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  • il y a 3 ans
Avec Renaud Muselier, Président de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur et délégué régional de Renaissance.

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##L_INVITE_POLITIQUE-2023-08-29##

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Transcription
00:00 - Notre invité, il est 8h33, je suis heureux de recevoir Renaud Muselier, président de la région Sud
00:06 Provence-Alpes-Côte d'Azur et délégué régional du parti Renaissance. Renaud Muselier, bonjour. - Bonjour. - Merci d'être avec nous, nous avons besoin de vous.
00:14 Vous allez comprendre pourquoi.
00:16 Initiative politique d'ampleur
00:18 annonce l'Elysée. Demain, Emmanuel Macron recevra les chefs des partis politiques
00:25 représentés à l'Assemblée nationale. Objectif, préparer des compromis, des textes législatifs communs,
00:31 pourquoi pas des référendums ou même, ou même, un pré-
00:35 référendum, comme le dit le porte-parole du gouvernement. J'ai besoin de vous. C'est quoi un pré-référendum ?
00:41 - Alors, on va commencer par l'initiative. - Ah bon, d'accord, non, parce que je sens que cette question...
00:46 - Non, non, mais elle est très... - La réponse est difficile. - Non, non, pas du tout, pas du tout. - Ah bon, pas du tout, d'accord.
00:50 - Elle se prépare par la... - Ah bon, d'accord. - Ce que vous avez présentée d'ailleurs, c'est-à-dire
00:54 une initiative d'ampleur. - Bon, alors allez-y. - Une initiative politique d'ampleur.
00:56 Quel est le constat de cette première année ? C'est que...
01:00 Très difficile de trouver une majorité sur des textes très importants. - Oui, il n'y en a pas.
01:05 - Si, si, parce qu'il y a un texte... - Il y en a pas, il y a 49-3, c'est la majorité, quoi. - Ça arrive, et c'est légal, enfin c'est constitutionnel.
01:13 - Oui, oui, d'accord. - Et par rapport à ça,
01:15 la grande loi pour une programmation militaire, par exemple,
01:20 est passée. - Oui, c'est vrai. - Donc, il y a des textes qui sont passés, mais il y a des textes très sensibles,
01:24 qui font un gros frottement. Très bien. On voit que, dans ce parlement,
01:29 il y a des jeux de rôle très importants, qui font en sorte qu'on n'arrive pas peut-être à faire comme on fait au niveau européen,
01:36 c'est-à-dire trouver des majorités, texte par texte, en fonction des compromis. - Des compromis. - Très bien. Donc, fort de cette expérience,
01:42 puis il y a un autre débat aussi dedans,
01:44 qui vient s'inscrire aussi dans ces difficultés, c'est que le deal qui avait été passé
01:48 avec les LR de l'Assemblée n'a pas été respecté, alors qu'il a été respecté par les LR du Sénat.
01:53 Donc, on voit qu'à l'intérieur de LR, il y a cette complexité encore qui se rassure ajoute. Parallèlement à ça,
01:58 le président, qu'est-ce qu'il fait ? Il dit "Bon, écoutez, le pays a toutes sortes de problèmes, vous faites le diagnostic tous les jours, on va se voir
02:06 une après-midi, un dîner, une soirée de travail, qu'est-ce qui peut en sortir ?" Ce qui n'est pas banal comme technique.
02:13 - Tu d'accord ?
02:16 - On va voir. - On va voir. - On va voir. - Non, on va voir parce que je...
02:20 Je me mets à la place des Français, mais on va voir. Allez-y, allez-y, je ne veux pas vous interrompre.
02:23 - Donc, à ce moment-là,
02:25 chacun vient avec sa feuille de route, il y a un travail qui a été fait à l'intérieur des formations politiques. Hier soir, nous avions
02:30 une réunion de notre bureau exécutif pour justement faire nos propositions. Dans ces propositions, ça va coucher de quoi ? On va voir.
02:36 Un référendum, un préférendum, qu'est-ce qui va se passer ? - Mais c'est quoi un référendum ?
02:42 - On va évacuer ça, mais... - Parce que j'ai rien compris, là. - C'est un référendum
02:47 dans lequel vous pourrez cocher un certain nombre de questions, avec des propositions. - C'est-à-dire ? Exemple ?
02:52 - Exemple. Un référendum, normalement, c'est une question "oui/non". - Une question "oui/non". - Terminé, au revoir et merci.
02:57 Là, l'enjeu est tel que ce serait plutôt faire 3,4 ou 5 questions. - C'est "oui/non", peut-être ? - "Oui/non", peut-être.
03:02 Voilà.
03:04 - Sauf que la difficulté du référendum... - "Oui/non", peut-être ? Alors, attendez, c'est compliqué. - Enfin, peut-être pas peut-être, d'ailleurs. C'est "oui/non",
03:10 "je m'abstiens" ou "ça m'intéresse pas" ou... - Bah, si ça m'intéresse pas, c'est "non".
03:15 - Pas forcément. - Ah bon ? - J'ai pas l'avis. - Ah bon, d'accord.
03:19 Mais alors, un référendum, c'est-à-dire qu'il y a plusieurs questions dans une question ? - Il peut y avoir plusieurs questions dans une question. - Plusieurs sujets ?
03:25 - Vous pouvez très bien, par exemple, parler sur l'immigration et avoir trois réponses sur l'immigration.
03:30 Ou alors, vous pouvez avoir trois questions, une sur l'international... - C'est le même temps, quoi.
03:34 - Non, parce que c'est des sujets différents, et dans ces sujets différents, on n'est plus en binaire "oui/non", quand même.
03:41 À partir de là, la difficulté est une difficulté...
03:44 - C'est-à-dire qu'on ne tranche pas ? - Si, on tranche.
03:47 - Ah bon. - Puisqu'on peut valider ensemble. - Mais s'il n'y a pas un "oui/non", on ne tranche pas ? - Bah, si les chefs de parti se retrouvent autour du président de la République,
03:52 ils disent, par exemple, sur l'international ou sur l'Europe ou sur la présence au Niger ou sur notre soutien à l'Ukraine,
03:59 il peut y avoir toutes sortes de questions là-dessus sur l'international qui peuvent intéresser les Français.
04:03 Ou en tout cas les chefs de parti qui sont représentants et qui sont les représentants du peuple français à ce moment-là.
04:09 - Quelle proposition à Renaissance allez-vous faire ?
04:11 - Ce que nous avons validé hier, ce sont un référendum
04:17 avec entre trois et cinq questions, avec de l'international, du national et du pouvoir d'achat.
04:24 - Donc, un référendum, vous demandez l'organisation d'un référendum, on est bien d'accord,
04:28 un référendum avec trois, plusieurs questions à l'intérieur de ce référendum.
04:34 - Exactement.
04:35 - Une question de politique internationale, une question sur quoi encore ?
04:40 Immigration ?
04:41 - Oui, le rapport à l'immigration, comment le traiter, etc.
04:44 Alors après, il faut voir comment ça se...
04:45 - Oui, une question sur l'immigration, une question sur la sécurité...
04:49 - Oui, bien sûr, et les institutions.
04:54 - Et une question sur les institutions.
04:56 - Donc c'est quatre questions. Un référendum avec quatre questions.
04:59 - Ça peut être plus ou ça peut être moins, parce qu'après il y a le débat à l'heure, mais en gros c'est ça.
05:02 - En gros c'est ça. C'est-à-dire un référendum avec quatre questions.
05:06 - Entre trois et cinq questions.
05:08 - Bon, bon.
05:09 - Mais alors est-ce que c'est possible dans le cadre du référendum, est-ce que la Constitution ou la loi nous permet...
05:14 - Vous compliquez les choses là. Non, je vous dis ça, je vous dis ça, parce que je me mets à la place des Français
05:19 qui sont en train de lever les yeux au ciel et de hausser les épaules.
05:23 Je vais vous expliquer pourquoi ils haussent les épaules. Parce qu'ils ne comprennent pas. Ils se disent quoi ?
05:27 - Mais je me mets aussi à la place des Français, vous savez, je suis français quand même.
05:30 - Non mais je sais, Renaud Muselier, je sais, mais ils se disent quoi ? Ils se disent "c'est du vent, c'est de la com".
05:34 "On nous a fait le coup du Conseil National d'Or au Fondation, on nous a fait le coup des 100 jours,
05:39 et maintenant on nous fait le coup de la consultation des partis."
05:42 - Oui, mais enfin c'est un débat...
05:44 - Vous comprenez que les Français puissent dire ça ?
05:46 - Je comprends aussi que les Français sont partis en vacances, que les vacances sont bien passées,
05:50 qu'on peut tout aggraver dans la vie, mais que ça ne va pas si mal que ça aussi dans le pays quand même.
05:54 Donc moi je suis toujours tout à fait impressionné par les cassants qui nous expliquent toute la journée
06:01 que tout va mal, que tout est un désastre. Je vous donne un exemple très simple sur ma région.
06:04 L'année dernière nous avons souffert beaucoup de l'eau. On n'a pas eu d'eau.
06:08 Donc on nous a expliqué qu'on a pu avoir d'eau, la canicule, la souffrance, avec ça les feux de forêt, ça va être un désastre.
06:14 On a travaillé beaucoup cette année, on a réglé beaucoup de problèmes,
06:18 on a eu de l'eau à Sarponçon, de l'eau au lac de Sainte Croix,
06:21 on a traité le problème avec l'EDF pour ne pas qu'il y ait des ponctions d'eau, etc.
06:24 Ça s'est très bien passé, malgré la canicule.
06:26 Et comme nous avons fait notre plan "guerre du feu" pour éviter les feux de forêt,
06:29 ça a brûlé tout autour de nous dans l'eau, ça n'a pas brûlé chez nous. Personne ne dit rien là.
06:32 Donc je veux dire, quand il y a un problème, il est réel. On n'est pas des bisounours.
06:37 Mais dans ce problème réel, on ne peut pas avoir la réponse forcément immédiatement,
06:40 mais on peut travailler pour le coup d'après.
06:42 - Bien, donc ça sert à ça.
06:44 - On peut même avoir un optimisme de combat, qui fait en sorte que dans cet optimisme de combat,
06:47 si on fait un bon diagnostic, on peut fabriquer de bonnes solutions.
06:50 Or aujourd'hui, dans les difficultés du fonctionnement de notre pays,
06:54 dans le cadre de nos démocraties, et on voit quand il n'y a pas de démocratie,
06:58 comment ça se passe à côté, on peut peut-être s'en inspirer pour dire qu'on est bien chez nous.
07:01 Eh bien, quand on voit cette démocratie, on a des chefs de parti,
07:05 ils n'ont pas réussi à trouver des solutions sur un certain nombre de sujets à l'intérieur du Parlement.
07:12 Est-ce que ces chefs de parti peuvent trouver des solutions en somme autour du Président de la République,
07:16 qui peut très bien prendre des propositions, qui ne sont pas celles de la majorité d'ailleurs,
07:21 et qui sont soumises à un référendum ?
07:23 - D'accord. Mais vous, Renaissance, vous allez faire donc une proposition majeure,
07:27 un référendum avec quatre questions. On est d'accord ?
07:30 - Entre trois et cinq.
07:31 - Entre trois et cinq questions. Un référendum entre trois et cinq questions.
07:34 C'est intéressant, parce que ça c'est nouveau, on ne savait pas.
07:36 Bien, moi j'ai une question à vous poser. Hier, la Première Ministre Elisabeth Borne nous a parlé,
07:42 nous a dit, enfin à nous et au MEDEF, pas de hausse d'impôts. On est bien d'accord ?
07:48 - Affirmatif.
07:49 - Pas de hausse d'impôts. Oui. Sauf que, le gouvernement envisage quoi ?
07:52 Une hausse du prix du tabac. Envisage quoi ?
07:55 Envisage d'essayer de freiner l'inflation. Les prêts augmentent aujourd'hui.
08:00 Vous le savez, tout le monde le sait, tout le monde le constate.
08:02 Ça veut dire quoi quand les prêts augmentent ? Ça veut dire que la TVA augmente.
08:05 La taxe foncière augmente. Mais les taxes, ce sont des impôts.
08:10 Comment peut-on dire qu'il n'y a pas de hausse d'impôts, alors que les cigarettes,
08:14 le prix des cigarettes va augmenter, que les prix augmentent, qu'on paie plus de TVA,
08:18 que la taxe foncière augmente ? Expliquez-moi.
08:21 - Les impôts, c'est un prélèvement immédiat de l'État.
08:25 - Mais une taxe, c'est pas un impôt ?
08:27 - L'impôt, c'est un barème que vous fixez.
08:31 - Une taxe, c'est un impôt ou pas ?
08:32 - Une taxe, c'est une taxe sur votre consommation en fonction des différents domaines.
08:36 - Oui d'accord, mais c'est un impôt.
08:37 - Ça revient à une ponction du pouvoir d'achat par rapport à celui qui consomme.
08:43 Pour les cigarettes, c'est bien particulier.
08:45 Sur la taxe foncière, c'est encore différent, c'est les communes.
08:48 Et donc c'est pas l'État quand même. C'est pas l'État.
08:51 Donc il y a des choses qui dépendent directement de l'État, des choses qui ne dépendent pas de l'État.
08:54 Et donc, à la sortie pour le concitoyen, celui qui nous écoute, celui qui paye, il paye plus de toute façon.
08:59 - Donc les impôts augmentent.
09:01 - Non, c'est pas les impôts qui augmentent, c'est pas l'État qui ponctionne plus.
09:04 - Non, sur le tabac, c'est l'État.
09:06 - Sur le tabac, c'est l'État.
09:07 - Et sur les prix qui augmentent, la TVA, c'est l'État.
09:10 - La TVA, elle bouge pas la TVA.
09:12 - Oui, non mais elle bouge pas.
09:13 - Elle bouge pas la TVA, elle a pas bougé la TVA.
09:15 - Oui, mais on paye plus.
09:16 - Oui, mais le consommateur paye plus.
09:17 - Non, mais vous n'avez pas changé la TVA.
09:20 La TVA, rien n'a changé.
09:21 Vous avez le prix du tabac qui a augmenté.
09:23 Si le prix du tabac augmente, après vous pouvez le mettre sur le côté santé.
09:26 - On peut l'abaisser à la TVA.
09:27 - Bah moi je fume pas, alors.
09:28 - On peut l'abaisser sur les produits de première nécessité, par exemple.
09:32 - Oui, mais faut voir le rapport qualité-prix qui est pas forcément bon.
09:34 Donc il n'y a pas d'augmentation de TVA.
09:36 Il y a une augmentation sur le tabac, mais sur le tabac, ça touche ceux qui fument.
09:40 On peut le dire que c'est le côté santé aussi.
09:42 - On va développer ça tout à l'heure d'ailleurs.
09:44 - Et sur les taxes foncières, c'est pas l'État.
09:46 Ce sont les collectivités territoriales qui varient en fonction des territoires.
09:50 Et regardez les couleurs politiques de ceux qui en ont le plus,
09:54 où ça monte près de 20%.
09:56 Mais ça, ce sont les locaux. Ce n'est pas le national.
09:59 - Alors, Renaud Muselier...
10:00 - Vous connaissez ça quand même, M. Beaumont ?
10:01 - Oui, oui, oui.
10:02 Renaud Muselier, oui bien sûr, la taxe foncière c'est le département.
10:05 C'est la commune.
10:06 Renaud Muselier, vous avez vu ce qui s'est passé au RIAC ?
10:09 - Oui.
10:10 - Vous avez vu cette jeune femme, les seins nus, qui a été interpellée d'ailleurs...
10:15 Pourquoi a-t-elle été interpellée ?
10:18 - Parce que se promener les seins nus dans la rue, ça vous choque ?
10:21 - Oui.
10:22 - Oui ?
10:23 - Moi, je veux dire, ceux qui se promènent dans les centres-villes
10:29 en tongs, en short, torse nu, avec la serviette sur le dos,
10:33 ben ça me choque.
10:34 Alors vous allez me dire, encore plus les femmes,
10:37 les femmes, excusez-moi, je veux bien que les femmes disent
10:40 les hommes et les femmes doivent être traités de la même manière, etc.
10:43 Les hommes sont torse nus, mais déjà les hommes ils n'ont pas à être torse nus.
10:46 Il faut qu'ils aient une tenue décente et respectueuse de leur voisin
10:49 dans la cité.
10:51 Dans la cité, on n'est pas seul individuel, égoïste à se promener.
10:56 - Alors, manifestation...
10:57 - Pourquoi on se promène pas carrément tout nus pendant qu'on y est ?
10:59 - Manifestation parce que cette jeune femme...
11:01 - On pourrait aller bien, c'est total.
11:02 - Oui, manifestation parce que cette jeune femme a été interpellée,
11:05 enfin bon, amende, des crétins décérébrés, a dit le ministre de la Justice,
11:12 des crétins décérébrés qui sont allés saccager le tribunal d'Auriac.
11:16 Bon, c'est encore de la désobéissance civile, ce petit fait divers.
11:21 Est-ce que la République se délite, Renaud Muselier ?
11:25 - Je pense que...
11:26 - Il y a un défi qui est lancé à la République aujourd'hui.
11:28 - Oui, il y a un défi du respect de l'autorité tout le temps.
11:31 Mais pas spécifique, non. Je pense que la société aujourd'hui a beaucoup évolué
11:35 et il faut intégrer et combattre un fait qui est très clair.
11:39 Avant on était dans un système de collectif, notamment après-guerre.
11:42 On est passé dans l'individualisme, la joie, le plaisir personne, etc.
11:45 pour finir dans l'égoïsme total, avec la liberté totale.
11:48 Mais la liberté, oui, elle existe, elle est réelle chez nous,
11:51 mais en même temps il faut respecter les voisins et les autres.
11:53 Or, là-dedans, dans ce problème bien particulier,
11:55 les dérives aussi sont faites par les municipalités elles-mêmes
11:59 qui doivent maintenir une qualité, je dirais, vestimentaire dans leur propre territoire.
12:05 Vous avez des territoires, alors je ne sais pas qui est le maire d'Auriac,
12:09 comment ça se passe à Auriac, je ne sais pas, je n'ai pas de jugement de valeur.
12:13 Sur la côte d'Azur, sur la région Provence-Alpes-Côte d'Azur,
12:16 1000 km de côte, la région sud, cette magnifique région qui est la plus belle d'Europe
12:21 avec ses mers et ses montagnes, où tout le monde entier vient chez nous en vacances,
12:25 la réalité c'est qu'on doit avoir une tenue.
12:27 Et que dans les endroits où vous avez des maires qui tiennent leur ville
12:30 avec leur police municipale, c'est pas des...
12:33 - Torse nu, Amande ?
12:35 - Torse nu, pas forcément, monsieur vous raviez.
12:38 Monsieur vous raviez.
12:40 Et en général quand même, alors l'histoire d'Auriac elle est saint-nu,
12:43 dans la région, la nôtre, qui est une région touristique où il fait chaud,
12:47 on n'a pas de femmes qui se moient dans saint-nu,
12:49 donc c'est quand même un problème particulier.
12:51 Alors peut-être qu'à Auriac, il n'y a pas d'air, c'est au fond d'une cuvette,
12:54 il fait très chaud et les femmes ont envie de se mettre saint-nu,
12:57 mais bon, c'est quand même, il faut un peu de distance.
13:00 - Un muselier, un enfant de 10 ans tué par balle à Nîmes,
13:04 des trafiquants qui se tirent dessus régulièrement à Marseille,
13:09 le trafic de drogue installé au grand jour dans la plupart des villes de France,
13:13 des ventes de kalachnikovs d'armes de guerre qui sont réalisées au grand jour,
13:19 on vend, on achète, et pendant ce temps-là,
13:22 le ministre de l'Intérieur se tourne vers 2027
13:25 et prépare sa candidature présidentielle.
13:27 N'est-ce pas indécent ?
13:29 - C'est deux choses différentes, le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Intérieur,
13:33 ça n'empêche pas de faire de la politique.
13:35 On ne peut pas interdire aux gens de s'exprimer quand on fait de la politique.
13:39 Faire de la politique, c'est s'exprimer, c'est parler, voir les choses.
13:41 Ça n'empêche pas qu'il est ministre de l'Intérieur
13:43 et après on peut poser les questions, de savoir si en tant que ministre de l'Intérieur,
13:46 il apporte les réponses.
13:47 - Alors justement, je vais vous poser la question, mais...
13:49 - Mais c'est quand même deux choses différentes.
13:51 - Si je vous pose cette question, Renaud Mizoli, c'est que j'ai lu Bruno Le Maire.
13:54 "Est-ce le moment de faire des calculs politiques ?" a dit Bruno Le Maire.
13:58 - Oui, mais venant de la part de Bruno...
14:01 Je veux dire, vous avez aujourd'hui, dans le cadre de notre vie et de notre respiration...
14:05 - Venant de la part de Bruno Le Maire, qu'est-ce que vous voulez dire ?
14:07 Ça veut dire quoi ça ? Venant de la part de Bruno Le Maire ?
14:10 - Je vais m'exprimer.
14:11 - Alors allez-y, allez-y.
14:12 - Nous avons des élections présidentielles qui arriveront en 2027.
14:15 Il y a manifestement des personnalités qui sont susceptibles de pouvoir candidater à ce moment-là.
14:19 Beaucoup qui aimeraient pouvoir y arriver, mais qui ne sont pas du tout au niveau.
14:23 Certains qui espèrent et qui aspirent à être au niveau pour y arriver.
14:26 Bruno Le Maire en fait partie.
14:28 Donc Bruno Le Maire n'a pas fait de rentrée politique.
14:30 Donc il porte un jugement sur quelqu'un qui fait une rentrée politique.
14:33 J'étais avec Bruno Le Maire vendredi à Brianson pour la rentrée politique du maire de Brianson, Arnaud Budger.
14:40 - Donc c'était sa rentrée politique.
14:42 - Et ça ne l'a pas empêché.
14:45 Donc là-dedans, vous avez le débat politique qui, à mon avis, est indispensable
14:50 pour respecter l'avis des autres, conforter ses positions, faire connaître ses propositions.
14:56 Et à côté de ça, une activité à l'intérieur du gouvernement de ministres
15:00 qui sont des ministres hyper importants du fonctionnement du gouvernement
15:04 et qui se doivent d'être poussés à la main.
15:05 - Mais Renaud Muselier, disons franchement les choses, les rivalités s'exacerbent.
15:10 Maintenant qu'on sait qu'Emmanuel Macron, évidemment, ne pourra pas se représenter en 2027,
15:15 les rivalités au sein de la majorité s'exacerbent.
15:18 C'est normal ?
15:19 - Vous vous présentez un exacerbe, moi je me présente en compétition.
15:24 - Oui, rivalité quoi.
15:26 - Quand vous venez de voir le championnat du monde, la Tétuse, la Bucareste.
15:29 - C'est un rival ! Celui qui court à côté de vous, c'est un rival !
15:33 - Et à la sortie, quand il est premier, il embrasse le deuxième.
15:36 Ils ont fait le match, ils ont fait la course, ils se respectent.
15:39 - C'est comme ça que ça va se passer ?
15:40 - J'espère, je le souhaite. En tout cas, je ferai tout pour que ça se passe comme ça,
15:43 parce qu'on a pu voir dans le passé...
15:44 - Vous roulez, pour qui roulez-vous ?
15:46 - "Roulez-vous", c'est un peu familier comme expression.
15:49 - Oui, mais je comprends ce que vous voulez dire.
15:50 - Vous le prendrez parti ou pas ?
15:52 - Bien sûr, je le prendrai parti dans son temps, mais pour l'instant...
15:54 - Pour l'instant, vous n'avez pas de candidat ?
15:56 - Non, non, non, c'est pas ça. Je ne veux pas entrer dans une écurie.
15:59 Moi, je suis un ancien du RPR.
16:01 J'étais membre fondateur de LR, membre fondateur de nos formations politiques de droite.
16:08 Dans ces formations politiques de droite, nous avons toujours été parasités
16:11 par une démarche de compétition interne qui a souvent très mal fini.
16:14 Donc aujourd'hui, si on peut quand même essayer d'éviter et en ayant appris dans ces travers-là,
16:20 dans la préparation des prochaines présidentielles...
16:22 - Donc pas de primaire ?
16:23 - On verra comment ça se passe, c'est loin.
16:25 Par contre, vous savez, c'est comme dans les compétitions,
16:29 on voit ceux qui sont susceptibles de pouvoir concourir.
16:31 - C'est une course de fond, tu vois.
16:32 - C'est une course de fond, mais après ça dépend.
16:34 Vous savez, c'est un peu un pentathlon.
16:35 Vous avez du saut hauteur, du saut longueur, du triple saut,
16:38 vous avez un peu toutes sortes de choses.
16:39 Il y en a qui sont meilleurs dans telle ou telle catégorie.
16:41 Il faut être bon le jour de la compétition,
16:42 mais par contre, il faut avoir des hommes et des femmes compétents.
16:45 Et la compétence pour notre pays est absolument indispensable.
16:48 Et aussi des gens raisonnables.
16:50 Ceux qui savent se parler, ceux qui savent s'écouter,
16:52 ceux qui savent se respecter, ceux qui savent travailler.
16:55 Et ça, ce n'est pas si fréquent dans les formations politiques.
16:57 - Avant de songer à la succession,
16:59 songer à gouverner, vous aurez tort qu'Éric Ciotti.
17:02 N'a-t-il pas raison ?
17:04 - Bon, lui, il a tort depuis le début, donc de toute façon, il reste dans son erreur.
17:07 - Vous allez dire qu'il a tort depuis le début, il a toujours tort.
17:09 - D'ailleurs, chaque fois qu'il soutient quelqu'un, il perd.
17:11 Donc ça, déjà, ça devrait être un martingale, quand même.
17:14 Donc, il vaut mieux ne pas être soutenu par Ciotti,
17:17 parce que quand vous êtes soutenu par Ciotti, il perd.
17:19 - Laurent Wauquiez va perdre.
17:21 - Je lui dis à Laurent, je dis "je t'invite à t'éloigner".
17:23 - Ah bon ? Vous lui avez dit ?
17:25 - Bien sûr, bien sûr.
17:26 - Je t'invite à t'éloigner.
17:28 Il faut s'éloigner d'Éric Ciotti, quoi.
17:30 - Mais on voit bien que cette famille politique ne propose rien.
17:33 On voit bien que, quand on...
17:35 Et je reviens sur ce que je pense fondamentalement,
17:38 il y a dans cette famille politique, que vraiment j'ai beaucoup adoré,
17:42 mais servi, et qui m'a bien rendu d'ailleurs,
17:44 des gens de gouvernement qui ont une vision gouvernementale,
17:48 et on les a au Sénat, sous l'autorité du président Larcher, en fait.
17:51 Parce qu'il y a des anciens ministres, il y a cette dimension,
17:53 cette vision, cette capacité d'action.
17:55 Et à l'Assemblée, vous avez toutes sortes de jeunes,
17:58 non sans talent d'ailleurs, mais qui se gâchent.
18:01 Parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre qu'à un moment ou à un autre,
18:04 il faut additionner pour gagner.
18:06 Et eux, ils ne font que se recroqueviller.
18:08 Donc au fur et à mesure, vous vous retracissez comme une peau de chagrin.
18:11 Et donc, plus vous retracissez, plus vous restez sur votre camp dur,
18:14 plus vous radicalisez votre discours, plus vous vous retracissez.
18:17 Et donc, ils sont dans un cercle infernal, qui va les amener à la destruction.
18:20 - Événement, le 23 septembre, la venue du pape François.
18:25 - Ah ouais.
18:26 - C'est un événement, ça.
18:27 - C'est magnifique.
18:28 - Vous préparez cela...
18:29 - Alors, il vient à l'initiative de l'archevêque de Marseille,
18:35 Mgr Aveline, qui est devenu carnidale,
18:38 qui a proposé au pape de venir à Marseille,
18:41 Terre bénie des dieux, pour la réunion épiscopale
18:46 de tous les archevêques de la Méditerranée.
18:49 Il y aura plus de 60 qui seront là.
18:51 De mon côté, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, nous, nous avons engagé...
18:55 - Que préparez-vous ?
18:56 - L'union pour la Méditerranée.
18:57 Dans l'union pour la Méditerranée, on va réunir tous les présidents de région,
19:02 les Wallis, les Ouagadars, les Gouverneurs,
19:04 de tous les bassins méditerranéens, ce que je fais tous les ans,
19:07 mais là on va le faire pour l'organisation du pape en 10 ans.
19:10 Parce qu'il y a toujours le problème des migrants,
19:12 qui donne une donnée très forte là-dessus.
19:15 On ne peut pas avoir une mer ou d'un côté...
19:17 - Accueillez tous les migrants, demande le pape François.
19:21 - On ne peut pas accepter qu'on se baigne et qu'on soit heureux dans les rives nord,
19:25 et qu'on se noie et qu'on meure dans les rives au sud.
19:28 - Mais qu'allez-vous lui répondre quand il vous demande d'accueillir ?
19:31 - Il faut surtout faire en sorte qu'il puisse rester chez nous.
19:33 - Et tous les migrants ?
19:34 - Il faut surtout en sorte de faire qu'ils restent chez eux.
19:36 Et pour rester chez eux, il y a un certain nombre de clés, de réponses,
19:38 et je vais essayer de les proposer avec les gouverneurs,
19:41 parce qu'on a les mêmes problèmes.
19:42 - Bien sûr.
19:43 - On n'est pas du peuple souverain, on est serviteurs de nos nations.
19:46 - Et qu'allez-vous proposer ?
19:49 - Les problèmes à Alger et Alexandrie sont les mêmes que nous.
19:51 Et il y a un problème qui est essentiel, c'est l'eau.
19:54 Et donc on va faire des propositions sur l'eau,
19:56 de façon à ce que cette réponse sur l'eau
19:58 amène déjà une réponse pour rester sur le territoire.
20:00 - Oui, tout faire pour que les migrants ne migrent pas.
20:02 - Exactement.
20:03 - Mais accueillir tous les migrants, impossible.
20:06 La pression frontière...
20:08 - Elle est phénoménale.
20:10 - Oui, de votre région.
20:12 - Phénoménale chez nous.
20:13 - Bien sûr.
20:14 - Mais surtout les peuples du Basse-Méditerranée...
20:15 - 300 personnes interceptées chaque jour à la frontière entre la France et l'Italie.
20:18 - Oui, mais c'est toutes les pressions qu'il y a sur la Grèce, sur l'Italie,
20:21 sur l'Espagne, sur nous.
20:23 On n'est pas, nous les gens de la région sud, hors Europe.
20:27 On a une pression migratoire qui vient du sud de l'Afrique,
20:30 qui remonte, qui pose d'énormes problèmes aussi à nos amis tunisiens, algériens,
20:35 les libyens qui sont juste en face, ou marocains.
20:38 Et donc comment canaliser ça ?
20:40 En tout cas, il faut le faire au fur et à mesure,
20:42 et faire en sorte que les pays se développent.
20:44 Alors la difficulté qu'on rencontre, qui est encore un autre problème complémentaire,
20:48 c'est qu'on voit bien, le Niger est un des exemples,
20:51 le rejet du système démocratique sur les peuples subsahariens ou africains,
20:59 il faut en sorte qu'ils migrent, parce qu'il n'y a plus de démocratie.
21:03 Et donc là, il y a...
21:05 - Y avait-il démocratie avant ? Enfin ça c'est un autre débat.
21:08 - Ben le président Bazoum était un président en tout cas...
21:10 - Élu. - Oui, exactement.
21:12 - Revoir les conditions du droit d'asile ou pas ?
21:14 Faut-il revoir les conditions du droit d'asile ?
21:16 - Il faut revoir surtout, oui bien sûr, il faut revoir tout ça.
21:18 Là il y a quand même un...
21:21 Il y a un problème d'intégration, il y a un problème d'immigration,
21:23 il y a un problème de structure républicaine dans notre pays.
21:27 - Un projet de loi, un texte de loi est indispensable ?
21:30 - J'y suis très favorable en tout cas,
21:32 je m'inscris pleinement dans la démarche de M. Narmanes qui l'a proposé.
21:35 - Bien, est-ce que vous allez avec la région Verne-Rhône-Alpes
21:39 déposer votre candidature pour accueillir les Jeux Olympiques d'hiver de 2030 ?
21:42 - Oui. - Oui ? - Oui. - Quand ?
21:44 - Nous avons réunion très bientôt, nous travaillons ensemble déjà...
21:49 En réalité qu'est-ce qui se passe ?
21:51 - Oui. - Donc quand ? Bon en septembre.
21:54 J'ai lancé il y a deux ans la candidature de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur
22:00 où nous avons trois de nos six départements qui s'appellent Alpes, Hautes-Alpes,
22:04 Alpes-de-Hautes-Provence et Alpes-Maritimes,
22:06 où nous avons de très belles stations, 65 stations.
22:08 Nous avons fait un projet qui s'appuie sur des études
22:11 qui montrent qu'on a de la neige pour les deux tiers des stations jusqu'en 2050.
22:14 D'ailleurs il a neigé cette nuit.
22:16 Donc on se retrouve dans une situation où on a besoin de développement de notre territoire
22:20 parce qu'on a par exemple les vallées de Brianson qui sont complètement enclavées,
22:23 on met quand même près de cinq heures pour prendre Marseille-Brianson.
22:26 Enfin je veux dire, ce n'est pas possible à l'heure actuelle.
22:28 Et donc se servir de ces Jeux Olympiques pour le faire.
22:31 On a réalisé, à la suite des contacts que j'ai eus avec le CIO,
22:34 que moi je pensais que dans le cadre de l'aménagement on pourrait faire 2034 ou 2038
22:39 mais j'ai un problème majeur, c'est quand je veux faire exactement l'inverse de Sochi ou de Pékin
22:44 et faire l'île Hameur en fait, les vieux Jeux Olympiques avec la neige et les chalets.
22:47 - La neige et les chalets. - Voilà.
22:49 - C'est-à-dire très peu d'infrastructures nouvelles. - Exactement.
22:51 Sauf que là forcément je n'ai pas ni le Sault, ni le Bob.
22:55 Et donc nous on n'a pas ça dans le Sud.
22:57 Donc il faut que je me marie avec les voisins, soit l'Italie, soit les Alpes du Nord, donc chez M. Wauquiez.
23:01 Le Président de la République nous a réunis, vous savez, est-ce que vous pouvez vous entendre ?
23:04 Ben Laurent m'a dit oui, on peut s'entendre.
23:06 Donc on va essayer de trouver une solution pour partager les choses.
23:09 Sachant que le Comité International Olympique ne veut pas donner les Jeux à Salt Lake City pour 2030
23:14 parce qu'il y a les Jeux d'été en 2021 aux Etats-Unis.
23:19 - Mais il y a la Suède. - Il m'a dit "déposez-vous en 2030".
23:21 Donc on va déposer en 2030.
23:23 - Avec un rival, la Suède. - Et bien bien sûr.
23:25 Et bien il y a des compétitions.
23:27 Toute compétition mérite d'être jouée.
23:29 - Si ce n'est pas 2030, ce sera 2034. - Non, 2034 ce sera Salt Lake City.
23:32 - C'est pour ça que le... - Et 2030 c'est tout à l'heure.
23:34 Oui mais après c'est plus loin, c'est plus compliqué, c'est encore un autre truc.
23:37 Il y a des Jeux intercontinentaux qui fonctionnent, c'est le tour des Japonais.
23:41 Donc là il y a une opportunité qui se trouve en 2030.
23:45 Lui, il a quand même des infrastructures, un savoir-faire, un territoire.
23:49 Il a fait trois Jeux olympiques, plusieurs championnats du monde.
23:51 Nous-mêmes on a des vrais terrains de jeux alpins absolument incroyables.
23:55 Et donc comment faire en sorte d'être intelligent en présentant les Alpes françaises.
23:58 Et je pense qu'on va réussir à être intelligent.
24:00 C'est très bien pas ?
24:01 Ça pour une fois non ?
24:03 Merci Renaud Muselier d'être venu nous voir ce matin.
24:05 - Merci de votre invitation. - Merci sur l'antenne de Sud Radio.
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