00:00 nouveau stade, le projet déjà, on en parle depuis longtemps,
00:02 stade à Montpellier, ce qu'il va avoir le jour, est-ce que ça va aboutir, qu'est-ce que ça donne au niveau des résultats sur les réseaux
00:08 sociaux ? - Ça donne que d'abord vous êtes très nombreux à avoir voté,
00:10 276 votes, on est un peu plus que la moyenne habituelle,
00:13 et que vous répondez non à 60%, ça par contre ça ne bouge pas même si vous êtes de plus en plus nombreux
00:19 à exprimer votre avis et maintenant on vous attend au téléphone.
00:21 - 0467 58 6000, dites-nous ce que vous en pensez et comment vous voyez les choses.
00:26 Christian Assaf, le vice-président chargé des sports à la métropole de Montpellier, est avec nous ce matin Guillaume. - Bonjour Christian Assaf,
00:31 ça vous étonne d'ailleurs le résultat de ce sondage,
00:33 6 auditeurs sur 10 qui dit non, ce stade on n'en verra jamais les couleurs. - Disons que je
00:38 mesure l'impatience de nombreux supporters du MHSC qui sont un peu désespérés
00:44 face à l'aventeur d'un tel projet, je veux juste rappeler quand même que
00:48 si on prend des sujets similaires et qu'il y a pu y avoir à Nice, Bordeaux ou Lyon, de stades, de grands stades,
00:55 généralement la moyenne de réalisation d'un tel équipement c'est une dizaine d'années donc là on essaie de faire plus vite.
01:00 C'est vrai que peut-être qu'en allons-en un calendrier resserré on a suscité des espoirs
01:05 déçus aujourd'hui, ceci étant dit pour nous
01:09 le stade va se faire à un horizon qui reste un horizon. - Vous êtes persuadé qu'il va se faire ? - Ah oui moi je suis persuadé qu'il va se faire.
01:15 - Le problème c'est qu'on veut aller plus vite que la musique donc c'est ça ? - On essaye de
01:19 brusquer le calendrier mais on est dans un contexte
01:23 qui n'est pas favorable à des projets de construction de cette envergure, je veux dire l'augmentation du coût de l'énergie,
01:29 l'inflation, l'augmentation des coûts de construction,
01:31 l'augmentation de tous l'intérêt font qu'aujourd'hui le projet est un peu ralenti mais il n'est nullement remis en question.
01:37 - Alors si on vous a demandé de venir ce matin et si on a décidé de parler de ce projet Christian Assaf c'est parce que
01:42 très récemment la représentante en Occitanie de la commission nationale du débat public, la garante comme on dit, a émis un avis quand même
01:50 très critique à l'égard de ce projet et elle reproche notamment
01:54 l'arrêt de la consultation publique.
01:57 - Oui elle dresse un constat que l'on ne peut que partager, l'année 2023
02:01 a marqué un coup d'arrêt en matière de
02:04 concertation publique dans le sens formel, de réunion publique, d'ateliers tels que nous l'avions imaginé ensemble. Pourquoi ? C'est bien simple,
02:12 l'année 2023 était,
02:14 et les frères Nicolas ne s'en étaient pas cachés, étaient consacrés
02:19 au tournotable financier de ce projet et comme je vous l'ai dit à la fois un contexte très particulier,
02:25 n'importe quel de vos auditeurs pourrait en témoigner aujourd'hui qui veut,
02:29 qui a un projet d'achat de voiture, d'achat de maison, va se retrouver confronté
02:34 à des difficultés notamment avec un interlocuteur qu'on appelle le banquier et
02:39 donc l'année 2023 qui devait permettre de boucler financièrement ce tournotable a été une année compliquée.
02:47 D'abord on a vu le projet qui est passé d'un peu moins de 200 millions d'euros à un peu plus de 240 millions d'euros
02:53 par le simple jeu des taux d'intérêt et du coup de l'augmentation des travaux
02:59 et donc l'année 2023
03:01 a été consacré à des rendez-vous avec l'ensemble des partenaires financiers
03:06 et c'est vrai qu'il y a deux philosophies qui s'opposent. - Parce que le banquier dont vous parlez
03:12 effectivement c'est la banque des territoires avec qui il y a eu déjà un certain nombre de réunions. Michael de Lafosse d'ailleurs
03:17 l'avait évoqué ici au moins à deux reprises. Le problème c'est que la banque des territoires a fait un petit peu
03:23 marche arrière on va dire sur le financement. - Oui je pense que
03:26 la banque des territoires est confrontée à ce climat un peu anxiogène de l'année 2023 et donc alors qu'on était
03:33 sur un plan de financement qui prévoyait une intervention
03:37 alors sous différentes formes de la banque des territoires à hauteur d'une centaine de millions d'euros on va dire et bien du jour au lendemain
03:43 elle nous a parlé de 20, 25 millions d'euros donc il y avait un gap de 70, 80 millions d'euros
03:48 à trouver à chercher et on ne s'est pas d'ailleurs contenté simplement de prendre acte de la décision de la banque des territoires
03:54 du coup les nicolains ont pris rendez-vous avec un autre pôle bancaire avec d'autres pôles bancaires, Caisse d'épargne, Crédit Agricole,
04:01 Banque Postale, bref toute une série d'intervenants d'institutions financières
04:06 pour permettre de trouver ces 80 millions d'euros et c'est ça qui explique si vous voulez aujourd'hui le fait qu'il n'y a pas de concertation
04:11 - Mais vous dites il faut pas s'inquiéter la concertation elle reprendra début 2024 ou fin 2023 ou début 2024
04:19 - La concertation elle va reprendre
04:21 inévitablement dès lors que nous aurons
04:23 des informations à donner au public aujourd'hui c'est une
04:27 discussion qui se fait en chambre avec les banques
04:29 - Justement Christian Assaf, la balle est dans le camp de qui aujourd'hui alors pas de la métropole puisque c'est pas vous le porteur du projet
04:36 peut-être un peu dans le camp de Laurent Nicolin mais surtout dans le camp de la Banque des Territoires voire d'autres investisseurs privés
04:42 c'est qui qui va qui va du coup
04:44 appuyer sur le bouton là dans l'histoire
04:47 - Aujourd'hui les Nicolins accompagnés parce que nous nous ne nous cachons pas dans le petit doigt nous nous accompagnons
04:53 sur le projet nous le souhaitons donc accompagnés de la métropole
04:56 - Notamment par rapport à des aménagements extérieurs de développement économique
05:00 - Oui et d'expérience parce que nous avons nous sommes une collectivité qui avons l'expérience de rencontrer des banques pour des tribunaux
05:06 des grands projets comme le tramway ou autre et bien
05:08 nous finissons ce tour de table financier avec les banques et
05:12 nous allons voir d'ici la fin de l'année civile la Banque des Territoires en disant voilà
05:17 nous avons trouvé par ailleurs un financement à tel montant pour le projet
05:21 alors confirmez nous que vous venez et si oui à quel montant et en fonction de ça deux hypothèses
05:27 où le projet peut se faire comme il était prévu et nous poursuivons à haut de la mer
05:31 où la Banque des Territoires confirme son retrait et dans ce cas là il faut recalibrer le projet
05:37 - Selon vous le projet de nouveau stade à Montpellier
05:40 va-t-il aboutir un jour c'est la question qu'on vous pose ce matin vous en pensez quoi on veut vous entendre réagir vous nous appelez au
05:46 04 67 58 6000 appelez nous tout de suite on parle de ce futur stade
05:50 - Encore deux questions au moins
05:52 Christian Assaf, Laurent Nicolas avait dit il y a quelque temps si fin 2023 tout n'est pas bouclé j'arrête
05:58 est-ce qu'il a tort de dire ça il s'en bat un peu on comprend son impatience mais est-ce qu'il y a des craintes à avoir
06:05 par rapport à ça ou...
06:06 - L'impatience de Laurent Nicolas elle doit se comprendre par l'enjeu que représente ce nouveau stade pour le club
06:13 aujourd'hui vous le voyez
06:15 la une du quotidien de référence en matière sportive l'équipe pour ne pas le nommer
06:22 fait sa une donc sur les droits de télé qui deviennent de plus en plus complexe
06:27 on le voit bien le football européen et même français
06:31 deviennent de plus en plus un football avec des financements de fonds de pension ou de fonds étatiques carrément
06:38 le modèle du Montpellier héros club familial avec des entrepreneurs locaux
06:43 c'est un modèle qui est un peu modèle en voie de disparition
06:46 et la survie du club dépend de ce nouveau stade donc je pense que à travers cette phrase Laurent Nicolas il veut
06:53 faire prendre conscience à l'ensemble de la population et les amoureux du football que ce stade il est vital pour le club
07:00 - Modèle familial de ce club indispensable à sa survie dites vous beaucoup de gens aussi disent on n'a pas
07:07 de stade ici à Montpellier qui correspond au standing de la ville, septième ville de France
07:12 mais une des meilleures villes sportives de France
07:16 - La plus sportive de France
07:18 - La plus sportive et certains disent même faudrait carrément un stade pour le foot mais pas que pour le foot pour le rugby aussi
07:22 et certains, c'est peut-être un peu utopiste de dire ça
07:25 imagine un stade qui serait utilisé par les deux clubs MHR et MHSC
07:29 ça pourrait être une éventuelle solution ça ou pas quand on parle d'investisseurs privés on sait que Moët Daltrade lui n'est pas
07:35 dépourvu de moyens est-ce que vous vous avez réfléchi à cette option ?
07:39 - Oui après il y a des problèmes techniques après qu'une équipe de rugby soit passée sur un terrain de foot gazonné
07:44 - Alors c'est ça le principal obstacle ?
07:46 - Oui c'est l'usage c'est des usages, il y a des conflits d'usages entre le rugby et le football
07:51 donc ça paraît complètement impensable, ça n'existe pas il n'y a pas de stade en France ni en Europe où un club de rugby et un club de football
07:59 se partagent le terrain et si je puis dire nous avons quand même d'ores et déjà deux stades
08:06 alors un qui est désuet celui de la Mousson mais...
08:10 - L'autre qui est d'une capacité limitée
08:12 - Oui mais qui fait le plein et je ne suis pas sûr aujourd'hui que si vous demandiez aux dirigeants du rugby
08:16 s'ils avaient la possibilité de faire un stade est-ce qu'ils doubleraient sa capacité s'ils le feraient vraiment donc
08:21 non je pense qu'en termes d'équipement aujourd'hui
08:23 il convient que l'on réfléchisse vraiment à un nouveau stade de football à Montpellier oui
08:28 - Bon et pour vous le projet n'est pas mort vous dites d'ailleurs que vous y croyez vous continuez à y croire
08:33 mais qu'il faut s'accorder, il faut donner le temps au temps en fait c'est ça ?
08:35 - Il faut donner le temps au temps c'est à dire voilà il faut à la fois aller jusqu'au bout de la discussion avec les financeurs donc les banquiers
08:42 et puis une fois que nous aurons des réponses fermes et définitives en fonction du contexte qui est le nôtre d'ailleurs je veux dire que
08:49 on a le sentiment que tous l'intérêt
08:51 en 2024 peuvent baisser et ça ça peut aider aussi le projet
08:56 et bien une fois qu'on a fini ce tour de table on recalibre le projet soit on continue comme avant ça me paraît compliqué un peu
09:02 plus de 250 millions d'euros mais sinon rien ne nous empêche
09:06 de revoir nos ambitions à la baisse et je crois que les nicolins ils sont prêts et revoir un stade
09:11 on va dire autour de 180 à 200 millions d'euros oui
09:13 - On le saura début d'année prochaine donc quelques semaines quoi
09:16 - Oui de quelques semaines disons que l'année 2023 aura été une année de faux plats si vous me permettez
09:20 cette métaphore cycliste
09:23 - Et foot, rugby et pourquoi pas piscine aussi non ?
09:26 - On est pas mal au niveau des piscines en effet
09:28 - Oui mais bon
09:29 - Je vous ai dit le stade de la Mosson
09:31 a pu se transformer en piscine lors de l'épisode Sévénois Louis
09:35 - Merci beaucoup Christian Assaf vice-président pour la métropole des questions sportives merci d'être venu dans le 6/9 ce matin
09:41 - Vous pouvez réécouter cette interview en allant sur notre site internet francebleu.fr
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