00:00 Sébastien Coehlier, la plainte déposée par Julie Olivier, mais il y a aussi deux autres plaintes pour viol et agression sexuelle.
00:04 Le contenu d'une de ces deux plaintes a été révélé par nos confrères de Libération.
00:07 C'était hier, une jeune femme dont le prénom a été modifié, appelée Sarah, dans cet article,
00:12 décrit une rencontre en juin 2011. Elle a 38 ans à l'époque.
00:16 Elle vient assister à votre émission, puis voilà ce qu'elle dit.
00:18 Je la cite.
00:20 « Dans les couloirs, il s'est avancé vers moi pour me toucher les seins et m'embrasser sur la bouche.
00:23 Je ne m'y attendais pas, car je ne le voyais pas comme ça.
00:26 Et quelques semaines plus tard, vous l'auriez invité dans un lieu privé, dit-elle.
00:29 Je pensais qu'on allait uniquement parler du métier, mais pas du tout.
00:32 J'ai été naïve. Quand il est arrivé, il a fait complètement abstraction de mes intentions initiales.
00:36 Comme si dans sa tête, il était venu juste pour ça, comme si j'étais un être sans importance. »
00:41 Je termine, Sébastien Coehlier, si vous le voulez bien.
00:43 Et elle rajoute « Je ne voulais pas, je n'étais pas d'accord. »
00:45 Mais elle n'a, dit-elle, pas la force ni de crier, ni de faire un scandale pour que les choses s'arrêtent.
00:50 Ce témoignage qui aboutit à une plainte pour agression sexuelle, fait prescrit, viol, fait non prescrit.
00:55 Sarah se dit traumatisée et dit par ailleurs dans cet article de Libération,
00:59 ne pas connaître Julie Olivier, la première plaignante.
01:03 Là, en l'espèce, ça ne semble pas rentrer dans le cadre de cette tentative d'extorsion de fonds en bonne organisée que vous dénoncez.
01:11 Je suis du ML. L'enquête, ce n'est pas moi qui l'amène.
01:13 S'il y a des liens à faire, c'est la police qui fera des liens.
01:17 Je vous ai dit quoi tout à l'heure ? Je vous ai dit que quand je fais une émission,
01:20 il y a 50 personnes dans le public, une vingtaine de personnes dans mon équipe.
01:25 Des caméras partout, dans l'enceinte du studio, dans les couloirs.
01:31 Croyez-vous vraiment qu'il est possible de dire des horreurs à quelqu'un, d'embrasser quelqu'un de force ou des choses comme cela ?
01:36 Vous aviez ces...
01:37 Mais non, mais soyons raisonnables deux secondes.
01:39 On est en train de parler d'un métier que je fais depuis 40 ans.
01:44 J'ai fait des milliers de photos.
01:47 J'ai fait des milliers de vidéos avec des gens, de rencontres avec du public,
01:54 avec des familles entières.
01:57 Vous croyez vraiment que si j'avais ce type de comportement,
02:01 vous ne l'auriez jamais appris, on ne l'aurait jamais su faire ça dans un couloir de radio ?
02:06 Mais je vais même être plus simple que ça.
02:09 Vous n'avez pas l'habitude de vous servir de votre profession, aussi d'une forme d'aura.
02:14 Vous êtes une star de la radio pour tenter d'approcher des jeunes femmes.
02:17 Je vais vous dire autre chose.
02:19 Je vais vous en dire deux.
02:22 Ce que vous dites là sur les deux personnes, enfin les deux autres accusations, nous le savions.
02:28 C'est-à-dire que lorsque mes avocats et moi-même sommes allés déposer plainte
02:31 pour tentative d'extorsion en bande organisée, nous avons prévenu la police.
02:36 Parce que nous savions dans les documents que nous avions
02:39 qu'après Julie, il y en avait certainement de prévus derrière.
02:46 Nous le savions, la police a été prévenue.
02:49 De cette histoire-là.
02:51 Donc il y a deux plaintes qui sortent que nous ne connaissons pas.
02:54 Alors vous êtes en train de me parler de la lecture d'un journal.
02:57 Un journal n'est pas la justice.
02:59 Cette plainte, je ne la connais pas.
03:01 Je me mets à la disposition de la police pour en parler quand ils le veulent.
03:05 Mais ni moi ni mes avocats n'avons aujourd'hui le détail de ces plaintes.
03:09 La seule que nous contestons parce que nous la connaissons, c'est la première.
03:12 Mais encore une fois, je vous le dis, avant qu'elle ne sorte,
03:16 avant qu'elle ne sorte, la police, nous les avions prévenus qu'il y en aurait d'autres.
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