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00:02 Dans un instant avec Florian qui nous dira pourquoi Gibraltar est entré dans l'histoire du rock.
00:08 Exactement, après être entré dans l'histoire du foot samedi soir.
00:10 De 14 au 0, effectivement.
00:12 L'Eco & You, Martial, le nouveau président argentin, Ravir Millei, veut abandonner la monnaie nationale, le PSO, au profit du dollar,
00:21 et fermer la banque centrale du pays. Bonne ou mauvaise idée ?
00:24 Plutôt mauvaise. C'est d'ailleurs assez étonnant de la part d'un fan de l'économiste Milton Friedman,
00:30 puisque Milton c'est le nom d'un de ses cinq chiens, parce que le courant de Friedman donne beaucoup de poids justement à la politique monétaire et aux banques centrales.
00:40 Donc là ça signifie que l'Argentine n'aura plus de monnaie propre et ne pourra plus émettre de monnaie.
00:45 Le pays sera totalement arrimé au dollar, c'est une réponse un peu suicidaire, mais qui peut se comprendre quelque part dans un pays où les prix ont plus que doublé en un an.
00:53 Il y a d'autres pays qui font ça ?
00:54 Alors oui, ce sont des tout petits pays, le Panama, le Salvador, l'Équateur, ce sont des pays dollarisés comme on dit.
01:02 Le Monténégro a même choisi d'être rattaché à l'euro lui.
01:06 C'est assez atypique quand même parce qu'on est dans la zone d'influence du dollar.
01:09 Et de manière générale, abandonner sa monnaie, c'est jamais un signe de bonne santé.
01:13 Alors quelles conséquences ça peut avoir pour l'Argentine ?
01:15 La banqueroute à terme.
01:18 D'ailleurs, l'Argentine a déjà testé ce système.
01:20 Dans les années 80, l'inflation était de 400%, donc les prix étaient multipliés par 5 en un an.
01:26 L'Argentine avait donc essayé la dollarisation justement.
01:29 C'était un système un peu plus light que celui de M.Millehi, puisque là, on voulait qu'un peso vale un dollar.
01:37 Mais on n'abandonnait pas la monnaie, on n'abandonnait pas la banque centrale.
01:39 Alors à l'époque, ce sont, figurez-vous, les joueurs de foot argentins qui avaient imposé la dollarisation.
01:46 Parce qu'ils voulaient, ben oui, ils sont malins, ils voulaient payer en pesos.
01:50 Les pesos pour eux, c'était un peu de la monnaie de singe.
01:52 Donc résultat, tous les riches argentins avaient placé leur fortune en dollars aux Etats-Unis, les capitaux étaient partis.
01:57 La dette avait flambé, l'Argentine s'était retrouvée en défaut de paiement.
02:00 Il y a ce risque aujourd'hui ?
02:01 Le pays est très endetté, donc oui.
02:03 Les Etats-Unis mènent une politique de remontée des taux pour réduire l'inflation en ce moment.
02:08 Donc c'est une catastrophe à venir pour l'Argentine.
02:10 Il est bien évident que la Fed, la banque centrale américaine, va d'abord défendre les intérêts des Etats-Unis
02:15 avant ceux de l'Argentine.
02:16 Et donc ça veut dire que les intérêts de la dette sont de plus en plus élevés pour l'Argentine.
02:21 Et donc l'Argentine va se trouver étouffée par sa dette, incapable d'investir.
02:25 Ça va provoquer une chute de l'innovation et une hausse de la corruption.
02:28 Dans les années 90, on avait vu apparaître des monnaies parallèles, une hausse du troc.
02:33 Autrement dit, une économie grise, noire, qui affaiblira le pays.
02:37 *Don't cry for me Argentina*
02:40 Oui, ben ça devient...
02:41 Tu chantais hier soir, à Paris.
02:44 C'est un peu triste justement, à pleurer quand même.
02:46 Ce pays a été un des plus prospères fin 19e, début 20e siècle.
02:50 Mais il y a eu le péronisme, les dictatures, le kichnerisme,
02:53 des allers-retours entre l'extrême gauche et l'extrême droite
02:56 qui ont totalement déboussolé l'économie de ce pays formidable.
02:59 Votre plus, la réponse de Microsoft au limogège de Sam Altman dont vous parliez hier.
03:02 Ben oui, le père de Chad Gipity donc a été licencié de son entreprise.
03:06 Il vient d'être embauché par Microsoft pour développer le pôle intelligence artificielle.
03:11 Microsoft, premier actionnaire de la maison mère de Chad Gipity.
03:13 Et votre note, une entreprise au rattrapage, Valdun.
03:16 Oui, Valdun, et qui va la rattraper ?
03:18 Valdun est en redressement judiciaire, attend un repreneur.
03:22 C'est le dernier fabricant en France de roues pour les trains.
03:26 320 salariés dans les Hauts-de-France, l'actionnaire chinois vient de jeter l'éponge.
03:29 Merci Martial.
03:29 !
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