00:00 Depuis le premier satellite Sputnik lancé en 1957 par les Russes,
00:03 le nombre de satellites à envoyer en orbite n'a cessé de croître.
00:05 L'essor de la conquête spatiale dans les années 60-70,
00:12 ensuite la téléphonie mobile dans les années 90
00:14 et maintenant les constellations de mini satellites
00:17 pour développer Internet partout sur la planète.
00:18 Il y a un tel nombre de nouvelles activités dans l'espace.
00:22 On voit émerger de nouveaux satellites tous les jours.
00:29 Les satellites de la Terre sont en train de se développer.
00:32 Les satellites de la Terre sont en train de se développer.
00:34 Les satellites de la Terre sont en train de se développer.
00:37 Les satellites de la Terre sont en train de se développer.
00:39 Même si on arrêtait complètement tout le spatial demain,
00:41 le nombre d'objets en orbite va continuer d'augmenter de façon exponentielle.
00:45 Le nombre d'objets en orbite va continuer d'augmenter de façon exponentielle.
00:48 Le nombre d'objets en orbite va continuer d'augmenter de façon exponentielle.
00:51 Le nombre d'objets en orbite va continuer d'augmenter de façon exponentielle.
00:54 Le nombre d'objets en orbite va continuer d'augmenter de façon exponentielle.
00:55 Un débris spatial, c'est un objet artificiel,
00:58 orbital ou non fonctionnel.
01:01 Par exemple, c'est tous les vieux satellites hors d'usage qu'on a laissés là-haut.
01:04 C'est les vieux étages de fusées qui ont servi à les lancer en orbite.
01:08 C'est des débris qu'on a lancés en même temps que les satellites,
01:11 par exemple des sangles, des capots, des coiffes,
01:14 et qu'on a laissés en même temps que le satellite sur les orbites là-haut.
01:18 Et enfin, c'est la collection complète de tous les débris de toute taille
01:22 issus des explosions et des fragmentations.
01:25 Les orbites basses
01:32 D'abord, les orbites basses, jusqu'à 1500 km d'altitude depuis la surface de la Terre.
01:38 C'est là, par exemple, qu'on va retrouver toutes les méga-constellations,
01:41 comme Starlink, tous les satellites d'observation de la Terre,
01:44 pas mal de satellites de communication, etc.
01:46 C'est là qu'il y a l'essentiel de nos objets,
01:49 non seulement des débris, mais également les satellites actifs.
01:53 La deuxième zone, c'est une zone beaucoup plus loin,
01:55 vers 20 000 km d'altitude à peu près,
01:58 dans laquelle on trouve tous les satellites de navigation.
02:02 Galiléo, GPS, Beidou-Kompas chez les Chinois, Glonass chez les Russes.
02:06 Donc, c'est des satellites absolument fondamentaux, mais en assez faible nombre.
02:11 Et la troisième zone classique, c'est l'orbite géostationnaire,
02:14 celle qui est pile à 35 800 km d'altitude au-dessus de l'équateur
02:19 et qui tourne en même temps que la Terre,
02:21 ce qui permet d'avoir une antenne qui est toujours fixe vers un satellite donné.
02:25 C'est l'orbite qui est très utilisée pour tout ce qui est télécommunication,
02:28 télévision, mais également météo et autres.
02:31 Les plus gros débris, c'est des autobus, 9 tonnes, 9 mètres.
02:39 On sait très bien caractériser les objets de plus de 10 cm.
02:48 Pourquoi ? Parce qu'on les voit bien, soit avec des télescopes, soit avec des radars.
02:52 Et donc, on est capable de les cataloguer.
02:55 Ces objets catalogués, on en a aujourd'hui 27 000.
02:59 Normalement, on devrait en avoir 36 000,
03:01 mais la différence tient sur les objets militaires, par exemple,
03:05 qui ne sont pas dans les catalogues.
03:06 Si on descend un peu plus au niveau taille,
03:08 des objets de 1 cm, on en a à peu près 1 million.
03:12 Des objets de 1 mm, on en a à peu près 150 millions.
03:17 1 cm, 1 mm, ça ne semble pas gros,
03:20 mais avec la vitesse excessive qu'ils ont en orbite,
03:24 les effets des collisions peuvent être absolument catastrophiques.
03:27 Si vous prenez, par exemple, l'endroit le pire au-dessus de nos têtes,
03:42 si vous prenez une boîte qui fait 100 km sur 100 km sur 1000 km,
03:47 là-dedans, statistiquement, vous avez un objet de la taille du poing, un seul.
03:50 Le risque d'avoir une collision jusqu'en travers une fois
03:54 est tout à fait négligeable.
03:55 Là où on commence à avoir des problèmes, c'est si on y reste longtemps.
03:58 L'atmosphère que nous respirons ici,
04:09 il y en a encore un peu jusqu'à 2000 km d'altitude, à peu près.
04:13 Plus on s'élève, moins il y en a.
04:15 Cette atmosphère a comme particularité que quand vous déplacez un objet
04:18 dans l'atmosphère, même résiduel, même très ténu,
04:21 cet objet subit une pression qu'on appelle la pression dynamique.
04:24 C'est la pression qui s'exerce sur votre main
04:27 quand vous passez la main par la fenêtre de la voiture.
04:29 Et on montre en mécanique spatiale que quand on freine, comme ça, on descend.
04:33 Donc tous les objets jusqu'à 2000 km d'altitude
04:35 sont engagés dans une spirale descendante,
04:37 et non seulement descendante, mais en plus descendante de plus en plus vite,
04:40 parce que plus vous freinez, plus vous descendez,
04:42 plus vous descendez, plus il y a d'atmosphère, plus il y a d'atmosphère,
04:45 plus ça freine, etc.
04:46 Si vous êtes à 600 km d'altitude, il y en a pour 20 ans.
04:58 Si vous êtes à 800 km, il y en a pour 200 ans.
05:01 À 1000 km, il y en a pour 1000 ans, etc.
05:03 Au moment de la rentrée, la descente, la spirale,
05:10 le fait qu'on se rapproche des hautes couches de l'atmosphère,
05:12 donc on freine de plus en plus,
05:14 le freinage va entraîner une fragmentation de l'objet,
05:18 les panneaux solaires vont voler d'un côté, les antennes de l'autre, et autres.
05:21 Et secondo, surtout, ils vont subir un échauffement très fort,
05:25 un échauffement qu'on appelle cinétique, lié à la vitesse,
05:28 lié au frottement des molécules constitutives de l'air ambiant.
05:31 Et ça, ça va les porter à très haute température.
05:33 Donc ils vont fondre, ils vont se sublimer,
05:35 ils vont se vaporiser dans les hautes couches de l'atmosphère.
05:38 L'ordre de grandeur, c'est il y a à peu près 20% de la masse qui survit à la rentrée.
05:46 La Terre est couverte de 71% d'océans,
05:55 il y a 10% ou 11% de savannes, de déserts, etc.
05:58 Bref, il n'y a que 3% de la surface du globe qui soit densément peuplée.
06:03 Ce qui explique qu'à ce jour, on n'a jamais eu de victime.
06:05 Le nombre d'objets aussi élevé que le nettoyage
06:10 Quand on a plus de générations que de nettoyage, le nombre augmente.
06:14 Par exemple, c'est comme ça qu'en 2022, on a eu plus de 730 objets.
06:19 On imagine qu'on arrête complètement le spatial,
06:29 plus aucune activité, plus aucun lancement, plus aucun satellite.
06:32 Donc du coup, au niveau de ce qu'on va injecter en orbite,
06:35 il n'y a plus rien, sauf les collisions entre objets qui sont déjà là-haut.
06:39 Au niveau de nettoyage, on n'a plus que le nettoyage atmosphérique.
06:42 Et quand le nombre de collisions régénère un nombre de débris supérieur au nettoyage,
06:48 là, ça veut dire que même sans plus rien faire,
06:51 le nombre d'objets va continuer d'augmenter de façon exponentielle.
06:54 C'est ça qu'on appelle le syndrome de Kessler.
06:56 Et malheureusement, on l'a accroché entre 750 et 1000 km d'altitude à peu près.
07:02 Là-dedans, le nombre d'objets est en train de diverger.
07:05 Alors, ça diverge lentement, mais c'est inéluctable.
07:08 En orbite basse, là où c'est vraiment gênant,
07:15 97,5% des débris sont d'origine États-Unis, Russie, Chine.
07:21 Là où on a une obligation, ce n'est que quand ça devient une loi.
07:30 Et le premier pays à avoir une loi en 2008, c'est la France.
07:34 Mais pour le moment, on est un peu les seuls.
07:36 Je crois que le Japon a une nouvelle loi depuis quelques mois,
07:39 mais sinon, pour le moment, les autres, non.
07:41 [Musique]
Commentaires