00:00 Dans Marquez-moi cette semaine, je reçois Tom Demaison, directeur de la communication
00:07 de YouMoney, solution d'épargne en ligne.
00:10 Bonjour.
00:11 Bonjour Aurélie.
00:12 Alors vous venez Tom de sortir une campagne signée Brainsonic.
00:15 Moi j'aimerais comprendre, j'aime bien toujours partir de l'origine du sujet.
00:19 C'était quoi le brief ?
00:20 C'est hyper simple.
00:22 Ce qu'on propose aux Etats-Unis c'est très répandu.
00:25 C'est-à-dire que YouMoney c'est des solutions d'épargne en ligne.
00:27 Ce qu'on fait c'est qu'on propose des solutions d'épargne que vous pouvez retrouver dans
00:30 votre banque, que vous connaissez sans doute, l'assurance-ville, le PER, le PER etc.
00:34 Auxquelles on a essayé d'enlever tous les irritants.
00:36 C'est plus simple, c'est plus digital, c'est en moyenne plus efficace.
00:40 On essaye de faire en sorte d'être plus efficace et surtout c'est moins cher.
00:42 Aux Etats-Unis, ce concept-là, le gérant d'épargne accessible à partir de 1000 euros,
00:48 de façon très simple, depuis son smartphone, c'est très répandu.
00:52 Là-bas, les concurrents ou les homologues comme Wells Front ou Wells Simple, ils font
00:56 des pubs pendant les Oscars, pendant le Super Bowl etc.
01:00 Ce qui suppose un peu de moyens.
01:02 Ce qui suppose beaucoup de moyens aux Etats-Unis.
01:04 Et eux ont fait une pub incroyable ou plusieurs pubs incroyables dans lesquelles on a une
01:08 jeune femme qui se voit plus âgée et à mesure qu'elle augmente sa jauge mensuelle
01:13 d'épargne, la future elle a des signes extérieurs de richesse.
01:17 Elle met 100 dollars, elle a une montre, elle met 200 dollars, elle a une robe, elle met
01:20 500 dollars, elle a une Porsche etc.
01:22 Une voiture de luxe.
01:23 Donc on s'est dit, là on pourra faire passer le message.
01:28 Le problème c'est que ce n'est pas transposable sur le marché français.
01:30 Avoir parlé d'argent, avoir des signes extérieurs de richesse, ce n'était pas jouable.
01:34 Donc on s'est dit, est-ce qu'on ne prendrait pas le parti-prix inverse, et c'est là que
01:38 Brain Sonic nous a beaucoup aidé pour ça.
01:40 Est-ce qu'on ne prendrait pas quelqu'un qui a été connu pour avoir un train de vie
01:44 dispendieux comme ça, quelqu'un qui incarne vraiment la cigale et qui pourrait porter
01:48 le message qui est de dire, finalement si j'avais connu Yomoni Kuto, si j'avais mieux
01:51 épargné, je n'aurais pas besoin de faire leur pub.
01:53 A l'arrivée justement, ça donne ce spot, on regarde.
01:56 Ok, on va la tourner Michel.
02:00 Il n'y a pas un peu trop de logo là ?
02:03 C'est un peu ce qu'on s'était dit Michel.
02:05 Et je fais quoi ?
02:06 Rien, rien.
02:07 Allez, tout le monde en passe, on la tourne.
02:08 Et action Michel.
02:10 Je fais rien ?
02:12 Top drapeau.
02:13 On peut se rapprocher un peu plus là, sinon on va croire qu'on s'est payé le sosie.
02:20 Tu peux descendre sur les récompenses.
02:23 Voilà, c'est mieux.
02:26 Quand vous voulez.
02:28 S'il avait mieux géré son épargne, Michel Polnareff n'aurait pas besoin de faire la
02:32 pub de nos solutions d'épargne.
02:33 Alors, ça vous a surpris quand même l'idée d'aller chercher Michel Polnareff ? La première
02:39 fois que Brain Sonic vous a dit on va prendre Michel Polnareff, vous avez dit quoi ?
02:42 Oui absolument.
02:43 On a tout de suite senti le potentiel de la pub.
02:45 Parce qu'on s'est dit c'est quelqu'un qui parle à toutes les générations, qui
02:48 est connu de tous et finalement on s'est dit mais est-ce que c'est vraiment possible ?
02:51 Est-ce qu'on est capable d'avoir Michel Polnareff ? Et en fait, ça l'a fait marrer.
02:55 L'idée c'est ça, Michel Polnareff c'est un génie évidemment, connu de toutes les
02:58 générations.
02:59 Il n'a pas besoin de faire cette publicité là, mais ça l'a fait rire.
03:02 A 79 ans, c'est sa première publicité et il s'est dit là il y a quelque chose de
03:06 drôle et finalement, je me demande si le plus malin dans l'histoire ce n'est pas
03:09 lui parce qu'il rajoute une page à sa légende.
03:11 Nous, ça nous permet d'être connu, c'était l'objectif de cette campagne.
03:14 On fait en sorte d'être connu auprès des cibles et auprès du grand public.
03:17 J'espère qu'on aura réussi, on verra ça dans quelques mois.
03:18 Mais lui, il rajoute une page incroyable à sa légende avec une capacité comme ça
03:22 à prendre du recul sur lui-même qui est assez dingue.
03:24 Cette campagne, elle répond j'imagine aux enjeux de votre marque dont vous avez parlé.
03:31 L'idée c'était quand même en gros de frapper fort si j'ai bien compris.
03:34 Exactement, c'était ça.
03:35 On est convaincu de la valeur ajoutée de notre produit mais comme la plupart des marques
03:39 j'imagine.
03:40 Et on est convaincu de l'alignement d'intérêts qu'on a avec les épargnants.
03:43 C'est-à-dire proposer des solutions d'épargne performantes, peu chères.
03:46 Et en fait on voulait faire passer un message qui est auprès de tous les français, prenez
03:49 en main votre argent.
03:50 Il n'est ni trop tôt ni trop tard pour penser à son épargne.
03:53 Et là on s'est dit si on arrive à les faire marrer un peu, à prendre un peu de recul
03:57 sur ce qu'on raconte et sur ce que l'industrie financière a l'habitude de raconter, peut-être
04:01 qu'on arrivera à se démarquer.
04:02 C'est ça qui m'a surpris.
04:05 Moi c'est que en voyant cette campagne, je ne m'attendais pas effectivement sur le
04:09 registre de l'humour à avoir des produits financiers derrière.
04:12 J'imagine que vous avez réfléchi au risque de décrédibilisation que ça pourrait aussi
04:17 éventuellement engendrer ?
04:18 Oui absolument, c'est pour ça que ça a été vraiment bien cadré.
04:21 Et là on ne remerciera jamais assez et Brain Sonic et Adrien Armanet qui est le réalisateur
04:26 du spot, qui a vraiment su comprendre les intérêts à la fois de la marque, les intérêts
04:31 artistiques et surtout ne pas dégrader aussi l'image de Michel Polnareff.
04:34 Donc il y avait vraiment des intérêts communs, il a fallu jongler entre tous ces éléments-là.
04:38 Maintenant sur la décrédibilisation, disons que là on a vraiment quand même une cigale
04:44 très incarnée par Michel Polnareff qui dit "si j'avais mieux épargné, je n'aurais
04:47 pas besoin de faire cette pub".
04:48 Donc on n'était pas quand même dans de la provoque gratuite.
04:50 Il y a quand même un message derrière et j'espère que le message sera compris de tous.
04:54 Cette campagne a été lancée il y a plusieurs jours maintenant.
04:57 Quels sont les premiers retours ?
04:59 Alors les premiers retours, ça c'est vraiment un plaisir indicible, c'est déjà de venir
05:03 ici.
05:04 En plus quand on croise les gens dans la rue où ils ne connaissaient pas Yeomanie
05:09 ou peu Yeomanie avant, et là on sent de plus en plus que Yeomanie est connue.
05:12 Et quand on dit "on a fait la pub avec Michel Polnareff", là le niveau de notoriété augmente
05:16 encore d'un cran.
05:17 Ce qui a vraiment été le plus surprenant, on s'y attendait mais peut-être pas à cette
05:20 ampleur et à cette mesure, c'est le nombre de journaux, de presse qui ont repris la pub.
05:25 On a été dans le Parisien, on a été en une d'aujourd'hui en France, on a été
05:29 repris sur Europe 1, sur des tas de médias, Capital, etc.
05:33 Et on ne s'attendait pas à ce qu'il y ait un tel engouement quand les grosses têtes
05:37 de Laurent Ruquier sur RTL font une séquence sur Polnareff et sur la publicité.
05:41 On ne s'attend pas à ce niveau-là.
05:43 Ça démultiplie les faits notoriété en même temps.
05:46 Exactement.
05:47 Et c'était ça l'objectif aussi, c'était de se dire "frappons un grand coup et faisons
05:50 en sorte que la publicité ne soit pas seulement un objet en elle-même mais qu'elle puisse
05:54 servir justement dans des émissions, etc."
05:57 Dans quelques semaines, quand la campagne sera terminée, vous allez regarder quoi comme
06:01 cas ? Il y a juste l'effet noto où vous allez regarder le trafic ?
06:04 Exactement.
06:05 On le voit déjà.
06:06 On se rend compte qu'il y a un trafic qui est plus élevé que d'habitude.
06:09 Et effectivement, on va regarder le taux de notoriété, notamment auprès des 35+ et
06:15 des catégories socio-professionnelles supérieures.
06:17 Mais on va regarder plus globalement auprès des Français en général.
06:19 Est-ce que notre maison est plus connue ? Donc là, c'est le premier levier.
06:22 Le deuxième levier, une fois que notre marque sera connue et vraiment inscrite dans l'imaginaire
06:28 des Français, notre travail sera vraiment de montrer que sur nos produits, nous sommes
06:32 meilleurs que nos concurrents et qu'il y a vraiment un intérêt à venir chez nous et
06:35 à venir regarder ce qu'on propose.
06:36 Merci beaucoup Tom Demaison.
06:38 Je rappelle que vous êtes le directeur de communication de YouMoney.
06:41 C'est la fin de cette émission.
06:42 Merci évidemment de nous avoir suivis.
06:44 Vous pouvez toujours la retrouver en replay sur le site de Bismarck, Bismarck.fr et bien
06:49 sûr sur toutes vos plateformes de podcast.
06:52 Je vous dis à la semaine prochaine.
06:52 [Musique]
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