00:00 [Musique]
00:14 Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:17 Non, non, non, non, Noël c'était pas le 25 décembre.
00:20 Noël c'était hier.
00:21 Hier, nous avons tous chanté "Il est né le divin enfant".
00:25 Le divin enfant apparu et lorsqu'on veut l'enfant paré,
00:28 le cercle de famille applaudit à grands cris.
00:30 Gabriel Attal est venu, il a vu.
00:33 On va voir s'il a vaincu ou s'il va vaincre, c'est autre chose.
00:37 Le plus jeune premier ministre de l'histoire de la République
00:39 a déjà suscité beaucoup de réactions.
00:42 D'abord, il se disait, mais dans les esprits grincheux,
00:45 chez les esprits grincheux, que Bruno Le Maire et Gérald Darmanin
00:48 n'étaient pas très contents.
00:49 Non, non, il voulait pas, on en a beaucoup dit,
00:51 qu'il voulait pas de Bruno Le Maire.
00:53 Mais c'est pas vrai.
00:54 Regardez les tweets.
00:55 Bruno Le Maire, "Félicitations cher Gabriel Attal,
00:59 je n'ai aucun doute sur l'engagement et la force que tu mettra
01:01 au service des Françaises et des Français.
01:03 Je suis heureux pour toi. Respect et amitié."
01:05 Voyez, voilà, c'est encore une fois des malfaisants et des gens vrais.
01:10 Gérald Darmanin, on disait qu'il était pas content, Gérald Darmanin,
01:13 "Pas du tout. Félicitations à Gabriel Attal,
01:15 je souhaite une pleine réussite au service des Français."
01:19 Bon, alors là, voilà, tout va bien, tout va bien.
01:21 Vous voyez, c'est toujours des gens qui collent portes d'Aragaud.
01:25 Alors Jean-Luc Mélenchon, évidemment, là on comprend que lui,
01:28 effectivement, il est opposé.
01:30 "Attal retrouve son poste de porte-parole,
01:32 la fonction de Premier ministre disparaît,
01:34 comme si elle n'avait pas disparu depuis longtemps,
01:36 mon cher Jean-Luc Mélenchon,
01:37 le monarque présidentiel gouverne seul avec sa cour,
01:40 malheur au peuple dont les princes ont des enfants."
01:43 Voilà, il retrouve un côté effectivement évangélique,
01:48 notre ami Jean-Luc.
01:50 Et puis, alors ce qu'on va se dire quand même,
01:53 parce qu'on le connaît,
01:54 pourtant on l'avait entendu,
01:56 Gabriel Attal a été secrétaire d'État,
01:59 il a fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses,
02:00 en tout cas dans le gouvernement,
02:02 dans les institutions, etc.
02:05 Et rappelez-vous ce qu'il disait, effectivement,
02:07 sur le nucléaire, sur le nucléaire en 2019.
02:10 "Mais écoutez, je veux dire,
02:12 il a raison, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis."
02:15 Écoutez sur le nucléaire ce qu'il disait.
02:16 - Puisqu'on parle du nucléaire,
02:18 on réduit la part du nucléaire dans notre mix énergétique.
02:20 On le fait comment ?
02:21 En développant les énergies renouvelables.
02:23 On a un objectif qui est très clair, qui est assumé,
02:26 c'est que dans 10 ans, on veut que
02:27 32% de notre consommation d'énergie
02:30 vienne d'énergies renouvelables.
02:31 Et on réduit la part du nucléaire, vous savez,
02:33 et nous, on fait, on dit et on fait.
02:36 Vous savez, le précédent président de la République
02:38 qui a été élu en disant "je vais fermer la centrale nucléaire de Fessenheim".
02:41 Aujourd'hui, 7 ans plus tard,
02:42 la centrale est toujours en marche.
02:43 Nous, on fait le travail, et on fait le travail avec les salariés...
02:45 - Gabriel Attal,
02:46 les écologistes ne sont pas contents,
02:48 les écologistes ne pensent pas ça du tout.
02:50 - Mais vous savez, il y a des personnes qui veulent qu'on aille
02:52 plus loin et plus fort, mais je trouve ça totalement normal.
02:55 D'ailleurs, c'est le rôle aussi d'un certain nombre d'ONG
02:57 de toujours alerter.
02:58 - Oui, oui, non, non, mais ça...
03:00 Voilà, voilà, le nucléaire,
03:03 oui, on va le réduire, on va le réduire.
03:05 Fini, hein, c'est fini.
03:06 Là, il a compris, même son président de la République bien-aimé,
03:09 le nucléaire, on repart.
03:10 D'ailleurs, actuellement, qu'est-ce qui marche à fond ?
03:12 La centrale à charbon de Saint-Avolt.
03:14 C'est quand même intéressant, ça marche
03:15 à plein gaz, c'est le cas de le dire.
03:17 Et sur le Covid,
03:20 sur le Covid, puisqu'on en parlait bien
03:22 tout à l'heure avec Jean-Dominique Michel,
03:24 très, très vite.
03:25 Alors, qu'est-ce qu'il disait en janvier 2022,
03:28 Gabriel Attal ?
03:30 Écoutez.
03:31 - On va se parler franchement.
03:32 Qui emmerde la vie de qui, aujourd'hui ?
03:35 Qui gâche la vie de nos soignants
03:38 qui, depuis deux ans,
03:39 sont mobilisés sous l'eau,
03:41 dans nos services de réanimation,
03:43 pour sauver des patients qui, aujourd'hui,
03:45 sont essentiellement non vaccinés ?
03:47 Ce sont ceux qui s'opposent au vaccin.
03:49 Qui gâche la vie de nos commerçants,
03:51 de nos restaurateurs,
03:52 de nos théâtres, de nos cinémas,
03:54 qui, depuis deux ans, vivent avec une épée de Damoclès
03:56 au-dessus de la tête quand ils n'ont pas été fermés ?
03:59 Ce sont ceux qui s'opposent au vaccin.
04:02 Qui gâche la vie de nos personnes âgées
04:04 qui sont contraintes de vivre dans la solitude,
04:06 dans la peur,
04:08 dans la peur face à une épidémie ?
04:11 Ce sont ceux qui s'opposent au vaccin.
04:14 Alors moi, je vais vous dire les choses.
04:16 Nous avons toujours dit les choses extrêmement clairement.
04:19 Et nous continuerons à les dire clairement.
04:21 Et je vais vous dire que
04:23 les propos du président de la République
04:25 me semblent très en deçà de la colère
04:28 d'une très grande majorité des Français
04:31 face à ce choix qui est fait
04:34 de s'opposer au vaccin.
04:35 Eh bien voilà, face à ce choix,
04:37 il ne reste que deux ans après,
04:39 le Premier ministre,
04:41 deux ans exactement après ces déclarations,
04:44 est-ce qu'il dirait la même chose
04:45 mettant ce qu'on sait ?
04:47 On va en parler sur cette autopsie d'un désastre.
04:51 Eh bien, écoutez, souhaitons quand même
04:53 beaucoup de chance à Gabriel Attal.
04:55 Souhaitons nous, surtout nous,
04:57 beaucoup de chance parce que c'est ça.
04:59 C'est nous qui comptons.
05:01 N'est-ce pas ?
05:01 On marque une courte pause après les informations de 13h.
05:04 C'est vous qui aurez la parole pour poser toutes vos questions
05:07 à Jean-Dominique Michel qui est notre invité
05:09 aujourd'hui à tout de suite sur Sud Radio.
05:10 Sud Radio Bercoff, dans tous ses états, midi 14h.
05:16 André Bercoff.
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