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  • il y a 18 minutes
Patrick Sébastien était enfin devant la commission d'enquête sur France Télévisions aujourd'hui avec à ses côtés, Michel Drucker qui semblait très ml à l'aise en écoutant les propos de son ancien collègue du service public. Il faut dire que Patrick Sébastien a décidé de tout lâcher sur Delphine Ernotte, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça fait mal

Voici ce qu'à affirmer l'ancien animateur du Grand Cabaret :

"Jusqu'à l'arrivée de Delphine Ernotte, tout était humain et correct. Les audiences étaient là, j'avais des rapports avec des gens comme Yves Bigot, qui était extraordinaire, comme avec Patrick De Carolis... On avait des rapports formidables, on faisait tout pour que nos émissions marchent, et quand Mme Ernotte est arrivée, on a tout fait pour qu'elle ne marche pas.

C'est-à-dire que d'entrée, Mme Ernotte voulait me dégager, clairement.

Il y a eu cette fameuse phrase des hommes blancs de plus de 50 ans. Au passage, je veux faire une parenthèse, depuis, je n'ai pas vu beaucoup de gens de couleur à la tête d'un prime time, ou à la tête d'un journal, ça me ferait plaisir, parce que je suis pour la diversité.

Donc, moi, je ne savais pas qu'un jour, on allait me reprocher d'être un homme, d'être blanc, et d'avoir plus de 50 ans. Mais allons-y, j'ai fait partie de ce truc-là.

Mais avant tout, je crois, je parlais de dictature idéologique, je crois que Mme Ernotte a des goûts. Elle a le droit d'avoir ses goûts, elle a le droit d'avoir ses valeurs.

Mais pour moi, une patronne de service public doit représenter tout le public, et pas seulement ceux qui sont d'accord avec son idéologie.

Je ne vois pas un directeur d'hôpital public refuser des malades parce qu'il ne partage pas les mêmes idées que lui. Et pour moi, c'est ce qui s'est passé.

Je ne conviens pas à Mme Ernotte, et au-delà de moi, les gens qui me regardaient, qui regardaient le cabaret, qui regardaient "Les années Bonheur", ne convenaient pas. On a dit à ces gens-là, circulez, il n'y a rien à voir, il faut regarder autre chose. Ça, il ne faut pas le regarder. Et ça, c'est un petit peu, ça correspond à l'état d'esprit qu'il y a dans ce pays en général aujourd'hui. Voilà, c'est un peu comme ça.

Il y a une partie de la population à qui on dit, circulez, il n'y a rien à voir...."

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Transcription
00:00qui sont liés à notre métier, et jusqu'à l'arrivée de Delphine Ernotte, tout était humain et correct.
00:06Les audiences étaient là, j'avais des rapports avec des gens comme Yves Bigot, qui était extraordinaire,
00:12comme avec Patrick de Carolis, Thuyé aussi, avec qui j'ai parlé tout à l'heure.
00:15On avait des rapports formidables, on faisait tout pour que nos émissions marchent,
00:20et quand Mme Ernotte est arrivée, on a tout fait pour qu'elle ne marche pas.
00:24C'est-à-dire que d'entrée, Mme Ernotte voulait me dégager, clairement.
00:28Il y a eu cette fameuse phrase des hommes blancs depuis de 50 ans.
00:33Au passage, je veux faire une parenthèse, depuis je n'ai pas vu beaucoup de gens de couleur
00:36à la tête d'un prime time ou à la traite d'un journal, ça me ferait plaisir, parce que
00:40je suis pour la diversité.
00:43Donc, moi je ne savais pas qu'un jour on allait me reprocher d'être un homme, d'être blanc
00:47et d'avoir plus de 50 ans.
00:48Mais allons-y, j'ai fait partie de ce truc-là.
00:50Mais avant tout, je crois, je parlais de dictature idéologique, je crois que Mme Ernotte a des goûts.
00:55Elle a le droit d'avoir ses goûts, elle a le droit d'avoir ses valeurs.
00:59Mais pour moi, une patronne de service public doit représenter tout le public,
01:05et pas seulement ceux qui sont d'accord avec son idéologie.
01:08Je ne vois pas un directeur d'hôpital public refuser des malades
01:12parce qu'il ne partage pas les mêmes idées que lui.
01:15Et pour moi, c'est ce qui s'est passé.
01:17Je ne conviens pas à Mme Ernotte, et au-delà de moi, les gens qui me regardaient,
01:22qui regardaient le cabaret, qui regardaient les années bonheur, ne convenaient pas.
01:26On a dit à ces gens-là, circulez, il n'y a rien à voir, il faut regarder autre chose.
01:30Ça, il ne faut pas le regarder.
01:32Et ça, c'est un petit peu, ça correspond à l'état d'esprit qu'il y a dans ce
01:36pays en général aujourd'hui.
01:38Voilà, c'est un peu comme ça.
01:39Il y a une partie de la population à qui on dit, circulez, il n'y a rien à voir.
01:44Alors, pour m'écarter...
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