00:00– Ça veut dire que tous ces gens, ils se sont jetés la poubelle ?
00:03– Je pense qu'il y en a un certain nombre qui ont gravement failli, effectivement.
00:09– Et alors, qu'est-ce qu'il doit ?
00:11– Je veux dire, le seul élément positif qu'on peut retenir du macronisme,
00:16c'est l'attractivité du pays.
00:17C'est vrai que la France a retrouvé un petit peu d'attractivité.
00:20Vous voyez, j'essaye d'être de bonne foi, je vous le concède.
00:23C'est à peu près la seule ligne sur laquelle on peut vous donner quittus.
00:26Sur le reste, c'est un échec complet et cuisant.
00:29Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas mettre ensemble des gens qui n'ont rien en commun
00:33et faire une politique pour un pays.
00:35Il faut qu'on choisisse une direction.
00:37Est-ce qu'on veut plus ou moins de fonctionnaires ?
00:39– Eh bien voilà, tiens, c'est un vrai débat.
00:41– Vous voulez plus ou moins de fonctionnaires ?
00:42– On ne l'a jamais eu, à part en disant.
00:43– Parce que Macron, il était soi-disant libéral,
00:45mais finalement, il a créé 300 000 potes de fonctionnaires.
00:47– Monsieur Consigny, il n'y a pas de réalité sociale s'il n'y a pas de réalité économique.
00:53Vous êtes d'accord avec ça ou pas ? On est d'accord.
00:55Comment marche la fonction publique ?
00:57Ce qui s'est passé, en fait, c'est que l'État veut tout gérer.
01:0141 ministres, 1 200 agences, ce n'est plus possible.
01:04Nous n'avons plus les moyens.
01:06– Pardon, mais Emmanuel Macron avait promis de réduire le nombre de fonctionnaires.
01:10En 2017, c'était dans son programme.
01:11– Oui, vous savez, je vais vous dire, non, mais la complexité, en fait, en France,
01:15c'est de dire les choses, souvent, c'est compliqué avec les Françaises et les Françaises.
01:18– Ah, c'est la faute des Français.
01:18– Sur votre plateau, est-ce que j'ai dit ça ?
01:21Sur votre plateau, j'ai déjà dit que c'était compliqué et que peut-être, effectivement,
01:26il faudrait travailler différemment et mieux, et peut-être plus longtemps.
01:29Mais quand vous dites ça, Édouard Philippe, quand il annonce la retraite,
01:32son 17 ans, tout le monde y tombe dessus, il y a un vrai débat.
01:34– Il est le favori, vous voyez, donc finalement, peut-être que les Français sont d'accord.
01:37– Il y a un vrai débat à changer le système.
01:39Et Gabriel Attal, l'objectif qu'il a, mais aussi Édouard Philippe, c'est changer le système.
01:44On ne peut plus fonctionner comme on est.
01:46Et donc, pour répondre sur les fonctionnaires, vous m'avez posé une question sur les fonctionnaires.
01:52– C'est lui qui expérimente, c'est lui qui a créé la semaine de 4 jours dans la fonction
01:57publique.
01:58Il l'a mis en place, oui, pour les fonctionnaires de l'URSSAF du Nord.
02:01Vous êtes pour cette mesure, vous ?
02:03– Mais moi, je suis pour…
02:04– C'est ça le changement ?
02:05– Dans un pays qui est suradministré, surfiscalisé,
02:08le changement, c'est de réduire le temps de travail dans la fonction publique.
02:10– Monsieur Consigny, j'ai monté une entreprise à l'âge de 19 ans, d'accord ?
02:14Comme vous, je suis profession libérale.
02:16Je ne vis pas de la politique, qu'on soit clair.
02:18Moi, je ne suis pas un béni-oui-oui qui atteint l'indemnité à la fin du mois
02:22pour pouvoir remplir mon frigo.
02:23Je crois que c'est important.
02:24– Tout à fait.
02:25– Et c'est ce qui m'a plu à Macronie.
02:26Moi, je pense que la fonction publique, la réflexion à avoir,
02:29c'est comment on la modernise.
02:31Moi, je n'ai pas de soucis.
02:33– En les faisant moins travailler.
02:34– Mais non, arrêtez de taper sur les fonctionnaires.
02:37– La semaine de 4 jours, c'est moins travailler.
02:39– Attendez, moi, j'avais la chance d'avoir une délégation à Montpellier
02:41sur 3 000 fonctionnaires, j'en avais 1 000.
02:4490% faisaient bien le job, 10% ne le faisaient pas.
02:47Oui, il y a dans la fonction publique des gens qui sont dans les placards
02:51à ne pas être utilisés.
02:52– Mais si c'est rentable, pourquoi pas ?
02:54Le monde a changé, M. Consigny.
02:57– Mais donc, au moins, on a des visions de la société qui sont différentes.
03:02Vous voyez, moi, je pense qu'on est suradministrés, par exemple.
03:05– Mais moi, je n'ai pas un souci.
03:07– Parce qu'on a 1 million de fonctionnaires de plus qu'en Allemagne,
03:10alors qu'on a 15 millions de personnes en moins.
03:13Donc, vous voyez, je pense qu'il y a des marges de manœuvre.
03:15De même que je pense qu'il faut moins d'impôts.
03:17Vous n'avez pas baissé les impôts.
03:18– Je pense qu'il faut moins de dépenses publiques.
03:20– Les intérêts, on a baissé les impôts sur les sociétés
03:22puisque l'attractivité, on l'a retrouvée.
03:24– Les classes…
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