00:00 Vous aviez parlé de Gérald Darmanin.
00:02 Oui, parce que je suis extrêmement agacé par cette réflexion du ministre de l'Intérieur.
00:08 Je veux dire, je trouve ça extrêmement facile de dire "ah ben c'est un enchauvagement généralisé".
00:13 Il y a un côté déculpabilisant et absence de prise de responsabilité de la part du ministre de l'Intérieur.
00:19 Moi ce que j'attends de l'État, c'est pas qu'il dise "ah ben oui, c'est difficile".
00:24 L'État, il doit dire "voilà, il y a des problèmes identifiés, voici les solutions".
00:29 C'est ça qu'on attend de l'État.
00:31 Et je me rends compte que l'État, il est très dur avec moi quand je ne paye pas mes impôts,
00:34 je ne les ai pas assez bien payés, quand je fais un kilomètre heure de trop,
00:38 vous voyez, sur la route, et c'est toutes ces putes quand j'oublie de déclarer un petit truc, etc.
00:42 En revanche, quand les types, on peut s'identifier,
00:46 qui vont aller planter les jeunes dans une soirée, dans un bal de village,
00:51 "ah ben là, c'est la faute de la société, c'est triste", etc.
00:54 Vous vous rendez compte du foutage de gueule, Pascal ?
00:57 Je suis agacé, je suis même dégoûté.
00:59 - Non mais la société, vous avez raison, elle est forte avec les faibles,
01:04 et elle est faible avec les forts, bien sûr.
01:06 La société, elle est très forte pour nous imposer de prendre le café debout
01:10 pendant le confinement, ou des sottises comme cela,
01:14 mais quand il s'agit de dire les choses, de voir les choses et d'agir,
01:18 elle n'ose pas, et on le voit bien.
01:20 - C'est pire que ça.
01:21 - On est aujourd'hui, ben c'est pire que ça, c'est déjà beaucoup, ça.
01:24 - Oui, oui, Pascal.
01:26 - Tout le monde sait ce qu'il peut se passer dans ce pays,
01:31 mais personne, manifestement, ne prend la mesure de cela.
01:35 Mais il faut changer beaucoup de choses.
01:37 - C'est bien, je vais m'expliquer, vous allez comprendre.
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