Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 ans
Avec Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Châtillon

Nous suivre sur les réseaux sociaux

▪️ Facebook : / https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel .
▪️ Instagram : / https://www.instagram.com/sudradioofficiel/ .
▪️ Twitter : / https://twitter.com/SudRadio .
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##C_EST_DANS_L_ACTU_5-2024-04-06##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Direction la ville de Viry, Châtillon, au lendemain de l'annonce de la mort du jeune Shams Edim à 15 ans.
00:06 Shams Edim, pardonnez-moi, à 15 ans.
00:08 On est en direct sur Sud Radio avec le maire de la ville Jean-Marie Villain.
00:11 Bonjour à vous.
00:12 Bonjour.
00:13 Soyez le bienvenu sur Sud Radio, une ville frappée de stupeur évidemment,
00:19 puisque un de ces jeunes de 15 ans a été tué par d'autres jeunes roués de coup tout simplement.
00:24 J'imagine que l'émotion n'est toujours pas retombée depuis hier.
00:27 Non, bien sûr. On a senti cette émotion hier soir lors de l'ouverture de l'AMJC pour une cellule d'écoute.
00:37 Plus d'une centaine de personnes étaient présentes, beaucoup d'élus bien sûr aussi,
00:41 mais beaucoup de voisins, de gens qui avaient envie de montrer leur soutien,
00:46 montrer qu'ils sont solidaires d'une famille qui est aujourd'hui en deuillée
00:51 et qui va devoir subir cette émotion pendant encore très longtemps.
00:55 Alors on a beaucoup entendu, vous étiez d'ailleurs l'invité Jean-Jacques Bourdin hier sur Sud Radio,
00:59 hier matin très ému déjà alors que le jeune était encore vivant.
01:04 Qu'est-ce qui fait que des jeunes en arrivent à s'entretuer, puisque c'est ça qui s'est passé ?
01:10 C'est toute la question. J'ai évoqué le bien et le mal.
01:15 Alors c'est vrai que ça peut paraître très naïf, à chaque fois on me dit que je suis dans le pathos,
01:20 dans tout ce qu'on veut. Je vous assure que j'ai élevé mes enfants,
01:25 j'ai essayé de leur donner une éducation qui se repose essentiellement sur cette notion d'aimer les autres,
01:34 parce que ça peut paraître idiot, mais moi je préfère aimer les gens qu'on est élus locaux.
01:39 On essaye vraiment d'être à proximité des gens, d'aimer les gens,
01:45 d'essayer de leur donner du bonheur, d'améliorer leur quotidien
01:49 et je pense qu'on a un peu oublié, on a un peu mis de côté ce côté peut-être basique, très simple,
01:55 qu'un jeune, quand il est enfant, il a des droits, il a des devoirs lui aussi,
02:02 et donc il doit respecter certaines choses, il doit respecter ses aînés,
02:07 il doit respecter l'environnement où il est, il doit respecter ses camarades, il doit respecter ses professeurs.
02:14 Et si dès le départ, si dès la classe maternelle, et même avant,
02:19 si on ne lui inculque pas ces valeurs qui sont très simples peut-être,
02:24 mais qui sont frappées du bon sens à mon goût en tout cas,
02:27 je pense qu'on aura du mal à plus tard rattraper le coup.
02:30 Alors effectivement, mais là on est au-delà du respect des règles ou du respect de l'autorité,
02:34 on est sur un meurtre, et un meurtre en réunion manifestement,
02:37 dans un cadre d'ultra-violence commis par des mineurs et des enfants très très jeunes malgré tout.
02:43 C'est au-delà de l'autorité, c'est quand même de l'ultra-violence.
02:46 On a parlé, en tout cas c'est le président de la République Emmanuel Macron,
02:49 qui a parlé d'une violence désinhibée. Est-ce qu'on voyait ça il y a 20 ans à Vierich-Atillon ?
02:54 Non, non, pas du tout, mais on ne le voit pas non plus régulièrement à Vierich-Atillon.
02:58 C'est un événement qui est malheureusement exceptionnel.
03:01 J'ai bien conscience de cette ultra-violence, je l'ai dénoncée et je continuerai de la dénoncer.
03:08 Ce que je pense, c'est que c'est un cheminement, cette désinhibition justement,
03:14 elle vient de très loin. On ne devient pas d'un seul coup ultra-violent comme ça.
03:19 C'est simplement un cheminement, une addition de mauvaise situation, de mauvais comportements,
03:27 qui fait que plus on laisse faire, et plus on s'autorise des choses.
03:31 Si on commence à autoriser les gens à laisser leur papier, les enfants à laisser leur papier par terre,
03:36 le lendemain on va les autoriser à cracher sur leurs voisins,
03:39 et le surlendemain à leur mettre une baffe,
03:41 et le sur-surlendemain de prendre une barre de fer pour leur taper sur la figure.
03:44 L'effet papillon du laxisme à tous les étages en quelque sorte ?
03:47 Précisément.
03:50 Précisément ce que vous disiez. Maintenant qu'est-ce qu'on fait ?
03:53 Parce qu'on est au lendemain de la mort d'un jeune de 15 ans,
03:56 il a été tabassé à mort par d'autres jeunes,
03:59 ça paraît presque dérisoire de dire à des jeunes "vous ne jetez pas vos papiers par terre".
04:04 Qu'est-ce qu'on a comme réponse d'urgence à apporter ?
04:07 Alors d'urgence, effectivement, il y a deux éléments.
04:10 Il faut d'abord quand même que pour les futurs jeunes parents,
04:13 on leur apprenne tout de suite, on les prévienne qu'il faut impérativement,
04:17 dès le plus jeune âge, il faut s'occuper des jeunes.
04:20 Et puis il y a ceux qui sont devenus comme ça et qu'il va falloir maintenant gérer.
04:25 Ça nécessite d'abord une réponse pénale à ce type de méfaits extrêmement fortes.
04:33 La dissuasion, on parle souvent entre les pays de dissuasion nucléaire,
04:40 il faut qu'il y ait une dissuasion nucléaire pour expliquer justement
04:44 et montrer qu'on ne se laissera pas faire, qu'on ne laissera pas continuer ce genre de choses.
04:50 Et si la réponse pénale n'est pas à la hauteur, malheureusement, cela ne pourra qu'inciter.
04:55 Quand un gamin casse une voiture pour piquer, j'allais dire un autoradio,
05:01 c'était de mon époque, pour piquer quoi que ce soit dans la voiture,
05:04 ou ne serait-ce que pour casser la voiture, et qu'une demi-heure après,
05:08 les policiers malheureusement sont obligés de les laisser ressortir avec un non-lieu
05:13 parce qu'il n'y a pas lieu de poursuivre, soit disant, je dois vous dire que forcément,
05:18 forcément, le surlendemain, ils les retrouvent dans la rue à casser une autre voiture
05:23 pour recommencer la même opération.
05:25 C'est donc important que la réponse pénale soit à la hauteur de cet horrible massacre.
05:31 Et nul doute que nous serons amenés à en reparler malheureusement.
05:34 Merci d'avoir pris la parole ce matin Jean-Marie Villain sur Sud Radio.
05:37 Je rappelle que vous êtes le maire centriste de la ville de Viry-Châtillon,
05:41 j'aperçois derrière vous, tiens, une réplique du bouclier de Brenus.
05:44 Et nul doute que vous auriez préféré intervenir sur Sud Radio, la radio du rugby, dans d'autres circonstances.
Commentaires

Recommandations