00:00 L'Inde a lancé samedi une mission test en vue d'une future mission habitée.
00:08 L'objectif ? Tester le système d'évacuation d'urgence du module d'équipage en haute
00:13 attitude.
00:14 Opération réussie puisque la capsule s'est séparée du propulseur et a effectué un amérissage
00:20 en douceur environ 10 minutes après le décollage.
00:24 Dans le cadre de son programme habité, l'agence spatiale indienne effectuera une série de
00:29 20 tests majeurs, y compris le transport d'un robot dans l'espace, avant que la prochaine
00:35 mission habitée n'ait lieu.
00:37 C'est le tout premier programme de vol habité pour l'Inde et son coût est estimé à 1,08
00:42 milliards de dollars.
00:44 Enfin, à l'occasion de ce lancement réussi, le Premier ministre Modi a annoncé son intention
00:51 d'envoyer un homme sur la Lune d'ici 2040.
00:55 Les quatre prochains satellites Galiléo voleront avec SpaceX en 2024.
01:01 Cette décision discrètement annoncée par l'agence spatiale européenne jeudi dernier
01:06 lors d'une conférence de presse est révélée outre-Atlantique cette semaine par le Wall
01:10 Street Journal.
01:11 Mis en orbite à partir de 2011, le système Galiléo comptabilise à ce jour 28 satellites
01:18 en orbite, tous lancés par des fusées Ariane 5 et Soyuz.
01:22 Privé de ces deux lanceurs, bloqué par le retard d'Ariane 6, l'Europe n'a d'autre
01:29 choix que de faire appel à SpaceX pour compléter sa constellation.
01:33 Seul opérateur aujourd'hui capable de répondre à sa demande dans un délai aussi court.
01:39 Reste que la Commission européenne doit donner son accord, car le système de positionnement
01:43 Galiléo embarque des équipements et des données hautement sensibles, ce qui implique
01:49 des mesures très strictes de sécurité.
01:51 Choisir donc un acteur américain et un site de lancement américain impose au préalable
01:58 que les États membres de l'UE donnent leur feu vert à une révision exceptionnelle de
02:02 ce règlement.
02:03 AstroKey, le France, choisit Toulouse pour implanter son centre de service en orbite,
02:11 filiale française d'une société japonaise qui développe des satellites pour aller récupérer
02:16 des débris spatiaux.
02:17 Pourquoi la France et pourquoi Toulouse ? On pose la question à Philippe Blatt, directeur
02:22 général d'AstroScale France, qui a répondu à notre call actu.
02:27 Bonjour Philippe Blatt, bienvenue dans Smart Space.
02:29 Merci, merci à vous.
02:31 Oui, effectivement, on s'installe à Toulouse, tout d'abord parce que Toulouse c'est l'espace
02:35 pour la France, c'est un écosystème d'une société extrêmement innovante, c'est le
02:41 client, le CNES, c'est un pôle de talent exceptionnel et c'est aussi une qualité
02:45 de vie qui est chère à la société AstroScale, qui a toujours privilégié l'environnement,
02:51 la durabilité de l'environnement et la protection de l'environnement en développant des solutions,
02:56 effectivement, de services en orbite pour retirer des satellites.
02:58 Alors pourquoi la France, pourquoi Toulouse ? On procède, vous savez, c'est un domaine
03:04 en limite de faisabilité technique, donc on procède par des missions satellites par
03:11 étape, on valide des concepts.
03:13 C'est pour l'instant des démonstrateurs et le CNES a décidé de rentrer dans ce jeu-là,
03:20 de lancer ses propres missions de démonstration et donc, dans notre historique qui a été
03:25 de progresser vers des solutions de plus en plus innovantes, de plus en plus abordables
03:30 financièrement pour un marché commercial viable, nous avons la possibilité de lancer
03:35 des missions de démonstration grâce à l'initiative du CNES et de France 2030.
03:39 Alors précisément, vous pouvez donner peut-être un peu plus d'informations sur ce partenariat,
03:44 cette forme de partenariat, si je comprends bien, avec le CNES ?
03:46 Alors effectivement, c'est une forme de partenariat.
03:49 Nous faisons avec le CNES depuis juillet de cette année une étude de faisabilité pour
03:54 identifier des débris qui sont des débris en orbite, qui proviennent de satellites institutionnels
03:59 français lancés il y a bien longtemps, plus de 25 ans, des étages supérieurs de lanceurs
04:05 Ariane également, pour identifier quels seraient les plus propices, les meilleurs candidats
04:09 pour être retirés de l'orbite.
04:11 Comprenez qu'ils ne sont pas immobiles, ce n'est pas une voiture sur le bord de la route
04:14 qu'on va évacuer, c'est un objet qui est dans l'espace, complètement, avec une vitesse
04:21 extrêmement élevée, qui tourne sur plusieurs axes, et donc pour pouvoir le retirer, il
04:25 faut d'abord l'étudier, savoir exactement quel est son mouvement, pour plus tard prévoir
04:29 une mission qui viendra l'enlever.
04:31 Donc on est dans cette étude et cette phase à mon de faisabilité et d'identification
04:35 des meilleures cibles.
04:36 Est-ce que ça veut dire aussi que vous allez essayer de vous implanter sur le marché européen,
04:44 français et européen, en matière de débris ?
04:47 Alors nous allons, vous savez, tout dépend de la réglementation et nous travaillons
04:53 sur la réglementation, qui est une réglementation, la France en a une, la loi sur les opérations
04:57 spatiales, qui est peut-être la plus évoluée du monde.
05:00 Nous allons planter d'abord, nous décidons de trouver des solutions viables pour un service
05:07 en orbite commercial.
05:08 Et après nous offrirons ce service, effectivement, pour des opérateurs européens, pour des institutionnels
05:14 européens, une fois que les solutions en orbite auraient été complètement validées.
05:18 Merci beaucoup Philippe Blatt, directeur général de la filiale France d'AstroScale, qui va
05:24 bientôt s'installer à Toulouse d'avoir répondu à notre coll'actu.
05:28 On enchaîne avec le talk sur Bsmart.
05:31 [SILENCE]
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