00:00 - Julie Olivier, 2014, mineure au moment des faits,
00:03 est-ce que vous avez eu une relation sexuelle avec cette jeune fille ?
00:07 - Quand je vous dis tout est faux et tout est mensonger...
00:13 - Est-ce que oui ou non ? Pardonnez-moi de vous poser cette question.
00:15 - Mais pardon, une relation avec une mineure dans une chambre d'hôtel,
00:17 tout est faux et tout est mensonger, je vous le dis.
00:19 - Donc vous n'avez pas eu de relation sexuelle avec cette jeune fille ?
00:22 - Attendez, excusez-moi, vous savez, je vais vous expliquer quelque chose.
00:25 Vous savez qu'aujourd'hui, parce que vous êtes en train de...
00:28 On ne va pas faire une demi-heure sur vous.
00:30 - Non, pas du tout.
00:30 - Non, parce que depuis tout à l'heure, vous me dites quelque chose,
00:32 et depuis tout à l'heure, je vous dis que je ne peux pas vous répondre,
00:34 et tout est faux et tout est mensonger.
00:35 On ne va pas y passer la soirée.
00:36 - Pardonnez-moi, Sébastien Coé, il y a ce qui relève de l'enquête,
00:38 et là, il y a ce qui relève d'une relation que vous avez pu avoir avec quelqu'un.
00:42 - Ce qui fait partie de l'enquête, puisque nous avons nié.
00:44 Ça, c'est clair.
00:45 - Donc vous niez également la relation sexuelle avec cette jeune fille.
00:48 - Je vous l'ai dit trois fois. Maintenant, je suis en train de vous dire.
00:50 - Avec une jeune fille de 17 ans, enfin, on est dingue.
00:53 - Elle dit 16 ans.
00:53 - Alors 16 ans, et puis après 18, et puis après 15.
00:56 Excusez-moi.
00:57 - Jouard, j'ai entendu, 16 ans.
00:58 - Écoutez toutes les versions qui ont été faites, et vous verrez que ce n'est pas le cas.
01:02 Il y a juste un moment donné, est-ce que vous vous rendez compte
01:05 des répercussions globales de tout ce qui est écrit aujourd'hui partout ?
01:10 C'est pour ça que je vous parlais tout à l'heure de procès médiatiques.
01:12 Je ne parle pas de vous.
01:14 Je parle de tous ces amalgames qui sont faits un petit peu de partout.
01:17 J'ai lu des choses hallucinantes et atroces.
01:19 - Si je puis me permettre, Thélassa Nkohé, la meilleure façon qu'il n'y ait pas d'amalgame
01:22 est de répondre clairement à certaines questions.
01:23 - Je vous ai répondu six fois.
01:27 Mais lorsque je lis sur des sites Internet que je sexualise tout,
01:31 vous l'aviez certainement lu ça, que je sexualise tout
01:34 et que l'ambiance au bureau serait sexualisée,
01:37 je ne sais pas si vous aviez vu ça, moi je l'ai vu, ça m'a particulièrement choqué,
01:40 c'est très étonnant.
01:41 C'est-à-dire que l'on appelle des gens qui ont dit qu'ils ont connu quelqu'un
01:44 qui a peut-être travaillé chez nous, etc.
01:46 Vous savez qu'aucun journaliste n'est venu chez nous
01:51 voir comment se passait l'ambiance au boulot.
01:53 Sexualiser une ambiance au travail, vous imaginez où on en est ?
01:56 C'est-à-dire que je conteste des accusations de viol fermement
02:01 et d'agression sexuelle fermement
02:04 et on vient commencer à regarder
02:06 s'il y a une sexualisation de choses qui se passent au bureau.
02:10 - Non mais laissez-moi finir,
02:12 parce que vous êtes en train, à chaque fois que je dis quelque chose,
02:15 vous repartez en arrière, je ne peux jamais finir.
02:17 - Pas du tout, parce que sur ce sujet précis de ce que vous appelez
02:20 une ambiance hyper sexualisée qui effectivement a été...
02:23 - Ce que j'appelle, c'est ce que j'ai lu.
02:24 - Ce que vous avez lu, vous avez raison.
02:26 Il y a des témoignages qui vont en ce sens.
02:28 Alors, pardonnez-moi, encore une fois, vous en citez quelques-uns.
02:32 Dans le Nouvelle Obs, une certaine Mathilde, 18 ans, en 1998,
02:37 elle assiste à une de vos émissions sur Skyrock,
02:39 vous lui proposez, dit-elle, de la ramener sur son travail.
02:41 Dans la voiture, vous vous déboutonnez pour lui demander un acte sexuel.
02:44 Là, c'est même plus que de l'hyper sexualisation,
02:45 c'est, je ne sais pas comment on peut qualifier ça,
02:47 soit de l'exhibitionnisme ou une forme d'agression sexuelle,
02:49 même si, évidemment, il n'y a pas de plainte.
02:51 Autre témoignage, celui d'une stagiaire qui dit que vous l'avez enfermée
02:54 dans une loge en fermant la porte à clé,
02:56 que vous lui demandez de l'embrasser et que vous rajoutez,
02:58 si tu étais plus gentil, tu trouverais un job plus rapidement.
03:00 - Monsieur Duhamel, monsieur Duhamel.
03:02 - Ces témoignages-là, qui a intérêt à témoigner comme cela,
03:06 de ce qui ressemble à une forme de système ?
03:08 Qui a intérêt à raconter n'importe quoi aussi sur les réseaux ?
03:13 J'ai lu des choses absurdes,
03:14 vous voulez que je vous en raconte une d'absurde sur moi ?
03:16 Non, parce que là, vous donnez des témoignages,
03:17 mais j'ai lu sur Twitter une jeune fille qui disait qu'elle était à l'accueil d'Energie,
03:22 je lui faisais porter un bouquet de fleurs chaque matin
03:24 et je l'appelais du quatrième étage,
03:26 tous les jours en conférence de rédaction avec Léoparler.
03:29 Et quand je ne l'ai pas eu, je l'ai fait virer d'Energie.
03:33 Trois lignes, trois mensonges.
03:34 Rien ne peut aller.
03:36 Faire livrer des fleurs tous les matins, excusez-moi,
03:38 mais je ne l'ai jamais fait, pardon.
03:40 Deuxièmement, faire des conférences de rédaction avec Léoparler,
03:44 mes locaux ne sont pas à Energie, donc je ne suis pas à Energie.
03:47 J'arrive une heure avant mon émission,
03:49 et troisièmement, la faire virer, vous pensez vraiment
03:51 que j'ai les moyens de faire virer quelqu'un qui est à l'accueil d'Energie sans que ça se sache ?
03:54 Ce que je veux vous dire, c'est que j'ai lu tout et n'importe quoi.
03:57 Et ça fait partie du harcèlement que j'ai vécu également.
03:59 Et c'est pour ça que j'ai eu cette marche.
04:01 Quel est l'intérêt de ces femmes qui témoignent, certes de façon anonyme,
04:04 mais je viens de raconter ce qui ressemble, pardonnez-moi,
04:08 à une sorte de système où au fond, vous vous serviriez de votre place
04:12 pour user d'une forme d'ascendant ou d'emprise sur ces femmes ?
04:16 Monsieur Duhamel, quel est l'intérêt de cette jeune fille
04:20 de raconter ce que je viens de vous dire qui est totalement faux ?
04:24 Racontez-moi.
04:25 C'est une jeune fille qui est chez elle, derrière son clavier
04:28 et qui s'invente une vie de standardiste.
04:30 Je vous repose la question.
04:32 Quel est l'intérêt de cette jeune fille de s'inventer quelque chose
04:35 qui ne peut pas exister ?
04:37 Donc vous n'avez jamais...
04:38 Non mais vous ne répondez pas, c'est incroyable.
04:39 Mais attendez, si je peux me permettre, je vous pose les questions.
04:42 Laissez-moi aussi répondre.
04:44 Je suis en train de vous expliquer qu'il y a des cas de gens
04:46 qui s'inventent des vies, qui se raccrochent au camion.
04:50 Et dans l'autre sens, vous ne pouvez pas imaginer que de façon anonyme,
04:54 quand on a quitté une entreprise ou que l'on n'a pas été pris après un stage
04:57 ou que l'on n'a peut-être même jamais été là,
04:59 on est décidé de se venger un tout petit peu.
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