reçu l'ancien de ses ancêtres, celle qui le permettra de mener à bien sa feuille de route.
22:14Et là, les recommandations sont claires.
22:32Le professeur Rémy Magouarétois a par ailleurs occupé de nombreux postes administratifs,
22:37recteur de l'Université de Berthois, directeur de l'École nationale supérieure polytechnique
22:42de l'Université de Yaoundé 1 et sous-directeur de la Diplomation et l'Authentification
22:46au ministère de l'Enseignement supérieur.
22:4925 000 étudiants, 5 établissements dont 2 facultés et 3 grandes écoles.
22:54L'Université de Yaoundé 2, dont le campus principal est à Soa,
22:58accueille avec cette cérémonie son huitième recteur depuis sa création en 1993.
23:04Aux commandes pour confier cette nouvelle charge au professeur Richard Laurent Ongba,
23:08le ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur.
23:11L'Université de Yaoundé 2 se doit de rayonner et de s'illustrer à l'échelle régionale, nationale
23:20et évidemment internationale par la qualité de la formation et le niveau de la production scientifique,
23:27d'investir et de s'investir dans la mise en place de l'éducation 4.0
23:34avec le démarrage des activités du centre de développement du numérique universitaire.
23:41C'est un universitaire spécialisé en littérature française qu'on parie.
23:45Directeur du développement de l'enseignement supérieur avant sa nomination le 9 avril dernier,
23:49qui doit poursuivre le chantier du Technipôle social,
23:52commencé par son prédécesseur, le professeur Adolphe Minkwase.
23:55Assurance qualité, numérisation et employabilité des étudiants,
23:59des exigences qui ont été répétées plusieurs fois dans cette salle des actes de l'Université de Yaoundé 2
24:04avec ce rappel crucial que tout se passe toujours dans un climat de paix et de concorde
24:09pour le rayonnement de cette institution.
24:13Est-ce qu'il y a des activités que vous menez en lien avec les universités
24:19ou peut-être des attentes dans le cadre de vos missions pour réagir à l'élément que nous venons de suivre ?
24:26Nous disons que les universités comme les écoles de formation
24:32sont des centres par excellence pour nous permettre de communiquer
24:38et pour qu'à travers eux le message atteigne le maximum de population.
24:45Donc nous sommes en relation directe avec les universités et même les lycées et collèges.
24:51Monsieur le ministre, je voudrais maintenant que vous puissiez un peu nous expliquer
24:55ce que vous faites pour, disons, lutter contre les changements climatiques.
25:01Parce que quand on observe par exemple dans les villages,
25:04on se rend compte que les feux de blouse continuent,
25:08avec les mêmes pratiques culturales,
25:10les gens continuent même de faire la chasse en mettant le feu dans la forêt et ainsi de suite.
25:17On s'est interrogé sur les actions du ministère dont vous avez la charge
25:25pour lutter contre les changements climatiques.
25:28D'abord sur le plan de texte.
25:32Nous avons, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques,
25:36plus d'engagement dans le cadre de notre coalition de délégués au niveau national.
25:40Cela veut dire que d'ici 2030, il faudrait que nous ayons réduit,
25:45disons, nos offerts de gaz à effet de serre de 35%.
25:49Et ça, comme tout pays, nous avons notre CDN,
25:53la Coalition de Délégués au Niveau National,
25:55ça c'est un carivage de travail qui interpelle tous les secteurs.
25:59En dehors de ça, nous avons notre plan pour l'adaptation.
26:03C'est aussi un programme qui existe.
26:06Mais nous avons également les différentes conventions
26:10que nous suivons à travers les conférences du parti.
26:14Maintenant, au niveau local également, ce que nous faisons,
26:19pour ce qui est, par exemple, de lutte contre la lésification,
26:22nous avons réveillé une pratique qui date de 1975,
26:28c'est le Sahel Vert.
26:30À travers l'opération Sahel Vert.
26:32Et le président de la République m'a demandé de relancer
26:36l'opération Sahel Vert en 2008.
26:38Je l'ai relancée, ce qui fait que chaque année,
26:41nous débloquons de fonds pour reboiser certains espaces déserts.
26:47Nous le faisons régulièrement.
26:48Ça, c'est pour ce que nous faisons.
26:52On a quand même le sentiment, à propos de l'opération Sahel Vert,
26:55que ce n'est pas un succès éclatant,
26:57puisque le désert poursuit sa progression.
27:00Pour ce programme-là, est-ce qu'il doit être revu ?
27:03Est-ce que vous avez vous-même le sentiment qu'il produit des résultats ?
27:10S'il y a des résultats, mais le problème provient du fait
27:14qu'effectivement, nous n'avons pas les moyens financiers
27:18à la hauteur de l'enjeu.
27:20Comprenez ?
27:21Nous avons, dans le cadre de Bonne Challenge,
27:26une chose qu'on appelle AFR 100.
27:32Ça veut dire que, pour nous, pays africain,
27:34on doit, disons, restaurer 100 millions d'hectares dégradés.
27:41Et on a fait une recensement chez nous.
27:44On trouve qu'on a 12 millions d'hectares dégradés à restaurer.
27:47Maintenant, il faut de l'argent.
27:49En dehors de Sahel Vert que nous faisons,
27:51il y a cette opération qui existe.
27:53Mais effectivement, nous sommes en quête de financement
27:55parce que ce que nous dégageons sur nos budgets pour reboiser,
28:00ce n'est pas suffisant.
28:01Ce n'est pas suffisant face à de l'ampleur, vous l'avez dit très bien.
28:04Donc, nous sommes en train de, en dehors des stratégies qui existent,
28:08avec nos moyens, nous cherchons des partenaires
28:11qui puissent nous aider à aller dans ce sens,
28:14reboiser les 12 millions d'hectares dégradés,
28:16accentuer la lutte contre la dégradation à travers le reboisement.
28:20Ça, c'est ce qui est fait au niveau de la déification.
28:24Et pour le sécurité du climat,
28:25nous avons notre comité de contribution au niveau national
28:29qui vise à réduire de 35% les dégâts de fer de serre d'ici 2030.
28:35Parlons un peu du sujet qui gêne les Camerounais.
28:39Lorsqu'on voit, par exemple, ces deux sujets-là,
28:43c'est les inondations et les déchets plastiques.
28:46On voit que le rythme et l'ampleur des inondations,
28:50principalement dans les grandes villes, dans le septentrion
28:54et le long de la côte littorale,
28:56cette ampleur-là est considérable.
29:02On voit également le niveau des ravages des déchets plastiques,
29:07malgré les mesures gouvernementales prises en 2012
29:10par vous-même et par votre homologue, le ministre des Commerces.
29:14On se demande ce qui manque finalement au gouvernement
29:17pour protéger réellement l'environnement et la nature.
29:22Est-ce que ce sont les moyens ?
29:24Est-ce que c'est un problème de planification ?
29:27Ou alors, il nous faut des politiques publiques plus adaptées ?
29:31De façon brute, c'est un problème de moyens.
29:33En assurant un réfléchi, les stratégies existent.
29:36C'est un problème de moyens.
29:39Pour ce qui est des inondations,
29:41on sait très bien que la Convention Ramsar sur les zones humides,
29:45dans les années 71,
29:48cette convention a été ratifiée par le Cameroun.
29:51Ce qui fait que nous servons chaque année,
29:53avec FAST, les journées des zones humides.
29:56Cela nous permet d'aller vers nos eaux
30:03pour lutter contre l'agitation d'eau,
30:05toutes les espèces envahissantes.
30:07Et nous le faisons de façon systématique.
30:10Mais ce n'est pas tout.
30:11C'est également un problème de moyens.
30:13Maintenant, nous avons,
30:16dans le cadre de la Convention internationale,
30:18nos aires protégées, marines.
30:20Certaines aires sont protégées.
30:23Maintenant, pour prévenir les inondations,
30:28nous avons les préliminaires.
30:30Nous savons qu'il ne va beaucoup plus y avoir
30:33les bulletins de l'ONAC.
30:37Mais alors, qu'est-ce que nous faisons ?
30:39Parce que souvent, on est averti,
30:41on ne prend pas le temps,
30:43on ne prend pas les fermes.
30:46Nous avons préconisé, dans ce cadre,
30:48les bulletins de l'ONAC, prévus,
30:51le glissement de terre à l'ouest.
30:53On n'a pas pris des dispositions,
30:55mais c'est là qu'il est arrivé.
30:57Ici, vers Biémassi, là-bas, à Siméon,
31:02nous avons eu également un problème.
31:04Cela avait été aussi informé,
31:07il a déjà été avisé.
31:09Mais il faut donc comprendre au sérieux
31:11tout ce qui est dit pour prévenir.
31:15Et pour ce qui est des inondations,
31:17on prend par exemple le cas de Maga,
31:19le problème que nous avons là-bas.
31:21Nous avons fait une étude d'un pacte environnemental
31:25stratégique et détaillé,
31:28qui indique que les actions entreprenantes
31:30peuvent éviter les inondations.
31:34C'est-à-dire qu'il faut orienter les eaux
31:37vers une certaine direction.
31:39Mais je pense que nous avons reçu
31:41des responsables de l'IAWA qui veulent se plaindre.
31:43Je dis non.
31:44On n'a pas respecté ce que nous avons préconisé.
31:47Pas question de moi, il faut respecter ce qu'on a.
31:50Parfois, on a le moyen,
31:51on n'oriente pas dans ce qui est dit.
31:54Nous comprenons ce qui s'est passé,
31:56mais pour éviter ces inondations,
31:58on peut éviter cette inondation
32:00en orientant les eaux vers des directions bien indiquées.
32:04Et on peut aussi poser des actions préventives
32:08qui empêchent que nous ayons autant de dégâts.
32:11Mais souvent, c'est dit,
32:13mais on ne suit pas ce qui a été préconisé.
32:16Et concernant les déchets,
32:18il me semble que vous aviez un projet ambitieux,
32:21certains l'ont trouvé même un peu luxueux,
32:24celui d'une bourse nationale des déchets.
32:27Ça veut dire quoi, M. le ministre ?
32:30C'est une bourse, c'est-à-dire que...
32:33Qu'est-ce que c'est, une bourse ?
32:35C'est une plateforme d'échange.
32:38Effectivement, c'est un marché
32:40où les uns vont vendre les déchets,
32:44les autres vont acheter pour fabriquer, valoriser.
32:48Qu'est-ce que je dis par là ?
32:50Dans une bourse de déchets,
32:52les déchets des uns deviennent la matière première des autres.
32:57Et le travail n'est pas né comme ça,
33:00ça a été longuement réfléchi.
33:03J'ai rappelé que dans l'un de nos projets,
33:06Lutte contre les déchets et les pollutions,
33:09cela figure en bonne place.
33:11Nous avons, en 2016,
33:13tenu ici à Yaoundé,
33:15les assises nationales des déchets,
33:18avec toutes les parties prenantes,
33:21et nous avons décidé qu'il faut mettre sur place
33:24la fonction des déchets en 2016.
33:26Est-ce qu'elle fonctionne ?
33:28Je suis en train de continuer mon raisonnement.
33:31Alors, nous avons travaillé dessus,
33:34et on a fait une étude de rentabilité.
33:37On a trouvé que c'est rentable,
33:40puisqu'effectivement, il y a des preneurs,
33:43et puis les déchets qui sont récupérés
33:46pourront être réutilisés,
33:48ou pour fabriquer des chaises en plastique,
33:51dont le marché est rentable.
33:54J'ai eu cette occasion,
33:56présente par le Premier ministre du gouvernement,
33:59qui m'a autorisé à présenter en Conseil du Cabinet
34:02ce projet de bourse des déchets,
34:04et je l'ai fait.
34:06Il nous a encouragé à aller de l'avant.
34:08Ce qui fait qu'il y a quelques jours,
34:10nous avons des gens qui ont déjà soumissionné,
34:13et des actionnaires qui ont déjà prononcé
34:15avec des actions de prise.
34:17On a pensé à une bourse
34:19avec un capital de 400-500 millions,
34:22mais il y a beaucoup, en dehors du temps,
34:24beaucoup d'autres ont déjà souscrit.
34:26Ce qui fait que, s'il peut dire,
34:28d'ici, au courant de cette année 2024,
34:32cette bourse va connaître,
34:34disons, sa création.
34:36Et c'est la dernière réunion
34:38qui a rassemblé les actionnaires
34:40de cette bourse-là
34:42qui nous a amenés à faire
34:44plus de clarté,
34:46et puis les statuts,
34:49donc nous allons saisir
34:51la hiérarchie avec les statuts
34:53qui ont été modifiés,
34:55acceptés par les actionnaires,
34:57pour qu'on donne
34:59une situation,
35:01la création, sur le plan juridique,
35:03la création d'une société anonyme
35:05de temps en temps, avec tant d'actions et tout,
35:07on sera plus précis.
35:09C'est là que vous avez parlé cette semaine,
35:11lors de la réunion que vous avez prise.
35:13Voilà, absolument.
35:15Donc maintenant, je pense que nous allons,
35:17disons, avoir
35:19l'espoir
35:21de voir cette bourse
35:23qui est longuement attendue,
35:25qu'on va voir le jour,
35:27et nous sommes dans cette joie d'avance,
35:29puisque tout le monde est d'accord,
35:31le PME nous a donné son feu vert,
35:33et les actionnaires sont très, très nombreux.
35:35Maintenant, nous allons demander
35:37qu'on trouve, sur le plan juridique,
35:39quel statut a été adopté
35:41pour la création de cette bourse.
35:43Je pense que, s'il peut dire,
35:45cette année 2024,
35:47la bourse va commencer à fonctionner.
35:49Le grave problème en matière des déchets,
35:51c'est celui du ramassage.
35:53Qu'est-ce qui est prévu dans le cadre
35:55de vos réflexions à propos du ramassage ?
35:57Bon, dans cette plateforme,
35:59vous ramassez les déchets
36:01que vous vendez
36:03parce qu'il y a une action commerciale.
36:05Vous, c'est-à-dire les citoyens camerounais ?
36:07Oui, oui. Toute personne qui ramasse des déchets,
36:09il est informé que,
36:11voilà, vous, sur la plateforme,
36:13vous voyez, à tel endroit, il y a les déchets.
36:15Déjà, à tel prix.
36:17Mais ceux qui veulent donc ces déchets-là
36:19entrent en contact, achètent.
36:21On met en action,
36:23en interaction,
36:25ceux qui détiennent les déchets
36:27et ceux qui veulent acheter les déchets.
36:29Et ce qui est bien,
36:31si même en interne,
36:33de ceux qui veulent utiliser,
36:35ils ne sont pas nombreux,
36:37c'est-à-dire qu'au niveau extérieur,
36:39nous avons trouvé des sociétés
36:41qui veulent
36:43qu'on leur donne ces déchets-là.
36:45Ça veut dire qu'à défaut
36:47d'être utilisé sur place,
36:49on pourrait même vendre à l'extérieur ces déchets.
36:51Donc ça va être un travail de ramassage,
36:53tout simplement.
36:55Et chacun trouvera son compte
36:57en ramassant et en vendant.
36:59Vous étiez, en fin d'année
37:01dernière, me semble-t-il,
37:03à la 28e Conférence des Nations Unies
37:05sur le climat,
37:07dénommée COP28,
37:09le Cameroun en tire quoi ?
37:11Le Cameroun a amené quoi
37:13de cette COP28 ?
37:15En faisant le bilan
37:17de ce qui est fait
37:19jusqu'à cette date à Dubaï,
37:21le bilan
37:23n'est pas élogé.
37:25Ce qui fait que
37:27les promesses faites ne sont pas respectées.
37:29Les fonds vers le climat
37:31n'ont pas de fonds qui nous aident
37:33à lutter contre le climat.
37:35Alors,
37:37certaines parties,
37:39pays-partis,
37:41telles que la France,
37:43avaient préconisé qu'on aille vers
37:47une économie
37:49basée sur l'énergie nucléaire.
37:51Donc on laisse maintenant
37:53de côté le forêt,
37:55on va donc sur l'énergie,
37:57pour laisser également
37:59les fossiles.
38:01Les énergies fossiles.
38:03Tout ça,
38:05ça fait que la réaction normale
38:07de nos amis
38:09arabes,
38:11qui détiennent ces ressources-là,
38:13personne ne peut abandonner si facilement
38:15ces richesses.
38:17Les énergies fossiles.
38:19Ils vont continuer,
38:21on ira lentement en abandonnant
38:23l'énergie fossile.
38:25Mais qu'est-ce qu'on fait en ce temps ?
38:27L'énergie.
38:29Mais de quelle manière
38:31nous retombons
38:33dans les mêmes problèmes
38:35qu'il y a cela quelques années ?
38:37Il y a des promesses, mais où est l'argent ?
38:39Qu'est-ce qui va se passer ?
38:41Donc comme bilan,
38:43ce qu'on a eu là-bas,
38:45il y avait le fonds
38:47pour perdre des dommages,
38:49ça a été créé,
38:51et puis déjà on commençait à soumissionner
38:53pour mettre de l'argent pour repérer
38:55les dommages dans les pays
38:57qui sont victimes du changement climatique.
38:59Ça c'est quelque chose de concret
39:01pour tout le monde,
39:03mais en dehors de ça,
39:05je pense que chacun est parti
39:07en disant qu'il faut se battre
39:09pour que nous aussi
39:11nous puissions nous développer.
39:13C'est pour ça que nous avons brandi
39:15ce slogan
39:17à Dubaï,
39:19qui a été suivi par bien des pays africains.
39:21C'est-à-dire transformer
39:23les opportunités,
39:25les contraintes
39:27climatiques,
39:29en opportunités
39:31de développement.
39:33Comme je l'ai dit tout à l'heure,
39:35il faut qu'on se tourne
39:37vers le développement de notre pays.
39:39Et je pense que ce qu'on a
39:41perdu, oui d'accord,
39:43mais avec une position très claire,
39:45il faut que nous puissions tout faire
39:47pour privilégier le développement de notre pays.
39:49Voilà ce que je peux dire.
39:51C'est le message que vous avez passé à Dubaï.
39:53J'aimerais vous entendre, M. le ministre
39:55des Structures, l'Observatoire national
39:57pour les changements climatiques
39:59et le comité interrégional
40:01de lutte contre la sécheresse
40:03au nord.
40:05Autant ces instruments donnent du relief
40:07à votre action
40:09et sont d'ailleurs
40:11à votre avantage,
40:13autant on s'interroge sur les moyens
40:15dont elles disposent
40:17pour leurs interventions.
40:19Je veux parler par exemple
40:21des équipements, des véhicules
40:23et même du budget.
40:25Vous leur donnez ces moyens.
40:27Oui, tu avais raison parce que
40:29les missions sont connues.
40:31Elles ont été bien définies par les textes
40:33mais ce sont les moyens qui manquent.
40:35Que ce soit à l'Observatoire
40:37ou bien au comité
40:39de lutte contre la sécheresse.
40:41Ce sont les moyens qui manquent
40:43parce qu'effectivement, ce qui est donné
40:45comme moyen, c'est tout juste pour le fonctionnement
40:47du personnel et le reste.
40:49Mais pour faire des recherches,
40:51mener des actions concrètes sur le terrain,
40:53il faut beaucoup d'argent.
40:55Alors les deux structures, il faut beaucoup d'argent.
40:57On connait le montant, mais cela dépendra
40:59du ministère de la Finances qui,
41:01lors de la préparation du budget,
41:03sera sensible
41:05à notre doléance
41:07pour que, et le NAC et le CILS,
41:09que chaque structure
41:11ait suffisamment d'argent
41:13pour mener à bien les missions
41:15qui sont nobles, qui sont bien connues
41:17et pour l'intérêt de tous les camarades.
41:19Sur le développement durable,
41:21vous demandez aux Autochtones d'utiliser
41:23de façon rationnelle les ressources naturelles,
41:25mais est-ce que
41:27vous vous préoccupez aussi
41:29de la part de ces Autochtones-là,
41:31de ces populations,
41:33dans le partage
41:35des avantages issus
41:37de l'exploitation de la biodiversité ?
41:39Dans le cadre de la Convention sur la biodiversité,
41:41nous savons
41:43qu'il y a trois piliers.
41:45Il y a, disons, la conservation,
41:47la gestion durable
41:49et le troisième pilier,
41:51l'accès et le partage
41:53des équitables avantages
41:55qui règle l'exploitation des ressources génétiques.
41:57Et nous avons donc une loi à part
41:59qui a été votée
42:01et cette loi garantit
42:03les avantages des uns et des autres.
42:05Et c'est une loi
42:07très très importante qui fait que
42:09dans une ressource génétique donnée,
42:11l'exploitation
42:13est répartie en trois parts.
42:15Une part pour l'exploitant,
42:17une part pour
42:19la population autochtone
42:21et une autre part pour l'État.
42:23Je pense que c'est très bien réparti
42:25et nous sommes en train de bien fonctionner dans ce stade-là,
42:27dans le cadre de cette loi.
42:29Et nous sommes dans la satisfaction
42:31et tout le monde, personne ne se plaint
42:33parce que tout le monde est servi.
42:35C'est pour dire que nous tenons compte
42:37de la population autochtone.
42:39Et ça, ce n'est pas seulement dans le cadre à part.
42:41Quand nous faisons une étude d'épargne environnementale et sociale,
42:43nous avons
42:45un comité de suivi mis en place
42:47qui, de façon, on peut le dire,
42:49va rencontrer la population.
42:51Est-ce que telle chose qui a été promis,
42:53c'est fait ?
42:55Est-ce qu'il y a des problèmes
42:57pour qu'on remette tout sur le rail,
42:59qu'on continue à marcher sur le droit chemin ?
43:01Donc, nous sommes dans le cadre d'une étude d'épargne environnementale et sociale
43:03où l'application de la loi à part,
43:05je pense que la population autochtone
43:07trouve bien son compte
43:09dans ces deux structures-là.
43:11La chronique sociale, cette semaine,
43:13parle des choses
43:15qui ne peuvent pas plaire.
43:17Et peut-être que
43:19les gens de votre génération
43:21n'ont pas spécialement connu.
43:23C'est la consommation de la drogue à l'école.
43:25Est-ce que vous avez
43:27souvenance de telles pratiques
43:29lorsque vous étiez élève ?
43:31Non, comme vous le dites bien,
43:33mais vous aussi, je pense que
43:35même si vous n'avez pas mon âge,
43:37c'était pas l'ordre du jour,
43:39pas du tout.
43:41Non, on associe
43:43cela à l'évolution du monde.
43:45Mais je pense que
43:47nos éducateurs,
43:49au premier plan, le chef d'État,
43:51connaît bien nos intérêts.
43:53C'est pour ça que nous prenons la disposition
43:55pour encadrer l'éducation de ces jeunes-là.
43:57Il ne faudrait pas que,
43:59en nous développant,
44:01en allant dans la modernité,
44:03qu'on laisse tomber toutes ces valeurs
44:05positives.
44:07Je pense que ce n'est pas l'ordre du jour,
44:09et bien que de laisser l'enfant
44:11aller dans les drogues.
44:13Voici dans nos établissements scolaires
44:15face à la mauvaise école
44:17de la drogue,
44:19un reportage de Daniel Benanga.
44:31Confidence d'un ancien junkie
44:33en caméra cachée.
44:35Il a la cartographie des terres
44:37dans leur jargon
44:39les QG de consommation des drogues dures.
44:41On parle de cocaïne,
44:43de tramadol, de taï,
44:45une variété concoctée à base d'ossements humains
44:47vendue à 5000 francs CFA.
44:49La pincée.
44:51Quand ils prennent,
44:53à l'instant même, ils changent.
44:55Dans les écoles, c'est
44:57recurrent, mais c'est plus
44:59caché. En Bombie, même en Congo,
45:01c'est le chèvre.
45:03Les dealers ont tenté si bien fleurer le bon filon
45:05qu'ils multiplient les subterfuges.
45:07Là, des arômes composants
45:09de cocktails Molotov,
45:11fumés dans ces pipes à eau,
45:13chicha électronique ou via
45:15des cigarettes électroniques.
45:17Le kit de sub vient d'être
45:19saisi dans une boutique de la place.
45:21Le phénomène est
45:23grandissant. Aujourd'hui,
45:25il y a de plus en plus de jeunes
45:27qui ont déjà fumé,
45:29qui ont déjà bu un comprimé de tramadol,
45:31qui ont déjà bu de l'alcool.
45:33Ici, le service d'addictologie
45:35de l'hôpital central de Yaoundé.
45:37Dans
45:3960-70% des cas,
45:41il y a des drames familiaux.
45:43Papa est parti, maman est décédée.
45:45Je suis un enfant
45:47sans père. Je veux dire, je vis avec
45:49mon beau-père, mais ce n'est pas mon vrai père.
45:51L'enfant qui a besoin
45:53de reconnaissance, il a besoin
45:55d'appartenance, ce n'est pas toujours
45:57compris. On se dit que l'enfant a été tué.
45:59Selon de récentes statistiques,
46:01près de 900 élèves
46:03dans 150 établissements de la place
46:05ont été épinglés
46:07dans un réseau de consommation
46:09de stupéfiants. Et ce n'est
46:11qu'un aperçu chez les jeunes
46:13scolarisés ici, à Yaoundé,
46:15dans la capitale.
46:17On vous a déjà entendu
46:19sur ce sujet et je vous propose de terminer
46:21par des considérations, disons, plus
46:23personnelles et politiques.
46:25J'ai vu circuler
46:27des annonces et même des invitations
46:29au Festival International
46:31des Arts et de la Culture Mundang
46:33à Kaili
46:35pour la semaine prochaine, je crois.
46:37Certains contestent cet événement
46:39sur place au motif que
46:41les gongs,
46:43qui sont donc les tenants du pouvoir traditionnel,
46:45ne reconnaissent pas
46:47ou ne se reconnaissent pas à travers les
46:49organisateurs. Est-ce que cela
46:51est fondé ? Est-ce que le festival
46:53va avoir lieu ?
46:55Je dirais que le festival
46:57va avoir lieu
46:59et que
47:01c'est déjà placé sous le haut
47:03partenariat du premier chef du gouvernement
47:05qui dépêche
47:07pour
47:09la circonstance au lieu
47:11le ministère de la Culture et des Arts.
47:13Et cet écrit dont vous parlez
47:15n'a aucune réalité
47:17sur
47:19le terrain.
47:21Parce que je suis
47:23mondain, d'accord ?
47:25Je sais
47:27les valeurs des chefs.
47:29L'homme mondain
47:31n'est pas jaloux,
47:33il est ambitieux.
47:35Je ne peux pas vous empêcher de faire votre travail,
47:37je vais me faire pour faire mieux que vous.
47:39Puisqu'en réalité, c'est en mode les chefs.
47:41Ils estiment même,
47:43toujours selon ce que j'ai lu,
47:45que vous seriez devenu impopulaire
47:47dans le Mayocan.
47:49C'est eux qui le disent.
47:51Parce qu'effectivement,
47:53il y a
47:55quelques deux personnes
47:57qui manipulent dans ce sens.
47:59Mais je pense que ce n'est pas...
48:01Vos adversaires politiques peut-être ?
48:03Oui, oui.
48:05Dans ce sens-là, effectivement,
48:07vous savez que tout le monde
48:09rêve
48:11d'un remaniement, donc il faut
48:13salir certains pour qu'ils ne soient plus là.
48:15Et qu'après, ça va être...
48:17Bon, ça ce sont des calculs
48:19enfantins. C'est pas
48:21responsable en réalité.
48:23Et ce qui se passe, c'est vrai,
48:25ça amuse la galerie.
48:27Mais l'arrêté est là. Tout le monde
48:29sera à ce festival
48:31qui est prévu
48:33de 24 au 27. Tout le monde.
48:35Qu'est-ce qu'on va y voir ?
48:37Alors,
48:39comme dit le thème,
48:41il s'agit de l'identité
48:43et le savoir en deuxième monde.
48:45On saura qui est
48:47l'homme mondial. On va présenter l'homme mondial.
48:49L'homme mondial
48:51qui a certaines qualités
48:53qu'on ne trouve nulle part ailleurs.
48:55L'homme mondial est monothéiste.
48:57Il connait un seul Dieu.
48:59Pas un Dieu, des dieux dispensés
49:01dans la nature. Non, un seul Dieu.
49:03Il est monothéiste.
49:05L'homme mondial est circoncis.
49:09Et quand on regarde dans l'histoire,
49:11tout le peuple n'est pas circoncis.
49:13Mais d'où tenons-nous
49:15cette pratique de la circoncision ?
49:19Il y a des idées qui vont dans le sens
49:21que nous sommes des israélites.
49:23Je viens d'Israël.
49:25Mais les idées sont en cours.
49:27Ce n'est pas encore terminé.
49:29Monsieur le ministre,
49:31ces développements-là
49:33et ces regroupements
49:35qui exposent un repli
49:37identitaire et qui sont soutenus
49:39par les membres du gouvernement
49:41comme vous,
49:43ça donne l'impression que
49:45par exemple,
49:47dans votre ministère,
49:49il faut être du village pour avoir
49:51grâce à vos yeux. C'est le cas ?
49:53Non, ce n'est pas le cas.
49:55Parce que ça, ce n'est pas mondial.
49:57L'homme mondial,
49:59quand il a mangé,
50:01il sort avec son plat, il met à l'entrée.
50:03Toute personne qui passe
50:05doit venir manger.
50:07Le partage, la solidarité,
50:09l'amour du prochain.
50:11Et si nous tenons
50:13à ce festival, c'est pour nous retrouver
50:15en union.
50:17C'est-à-dire vivre ensemble
50:19d'avant.
50:21Pas un repli sur soi-même.
50:23Et si, en réalité,
50:25on doit être fier, puisque
50:27si vous êtes
50:29de telles tribus,
50:31mais Dieu ne fait pas d'erreur.
50:33S'il m'a fait mon don, il sait pourquoi.
50:35Je dois être content. C'est le choix de Dieu.
50:37Ce n'est pas mon choix. Donc, par conséquent,
50:39l'homme mondial
50:41doit aller vers les autres.
50:43Ce n'est pas l'enseignement
50:45de l'Eglise qui nous enseigne.
50:47Aller vers les autres, aimer les autres.
50:49Faire avec les autres.
50:51Donc, par conséquent,
50:53le travail que j'ai fait,
50:55toute personne qui est avec moi,
50:57pour moi, c'est mon frère.
50:59Et donc, ce côté,
51:01c'est l'homme mondial
51:03qui embrasse tout le monde, qui aime tout le monde.
51:05Pourvu qu'on est ensemble.
51:07Embrasser sans étreindre.
51:09Sans étreindre.
51:11Ancien de l'UNDP
51:13et aujourd'hui membre du comité
51:15central du RDPC.
51:17Ancien député aussi.
51:19Et aujourd'hui membre du gouvernement.
51:21On peut dire que vous êtes
51:23disons un baron
51:25de la scène politique.
51:27A ce titre-là, partagez-nous un peu
51:29votre regard sur l'avenir politique du pays.
51:31Notamment sur un sujet
51:33comme la transition
51:35au sommet qui revient
51:37ces derniers temps dans l'actualité.
51:39Vous êtes partisans
51:41comme certains d'un retour d'ascenseur
51:43au Grand Nord
51:45le moment venu.
51:47Le pouvoir, c'est Dieu qui le donne.
51:49Je prends
51:51l'exemple du président Aïjo.
51:53Son père
51:55de Garlon
51:57vomit. Il est parti
51:59à Guider.
52:01Avec les Guiders, il a fait sa politique
52:03là-bas. Il remonte
52:05dans le Grand Sud.
52:07Avec son niveau, il devient président de la République.
52:09C'est Dieu.
52:11Ce n'est pas une personne qui l'a fait.
52:13D'accord ?
52:15Maintenant, le même Aïjo.
52:17En 82,
52:19le 4
52:21novembre 82,
52:23il démissionne.
52:25Il dit qu'il a sa place au présent bien.
52:27Qu'il mérite sa confiance
52:29pour le suivre.
52:31Ça, c'est le 4.
52:33Le 5,
52:35il nous appelle
52:37les ministres du Grand Nord
52:39au palais.
52:41A 16 heures, Aïjo.
52:43Il dit, moi, je m'en vais.
52:45Bien, c'est Dieu qui
52:47lui a donné. Suivez-le.
52:49Il va dans le désordre. Vous allez aider ?
52:51Aidez bien encore plus que moi.
52:53Pour le pays, moi, je m'en vais.
52:55Donc, Aïjo, c'est Dieu qui a donné.
52:57Aïjo, bien, c'est
52:59Dieu qui a donné. Le prochain
53:01président, c'est celui que Dieu va nous donner.
53:03Pourquoi s'activer ?
53:05Ce qui est bon pour nous, Dieu le fera.
53:07Donc, il y a des discours
53:09politiques. La politique, pour moi, c'est l'art de dire
53:11la vérité. C'est pas Machiavelli.
53:13Non. Pour dire la vérité.
53:15C'est Dieu qui donne. Et le prochain
53:17président, Dieu va
53:19inspirer, bien, de désir
53:21quelqu'un qui est pour le bien
53:23des Cameroonais. Pas pour
53:25assurer
53:27ce pouvoir d'ambition.
53:29Non. Pour le bien des Cameroonais.
53:31Parce qu'effectivement,
53:33ceux qui croyaient que
53:35voilà le bien,
53:37il est là. Avec tout le bien qu'il apporte
53:39aux Cameroonais. C'est Dieu.
53:41Quand il partira,
53:43Dieu va l'inspirer
53:45pour qu'il mette quelqu'un
53:47qui soit aussi bien que lui
53:49ou pour lui, pour le bonheur des Cameroonais.
53:51Par conséquent, il n'y a pas de question de se poser
53:53pour la succession. Non.
53:55Dieu va faire son travail. Très bien.
53:57Ma dernière préoccupation,
53:59M. le ministre, il y a 46 ans,
54:01vous faisiez votre entrée
54:03au gouvernement pour la première fois
54:05et vous y êtes resté, je pense,
54:07jusqu'en 85. Après
54:09une traversée du désert
54:11dans des fonctions plus
54:13modestes, vous êtes revenu
54:15aux affaires comme ministre en 2000
54:17et nous y sommes toujours.
54:19Avec une telle
54:21longévité, est-ce que
54:23vous avez encore, disons, des ambitions ?
54:25Est-ce que vous avez même
54:27peur quand on parle
54:29d'un remaniement imminent ?
54:31Comme je le dis,
54:33c'est Dieu
54:35qui donne. Comprenez ?
54:37Dans ma génération, je n'ai jamais
54:39songé d'être ministre.
54:41Je voulais être prêtre.
54:43Maintenant, je suis ministre.
54:45C'est Dieu qui conduit.
54:47Par conséquent,
54:49ceux qui
54:51disent que j'ai tellement.
54:53Moi, je sais que ce qui est bien,
54:55Dieu le fera.
54:57Que ce soit pour moi ou pour les autres.
54:59Une fois,
55:01j'ai été
55:03interrogé par
55:05le Président
55:07Abtu.
55:09Il m'a demandé quel était mon secret.
55:11J'ai dit que mon secret
55:13c'était Dieu.
55:15Par Yves Margues, disons.
55:17Présidence Abtu.
55:19J'ai dit non.
55:21Mon secret c'était que je mets Dieu devant.
55:23Je ferme les lignes, je continue seulement.
55:25Parce que je sais que
55:27la voie de Dieu conduit toujours au bien, pas au mal.
55:29Donc, par conséquent,
55:31moi, en tant que personne,
55:33je reste un simple
55:35chrétien. J'ai fait mon devoir en sachant que
55:37je mets Dieu devant,
55:39j'avance et c'est lui
55:41qui fait le reste.
55:43Pierre Elie, ministre
55:45de l'environnement, de la protection
55:47de la nature et du développement
55:49durable, merci d'avoir
55:51accepté l'invitation du directeur général
55:53de la CRTV. Je vous remercie.
55:55Je remercie mon ami, le directeur
55:57général qui a pris tout son temps
55:59pour m'assister.
56:01Merci infiniment à vous et à toute l'équipe.
56:03Mesdames et messieurs,
56:05nous passons
56:07et tout passe, mais le pays
56:09restera. Prenons donc
56:11grand soin de notre cher et beau pays,
56:13du berceau de nos ancêtres, le Cameroun.
56:15Bonsoir.
56:21Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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