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  • il y a 2 ans

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00:00 Bonjour, Franck Riester.
00:07 Bonjour, Jean-Rémi Baudot.
00:08 Vous êtes toujours ministre délégué chargé des relations avec le Parlement
00:11 puisque le gouvernement n'est pas tombé hier soir.
00:14 La motion de censure de l'opposition a été rejetée.
00:17 Elle n'a recueillu que 193 voix alors qu'il lui en fallait 289.
00:22 Est-ce que vous vous dites que finalement, l'émotion de censure passe
00:25 et que finalement, elle ne fonctionne pas avec la routine de passer en force
00:29 et que 49-3, c'est bon, c'est maintenant la routine ?
00:32 – Alors, ce n'est pas une routine, mais c'est vrai qu'on a la 18e motion de censure
00:35 depuis le début de ce quinquennat
00:37 et qu'on voit bien qu'il n'y a pas de majorité alternative.
00:41 C'est le rassemblement des contraires.
00:43 Et d'ailleurs, qui n'arrive même plus à se rassembler, vous l'avez dit,
00:45 193 voix pour 289 pour voter une motion de censure.
00:49 Cela même, notamment la NUPES qui ont signé la motion de censure
00:53 pour qu'on puisse débattre d'une motion de censure,
00:54 pour renverser le gouvernement, ce n'est pas une petite chose,
00:56 ce n'est pas une petite affaire, c'est quelque chose de sérieux.
00:59 Ils n'étaient pas là pour la plupart d'entre eux hier soir,
01:02 les bancs étaient aux trois quarts vides
01:03 et ils n'ont même pas réussi à faire voter la motion d'une façon large,
01:08 au moins en rassemblant toutes les voix et les voix du rassemblement national.
01:11 Donc on voit bien que, alors que nous, nous sommes en responsabilité,
01:16 on engage la responsabilité du gouvernement
01:18 pour donner à notre pays un cadre budgétaire pour les trois années qui viennent,
01:23 qui nous permettent à la fois de fixer le cap
01:27 pour financièrement notre pays et en même temps tenir nos engagements vis-à-vis de l'Europe,
01:32 obtenir d'ici à mi-2026 38 milliards d'euros,
01:35 c'est 18 milliards d'euros en 2024 et 38 milliards d'euros à l'horizon de mi-2026.
01:41 Et pendant ce temps, les oppositions restent.
01:44 Je ne fais pas le reproche, on sait bien que les lois budgétaires,
01:47 les lois financières, les oppositions ne les votent pas
01:50 parce que c'est un marqueur de l'appartenance à la majorité.
01:52 – Donc il y aura d'autres 49.3 ?
01:54 – Oui, vraisemblablement.
01:55 – Vous l'a dit d'ailleurs la Première Ministre.
01:56 – C'est dans une commune, moi j'ai été maire de la ville de Coulomiers pendant 9 ans,
02:00 les oppositions n'ont jamais voté les budgets parce qu'ils étaient dans l'opposition,
02:03 pour autant ils ont voté un certain nombre de délibérations que je proposais
02:06 dans le reste de l'année.
02:08 Donc on sait bien que quand on est dans l'opposition, on ne vote pas le budget.
02:11 Pour autant est-ce qu'on est obligé de déposer une motion de censure ?
02:14 – Le 12e 49.3 déposé par Elisabeth Borne,
02:16 est-ce qu'à un moment ça ne vous fatigue pas ?
02:18 Est-ce qu'il n'y a pas une forme d'usure aussi de la Première Ministre ?
02:22 C'était sa 18e motion de censure, est-ce que ça ne l'empêche pas d'exister autrement aussi ?
02:27 – Encore une fois, il faut qu'on puisse utiliser les outils
02:30 qui sont donnés par la Constitution au gouvernement pour donner un budget,
02:35 un budget du financement de la sécurité sociale,
02:37 un cadre budgétaire pluriannuel à notre pays.
02:40 Pour autant les oppositions dont on comprend qu'à un moment donné elles votent contre
02:43 parce qu'elles sont dans l'opposition et que c'est un marqueur d'appartenance à l'opposition,
02:47 mais qu'elles ne déposent pas de motion de censure.
02:49 Et pourquoi nous on prend nos responsabilités ?
02:51 Parce qu'il n'y a pas de majorité alternative,
02:53 il n'y a pas une majorité, un budget ou un cadre budgétaire pluriannuel
02:56 qui pourrait être proposé par les oppositions.
02:59 – Mais la motion de censure elle est…
03:00 – Entre le Rassemblement National et la NUPES, il n'y a rien en commun,
03:03 donc elles peuvent se réunir pour s'opposer,
03:05 pour essayer d'empêcher le gouvernement d'agir pour nos compatriotes,
03:09 mais elles sont incapables de se rassembler pour proposer un budget alternatif.
03:12 Donc on prend nos responsabilités en utilisant cet outil du 49.3.
03:16 – Cette motion de censure, elle a été déposée par la NUPES hier,
03:19 ça serait une autre paire de manches si cette motion venait des Républicains
03:23 sur le budget par exemple.
03:25 Est-ce que vous leur dites à la droite, vous dites à la droite de ne pas le faire ?
03:29 – Écoutez, la droite prend ses responsabilités,
03:33 ils n'ont pas voté la motion de censure,
03:35 on a tenu compte d'un certain nombre de leurs remarques
03:38 dans le texte qui a été soumis au 49.3,
03:41 comme on le fait d'ailleurs sur un certain nombre d'autres textes,
03:44 regardez le texte "Plein emploi" qui est en discussion,
03:46 on y reviendra peut-être tout à l'heure,
03:48 nous avons travaillé avec les oppositions constructives,
03:50 notamment les LR et chacun doit être en responsabilité,
03:53 une nouvelle fois les LR ont fait preuve de responsabilité
03:55 en ne s'associant pas avec cette motion de censure.
03:58 Mais je voudrais insister sur un point si vous me le permettez,
04:00 regardez ce qui se passe aux États-Unis,
04:02 aux États-Unis, opposition et majorité, Républicains et Démocrates
04:08 sont incapables de se mettre d'accord sur un budget,
04:10 ce qui fait qu'à partir du 1er octobre,
04:13 un certain nombre de services publics vont être fermés,
04:17 un certain nombre de fonctionnaires ne pourront plus être payés,
04:19 parce que la Constitution américaine ne permet pas un dispositif
04:22 comme le 49.3 qui permet…
04:25 – Alors le système français est un tout petit peu différent,
04:26 il n'y a pas de shutdown dans le système français.
04:27 – Mais oui, et heureusement, et notamment il n'y a pas de shutdown
04:29 parce qu'il y a le 49.3, parce qu'il y a cette capacité de dire,
04:32 on engage la responsabilité du gouvernement,
04:34 mais on veut que ce texte budgétaire soit adopté,
04:37 et c'est ce que nous faisons, nous prenons nos responsabilités,
04:40 je regrette que la NUPES et le Rassemblement national
04:42 n'aient pas saisi les leurs et déposé cette motion de censure
04:45 pour laquelle ils ne sont même pas mobilisés.
04:47 – Les oppositions vous reprochent notamment de ne pas en faire assez
04:50 pour le pouvoir d'achat, hier le président du groupe Leclerc,
04:53 Michel-Edouard Leclerc, a demandé une chose qui paraît de bon sens
04:56 dans ce contexte d'inflation, la suppression de l'obligation
04:59 pour la grande distribution de pratiquer des marges d'au moins 10%
05:03 sur les produits alimentaires, qu'est-ce que vous en pensez ?
05:06 – J'en pense d'abord que nous sommes absolument mobilisés
05:08 sur le pouvoir d'achat de nos compatriotes,
05:10 vous savez Agathe Landry que l'indexation des retraites,
05:15 l'indexation des minima sociaux et l'indexation du barème
05:18 de l'impôt sur le revenu, c'est 25 milliards d'euros
05:21 qui sont mobilisés dans le budget 2024.
05:23 Nous continuons aussi de protéger les Français par rapport au coût de l'énergie,
05:26 34% de la facture d'électricité de nos compatriotes est prise en charge par l'État,
05:31 c'est 10 milliards d'euros dans le budget 2024.
05:33 Et bien sûr il faut continuer de travailler avec les partenaires
05:37 de la distribution, des industriels, des produits de grande consommation
05:43 pour maintenir le niveau le plus bas possible de l'inflation, voire une baisse des prix.
05:49 – Il demande un moratoire sur la loi des creusailles
05:51 qui entrera en vigueur le 1er mars et qui maintient cette obligation
05:55 de pratiquer des marges d'au moins 10% jusqu'en 2025,
05:59 est-ce qu'il ne faut pas un moratoire sur cette loi,
06:01 est-ce qu'il faut la remettre en cause ?
06:02 – On demande à tous les acteurs qui ont un rôle dans la fixation des prix
06:09 d'être mobilisés pour faire un effort pour nos compatriotes.
06:14 Regardez la loi que nous allons débattre dans quelques jours à l'Assemblée Nationale
06:19 qui vise à accélérer le délai final de négociation justement
06:23 entre les distributeurs et les industriels.
06:26 Charge à M. Leclerc dans ce cadre-là de négocier avec les industriels.
06:30 Si la loi, cette loi des creusailles ou la loi Egalim,
06:34 s'en remettre en cause le cœur de ce que veut cette loi,
06:37 c'est-à-dire donner les moyens à nos producteurs agricoles,
06:39 nos agriculteurs d'avoir de quoi vivre de leur production,
06:43 s'il faut le moment venu faire évoluer la loi,
06:46 nous le ferons, nous le faisons là sur le calendrier de négociation.
06:49 Nous avons toujours dit que nous adapterions les dispositifs
06:53 pour permettre à nos compatriotes d'avoir le meilleur pouvoir d'achat,
06:57 nous le ferons éventuellement sur cette loi si c'est nécessaire,
07:00 pour l'instant elle a été votée, elle doit s'appliquer
07:02 parce que c'est l'intérêt des producteurs agricoles
07:04 et c'est l'intérêt de nos PME de l'agroalimentaire.
07:07 - On ne comprend pas de moratoire prévu pour l'instant,
07:09 en tout cas sur la loi de creusailles.
07:10 Franck Yester, on se retrouve dans un instant à 8h40,
07:13 pour l'instant c'est l'heure du Fil-Info avec Diane Fershit.
07:16 - Nous avons été une solution pour la sécurité au Sahel,
07:19 c'est ce qu'affirme ce matin dans Le Parisien,
07:20 aujourd'hui en France Sébastien Lecornu, le ministre des Armées,
07:23 après l'annonce du retrait des troupes françaises engagées au Niger,
07:26 avec les jeunes militaires au pouvoir à Niamé,
07:28 mais aussi au Burkina Faso et au Mali.
07:30 Et face aux risques djihadistes,
07:32 le Sahel risque de s'effondrer sur lui-même,
07:34 estime Sébastien Lecornu.
07:36 Pas de censure pour le gouvernement,
07:39 motion rejetée cette nuit à l'Assemblée nationale,
07:40 motion déposée par la NUP après l'utilisation du 49-3
07:44 pour faire adopter sans vote la loi de programmation budgétaire 2023-2027.
07:49 Il a toujours dit avoir été témoin du meurtre de Tupac Shakur,
07:52 un homme de 60 ans, arrêté par la police de Las Vegas,
07:55 27 ans après la mort du légendaire rappeur.
07:57 Il s'agit d'un ancien chef de gang,
07:59 et les enquêteurs le soupçonnent d'avoir donné l'ordre de tuer Tupac.
08:03 Le mondial de rugby est l'Italie littéralement écrasée hier par la Nouvelle-Zélande.
08:07 Les All Blacks se sont imposés 96 à 17.
08:10 L'Italie qui sera l'adversaire de la France vendredi.
08:13 À Lyon, le pays qui l'emportera sera qualifié pour les quarts de finale.
08:17 -France Info.
08:21 -Le 8.30, France Info.
08:24 Agathe Lambret, Jean-Rémi Baudot.
08:26 -Toujours avec Franck Rester, ministre délégué chargé des Relations
08:29 avec le Parlement.
08:30 La loi immigration arrive début novembre au Sénat.
08:32 Est-ce que la mesure sur la régularisation des travailleurs sans papier
08:35 figurera dans le texte, oui ou non ?
08:37 -Elle est dans le texte qui va être discuté,
08:41 puisque c'est le texte à la fois déposé par le gouvernement
08:44 et ensuite issu du travail de commission au Sénat.
08:48 Après, on verra avec le parcours qu'aura cette loi au Parlement
08:52 ce que sera le texte final.
08:53 Nous, nous pensons que c'est important de prendre en compte
08:57 les situations très concrètes de ces étrangers qui n'ont plus
09:01 de titre de séjour et pour autant qui sont depuis longtemps
09:03 dans notre pays et qui travaillent, qui payent leurs impôts
09:06 et qui sont dans un processus d'intégration.
09:08 Après, il y a un processus parlementaire,
09:10 comme tous les textes depuis le début du quinquennat,
09:13 entre le texte présenté par le gouvernement et celui qui est voté
09:16 in fine avec une majorité plus large.
09:17 Je rappelle que 47 textes ont été votés avec une majorité plus large
09:21 sans l'utilisation justement du 49-3.
09:23 Donc, c'est que nous sommes dans une stratégie de compromis.
09:26 Et bien, cette stratégie, nous l'employons aussi sur ce texte-là,
09:30 qui est un texte sensible politiquement, avec beaucoup de tension.
09:33 Et donc, on sait bien que c'est peut-être plus difficile que sur d'autres textes.
09:36 Mais nous avons la même stratégie, trouver une voie de passage
09:39 au Parlement pour régler un certain nombre de choses concrètes
09:42 en matière d'immigration.
09:43 Est-ce qu'il ne veut pas dire, Jérémie Baudot,
09:45 qu'avec ce texte-là, on règle tous les problèmes liés
09:49 à la politique publique de l'immigration ?
09:51 Il y a une dimension européenne.
09:52 Le président de la République en a parlé encore très récemment.
09:54 - Il se discute à Bruxelles là-dessus.
09:55 - Exactement.
09:56 Il y a des dimensions réglementaires, c'est-à-dire des décisions
09:59 du gouvernement directement, soit des questions d'organisation
10:01 administrative.
10:02 - Et bien, justement, si ça ne passait pas par la loi,
10:04 si le compromis à la fin excluait cette régularisation
10:07 des travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension,
10:10 est-ce que vous pourriez passer par la voie réglementaire ?
10:11 Est-ce que ça aussi, c'est peut-être un peu sur la table ?
10:13 - Vous savez qu'il y a déjà ce qu'on appelle la circulaire valse,
10:16 qui permet de répondre à un certain nombre de problématiques
10:18 et peut-être pas assez connue des chefs d'entreprise
10:20 et de ces personnes qui travaillent, comme vous l'avez rappelé,
10:23 dans des métiers en tension et qui n'ont plus de titre de séjour.
10:26 Et on verra bien quel sera le processus parlementaire.
10:30 Nous, on tient à ce qu'en tout cas, cette dimension-là
10:33 de la politique publique de l'immigration soit bien prise en compte.
10:35 Il faut qu'on avance et qu'on envoie, parce que c'est ça le texte,
10:39 un message très fort d'intégration, de soutien à l'intégration
10:42 de celles et ceux qui viennent travailler dans notre pays.
10:45 - Mais quitte à utiliser le 49-3 sur ce texte, Franck Riester ?
10:48 - On n'exclue rien par principe, mais nous sommes dans une réflexion,
10:52 dans une stratégie de compromis avec les oppositions constructives.
10:56 Et je pense que c'est possible, notamment avec les LR,
10:58 trouver les voies et moyens pour concrètement permettre
11:00 d'améliorer notre système, à la fois d'accueil des personnes
11:04 qui viennent de l'étranger et d'intégration,
11:07 pour être plus ferme avec ceux qui ne respectent pas la loi,
11:09 plus ferme avec ceux, pour les renvoyer par exemple plus vite dans leur pays
11:12 qui n'ont rien à faire sur notre sol,
11:14 et en même temps les accompagner dans l'intégration
11:17 pour celles et ceux qui peuvent être sur notre sol,
11:19 qui travaillent, qui payent des impôts, qui s'intègrent.
11:21 - Vous parliez des compromis avec les Républicains.
11:22 Jeudi, à l'Assemblée, la majorité a voté un amendement LR
11:26 qui inscrit dans la loi 15 heures d'activité hebdomadaire obligatoire
11:28 pour les bénéficiaires du RSA.
11:30 En mai dernier pourtant, Olivier Dussopt, ministre du Travail,
11:34 déclarait que ces 15 heures ne figureraient pas dans la loi,
11:37 qu'elles ne seraient qu'un objectif adapté.
11:39 Qu'est-ce qui a changé depuis ?
11:40 - Mais Jean-Rémi Boudot, vous êtes un fin observateur de la vie politique
11:43 et vous voyez bien que pour avoir un compromis,
11:46 il faut aller les uns vers les autres.
11:49 Nous sommes convaincus que c'est important de mettre en place
11:51 ce système de droits et devoirs avec celles et ceux qui bénéficient du RSA,
11:55 pour notamment leur donner plus de moyens
11:57 pour se réintégrer professionnellement, pour leur donner des formations.
12:01 En contrepartie, on leur demande effectivement de passer du temps en formation.
12:05 - Mais là, ça ne vous oblige pas à lâcher du lest à la droite ?
12:08 - Là, ce qu'on dit très clairement, c'est que ces 15 heures sont un bon objectif.
12:11 Pour autant, il y a des exceptions.
12:13 On comprend bien qu'une femme seule avec des enfants
12:15 qui n'a pas de moyens de garde,
12:17 on ne peut pas lui demander la même chose que quelqu'un qui a un conjoint,
12:20 un conjoint et des modes de garde qui sont facilement accessibles.
12:24 Donc il y a bien sûr une différenciation dans ce texte de compromis.
12:28 Ce n'est pas le texte issu du Sénat.
12:29 C'est un texte de compromis qui permet justement de prendre en compte les spécificités.
12:33 Par exemple, si vous avez un handicap, et puis d'y aller progressivement.
12:36 - Mais attendez, Franck Ristard, vous parliez des exceptions.
12:39 Il y a d'autres situations, par exemple, pour les proches aidants.
12:41 Eux, ils feront quoi ?
12:42 Ils devront travailler 15 heures par semaine, c'est-à-dire l'équivalent d'un mi-temps ?
12:46 - Ça sera progressif et ça sera des cas spécifiques.
12:49 On tiendra compte des particularités de ces bénéficiaires du RSA.
12:54 - Dans la loi, pour l'instant, il n'y a que les personnes en situation de handicap
12:57 et les parents isolés sans solution de garde, non ?
12:59 - Mais vous pouvez voir aussi dans la loi que c'est quelque chose qui est progressif
13:03 et qui tient compte de la réalité des situations.
13:05 Vous savez, cet objectif de 15 heures, il est important.
13:09 Il est important parce que si on a des personnes qui souhaitent se former,
13:14 qui souhaitent revenir sur le monde du travail, dans le monde du travail,
13:17 il faut qu'ils puissent passer du temps à travailler, à se former.
13:20 - Mais elles ont surtout besoin d'accompagner.
13:22 Les personnes qui connaissent bien les dossiers de RSA dans les départements disent
13:24 "il y a 30% des gens qui sont tellement loin de l'emploi
13:27 qu'il faut vraiment aller les chercher et les accompagner."
13:28 - Bien sûr, et ça nécessite des moyens, ça nécessite du temps.
13:31 Et c'est ce qu'on dit, on dit voilà, on vous donne une indemnité de réinsertion,
13:35 on vous accompagne pour le faire.
13:37 La contrepartie, c'est que vous faut donner un petit peu de temps, vous aussi, pour ce faire.
13:42 Il faut vérifier qu'il y a bien une volonté partagée.
13:44 - Mais est-ce que vous voulez vraiment les accompagner ?
13:46 - J'étais maire de Coulumet, j'étais président d'une mission locale.
13:49 Une mission locale, c'est une association qui s'occupe de la réinsertion des plus jeunes.
13:53 Eh bien, on a mis en place la garantie jeunes, puis le contrat d'engagement.
13:57 Ça fonctionne avec les jeunes.
13:58 Il n'y a pas de raison de ne pas utiliser ce système,
14:00 qui est déjà utilisé d'ailleurs pour les bénéficiaires du RSA,
14:04 de le généraliser et de faire en sorte de mobiliser plus de moyens,
14:08 à condition que les bénéficiaires du RSA s'en donnent les moyens.
14:12 - Ça fonctionne si on s'en donne les moyens.
14:14 Olivier Dussopt a dit en séance...
14:15 - Et si on peut s'en donner les moyens, c'est là aussi où on a l'état particulier.
14:18 - Justement, le député socialiste Arthur Delaporte chiffre les besoins à 10 milliards d'euros par an
14:22 pour que ces 15 heures hebdomadaires soient vraiment personnalisées et efficaces.
14:25 Or, Olivier Dussopt, lui, en séance,
14:27 il a dit que 1 milliard d'euros seraient alloués à cet accompagnement d'ici 2027.
14:31 1 milliard versus 10 milliards.
14:33 - J'ai tendance à plutôt croire à Olivier Dussopt que M. Delaporte.
14:36 - Vous dites que... - Dans une opposition bien souvent caricaturale.
14:40 - On va changer de sujet.
14:41 Est-ce que vous avez lu le livre d'Agnès Buzyn ?
14:43 - Non. - L'ancienne ministre de la Santé, qui n'est pas très tendre.
14:46 Elle raconte en fait les semaines,
14:50 les dessous de la crise du Covid, les premières semaines de la crise.
14:53 Elle dévoile notamment des échanges avec le président Édouard Philippe.
14:56 Est-ce que c'est courageux de sa part de mettre un petit peu carte sur table
14:59 ou est-ce que finalement, une ancienne ministre ne devrait pas dire ça ?
15:02 - Écoutez, on est dans une démocratie.
15:04 On est dans un pays de liberté.
15:07 Agnès Buzyn a souhaité écrire ce livre pour donner sa part de vérité.
15:10 En s'appuyant sur un certain nombre d'éléments, d'ailleurs,
15:12 qui sont dans les mains de la justice également.
15:14 Nous verrons ce qui sortira à la fois des commentaires
15:18 de celles et ceux qui liront le livre et plus intéressant,
15:20 ce qui sortira de la justice.
15:21 - Et un tout dernier mot, on voulait vous entendre sur la journaliste française,
15:24 Ariane Lavrieux, qui a récemment passé 40 heures en garde à vue.
15:26 Il lui reprochait d'avoir publié une enquête qui pourrait porter atteinte
15:29 au secret défense, tant qu'à ce que dit la justice.
15:33 Cette semaine, la justice a considéré que tous les documents saisis
15:35 lors de la perquisition de son domicile pouvaient être utilisés.
15:38 Vous, vous avez été ministre de la Culture.
15:40 Est-ce qu'il est normal qu'on puisse tenter d'identifier
15:42 des sources de journalistes d'investigation ?
15:45 - Écoutez, la liberté de la presse, c'est un des acquis fondamentaux
15:48 de notre démocratie.
15:49 C'est quelque chose qui est essentiel.
15:51 Nous, d'ailleurs, ce gouvernement, à la demande du président de la République,
15:54 y a beaucoup travaillé, et quand j'étais ministre de la Culture,
15:57 particulièrement, et nous y sommes très attachés.
16:01 Pour autant, la liberté de la presse ne permet pas tout.
16:04 Il y a un encadrement de cette liberté de la presse
16:07 qui est prévue par la loi.
16:09 Après, c'est à la justice de déterminer si cette liberté de la presse,
16:13 en ce qui concerne ce cas particulier, a été, je dirais...
16:15 - Demain, c'est la fin des lanceurs d'alerte.
16:17 - Au-delà de ce qui était possible ou pas.
16:20 Mais ce n'est pas le ministre que je suis qui peut commenter
16:22 un processus judiciaire en cours.
16:23 - On ne peut pas s'émouvoir que demain, les lanceurs d'alerte sur les Ehpad,
16:26 les pizzas empoisonnées, etc.
16:27 et des craintes de parler aux journalistes.
16:30 - Non, il ne faut pas qu'ils aient crainte de parler aux journalistes,
16:32 il faut qu'ils respectent la loi.
16:33 La loi a permis, notamment en 2010, de sécuriser
16:37 ou de conforter le secret des sources.
16:40 Il y a eu un certain nombre d'autres lois qui permettent
16:42 de garantir cette liberté de la presse.
16:44 Il y a des états généraux de l'information
16:46 qui ont été lancés par le président de la République
16:48 et qui vont conduire un certain nombre de travaux
16:50 et peut-être des propositions pour encore améliorer
16:52 le dispositif de protection et des sources
16:55 et de garantie de la liberté de la presse.
16:57 En tout cas, aujourd'hui, il y a une loi,
16:59 elle doit être appliquée, c'est la justice de dire
17:00 si la loi a été violée ou pas.
17:03 - Merci beaucoup, Franck Yaster, ministre délégué chargé
17:05 des Relations avec le Parlement.
17:06 Merci beaucoup, Agathe Lombret.
17:08 On se retrouve demain matin, 8h30, pour un nouvel invité politique.
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