00:00qui sont liés à notre métier, et jusqu'à l'arrivée de Delphine Ernotte, tout était humain et correct.
00:06Les audiences étaient là, j'avais des rapports avec des gens comme Yves Bigot, qui était extraordinaire,
00:12comme avec Patrick de Carolis, Thuyé aussi, avec qui j'ai parlé tout à l'heure.
00:15On avait des rapports formidables, on faisait tout pour que nos émissions marchent,
00:20et quand Mme Ernotte est arrivée, on a tout fait pour qu'elle ne marche pas.
00:24C'est-à-dire que d'entrée, Mme Ernotte voulait me dégager, clairement.
00:28Il y a eu cette fameuse phrase des hommes blancs depuis de 50 ans.
00:33Au passage, je veux faire une parenthèse, depuis je n'ai pas vu beaucoup de gens de couleur
00:36à la tête d'un prime time ou à la traite d'un journal, ça me ferait plaisir, parce que
00:40je suis pour la diversité.
00:43Donc, moi je ne savais pas qu'un jour on allait me reprocher d'être un homme, d'être blanc
00:47et d'avoir plus de 50 ans.
00:48Mais allons-y, j'ai fait partie de ce truc-là.
00:50Mais avant tout, je crois, je parlais de dictature idéologique, je crois que Mme Ernotte a des goûts.
00:55Elle a le droit d'avoir ses goûts, elle a le droit d'avoir ses valeurs.
00:59Mais pour moi, une patronne de service public doit représenter tout le public,
01:05et pas seulement ceux qui sont d'accord avec son idéologie.
01:08Je ne vois pas un directeur d'hôpital public refuser des malades
01:12parce qu'il ne partage pas les mêmes idées que lui.
01:15Et pour moi, c'est ce qui s'est passé.
01:17Je ne conviens pas à Mme Ernotte, et au-delà de moi, les gens qui me regardaient,
01:22qui regardaient le cabaret, qui regardaient les années bonheur, ne convenaient pas.
01:26On a dit à ces gens-là, circulez, il n'y a rien à voir, il faut regarder autre chose.
01:30Ça, il ne faut pas le regarder.
01:32Et ça, c'est un petit peu, ça correspond à l'état d'esprit qu'il y a dans ce
01:36pays en général aujourd'hui.
01:38Voilà, c'est un peu comme ça.
01:39Il y a une partie de la population à qui on dit, circulez, il n'y a rien à voir.
01:44Alors, pour m'écarter...
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