00:00 - Le journal de 7h sur Europe 1, Christophe Lamarre. Bonjour Christophe. - Bonjour Dimitri, bonjour à tous.
00:05 Le scandale des crèches privées n'a pas fini d'alimenter les discussions.
00:08 Europe 1 vous en parlait dès hier. Témoignages à l'appui sur le banc des accusés. Quatre entreprises,
00:13 Babilou, Grandir, Les Petits Chapeaux Rouges, La Maison Bleue et People and Baby.
00:17 La publication ce matin du premier des deux livres enquête ne risque pas de calmer la colère des parents. Les auteurs décrivent un système
00:24 obsédé par la rentabilité et malgré cette tempête médiatique qui s'annonce, les patrons des entreprises privées préfèrent se taire. Barthélémy Philippe.
00:30 Eh bien oui, pas de prise de parole publique programmée avant la sortie des livres alors que des extraits ont déjà fuité.
00:36 Pour se défendre, trois des principaux groupes visés se sont réunis derrière la Fédération Française des entreprises de crèches.
00:42 Contactée par Europe 1, celle-ci a transmis ses éléments de réponse soigneusement
00:46 préparés avec l'appui d'un cabinet de conseil en communication de crise. Un communiqué a également été publié hier soir.
00:53 La fédération tient avant tout à rassurer les parents. Ces incidents sont des exceptions.
00:57 Ils ne reflètent pas la réalité vécue par les cent mille enfants inscrits dans les établissements
01:02 ciblés. Pour le prouver, la fédération cite un sondage Ipso selon lequel plus de neuf parents sur dix
01:08 recommandent la crèche de leur enfant. Elle dénonce par ailleurs les inexactitudes et les lacunes des livres.
01:14 Enfin, la fédération déplore le parti pris des auteurs qui estimeraient que la petite enfance ne doit pas être
01:19 confiée à des acteurs commerciaux. Or soutient-elle ? C'est justement l'ouverture aux privés il y a vingt ans qui a permis d'augmenter le nombre de places
01:27 disponibles. Barthélémy Philippe du service économie d'Europe 1 est sur cette affaire des crèches privées qui n'est pas sans rappeler la gestion de certains
01:33 EHPAD. La France Insoumise renouvelle sa demande de création d'enquêtes parlementaires.
01:37 De son côté, la ministre des solidarités et des familles Aurore Berger promet ce matin dans le Parisien des contrôles renforcés.
01:43 L'émotion a poissi après le suicide d'un adolescent de 15 ans, victime présumée de harcèlement.
01:49 Le ministre de l'éducation a rencontré sa famille hier. Il a annoncé dans la foulée l'ouverture d'une enquête administrative.
01:54 Elle se double d'une enquête judiciaire confiée au parquet de Versailles.
01:58 L'an dernier, ce lycéen s'était plaint d'être harcelé par deux élèves du lycée Adrienne Boland. Il avait obtenu son transfert dans un autre établissement
02:05 mais ça n'a pas empêché de passer à l'acte. Ses anciens camarades sont bouleversés. Reportage à Poissy, Thibaut Hul.
02:11 À la sortie des classes, les élèves du lycée Adrienne Boland sont sidérés, les mains sur la tête en apprenant la nouvelle.
02:16 Adeline, en classe de troisième, le croisait régulièrement au lycée. Sous le choc, elle se souvient d'un élève discret.
02:22 C'est l'enfant calme au fond de la classe qui fait son travail, qui rentre chez lui. Ça fait vraiment mal au cœur de savoir que
02:27 un élève si jeune est parti et dans notre établissement en plus.
02:32 Yasmine, 15 ans, avait déjà senti un profond mal-être chez ce garçon très solitaire.
02:36 Je savais qu'à un moment, il y allait un truc qui allait se passer avec lui. Je voyais qu'il était seul, il était triste, toujours dans un coin.
02:41 Franchement, ça me faisait de la peine.
02:43 Selon une source proche du dossier, l'adolescent aurait été harcelé par deux élèves, un cas qui ne serait pas isolé dans l'établissement.
02:48 Adeline, comme d'autres élèves, a elle aussi affronté les moqueries et les humiliations. Elle pointe du doigt son établissement.
02:53 Ils prenaient ça pour de la chamaillerie. La prof, elle disait que ce n'était pas entièrement de leur faute, mais aussi de notre faute pour eux.
02:59 D'après les élèves, et à leur grand regret, il n'y aurait eu ni minute de silence, ni discours du corps enseignant.
03:03 Ils demandent davantage de prévention du harcèlement. De son côté, la justice appelle à la prudence quant aux causes du passage à l'acte.
03:09 Un reportage devant le lycée Attriguen-Bolland de Poissy-Thibaut.
03:12 Deux enquêtes ouvertes pour refus d'optempérer et homicides involontaires à Elancourt après la mort d'un jeune de 16 ans.
03:17 L'adolescent s'est tué au guidon de sa moto après avoir percuté une voiture de police à un carrefour.
03:21 Les deux fonctionnaires sont en garde à vue à l'IGPN.
03:24 Aucune manifestation de colère pour l'instant dans la ville.
03:27 Les autorités, encore marquées par l'explosion de violence qui avait suivi la mort de Naël, craignent les débordements.
03:31 Et à ce titre, la facture des émeutes de juillet est particulièrement lourde.
03:35 730 millions d'euros, plus de 15 000 sinistres déclarés selon France Assureur.
03:39 C'est trois à quatre fois plus comparativement avec les émeutes de 2005.
03:43 7h04 sur Europe 1.
03:45 Éric Zemmour lance son parti à l'assaut des élections européennes.
03:48 Mais ce n'est pas lui qui conduira la liste de reconquête en juin prochain.
03:52 - Émission confiée à Marion Maréchal.
03:54 L'ancienne députée du Vaucluse opère une sorte de retour dans l'arène électorale.
03:58 À quelques heures de l'ouverture de l'université d'été de reconquête,
04:01 son président Éric Zemmour réussit un coup médiatique.
04:03 Magdalène Trémolet.
04:04 - Oui, Éric Zemmour l'a annoncé hier soir.
04:06 La tête de liste de reconquête sera Marion Maréchal.
04:09 Un choix destiné à rassembler les électeurs,
04:11 comme l'a expliqué hier l'ancienne députée du Vaucluse sur le plateau de TF1.
04:15 - Je conduirai cette liste pour les élections européennes de juin prochain.
04:17 Je tiens d'ailleurs à remercier Éric Zemmour pour sa confiance.
04:20 Je suis heureuse de travailler avec lui en complémentarité.
04:22 Lui qui sera notre candidat naturel, bien sûr, pour les élections de 2027.
04:26 Nous avons l'opportunité de rassembler les électeurs de droite
04:30 autour d'une grande bataille.
04:32 - Le leader patriote espère ainsi capter une partie de l'électorat des Républicains.
04:35 Il se dit certain d'obtenir un score au-dessus de celui des LR,
04:39 selon son entourage.
04:39 Le parti se félicite notamment des propos de Nicolas Sarkozy,
04:42 l'ancien président dont la parole reste influente à droite,
04:45 plaide pour une union capable de rassembler à la fois
04:48 les électeurs d'Emmanuel Macron, Éric Ciotti et Éric Zemmour.
04:51 Reste qu'avec Jordane Bardella en tête de liste du RN,
04:54 Marion Maréchal Le Pen pour reconquête
04:56 et François-Xavier Bellamy fortement pressentis pour emmener les Républicains,
05:00 les électeurs de droite devront trancher entre trois candidats,
05:03 pas s'y éloigner les uns des autres.
05:04 - Maïhélène Trémolet du service politique d'Europe 1.
05:07 - Éric Zemmour, je vous le rappelle, sera tout à l'heure à 8h10
05:09 l'invité de la grande interview Europe 1 C News avec Sonia Mabrouk.
05:13 - On ne se bouscule pas pour la troisième séance du CNR.
05:15 Le Conseil national de la refondation se réunira à l'Elysée à 10h ce matin.
05:20 Séance plénière présidée par Emmanuel Macron,
05:22 mais boudée par plusieurs syndicats, déjà dont la CGT et Forces ouvrières.
05:25 - L'escalade en Ukraine, une frappe russe sur un marché a fait au moins 17 morts hier.
05:30 - 17 civils tués en faisant leur course à Kostiantynivka.
05:33 - Le président Volodymyr Zelensky dénonce une inhumanité totale de la part de Moscou.
05:38 Nicolas Tonev, cette ville du Donbass est régulièrement ciblée par l'artillerie russe.
05:42 - Oui, Kostiantynivka, 65 000 habitants avant-guerre,
05:45 est avec ses supermarchés, ses cafés et son marché en plein air
05:47 le refuge de vie significatif le plus proche des zones totalement détruites du front.
05:52 La ville est régulièrement touchée et la guerre a donc rejoint la matinée paisible d'hier
05:56 avec ce tir d'artillerie anodin pour la région.
05:58 Mais cette fois, le sifflement final enregistré par une caméra de surveillance
06:03 arrive plein centre.
06:04 La violence insupportable de l'explosion ravage le marché,
06:10 les alarmes hurlent, la mort et les souffrances s'emparent des lieux.
06:13 L'hôpital avait été détruit en février dernier.
06:15 Kostiantynivka est une cible à son corps défendant.
06:18 Civils et militaires en permission s'y côtoient, forcément, dans la vie,
06:22 comme dans les linceuls.
06:23 - Nicolas Tonev, spécialiste de la Russie à Europe 1,
06:25 et cette frappe est intervenue au moment de la visite du chef de la diplomatie américaine à Kiev.
06:30 Antony Blinken a promis un milliard de dollars d'aides supplémentaires.
06:33 Les États-Unis acceptent également de fournir pour la première fois
06:36 des munitions à uranium appauvries.
06:38 Le bilan des intempéries qui touche une partie de l'Europe s'est encore alourdi.
06:41 Grèce, Bulgarie et Turquie, trois pays confrontés à des pluies diluviennes,
06:45 au moins 14 morts et de nombreux disparus.
06:47 - Et puis le coup d'envoi de la Coupe du monde de rugby.
06:49 France, All Blacks, demain soir à suivre évidemment sur Europe 1 dès 20h.
06:54 Nous avions envie ce matin de les voir de près ces Neo Z.
06:57 - Et le mieux, Dimitri, évidemment, c'est encore d'aller les accueillir à la gare de Lyon à Paris,
07:02 puisque le match est prévu demain au Stade de France à Saint-Denis.
07:04 Les voir à la télé, c'est une chose, les voir en vrai sur un quai,
07:07 c'en est une autre. Geoffrey Branger s'en est rendu compte au reportage.
07:10 - 16h08, quai 23.
07:12 Les 33 joueurs et le staff des All Blacks descendent de leur train,
07:15 grands, imposants, habillés tout en noir.
07:17 Ils sont accueillis par les organisateurs de cette Coupe du monde,
07:19 mais aussi par la ministre des Sports, Amélie Oudea Castera.
07:22 - C'est l'occasion pour nous de les accueillir ici à Paris,
07:25 dans l'entrée de ce match qui va être magnifique.
07:27 C'est une équipe mythique, on veut, avec tout le respect qu'il leur ait dû,
07:30 leur dire notre bonheur de les accueillir ici sur le sol français.
07:34 On veut vraiment que ça puisse lancer 51 jours exceptionnels de compétition
07:38 pour rendre les Français très heureux.
07:40 - Un périmètre de sécurité éloigne fans et supporters,
07:42 mais par passion, Théophile réussit tout de même à se rapprocher du quai,
07:45 derrière des barrières à une vingtaine de mètres,
07:47 dans l'espoir d'apercevoir les colosses néo-zélandais.
07:50 - Quand je suis passé devant et que j'ai vu leur cadre
07:51 avec le drapeau de la Nouvelle-Zélande, je me devais de m'arrêter.
07:53 Dans tout le cas, pour des fans de rugby,
07:55 les All Blacks peuvent que être aimés,
07:56 c'est une nation qui respire le rugby,
07:58 donc forcément les All Blacks, tout le monde les aime,
08:00 après forcément on est derrière l'équipe de France quand on est français.
08:03 - Comme pour les All Blacks, 80% des déplacements des sportifs
08:05 se feront en train ou en bus, un partenariat avec la SNCF
08:09 pour réduire l'empreinte carbone de la compétition.
08:11 - Un reportage, Jefrey Branger, France, Nouvelle-Zélande,
08:13 demain soir à 21h15.
08:16 Attention précis, à suivre bien sûr sur Europe 1 dès 20h, c'est ça ?
08:19 - Exactement, exactement, vous serez branchés,
08:22 je n'en doute pas un instant.
08:23 - Europe 1 est radio partenaire de la Coupe du Monde,
08:26 vous n'allez rien manquer de cette Coupe du Monde,
08:28 tout va se passer sur Europe 1.
08:29 - Je vous l'annonce, Serge Blanco sera demain avec nous,
08:31 à 7h10, vendredi, thématique consacrée à cette Coupe du Monde de rugby.
08:35 Merci mon cher Christophe Lamarre, on vous retrouve tout à l'heure à 8h30.
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