00:00 Cette histoire, elle est spectaculaire.
00:02 Après, moi, j'ai envie de dire, en tant que membre de la CIVIS,
00:04 vous savez, on a reçu près de 30 000...
00:05 - De la commission 116.
00:06 - De la commission 116, donc on a reçu près de 30 000 témoignages.
00:10 Et finalement, je ne vais pas dire qu'elle est d'une banalité,
00:12 mais quasiment, je veux dire, on a sans cesse l'impression
00:14 de découvrir ce genre de choses, même si, bien sûr,
00:16 qu'il y a une douleur et je rejoins ce que disait Monsieur le maire, etc.
00:18 C'est quelque chose.
00:19 Mais en fait, je veux vous dire quelque chose, moi,
00:21 en tant que victime, qui me semble assez important.
00:23 En fait, vu que l'État ne fait quasiment rien en la matière,
00:26 donc le coût du déni aujourd'hui, c'est 9,7 milliards,
00:28 ça a été chiffré par la CIVIS.
00:30 En fait, je veux vous dire un truc.
00:32 La société, dans son ensemble, consent à ce qu'il y ait des enfants
00:36 dans ce pays qui se fassent violer.
00:37 Voilà, il faut le dire de manière très crue.
00:40 Pourquoi ? Parce que soit on ne les entend pas,
00:41 c'est ce que nous montrent les témoignages de la CIVIS.
00:43 90 % d'entre eux, en fait, ont parlé.
00:47 Et finalement, seuls 8 % ont bénéficié d'un soutien social positif.
00:52 Je te crois, je te protège.
00:54 Donc oui, les langues se délient, etc.
00:55 Et bien sûr, il y a la prescription pour non-dénonciation de crime.
00:58 Parce que personne dans ce pays n'est condamné pour non-dénonciation de crime.
01:02 Par contre, je vais y arriver.
01:03 Rappelez-vous le cardinal Barbarin,
01:05 qui a failli être, à un moment donné, inquiété sur le sujet,
01:07 parce que là, vous parlez de paroisses.
01:09 Grâce à Dieu, il a fait son prescrit, il m'a dit "Hop, on efface, pas de problème".
01:12 Il est relaxé en appel.
01:14 Et c'est ça, en fait, qui est terrible.
01:15 C'est que systématiquement, vous voyez, moi, la victime que je suis,
01:17 qu'on invite sur les plateaux, etc.
01:19 Je le redis.
01:19 Bien sûr que j'ai de l'énergie, parce que j'y crois.
01:21 Je crois en la République.
01:22 Je crois qu'à un moment donné, il faut que nos gouvernants
01:24 se saisissent de cette question-là.
01:26 Il faut arrêter un peu ce cinéma, parce que je suis désolé.
01:29 Oui, tout le monde le savait.
01:30 Et bien, au bout d'un moment, on est dans un état de droit.
01:32 Protégeons les enfants.
01:33 Et ça fait bien longtemps, en fait, que ces personnes-là auraient dû être inquiétées, etc.
01:36 - Vous parlez de consentement.
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