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  • il y a 3 ans

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00:00:00 (Propos inaudibles)
00:00:05 -Très bien.
00:00:06 Mesdames les ministres, chère Amélie Oudéa Castrera,
00:00:10 chère Fadila Katabib,
00:00:12 monsieur le député, madame la présidente
00:00:14 de France Télévisions, chère Delphine Ernotte,
00:00:18 mesdames et messieurs, nous sommes très heureux
00:00:21 avec le collège,
00:00:23 pratiquement au complet, et toutes les équipes de l'ARCOM
00:00:26 de vous accueillir ici cet après-midi dans nos murs
00:00:29 pour le lancement de cette nouvelle édition
00:00:30 de l'opération "Jouons ensemble",
00:00:33 qui se déroulera sur les antennes du 2 au 8 octobre prochain
00:00:37 et qui se clôturera par la journée paralympique.
00:00:41 Nous en sommes déjà, vous le savez,
00:00:43 à la 3e édition de ce beau projet
00:00:45 qui est porté par le ministère des Sports,
00:00:48 celui chargé des personnes en situation de handicap,
00:00:51 le comité paralympique et sportif français et le régulateur.
00:00:56 Bien plus qu'une simple opération de communication
00:00:59 pour mettre à l'honneur le parasport,
00:01:01 "Jouons ensemble", c'est d'abord un appel
00:01:04 à tous les acteurs audiovisuels
00:01:06 pour qu'ils se rassemblent autour d'une ambition commune
00:01:09 au service de la cohésion et de l'inclusion.
00:01:13 Le sport, qu'il soit valide ou paras,
00:01:16 nous offre à tous des émotions collectives,
00:01:21 des performances qui nous inspirent
00:01:24 et des parcours qui nous impressionnent.
00:01:27 Aussi est-il tout à fait naturel
00:01:29 qu'il trouve sa juste place sur nos antennes,
00:01:32 une place qui tienne compte de la diversité des handicaps,
00:01:37 de la diversité des disciplines, de la diversité des athlètes.
00:01:42 Je tiens à remercier très chaleureusement
00:01:44 les 2 ministres qui nous honorent cet après-midi
00:01:46 de leur présence et de leur soutien
00:01:48 pour porter ce bel engagement collectif.
00:01:52 Cher Amélie, nous connaissons tous
00:01:53 votre détermination, votre dynamisme
00:01:56 pour faire bouger les lignes, comme on dit,
00:01:58 fédérer le mouvement sportif et institutionnel
00:02:01 autour des causes qui vous sont chères et qui nous touchent.
00:02:05 Et nous avons le plaisir ensemble d'oeuvrer
00:02:07 sur des sujets aussi importants
00:02:09 que la médiatisation du sport féminin,
00:02:12 sujet que nous avons en partage.
00:02:14 Et nous voilà cet après-midi réunis,
00:02:16 cette fois autour du parasport.
00:02:19 Cher Fadila Katabi, bienvenue à l'ARCOM,
00:02:22 nous avons le plaisir de vous accueillir
00:02:24 pour la 1re fois.
00:02:25 Nos sujets d'intérêt commun sont nombreux également.
00:02:28 Ils font l'objet d'attentes fortes
00:02:30 pour que nos médias audiovisuels
00:02:32 soient toujours plus accessibles,
00:02:34 toujours plus représentatifs
00:02:36 de la diversité de la société française.
00:02:38 Il y va, je souligne souvent,
00:02:41 de la confiance et de l'adhésion des publics à nos médias.
00:02:45 Mes remerciements s'étendent aussi
00:02:48 à tous les partenaires de cette opération.
00:02:51 Le comité paralympique et sportif français,
00:02:54 qui est représenté aujourd'hui par Valentine Duquelle.
00:02:58 Le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques,
00:03:01 représenté aujourd'hui par Ludivine Munoz,
00:03:04 avec lequel nous avons noué des liens étroits.
00:03:07 Et puis, naturellement, la marraine
00:03:09 et le parrain de l'opération,
00:03:11 puisque chaque année, nous avons la chance
00:03:13 d'avoir des personnalités qui parrainent cette opération.
00:03:17 Alors, nous aurons Nantanin Khaïta,
00:03:20 qui sera en vidéo tout à l'heure avec nous,
00:03:22 et puis Cédric Nankin, que je salue
00:03:26 et que je remercie de sa présence cet après-midi.
00:03:29 Ils vont être tous les deux les visages
00:03:31 de cette opération auprès du grand public.
00:03:35 D'autres interlocuteurs sont présents.
00:03:37 Le Conseil national consultatif des personnes handicapées,
00:03:41 dont le président Jérémie Baurois est parmi nous.
00:03:44 Voilà, Jérémie, bonjour.
00:03:46 Ou le comité interministériel du handicap,
00:03:48 dont le secrétaire général Céline Poulet
00:03:50 est aussi présente parmi nous.
00:03:52 Qu'ils en soient remerciés.
00:03:54 Et puis, je n'oublie pas tous ceux
00:03:56 qui font vivre cette opération, nos chaînes de télévision,
00:03:59 qui vont contribuer à relayer toute la semaine
00:04:03 cette opération "Jouons ensemble".
00:04:05 Merci enfin aux équipes de l'ARCOM,
00:04:08 qui ont porté ce projet depuis l'origine,
00:04:10 sous l'impulsion énergique et déterminée,
00:04:13 le mot est faible, je le reconnais,
00:04:16 de Laurence Pécorivolier,
00:04:17 qui est membre de notre collège
00:04:18 et qui suit au sein de notre collège
00:04:19 tous les volets sociétaux de la régulation.
00:04:23 Ce projet a vu le jour
00:04:25 au moment des derniers Jeux paralympiques d'été,
00:04:27 sous Tokyo, en 2021.
00:04:30 Il est né de la nécessité de progresser
00:04:32 sous la couverture du parasport dans les médias audiovisuels.
00:04:35 Et nous avons progressé.
00:04:37 Il reste bien sûr beaucoup de chemin à parcourir,
00:04:41 mais il est vrai que nous partions de loin
00:04:43 et les chiffres sont plutôt encourageants.
00:04:46 La retransmission des Jeux paralympiques
00:04:48 en télévision gratuite a été multipliée par 4
00:04:50 en moins de 10 ans,
00:04:52 et la part du parasport dans les sujets
00:04:53 portant sur l'actualité sportive des journaux télévisés
00:04:57 a doublé sur la dernière décennie.
00:05:00 Le public, on le voit bien, est donc au rendez-vous
00:05:04 lorsque des programmes consacrés au parasport
00:05:06 et aux athlètes qu'il incarne lui sont proposés.
00:05:09 Et ce constat doit être pour nous un moteur
00:05:12 pour poursuivre et amplifier nos efforts.
00:05:16 Nous sommes maintenant à 11 mois du lancement
00:05:18 des Jeux paralympiques de 2024,
00:05:21 puisqu'ils débuteront le 28 août de l'année prochaine.
00:05:25 Et nous avons donc plus que jamais besoin
00:05:27 de la mobilisation de tous pour faire vivre le parasport
00:05:30 sur nos antennes.
00:05:32 C'est d'ailleurs pour préparer cette importante séquence
00:05:34 que l'ARCOM a réunie au printemps dernier.
00:05:37 D'un côté, tous les représentants institutionnels
00:05:40 du mouvement sportif, et notamment votre ministère,
00:05:43 et de l'autre, l'ensemble des médias audiovisuels,
00:05:46 ainsi que les plateformes numériques
00:05:47 que nous avons associées
00:05:49 pour les mobiliser également dans ce mouvement.
00:05:53 Pour autant, c'est le point sur lequel je voudrais insister,
00:05:56 cette mobilisation ne peut pas être que ponctuelle.
00:05:59 Et le parasport ne peut pas dépendre
00:06:01 de la seule fenêtre paralympique pour exister sur nos médias.
00:06:05 Sa visibilité doit être un enjeu toute l'année
00:06:10 pour mieux faire connaître les para-athlètes,
00:06:11 leur discipline,
00:06:13 parce que leur itinéraire, leur performance,
00:06:16 leur personnalité sont autant de sources
00:06:19 d'inspiration et de fierté.
00:06:22 Les Jeux de 2024 doivent constituer non pas une échéance,
00:06:26 mais une motivation pour rehausser durablement nos standards.
00:06:30 Reprenons sur nos antennes, linéaires et non linéaires,
00:06:33 ce beau concept d'héritage
00:06:36 que vous portez régulièrement, cher Amélie,
00:06:39 que porte le comité d'organisation des Jeux
00:06:41 pour que ceux-ci laissent une trace durable dans notre paysage.
00:06:45 Je veux saluer à cet égard l'engagement résolu
00:06:48 des chaînes audiovisuelles
00:06:49 qui participent à la médiatisation du parasport
00:06:52 dans le cadre de cette opération,
00:06:54 mais aussi au-delà.
00:06:56 Je ne peux pas les citer tous,
00:06:57 mais je mentionne naturellement notre service public.
00:07:01 Cher Delphine, France Télévisions est à la pointe,
00:07:05 naturellement, l'année prochaine,
00:07:07 dans la couverture des Jeux, dans son ensemble.
00:07:10 L'antenne de France 3 propose tout au long de l'année
00:07:13 des magazines sportifs qui font la part belle au parasport,
00:07:17 ainsi qu'une émission spécialement dédiée aux parathlètes,
00:07:21 "Champions d'exception".
00:07:23 Je pense aussi à l'équipe, acteur incontournable du sport,
00:07:29 qui a retransmis les championnats du monde de parathlétisme
00:07:32 cet été et qui diffusera en octobre
00:07:35 la Coupe du monde de rugby fauteuil.
00:07:37 Je pense aussi au groupe Canal+, lui aussi très actif,
00:07:41 qui a de nouveau diffusé en juin les finales
00:07:43 du French Riviera Open, un tournoi de tennis fauteuil.
00:07:47 Je ne mentionne pas tout le monde,
00:07:48 mais je sais que chacune et chacun qui sont présents dans la salle
00:07:53 s'inscrivent dans ce mouvement.
00:07:55 Pour illustrer cet engagement croissant des médias,
00:07:58 l'ARCOM va dévoiler cet après-midi une étude
00:08:01 que nous avons réalisée sur la médiatisation du parasport.
00:08:05 C'est Laurence Pécorivolier qui va vous la présenter.
00:08:08 Et je lui cède sans plus tarder la parole
00:08:11 en vous remerciant tous de vos efforts et de votre écoute.
00:08:14 Et je suis tenté de vous proposer de reprendre ensemble
00:08:17 la devise olympique pour amplifier notre engagement.
00:08:20 Et dans ce domaine, nous allions tous plus vite,
00:08:24 plus haut, plus fort.
00:08:26 -Et ensemble. -Et ensemble.
00:08:27 Voilà. Pierre-Laurence.
00:08:29 (Applaudissements)
00:08:31 (...)
00:08:39 -Merci beaucoup.
00:08:42 Je vais donc tout de suite rentrer dans la technicité
00:08:46 de cette enquête que nous avons réalisée
00:08:48 avec un petit avertissement d'usage,
00:08:50 qui est que c'est une enquête flash,
00:08:52 comme on appelle ça chez nous.
00:08:53 En fait, c'est une enquête de motivation.
00:08:55 C'est-à-dire que nous nous sommes dit que pour cet événement,
00:08:57 il nous fallait quelques constats objectivés.
00:08:59 C'est ce que nous avons cherché à faire.
00:09:01 Ca ne vaut pas les superbes études de l'Arccom
00:09:03 que nous réalisons sur 2 ou 3 ans
00:09:05 et un ensemble très important d'émissions.
00:09:07 Mais on s'est cantonnés pendant 6 semaines
00:09:12 à regarder quelques émissions sportives
00:09:16 pour essayer d'en tirer des enseignements
00:09:19 que nous avons pu dégager.
00:09:21 Ils sont au nombre de 5, et je vous les livre.
00:09:24 Merci notamment à Géraldine et Aurélien
00:09:27 à la manoeuvre sur cette enquête.
00:09:30 -Premier renseignement, comme l'a dit le président,
00:09:32 c'est la bonne nouvelle.
00:09:34 Nous avons une augmentation extrêmement importante
00:09:37 du temps d'antenne consacré au parasport.
00:09:40 10,4 % sur cette période-là.
00:09:43 Nous étions en 2018 à à peu près 2 % de temps d'antenne,
00:09:47 même si, encore une fois, les choses ne sont pas comparables.
00:09:50 Donc on voit bien qu'en tout cas,
00:09:51 l'augmentation est tout à fait flagrante,
00:09:53 avec des disparités qui tiennent à certaines disciplines.
00:09:58 L'athlétisme favorise beaucoup le travail sur le parasport.
00:10:02 Étonnamment, le tennis, beaucoup moins.
00:10:06 2e constat, alors là, celui-là,
00:10:08 je ne sais pas s'il faut s'en réjouir ou le déplorer.
00:10:12 Nous sommes dans les mêmes proportions,
00:10:14 hommes-femmes, quand on parle du parasport
00:10:17 et quand on parle de sport valide.
00:10:19 Autrement dit, on est sur 1 à 3
00:10:22 en proportion de représentation des femmes
00:10:25 qu'on parle d'un sport ou qu'on parle de l'autre.
00:10:28 Je pense que donc, nous aurons des progrès à faire ensemble
00:10:31 sur ce plan, quel que soit la catégorie de sport
00:10:35 qui est représentée.
00:10:37 3e constat,
00:10:39 les handicaps qui sont présents lorsqu'on parle de parasport
00:10:45 sont différemment représentés.
00:10:48 On a 57 % des séquences sur le handicap moteur,
00:10:51 alors qu'on a que 0,5 % des sportifs
00:10:55 avec un handicap mental ou psychique.
00:10:57 Et on n'a vu, par exemple, aucun handicap auditif,
00:11:00 en tout cas visuel,
00:11:02 dans ces retransmissions d'émissions sportives.
00:11:06 Mais nous n'avons pas, il est vrai, de chiffre de comparaison,
00:11:08 c'est-à-dire que nous ne savons pas
00:11:10 quel est le pourcentage de handicaps
00:11:12 représentés dans les différentes disciplines sur le terrain.
00:11:16 Peut-être aurons-nous des informations au cours du débat.
00:11:20 4e enseignement, celui-là est tout à fait intéressant,
00:11:24 c'est que la représentation du parasport
00:11:28 se fait de manière beaucoup plus éclectique
00:11:31 en ce qui concerne les disciplines que l'on voit à l'écran
00:11:34 pour le parasport que pour le sport valide.
00:11:37 Quand on parle de sport valide,
00:11:38 on a, en gros, 4 sports vedettes.
00:11:41 On sait, c'est le foot, le tennis, le rugby, le cyclisme,
00:11:46 et cela mobilise 62 % du temps d'antenne.
00:11:49 Alors que quand on parle du parasport,
00:11:52 on va beaucoup plus loin dans les disciplines qui sont envisagées,
00:11:54 puisque 20 % des 30 disciplines du parasport
00:11:59 sont exposées très régulièrement.
00:12:00 C'est comme ça qu'on peut avoir le paratoi taekwondo,
00:12:04 qui est représenté, qu'on voit assez peu
00:12:06 lorsqu'il s'agit de sport valide.
00:12:09 5e enseignement, c'est donc le dernier.
00:12:13 Nous avons, juste avant,
00:12:18 nous avons un traitement éditorial
00:12:20 qui est un peu différent selon que...
00:12:24 Ah, il nous manque. Tant pis.
00:12:25 Il nous manque la slide, donc je la parlerai.
00:12:29 Nous avons un traitement éditorial qui est assez différent,
00:12:32 mais c'est assez logique entre le parasport et le sport valide.
00:12:34 Quand on parle de sport valide,
00:12:36 on a les résultats sportifs et le commentaire des résultats sportifs.
00:12:39 Quand on parle de parasport,
00:12:41 on est beaucoup plus sur des portraits de sportifs,
00:12:44 sur des explications autour des disciplines,
00:12:47 même si d'ailleurs, il est à regretter
00:12:49 qu'on ait assez peu d'explications
00:12:51 sur la manière dont fonctionnent les règles du parasport,
00:12:54 et ça, on pourrait peut-être un peu évoluer là-dessus.
00:12:57 Donc on a beaucoup plus un système de portrait,
00:13:01 parce que, forcément, mettre le parasport à l'écran,
00:13:05 pour l'instant, c'est aussi une volonté,
00:13:07 et c'est une volonté de montrer ce que ça représente.
00:13:10 Et ce que ça représente, les résultats sont là,
00:13:13 ils sont extrêmement démonstratifs
00:13:18 de ce que le parasport, maintenant,
00:13:19 est complètement intégré dans les mentalités.
00:13:21 Quand on parle de parasport,
00:13:23 on a un taux d'auditeur
00:13:27 qui est non seulement égal à celui des mêmes émissions
00:13:31 quand elles parlent de sport valide en général,
00:13:33 mais parfois, sur certaines personnes emblématiques,
00:13:36 largement supérieures, on a des gros pics d'audience
00:13:40 sur des moments d'émissions sportives
00:13:42 dédiés au parasport.
00:13:44 C'est quand même un des plus beaux enseignements
00:13:46 de cette étude, grâce à Médiamétrie.
00:13:50 Conclusion de cette étude,
00:13:52 c'est qu'à l'évidence,
00:13:55 il y a une prise de conscience de l'importance
00:13:57 et de la force du parasport,
00:13:59 et preuve en est que les courbes sont constantes
00:14:03 au moment des Jeux paralympiques.
00:14:06 Mais ma conclusion rejoindra, comme il se doit,
00:14:09 celle de mon président,
00:14:11 il ne faut pas que cela reste
00:14:13 au moment des sports paralympiques,
00:14:16 il faut absolument que toute l'année,
00:14:17 on ait cette même représentation.
00:14:19 Et là, la courbe est encore un peu balbutiante
00:14:23 lorsqu'on la lisse sur les périodes lambda.
00:14:26 Je vous remercie.
00:14:28 (Applaudissements)
00:14:32 -Merci beaucoup, Laurence.
00:14:34 Merci beaucoup aux équipes de l'ARCOM.
00:14:36 Maintenant, je donne la parole à Fadelia Ketabi,
00:14:39 si vous voulez bien aller au pupitre.
00:14:42 Donc ministre délégué, chargée de personnes handicapées.
00:14:46 -Merci bien, monsieur le président.
00:14:49 Madame la ministre, chère Amélie,
00:14:53 mesdames et messieurs les représentants
00:14:55 de l'ensemble des groupes audiovisuels,
00:14:58 monsieur le président du CNCPH,
00:15:00 mesdames et messieurs les sportifs,
00:15:03 mesdames et messieurs les journalistes,
00:15:05 mesdames et messieurs,
00:15:07 nous lançons, donc, cela a été dit,
00:15:09 aujourd'hui, la 3e édition de "Jouons ensemble".
00:15:12 Et pour moi, c'est une première.
00:15:15 C'est ma première.
00:15:16 Je suis très heureuse d'être avec vous à cette occasion
00:15:19 pour encourager, bien sûr, les médias et les journalistes
00:15:23 à faire des parasports,
00:15:24 un sujet, bien sûr, de 1er plan.
00:15:28 Je voudrais saluer l'engagement sans faille,
00:15:30 monsieur le président de l'ARCOM, dans ce programme,
00:15:33 ainsi que le travail, je le sais, de très grande qualité
00:15:37 de ma collègue ministre des Sports
00:15:40 et des Jeux olympiques et paralympiques.
00:15:42 La mise en lumière médiatique
00:15:45 que "Jouons ensemble" va donner aux parasports
00:15:47 est, bien sûr, essentielle
00:15:49 pour nos politiques du sport et du handicap.
00:15:53 Lors des Jeux de Tokyo,
00:15:54 les retransmissions télévisées des épreuves paralympiques
00:15:58 ont augmenté de 50 % par rapport aux Jeux de Rio,
00:16:02 ce qui est effectivement une augmentation très significative.
00:16:05 La France, notre beau pays,
00:16:08 relève à présent le défi de faire mieux.
00:16:11 Et "Jouons ensemble" va nous y préparer, bien sûr.
00:16:14 Le parasport doit aller très loin.
00:16:16 Il doit aller jusque chez les Françaises et les Français
00:16:20 pour qu'ils profitent de ce spectacle
00:16:22 et de cette grande fête,
00:16:23 parce que ce sera une belle fête nationale
00:16:26 et internationale, bien sûr.
00:16:28 Mais "Jouons ensemble" doit aussi nous permettre de renforcer,
00:16:31 et j'y tiens absolument,
00:16:32 de renforcer la visibilité des parasports,
00:16:35 en dehors de cette période favorable
00:16:37 que représentent, bien sûr, les Jeux.
00:16:40 Ce dont il est question, en effet,
00:16:42 c'est de parvenir à les installer
00:16:44 dans le paysage audiovisuel et de manière durable.
00:16:48 Là est, bien sûr, le problème.
00:16:51 C'est essentiel, car les parasports renforcent
00:16:53 la visibilité des personnes handicapées,
00:16:56 en général, dans notre société.
00:16:58 On sait que les médias jouent un rôle clé dans une société.
00:17:01 Ils sont le reflet même d'une société,
00:17:04 et ce reflet n'est pas toujours très fidèle,
00:17:07 mais ils ont un rôle actif,
00:17:09 un rôle de levier pour changer, bien sûr, les représentations.
00:17:13 Et, bien sûr, la ministre que je suis compte, bien sûr, sur eux.
00:17:18 Surtout dans le cas du sport.
00:17:20 Les médias peuvent créer des déclics
00:17:22 auprès des personnes en situation de handicap.
00:17:25 En voyant des athlètes salués pour leurs performances,
00:17:28 applaudis et reconnus,
00:17:31 elles peuvent se dire que le sport est un désir légitime.
00:17:34 Elles peuvent se dire "Pourquoi pas moi ?"
00:17:37 Pas forcément pour devenir, bien sûr, champion paralympique,
00:17:41 et je salue, bien sûr, nos champions,
00:17:43 mais tout simplement pour se mettre au sport.
00:17:45 On le sait toutes et tous que le sport,
00:17:47 c'est une question de santé publique aussi et de bien-être.
00:17:50 Dans cette logique, le président de la République
00:17:52 a annoncé en avril dernier,
00:17:54 lors de la conférence nationale du handicap,
00:17:57 un meilleur remboursement des prothèses sportives.
00:18:00 Nous allons également étendre les 30 minutes de sport par jour
00:18:05 à tous les enfants qui sont accueillis en établissement,
00:18:09 social ou médico-social.
00:18:11 Par ailleurs, les clubs inclusifs
00:18:13 sont en train de se développer sur tout le territoire national
00:18:17 pour que chacune et chacun trouve un club
00:18:19 plus proche de son domicile
00:18:21 et des fonds pour accompagner la mise en accessibilité
00:18:24 des équipements sportifs existants.
00:18:27 Pour finir, je voudrais formuler une requête.
00:18:30 Nous n'allons pas faire de cette 3e édition de "Jouons ensemble"
00:18:33 une redite des éditions précédentes.
00:18:36 Je vous donne le défi, chers journalistes,
00:18:38 responsables de chaînes, de programmation,
00:18:41 de renforcer également au sein des parasports
00:18:44 la visibilité des sports adaptés,
00:18:47 c'est-à-dire ceux pratiqués par des personnes
00:18:49 ayant un handicap mental ou psychique.
00:18:53 Les parasports demandent une mobilisation particulière
00:18:57 par rapport aux autres sports,
00:18:59 mais ils sont souvent associés uniquement aux handisports,
00:19:02 donc aux handicaps physiques et sensoriels,
00:19:05 alors qu'ils couvrent également les sports adaptés.
00:19:08 Dans l'étude de parasports publiée par l'ARCOM,
00:19:11 j'ai été frappée par l'information suivante.
00:19:14 Plus de 57 % des magazines parasportifs
00:19:18 sont consacrés à des athlètes ayant un handicap moteur.
00:19:22 À l'inverse, les sportifs ayant un handicap mental ou psychique
00:19:26 ne représentent que 0,5 % des programmes,
00:19:31 alors que même les Virtuous Global Games
00:19:33 se sont tenus à Vichy au mois de juin.
00:19:36 On parle de 1 200 athlètes accueillis
00:19:40 et d'une compétition où la France a brillé,
00:19:42 je dis bien a brillé,
00:19:43 en récoltant 188 médailles,
00:19:45 dont 87 en or.
00:19:48 Quand on sait que 80 % des handicaps sont invisibles,
00:19:52 on mesure le très grand décalage
00:19:54 avec ce que les médias donnent à voir des parasports.
00:19:58 Nous devons donc à la fois accroître la place du parasport,
00:20:03 bien sûr, sur nos antennes,
00:20:04 mais aussi rééquilibrer les choses
00:20:07 pour donner une représentation plus juste du parasport
00:20:10 dans sa diversité.
00:20:12 Et pour ce faire, bien sûr, je compte sur vous,
00:20:15 et au nom de toutes les personnes en situation de handicap,
00:20:18 je vous dis merci.
00:20:19 (Applaudissements)
00:20:22 (...)
00:20:25 -Merci, madame la ministre.
00:20:26 La parole est à Amélie-Houlia Castellar,
00:20:29 ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques.
00:20:32 -Bonjour à tous et à toutes.
00:20:38 M. le président, madame la ministre,
00:20:41 M. le président, mesdames, messieurs.
00:20:44 C'est un vrai plaisir pour moi
00:20:46 d'avoir ce petit temps avec vous autour de ce sujet
00:20:49 qui est important pour chacun d'entre nous.
00:20:52 Je crois qu'il nous tient à coeur.
00:20:54 Et ce qui est assez agréable, c'est de sentir,
00:20:57 avec des nuances, avec des contrastes,
00:21:00 mais qu'on progresse,
00:21:02 et de sentir qu'ensemble, on a une chance d'y arriver.
00:21:07 C'est une montagne à gravir,
00:21:10 mais on a déjà posé quelques camps de base,
00:21:12 et on va continuer.
00:21:14 Alors, l'avantage de parler en dernier,
00:21:17 c'est que tout ou presque a déjà été dit.
00:21:20 Donc ce que je voulais, moi, faire,
00:21:22 c'est d'abord saluer cette opération
00:21:25 et vraiment remercier, féliciter l'ARCOM
00:21:28 pour la porter tant et si bien, cher Roch-Olivier.
00:21:33 C'est la 3e édition,
00:21:35 et chaque fois, on voit qu'on franchit une marche de l'escalier,
00:21:39 et je suis sûre que celle-ci sera plus haute encore,
00:21:42 et que dans ce temps qui nous sépare
00:21:44 de la journée paralympique du 8 octobre,
00:21:48 on va pouvoir démontrer beaucoup de choses,
00:21:50 grâce à vous, grâce à vos reportages,
00:21:52 grâce à vos antennes, grâce à vos médias,
00:21:54 grâce à vos équipes.
00:21:56 Terminer cette opération le 8 octobre,
00:21:59 c'est un joli symbole, en plus.
00:22:01 C'est un joli symbole, ce sera la journée paralympique.
00:22:04 Elle va avoir lieu cette année, après la Bastille, l'an dernier,
00:22:07 sur la place de la République.
00:22:09 Et là aussi, chère Ludivine, le symbole est beau.
00:22:12 Le symbole est beau.
00:22:15 On a cette perspective-là,
00:22:18 et tous, vous êtes en soutien
00:22:22 et plus motivés que jamais.
00:22:24 J'ai eu l'opportunité, dans les jours récents,
00:22:28 de passer du temps avec le groupe France Télévisions,
00:22:31 de passer du temps avec Radio France,
00:22:35 avec toi, Nathalie, on était encore autour de la table
00:22:39 en début de semaine sur ces sujets.
00:22:41 Et je crois que tous,
00:22:44 on est à la fois les témoins et les porteurs
00:22:48 d'un moment où on se rend compte qu'il est vraiment en train de se passer quelque chose.
00:22:51 Et simplement à nous de le convertir, cet essai.
00:22:55 On a la balle en main,
00:22:58 on arrive à le poser au sol,
00:23:01 et derrière, il faut qu'on enchaîne,
00:23:03 et il faut qu'on arrive à convertir, à aller chercher
00:23:06 ce supplément de points pour que la conversion, elle, soit plus forte.
00:23:11 Alors, je voulais remercier l'ensemble des acteurs
00:23:14 qui sont derrière cette opération, je l'ai évoqué,
00:23:17 l'ensemble de nos médias, nos journalistes,
00:23:20 mais aussi nos athlètes, cher Cédric.
00:23:23 Et ta présence parmi nous, aujourd'hui, représente beaucoup.
00:23:28 Nantenin n'a pas pu être avec nous,
00:23:30 mais je crois qu'elle nous a réservé un petit témoignage vidéo.
00:23:34 Et c'est tellement important que vous soyez, vous, là,
00:23:37 et Ludivine aussi,
00:23:39 pour montrer la manière dont on essaye de travailler,
00:23:45 c'est-à-dire vraiment ces liens au cœur avec nos athlètes.
00:23:49 Pas de manière déconnectée de ce que vous pouvez vivre,
00:23:51 et j'y reviendrai dans un instant.
00:23:54 Alors, moi, j'ai envie...
00:23:57 Vous savez, souvent, et encore récemment, sur le sport féminin,
00:24:03 on a dû, à certains moments, un peu insister.
00:24:07 J'allais dire taper du poing sur la table, mais non.
00:24:10 Insister et souligner à quel point c'était important.
00:24:13 Et sur ce sujet des parasports,
00:24:16 c'est un peu le même type de combat,
00:24:17 ça a été très bien exprimé juste avant,
00:24:20 mais je voulais, pour le coup, saluer
00:24:24 de très belles initiatives qui ont d'ores et déjà été entreprises.
00:24:28 C'est l'action de l'équipe 21
00:24:31 avec ce qui s'est passé autour de Charles Etty.
00:24:33 C'est l'action aussi de la chaîne Sport en France, du CNOSF,
00:24:37 avec les reportages, avec les émissions
00:24:39 qui font la promotion de l'inclusion à travers le sport.
00:24:44 Et puis l'engagement qui a été pris par cette chaîne
00:24:47 dans le cadre de l'atelier que j'avais organisé
00:24:49 le 23 mai dernier,
00:24:50 qu'un quart des compétitions diffusées
00:24:53 soient consacrées sur cette chaîne à des paradisciplines.
00:24:57 Et puis l'action des groupes, services publics,
00:25:01 France Télévisions, Delphine,
00:25:02 qui l'an prochain diffusera plus de 300 heures d'épreuves en direct.
00:25:08 C'est trois fois plus, Laurent-Éric, que pour Tokyo,
00:25:12 et c'est dix fois plus que pour Londres.
00:25:16 C'est une retransmission en intégralité
00:25:18 et c'est une formidable perspective.
00:25:21 Et de la même façon, quand on écoute,
00:25:24 comme c'était encore mon cas dimanche matin,
00:25:26 sur les antennes de France Info,
00:25:28 des reportages assez incroyables
00:25:29 au cœur de la vie de nos athlètes qui se préparent avec les Jeux,
00:25:33 c'est là aussi, Cédric, des athlètes comme Théo Curin,
00:25:37 qui témoignent de tout ça, qui partagent,
00:25:40 qui posent les questions, qui embarquent,
00:25:42 qui nous font connaître de l'intérieur
00:25:44 la vie, la trajectoire de nos athlètes.
00:25:48 Alors l'État est à vos côtés dans cette démarche.
00:25:52 Je crois que vous le savez.
00:25:54 Tout ce qu'on essaye aussi de construire
00:25:56 avec l'Agence nationale du sport
00:25:57 et le Fonds de soutien pour le financement
00:25:59 de la production audiovisuelle,
00:26:01 je regardais là dans mes petites tablettes,
00:26:03 ce fonds dont la mission est de prendre en charge
00:26:07 une partie des coûts de production,
00:26:08 des retransmissions et des reportages,
00:26:10 et qui a permis l'an dernier,
00:26:12 sur 80 projets qui ont été financés,
00:26:15 d'en réserver 11 au parasport, soit plus de 10 %,
00:26:19 et 26 à des projets mixtes,
00:26:21 mixant la partie valide et la partie paras.
00:26:25 C'est donc, au global, un quart de ce fonds
00:26:28 qui a été consacré à mettre en valeur,
00:26:30 d'une façon ou d'une autre, le parasport.
00:26:32 C'est positif. On progresse. On avance.
00:26:36 Et de mon côté, vous savez le travail que je mène
00:26:38 avec Rima, Abdulmalak,
00:26:41 autour du décret
00:26:43 relatif aux événements d'importance majeure,
00:26:46 dans lequel nous allons, pour la 1re fois,
00:26:48 en cette fin d'année,
00:26:49 au terme des travaux menés avec la Commission européenne,
00:26:53 donner ce qualificatif d'événement d'importance majeure
00:26:56 à nos Jeux paralympiques.
00:26:58 Alors, on a ces progrès.
00:27:02 Il y a le plus 10 % de temps d'antenne
00:27:05 que vous avez évoqué tout à l'heure.
00:27:07 Il y a toutes les initiatives. J'en ai cité quelques-unes.
00:27:10 J'aurais pu en citer d'autres encore.
00:27:12 Cela a été fait avant moi.
00:27:14 Et il y a toutes ces conditions de réussite
00:27:16 qui, moi, me donnent ce sentiment d'optimisme.
00:27:20 Les conditions de réussite, c'est d'abord qu'on a
00:27:23 avec nos Jeux olympiques et paralympiques
00:27:26 des très grands champions
00:27:27 qui ont des histoires extraordinaires
00:27:29 dans beaucoup de nos disciplines à raconter
00:27:32 et qui sont aujourd'hui, et on l'a vu cet été,
00:27:34 en train de briller.
00:27:36 Je pense à un Alex Portal, en natation,
00:27:40 qui a une histoire incroyable.
00:27:42 Et vous avez suivi ce podium
00:27:43 où, pour la 1re fois, il est avec son petit frère
00:27:46 sur ce podium des championnats du monde à Manchester.
00:27:50 Je pense à Alexandre Léauté,
00:27:53 ce qui s'est passé au Mondiaux à Glasgow.
00:27:57 Ces cinq médailles qu'il va chercher en or.
00:28:01 Je pense aussi à ce qui va se passer, Cédric,
00:28:08 autour de toi, autour de l'équipe,
00:28:09 avec la Coupe internationale de rugby fauteuil.
00:28:13 Pour la 1re fois, cette Coupe internationale
00:28:16 va être organisée en même temps
00:28:19 que notre Coupe du monde de rugby.
00:28:20 Et je suis fière que le ministère des Sports
00:28:23 porte aujourd'hui la moitié du financement de cet événement
00:28:26 qui, pour nous, doit être une mise à l'honneur extraordinaire
00:28:31 du parasport
00:28:33 et de l'excellence de nos champions, de nos équipes
00:28:36 dans ces disciplines para et paralympiques.
00:28:41 Et puis, je voudrais, pour terminer,
00:28:46 souligner ce qui a été très bien dit par Fadila juste avant
00:28:52 et la nécessité qu'on a de continuer à mettre à l'honneur
00:28:56 toutes les formes de handicap.
00:28:58 Cher Jérémy, je sais combien ce message
00:29:01 est important aussi à tes yeux.
00:29:04 Et Fadila évoquait les Global Games,
00:29:07 la réussite extraordinaire de la délégation française
00:29:11 et le fait qu'elle était finalement assez peu médiatisée,
00:29:15 assez peu portée.
00:29:16 Et donc, je suis particulièrement heureuse de pouvoir dire
00:29:20 que le 9 octobre prochain, au lendemain de la compétition,
00:29:26 au lendemain de la journée paralympique,
00:29:29 le président de la République, Fadila,
00:29:31 recevra la délégation des Global Games
00:29:35 pour leur dire toute son admiration
00:29:39 et toute sa reconnaissance pour le travail accompli
00:29:42 et le rayonnement auquel ça contribue
00:29:45 pour notre pays.
00:29:47 Tous les champs du handicap doivent être couverts
00:29:50 et mieux appréhendés,
00:29:52 et toutes les composantes de cette promotion du parasport,
00:29:56 il faut les travailler.
00:29:58 Donc, il y a vous, les médias, les journalistes,
00:30:02 tout ce que vous pouvez faire, et puis il y a nous,
00:30:05 tout ce qu'on est en train d'être au travail
00:30:07 pour assurer, pour favoriser, pour impulser.
00:30:11 Et ça, ça veut dire quoi ?
00:30:13 Ca veut dire être au rendez-vous de l'accessibilité
00:30:16 dans nos transports, dans nos hôtels, dans nos cafés,
00:30:20 dans nos restaurants à l'occasion des Jeux olympiques
00:30:24 et des Jeux paralympiques.
00:30:26 Ca veut dire, comme je le fais maintenant,
00:30:29 conditionner les subventions que nous accordons
00:30:32 à des organisateurs d'événements
00:30:34 au fait qu'il y ait, un, une démonstration des parasports,
00:30:39 et deux, un vrai effort porté
00:30:41 à l'accessibilité aux personnes en situation de handicap.
00:30:45 La copie du comité d'organisation, elle est exemplaire,
00:30:47 et je veux que, moi, ça fasse des émules,
00:30:51 que tous les organisateurs d'événements
00:30:53 aient cette dynamique-là.
00:30:54 Je mets en accessibilité mes infrastructures,
00:30:57 mes installations et mon expérience,
00:30:59 et je n'ai un soutien du ministère des Sports
00:31:02 pour mon événement que si je l'ouvre
00:31:04 à ces démonstrations de parasports.
00:31:07 C'est ensuite le travail qu'a évoqué Fadila
00:31:10 sur les équipements sportifs.
00:31:13 1 million d'euros mis là, dans les 3 derniers mois,
00:31:17 pour la mise en accessibilité des équipements sportifs.
00:31:21 Le remboursement intégral des lames de course, par exemple.
00:31:25 C'est des progrès tout à fait substantiels.
00:31:29 Et c'est cette ouverture à tous nos champs de la jeunesse.
00:31:32 Il y a une prestation comme le passeport
00:31:33 qui est déjà ouverte aux personnes en situation de handicap,
00:31:37 mais ce qu'a évoqué Fadila, les 30 minutes,
00:31:39 leur transposition dans l'univers des ESMS,
00:31:42 et la volonté que nous avons aussi d'inscrire
00:31:45 au coeur de l'éducation physique et sportive,
00:31:48 au coeur de l'EPS, la démonstration
00:31:51 et un cycle réservé, cher Jérémy, aux parasports.
00:31:55 C'est tout ça qu'on veut réussir ensemble,
00:31:57 et c'est tout ça que, non seulement,
00:32:00 nos Jeux olympiques et paralympiques,
00:32:01 qui doivent être ce coup d'accélérateur
00:32:04 dans la construction d'une société plus inclusive,
00:32:06 mais aussi le sport comme grande cause,
00:32:09 va nous permettre, en 2024, de réussir tous ensemble.
00:32:13 Cet agenda,
00:32:14 celui que j'ai évoqué, plus les 3 000 clubs inclusifs,
00:32:17 tout ce que nous travaillons avec le comité paralympique
00:32:20 et sportif français,
00:32:22 tout ce que nous allons ancrer dans une gouvernance nouvelle,
00:32:24 puisque fin novembre, nous installerons
00:32:27 une conférence du parasport
00:32:29 pour que ces progrès se cristallisent,
00:32:32 s'ancrent durablement dans notre modèle sportif français.
00:32:36 C'est tout ça qu'on va porter aussi
00:32:39 dans le cadre de la grande cause nationale,
00:32:41 que sera le sport en 2024.
00:32:44 Il y a eu un avant les Jeux olympiques et paralympiques.
00:32:49 Il y a ce coup d'accélérateur,
00:32:51 ce focus que tous ensemble nous mettons,
00:32:53 et il y a l'ancrage durable
00:32:56 pour que les lignes continuent à bouger.
00:32:57 Alors, un immense merci
00:32:59 pour ce que chacun, dans vos rôles,
00:33:02 dans vos responsabilités, vous portez.
00:33:05 Et ensemble, on va le relever, ce défi,
00:33:08 d'une société plus inclusive,
00:33:10 où, à l'écran, on arrive à représenter nos champions
00:33:14 à la mesure de leurs talents,
00:33:16 à la mesure des leçons de vie
00:33:18 et pas seulement de sport qu'ils nous communiquent.
00:33:20 Merci infiniment.
00:33:22 (Applaudissements)
00:33:24 (...)
00:33:28 -Merci beaucoup, madame la ministre.
00:33:30 Pour le comité paralympique et sportif français,
00:33:33 donc je donne la parole à Valentine Duquesne.
00:33:36 -Merci.
00:33:37 Bonjour à toutes et à tous.
00:33:39 Ca marche ? -Oui, c'est bon.
00:33:47 -Donc bonjour à toutes et à tous.
00:33:49 Tout d'abord, merci pour l'invitation.
00:33:51 Et je vais débuter parce que je souhaiterais vous transmettre
00:33:53 les excuses de madame Marie-Amélie Le Fur,
00:33:56 notre présidente, qui aurait beaucoup aimé
00:33:59 et que Beaureu apprécie être présente aujourd'hui,
00:34:01 mais qui est à l'Assemblée générale
00:34:03 du comité international paralympique.
00:34:06 C'est pourquoi c'est moi qui suis ici.
00:34:08 L'intérêt des médias pour le parasport,
00:34:10 il est effectivement croissant,
00:34:11 et ce depuis, entre autres,
00:34:12 les Jeux paralympiques de Londres 2012.
00:34:15 On a des exemples récents qui viennent d'être cités,
00:34:18 par exemple, le "Sans Z" exotique,
00:34:19 mais les championnats du monde de para-athlétisme 2023
00:34:23 qui ont été diffusés par l'équipe,
00:34:24 et puis prochainement, les Jeux paralympiques de Paris 2020
00:34:28 qui vont être diffusés en intégralité
00:34:29 par France Télévisions.
00:34:32 L'opération "Jouons ensemble", qui nous réunit aujourd'hui,
00:34:38 propose de renforcer l'incitation à la médiatisation du parasport,
00:34:41 chose que le comité paralympique est ravi, bien sûr.
00:34:44 Et la journée paralympique
00:34:46 est un des événements forts du parasport.
00:34:48 Elle réunit les parasportifs de haut niveau,
00:34:51 des démonstrations sportives,
00:34:52 cette année, ce sera le son en hauteur,
00:34:54 des découvertes de multiples pratiques sportives.
00:34:57 L'an passé, les médias et le public
00:34:59 se sont fortement mobilisés pour la journée paralympique.
00:35:02 Alors, bien entendu, nous vous attendons aussi nombreux,
00:35:04 voire encore plus nombreux cette année,
00:35:06 le dimanche 8 octobre, place de la République.
00:35:10 Cette journée, qui a lieu à moins d'un an
00:35:12 du début des Jeux olympiques et paralympiques,
00:35:14 est une journée qui est vraiment importante
00:35:16 pour les sportifs paralympiques,
00:35:18 et plus généralement, pour la pratique sportive
00:35:20 des personnes en situation de handicap.
00:35:23 En effet, elle permet, entre autres,
00:35:24 de proposer des moments forts de partage
00:35:26 entre les sportifs et le public présent.
00:35:29 Et ce dernier, ce public, sera peut-être en partie
00:35:31 les spectateurs qui seront aux Jeux paralympiques de Paris.
00:35:35 Et cette journée, comme tous les événements
00:35:37 ou compétitions sportives à venir,
00:35:39 doit permettre de continuer de créer du lien
00:35:41 entre les médias, le public et les sportifs paralympiques,
00:35:45 à la fois pour favoriser un spectacle partagé
00:35:47 durant les Jeux paralympiques,
00:35:49 mais aussi pour promouvoir encore et/ou toujours
00:35:51 la pratique sportive, et a fortiori,
00:35:53 la pratique sportive pour les personnes
00:35:55 ayant des déficiences motrices, sensorielles,
00:35:57 mentales, psychiques, ou même atteintes
00:35:59 de maladies invalidantes, etc.
00:36:02 Donc le Comité paralympique et sportif français
00:36:04 s'engage auprès des médias,
00:36:06 parce qu'on a bien conscience qu'il faut aussi
00:36:07 qu'on aide à la formation des journalistes et des médias,
00:36:10 à continuer à les accompagner
00:36:12 dans la sensibilisation au parasport avec Paris 2024,
00:36:16 sur les Jeux paralympiques, mais aussi pour l'héritage,
00:36:18 bien sûr, et surtout post-Jeux paralympiques.
00:36:20 Merci beaucoup.
00:36:21 -Merci.
00:36:23 (Applaudissements)
00:36:26 -Merci beaucoup, Valentin.
00:36:28 Pour le Cojote, c'est Ludivine Ninos
00:36:30 qui va nous dire quelques mots, s'il vous plaît.
00:36:32 -Bonjour à tous et merci.
00:36:33 Effectivement, on peut mesurer en 3 ans
00:36:35 les progrès que nous avons faits,
00:36:37 et notamment, on a parlé beaucoup de qualitatif,
00:36:39 et moi, j'ai aussi envie de vous parler de...
00:36:41 Pardon, à l'inverse, de quantitatif, mais de qualitatif.
00:36:43 Aujourd'hui, on parle des athlètes paralympiques
00:36:46 par la performance, par leurs résultats,
00:36:48 et on est capable de mesurer, comme on l'a fait l'année dernière
00:36:50 à la journée paralympique, des records
00:36:52 qu'ils viennent tenter de battre ensemble.
00:36:55 Et pour cette raison, on est en train tous de se préparer
00:36:58 pour ce match retour,
00:36:59 le match retour de l'équipe de France olympique,
00:37:02 qui viendra vivre avec nous la 2e partie
00:37:06 de cette compétition extraordinaire
00:37:08 sur laquelle on viendra soutenir nos athlètes.
00:37:10 Et merci, Cédric, d'être avec nous,
00:37:12 vous qui préparez la Coupe du monde de rugby-fauteuil
00:37:15 qui a lieu maintenant dans quelques jours.
00:37:17 Il est important de rentrer dans cette séquence
00:37:20 des Jeux paralympiques collectivement,
00:37:22 cette grande séquence qui nous invite à participer
00:37:24 à la journée paralympique, on l'a dit,
00:37:26 mais également à la Coupe du monde de rugby-fauteuil,
00:37:28 et puis un tout petit peu plus loin,
00:37:30 d'autres annonces comme celle du relais
00:37:32 de la flamme paralympique,
00:37:34 et puis également d'ouvrir la billetterie
00:37:36 le 9 octobre 2023.
00:37:38 C'est une date importante, milieu de matinée.
00:37:41 Je vous donne tous rendez-vous pour que collectivement,
00:37:44 on prenne tous des billets et qu'on vienne soutenir
00:37:46 ces athlètes, qu'ils soient nationaux ou internationaux.
00:37:49 Et puis enfin, inscrivons cette démarche dans le temps
00:37:53 et venons rencontrer aussi Lucas Créanche, par exemple,
00:37:56 qui reprêtera les handicaps psychiques et mentaux
00:37:58 dans le cadre du Parathénice de table,
00:38:00 et demain, les Delflympics,
00:38:02 que ce soit d'hiver, en mars 2024,
00:38:06 ou en novembre 2025, que ce soit pour la partie été.
00:38:09 Ensemble, collectivement, entrons cette dynamique
00:38:12 pour montrer à tous que la performance
00:38:14 de tous nos athlètes est encore plus grande
00:38:16 et qu'on est collectivement derrière eux.
00:38:18 Merci.
00:38:19 (Applaudissements)
00:38:23 -Merci beaucoup, Ludivine.
00:38:24 Je vais donner la parole à la présidente de France Télévisions,
00:38:27 qui nous fait l'honneur d'être là,
00:38:28 donc Delphine Ernotte-Quincy.
00:38:30 Delphine, vous avez la parole.
00:38:31 -Monsieur le président, mesdames les ministres,
00:38:34 tout d'abord, je voudrais remercier l'ARCOM
00:38:37 et Laurence Beccori-Veuliez en particulier
00:38:39 pour cette étude qui même flashe
00:38:43 à l'image de ce que tout l'ARCOM fait
00:38:46 en matière de mixité,
00:38:48 en matière de représentation de la diversité,
00:38:51 et toujours à la fois, par sa justesse,
00:38:54 un vrai aiguillon pour nous
00:38:55 et nous donne envie de faire mieux l'année suivante.
00:38:57 Et je crois que pour tout notre secteur,
00:38:59 c'est une incitation à progresser extrêmement importante.
00:39:03 Donc voilà, je voulais le dire.
00:39:06 Evidemment, en tant que service public,
00:39:08 on est tout particulièrement mobilisés
00:39:10 sur la représentation du handicap,
00:39:13 je regarde Jérémy qui est là,
00:39:15 dans tous les genres et sur tous les sujets,
00:39:19 et bien sûr du sport, du handisport en particulier,
00:39:24 puisque nous avons cette chance
00:39:26 d'être le diffuseur des Jeux paralympiques en 2024.
00:39:31 Alors vous l'avez dit, on part de loin quand même.
00:39:33 Le loin étant l'an de 2012,
00:39:35 où il n'y avait carrément rien sur nos antennes.
00:39:37 On a démarré en 2016 avec Rio,
00:39:39 et puis vous avez cité, madame la ministre, les chiffres,
00:39:41 on n'a fait que progresser,
00:39:43 et on va avoir à coeur pour les Jeux à Paris
00:39:47 de faire le maximum.
00:39:49 Je ne sais pas comment dire autrement le maximum.
00:39:51 Donc vous allez voir l'intégralité des Jeux paralympiques
00:39:55 sur France 2 de 9h à 23h,
00:39:57 avec des bascules sur France 3 si nécessaire,
00:40:01 et puis la totalité des disciplines
00:40:03 qui sont présentes en direct sur France.tv.
00:40:05 Donc voilà, je crois que là,
00:40:08 on fait le maximum et c'est important.
00:40:12 Mais les Jeux, au-delà de ces semaines si cruciales,
00:40:15 c'est un chemin,
00:40:17 et dans ce chemin, on a commencé assez tôt
00:40:20 dans nos magazines et notamment en sportif.
00:40:22 Je tourne vers Laurent-Éric Lelay,
00:40:23 qui est le patron des sports de France Télévisions
00:40:26 et qui porte tout ça avec beaucoup de coeur.
00:40:29 On a aussi lancé une émission quotidienne
00:40:32 qui s'appelle "Aux Jeux citoyens"
00:40:33 et qui réunit quand même tous les jours
00:40:35 à peu près 1 million de personnes.
00:40:36 Donc il faut imaginer tous les jours 1 million de personnes.
00:40:39 Et dès le début, on s'est dit qu'il fallait
00:40:42 qu'on porte autant le parasport que le sport valide.
00:40:47 On a d'ailleurs des commentateurs,
00:40:49 présentateurs qui sont valides et en situation de handicap.
00:40:53 Sur les 40 premiers numéros,
00:40:55 on a parlé de parasport à peu près 32 fois.
00:40:58 Donc pas tout à fait 40 sur 40,
00:40:59 mais vous voyez que c'est quelque chose qui compte.
00:41:04 Et je pense que cette fluidité,
00:41:07 cette normalisation finalement du parasport,
00:41:10 elle est essentielle et elle s'inscrit là
00:41:11 dans cette émission quotidienne.
00:41:15 Au-delà de tout ce qu'on met en place,
00:41:17 et vous l'avez rappelé, M. le Président,
00:41:19 on a aussi des émissions qui sont dédiées au parasport,
00:41:25 moi, ce que je voudrais dire, c'est que pour nous,
00:41:27 qui sommes investis
00:41:29 dans la représentation du handicap depuis longtemps,
00:41:35 je pense que c'est quand même un tournant,
00:41:37 toujours qu'il faut franchir à un moment,
00:41:38 c'est-à-dire quand, au fond,
00:41:40 on peut avoir un athlète ou une ancienne athlète
00:41:44 en situation de handicap qui commente un sport valide,
00:41:47 cette fluidité, en fait.
00:41:49 Un athlète est un athlète, d'une certaine manière.
00:41:52 Il connaît sa discipline.
00:41:54 Alors évidemment, les règles ne sont pas exactement les mêmes,
00:41:56 mais il peut les interpréter et les commenter.
00:41:59 Et je pense que la vraie marche,
00:42:03 c'est quand on fera moins de différence
00:42:06 dans la représentation,
00:42:07 vous l'avez dit, madame la ministre, des sports,
00:42:09 mais aussi dans ceux qui les incarnent sur nos antennes.
00:42:13 Alors on a essayé de le faire, Théo Curain,
00:42:15 et sur l'émission "Aux jeux citoyens".
00:42:17 Puis parfois, les coups du sort s'acharnent,
00:42:20 et on a notre Mathieu Larteau préféré,
00:42:22 qui a eu le courage de dire qu'il avait un cancer
00:42:26 et qui se retrouve maintenant en situation de handicap.
00:42:29 C'était son cas déjà depuis 25 ans,
00:42:31 puisque pour ceux qui le connaissent,
00:42:33 il était sévèrement...
00:42:35 Enfin, pas sévèrement, mais il était quand même
00:42:38 un peu en situation de handicap.
00:42:39 Et je pense que ces hommes du service public
00:42:43 qui ont le courage de dire leur situation pas simple,
00:42:49 ça joue aussi beaucoup,
00:42:50 parce que ça donne une autre image de ce que c'est le handicap.
00:42:53 Ca dit que ça peut arriver à n'importe qui, n'importe quand.
00:42:57 Et je pense que c'est une façon aussi de sensibiliser
00:43:00 de manière assez intelligente et courageuse.
00:43:03 En tout cas, je remercie Mathieu Larteau de le faire
00:43:06 sur les antennes du service public.
00:43:09 Il est aux affaires, puisque c'est la Coupe du monde de rugby,
00:43:12 et que c'est lui qui commente les matchs,
00:43:14 les quelques matchs qui sont sur France Télévisions,
00:43:16 mais il y en a, il y en a.
00:43:19 Et je sais qu'il est très attendu.
00:43:21 Il est très attendu par tous les amateurs de rugby.
00:43:24 Voilà ce que je voulais dire.
00:43:25 Je vous remercie beaucoup.
00:43:27 Et je laisse la parole à ma voisine, peut-être.
00:43:30 -Oui, merci beaucoup, madame la présidente.
00:43:33 Merci.
00:43:34 Merci pour votre action.
00:43:36 Les groupes privés qui sont présents
00:43:38 en diront peut-être un mot juste après.
00:43:42 Effectivement, on va donner la parole à Laetitia Bernard,
00:43:44 maintenant, qui va nous dire quelques mots.
00:43:47 -Bonjour à tous.
00:43:49 Moi, je suis journaliste à Radio France
00:43:51 et non-voyante de naissance.
00:43:53 Et j'ai eu la chance de couvrir 4 Jeux paralympiques.
00:43:57 Les 1ers, justement, c'était à Londres,
00:43:59 et c'était la 1re fois que Radio France
00:44:02 envoyait une équipe dédiée sur cet événement.
00:44:05 Moi, je me souviens de l'époque où, en gros,
00:44:06 on connaissait les résultats des athlètes.
00:44:08 Quand ils rentraient de la compétition
00:44:10 et qu'ils nous les donnaient, enfin, qu'ils nous en parlaient,
00:44:11 on pouvait même pas suivre ce qui se passait, quoi.
00:44:16 Et c'est moi qui m'étais portée candidate à l'époque,
00:44:19 non pas par militantisme,
00:44:20 parce que j'étais non-voyante et sportive,
00:44:22 mais parce que, sincèrement, je trouvais ça fascinant
00:44:25 de pouvoir expliquer comment on adaptait un sport,
00:44:29 comment on compensait un handicap et comment on performait,
00:44:31 comment on s'épanouissait dans une discipline.
00:44:34 C'est-à-dire raisonner, au lieu de dire
00:44:36 "Bon, ça, c'était pas possible",
00:44:38 c'est dire "Comment ça peut devenir possible ?
00:44:40 "Qu'est-ce qu'on pourrait imaginer pour que ça fonctionne ?"
00:44:43 Et c'est ça qui m'éclatait. J'avais envie de partager tout ça.
00:44:45 Alors, aujourd'hui, ce qui est formidable,
00:44:48 c'est que, maintenant, tous mes collègues valides
00:44:50 couvrent le parasport, comme on dit,
00:44:52 et qu'on avance dans le bon sens.
00:44:55 Mais ce qui est vraiment important pour moi, aujourd'hui,
00:44:58 c'est de voir aussi à quel point tout ça rejaillit sur la société.
00:45:02 Les médias, mais vraiment, on a un rôle...
00:45:05 Enfin, ils ont un rôle et on a un rôle de passeur.
00:45:07 C'est-à-dire que, pour tous les sportifs amateurs, aujourd'hui,
00:45:11 peut-être, c'est ce que disait d'ailleurs Fadila Katami,
00:45:13 il va y avoir le déclic de dire
00:45:15 "On va peut-être oser aller frapper au club d'à côté de chez soi
00:45:18 "parce qu'on a envie de faire du judo, de nager,
00:45:21 "et d'aller leur dire "Excusez-moi, comment on pourrait imaginer
00:45:24 "pour que je puisse vous rejoindre, pratiquer avec vous ?"
00:45:27 Et en face, les coachs, les autres membres du club,
00:45:30 ils vont dire "Ah bah oui, pourquoi pas ?"
00:45:32 Parce que, oui, on a vu, ça existe.
00:45:33 On a vu comment ils faisaient pour les Jeux paralympiques.
00:45:36 Alors là, on sera sur du sport amateur.
00:45:38 Mais il y a vraiment cette possibilité, comme ça,
00:45:41 d'échange, de partage.
00:45:43 Et c'est ça qui m'anime,
00:45:46 et c'est vraiment pourquoi c'est important
00:45:48 que les médias relaient, relaient et racontent et témoignent.
00:45:53 Cela dit, tout le monde l'a dit, il y a encore du boulot.
00:45:55 J'en veux pour preuve encore une anecdote.
00:45:57 Et je vous assure que c'est vrai. Ça date de ce midi.
00:45:59 Je suis à France Inter au moment de partir pour ici.
00:46:03 Dans mon bureau, je me lève et je dis à mes collègues
00:46:06 "Salut, je file à l'Arkom pour jouer ensemble.
00:46:09 On va parler des paras."
00:46:10 Et là, il y a un de mes collègues à côté,
00:46:13 quelqu'un d'ASKP, je ne dis pas son nom,
00:46:15 mais bien connu, qui a des belles émissions,
00:46:17 qui me regarde, je sens qu'il est interloqué.
00:46:20 Je sens qu'il bloque sur les paras.
00:46:21 Et je vous jure que c'est vrai.
00:46:23 Il me dit... Il réfléchit.
00:46:25 Et puis, le dernier interrogatif, il me dit "Des parachutes ?"
00:46:28 Et là, je suis à un moment de flottement,
00:46:31 je fais "Non, non, des Paralympiques."
00:46:32 Mais bon, et donc, tout ça pour vous dire
00:46:34 qu'il y a encore besoin un peu de sensibiliser.
00:46:36 Mais il était très content, du coup,
00:46:38 de savoir qu'on disait les paras.
00:46:39 Il me dit "Ah, c'est comme ça qu'on dit 'inside' ?"
00:46:41 Et je fais "Ouais." Donc voilà.
00:46:43 Bonne journée à tous.
00:46:45 -Bravo.
00:46:46 (Applaudissements)
00:46:50 Merci beaucoup, Laetitia, pour ce témoignage.
00:46:53 Voilà. Alors, nos 2 parrains, donc l'un est présent.
00:46:56 On l'a déjà cité plusieurs fois, Cédric Nancar,
00:46:58 qui va nous dire quelques mots.
00:46:59 Et puis après, on passera une petite vidéo d'Antonin Keïta.
00:47:04 Cédric, vous avez la parole.
00:47:06 -Alors, ça va s'allumer.
00:47:08 Il faut le temps qu'on s'occupe de communication ici.
00:47:11 Donc ça prend toujours un petit temps.
00:47:14 -Bonjour.
00:47:22 Merci déjà pour l'invitation.
00:47:24 Après, c'est vrai que pour nous, les médias,
00:47:26 c'est super important, parce qu'en tant qu'athlète,
00:47:29 ça aide à faire progresser notre sport.
00:47:32 Comment, en fait, ça aide à faire connaître nos disciplines,
00:47:35 nos différentes disciplines,
00:47:36 et aussi donner l'envie à des personnes, parfois,
00:47:39 qui ne savent même pas que notre sport existe,
00:47:41 de se dire, tiens, il y a peut-être un club à côté de chez moi,
00:47:43 et pourquoi pas aller tester ?
00:47:46 Moi, je le vois avec le rugby fauteuil.
00:47:48 Nous, avec l'association Capsa, dans le temps,
00:47:49 moi, j'étais employé là-bas,
00:47:51 et j'avais un programme qui s'appelait Cap Résilience,
00:47:54 et on intervenait dans les centres d'éducation
00:47:55 auprès des personnes handicapées,
00:47:57 présenter le sport fauteuil manuel.
00:47:59 Et on se rendait compte que c'était une discipline,
00:48:02 le rugby fauteuil, qui était très, très peu connue,
00:48:05 et c'est très peu médiatisé, toujours,
00:48:07 mais on voit que ça s'améliore, et heureusement,
00:48:08 parce que moi, je le vois par rapport aux différents jeux
00:48:10 que j'ai déjà faits,
00:48:12 et avec ceux qui arrivent à Paris aussi,
00:48:14 je vois qu'il y a une grosse amélioration,
00:48:16 parce qu'on est pas mal sollicité, et tant mieux,
00:48:18 et j'espère que ça va continuer, même au-delà,
00:48:20 pour la suite après, parce que c'est vrai qu'on s'entraîne
00:48:22 pas que pour les Jeux paralympiques,
00:48:24 mais pour plusieurs échéances,
00:48:26 mais en tout cas, on voit que cette amélioration
00:48:29 est vraiment importante,
00:48:30 vraiment pour l'amélioration des différentes disciplines.
00:48:32 Et merci à vous.
00:48:34 (Applaudissements)
00:48:37 -Merci. Merci à vous.
00:48:38 Merci, et surtout, bravo pour ce que vous faites.
00:48:42 Alors, on va écouter la vidéo,
00:48:44 et voir la vidéo, surtout, d'Antona Keïta.
00:48:48 Si la technologie fonctionne, ça devrait être le cas, quand même.
00:48:53 Voilà.
00:48:54 -Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien.
00:48:56 Je suis Antona Keïta, para-athlète et marraine
00:48:58 de cette 3e édition de "Jouons ensemble".
00:49:00 Merci beaucoup, je suis ravie.
00:49:02 Je suis désolée, j'ai pas pu être en présentiel avec vous aujourd'hui,
00:49:04 mais je tenais quand même à vous faire cette petite vidéo
00:49:06 pour vous partager mon ressenti.
00:49:08 En tant qu'athlète, ce qu'on apprécie tout particulièrement,
00:49:12 c'est d'entrer dans un stade
00:49:13 et d'être connu et reconnu par notre public.
00:49:16 Et je pense que les médias, vous avez un rôle hyper important à jouer,
00:49:18 un rôle qui a déjà commencé,
00:49:20 et qui va continuer, qui va prendre de l'ampleur,
00:49:22 et notamment avec la semaine du 2 au 8 octobre,
00:49:25 qui est une semaine balisée autour des parasports,
00:49:28 autour de la médiatisation des parasports.
00:49:29 Mais il faut pas qu'on s'arrête à cette semaine-là.
00:49:31 Si on veut remplir les stades,
00:49:33 si on veut que la population française
00:49:35 vienne assister à des compétitions où ils connaissent leurs athlètes,
00:49:37 où ils connaissent l'histoire des athlètes,
00:49:39 eh bien, ils feront pari tout au long de l'année.
00:49:42 Je suis convaincue que les personnes vont venir voir du para-athlétisme,
00:49:45 vont venir voir de la natation paralympique,
00:49:46 vont venir voir de la boccia.
00:49:48 Mais je pense que ce qui serait plus symbolique,
00:49:49 ce qui serait plus impactant,
00:49:51 c'est qu'une famille, par exemple,
00:49:53 vienne voir Alexandre Ranoucher lancer le poids,
00:49:55 vienne voir Mathilde participer à son concours de boccia.
00:49:59 Je pense que là, si ça, ça arrive,
00:50:01 on aura passé un pas sur la médiatisation des parasports.
00:50:04 Ce qui serait génial,
00:50:05 c'est qu'à l'issue des Jeux paralympiques,
00:50:08 eh bien, si on interroge la population française,
00:50:10 elles sont en capacité de citer des noms de para-athlètes.
00:50:14 Et on sait, on l'a dit, on l'a redit,
00:50:16 le sport a des valeurs,
00:50:18 peut avoir un impact social hyper important
00:50:22 sur le changement de regard
00:50:24 des personnes en situation de handicap en France.
00:50:26 Alors pourquoi s'en priver ?
00:50:28 Je ne vais pas être beaucoup plus longue.
00:50:29 Je voulais vous remercier par avance
00:50:32 de tout l'excellent travail qui va être fait.
00:50:34 Et puis, je vous dis à très bientôt.
00:50:36 Alors, dernière petite chose, le 9 octobre,
00:50:39 ouverture de la billetterie des Jeux paralympiques.
00:50:41 A bientôt.
00:50:42 Il ne faut jamais oublier la billetterie.
00:50:48 C'est quand même très important.
00:50:50 Voilà, alors on va ouvrir le dialogue avec la salle.
00:50:53 Il y a d'autres groupes du Viseul,
00:50:55 bien évidemment, qui sont présents.
00:50:56 J'aperçois Canal+ avec Laurent Sénécal,
00:51:00 le groupe M6.
00:51:01 Gilles Stravanas se cache là derrière, si j'ai bien vu.
00:51:05 Donc, s'ils veulent prendre la parole et à gauche.
00:51:08 Enfin, voilà, effectivement, s'ils souhaitent intervenir,
00:51:10 ils pourront le faire.
00:51:11 En tout cas, on va vous passer les micros.
00:51:14 Et puis, la parole sera à la salle pour poser des questions.
00:51:17 -Bonjour. -Bonjour.
00:51:19 Thomas Sénécal, je suis directeur des sports de Canal+.
00:51:23 D'abord, un grand bravo et pour l'initiative
00:51:25 et pour les nombreux témoignages très inspirants
00:51:27 qu'on entend aujourd'hui.
00:51:29 C'est déjà très important de partager ce ressenti.
00:51:34 Jouons ensemble à Canal, on relève le défi,
00:51:37 on prend le slogan homo.
00:51:40 Et donc, pendant toute cette semaine,
00:51:41 nos antennes, nos différentes antennes,
00:51:43 Canal+ Sports 360, Infosports+, notre chaîne d'information,
00:51:47 seront aux couleurs et suivront cet événement.
00:51:49 Nantena en faisait la remarque tout à l'heure.
00:51:51 Elle sera parmi nos invités,
00:51:53 notamment sur nos émissions en direct
00:51:55 lors de cette semaine.
00:51:56 Et puis, c'est une semaine un peu particulière aussi
00:51:58 pour Canal+, parce que le dimanche 8,
00:52:00 en plus de cette journée dédiée au Parasport,
00:52:02 nous diffuserons un documentaire et événement
00:52:04 autour de Victor Wemba Nyama,
00:52:06 ce qui sera l'occasion aussi de nous pencher
00:52:08 sur le para-basket,
00:52:10 à travers l'exemple d'un joueur américain
00:52:12 amputé d'un bras et qui s'approche à grands pas
00:52:15 de la NBA aujourd'hui.
00:52:16 Donc, ce sera l'un des reportages inspirants également
00:52:19 que nous diffuserons dans cette semaine.
00:52:21 Au-delà de cette semaine-là, effectivement,
00:52:24 l'attachement et la mise en avant d'athlètes
00:52:28 passe aussi par des documentaires.
00:52:29 Et ce que disait Nantena est très important.
00:52:31 Nous avons, sur notre offre MyCanal,
00:52:33 tout au long de l'année, énormément de documentaires
00:52:35 consacrés à des para-athlètes.
00:52:37 On a des projets aussi en la matière
00:52:39 avec Pauline Desrouledes,
00:52:41 avec un certain nombre de championnes et de champions
00:52:42 qui méritent d'être mis en avant
00:52:44 et qui le sont sur Canal+
00:52:46 et plus largement au sein du groupe Vivendi,
00:52:48 dont on fait partie.
00:52:51 -Merci beaucoup à Canal+.
00:52:54 -Merci.
00:52:55 -Un acteur très important du sport, on le sait,
00:52:58 pour tous les amateurs,
00:52:59 une antenne qu'on fréquente aussi souvent.
00:53:02 Je ne sais pas si la représentante TF1
00:53:04 va l'intervenir.
00:53:05 M6, d'abord.
00:53:06 -Bonjour, je suis Frédéric Domincel,
00:53:07 je suis directeur des sports pour M6.
00:53:11 Écoutez, nous, évidemment, comme le disait Thomas à l'instant,
00:53:14 c'est toujours un moment un peu particulier, j'avoue,
00:53:16 et toujours très mobilisant
00:53:18 et très motivant pour toutes les équipes,
00:53:20 que ce soit à l'information ou dans les équipes programmes.
00:53:23 On n'aura pas particulièrement d'événements sportifs
00:53:26 à diffuser, d'événements paralympiques,
00:53:29 mais on va faire ce qu'on sait assez bien faire chez M6,
00:53:32 c'est raconter des histoires, et notamment des portraits.
00:53:34 On va faire des portraits de grands champions,
00:53:38 que ce soit un portrait d'Alexis Oquincan
00:53:41 ou bien du nageur David Smetanil,
00:53:43 mais également un portrait qu'on trouve assez intéressant,
00:53:46 qui est le portrait de Cyril Viennot,
00:53:48 qui, lui, est un champion triathlète
00:53:50 et qui est en fait un accompagnant des sportifs,
00:53:55 des sportifs, et notamment en triathlon.
00:53:59 Donc c'est vraiment l'homme de l'ombre
00:54:00 qui les guide pour leur meilleure performance.
00:54:02 Et puis, autre chose, évidemment, ça sera l'info d'M6.
00:54:05 On aura également des sujets dans Sport6,
00:54:07 mais également la chaîne Gully, je le précise,
00:54:10 qui va se mobiliser. C'est important,
00:54:11 parce qu'évidemment, c'est la jeune génération
00:54:13 qui sera touchée et mobilisée,
00:54:15 et beaucoup d'émissions Gully vont évidemment traiter du sujet
00:54:20 jusqu'à un dessin animé,
00:54:21 qui est le dessin animé phare de la chaîne Alvin
00:54:25 et les Chimpmunks,
00:54:26 qui, dans ce dessin animé,
00:54:28 eh bien, écoutez, ils vont se mettre au service d'une athlète,
00:54:30 ils vont l'aider à développer des prothèses de jambes.
00:54:32 Donc voilà. Donc c'est vraiment
00:54:34 toutes les chaînes du groupe qui se mobilisent,
00:54:36 et évidemment la radio.
00:54:37 Et je laisse le son à Régis de préciser.
00:54:40 -Alors, Régis, que nous réserve RTL.
00:54:44 -Bonjour à toutes et à tous.
00:54:47 Vous pouvez compter sur nous, M. le Président.
00:54:49 Mesdames les ministres, on sera présents.
00:54:54 Nous allons avoir des invités, bien sûr,
00:54:57 notamment David Berti, qui sera invité d'en refaire le sport.
00:55:02 Vous savez que c'est un champion de rugby fauteuil.
00:55:05 Nous aurons des reportages,
00:55:06 Place de la République sur la journée paralympique.
00:55:08 Nous aurons des épisodes avec Philippe Croison,
00:55:13 qui sera présent lors d'une matinale.
00:55:19 Nous aurons Pauline Desrouledes, que vous connaissez aussi,
00:55:20 une joueuse professionnelle de tennis en e-sport.
00:55:23 Nous aurons Nantanin Keita, qui participera également.
00:55:27 Nous aurons Cédric Nanquin.
00:55:30 Nous aurons Mathieu Thomas. Enfin, voilà.
00:55:31 Des tas de reportages sur des personnalités de parasport.
00:55:38 Et en un mot, vous pouvez compter sur nous.
00:55:42 -Merci beaucoup.
00:55:44 Alors, France Médiamond ne veut pas être en reste.
00:55:47 Voilà. France Médiamond ne veut pas être en reste.
00:55:49 Merci, M. le Président, mesdames les ministres.
00:55:52 Sans répéter ce qu'ont dit brillamment
00:55:55 mes confrères et consœurs,
00:55:57 la mobilisation de France Médiamond
00:55:59 tout au long de cette semaine,
00:56:00 qui va commencer le 2 et être en apothéose jusqu'au 9,
00:56:04 si j'ai bien compris,
00:56:05 parce qu'il y a encore des choses à faire le 9
00:56:06 et on s'arrête pas le 8, Place de la République,
00:56:09 inviter magazines dédiés à ces para-athlètes,
00:56:14 à l'organisation qu'il y a autour,
00:56:16 aux effets et aux aspects sociétaux aussi,
00:56:20 et notamment les clubs inclusifs,
00:56:21 qui nous semblent être un sujet de reportage essentiel,
00:56:24 donc tant pour RFI que pour France 24.
00:56:27 Mais un des points particuliers, c'est que ces éléments éditoriaux
00:56:31 se déploieront aussi dans les langues étrangères du groupe
00:56:33 et vers nos cibles à l'international, bien évidemment.
00:56:37 Et je reviens sur un des éléments qui était évoqué tout à l'heure,
00:56:40 c'est-à-dire qu'on a aussi un devoir
00:56:42 en tant que médias de services publics,
00:56:43 le Média français, qui va accueillir les Paralympiques,
00:56:48 de diffuser vers l'extérieur
00:56:51 la connaissance de ce milieu paralympique,
00:56:54 ce qui est fait ici en France pour le paralympisme
00:56:57 et pour le parasport en général.
00:56:58 Et ça, ça fait partie aussi des rôles modèles,
00:57:01 des athlètes que nous recevrons sur nos plateaux
00:57:04 et de l'ensemble de l'écosystème, j'ai envie de dire,
00:57:07 qu'il y a autour du parasport,
00:57:08 qui sera évidemment raconté tout au long de l'année
00:57:11 et bien plus loin sur nos antennes.
00:57:13 Voilà, sur les antennes de France Média Monde. Merci.
00:57:16 -Merci, Cécile.
00:57:18 Alors TF1, qu'on regarde beaucoup toute l'année,
00:57:22 mais en particulier en ce moment.
00:57:25 -Merci de nous regarder, M. le Président,
00:57:27 mesdames les ministres, Christelle Chirou,
00:57:29 je représente la direction de l'information.
00:57:31 Au-delà de tout ce qui a été dit,
00:57:32 ce que je voudrais apporter comme information complémentaire,
00:57:36 c'est de se dire que le parasport,
00:57:40 nous devons et nous avons le devoir d'en parler toute l'année.
00:57:43 Et je pense que nous nous efforçons de le faire,
00:57:45 en tout cas dans les journaux télévisés,
00:57:46 à travers de nombreux portraits.
00:57:49 On a besoin d'avoir, et je pense que le public
00:57:51 a besoin d'avoir des rôles modèles.
00:57:53 Donc nous nous efforçons de faire énormément de portraits.
00:57:55 Nous en avons fait récemment cet été.
00:57:57 Nous avons également reçu Nantenin Keita,
00:58:01 qui est la co-capitaine de cette équipe de France
00:58:04 pour un podcast et qui a pu s'exprimer.
00:58:07 Donc je pense que l'intérêt, c'est vraiment au-delà
00:58:09 de cette semaine de ne pas oublier que, voilà,
00:58:12 ces parasportifs, ils ont le droit d'être mis dans la lumière
00:58:19 et nous devons représenter cette société dans son ensemble.
00:58:22 Donc nous ferons des choses, évidemment,
00:58:24 pour la semaine "Jouons ensemble" sur LCI.
00:58:26 Il y aura une émission de Marianne Cottenhoff, "Vie leur vie",
00:58:29 avec des portraits également les 8 et 9 octobre.
00:58:33 Il y aura aussi d'autres choses qui seront faites.
00:58:34 Et puis, comme le disait Delphine Ernotte,
00:58:38 pour les Paralympiques et les Jeux olympiques,
00:58:40 nous ferons également notre maximum,
00:58:43 même si nous n'avons pas les droits.
00:58:45 -Chacun son tour.
00:58:48 Merci beaucoup.
00:58:51 Alors je vais peut-être donner la parole au journaliste.
00:58:54 Amélie, juste après.
00:58:56 Est-ce qu'il y a des questions ?
00:58:58 Oui ? Pardon.
00:58:59 -Rapidement. Je suis la luce de l'eau.
00:59:00 Je suis la responsable communication
00:59:02 des Jeux paralympiques
00:59:04 au comité d'organisation des Jeux paralympiques et olympiques.
00:59:07 Et avant de donner la parole au journaliste,
00:59:09 je voulais juste vous remercier,
00:59:10 parce que je suis avec ma collègue Marie.
00:59:12 On va travailler main dans la main avec Laurence
00:59:14 et toute l'équipe de l'ARCOM.
00:59:15 Donc on est vraiment ravis de constater
00:59:17 cette mobilisation de l'ensemble des acteurs de l'audiovisuel.
00:59:20 On commence à faire notre petit tour de table.
00:59:22 On a échangé avec Nathalie Longmont, Frédéric.
00:59:25 On n'a pas encore vu tout le monde,
00:59:26 mais on voulait vous remercier pour toute cette mobilisation.
00:59:29 On a besoin de vous pour faire réunir les Jeux paralympiques.
00:59:32 Et on espère, on va faire monter le sujet en puissance
00:59:35 tous ensemble jusqu'aux Jeux.
00:59:37 Merci encore à tous.
00:59:38 -Merci à vous, surtout.
00:59:40 -Bonjour. Je suis Maël Serraud, rédacteur en chef adjoint
00:59:44 à la chaîne "L'Equipe".
00:59:46 Et nous, on est très heureux de participer à cette opération.
00:59:48 Tous les jours, dans nos différentes émissions,
00:59:50 de 16h à 1h du matin,
00:59:51 on sera en duplex, en visio,
00:59:53 où les athlètes viendront sur notre plateau
00:59:56 pour participer à "Jouons ensemble".
00:59:59 Et le 8 octobre, on sera toute la journée
01:00:01 en direct de la place de la République
01:00:03 pour faire vivre la journée paralympique.
01:00:06 Et nous, on voit l'intérêt grandissant de la population
01:00:09 pour le parasport
01:00:11 à travers l'intérêt grandissant des journalistes d'abord.
01:00:13 Et c'est vrai que nous, depuis les Jeux paralympiques de 2021,
01:00:17 qu'on a diffusés en prenant un peu le relais de France Télé
01:00:21 à Tokyo et les champions du monde de para-athlétisme à Charlotte,
01:00:25 ainsi que la Coupe du monde de rugby-fauteuille,
01:00:27 on voit que, de plus en plus,
01:00:29 on a des CV de journalistes, de commentateurs, de présentateurs
01:00:33 qui mettent en avant leur capacité à commenter
01:00:36 du handisport.
01:00:37 Et ça, c'est relativement nouveau.
01:00:39 Et c'est la preuve qu'on avance dans la bonne direction.
01:00:43 -Oui, c'est bien le signe qu'on avance.
01:00:45 Merci à l'équipe de couvrir bien des disciplines sportives
01:00:48 qu'on voit pas nécessairement très souvent.
01:00:52 Je ne sais pas s'il y a d'autres demandes de prise de parole.
01:00:54 Sinon, on va peut-être laisser aux journalistes qui sont présents
01:00:57 le soin de poser quelques questions s'ils le souhaitent.
01:01:05 -Non. Soyez pas timides. On est entre nous.
01:01:08 Jérémy, vous vouliez dire éventuellement un petit mot ?
01:01:11 Monsieur le président.
01:01:13 -M. le président, mesdames les ministres,
01:01:17 il m'arrive de me taire, mais...
01:01:19 (Rires)
01:01:23 Vous me donnez l'opportunité de saluer
01:01:28 un mouvement qui est engagé, qui est remarquable.
01:01:31 Donc je la saisis.
01:01:34 Nous travaillons avec l'ARCOM et le CSA et les chaises
01:01:38 depuis de très longues années,
01:01:40 mais c'était d'abord et principalement
01:01:42 sur les questions d'accessibilité des programmes,
01:01:44 ensuite de visibilité du handicap dans les programmes,
01:01:47 de la manière de représenter le handicap dans les programmes,
01:01:51 ensuite aussi la question des métiers
01:01:53 qui s'est invitée dans nos discussions,
01:01:55 et le sujet du sport,
01:01:57 grâce à la détermination des para-athlètes,
01:02:01 est venu bousculer tout ça.
01:02:04 Mais pour montrer qu'on était tous capables,
01:02:06 avec les chaînes, avec vous tous, de se mobiliser,
01:02:09 et en fait d'alimenter un peu tous les sujets dont on parlait,
01:02:13 l'accessibilité qui avance, les métiers qui avancent,
01:02:17 la représentation de faits qui avance,
01:02:19 tout ça grâce au sport, et c'est vraiment extraordinaire.
01:02:23 Quelqu'un l'a dit, j'incite vraiment sur ce point,
01:02:28 plus on peut en profiter pour que les professionnels eux-mêmes
01:02:32 qui sont situés au handicap, mais qui s'intéressent au métier des médias,
01:02:34 puissent faire leur métier dans vos chaînes, dans vos rédactions,
01:02:38 qu'on les voit ou qu'on ne les voit pas,
01:02:40 mais qui puissent vraiment être au boulot
01:02:42 à côté de vos collègues,
01:02:44 alors on aura vraiment tout réussi.
01:02:45 Merci beaucoup, et j'espère qu'année prochaine,
01:02:48 on aura d'autres choses à se dire que ces programmes-là,
01:02:50 mais c'était vraiment extraordinaire. Merci.
01:02:52 -Merci, monsieur le président. Merci d'être là à nos côtés.
01:02:56 Voilà. Je crois qu'on va faire peut-être quelques sons
01:02:59 et quelques journalistes qui souhaitaient le faire,
01:03:01 quelques images. Amélie, voyons-y.
01:03:03 -Je voulais peut-être juste vous partager une petite anecdote.
01:03:06 J'ai passé du temps hier avec Sébastien Coe.
01:03:10 On se souvient du succès extraordinaire
01:03:13 de l'édition paralympique dans les Jeux de Londres.
01:03:16 Il me chambrait un peu et il me disait,
01:03:18 "Bon, l'olympisme, c'est vous, c'est Coubertin,
01:03:22 "mais le paralympisme, c'est nous, c'est Stockmanville."
01:03:27 Et je me dis, dans cette salle,
01:03:31 on doit pas être seulement réunis et volontaires
01:03:34 et déterminés à réussir cette opération
01:03:36 et plus largement la montée en puissance
01:03:38 de la médiatisation des parasports
01:03:40 par esprit de responsabilité.
01:03:42 Je crois qu'il y a cet esprit de responsabilité
01:03:44 qui est fondamental,
01:03:45 mais pour les hommes et les femmes de médias que vous êtes,
01:03:50 la dimension d'audience et de performance économique aussi
01:03:55 de ce que vous proposez est majeure.
01:03:58 Et à cet égard, je pense qu'il faut se souvenir quand même
01:04:01 de 3 choses hyper importantes.
01:04:04 Aujourd'hui, quand on regarde
01:04:07 les performances de nos athlètes,
01:04:09 quand on regarde où on en est,
01:04:11 on est tout prêts d'être dans le top 5
01:04:15 des nations les plus médaillées sur le parasport.
01:04:18 Ca veut dire que les Marseillaises,
01:04:20 ce bonheur des médailles,
01:04:23 nos Jeux paralympiques vont massivement nous l'apporter.
01:04:28 Pas croire qu'on est 10e, 14e, 20e,
01:04:30 qu'on est...
01:04:32 On est excellent en parasport.
01:04:35 Donc il va y avoir beaucoup de Marseillaises
01:04:38 grâce à nos athlètes paralympiques.
01:04:41 Le 2e élément que je voulais mentionner,
01:04:43 c'est que vous avez besoin de public,
01:04:46 vous avez besoin d'audience, vous avez besoin que ça intéresse.
01:04:48 Et hier, on a sorti une étude
01:04:51 qui a été faite par l'INGEP
01:04:53 et qui montre que la progression
01:04:55 du nombre de licenciés dans les parasports depuis 2019
01:04:59 a progressé de 26,3 %.
01:05:02 Et ça, je pense que ça doit nous encourager
01:05:06 parce que ça réconcilie tout,
01:05:08 notre sens de la responsabilité
01:05:10 et notre conviction que derrière l'investissement
01:05:12 en faveur des parasports, il va y avoir de la performance
01:05:14 parce qu'il va y avoir des Marseillaises,
01:05:15 il va y avoir des gens qui vont écouter ça
01:05:17 parce qu'ils sont eux-mêmes dans cette dynamique
01:05:19 d'aller vers les parasports.
01:05:21 Voilà ce que je voulais partager.
01:05:23 -Très bien. Écoutez, merci à tous.
01:05:31 Et puis on va passer une belle semaine, j'espère.
01:05:34 Et puis si vous souhaitez poser quelques questions,
01:05:37 on est à la disposition
01:05:39 pour les journalistes qui le souhaiteraient. Merci.
01:05:42 (...)
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01:06:11 (...)
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