Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
Avec Christophe Demerson, directeur de la revue « 25 millions de propriétaires » et ancien président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI)

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

Nous suivre sur les réseaux sociaux

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LA_VIE_EN_VRAI-2023-08-31##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 - Et l'avis en vrai avec une mauvaise surprise et une douloureuse pour beaucoup de propriétaires de logements en ce moment.
00:06 Ce sont les factures qui arrivent des taxes foncières.
00:11 Alors il y en a qui évidemment payent, ont un paiement étalé, bien sûr que c'est chaque mois,
00:19 donc ils ne voient pas cela immédiatement.
00:21 Et puis il y a les autres qui commencent à recevoir ces avis d'imposition
00:25 ou à les voir sur leur feuille en allant consulter les sites.
00:30 Au moins 7% partout cette année avec des hausses parfois de plus de 40%
00:36 et ça ne s'est pas vu depuis 40 ans.
00:38 Nous sommes avec Christophe Demerson, directeur de la revue 25 millions de propriétaires,
00:44 ancien président de l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers.
00:47 Bonjour.
00:48 - Bonjour Patrick Roger.
00:49 - Merci d'être avec nous ce matin.
00:52 À quoi c'est dû cette augmentation ?
00:54 - À quoi c'est dû ?
00:55 Déjà ce qu'on peut dire c'est que j'écoutais que Sud Radio faisait des cadeaux,
00:59 c'est bien, c'est une bonne idée.
01:01 Je pense que si, vous pourriez peut-être promettre dans les gains des cachets d'aspirine.
01:06 Aujourd'hui c'est vrai que la France se réveille avec le mal à la tête
01:10 et c'est des millions de propriétaires qui sont impactés.
01:13 Ce qu'on peut dire c'est qu'immobilier c'est le temps long.
01:15 Et indépendamment de cette année, si on regarde déjà sur les 10 dernières années,
01:20 l'augmentation des taxes soncières c'est trois fois l'inflation
01:24 et c'est trois fois l'augmentation des loyers.
01:27 Donc vous voyez ce que je veux dire, c'est pas une petite histoire.
01:29 C'est pas une mince histoire.
01:31 Et maintenant ce qu'on peut dire pour cette année,
01:33 c'est que j'allais dire malheureusement c'est la chronique d'une histoire annoncée
01:37 puisque depuis la promesse d'Emmanuel Macron en 2017,
01:41 depuis cette promesse présidentielle,
01:43 on savait que la taxe d'habitation allait être supprimée.
01:46 On avait promis que ce sera l'euro près naturellement.
01:49 Vous savez que l'histoire, les promesses, ça n'engage que ceux qui y croient.
01:52 Les maires ils ont pris peur et puis ils ont eu la main lourde
01:55 et puis ils ont eu la main très lourde.
01:57 Et puis à côté de ça, aujourd'hui, ce qu'on voit c'est qu'on se dirige tranquillement
02:01 vers une révolution sociétale majeure et ça va être hyper grave.
02:05 - C'est-à-dire révolution sociétale majeure ?
02:09 - Oui, ça va être hyper grave pour les propriétaires occupants déjà.
02:12 Les propriétaires occupants, on sait déjà maintenant,
02:15 on sait qu'il y a beaucoup de classes moyennes
02:17 qui ne vont pas pouvoir continuer à payer.
02:20 Ça, on le sait.
02:21 Alors quand je dis ça, c'est quoi les classes moyennes ?
02:22 Je ne veux pas dire que ce sont des gens qui sont très pauvres, qui sont en SNIC, non.
02:25 Ce sont des gens qui ont deux salaires, qui avaient leur résidence principale
02:28 et qui avaient toute leur vie économisée,
02:31 qui avaient un appartement au bord de la mer,
02:32 un petit appartement à la montagne, une maison de famille, etc.
02:35 Ce genre-là, je peux vous dire que c'est les premiers à impacter,
02:38 c'est le milieu de classe moyenne.
02:40 Pourquoi ?
02:40 Et bien tout simplement parce qu'ils ne vont pas pouvoir
02:43 continuer à payer des deux côtés parce qu'aujourd'hui, ils sont épringlés.
02:46 L'explosion des taxes foncières sur la résidence principale,
02:49 mais à côté sur la résidence secondaire,
02:51 c'est l'explosion des taxes foncières,
02:53 c'est l'explosion de la taxe d'habitation,
02:55 c'est la surtaxe sur la taxe d'habitation.
02:58 Donc ça, c'est pour les occupants, pour les propriétaires occupants.
03:01 Pour les propriétaires, bien évidemment, j'allais dire que c'est encore mieux.
03:04 - Alors vous dites "ce sont des classes moyennes",
03:07 bien souvent, ce sont des classes moyennes supérieures quand même.
03:10 Il faut dire les choses, Christophe Demersandant.
03:12 - Il faudrait, Patrick Roger,
03:14 que vous veniez dans une assemblée générale de l'UNP.
03:16 Il y en a partout en France.
03:17 L'UNP, on est là pour défendre les propriétaires.
03:20 Ce qu'on voit, ça, c'est ce qu'on décrit, c'est l'image d'Epinal.
03:22 Ce qu'on voit, c'est des gens qui ont 2 000 euros ou 2 500 euros
03:26 et qui travaillent à terre.
03:27 Et ces gens, ils ont économisé et ils ont acheté un appartement à la mer,
03:31 ils ont acheté un appartement à la montagne,
03:33 ils ont acheté un appartement à Paris pour les provinciaux.
03:36 Et aujourd'hui, on voit que ces gens, on voit beaucoup de veuve.
03:40 Je vais vous dire pourquoi on voit beaucoup de veuve,
03:41 parce que ces gens aujourd'hui, les retraites, elles sont ce qu'elles sont.
03:44 Quand ils sont à deux salaires ou à deux retraites, ça passe.
03:47 Mais aujourd'hui, avec l'explosion, ça passe plus.
03:49 Et les veuves, elles viennent pourquoi ?
03:51 Parce qu'elles viennent pour arbitrer.
03:52 Et chose qu'on n'avait jamais vue, chose qu'on n'a jamais vue,
03:56 maintenant, les gens, c'est des personnes qui se tournent vers les viagers.
03:59 Pourquoi ? Parce qu'ils n'arrivent pas à payer
04:01 et que c'est des gens qui n'ont pas eu l'habitude de demander à leurs enfants de l'aide
04:04 et qui se tournent vers les viagers.
04:06 Donc ça, c'était pour les propriétaires occupants.
04:08 Mais après, il y a encore plus grave pour la société,
04:11 pour les propriétaires bailleurs.
04:13 - C'est un érreur. - Pour les propriétaires bailleurs,
04:17 je peux vous dire que ça va être hyper grave.
04:19 Moi, personnellement, j'avais déjà alerté là-dessus
04:22 les deux ministres précédents, Emmanuel Bargon et Olivier Klein.
04:26 Ce qu'on voit, c'est que déjà sur plus de la moitié du territoire,
04:29 on arrive avec du rendement négatif sur l'habitation.
04:33 Donc un propriétaire bailleur aujourd'hui,
04:35 s'il perd de l'argent, ça fait quoi ?
04:38 On le sait, l'histoire nous l'a dit.
04:39 Regardez avec la loi de 48,
04:41 le législateur en 1948, il avait plein de bonnes intentions,
04:45 il avait plein de bonnes idées.
04:47 Le problème, c'est qu'après, quand un bailleur,
04:49 il perd de l'argent, c'est jamais bon pour le bailleur
04:51 et c'est jamais bon pour le locataire.
04:53 Et on le voit déjà, les gens se détournent.
04:55 Aujourd'hui, vous savez, vous allez voir votre banquier,
04:57 vous prenez des six cabs,
05:00 vous prenez des comptes à terme à 4% rémunérés,
05:03 vous aurez moins de soucis,
05:04 vous n'aurez pas de débordement des eaux,
05:06 vous n'aurez pas d'impayés.
05:07 - Donc on va arriver à une crise de l'immobilier majeur
05:10 dans les mois qui viennent, Christophe Demerson.
05:13 On est déjà, en plus avec des taux d'emprunt,
05:15 alors là c'est autre chose,
05:16 mais pour ceux qui veulent acheter,
05:17 qui flirtent avec les 4 et 5%.
05:20 - C'est vrai, je pense qu'on peut même déjà dire
05:22 que vous avez employé le passé composé,
05:24 mais je pense qu'on peut même déjà dire,
05:25 malheureusement, que c'est le présent,
05:26 parce qu'aujourd'hui, regardez,
05:29 interrogez les parents autour de vous,
05:30 je pense que vos auditeurs le savent,
05:32 pour trouver un appartement pour un jeune étudiant,
05:35 pour trouver un appartement pour la mobilité,
05:37 pour quelqu'un qui va aller travailler là ou là,
05:39 et bien c'est compliqué, et c'est très compliqué.
05:42 - Christophe Demerson, une dernière question,
05:44 est-ce qu'on peut le dire aujourd'hui,
05:46 la suppression de la taxe d'habitation,
05:49 ça fait partie de ses conséquences là,
05:50 aujourd'hui, avec cette explosion d'un côté ?
05:52 Parce qu'on sait qu'il faut payer quelque part,
05:54 il faut aller chercher de l'argent.
05:56 - Bien sûr, bien sûr, et après,
05:57 je ne tire pas forcément à vous les rouges,
06:00 sur les maires et sur les présidents de collectivités locales,
06:03 parce qu'ils ont un budget à boucler,
06:06 et on leur avait promis la compensation à l'europrès,
06:10 on sait qu'elle n'y est pas, on le savait,
06:11 l'histoire était écrite,
06:13 mais d'un autre côté aussi, ce qu'on peut dire,
06:15 c'est qu'il y a certains maires qui ne jouent pas le jeu,
06:17 et là c'est plus grave,
06:18 parce que le gouvernement sera obligé
06:20 de prendre ses responsabilités un jour,
06:22 c'est pour ça que nous on demande l'encadrement des taxes foncières,
06:24 parce qu'il y a des maires qui jouent avec le feu,
06:26 parce qu'il y a des maires qui n'aiment pas les propriétaires,
06:28 il y a des maires qui n'aiment pas la propriété privée,
06:31 et ça, on sait ce que ça goûte en moyenne droite.
06:32 - Et la palme qui revient à Paris,
06:37 pour la hausse des taux, c'est plus de 50%,
06:39 et il y a beaucoup d'autres villes aussi,
06:42 où ça flambe, 30-40% pour cette hausse des taxes foncières.
06:46 Donc je retiens bien, Christophe Demerson,
06:48 que vous demandez un encadrement de cette taxe foncière.
06:52 Merci d'être intervenu ce matin sur Sud Radio,
06:54 évidemment toutes ces questions de l'immobilier,
06:56 de logement, ça nous concerne tous,
06:57 on y reviendra longuement sur Sud Radio.
06:59 Tenez, notamment le samedi matin sur Sud Radio,
07:02 avec notre rendez-vous dans la matinale de Jean-Marie Bordry,
07:06 entre 9h15 et 10h, avec notre partenaire de Radio Immobilier,
07:10 7h moins le quart.
Commentaires

Recommandations