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  • il y a 3 ans
Avec Philippe BRENOT, psychiatre, anthropologue et sexologue. Auteur de nombreux ouvrage dont «Pourquoi c’est si compliqué l’Amour ?», de la BD «L’Incroyable histoire du sexe» - Nouvelle édition intégrale et augmentée - Éditions Les Arènes, et du roman : «Taxi-Thérapie» - Serge Safran Éditeur.

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##BRIGITTE_LAHAIE-2023-08-31##
Transcription
00:00:00 14h16, Brigitte Lae, Sud Radio.
00:00:04 Bonjour à tous, nous sommes ensemble durant ces deux heures sur Sud Radio et souvent vous m'appuyez pour vous confier et je vous en remercie.
00:00:12 Et je vous écoute, en tout cas j'essaye de vous écouter parce qu'en effet nous avons tous besoin de nous confier.
00:00:18 Et d'ailleurs les enfants adorent raconter à leur maman ce qu'ils ont vécu dans la journée et c'est important que les parents prennent le temps de les écouter.
00:00:27 Alors adultes, on éprouve encore ce besoin même si certains croient que ce n'est plus nécessaire.
00:00:33 Parler à quelqu'un, en quelque sorte c'est voir plus clair en nous.
00:00:37 Mais à qui parler ? A qui raconter nos peines ? A qui pouvoir se confier lorsqu'on traverse un moment difficile ?
00:00:43 A qui demander conseil quand on a une décision importante à prendre ?
00:00:48 Et bien c'est ce qu'on va voir en compagnie de Philippe Breneau.
00:00:51 Alors Philippe Breneau, il a énormément de casquettes mais l'idée de cette émission est venue parce que Philippe est aussi écrivain.
00:00:59 Et puis dans son dernier roman, il nous raconte l'histoire d'un chauffeur de taxi qui est à l'écoute de ses clients.
00:01:05 Et c'est vrai que plusieurs chauffeurs de taxi m'ont déjà dit que souvent ils entendent des choses assez étonnantes de la part de leurs clients qui sont assis derrière.
00:01:17 Peut-être que justement il y a comme chez le psy, quelque chose qui n'est pas du face à face si je puis dire.
00:01:24 Bref, alors on va voir s'il y a des professions autres bien sûr que les thérapeutes qui attirent les confidents justement.
00:01:31 Et puis on va peut-être voir aussi si c'est une bonne chose que de se confier à ses meilleurs amis ou à sa famille ou aux collègues de travail, c'est pas sûr.
00:01:41 Ou à son partenaire, tiens ça aussi c'est quelque chose qu'on va demander à Philippe Breneau dans un instant.
00:01:46 Bon bref, à qui vous vous confiez ? C'est notre sujet du jour et je vous invite à venir nous rejoindre pour justement vous confier.
00:01:53 Et pour ça bien sûr vous nous appelez au 0 800 26 300 300. Bonjour Philippe Breneau.
00:01:59 - Et bonjour Brigitte.
00:02:00 - Alors ce livre, je sais que vous y tenez, ça s'appelle "Taxi-thérapie", c'est aux éditions Serge Safran.
00:02:06 Bon on en parle, on en a déjà parlé souvent dans cette émission.
00:02:09 C'est pas tout à fait un chauffeur de taxi comme les autres, votre héros.
00:02:16 - Il est pas comme les autres, mais d'une certaine façon il est fondamentalement chauffeur de taxi.
00:02:23 C'est-à-dire qu'il va véhiculer, et même il a presque une fonction, j'allais dire, profitrice. Il amène son peuple, ce peuple qui est sur la banquette arrière, à destination.
00:02:42 C'est-à-dire d'une certaine façon il va les amener vers la terre éternelle.
00:02:46 Il y a des chauffeurs de taxi qui vous racontent une histoire lorsqu'ils vous amènent à votre destination.
00:02:53 Et dans ce chemin, effectivement, il va se passer beaucoup de choses.
00:02:57 Il y a, on dit d'ailleurs, des conversations de chauffeurs de taxi.
00:03:01 Je vais pas avoir comme on a au café du commerce.
00:03:05 C'est pas tout à fait vrai, parce que les chauffeurs...
00:03:07 Alors il y a peut-être deux positions.
00:03:09 Très souvent on peut se méfier d'un chauffeur qui parle beaucoup, qui veut essayer de faire partager ses opinions.
00:03:16 Et là, effectivement, ça peut quelquefois être un petit peu fatigant.
00:03:21 Et puis à l'opposé, il y a des chauffeurs de taxi qui savent tellement bien faire, on va y venir dans un instant certainement,
00:03:27 cette position, cette attitude très particulière qu'ont les psychothérapeutes, dans le fond,
00:03:33 c'est d'une certaine façon de ne rien faire, et la parole vient à eux.
00:03:38 C'est-à-dire qu'en fait, il y a un échange.
00:03:41 Et vous le voyez très bien, tous les auditeurs sont là,
00:03:44 qui peuvent se confier à quelqu'un d'étranger parce qu'il semble que cette parole va être entendue.
00:03:54 Et très souvent ne rien dire avec un autre, parce qu'on a bien compris qu'elle ne serait pas ni entendue, ni retournée.
00:04:02 - Alors il y a d'autres professions qui ont cette spécificité, je pense aux coiffeurs notamment,
00:04:08 qui souvent entendent des confidences.
00:04:11 Il y a peut-être d'autres professions, je n'en ai pas trouvé beaucoup d'autres, moi.
00:04:16 - Oui, alors, moi je dirais que d'abord les professions qui sont proches du corps,
00:04:23 par exemple les kinés, quelquefois, ont beaucoup de confidences.
00:04:28 Alors dans le massage, effectivement, en général, apparemment on ne parle pas.
00:04:33 Mais dès qu'il y a une sorte de proximité...
00:04:36 - Surtout si on va voir l'ostéo ou le kiné, parce qu'on a mal quelque part, là on va plus facilement se confier.
00:04:43 - Mais c'est très vrai, on voit apparaître ça.
00:04:45 Alors chez le coiffeur, avec une position qui est différente du chauffeur de taxi,
00:04:49 il y a ce miroir qui va renvoyer une image.
00:04:52 Alors quelquefois on parle au miroir et il y a quelque chose de réflexif qui est très particulier.
00:04:57 Et ce ne sont pas les mêmes confidences.
00:04:59 Moi j'avais réfléchi pendant l'écriture de ce roman, pendant l'écriture de "Taxi Thérapie",
00:05:04 j'ai essayé de voir quelles sont les professions qui allaient jouer comme ça.
00:05:08 Les coiffeurs ont une relation de confiance, une relation quelquefois de proximité.
00:05:14 Beaucoup de femmes vont dire "mon coiffeur est un très bon ami, je peux me confier, je peux échanger avec lui".
00:05:21 Alors très souvent c'est une femme et quelquefois un homme.
00:05:25 - Oui, pas tout à fait.
00:05:27 - Qui pourra être à une écoute féminine tout à fait particulière.
00:05:31 Et alors il y a une autre profession mais qui aujourd'hui n'existe plus de la même façon,
00:05:37 c'est les prostituées, qui avaient aussi ce facteur, cette possibilité de confidence avec le fait que,
00:05:48 très curieusement, certaines prostituées il y a assez longtemps utilisaient presque un taximètre.
00:05:54 Un jeu qui avait été fait là-dessus, le taxi.
00:05:57 Pourquoi on appelle les chauffeurs de "taxi" ?
00:06:01 C'est très drôle, faites attention à ce qui se dit sur le net,
00:06:05 parce qu'il y a quelque temps j'ai vérifié et on me demandait pourquoi,
00:06:09 c'est affirmé de façon péremptoire, pourquoi les taxis sont-ils souvent jaunes et s'appellent-ils "taxi" ?
00:06:16 Alors on fait référence à une famille noble allemande qui s'est formée de "taxis", pas du tout.
00:06:22 C'est tout simplement qu'à la fin du 19ème siècle, c'était même avant les taxis automobiles,
00:06:29 il y avait des déplacements qui se faisaient avec un taximètre, c'est-à-dire qui comptait la distance.
00:06:35 En grec "tax" ça veut dire à la fois on paie une taxe pour une certaine distance.
00:06:42 Et les chauffeurs de taxi ont toujours un compteur.
00:06:45 Mais pendant un temps les prostituées avaient un compteur.
00:06:48 Et il y a eu tout un tas de jeux sur le parallèle.
00:06:51 Pour avoir eu beaucoup de confidences de prostituées,
00:06:54 justement, oui, beaucoup de leurs clients viennent presque plus pour parler.
00:06:59 Et très souvent c'est sur un plan affectif.
00:07:01 Même si bien sûr il y a aussi l'acte sexuel, évidemment.
00:07:04 Alors il y a les dimensions affectives.
00:07:06 J'ai vu une autre profession aussi, les hommes et les femmes de ménage,
00:07:13 souvent aussi sont notamment auprès des personnes âgées qui n'ont plus grand monde à qui parler.
00:07:19 Tout à fait.
00:07:21 Moi je sais que ma mère, par exemple, se confiait beaucoup à sa femme de ménage.
00:07:26 Et puis toutes les personnes qui sont dans le soin à la personne,
00:07:30 effectivement ça s'est énormément développé.
00:07:33 Effectivement c'est la qualité relationnelle.
00:07:35 Les aides soignantes, certainement.
00:07:37 Avec le fait que dans toutes ces confidences,
00:07:40 alors on va en parler justement, et les auditeurs vont intervenir sûrement sur ces plans-là.
00:07:46 On va faire des différences.
00:07:48 Quelle est la différence entre parler à des parents, un père, une mère, un frère, une sœur, des amis proches,
00:07:57 le ou la meilleur ami, on pourra évoquer aussi cette notion qui est assez différente pour les hommes et pour les femmes.
00:08:04 Justement, je crois que la différence entre toutes les professions qu'on vient de parler,
00:08:08 et les amis, les parents,
00:08:11 c'est qu'on est avec des gens un petit peu étrangers en quelque sorte.
00:08:16 Qui vont prendre moins de risques à confier des choses très personnelles qu'on va les prendre,
00:08:23 notamment à notre partenaire par exemple.
00:08:25 Moi je ne pense pas que notre partenaire soit le meilleur confident.
00:08:28 Je ne sais pas ce que vous en pensez.
00:08:30 Oui bien sûr.
00:08:31 Alors c'est très vrai que le secret,
00:08:34 les chauffeurs de taxi sont, j'ai parlé avec énormément de chauffeurs de taxi avant d'écrire,
00:08:40 ou du moins dans l'écriture de ce roman,
00:08:42 les chauffeurs de taxi sont souvent porteurs de secrets que ne vont pas avoir les proches.
00:08:50 Parce que ça serait un petit peu dangereux.
00:08:52 Alors il va y avoir du secret sexuel, de l'inceste, du crime.
00:08:58 Il y a des chauffeurs de taxi qui m'ont dit "mais j'ai recueilli des confidences incroyables,
00:09:02 puisque est-ce que vous prendrez souvent une deuxième fois le même taxi ?
00:09:06 Dans une grande ville comme Paris, certainement pas.
00:09:09 C'est possible, mais c'est infime.
00:09:11 Ce qui fait que je peux très bien abandonner cette parole.
00:09:15 Et à la fois il va y avoir le soulagement de la confidence,
00:09:21 et le moindre risque.
00:09:23 Alors que avec des proches, je peux avoir un risque de le savoir.
00:09:27 Vous dites une chose essentielle qui va peut-être aider les auditeurs à mieux comprendre.
00:09:31 Ce besoin à un moment donné de lâcher un secret,
00:09:34 c'est un besoin fondamental finalement, que beaucoup de gens oublient.
00:09:39 Alors on pourrait dire tout simplement que le fait d'être porteur de secret
00:09:45 va obliger du refoulement. C'est très simple.
00:09:48 Je suis avec un secret que j'aimerais pouvoir me soulager.
00:09:53 Prenons un secret très simple, mais qu'on ne peut pas dire à sa partenaire.
00:09:58 J'ai trompé ma femme.
00:10:01 Je ne vais pas en parler à mon meilleur ami qui connaît bien ma femme.
00:10:04 Je ne vais pas en parler à ma femme.
00:10:06 Et pourtant c'est lourd, je me sens coupable.
00:10:09 Mais on se sent coupable, mais aussi on se sent mal, parce qu'il y a de l'angoisse.
00:10:13 On en parlera d'ailleurs du rapport de la confidence à l'angoisse.
00:10:17 C'est-à-dire que souvent la confidence libère de l'angoisse.
00:10:20 Mais quand on a l'habitude de se confier,
00:10:23 et on y viendra, j'en suis certain, dans les interventions des auditeurs et auditrices,
00:10:28 le fait de toujours se confier aux mêmes personnes
00:10:32 va obliger de se faire réassurer par les mêmes personnes.
00:10:35 C'est-à-dire que le refoulement lié au secret que l'on porte
00:10:41 va être de l'ordre de l'angoisse,
00:10:45 et la libération va se faire tout simplement parce que je vais en parler.
00:10:49 Alors après, est-ce que ça solutionne les choses ? Non.
00:10:52 Parce que je le solutionne pour un temps.
00:10:54 J'ai moins de refoulement, mais je vais continuer à refouler.
00:10:56 Donc d'une certaine façon, il va falloir résoudre ce secret que je porte en moi.
00:11:01 Dans le cas de l'infidélité, ça ne résout pas la culpabilité, évidemment.
00:11:06 On parle de tout ça avec vous, bien sûr, et avec Maëlys,
00:11:09 qui nous a rejoints et à qui on donne la parole dans un instant.
00:11:12 Avec Philippe Breneau, nous évoquons les confidences que l'on fait à différentes personnes,
00:11:22 et on vous invite à nous dire à qui vous vous confiez.
00:11:24 C'est le livre de Philippe, "Taxi-thérapie", n'est-ce pas ?
00:11:29 Qui est un peu le fil rouge de cette émission,
00:11:31 et vous pouvez vous le procurer si vous avez envie.
00:11:33 Ça se lit tout à fait bien.
00:11:35 Bonjour Maëlys.
00:11:37 Bonjour Brigitte, bonjour à votre ami.
00:11:39 Oui, bonjour Maëlys.
00:11:40 Bonjour Philippe.
00:11:41 Alors, vous vous confiez à qui, vous ?
00:11:43 Ah oui.
00:11:44 Alors, je ne me confie plus.
00:11:46 Je ne me confie plus parce que j'ai été longtemps trahi,
00:11:51 par mon ex-conjoint, par la famille, par les supposés amis.
00:11:57 Alors merci, parce que je crois que c'est la première chose qu'on peut dire.
00:12:01 C'est qu'en effet, on peut se confier à quelqu'un en toute confiance,
00:12:04 et puis la personne se sert de nos confidences, contre nous, ou nous manipule, enfin bref.
00:12:10 Tout à fait, exactement.
00:12:12 Si on tombe sur quelqu'un de...
00:12:14 Effectivement, on se laisse manipuler, et on se fait manipuler suite à nos confidences.
00:12:19 Et très longtemps, j'ai été trahi,
00:12:23 parce que je suis quelqu'un de très entière, je dis ce que je pense,
00:12:28 j'avais la parole très facile,
00:12:31 et aujourd'hui malheureusement, j'ai eu beaucoup de...
00:12:35 Enfin beaucoup, un grand mot.
00:12:37 J'ai vu quelques thérapeutes, justement,
00:12:39 quand je ne peux pas me confier sur quelques angoisses autour de moi,
00:12:43 je suis obligée d'aller voir un thérapeute concrètement.
00:12:45 Et j'ai été déçue aussi, récemment.
00:12:48 Et pourquoi ?
00:12:50 Parce que la thérapeute commençait à émettre des jugements, en fait.
00:12:54 Donc je ne voulais pas être jugée, je voulais comprendre pourquoi je pensais comme ça.
00:12:58 J'avais pas besoin d'entendre des jugements,
00:13:01 et parce que ça, dans ce cas, je me confie à la famille.
00:13:05 Donc voilà, maintenant je me confie plus,
00:13:10 je cherche des raisonnements par moi-même, je me parle...
00:13:14 Vous pouvez changer de thérapeute aussi.
00:13:16 Non, mais...
00:13:18 Franchement, un thérapeute qui se permet de juger quoi que ce soit,
00:13:22 d'ailleurs on n'a pas à juger quoi que ce soit,
00:13:25 ou qui se permet de donner un conseil alors qu'on lui a rien demandé,
00:13:29 si on demande conseil, évidemment, ça on peut...
00:13:32 Eh bien, c'est pas un bon thérapeute, vous êtes d'accord Philippe ?
00:13:35 Non, c'est pas que ce soit pas un bon thérapeute, ce n'est pas un thérapeute.
00:13:39 Ah non, mais c'est très clair.
00:13:41 Vous venez de dire, Maëlys, deux ou trois choses qui sont très intéressantes,
00:13:45 des corollaires de la confidence.
00:13:47 Confidence, trahison, et confidence, jugement.
00:13:51 Alors, vous l'avez très bien dit d'ailleurs,
00:13:54 ma thérapeute pouvait émettre des jugements.
00:13:57 Que la famille et les amis émettent des jugements, oui,
00:14:00 et c'est en cela qu'ils ne sont pas thérapeutes.
00:14:03 Mais que, au contraire, avec le thérapeute,
00:14:08 on peut faire des confidences sans aucune crainte.
00:14:14 C'est là que ça doit se faire.
00:14:16 Je donne un petit conseil aussi, Brigitte vient de dire.
00:14:20 Il y a le prêtre aussi, normalement, qui ne doit pas être juge.
00:14:23 Oui, c'est vrai, on l'avait oublié, mais c'est compliqué,
00:14:26 parce que quelques fois, dans des affaires récentes,
00:14:29 on a vu que c'était également la parole, peut-être un peu,
00:14:33 non pas confisquée, mais utilisée.
00:14:36 Je crois que c'est très intéressant et important de remarquer
00:14:41 quelle est la démarche vers un thérapeute.
00:14:44 Ce qui reviendra au fil de vos interventions,
00:14:47 des auditeurs, des auditrices, c'est, en définitive,
00:14:50 lorsqu'il y a une totale confiance.
00:14:53 Je dis souvent à quelqu'un, je ne me permets pas de dire,
00:14:57 n'allez plus voir telle ou telle personne.
00:15:00 Mais quand il y a une réserve, en disant, ça fait très longtemps,
00:15:03 des choses ne vont pas, j'ai l'impression que je ne me sens pas bien, ok.
00:15:07 Pour qu'une thérapie fonctionne, on a bien vu qu'il se passe
00:15:11 quelque chose dans les trois premières séances.
00:15:13 C'est ce qu'on a appelé l'alliance thérapeutique.
00:15:16 C'est-à-dire que la personne sent, et vous le savez,
00:15:19 puisque vous avez vu un certain nombre de personnes,
00:15:22 il y en a certaines avec qui, dans les premières séances,
00:15:26 une, deux, trois, vous sentez qu'il se passe quelque chose.
00:15:29 S'il ne se passe vraiment rien, vous avez le droit de dire,
00:15:32 je ne vais peut-être pas commencer.
00:15:35 Ce n'est pas continuer, c'est peut-être pas commencer.
00:15:37 Moi, je dirais même que les thérapeutes devraient avoir
00:15:40 cette même possibilité.
00:15:43 Ça m'est arrivé de dire, écoutez, je vais peut-être vous orienter
00:15:46 vers quelqu'un d'autre, parce que sûrement que ça vous aidera mieux
00:15:50 si, par exemple, le thérapeute ne se sent pas bien
00:15:53 parce qu'il y a quelque chose de lui qui n'a pas peut-être résolu
00:15:57 et qui peut entacher la relation.
00:15:59 Donc la relation avec un thérapeute, elle doit être en toute confiance.
00:16:02 Vous pouvez tout lui dire.
00:16:04 - Oui, oui, oui. Moi, je sais qu'il y a des thérapeutes
00:16:06 qui ne peuvent pas entendre des personnes qui ont des fantasmes pédophiles.
00:16:10 Ça se comprend tout à fait.
00:16:12 Et à ce moment-là, il faut les envoyer vers quelqu'un d'autre, bien sûr.
00:16:15 Je prends un cas un peu extrême que tout le monde, du coup,
00:16:17 comprend parfaitement bien.
00:16:19 - Mais tout à fait. Et donc, je crois que ce que vous dites est très juste.
00:16:24 Il y a plusieurs types d'écoute, mais ça n'a pas le même sens,
00:16:28 ça n'a pas la même fonction.
00:16:31 Allez, on va le dire tout simplement, il y a la famille, il y a les proches.
00:16:34 D'habitude, dans l'enfance notamment, les proches, c'est une réassurance.
00:16:39 C'est un milieu sécure.
00:16:41 Il se trouve, vous le dites bien, que vous avez pu être trahi par des proches.
00:16:46 Il peut y avoir le meilleur ami ou la meilleure amie.
00:16:49 Et là, c'est encore pire parce que, autant,
00:16:52 il y a des choses qu'on ne dit pas forcément toutes à la famille ou aux proches,
00:16:56 mais le meilleur ou la meilleure amie, il y a une entente totale.
00:17:00 Et là, on peut parler de trahison parce que...
00:17:03 Ça va être des secrets les plus forts.
00:17:05 Le problème souvent des meilleurs amis,
00:17:07 Philippe Breneu, je crois que vous serez d'accord avec moi,
00:17:09 c'est que souvent, leur première réponse, c'est "moi, à ta place, je ferai ça".
00:17:13 Et là, il n'y a pas d'écoute non plus, finalement.
00:17:16 C'est une sorte de reprise de la parole par le ou la meilleure amie.
00:17:20 Il y a beaucoup d'amis qui ne sont absolument pas dans la capacité à écouter
00:17:24 parce que c'est aussi une capacité d'écouter quelqu'un.
00:17:27 Oui, alors c'est vrai aussi que souvent, c'est à double sens.
00:17:32 Parce qu'il y a aussi, par exemple, ça se voit beaucoup chez les femmes,
00:17:35 des jeunes filles puis femmes, qui vont avoir la meilleure amie.
00:17:39 Chez les hommes, ça existe beaucoup moins.
00:17:41 Les hommes se confient beaucoup moins de façon plus intime.
00:17:44 Ils picolent de la bière.
00:17:45 Peut-être.
00:17:46 C'est comme ça qu'ils s'échange.
00:17:47 Mais entre, quelquefois, deux meilleures amies,
00:17:49 il y a "à ton avis, je ferai ça" et "moi aussi, telle chose".
00:17:52 Mais on sait aussi qu'à ce moment-là, il y a un vrai échange.
00:17:55 C'est-à-dire que ça va être "je ne te l'impose pas".
00:17:57 "Moi, je penserais plutôt comme ça".
00:17:59 "Ça permet d'échanger, ça c'est possible".
00:18:02 Mais effectivement, si la meilleure amie est très directive,
00:18:05 ce n'est pas la meilleure amie.
00:18:06 Mais Élicia, il y a une solution, si pour l'instant,
00:18:09 vous n'avez personne à qui parler, c'est d'écrire son journal intime.
00:18:13 Ou même, parfois, je le dis, parce que les gens ont de moins en moins
00:18:17 envie d'écrire, vous enregistrez ce que vous avez envie de dire.
00:18:21 Je parle à moi-même, en fait.
00:18:23 Oui, mais parler à soi-même, il faut vraiment parler à soi-même.
00:18:28 C'est-à-dire qu'il faut parler à voix haute.
00:18:30 Il ne faut pas parler en soi, si je puis dire.
00:18:33 Et là, ça a aussi un effet de libération.
00:18:37 Oui, je trouve.
00:18:39 Même parfois, quand je fais mes courses,
00:18:43 ou dans la rue, je suis dans mes idées,
00:18:45 je me dis "Mais non, mais Christophe, enfin, Maëlys, arrête, etc."
00:18:49 Je me parle comme si, en fait, on me répondait.
00:18:52 Alors, ce que vous pouvez faire, je vais vous donner mon petit secret.
00:18:56 Moi, ça m'arrive de parler à mes chiens, ou de parler aux arbres.
00:19:00 Quand je promène mes chiens dans la campagne, je parle parfois à voix haute.
00:19:05 Et je parle aux arbres.
00:19:07 Tout va bien, j'ai encore les pieds sur terre, vous inquiétez pas.
00:19:11 Mais c'est un peu l'effet que certaines personnes peuvent penser,
00:19:15 qu'on est fou ou folle, mais pas du tout.
00:19:17 Si je croise quelqu'un, je me tais.
00:19:19 Mais voyez, c'est important de parler à voix haute.
00:19:22 C'est juste ça que je veux dire.
00:19:24 Oui, mais vous avez raison, Brigitte, si il faut faire des confidences,
00:19:27 moi, ça m'arrive de me parler.
00:19:28 Et mon chien ne m'a jamais trahi dans tout ce que j'ai dit.
00:19:30 Oh, mais les chiens... D'abord, ce chien est une chienne.
00:19:34 C'est vrai.
00:19:35 Mais si on va dans les confidences, ça m'arrive aussi de me confier à moi-même
00:19:41 dans un lieu qui est vraiment très important pour la confidence,
00:19:45 c'est l'automobile seule.
00:19:47 C'est-à-dire qu'à ce moment-là, on peut se parler.
00:19:49 Moi, je trouve que c'est quelque chose aussi qu'on peut faire.
00:19:52 On peut crier, on peut faire un certain nombre de choses.
00:19:55 Mais comme vous venez de le dire, Maëlys, c'est à soi-même.
00:19:59 Et soi-même, à ce moment-là, est une personne.
00:20:02 C'est-à-dire qu'on peut parler à soi-même
00:20:04 lorsqu'on a pu réaliser que soi-même est une personne,
00:20:09 mais beaucoup de gens qui se confient n'ont pas réalisé que soi-même est une personne.
00:20:14 Et c'est toute la difficulté.
00:20:16 Et souvent, on passe par un thérapeute pour comprendre.
00:20:18 Dernier mot là-dessus, c'est vraiment très juste ce que vous dites.
00:20:22 Souvent, quand on va voir un thérapeute,
00:20:25 on va instaurer un dialogue avec cette personne qui ne fait pas partie des amis.
00:20:30 C'est pour ça que moi, il m'arrive souvent,
00:20:32 quelqu'un me dit "mais écoutez, hier soir, nous nous sommes rencontrés chez des amis,
00:20:36 c'était formidable, j'aimerais venir en thérapie chez vous".
00:20:39 Je lui dis "mais non, nous nous connaissons".
00:20:41 "Mais non, nous avons simplement, nous nous sommes rencontrés hier soir".
00:20:44 Mais ça suffit pour avoir une idée un peu objective.
00:20:48 Et si ce thérapeute, à ce moment-là, va permettre de se comprendre soi-même.
00:20:54 Merci en tout cas Maëlis.
00:20:56 C'était formidable de commencer avec votre témoignage.
00:20:58 Merci beaucoup.
00:20:59 On fait une petite pause, on se retrouve tout de suite.
00:21:01 14h16, Brigitte Lahaie, Sud Radio.
00:21:05 Philippe Bruneau est avec nous, psychiatre, anthropologue, sexologue,
00:21:09 thérapeute évidemment, et puis auteur aussi de différents livres,
00:21:13 notamment "L'incroyable histoire du sexe" en bande dessinée,
00:21:15 mais également ce roman "Taxi-thérapie" aux éditions Serge Safran.
00:21:20 Natacha est avec nous maintenant. Bonjour Natacha.
00:21:24 Bonjour Brigitte, bonjour Philippe Bruneau.
00:21:26 Bonjour Natacha.
00:21:28 Bonjour, merci pour la qualité de l'émission, de nouveau,
00:21:32 avec des sujets dont on ne peut pas parler partout.
00:21:35 Merci à vous Natacha d'y participer.
00:21:38 C'est vraiment passionnant, il y aurait vraiment beaucoup, beaucoup à dire.
00:21:42 Tellement que je ne sais pas par où commencer.
00:21:45 Ben, commencez, allez-y.
00:21:48 Alors, bon, moi j'ai quand même beaucoup de chance parce que j'ai une,
00:21:54 une seule, mais une amie à qui je peux tout confier.
00:21:58 Et quand je dis tout confier, c'est ce que vous disiez tout à l'heure,
00:22:02 c'est-à-dire une personne qui va savoir écouter, simplement écouter,
00:22:06 ce qui est très, très difficile à faire.
00:22:09 Et puis qui vous donnera son avis si vous le lui demandez.
00:22:13 Et ça, je dédie presque le passage dans cette émission à elle,
00:22:19 elle s'appelle Alda et c'est vraiment une personne qui m'a beaucoup aidée
00:22:25 dans des moments où je voyais très noire, voilà, vraiment très noire.
00:22:30 À qui confier ses idées noires quand c'est à ce point-là à peu de monde,
00:22:36 même les thérapeutes, moi, m'ont eu fait peur parfois.
00:22:39 - Quand vous parlez d'idées noires, c'est des idées, des envies de suicide ?
00:22:44 - Oui, voilà, je dis que j'aimerais que le manège s'arrête de tourner
00:22:48 pour pouvoir descendre.
00:22:50 Sauf que, je suis trop jeune, je peux pas, je peux pas, j'ai encore trop de...
00:22:57 - Mais voyez, rien que le fait de pouvoir dire qu'on a envie de partir,
00:23:02 c'est déjà avoir un pied qui reste sur terre.
00:23:05 Ça c'est important que quelqu'un ait pu vous écouter dans ces moments-là.
00:23:09 - Tout à fait. Je crois que quand les gens justement n'ont personne à qui parler,
00:23:16 je crois que c'est comme ça que parfois on peut passer à l'acte.
00:23:20 Parce que, on devient un peu complètement prisonnier dans ses pensées,
00:23:25 surtout si elles sont noires.
00:23:28 - Vous savez Nathacha, je crois qu'il y a quelque chose d'important à dire
00:23:31 qu'on n'entend pas souvent.
00:23:33 Le suicide, c'est pas une envie de mourir, c'est une envie d'arrêter de souffrir.
00:23:37 - De finir. - Et c'est pas la même chose.
00:23:40 - Oui, c'est envie d'en finir. - D'arrêter de souffrir.
00:23:45 - Oui, tout à fait.
00:23:47 - Vous êtes d'accord avec ça Philippe ? Vous avez pas l'air.
00:23:51 - Si, si, je suis d'accord sur l'idée, c'est très vrai.
00:23:54 Ce qui est vécu, c'est ça. C'est totalement ça.
00:23:57 Il faut pas oublier une autre chose.
00:23:59 Le suicide n'arrive que dans des moments d'épisodes dépressifs.
00:24:05 C'est à dire qu'il faut que ça puisse être entendu, et vous le disiez,
00:24:08 par des psychiatres ou des thérapeutes, là que vous avez vu,
00:24:15 des médecins psychiatres, qui n'écoutaient pas forcément.
00:24:19 Et c'est là que ça va pas.
00:24:21 Parce que, nous avons à écouter, quand il y a besoin d'être soigné,
00:24:25 parce qu'il faut soigner un épisode dépressif,
00:24:28 il y a un très grand psychiatre du 17ème siècle.
00:24:32 Alors vous vous dites, qui était psychiatre au 17ème siècle ?
00:24:36 À un moment où la psychiatrie n'existait pas,
00:24:39 puisqu'elle a commencé à exister au 19ème.
00:24:41 Formidable !
00:24:43 Et bien ce grand psychiatre, figurez-vous, a dit une phrase extraordinaire
00:24:46 que tous les psychiatres devraient savoir.
00:24:48 "On ne s'est jamais suicidé dans un accès de gaieté."
00:24:51 - Bah oui, c'est tellement...
00:24:53 - Voltaire, dit une chose très sensée.
00:24:56 "On est extrêmement mal."
00:24:58 - C'est tellement évident, enfin je veux dire...
00:25:00 - Mais justement, c'est-à-dire que si c'était uniquement,
00:25:03 c'est à la fois des idées, un vécu,
00:25:06 qui est accompagné, parce qu'on traîne depuis très longtemps,
00:25:11 ça vient pas du jour au lendemain, c'est quelque chose qui est progressif,
00:25:14 par cet épisode, qui, s'il y a une nécessité, doit être soigné.
00:25:18 Et à ce moment-là, on en sort par...
00:25:20 Les médicaments vont permettre de sortir de la phase initiale.
00:25:23 Mais l'écoute, et le travail qu'on va faire là-dessus,
00:25:26 c'est ça qui va permettre de le dépasser.
00:25:29 Et c'est vrai que, vous le dites bien,
00:25:32 c'est la qualité de l'écoute.
00:25:34 C'est...
00:25:36 Et puis, la qualité de l'écouteur.
00:25:40 C'est-à-dire que...
00:25:42 Oui, moi je dis que c'est pas normal qu'un psychiatre ne l'écoute pas.
00:25:45 Et c'est vrai que ça existe.
00:25:47 Je l'ai entendu souvent par des patients, bien sûr.
00:25:50 - Natacha, allez-y, je vous en prie, on vous a un peu coupé la parole, on vous écoute.
00:25:55 - Non, non, mais...
00:25:57 Oui, ou le psychiatre qui va commencer à froncer les sourcils,
00:26:00 à avoir l'impression que vous racontez un peu n'importe quoi,
00:26:04 parce que forcément, quand on est dans des périodes comme ça,
00:26:07 c'est décousu, c'est très très très difficile de se froncer.
00:26:10 - Mais c'est jamais n'importe quoi.
00:26:12 - Voilà, tout à fait, ça appartient à chacun.
00:26:15 - Bien sûr.
00:26:16 - Et puis moi je dis que consulter un psychiatre,
00:26:19 c'est pour moi en 20 ou 30 minutes se faire à Racky Ree.
00:26:23 On ouvre tout ce qu'on a dans le ventre, on le met au grand jour sur le bureau,
00:26:28 et puis il regarde sa montre et il vous dit "bon ben voilà, là c'est terminé, vous refermez,
00:26:32 vous reprenez tout, et puis vous repartez dans la rue au boulot,
00:26:38 vous retrouvez vos enfants".
00:26:40 C'est quelque chose d'extrêmement difficile.
00:26:43 Donc la qualité d'un bon psychiatre, c'est essentiel,
00:26:48 et je trouve qu'aujourd'hui c'est rare.
00:26:50 J'ai jamais trouvé vraiment une personne...
00:26:54 - Vous savez Natacha, d'abord c'est rare de trouver des bons professionnels,
00:26:58 c'est rare, enfin sur les boulangeries, il y en a une qui est excellente
00:27:02 et dix et cinq qui sont franchement très moyennes.
00:27:06 Et en plus dans des professions d'écoute, c'est encore plus difficile.
00:27:09 - Bien sûr.
00:27:10 - Donc forcément...
00:27:12 - C'est pas facile, je suis d'accord.
00:27:14 - Il faut aussi avoir cette lucidité-là.
00:27:19 - On peut aussi quelquefois exiger, alors si c'est de façon ponctuelle,
00:27:24 je comprends bien comme vous dites, d'abord c'est de dire
00:27:28 "j'aimerais bien que vous m'expliquiez".
00:27:30 Il y a deux qualités d'un professionnel psychologue, psychiatre,
00:27:34 c'est l'écoute, ok, mais la deuxième, je crois que c'est de la pédagogie.
00:27:39 Parce qu'il y a eu cette dérive un petit peu irritée de la psychanalyse,
00:27:43 mais à la fois, quand je dis ça, la psychanalyse est quelque chose de très important,
00:27:48 parce qu'elle nous permet de comprendre un certain nombre de choses
00:27:52 pour les professionnels.
00:27:54 Eh bien, c'est le fait que classiquement, on devait écouter seulement,
00:28:01 et pas de réponse.
00:28:03 Et ça, très souvent, ça est une double peine.
00:28:05 On l'a dit notamment pour toutes les confessions sur les agressions sexuelles
00:28:09 et un certain nombre de choses, il faut qu'il y ait des réponses.
00:28:12 Je crois qu'un thérapeute doit pouvoir écouter et être très pédagogue,
00:28:16 c'est-à-dire vous expliquer, avoir un dialogue avec vous.
00:28:19 C'est pas uniquement "j'écoute, au revoir, j'ai regardé ma montre".
00:28:23 Bien sûr que non, c'est quelque chose d'insupportable, je suis d'accord avec vous.
00:28:26 Et je précise pour tous ceux qui nous écoutent, évidemment,
00:28:29 derrière le mot "psychiatre", il y a vraiment énormément de palettes.
00:28:34 C'est-à-dire qu'il y a des psychiatres qui sont très médicaments
00:28:37 et qui sont peut-être très bien pour des phases particulièrement psychotiques, etc.
00:28:42 Et puis il y a des psychiatres qui sont thérapeutes,
00:28:45 qui ont fait une analyse, qui sont également... enfin, psychanalystes.
00:28:48 - Normalement, ils devraient être les deux.
00:28:50 - Oui, mais je suis désolée, il y a beaucoup de psychiatres.
00:28:52 Moi, j'ai le souvenir d'un jour, dans un colloque, il y avait un psychiatre,
00:28:55 et à un moment donné, je ne sais plus pourquoi,
00:28:57 je lui ai évoqué le complexe de Dieppe,
00:28:59 il m'a regardé comme si je lui parlais de quelque chose...
00:29:02 - Le complexe de quoi ?
00:29:03 - Oui, exactement !
00:29:05 - Bon, voyez, Barbara... Natacha, pardon, c'est compliqué,
00:29:10 et je pense que vous avez souffert de ces...
00:29:12 - Ça va mieux, Natacha ? Ça va mieux, maintenant ?
00:29:15 - Ben disons que là, récemment,
00:29:17 j'ai contacté mon médecin pour lui demander un psychiatre,
00:29:23 parce qu'il se trouve que j'ai changé de région,
00:29:26 et donc la personne que j'ai vue m'a parue un petit peu...
00:29:30 son approche était surprenante,
00:29:32 et ce n'était pas plus tard que jeudi dernier,
00:29:35 c'est pour ça que cette émission tombait bien aujourd'hui,
00:29:38 et là, elle m'a proposé carrément d'être internée pendant 2 ou 3 semaines.
00:29:46 Quand j'ai vu l'établissement sur Internet,
00:29:49 j'ai dit "Hors de question que j'aille dans cette espèce d'hôpital
00:29:55 où les avis sont tous mauvais",
00:29:58 je me suis vite rapprochée de mon médecin,
00:30:00 qui m'a dit "On en reparle ensemble,
00:30:03 parce qu'il y a pénurie, il faut dire, aussi,
00:30:06 au niveau de ces professions-là".
00:30:09 - Mais en ce moment, Natacha, vous vous sentez un peu déprimée, dépressive ?
00:30:13 - Oui, aujourd'hui, je me sens déprimée,
00:30:16 parce que je vis un conflit avec mon employeur,
00:30:19 qui est très important et qui dure dans le temps.
00:30:22 - D'accord. Déjà, demandez peut-être à votre médecin
00:30:26 un petit antidépresseur, quelque chose ?
00:30:29 - Oui, alors, justement, cette psychiatre me disait
00:30:33 qu'il n'était pas adapté, mais qu'elle ne veut quand même rien toucher.
00:30:36 Du coup, il m'a dit qu'en fait, c'était quelqu'un
00:30:39 qui ne voulait pas s'attaquer à des cas un petit peu importants,
00:30:45 un petit peu profonds, un petit peu anciens.
00:30:47 Donc, c'était plus facile pour elle de se tourner vers les hôpitaux
00:30:53 pour envoyer des personnes dont les cas ne nécessiteraient pas du tout ça,
00:30:58 mais simplement une véritable écoute.
00:31:00 - Mais en tout cas, vous disiez bien que vous êtes retournée vers votre médecin,
00:31:04 qui vous a écoutée. Votre médecin a eu une certaine écoute, même si...
00:31:08 - Oui.
00:31:09 - Et déjà, vous pouvez lui demander de vous orienter vers un autre psychiatre
00:31:14 qui puisse être à la fois à l'écoute et, s'il y a besoin,
00:31:18 vous donner des médicaments, mais pas être en vous disant
00:31:21 "Tout de suite, on va à l'hôpital".
00:31:23 - Et puis, moi, je rappelle une chose importante dont on n'a pas encore parlé
00:31:26 mais qui peut parfois aussi être une béquille,
00:31:30 même si ce n'est pas la solution définitive,
00:31:32 c'est les groupes de parole.
00:31:34 - Oui, on parle de SOS Amitié, je crois, il y a eu un moment où on parlait de ça.
00:31:40 - Il y a des groupes de parole qui sont très bien.
00:31:44 Et là, il suffit d'aller se renseigner auprès de sa mairie, par exemple,
00:31:49 pour voir ce qu'il y a.
00:31:51 - Surtout, Natacha, puisque j'ai compris aussi que vous avez changé de région
00:31:57 et ça, c'est vrai que ça peut apporter un peu plus de déprime,
00:32:01 voyez ce que vous pouvez trouver pour ne pas être seul, pour être en lien.
00:32:06 - Vous savez, dans chaque ville, il y a des accueils, je ne sais pas quoi,
00:32:10 si c'est un accueil Narbonne, je crois que ça s'appelle comme ça,
00:32:14 auprès de la mairie, il y a une association qui vous accueille les gens nouveaux
00:32:17 dans la ville ou dans la région.
00:32:19 Et ça peut être une aide importante, bien sûr.
00:32:22 - Comme je vous disais, j'ai cette amie qui a une capacité d'écoute.
00:32:27 J'ai eu une chance inouïe de la voir.
00:32:31 Et puis, comme disait la première personne qui est passée, Maëlys,
00:32:37 c'est que j'ai la chance de savoir me ressourcer au cœur de la nature.
00:32:42 Et là, en fait, je questionne l'univers, je questionne l'infiniment grand,
00:32:48 parce que je crois qu'on a cette capacité, sans doute qui appartient au subconscient,
00:32:54 mais d'avoir beaucoup de solutions qui ont fait de nous découper.
00:32:57 - Ça, je ne peux que vous encourager, on ne le dira jamais assez,
00:33:00 mais les passions, les addictions, les dépressions, c'est souvent une maladie de l'âme.
00:33:06 Et quoi de mieux qu'en effet l'univers pour guérir les maladies de l'âme ?
00:33:10 - Le meilleur antidépresseur, c'est la passion.
00:33:12 C'est quelque chose foncé dans votre passion de la nature.
00:33:16 Et vous la cultivez, c'est un très bon antidépresseur.
00:33:19 - Et on a prouvé quand même, pas évidemment de manière scientifique,
00:33:22 mais on a prouvé que quand on parlait mieux à ces plantes,
00:33:26 elles vont mieux, donc ça montre bien que ça marche.
00:33:30 - Bien sûr.
00:33:31 - Bon courage, Natacha, et merci de votre appel.
00:33:34 Christophe est avec nous, vous allez répondre à trois questions intimes.
00:33:37 Alors justement, Christophe, à part quelqu'un,
00:33:42 à quoi vous pourriez parler de vous, justement ?
00:33:47 C'est une petite question drôle, comme ça, que je vous pose.
00:33:50 - Déjà bonjour Brigitte. - Bonjour Christophe.
00:33:53 - Je trouve ça juste de parler à l'univers.
00:33:58 Je trouve que c'est quelque chose qui fait du bien.
00:34:01 - Parler à l'univers.
00:34:03 Mais attention, parce que si Dieu vous répond, c'est que vous êtes peut-être un peu schizophrène.
00:34:07 - Je ne parle pas de Dieu.
00:34:09 - Non, je l'ai bien compris. Je plaisantais.
00:34:12 - On peut.
00:34:14 - En tout cas, je crois qu'on est nombreux à penser ça, et c'est très bien.
00:34:21 - Parler à l'univers.
00:34:22 - Deuxième question, Christophe, vous préférez parler ou écouter ?
00:34:26 Quand vous rencontrez quelqu'un, ou quand vous êtes avec une femme qui vous plaît,
00:34:30 vous préférez écouter ?
00:34:32 Donc vous avez beaucoup de succès auprès des femmes, si vous savez les écouter.
00:34:35 - Non, pas plus que ça, mais non. Moi, j'aime bien écouter.
00:34:38 - Les femmes adorent être écoutées, donc c'est un très bon atout.
00:34:44 Vous n'allez pas me la faire, Christophe, s'il vous plaît.
00:34:48 - Je suis d'accord.
00:34:50 - Et dernière question, quel serait pour vous le pilier essentiel dans une relation ?
00:34:57 - J'allais dire la confiance.
00:35:03 - Pourquoi pas, oui.
00:35:05 - La confiance, la parole, la communication.
00:35:08 Dans une relation, pour que ça dure, c'est la communication.
00:35:11 - La vraie communication qui donc se repose déjà sur la confiance,
00:35:15 c'est-à-dire que l'autre n'utilise pas ce qu'on dit pour après nous manipuler.
00:35:19 - Tout à fait.
00:35:20 - Vous pouvez poser une question à Philippe Brenouil, il vous écoute.
00:35:23 - Je m'y attendais, allez-y, Christophe, je vous en prie.
00:35:27 - Écoutez, écoutez, j'imagine que c'est votre métier au quotidien,
00:35:32 mais vous en faites quoi de tout ça ?
00:35:34 - Ah, vous avez complètement raison.
00:35:36 - Des livres ?
00:35:38 - Non, parce que ça peut sortir de façon tout à fait transformée et de façon inconsciente, c'est très vrai.
00:35:48 Beaucoup de choses reviennent par-dessous d'autres formes.
00:35:53 Qu'est-ce qu'on en fait ?
00:35:55 Quelques-uns, on peut être dérangé quelques fois.
00:35:59 C'est un petit peu comme les guérisseurs et les guérisseuses qui vous disent "je prends le mal sur moi".
00:36:05 Et lorsque l'on a assez travaillé avec soi-même, souvent en se contrôlant avec quelqu'un,
00:36:11 et bien effectivement, ça a moins d'impact.
00:36:15 C'est pour cette raison qu'on ne voit pas des gens qu'on connaît.
00:36:19 On est en dehors d'une relation affective directe,
00:36:23 mais quelquefois ça peut rappeler effectivement des éléments personnels,
00:36:26 et ça devient un petit peu compliqué.
00:36:29 Donc on a travaillé pour justement ne pas être détruit par ce qu'il se passe.
00:36:35 - Ça rentre et ça sort en quelque sorte, si je puis dire.
00:36:38 - Oui.
00:36:39 - Merci Christophe.
00:36:40 - Merci beaucoup.
00:36:41 - Allez, on fait une petite pause et on se retrouve dans un instant.
00:36:44 Vous aussi, venez nous raconter à qui vous vous confiez,
00:36:47 si vous vous sentez parfois un peu trop seul, au 0826 300 300.
00:36:52 A tout de suite.
00:36:53 14h16, Brigitte Lahaie, Sud Radio.
00:36:57 - Et oui, venez vous confier, Philippe Breneau est avec nous,
00:37:00 et on essaye de comprendre justement de ce qui se passe
00:37:04 lorsqu'on a besoin de se confier à quelqu'un.
00:37:08 Et c'est Marianne maintenant qui est avec nous.
00:37:10 Bonjour Marianne.
00:37:12 - Bonjour Brigitte, et bonjour Philippe.
00:37:14 - Et bonjour Marianne.
00:37:15 - Merci de recommencer une année avec vous, c'est super.
00:37:18 Merci beaucoup.
00:37:19 - Et pour nous aussi, allez.
00:37:21 - Merci.
00:37:23 Oui, c'est vrai que j'apprécie vos émissions, quelque part,
00:37:27 pour moi elles sont un peu thérapeutiques déjà.
00:37:30 Parce qu'en fait, des fois, ça évoque tellement de choses,
00:37:34 ça fait tellement écho à des situations ou à des moments personnels
00:37:38 que ça me parle et du coup j'en trouve du bénéfice.
00:37:44 - Je crois, Marianne, c'est ce que disent beaucoup de personnes,
00:37:48 et je pense que c'est simplement parce que mes invités sont comme moi,
00:37:52 on écoute, évidemment on est là aussi pour guider,
00:37:56 mais moi j'aime bien cette expression que j'ai faite mienne,
00:37:59 "on est là juste pour allumer la lumière dans votre bordel".
00:38:02 Mais c'était à vous de le ranger, nous on ne peut pas le ranger à votre place.
00:38:06 - C'est vrai, j'ai déjà, en vous citant bien sûr,
00:38:09 j'ai déjà réutilisé parce qu'elle est tellement vraie cette expression.
00:38:14 - Le terme "très vrai" c'est le bordel.
00:38:18 Il y a une chose intéressante, c'est que quoi que ce soit qu'on ait vécu,
00:38:22 l'intérieur de nous est très mal embouché.
00:38:28 C'est quelque chose qu'ont remarqué beaucoup de psychanalystes,
00:38:32 et ça se voit dans les états de délire aussi.
00:38:35 Quand l'inconscience sort, quand des choses de l'intérieur sortent spontanément,
00:38:39 alors vous avez vraiment un déluge de gros mots,
00:38:42 de choses qu'on n'ose pas dire, parce que c'est de la pensée désinhibée,
00:38:46 avec toutes les colères.
00:38:48 Et d'une certaine façon, moi je dis souvent que quand on veut se parler à soi-même,
00:38:52 il faut parler à ce bordel, il faut carrément dire
00:38:55 "Bordel, j'en ai marre de moi !"
00:38:58 - Mais tu me fais chier, tu vas décider, oui !
00:39:02 - Et en disant "tu me fais chier", je parle à moi-même !
00:39:06 - Mais oui absolument, c'était pas à vous qu'on parlait, Mariana.
00:39:09 - Mais je comprends, parce que ça m'arrive tellement des fois, j'ai de la colère...
00:39:13 - C'est bien, c'est bien.
00:39:15 Il faut savoir être en colère contre soi,
00:39:19 et puis l'univers, il est là pour absorber nos colères.
00:39:24 - C'est vrai que c'est beau ce que vous dites en plus, oui.
00:39:28 Mais après, c'est vraiment quelque chose d'assez récent, cette histoire de colère.
00:39:32 Avant, je la retournais contre moi, ce qui m'a fait être très souvent
00:39:36 dans de la dépression, dans de la souffrance, parce qu'en fait,
00:39:39 cette colère, je la retournais contre moi et ça me faisait du mal.
00:39:43 - Sans compter que ça peut provoquer des maladies psychosomatiques,
00:39:47 une colère qu'on ne sait pas sortir, donc c'est vraiment important de sortir sa colère.
00:39:52 - Oui, mais c'est aussi un sujet que je pourrais également aborder avec vous.
00:39:56 Mais pour ce qui est de la communication, puisque c'est un petit peu le sujet du jour,
00:40:01 moi, j'ai énormément de mal à faire confiance aux personnes en général,
00:40:09 quelles qu'elles soient d'ailleurs.
00:40:12 Il me faut du temps pour faire confiance, il me faut vérifier que je peux faire confiance,
00:40:17 et des fois, en plus, c'est même pas une certitude.
00:40:20 Même quand on essaye de vérifier, on n'est pas sûr de ça.
00:40:23 Du coup, pour moi, c'est difficile de parler sur des sujets sensibles.
00:40:29 - C'est important ce que vous dites, parce que vous n'êtes pas la seule.
00:40:32 Il y a beaucoup de gens qui ont du mal à faire confiance.
00:40:35 Mais il faut déjà bien comprendre d'où vient ce manque de facilité à faire confiance.
00:40:41 Est-ce que c'est parce que vous avez été trahi,
00:40:43 est-ce que c'est parce que vous n'avez pas été écoutée enfant ?
00:40:46 Il faut déjà comprendre, ça peut être aussi parce qu'on a très peur d'être déçue,
00:40:51 et on est pratiquement toujours un peu déçue, parce que les gens sont comme nous,
00:40:55 ils ne sont pas parfaits.
00:40:57 - Non, c'était l'absence totale d'écoute quand j'étais enfant.
00:41:01 Je n'existais pas comme j'aurais pu l'espérer.
00:41:06 Oui, parce que quand j'ai eu moi-même mes enfants, ça a été très différent.
00:41:09 Il y a encore qu'on fasse des erreurs, mais entre faire des erreurs avec nos enfants
00:41:13 et s'enfermer dans des façons de fonctionner qui font que l'enfant n'existe plus du tout,
00:41:20 il y a une grande marge de manœuvre.
00:41:22 Donc moi je n'étais pas écoutée, et puis effectivement après ma vie a été assez compliquée.
00:41:27 Et voilà, pour faire confiance, c'est difficile.
00:41:30 Me confier, c'est très difficile.
00:41:33 Je pense quand même que les personnes auxquelles je fais le plus confiance,
00:41:39 c'est à des thérapeutes, parce que j'espère que ça reste dans la confidence.
00:41:44 Mais trois de mes enfants aussi, qui sont des jeunes adultes,
00:41:49 avec qui on est très soudés, et on peut se confier vraiment les uns aux autres.
00:41:55 Alors évidemment pas dans tous les domaines non plus en ce qui me concerne, bien évidemment.
00:41:58 Mais voilà, j'ai eu une expérience, je traverse une expérience cette année inédite, évidemment.
00:42:07 Et je suis restée un mois et demi sans pouvoir en parler.
00:42:13 Par contre, ça m'a rongé énormément de l'intérieur.
00:42:17 Et j'ai annoncé l'information à mes enfants, à mes autres enfants.
00:42:25 Mais...
00:42:28 - Et vous avez envie de le dire ou pas ?
00:42:31 - Oui, bien sûr.
00:42:33 En fait, je suis partie avec mon ex-mari il y a 9 ans.
00:42:41 Plus de 9 ans maintenant, ça a été un tsunami.
00:42:44 Non pas parce que, c'était pas prévisible, mais ça a déclenché chez lui des comportements encore pires qu'il n'y était avant.
00:42:54 Mais quelque part, il le pressentait tellement qu'il avait un peu aussi anticipé.
00:43:00 C'est des personnes qui ont des espèces de sixième sens, on ne sait pas d'où ça vient chez eux.
00:43:05 Mais bon, il avait réussi à monter les enfants contre moi, surtout l'aîné.
00:43:11 J'ai été séparée de 3 de mes 4 enfants pendant très longtemps.
00:43:16 J'en ai, entre guillemets, je dis bien le mot entre guillemets parce que je ne l'aime pas, mais je n'ai pas d'autre mot pour le remplacer.
00:43:23 J'en ai récupéré un adulte.
00:43:26 En termes de relation, il y a 5 ans, il y a 2 ans et demi, et une que je ne vois toujours pas, qui est l'aînée.
00:43:33 Il y a 32 ans aujourd'hui, ma fille est née.
00:43:40 Le 11 mai, un ex-beau-frère m'a annoncé qu'elle allait avoir un bébé.
00:43:49 C'est ou ça va être la première fois que je suis mamie.
00:43:54 Je n'ai pas de relation avec elle, c'est pas faute de temps en temps d'essayer, parce que c'est à chaque fois très douloureux le retour de médaille.
00:44:06 Encore la semaine dernière, j'en ai fait la mère d'expérience.
00:44:10 J'ai annoncé à mes enfants qu'elle allait être tonton et tata.
00:44:17 Ils souffrent, bien sûr, tout comme moi, de ne pas voir leur soeur et moi ma fille.
00:44:24 Donc elle est fâchée avec toute la famille, sauf son père, en quelque sorte, c'est ça ?
00:44:28 Voilà, c'est-à-dire que dès qu'un enfant revient vers moi...
00:44:32 Je vous quitte, parce qu'il faut que je laisse la place aux infos.
00:44:35 On vous reprend après, restez avec nous et on vous reprend dans deux minutes.
00:44:40 Petite devinette également, quelle est la partie de l'anatomie humaine qui se comporte comme les témoins de Jéhovah ?
00:44:47 Philippe Bruneau, vous avez le temps des infos pour trouver la réponse.
00:44:50 Une petite pause et on se retrouve tout de suite après avec Marianne.
00:44:54 14h16, Brigitte Laessu de radio.
00:44:58 Eh bien nous allons continuer à vous écouter, vous confier, puisque enfin, quand même, on est peut-être le petit village gaulois où on peut continuer à se confier.
00:45:10 Donc si vous avez envie de parler à Philippe Bruneau et à moi-même, vous nous appelez au 0 826 300.
00:45:17 300, je sais pas, oui, 300.
00:45:20 Alors je vais d'abord donner la réponse à ma devinette, à moins que vous l'ayez.
00:45:24 Quelle est la partie de l'anatomie humaine qui se comporte comme les témoins de Jéhovah ?
00:45:30 Que font les témoins de Jéhovah ?
00:45:31 Elle va vous plaire la réponse.
00:45:33 Alors, bon, on est d'accord, les témoins de Jéhovah, ils sont deux.
00:45:37 Ils sont deux, ils font de la musique quelquefois.
00:45:40 Et ils ne peuvent pas rentrer jusqu'au bout.
00:45:43 Alors c'est quoi ?
00:45:44 Oh, un pénis !
00:45:46 Non, c'est les testicules.
00:45:48 Le pénis, il rentre quand même, mais c'est les testicules qui ne rentrent pas.
00:45:52 Donc les testicules, ils sont toujours deux et ils ne peuvent pas rentrer.
00:45:55 Donc c'est comme les témoins de Jéhovah.
00:45:57 Elle est pas mal, hein ?
00:45:58 Elle est pas mal, j'avais pas pensé.
00:46:00 Elles sont quand même difficiles, hein, moi j'ai dit.
00:46:02 Vous devez passer des nuits blanches à calculer toutes ces devinettes.
00:46:06 Écoutez, je fais mon boulot, je ne vous dirai pas comment je le fais.
00:46:10 Alors Marianne est avec nous.
00:46:12 Marianne, on a entendu, donc j'imagine, une enfance difficile.
00:46:16 Et donc forcément un choix amoureux pas terrible.
00:46:19 Un homme certainement manipulateur.
00:46:22 Vous êtes, donc le drame actuel que vous vivez, c'est que vous avez peu de chances
00:46:28 de voir votre petite fille ou petit-fils naître.
00:46:32 Et d'autant moins après le voir grandir, puisque votre fille ne veut plus vous voir.
00:46:38 Alors, il y a quand même une chose que je signale.
00:46:41 En tant que grand-mère, vous avez la loi pour vous, c'est-à-dire vous avez le droit d'exiger
00:46:45 de voir votre petit-fils ou votre petite-fille.
00:46:48 Bon, ça c'est dit, après vous en ferez ce que vous voulez.
00:46:51 Mais moi je crois qu'il y a une chose à comprendre, Marianne.
00:46:54 Votre fille, ce n'est plus une enfant, c'est une adulte.
00:46:56 Elle a 32 ans.
00:46:57 Elle est donc responsable de son choix de vous voir ou de ne pas vous voir.
00:47:01 Et si elle ne veut pas vous voir et qu'elle continue à être du côté de son père,
00:47:06 c'est peut-être parce qu'elle a le même profil que son père.
00:47:08 C'est-à-dire que c'est peut-être quelqu'un d'assez toxique.
00:47:11 Et dans ce cas-là, malheureusement, c'est peut-être mieux de ne pas la voir.
00:47:15 Oui, je sais bien, mais intellectuellement je le sais, c'est juste que...
00:47:21 Alors Marianne, si vous le savez intellectuellement,
00:47:25 il faut aller faire le travail avec quelqu'un pour pouvoir faire le deuil
00:47:29 de la perte de votre fille.
00:47:31 Parce que si elle était morte, vous seriez bien obligés de la faire, cette perte.
00:47:35 Elle n'est pas morte, certes, mais d'une certaine manière,
00:47:38 c'est un peu comme si elle était morte pour vous.
00:47:41 En ce moment, oui.
00:47:42 Et en faisant ce travail de deuil, vous allez moins souffrir, vous allez aller mieux.
00:47:47 Ce qui ne veut pas dire que vous la retrouverez ou que vous ne la retrouverez pas,
00:47:50 je n'en sais rien, mais vous aurez peut-être plus de chances de la retrouver.
00:47:53 Oui, parce que vous allez aller mieux dans les interactions avec elle, si vous en avez.
00:47:57 Et si ça se trouve, vous n'en avez aucune.
00:48:00 Si, quand vous essayez de la relancer, vous la suppliez quelque part.
00:48:06 Si vous allez mieux, vous n'allez plus la relancer de la même manière.
00:48:10 Et là, elle aura peut-être envie de revenir.
00:48:12 Parce qu'elle n'aura plus d'emprise sur vous.
00:48:15 Là, pour l'instant, elle est dans la toute-puissance sur vous.
00:48:18 Après, je sais à quel point ça doit être douloureux de ne pas pouvoir voir son enfant.
00:48:24 Je ne nie pas la souffrance que vous êtes en train de traverser.
00:48:28 Mais ça, ça se travaille et vous pouvez aller mieux, mais ça passe par un travail.
00:48:34 Je veux savoir d'ailleurs un thérapeute à ce sujet-là,
00:48:37 parce que quand j'ai fait cette annonce, je suis restée à moins de mi-temps, complètement bloquée.
00:48:41 Alors évidemment, j'ai des amis de mon âge,
00:48:43 et bizarrement, on a une avalanche de personnes qui me disent
00:48:48 "Ah bah tiens, le bébé va arriver, ma petite fille, mon petit-fils..."
00:48:52 J'ai une avalanche de ça autour de moi, alors je me suis dit
00:48:54 "Est-ce que c'est parce que moi j'y fais attention ?"
00:48:56 Oui, ça c'est possible.
00:48:58 Oui, et ça m'a bloquée, j'ai été longtemps à être bloquée,
00:49:02 je suis allée voir un thérapeute.
00:49:04 C'est votre premier petit-enfant ?
00:49:07 Oui, oui, il n'y en a pas d'autres.
00:49:09 En plus, vous vous rendez compte, il y a longtemps que vous attendez ça,
00:49:12 et là, entre guillemets, elles vous en privent.
00:49:17 Ah bah ça...
00:49:18 Mais c'est pour ça que le droit des grands-parents,
00:49:21 je m'en suis déjà aussi un petit peu intéressée.
00:49:23 Mais finalement, j'ai eu une procédure de divorce qui a duré 7 ans.
00:49:28 Et encore, il a fallu que je m'éloigne de plusieurs centaines de kilomètres
00:49:33 pour que je puisse perdre ma trace.
00:49:35 J'ai plus envie de retrouver ça.
00:49:37 Non mais Marianne, il y a des choses très difficiles dans la vie,
00:49:40 vous avez réussi votre divorce,
00:49:42 il faut aussi vous appuyer sur les choses positives que vous avez réussies.
00:49:47 Et malheureusement, des épreuves, on en rencontre tous,
00:49:50 et puis à un moment, il faut accepter de céder à aller mieux, si je puis dire.
00:49:57 Donc moi, je vous conseille vraiment.
00:49:59 C'est la seule chose qu'on peut vous dire d'intelligent.
00:50:03 Le reste, bien sûr qu'il y a de la souffrance.
00:50:05 Et puis vous le dites clairement, c'est vous-même qui le dites,
00:50:08 votre fille, il se trouve qu'actuellement, elle est du côté de son père.
00:50:11 Vous n'allez pas la changer comme ça, et par la force.
00:50:14 Vous acceptez la situation, mais pour ça, il faut vous faire aider de quelqu'un,
00:50:19 pour avoir des réactions tranquilles,
00:50:22 qui sont les seuls qui peuvent aider, éventuellement, à faire bouger la situation.
00:50:28 Merci Marianne, et bon courage.
00:50:31 On continue avec Tania, qui est avec nous. Bonjour Tania.
00:50:34 Oui, bonjour Brigitte, bonjour M. Breno.
00:50:37 A vous de nous dire comment vous vous confiez, à qui, et pourquoi.
00:50:43 Un chauffeur de taxi.
00:50:45 Alors en fait, l'expérience m'a appris qu'il fallait faire très attention à qui on se confie.
00:50:53 Parce qu'en fait, il faut que la personne en face, l'interlocuteur,
00:50:57 soit apte à entendre et à comprendre ce qu'on veut dire.
00:51:02 Ce qui est le cas, par exemple, d'un professionnel,
00:51:05 je pense que là, on va le voir pour quelque chose.
00:51:08 Il va répondre à une demande, il peut avoir énormément d'empathie,
00:51:12 mais sa profession fait que normalement, il doit cadrer,
00:51:15 il doit répondre aux besoins pour lesquels on va le voir.
00:51:18 Et si c'est de l'affectif, parce qu'en plus, je pense que si on va voir une personne,
00:51:23 qu'on lui confie certaines choses et que la personne n'est pas apte à nous répondre,
00:51:27 sa réponse peut nous blesser encore plus, peut encore élever la sensibilité,
00:51:32 et être blessant, et surélever encore, je dirais, l'hypersensibilité.
00:51:37 - Vous avez raison, j'ai déjà entendu des cas, malheureusement,
00:51:40 de personnes qui n'allaient pas très bien, qui vont voir un thérapeute,
00:51:43 et puis qui sombrent dans l'alcoolisme, ou qui sombrent dans une addiction,
00:51:48 tellement ça les a encore plus fragilisés.
00:51:52 Donc vous avez raison, c'est très juste ce que vous dites.
00:51:56 - Voilà, je fais attention à ça, et je pense que c'est une question de cadre,
00:52:01 et j'essaie toujours, parce que j'ai des états émotionnels comme tout le monde,
00:52:06 et je tourne toujours ma langue dans ma poche, pourtant je suis quelqu'un de très spontané,
00:52:11 mais notamment au travail, je vais par exemple communiquer sur,
00:52:16 quelqu'un va me dire qu'elle est en train de divorcer, c'est difficile, etc.
00:52:21 Je peux parler de mon expérience, mais si je suis en train de me séparer,
00:52:25 je ne vais pas parler de ma situation, parce qu'il y a mon émotion qui va venir dans tout ça,
00:52:31 dans un milieu qui est quand même professionnel, et moi qui suis un petit peu perfectionniste,
00:52:37 je ne voudrais pas que cette faiblesse-là, que cette faille-là,
00:52:41 soit agglomérée avec la qualité de mon travail.
00:52:46 Donc j'essaie, tout en étant spontané, en étant sincère et empathique,
00:52:51 il y a certains sujets où je vais être assez neutre, ou ne pas répondre.
00:52:55 - De toute façon, dans le milieu professionnel, se confier n'est pas forcément une très bonne idée.
00:53:03 Je ne dis pas qu'il n'y a pas de gens qui sont capables d'écouter dans ce milieu-là,
00:53:09 mais c'est toujours un peu...
00:53:13 - Oui, on dit toujours qu'on ne mêle jamais l'amour et la profession,
00:53:18 mais l'affectif très important, c'est peut-être le cas aussi,
00:53:23 mais je pense qu'il n'y a pas de règle non plus,
00:53:26 parce qu'on peut très bien avoir un ou une très bonne amie
00:53:30 qui est issue du milieu professionnel, on peut la rencontrer où que ce soit.
00:53:34 Vous avez utilisé une formule qui est amusante, tout à l'heure vous avez dit
00:53:39 "je tourne toujours ma langue dans ma poche", j'ai entendu.
00:53:43 Vous avez entendu vous-même ?
00:53:45 - Non, pas du tout !
00:53:47 - Alors ça fait penser dans la bouche, mais ça m'a fait penser, et je ne la trouve pas,
00:53:52 souvent on mêle deux expressions populaires,
00:53:55 c'est "tourner cette fois la langue dans sa bouche",
00:53:58 et puis il y a des choses qu'on tourne dans sa poche, ça m'a interrogé.
00:54:04 - Alors moi j'ai pensé, comme vous me dites ça, ça vous fait rire,
00:54:07 et en fait je pensais à "serrer le poing dans sa poche",
00:54:10 c'est-à-dire que je peux avoir...
00:54:12 Voilà, vous avez très bien relevé la chose.
00:54:16 - J'ai entendu que vous avez mêlé les deux,
00:54:19 alors "serrer le poing dans sa poche", ça veut dire quoi à votre avis ?
00:54:23 - Et bien parfois, effectivement, j'ai des situations où je vais avoir envie de
00:54:27 communiquer sur certaines choses, peut-être confier,
00:54:30 ou du passé, ou une discussion qu'on a va me générer une émotion parfois de colère,
00:54:38 et je vais faire un effort justement, donc en tournant la langue...
00:54:43 - Non, non, parce que si vous aviez dit "tourner ma langue cette fois dans la bouche",
00:54:48 ça veut dire qu'on parle quand même, mais on parle après avoir bien réfléchi,
00:54:51 tandis que "serrer le poing dans sa poche", ça veut dire qu'on parlera pas.
00:54:54 - Alors voilà, moi je fais les deux, c'est-à-dire j'essaye justement de poser les bons mots,
00:54:59 et si j'ai une émotion, je la mets en retrait, et justement je serre le poing dans ma poche.
00:55:04 - Mais "serrer le poing dans la poche", on serre le poing pour donner un coup de poing.
00:55:09 C'est-à-dire que c'est un coup de poing qu'on ne donne pas, et qu'on garde dans la poche,
00:55:12 parce que je ne peux pas le donner, parce que je me l'interdis,
00:55:15 donc c'est du refoulement aussi, je suis d'accord avec vous.
00:55:18 Mais j'ai trouvé votre expression très condensée, "je tourne souvent ma langue dans ma poche",
00:55:24 c'est-à-dire que vous avez un poing fermé, vous avez comme une colère rentrée,
00:55:28 et bien une solution, c'est toujours d'exprimer, vous avez parlé d'émotion.
00:55:34 L'étymologie d'émotion, en latin c'est "emovere", c'est-à-dire c'est un mouvement vers l'extérieur,
00:55:40 il faut que ça sorte, donc il faut pas que ça reste dans la poche.
00:55:44 Il faut que ça sorte, et vous pouvez, alors moi je le fais comme ça,
00:55:49 puisque je l'ai raconté tout à l'heure, j'ai crié dans la voiture,
00:55:52 parce que comme ça ça ne gêne personne, même à côté,
00:55:55 mais il y avait même des thérapies qui ont été faites,
00:55:59 ça a été fait en milieu carcéral notamment, on apprenait aux gens à crier,
00:56:05 à sortir leurs émotions chacun ensemble,
00:56:08 moi je crois qu'on peut le faire à tous les auditeurs ou auditrices,
00:56:11 et ce que vous vous dites, ne gardez pas le poing dans la poche.
00:56:15 - C'est un joli témoignage en tout cas, merci Tania de ce petit lapsus que vous nous avez donné à l'antenne.
00:56:23 Allez, on fait une petite pause et puis on va écouter un homme quand même,
00:56:27 parce que les hommes aussi ils ont besoin de se confier, c'est Roland qui sera avec nous dans un instant.
00:56:31 Et oui, les hommes aussi peuvent parler des confidences,
00:56:39 Philippe Brenot, mais ce n'est pas vous qui allez me dire le contraire en tant qu'homme.
00:56:42 Bonjour Roland.
00:56:44 - Bonjour Brigitte, bonjour Philippe.
00:56:46 - Oui, bonjour Roland.
00:56:48 - Bonjour.
00:56:50 Oui alors effectivement, c'est un sujet qui me concerne en tant qu'homme, je crois,
00:56:56 puisque j'en suis un jusqu'à preuve du contraire,
00:56:59 et effectivement comme vous le disiez auparavant,
00:57:02 se confier à une personne proche ou à un individu quelconque, c'est toujours un peu délicat.
00:57:11 Après tout dépend du problème, ce qui me concerne c'est un petit peu le poids de la vie, du quotidien.
00:57:18 Je suis quelqu'un de très empathique, je ne l'étais pas du tout à l'âge de mes 20 ans,
00:57:25 d'où une relation qui a duré quelques mois.
00:57:28 - Et c'est exactement quand on est très jeune, on n'a plus besoin d'agir, d'être, que de s'occuper des autres.
00:57:34 - Exactement, et suite à cette relation qui a énormément perturbé mon quotidien,
00:57:42 et qui plus de 20 ans après aujourd'hui le perturbe encore énormément,
00:57:47 j'ai beaucoup de mal, j'ai des phases de descente très compliquées en termes de sentiments,
00:57:56 en termes d'humeur, je passe même par des phases très sombres.
00:58:02 Et lorsque je souhaite me confier à quelqu'un, je suis quelqu'un d'assez solitaire malgré tout,
00:58:10 et je n'ai pas vraiment l'opportunité de me confier à quelqu'un.
00:58:14 Alors j'ai un très bon ami de très longue date, on se connaît depuis plus de 30 ans,
00:58:18 et c'est à lui que j'en parle, il est très pédagogue.
00:58:23 C'est vrai qu'il est quelqu'un d'assez expérimenté, il est libertin,
00:58:27 il a eu énormément de relations avec des femmes,
00:58:34 je ne connais pas le nombre exactement, mais je sais qu'il y en a eu énormément.
00:58:38 Et c'est quelqu'un d'assez expérimenté dans le domaine du sentiment, de l'amour,
00:58:44 tout ce qui est relation de couple.
00:58:46 Et il a toujours de bons conseils.
00:58:50 Je pensais pouvoir avoir de bons conseils et être aidé par mon épouse,
00:58:59 et je m'aperçois que en ce qui concerne mon passé sentimental,
00:59:04 c'est très compliqué parce que je l'ai fait souffrir, évidemment,
00:59:09 en lui parlant de mes fantômes, de mes problèmes du passé.
00:59:15 - Ça, là, vous soulevez un point important.
00:59:18 C'est vrai que notre partenaire, parfois, n'est pas la bonne personne
00:59:23 si on a besoin de parler de la nostalgie, de sentiments passés, ou de choses comme ça.
00:59:30 - Oui, tout à fait.
00:59:33 - Et vous en parlez très bien en utilisant le terme
00:59:36 "je l'ai fait souffrir avec mes fantômes".
00:59:39 C'est vrai que le problème du couple,
00:59:43 enfin, un des problèmes du couple, parce qu'il n'y a pas que ça,
00:59:46 c'est la réunion de deux histoires
00:59:50 qui nous ont amené à avoir des positions assez différentes.
00:59:55 Et je crois qu'on peut échanger un peu son histoire,
01:00:00 mais comme vous dites, les fantômes,
01:00:02 les fantômes, c'est ce qui n'existe plus de son histoire.
01:00:05 Ça ne doit pas être partagé.
01:00:07 Je crois qu'on ne partage pas tout, notamment avec le conjoint.
01:00:12 Et c'est compliqué pour certaines personnes qui ont appris,
01:00:16 notamment dans l'enfance,
01:00:18 que je dois tout dire à la personne la plus proche.
01:00:22 Ça se fait dans l'enfance, oui, un enfant va tout dire à un parent.
01:00:27 Et tant mieux, parce que c'est une phase d'éducation
01:00:31 et il faut qu'il puisse être répondu, et ainsi de suite.
01:00:34 "Qu'est-ce que tu as fait à l'école ?" "Eh bien, j'ai fait ceci, j'ai fait cela."
01:00:37 Puis il y a un moment, c'est important, où cet enfant ne va plus tout dire.
01:00:41 Et ça va se passer comme ça, même avec le conjoint.
01:00:44 Ça n'a rien à voir avec la tromperie.
01:00:46 Mais je crois que ne pas tout dire, c'est fondamental,
01:00:50 mais pas facile pour beaucoup.
01:00:52 Ne pas tout dire, ce n'est pas cacher.
01:00:54 - C'est-à-dire, ne pas tout dire à son partenaire,
01:00:57 c'est passer de l'immaturité à la position d'adulte.
01:01:02 - C'est pas toujours compris, parce que la maturité du partenaire
01:01:06 n'est pas la même que soi.
01:01:08 C'est d'ailleurs ce qui fait une détention dans le couple.
01:01:11 C'est pour ça que c'est très intéressant ce que vous avez dit, mais fantôme.
01:01:15 - C'est joli d'ailleurs.
01:01:16 - Oui, parce que, par exemple, la chose la plus réelle,
01:01:20 c'est lorsque nous avons, beaucoup de gens ont des tranches de vie,
01:01:26 et donc lorsqu'on est dans un couple stable,
01:01:29 on a fait des expériences, et tant mieux, c'est comme ce qu'il nous apprend la vie relationnelle.
01:01:34 Eh bien, je n'ai pas à échanger sur ce qui s'est passé auparavant.
01:01:38 Quelquefois même, le conjoint veut vous faire partager,
01:01:41 soit sa vie, soit veut connaître la vôtre.
01:01:44 Il faut dire, tu sais très bien que j'ai été avec telle personne pendant tel temps,
01:01:48 mais il n'y a pas... Les détails de cette vie vous appartiennent à vous,
01:01:53 et d'ailleurs c'est pour ça que vous dites "C'est mes fantômes",
01:01:55 parce que vous vous débattez avec.
01:01:58 Et là, vous en parlez peut-être à votre meilleur ami,
01:02:01 un thérapeute, mais pas au conjoint.
01:02:04 Oui, oui. Alors c'est vrai que j'ai eu...
01:02:07 Chauffeur de taxi, s'il vous plaît.
01:02:09 Oui, je ne prends pas trop le taxi, c'est vrai que je suis plutôt en voiture,
01:02:13 mais après, c'est vrai que j'ai eu l'occasion de consulter trois thérapeutes,
01:02:21 dont un sophrologue, qui m'a beaucoup aidé par le biais de la méditation.
01:02:26 Maintenant, c'est vrai que la première psychothérapeute que j'ai pu consulter,
01:02:31 ça ne collait pas du tout, je n'avais vraiment pas d'émotion qui ressortait.
01:02:36 Et la dernière thérapeute que j'ai consultée il y a quelques mois,
01:02:41 m'a fait... J'étais peut-être sur une période de fragilité,
01:02:44 m'a fait ressortir tout un tas de... comme un tsunami émotionnel.
01:02:49 Et je n'y attendais pas vraiment.
01:02:54 Et c'est vrai que la suite de la thérapie ne s'est pas forcément passée comme je l'espérais.
01:03:01 Et j'ai l'impression de ne pas trouver une personne réellement adaptée à mon problème.
01:03:09 C'est pour ça que...
01:03:10 Alors, il est possible que le début d'une thérapie nous fasse un peu sombrer, ça c'est possible.
01:03:17 Maintenant, ce qui est embêtant, c'est que visiblement,
01:03:19 vous n'avez pas eu le sentiment quand même d'être un peu soutenu malgré tout.
01:03:23 Parce que que vous ayez un peu perdu pied, ça c'est possible.
01:03:27 Mais il faut quand même sentir qu'en face on est tenu.
01:03:30 Je ne sais pas, qu'est-ce qui...
01:03:33 Enfin, visiblement, il y a quelque chose...
01:03:36 Vous portez un lourd fardeau sur le plan sentimental, émotionnel semble-t-il.
01:03:42 Donc, il faudra quand même, à un moment donné, que vous puissiez le déposer pour aller mieux.
01:03:49 Donc, je ne sais pas, encore une fois, ce que vous pouvez nous dire ou pas nous dire.
01:03:54 Moi, je ne veux pas être indiscrète.
01:03:57 Oui, bien sûr.
01:03:59 Oui, c'était une relation de couple vraiment, je dirais, très fusionnelle,
01:04:06 aux alentours des années entre 1995 et 2000.
01:04:10 Mais j'étais tellement attaché à cette personne, à cette femme, à cette jeune femme,
01:04:15 que je suis devenu très jaloux, très possessif.
01:04:20 Et par l'immaturité qu'on peut avoir à cet âge-là, je lui ai fait plus de mal que de bien.
01:04:27 Et elle est partie.
01:04:30 Il y a quand même deux, trois petites choses qu'on peut vous dire.
01:04:34 Roland, restez avec nous et puis on va vous donner quelques infos.
01:04:38 Vous en ferez ce que vous pourrez, évidemment.
01:04:41 D'accord.
01:04:44 Brigitte Laé, Sud Radio, le Love Conseil.
01:04:49 Alors, on va passer au Love Conseil un petit peu plus tard.
01:04:52 On va continuer avec Roland d'abord, parce qu'on ne va pas le faire patienter trop longtemps.
01:04:56 Puis peut-être qu'on se zappera le Love Conseil, parce qu'on a beaucoup d'appels.
01:04:59 C'est une émission intéressante.
01:05:01 Merci de cette idée, Philippe Renaud, puisque c'est vous qui êtes à l'origine de l'idée du thème d'aujourd'hui,
01:05:07 grâce notamment à votre livre "Taxi Thérapie" aux éditions Serge Safran.
01:05:11 Alors, Roland, vous nous avez dit finalement beaucoup de choses en peu de mots, je trouve.
01:05:16 Et ce que j'ai envie de vous dire, c'est que cette relation qui vous a rendu extrêmement jaloux,
01:05:23 cette relation extrêmement fusionnelle, moi, à mon avis,
01:05:28 elle est due à quelque chose de l'enfance qui s'est réveillée,
01:05:33 ou en tout cas qui n'a pas été assez comprise.
01:05:38 Quand on est comme ça, aussi, comment dirais-je, incapable de couper ce lien,
01:05:48 donc j'ai bien compris, cette histoire est terminée,
01:05:51 et puis vous êtes actuellement avec une femme,
01:05:53 donc il n'y a pas de raison qu'elle soit encore si présente, cette relation terminée.
01:05:58 Je pense que ça parle de quelque chose.
01:06:01 Et moi, je pense que ça parle de la relation à votre père, mais je me trompe peut-être.
01:06:04 Mais je pense que c'est ça qu'il faut aller voir, déjà peut-être vous-même,
01:06:11 qu'est-ce que cette femme, finalement, vous a apporté,
01:06:15 qui vous rappellerait ce que vous avez eu dans l'enfance ou que vous n'avez pas eu.
01:06:19 Je ne vous demande pas la réponse tout de suite, peut-être que ça demande du temps.
01:06:25 Mais moi, je pense que c'est, enfin en tout cas, si j'étais votre thérapeute,
01:06:28 c'est la piste que je vous conseillerais d'aborder.
01:06:31 Et puis, cette amie que vous admirez par tous ses exploits sexuels,
01:06:41 ça montre aussi que vous avez besoin de vous affirmer dans votre identité masculine.
01:06:47 C'est pour ça que je parlais du père.
01:06:50 Mais encore une fois, vous en ferez ce que vous pouvez.
01:06:53 Moi, je vous donne des pistes, parce que c'est notre rôle, Philippe, en quelques mots.
01:06:58 C'est des choses qui nous viennent à l'esprit, mais comme Brigitte, moi, ça fait penser,
01:07:03 et ce terme de fantôme, qui est beau, tel que vous l'utilisez,
01:07:08 ça fait penser que quelque chose n'est pas terminé.
01:07:11 Alors, dans les faits, oui, certainement, puisqu'il s'est éteint il y a longtemps.
01:07:15 Mais il y a quelquefois des histoires qui ne s'arrêtent jamais de la vie.
01:07:19 Et ce n'est pas facile de mettre un terme à une histoire
01:07:22 lorsque l'histoire n'a pas eu de terme, peut-être.
01:07:26 Donc, c'est peut-être à interroger dans une réflexion que vous faites.
01:07:30 Oui, ça a l'air très présent, le fantôme, il est là tous les jours.
01:07:34 - Et c'est pour ça que ça a fait souffrir votre femme actuellement,
01:07:37 parce qu'elle sent bien que cette femme,
01:07:41 qui vous a quitté pourtant,
01:07:45 elle est toujours présente.
01:07:47 Et c'est pour ça que votre partenaire a souffert, voyez.
01:07:54 C'est tout ça qu'il faut essayer de...
01:07:58 Et essayer de repenser, puisque vous nous l'avez dit,
01:08:01 qu'est-ce qui vous a fait autant craquer avec la thérapeute
01:08:05 qui visiblement a percé une poche douloureuse chez vous.
01:08:11 Ça a certainement touché quelque chose du petit garçon qui est en vous.
01:08:15 Voyez ?
01:08:17 - Et lorsque quelque chose est difficile,
01:08:20 surtout dans une nouvelle thérapie, comme vous dites,
01:08:23 et il t'est arrivé tout un tas de choses d'un seul coup,
01:08:27 souvent c'est bien de poursuivre un petit peu.
01:08:30 Parce que quelquefois on peut se réfugier en disant
01:08:33 "Ça me fait trop mal, je ne peux pas continuer."
01:08:37 En tout cas, la confrontation à cette personne,
01:08:40 quelque soit ce qui s'est passé, vous a fait ressurgir des choses
01:08:44 dont peut-être il y a intérêt à comprendre le sens, la symbolique.
01:08:47 - Oui, je pense qu'il y a toutes celles...
01:08:49 Vous voyez, pour nous, parce qu'on est un petit peu habitués quand même à l'écoute,
01:08:52 on est peut-être un petit peu pas trop mauvais, on va dire,
01:08:55 il y a beaucoup de choses que vous nous avez dites qui sont là,
01:08:59 et je vous propose aussi de réécouter en podcast peut-être ce que vous nous avez dit
01:09:04 et ce qu'on vient de vous dire.
01:09:06 Là, vous avez tous les nœuds, si je puis dire,
01:09:09 mais c'est à vous de les défaire, évidemment.
01:09:12 Voilà, maintenant si vous avez envie de nous dire quelque chose d'autre,
01:09:16 on est là, on écoute, mais je ne veux pas vous mettre mal à l'aise,
01:09:19 je ne veux pas vous faire mal.
01:09:25 Je sais que c'est quelque chose que...
01:09:28 C'est dur à sortir.
01:09:35 - Oui, disons que j'en souffre au quotidien,
01:09:38 parce que tout un tas de phénomènes au quotidien
01:09:45 me rappellent plus ou moins ces souvenirs.
01:09:48 Et je sais qu'elle est en couple aujourd'hui,
01:09:51 je sais qu'elle a refait sa vie cette personne,
01:09:54 et j'en suis très heureux pour elle,
01:09:57 et si tout va bien, c'est ce que je lui souhaite le plus sur le monde.
01:10:02 Malgré tout, je pense être passé peut-être à côté de quelque chose,
01:10:09 et j'ai le sentiment, et c'est vrai,
01:10:13 j'ai fait des choses que je me suis permis de lui dire,
01:10:19 des choses que je n'aurais jamais dû lui dire,
01:10:22 et je le regrette aujourd'hui.
01:10:24 Mais bon, le fait de regretter quelque chose...
01:10:26 - Non, non, mais vous n'avez pas regretté spécialement.
01:10:30 - Je pensais qu'en fait, auprès de mon épouse, comme on se dit...
01:10:34 - Mais ce que vous lui avez dit à cette femme,
01:10:39 ce n'est pas à elle que vous l'avez dit,
01:10:41 c'est certainement à quelqu'un d'autre,
01:10:44 et c'est le petit enfant en colère,
01:10:48 le petit enfant frustré, le petit enfant je ne sais quoi,
01:10:51 qui a dit tout ça à cette femme.
01:10:53 Vous voyez, c'est ça qu'il faut aller travailler,
01:10:55 et c'est ça qui va vous libérer,
01:10:57 quand vous comprendrez pourquoi vous avez été celui que vous n'aimez pas,
01:11:01 parce que vous n'avez pas aimé,
01:11:03 si vous voyez, vous allez avancer.
01:11:05 Ok ?
01:11:07 - Bon courage, c'est bien, oui.
01:11:09 - Merci Roland, merci beaucoup.
01:11:12 On continue avec ce jouet que j'ai entre les mains,
01:11:16 c'est un plug, un joli plug, un petit plug,
01:11:19 et c'est Arnaud qui l'a reçu et qui l'a testé pour nous.
01:11:22 C'est un plug anal rotatif, n'est-ce pas ?
01:11:24 Télécommandé de la marque Crucious,
01:11:28 qu'on trouve sur l'enseigne rue-des-plaisirs.com
01:11:32 - Magnifique Brigitte, elle est belle.
01:11:34 - Elle est jolie hein ?
01:11:35 - Elle se dit "faites-moi vibrer la main".
01:11:37 - Non, attendez, il faut que je la mette en marche.
01:11:39 - Ah oui, oui.
01:11:40 - Non, il faut être en marche.
01:11:41 - Je sais pas.
01:11:42 Bonjour Arnaud.
01:11:43 - Bonjour.
01:11:44 - Bon, je vous rassure, Philippe ne le teste pas réellement,
01:11:47 il le teste entre les mains.
01:11:48 - Ah ça y est, entre les mains, ça y est.
01:11:50 - Ça y est, ça y est.
01:11:51 - J'ai le plug qui vibre entre les doigts.
01:11:52 - Il est rotatif, c'est rigolo.
01:11:53 - Ah ouais, allez.
01:11:54 - Bonjour, allez-y Arnaud, je vous en prie.
01:11:56 - Oui, exactement, du coup j'ai reçu le jouet,
01:11:59 on l'a testé avec ma compagne,
01:12:01 donc du coup, elle a essayé le plug,
01:12:07 donc du coup je fais un peu l'intermédiaire.
01:12:09 Donc du coup effectivement, il est rotatif et vibratoire,
01:12:14 donc du coup on l'a essayé,
01:12:17 et donc du coup son avis a été qu'elle aimait plutôt bien,
01:12:23 donc je pense qu'elle a aussi pratiqué les pénétrations anales,
01:12:28 donc du coup forcément elle a l'habitude,
01:12:29 et je me demande si quelqu'un qui est novice aura peut-être un peu plus de mal.
01:12:34 - Oh c'est pas un gros plug, hein.
01:12:37 - Non.
01:12:38 - En tout cas ça amuse beaucoup Philippe, j'augmente.
01:12:41 - Ça c'est drôle, ça c'est drôle, ça va faire plaisir.
01:12:44 - On a beau dire le côté télécommande c'est rigolo ou quoi.
01:12:46 - Vous me faites, franchement, vous me faites vibrer Brigitte.
01:12:50 - Donc du coup, effectivement, on n'a pas pu,
01:12:54 donc du coup j'avais la télécommande,
01:12:57 et je crois qu'en vrai le seul problème qu'il y a c'est qu'on ne sait pas
01:13:02 qu'est-ce que ça fait, la vibration,
01:13:07 on a juste un seul bouton pour appuyer,
01:13:09 et on ne sait pas vraiment quand on a envie de quelque chose de plus intense ou de moins intense.
01:13:14 - Il faut appuyer sur l'autre bouton, vous avez un bouton pour allumer,
01:13:17 et puis là vous avez un autre bouton pour augmenter la puissance de la vibration.
01:13:23 - Oui, mais en fait pour moi le seul petit bémol c'est qu'on ne sait pas,
01:13:28 il y aurait un bouton plus et moins, je dirais qu'on saurait plus là où on est,
01:13:32 et comment on a envie si on a envie de quelque chose de plus intense,
01:13:35 mais sinon il faut appuyer, par exemple entre quelque chose qui vibre,
01:13:39 par exemple en variation, et bien si on veut quelque chose d'un peu plus intense,
01:13:42 il faut parfois passer des étapes pour arriver au bon.
01:13:49 Donc voilà, c'est le seul petit truc, mais sinon très sympa, vous avez dit, côté esthétique.
01:13:55 - Il est très joli.
01:13:57 - Oui, ça gratouille, ça chatouille, ça se tortille.
01:14:02 - En tout cas je pense que pour une première stimulation anal,
01:14:06 il est assez mignon, et puis il n'est pas trop...
01:14:12 je ne vais pas dire qu'il est inoffensif.
01:14:14 - Mais franchement, c'est joli.
01:14:16 - C'est joli, il vous plaît ? Tenez, je vous le donne, Philippe.
01:14:19 - Oh, esthétiquement, merci, j'ai été formidable.
01:14:21 - Tenez, cadeau.
01:14:22 - Et alors vous lui donnez quelle note finalement, Arnaud ?
01:14:25 - 8.
01:14:26 - 8 sur 10, d'accord.
01:14:28 - Du coup ma compagne m'a donné la note, et elle m'a dit "Je te la mets à 8".
01:14:31 - C'est pas mal, c'est une bonne note.
01:14:33 - Oui, plutôt satisfaite, et pour ensuite passer sur une pénétration anal,
01:14:37 elle trouvait que c'était un bon outil.
01:14:41 - D'accord. Eh bien 8 sur 10 pour ce plug anal rotatif télécommandé de Twitter,
01:14:47 de la marque Crucius, et vous pouvez vous le procurer sur l'enseigne ruedesplaisir.com,
01:14:52 vous pouvez en tout cas déjà aller voir à quoi il ressemble,
01:14:54 c'est vrai qu'il est très mignon.
01:14:55 Merci beaucoup Arnaud, on va continuer avec Laura qui nous a rejoint.
01:14:59 Bonjour Laura.
01:15:00 - Oui, bonjour, bonjour Brigitte.
01:15:02 - Bonjour Laura.
01:15:03 - Bonjour Philippe, bonjour à votre invité.
01:15:06 Pour commencer, je ne vais pas être originale, je suis assez émue et assez troublée de passer à l'antenne,
01:15:13 c'est la première fois de ma vie.
01:15:15 - Merci. Je me suis toujours touchée quand quelqu'un...
01:15:18 Parce que vous voyez, pour finalement oser venir témoigner dans cette émission,
01:15:24 il faut me faire confiance, et moi ça me touche beaucoup quand on me fait confiance.
01:15:29 - Pourquoi vous faites confiance ?
01:15:31 - Et puis comme vous le faites Laura, oser dire que ça vous fait plaisir.
01:15:34 - Bah oui.
01:15:36 - Voilà, c'est bien.
01:15:37 - Et puis Brigitte m'accompagne depuis tellement d'années déjà dans l'ancienne radio,
01:15:42 et j'ai eu du mal à la retrouver, j'ai cherché à la retrouver,
01:15:45 et ça m'a tellement ouvert les yeux.
01:15:48 C'est d'une humanité, d'une simplicité.
01:15:52 - Mais parce qu'elle fait du bien.
01:15:54 - Je suis contente d'avoir repris l'antenne, merci Laura.
01:15:57 - Je vous en prie.
01:15:58 Non mais c'est au-delà d'un métier, on le sent, on le ressent, c'est au-delà d'un métier.
01:16:02 Elle a investi dans chaque témoignage, on le ressent que c'est du cœur, ça vient du cœur,
01:16:07 et c'est pas un métier, c'est une vocation et une passion.
01:16:12 Donc c'est pas original, mais c'est souvent dit, et c'est tellement vrai.
01:16:17 - Et alors vous, vous avez du mal justement à vous confier.
01:16:21 Et c'est drôle que vous appeliez aujourd'hui justement.
01:16:23 - On est d'accord, on est d'accord.
01:16:26 Oui, oui, oui, c'est ça qui est drôle, c'est que ça a été le déclencheur,
01:16:29 j'ai voulu vous réécouter, je me suis arrêtée, et puis je me suis dit
01:16:32 de toute façon j'arriverai jamais à passer à l'antenne, il y a trop de monde qui appelle.
01:16:35 Eh ben non, j'ai réussi, je me suis dit bon, il n'y a pas de hasard dans la vie.
01:16:39 Et là, du coup, oui j'ai du mal à me confier, et là je me confie à des millions d'auditeurs finalement.
01:16:46 Donc c'est le paradoxe, donc oui, j'ai eu de l'enfance, de par l'enfance,
01:16:52 ce qui m'a fait agir c'était l'auditeur précédent,
01:16:55 où vous avez dit qu'à l'enfance, on apprend à l'enfant à se confier,
01:16:59 à tout dire à ses parents, et quand on devient adulte, il y a des choses à lire, à ne pas dire.
01:17:04 Moi ça a été tout l'opposé, j'ai vécu toute mon enfance à ne pas dire,
01:17:09 où il ne fallait pas dire, où tout était tabou, tout était que des non-dits,
01:17:13 même des choses, des secrets de famille, enfin, c'est pas le sujet du jour,
01:17:18 mais oui, des gros non-dits, et à grandir avec des choses qu'on sait
01:17:24 qui se sont passées, qu'on a vécues, traumatisantes,
01:17:27 et attendre les 30 ans pour qu'on vous confirme que non, vous n'avez pas rêvé,
01:17:35 non, vous n'êtes pas folle, non, vous l'avez vraiment vu, vous l'avez vraiment vécu,
01:17:39 et voilà, donc depuis mes 30 ans, on va dire, j'apprends à changer,
01:17:46 et donc du coup, vécu avec un homme,
01:17:50 bon je sais que c'est à la mode, narcissique, enfin, pervers narcissique,
01:17:54 mais dans toute sa splendeur, et avec beaucoup de violence psychologique,
01:17:59 je me suis séparée, il y a 10 ans, j'ai rencontré un homme qui est formidable,
01:18:03 sauf que mon mouton à 5 pattes, que je projetais, et que je me disais,
01:18:07 c'est même pas possible, il a croisé la route, et qui est tout l'opposé de moi,
01:18:12 qui est quelqu'un qui parle, qui est dans la communication,
01:18:16 qui a vécu justement avec une mère qui voulait qu'elle lui dise tout,
01:18:21 et donc moi me concernant, je ne dis rien, je suis une vraie porte fermée,
01:18:27 j'apprends, j'ai beaucoup de mal, donc je ne me confie pas,
01:18:32 et le paradoxe c'est que je suis tombée sur un homme tout l'opposé,
01:18:35 qui dit tout, tout le temps à tout le monde, pas tout le monde, mais qui se confie.
01:18:39 C'est formidable, parce que vous voyez là, on est dans une relation miroir,
01:18:45 c'est-à-dire que vous voyez quelqu'un qui peut tout dire, qui peut tout vous dire,
01:18:50 et qui finalement vous apprend peut-être tout doucement que c'est possible.
01:18:56 C'est ce qu'il essaie de faire depuis 10 ans, et encore aujourd'hui c'est pas gagné,
01:19:01 j'ai toujours ce blocage, et dans tous les sens, que ce soit dans mon environnement
01:19:06 amical, professionnel, familial ou sentimental, mes enfants également,
01:19:14 aujourd'hui je ne connais pas la limite de ce qu'on doit, qu'on peut dire,
01:19:20 et ce qu'on a le droit de dire, j'ai toujours peur d'être jugée, de trop en dire,
01:19:28 de décevoir de ce que je vais dire sur des choses, mes faiblesses par exemple,
01:19:34 donc j'ai cumulé, cumulé, aujourd'hui j'ai l'impression d'être une enfant,
01:19:40 et de pouvoir blesser à force de pas dire, parce que mes enfants ou mon conjoint,
01:19:47 comme vous le dites, me le disent, on sait jamais, finalement on ne te connait pas vraiment,
01:19:54 vu que tu nous caches des choses, et c'est pas tant que je veux cacher des choses,
01:19:59 c'est que ça sort pas.
01:20:01 - Laura, vous dites bien "je suis un enfant", et le fait même de dire "je suis un enfant"
01:20:08 fait que vous n'en êtes pas un, parce que vous avez conscience de l'enfant que vous avez pu être,
01:20:15 les gens qui restent un enfant ne disent jamais "je suis un enfant",
01:20:19 ils supportent pas d'ailleurs qu'on leur dise "je suis un enfant, je suis une porte fermée",
01:20:25 et bien sûr j'ai rencontré un homme qui se confie, ok,
01:20:29 mais vous racontez bien la fabrique, la fabrique de cette porte fermée,
01:20:35 tous les termes que vous avez utilisés, c'est en fait la peur d'être jugé,
01:20:39 sûrement l'interdit de parler, c'est des problèmes éducationnels, interdit, ne pas dire, tabou, non dit,
01:20:47 et alors j'ai trouvé amusant, mais je me trompe peut-être,
01:20:52 vous avez dit au début de votre intervention, dans une phrase, vous avez dit "je me suis arrêté",
01:20:58 vous étiez donc en voiture ? - Oui.
01:21:01 - Voilà, j'ai entendu que vous êtes dans votre voiture, et que vous vous êtes arrêté,
01:21:06 parce que vous avez reçu l'appel et que vous allez parler à la radio,
01:21:10 alors c'est presque l'inverse du taxi, le taxi on parle avec lui,
01:21:15 on sait que, on peut dire tout ce qu'on veut, parce que personne l'entendra,
01:21:21 on reverra jamais la personne, là c'est l'inverse, vous faites un chemin extraordinaire,
01:21:25 vous osez dire, alors que vous êtes le plus entendu, plus que d'habitude,
01:21:30 vous osez dire "je ne peux pas parler", et bien vous le faites, c'est formidable,
01:21:35 vous êtes exactement dans la même position, - C'est une catharsis, on pourrait dire.
01:21:39 - C'est une sorte de catharsis, vous êtes sur le bord de la route,
01:21:42 vous me faites penser à quelqu'un que j'avais vu il y a très longtemps, un patient,
01:21:48 et qui m'a dit, un jour, où il s'est désinhibé,
01:21:53 je ne sais pas comment il a fait, c'était il y a vraiment très longtemps,
01:21:56 il s'est arrêté, il était représentant de commerce, je crois, il s'arrête sur le bord de la route,
01:22:00 et il me dit "à ce moment-là, j'ai eu une illumination, j'ai appelé une animatrice radio,
01:22:06 mais qu'il ne connaissait absolument pas, il a réussi à se la faire passer,
01:22:10 et elle lui a parlé alors qu'il était dans sa voiture".
01:22:13 Je crois que la voiture est un lieu où on est seul, avec soi-même,
01:22:17 et on peut se dépasser, c'est ce que vous êtes en train de faire,
01:22:20 Brigitte dit catharsis, ça veut dire, je suis en train de faire un acte,
01:22:24 qui va me faire changer de situation, à partir d'aujourd'hui, votre vie sera peut-être différente.
01:22:29 Comme vous dites, je suis avec un homme qui se confie,
01:22:33 mais ça ne m'amène pas quand même à parler, pas forcément, ça ne peut venir que de vous,
01:22:38 mais il est un bon modèle pour vous, parce que vous êtes bien avec lui.
01:22:42 Peut-être que votre vie, que des choses seront différentes,
01:22:45 parce que vous avez parlé à énormément de gens qui vous écoutent,
01:22:49 mais bien sûr, ce n'est pas du tout anodin.
01:22:53 - Ah non, il n'y a pas de hasard dans la vie, il y a eu un déclencheur,
01:22:57 et je me suis arrêtée, oui, je me suis arrêtée.
01:23:00 - Restez arrêtés, et puis je vous propose, si vous voulez bien,
01:23:04 qu'on se retrouve dans deux minutes, ça vous va ?
01:23:06 - Allez, d'accord. - Oui, je veux bien.
01:23:08 - Et nous sommes avec Philippe Breneau, psychiatre, thérapeute évidemment,
01:23:18 et auteur de "Taxi-thérapie", le livre qui a été le sujet de cette très belle émission,
01:23:22 que nous allons sans doute conclure avec Laura,
01:23:26 qui nous rejoint et qui donc enfin parle, si je puis dire.
01:23:30 Alors, moi je crois quand même, Laura, à vous écouter comme ça,
01:23:33 mais là encore une fois, c'est très intuitif ce que je vais vous dire,
01:23:36 vous parlez peut-être pas facilement de vous,
01:23:39 mais je pense que vous avez quelque chose qui vous aide à sortir vos émotions,
01:23:46 et d'une certaine manière à dire, je pense que vous êtes quelqu'un qui agit,
01:23:51 qui est positif, qui est assez joyeux quand même,
01:23:56 parce qu'on l'entend dans votre voix.
01:23:58 Et donc, au fond, bien sûr que vos enfants, peut-être même votre compagnon,
01:24:04 parfois aimeraient que vous parliez un petit peu plus de ce qui vous fait plaisir, etc.
01:24:09 Mais je pense que si on vous observe, et si votre compagnon est avec vous depuis pas mal d'années,
01:24:14 alors qu'il a besoin de vous parler,
01:24:16 il reste parce qu'il voit bien qu'il arrive à deviner vos humeurs.
01:24:21 - Oui, oui, complètement. Il arrive à deviner parce qu'il est très intuitif,
01:24:27 et il a une capacité à lire en moi comme un livre ouvert.
01:24:32 - Oui, mais ne vous sous-estimez pas.
01:24:35 Je pense que vous êtes quelqu'un qui peut-être ne parle pas,
01:24:38 mais qui émotionnellement est assez transparente, c'est ça que je veux dire.
01:24:42 - Ah ben je l'étais pas. Là, aujourd'hui, oui, je suis joyeuse.
01:24:45 - Et ben voilà, donc il vous a apporté ça, vous voyez.
01:24:48 - Parce que j'ai fait un travail sur moi, on va dire.
01:24:51 - Ben voilà, ben vous êtes déjà pas mal.
01:24:53 - Oui, mais là j'ai eu un déclic il y a un an, c'était au mois de juillet de l'année dernière,
01:24:57 mais auparavant il y avait beaucoup de souffrance,
01:24:59 parce que justement j'emmagasinais beaucoup de choses que je n'arrivais pas à exprimer,
01:25:04 et ça faisait cocotte minute, et ça a explosé.
01:25:08 Donc oui, effectivement, il y a un an, je sais, pareil, c'est un autre terme très à la mode,
01:25:13 on parle beaucoup d'hypersensibilité, mais j'ai compris,
01:25:16 j'ai mis le doigt dessus grâce à une psychothérapeute,
01:25:20 et un livre que j'ai lu, je me souviens plus du nom, sur l'hypersensibilité,
01:25:25 et je me suis rendue compte de ce que j'avais vécu de l'enfance.
01:25:29 J'avais développé, par rapport à une agression que j'ai vécue petite,
01:25:34 j'avais développé cette capacité à toujours être à l'écoute de tout,
01:25:38 toujours être sur le qui-vive, jamais dormir sereinement,
01:25:42 j'avais développé une autodéfense, une armure,
01:25:45 je m'étais mise une armure mais triple épaisseur,
01:25:49 et je n'étais pas dans la joie,
01:25:52 et cette hypersensibilité faisait que tout le monde se confiait à moi.
01:25:56 J'étais un aimant, comme dit mon conjoint,
01:26:00 dès que je suis quelque part, à un hôpital ou dans une rue,
01:26:04 si il y a une personne qui a besoin de parler ou d'aide,
01:26:07 ou qui n'est pas bien, ou qui est encore aujourd'hui quelqu'un qui est en mal-être,
01:26:11 automatiquement j'attire, il me dit "Mère Thérésa, tu attires les gens qui ne vont pas bien,
01:26:15 et toi-même tu ne vas pas bien".
01:26:18 Avec votre façon de parler, on ne dirait pas du tout
01:26:23 quelqu'un qui ne sait pas parler, qui n'a pas l'habitude de parler.
01:26:26 Vous avez une parole qui est très libre, c'est surprenant.
01:26:30 Alors c'est plutôt au niveau des contenus sûrement,
01:26:34 que des choses ne peuvent pas se faire, parce que vous l'avez dit,
01:26:38 vous avez eu un interdit. Vous avez parlé d'agression,
01:26:42 de quelque chose, peu importe, qui vous appartient,
01:26:46 mais à partir de là, il a dû y avoir un interdit d'en parler,
01:26:50 interdit d'échanger,
01:26:54 soit par quelqu'un de l'entourage, c'est possible,
01:26:58 mais c'est très possible que ce soit quelqu'un de l'entourage,
01:27:02 et là vous avez quelque chose qui vous vient peut-être en tête.
01:27:05 - Oui, mais moi je crois que ce n'est pas ça.
01:27:08 C'est au-delà de la personne qui a pu le dire,
01:27:11 il y a quelqu'un qui a relayé et qui a redoublé cet interdit.
01:27:16 - Oui, c'est vrai. - Et cette personne, vous savez qui c'est ?
01:27:19 - Oui, c'est vrai, mon ex-mari. - Mais vous savez qui c'est,
01:27:22 cette personne qui a relayé ? C'est vous.
01:27:26 - Ah oui. - C'est-à-dire que, bien sûr,
01:27:29 il y a des choses que l'on a vécues,
01:27:32 mais un interdit ne se poursuit que parce qu'on a
01:27:36 intégré les règles morales des gens qui sont proches.
01:27:40 Et d'une certaine façon, moi je crois qu'aujourd'hui,
01:27:43 vous pouvez très bien, ou alors je vais vous dire tout simplement,
01:27:46 puisque vous n'arrivez pas à vous autoriser,
01:27:49 je vous autorise à ne plus vous interdire.
01:27:52 Et vous allez être étonnés parce que vous pouvez dire ce que vous voulez,
01:27:55 et vous en êtes capable. Vous l'avez dit tout à l'heure,
01:27:58 c'est pour ça que vous êtes resté pendant quelques minutes de plus à l'antenne.
01:28:01 - Oui, mais de toute façon, je pense que Laura,
01:28:04 vous êtes quelqu'un qui parle, enfin je veux dire, vous n'êtes pas quelqu'un...
01:28:07 Ce qui est difficile pour vous, c'est de parler
01:28:10 de vos émotions et de vos choses les plus profondes.
01:28:14 - Tout à fait. - Donc c'est moins grave
01:28:17 que des personnes qui sont... Vous voyez,
01:28:20 il y a des personnes qui sont vraiment...
01:28:23 On ne sait jamais ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent, parce que tout est bloqué.
01:28:27 Vous, c'est juste que confier réellement quelque chose de profond,
01:28:32 ça vous est interdit, comme le dit joliment... - Ah ben tout à fait.
01:28:35 Je suis dans la communication, je suis très expatique,
01:28:38 mais parler de moi, de mon moi, ça c'est...
01:28:41 - Mais c'est-à-dire que vous n'êtes pas une porte fermée,
01:28:44 vous êtes une porte fermée à une partie de vous, et qui n'a à être échangée.
01:28:48 - Il n'y a que la chambre à coucher qui est fermée, le salon est ouvert,
01:28:51 la cheminée est ouverte, le... - Voilà. - C'est bien imagé, c'est tout, ça c'est ça.
01:28:55 Mais ça n'a pas à être celui de tous, ça peut l'être justement
01:28:59 de cet homme qui se confie, que vous avez choisi,
01:29:03 et qui va... - Alors, je vais vous donner un petit exercice pratique,
01:29:07 Laura. Vous allez... On va commencer par une fois par semaine,
01:29:12 une fois par semaine, vous allez vous obliger à lui dire quelque chose
01:29:17 d'intime, ou en tout cas un ressenti très personnel de quelque chose.
01:29:23 Là, les premières semaines, vous avez le droit de parler de quelque chose
01:29:27 de plus professionnel, une toute petite chose.
01:29:31 Et vous verrez ce que vous ressentez. Alors déjà, vous verrez ce que vous ressentez
01:29:35 au moment où vous lui dites, et puis ensuite vous verrez ce que vous ressentez
01:29:39 après lui avoir dit, et ça peut être comme ça, voyez,
01:29:45 parce que vous ne pourrez pas du premier coup, comme ça, lui dire quelque chose
01:29:49 juste après avoir fait l'amour, une confidence très personnelle
01:29:53 de quelque chose de très profond, ça ne sera pas possible. Mais commencez par des petites choses
01:29:57 un peu annexes, et c'est comme ça qu'on ouvre tout doucement
01:30:03 la porte, on ne peut pas l'ouvrir tout de suite en vant. - Oui, puisqu'elle interdit,
01:30:07 il ne vient que de vous. Il ne venait que de vous, puisque c'est terminé.
01:30:11 - Et merci beaucoup en tout cas Laura, et bonne route, soyez prudentes.
01:30:15 Alors c'est formidable, on a ouvert quelques petites fenêtres.
01:30:21 - Enfin ce n'est pas nous, c'est les auditeurs, les auditrices qui les ouvertent.
01:30:25 On essaie d'accompagner cela, mais c'est vous qui le faites. Et ceux qui écoutent
01:30:29 je pense peuvent aussi ouvrir des portes, parce que, comme disait
01:30:33 quelqu'un tout à fait au début de l'émission, en écoutant, je me reconnais,
01:30:37 et bien sûr, ça sert à ça. - Merci en tout cas beaucoup
01:30:41 Philippe Breneau, je rappelle ce livre "Taxi Thérapiste", un roman qui est sorti
01:30:45 aux éditions Serge Safran il y a un petit peu plus de 6 mois.
01:30:49 Et puis bien sûr il y a toujours cette bande dessinée "L'incroyable histoire du sexe"
01:30:53 Demain nous serons avec Pascal Neveu, est-ce que le couple a encore un avenir ?
01:30:57 On va évoquer tout ça avec lui. On pourrait l'avoir évoqué avec vous aussi d'ailleurs, Philippe Breneau.
01:31:01 Et puis tout de suite, vous retrouvez Alexandre Deleuven pour l'émission "À votre écoute".
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