00:00Ce carnaval a maintenant 25 ans.
00:02Sauf que depuis une dizaine d'années, il a été politisé.
00:06Aujourd'hui, c'est un faux carnaval et c'est une vraie manifestation d'extrême-gauche.
00:10Dans tout ce qu'il y a de violence, de débordement, de dégradation.
00:15Chaque année, depuis maintenant une dizaine d'années, c'est 100 000 euros de dégradation payés par le contribuable.
00:22Hier matin, c'était de la maçonnerie qu'on refaisait parce que c'était carrément les trottoirs qui avaient été
00:27défoncés.
00:27Ces trois feux, alors il y a le feu du carnaval, mais là c'était trois feux qui étaient allumés,
00:32avec en effet des effigies politiques, c'est en effet celle de Jordane et la mienne qui auraient été brûlées.
00:39Mais c'est aussi de l'alcool, c'est de la drogue.
00:42Un carnaval qui était à l'origine pour accueillir les familles est aujourd'hui une manifestation politique violente.
00:49Dans quel carnaval on se retrouve avec 14 ou 17 policiers blessés ?
00:55Des centaines de forces de l'ordre mobilisées un dimanche pour cette manifestation.
01:00Encore une fois, ce n'est plus un carnaval, c'est une manifestation d'extrême gauche.
01:03Et c'est insupportable parce que ce quartier, moi je l'ai bien connu, mes grands-parents habitaient dans ce
01:09quartier à 100 mètres.
01:10C'était un quartier commerçant, le quartier de la Plaine, c'était un quartier de classe moyenne.
01:14Et aujourd'hui, c'est devenu, de nombreuses fois dans l'année, parce qu'il n'y a pas que
01:18pendant le pseudo-carnaval, c'est devenu une ZAD à ciel ouvert.
01:22C'est le seul quartier.
01:24C'est vous dire combien à Marseille, l'extrême gauche, ce qu'on appelle les antifas, dans certains quartiers sont
01:31chez eux et les transforment en zones de non-droit.
01:33C'est le seul quartier où, il y a quelques années, des élus du Rassemblement National, deux élus prenaient un
01:39verre.
01:39Et dès qu'ils ont été identifiés en quelques minutes, quelqu'un est venu leur dire, il faut que vous
01:42partiez immédiatement, sinon ça a mal de se passer pour vous, physiquement.
01:47Obligé de quitter.
01:48Obligé de quitter. Ils ne venaient pas en tant qu'élus, ils venaient boire un verre, c'était à titre
01:53totalement privé.
01:56Et cette manifestation d'extrême gauche, ce faux carnaval, parce que tout le monde le sait depuis des années, encore
02:00une fois.
02:01Mais je ne comprends pas, Franck Eligio, comment est-ce qu'on laisse faire ? Comment est-ce que d
02:05'année en année on laisse faire ?
02:06Comment est-ce qu'on appelle ça encore un carnaval ?
02:08Comment est-ce que le préfet, si en place, ne prend pas des mesures ?
02:11Comment est-ce qu'on peut transformer un carnaval, une fête populaire familiale, en un, justement, comme vous dites, une
02:18manifestation d'extrême gauche violente ?
02:21Et qu'est-ce que ça envoie comme message sur la sécurité de la ville de Marseille ?
02:25En effet, chaque année, nous demandons l'interdiction que le préfet donne enfin, l'interdiction à ce carnaval, tout simplement,
02:32à cette manifestation d'extrême gauche.
02:34Et le préfet ne le fait pas. Et le maire de Marseille ne le demande pas.
02:38Et nous sommes toujours les mêmes à demander l'interdiction de cette manifestation qui a, encore une fois, abouti à
02:45des dégradations.
02:46La place, en l'occurrence, est mise à sac.
02:51Les riverains sont obligés de partir dormir chez des amis ce soir-là.
02:55Parce qu'ils savent très bien que ça va être des tirs de mortier, ça va être les risques de
02:59voir des incendies se développer.
03:01On laisse faire, selon vous ?
03:02Évidemment qu'on laisse faire. Évidemment, le maire laisse faire.
03:06Pour l'anecdote, ce carnaval était prévu 15 jours avant les élections.
03:13Il a été déplacé, évidemment, juste après les élections.
03:16Parce qu'évidemment, ils savaient que si le carnaval avait eu lieu, les gens excédés auraient encore davantage voté pour
03:23la liste que je représentais.
03:26Donc, ils le savent. Ils le savent parce qu'ils ont eux-mêmes déplacé la date de cette manifestation
03:31pour éviter, justement, que les gens aillent encore plus manifester leur mécontentement dans les urnes.
03:38Et cette fois-ci, la mairie de Marseille a annoncé déposer plainte.
03:41Déposer une plainte, pourquoi ? Parce qu'il y a eu des graffitis qui ont été tagués sur un lieu
03:44de mémoire.
03:44Une dégradation sur un lieu de mémoire, tout à fait.
03:47Sur les lieux de l'effondrement de l'immeuble de la rue d'Auvagne,
03:50où il y a eu des victimes qui avaient été un traumatisme pour tous les Marseillais.
03:52Eh bien, ils sont allés jusqu'à profaner ce lieu de mémoire,
03:56qui est pourtant un des lieux de mémoire chers à la gauche.
04:00Mais non, ils ne respectent rien, y compris leur propre lieu de mémoire.
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