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  • il y a 5 semaines
«À chaque fois que je passais les portes, j'avais des camarades qui me suivaient, m'insultaient. La direction a préféré m'écarter plutôt qu'écarter ceux qui portent la violence», raconte Baptiste Gilli, étudiant à Sciences Po Grenoble, harcelé pour ses opinions.

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Transcription
00:00J'étais étudiant à Sciences Po Grenoble, je le suis toujours, mes trois premières années étaient en présentiel
00:04et j'ai subi effectivement des pressions, des harcèlements, d'abord sur les réseaux sociaux,
00:08ensuite physiques et qui m'ont poussé aujourd'hui à continuer mon master en distanciel.
00:12Et ça en fait c'est la technique théorisée par les antifas et par tous les penseurs de l'antifascisme
00:17moderne
00:18qui visent d'abord à surveiller avec leur réseau tous ceux qui pourraient avoir une pensée dissidente au sein de
00:23l'université,
00:25les militants mais aussi les étudiants lambda qui s'opposent à eux.
00:28et une fois qu'ils les ont fichés, qu'ils ont repéré leur nom, leur prénom, leur adresse,
00:32ils vont mettre une pression continue sur eux et c'est ce que j'ai vécu,
00:35ils vont vous suivre dans la rue, ils vont taguer votre logement, ils vont dégrader votre véhicule par exemple
00:41et ensuite si ça ne suffit pas à décourager, parce que le but de ce corpus c'est de décourager
00:47qu'en fait le militantisme à droite soit tellement coûteux à la fois socialement, économiquement et même physiquement
00:52pour vous décourager, si ça ne suffit pas à vous décourager, ils vont passer justement à des agressions physiques.
00:57Alors moi je suis passé donc en distanciel avant les agressions physiques,
01:00mais on a énormément de militants qui n'ont pas la possibilité de passer en distanciel
01:03et qui subissent au quotidien des agressions physiques.
01:06Et justement à ce titre-là on avait rencontré en novembre dernier...
01:10Mais c'est déjà dingue que vous ne puissiez plus vous aller suivre des cours en présentiel
01:16dans les murs de l'Institut de sciences politiques dans lequel vous étiez,
01:21parce que sinon vous prenez le risque de vous faire agresser, on vit déjà dans un pays de fous.
01:25C'est-à-dire que vous avez eu tellement de menaces que vous n'avez eu d'autre choix que
01:27d'être chez vous pour suivre votre master.
01:29C'est ça, c'est ça. Et surtout c'est quotidien et perpétuel.
01:33À chaque fois que je passais les portes de l'Institut d'études politiques,
01:36j'avais des camarades entre guillemets de classe qui me suivaient, m'insultaient.
01:40C'était vraiment continuel, ça perturbait les cours, ça perturbait mes examens.
01:44Enfin vraiment c'était un enfer.
01:46Alors moi il a fallu m'adapter à cela et donc c'est comme ça que j'ai réussi à
01:49trouver cette solution avec la direction.
01:51Mais encore une fois il a fallu bricoler, mais ils n'ont pas pris leur responsabilité.
01:55Ils ont préféré moi m'écarter plutôt qu'écarter ce qui porte justement la violence au sein de l'enseignement
01:59supérieur.
02:00Alice Cordier.
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