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  • il y a 1 jour
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Oui, c'est une situation quand même particulière.
00:02Vous avez aujourd'hui une grande manifestation féministe qui est syndicale,
00:07qui est prévue pour la Stalingrad et qui a celle de la République à partir de 14h.
00:13C'est la journée internationale du droit des femmes.
00:16Vous avez un collectif Nemesis qui est personnal grata à la demande des associations féministes,
00:23à la demande des syndicats et ça a été accepté par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:29Le collectif Nemesis, vous savez que c'est un collectif qui est ciblé par les médias mainstream,
00:35par la bien-pensance, par l'extrême gauche,
00:37qui est aussi au cœur du drame qui a entraîné la mort de Quentin de Ranck à Lyon,
00:45en marge de la conférence de Rima Hassan,
00:49puisque c'est ce collectif qui s'était présenté pour dire « islamo-gauchisme hors de nos facs ».
00:56Et quelques minutes plus tard, vous connaissez l'histoire absolument dramatique
01:00et le lynchage à mort de Quentin de Roch, qui était venu pour les protéger au chaos.
01:07Alice Cordier est en direct avec nous.
01:08Vous êtes la fondatrice de Nemesis.
01:11Bonjour Alice.
01:13Bonjour Alice.
01:13D'abord, est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi, en soi,
01:17vous êtes personnales en grata de cette manifestation ?
01:20Nous, on n'est pas très étonnés de voir des syndicats et des associations de féministes
01:26qui sont des associations d'extrême gauche avant d'être des associations féministes,
01:28pour être très clair.
01:31Ça fait longtemps que les manifestations, notamment du 8 mars,
01:34on y voit des slogans sur la Palestine, des slogans contre l'extrême droite,
01:39mais très peu de slogans pour les femmes, en fait, en vérité.
01:41Ce sont des manifestations d'extrême gauche.
01:43Et donc aujourd'hui, elles font à chaque fois une coalition
01:46pour nous demander qu'on ne soit pas là.
01:48En fait, à la fin, nous sommes les seuls assos qui finissent par parler des femmes
01:52à ces manifestations.
01:54On est obligés à chaque fois d'être escortés sous protection policière renforcée.
02:00Sinon, nous nous faisons agresser.
02:02Donc ça, c'est une réalité.
02:02Et cette année, ce qu'il s'est passé, c'est que nous avons pris la décision de nous-mêmes,
02:06il y a une dizaine de jours, de déclarer notre propre manifestation plus loin.
02:10Sauf qu'on a Laurent Nunez qui a quelques jours expliqué qu'en fait, non,
02:14c'est lui qui avait décidé qu'on ne manifesterait pas en présence de ces syndicats.
02:19Et il s'est complètement soumis à une pétition qui avait été lancée par différentes associations
02:26qui ont pignon sur eux, mais qui ne représentent finalement plus grand-chose.
02:31et qui avait demandé à ce que nous ne soyons pas là.
02:33Mais en fait, la vérité, c'est que de nous-mêmes, nous avions dit que nous ne serions pas là.
02:36Donc il a utilisé d'une certaine façon le fait que nous avions déclaré une manifestation plus loin
02:40en disant « Regardez, c'est moi qui ai décidé pour la paix sociale,
02:44que ces jeunes filles ne seraient pas mélangées à ça. »
02:49Il a fait un communiqué très clair où il explique ça.
02:52Et la deuxième partie de son communiqué explique qu'il veillerait
02:55à ce que, si nous étions une association qui n'était pas dans les coulous,
03:01il veillerait à appliquer la dissolution.
03:04Donc c'est quand même un communiqué très particulier, je trouve.
03:07Quand nous, on a essuyé, comme je le rappelle, un garçon venu nous protéger
03:11et mort d'une dizaine de jours, nous avons fait une action pacifiste
03:15qui était clairement un drap avec 7 jeunes femmes.
03:20Mais en fait, c'est nous qui sommes aujourd'hui dans le viseur du gouvernement visiblement
03:25et interdites de manifester en fait.
03:27Moi, je ne voulais pas forcément aller vers le bras de fer,
03:30je mets des guillemets à bras de fer engagé,
03:33ou le conflit qu'il pourrait y avoir entre le ministère de l'Intérieur et vous.
03:37Ce qui me surprend, c'est que vous avez des associations, des syndicats
03:40qui ditent lutter contre le féminisme
03:43et qui prennent plus de temps à s'attaquer à votre association
03:48plutôt qu'à lutter contre toutes les formes de violences faites contre les femmes,
03:54notamment à l'international.
03:56Et ces mêmes groupes étaient bien silencieux
03:58pour dénoncer par exemple les exactions contre les femmes le 7 octobre
04:03ou les violences qui sont faites contre les femmes en Iran
04:06ou les violences qui sont faites contre les femmes en Afghanistan.
04:10Cette tartufferie qui est insupportable,
04:13peut surprendre et je suis très curieux
04:15d'avoir le regard des auditeurs,
04:18des auditrices sur ces groupes féministes
04:22et qui n'ont de féministes que le nom.
04:25Sébastien Ligné, qu'en pensez-vous ?
04:27Non mais il se passe qu'en réalité aujourd'hui,
04:29la gauche considère que le sujet féministe
04:34est la chasse gardée de la gauche.
04:36Ils ont verrouillé cette question-là.
04:39Personne ne peut être féministe hormis la gauche,
04:41personne ne peut proposer des solutions politiques hormis la gauche,
04:45alors qu'en réalité, quand on regarde la réalité,
04:48c'est l'inverse.
04:49La gauche aujourd'hui ne parle plus du féminisme.
04:52Quand vous voyez Mme Sandrine Rousseau
04:53nous expliquer que le voile est un symbole d'embellissement de la femme,
04:57alors qu'au même moment vous aviez des Iraniennes
04:59qui se faisaient lyncher à mort pour dire non au voile
05:02et oui à la liberté de le porter ou non,
05:04ça c'est pas la défense du féminisme.
05:05Quand vous voyez que des personnalités de gauche,
05:07mais même du centre,
05:08nous expliquent que l'insécurité est un fantasme
05:10ou qu'il y a un sentiment d'insécurité,
05:13alors qu'aujourd'hui vous avez 3400 agressions sexuelles par an
05:17dans les transports en commun
05:18qui évidemment visent quasi exclusivement les femmes.
05:21Ça c'est pas un sujet féministe,
05:22la question de la lutte contre l'insécurité dans les transports en commun,
05:26la lutte contre l'insécurité dans la rue,
05:27ces femmes qui vous disent aujourd'hui que
05:29quand elles rentrent le soir,
05:30il y a certaines rues,
05:32certains chemin qui n'en prennent pas.
05:33Mais c'est pour ça que c'est des tartuffes
05:39et que cette tartufferie,
05:41les français ne sont pas dupes.
05:43Il s'avère que l'actualité internationale est tellement importante
05:46que les sujets nationaux et sociétaux
05:49sont désormais sous-traités
05:50ou même pas abordés.
05:52Mais je trouvais qu'il était important aussi
05:55de mettre la focale sur cette actualité
05:59que certains considèreraient comme anecdotique, Éric Revelle.
06:01Moi je vais me placer sur un autre plan, si vous le permettez.
06:04On peut penser ce qu'on veut,
06:05et je le dis à Alice qui est avec nous.
06:08Un plan large ?
06:09Oui.
06:10Pour l'homme grand que vous êtes ?
06:11Plus large.
06:12On peut penser ce qu'on veut du collectif Nemesis.
06:15On a le droit d'avoir une opinion.
06:16On a le droit de considérer qu'ils en font trop, pas assez,
06:19et que leurs causes justes ne sont pas traitées par d'autres.
06:23Mais je voudrais me placer sur le droit de manifester dans ce pays.
06:27C'est un droit constitutionnel.
06:29C'est une liberté publique constitutionnelle de manifester
06:33qui est protégée par notre constitution
06:35au même titre que la liberté d'expression
06:37ou la liberté de réunion.
06:38Pourquoi je vous dis ça ?
06:39Parce que quand j'ai un ministre de l'intérieur et du culte
06:43qui, alors peut-être pour protéger le collectif Nemesis,
06:45j'en sais rien,
06:46leur interdit de manifester.
06:50Oui, mais il leur interdit de manifester.
06:52Non, puisqu'elles vont manifester.
06:53Oui, d'accord, mais pas là où Nemesis voulait manifester.
06:59Donc il y a une entrave, pardonnez-moi,
07:01tout de même, à cette liberté d'expression.
07:04Vous n'avez pas écouté Alice Cordier.
07:06Alice Cordier a dit,
07:08on a décidé de faire une autre manifestation
07:11et de ne pas aller à cette manifestation,
07:12se mêler avec ces associations
07:14qui sont des associations tartuffes,
07:17c'est-à-dire qu'elles ont des indignations
07:18à géométrie variable
07:20et elles choisissent leur combat
07:21quand il s'agit de parler,
07:23de lutter contre les violences faites aux femmes.
07:25Voilà comment c'est présenté par Alice Cordier.
07:28Alice, dites-moi si j'ai déformé vos propos.
07:30Il faut accepter le débat
07:31avec ce que vous appelez des associations tartuffes.
07:34Moi, je trouve que le fait que Nemesis soit obligé
07:37de défiler dans un autre endroit,
07:39dans un autre endroit,
07:41me pose un problème de liberté de manifester.
07:44On peut encore une fois être pour ou contre.
07:46On peut considérer que l'association dont vous parlez,
07:49et Sébastien a été très clair sur Mme Rousseau,
07:51enfin, qu'il y a eu des déclarations sur le voile,
07:54mais scandaleuses,
07:55mais en même temps,
07:56moi je trouve que c'est un préalable...
08:00Ah ?
08:01Eh bien, vous retrouvez là...
08:02C'est impliqué !
08:03On a perdu...
08:05On a perdu...
08:06Éric Prevel !
08:07Non, je vous ai juste fait...
08:08Moi, je suis tout en transparence avec les auditeurs.
08:11Oui...
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