Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans

Visitez notre site :
http://www.france24.com

Rejoignez nous sur Facebook
https://www.facebook.com/FRANCE24

Suivez nous sur Twitter
https://twitter.com/France24_fr#

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Bruno Daru, Vox, parti nostalgique du franquisme,
00:04 pourrait passer cette fois des alliances au sein, au niveau national, avec le PP et la droite conservatrice ?
00:09 Écoutez, tout va dépendre effectivement des résultats en fait.
00:12 On le voit là dans le sujet qui a été diffusé.
00:17 C'est surtout une difficulté pour le Parti populaire d'Alberto Ferro,
00:21 qui effectivement, dans les derniers sondages, apparaît en tête,
00:25 mais avec insuffisamment de sièges pour avoir la majorité absolue.
00:28 Donc c'est là que le poids de Vox va jouer.
00:30 Dans les derniers sondages, il est crédité autour de 13,5% des votes.
00:35 Donc s'ils font un bon score, ils chercheront, eux, évidemment,
00:40 à vouloir former une coalition, puisque le PP en aura besoin.
00:45 Et là, toute la difficulté sera dans le camp du Parti populaire.
00:49 C'est-à-dire, soit assumer de gouverner vraiment au niveau national,
00:53 parce que ça se fait déjà au niveau régional et local et municipal,
00:58 mais voilà, assumer le fait de gouverner au niveau national
01:03 avec un parti quand même clairement d'extrême droite
01:06 sur les questions migratoires, sur les questions des droits des personnes LGBT,
01:11 qui veut moins lutter contre les violences faites aux femmes,
01:14 qui veut revoir certains accords internationaux,
01:16 notamment sur le climat, très climatosceptique.
01:19 Donc ça va poser tout un tas de problèmes, notamment avec l'Union européenne.
01:23 Donc en fait, Vox, oui, bien sûr, essaie, espère faire un bon score dimanche soir.
01:29 Et ensuite, tout dépendra du rapport de force, en fait,
01:33 entre Vox et le Parti populaire, si la droite, au sens très large,
01:37 la droite et l'extrême droite, remportent ce scrutin.
01:40 Les derniers sondages indiquent qu'on va plutôt dans ce sens quand même.
01:43 Le résultat, vous dites, reste incertain, car à gauche,
01:47 bon, Podemos est en crise, mais la situation change.
01:50 Oui, alors la situation change. Alors d'abord, pour le PSOE, le Parti socialiste,
01:55 on a vu la Pedro Sánchez, le Premier ministre,
01:57 qui a donc effectivement pris un risque,
02:00 parce que c'est vrai que les résultats économiques de l'Espagne sont plutôt bons.
02:04 Donc, à la suite d'élections locales très décevantes fin mai,
02:08 il a dit "Bon, j'en tiens compte, et au lieu que les élections nationales
02:12 se déroulent à la fin de l'année, je les convoque donc ce 23 juillet".
02:16 Dans les sondages, il était en retard.
02:18 Là, les derniers jours, il a mené une campagne très active.
02:22 L'écart se resserre. On est à 29% pour son parti, le PSOE,
02:26 contre 32% pour le Parti populaire, vous voyez.
02:29 Mais 3 points, ça fait beaucoup d'écart de siège aussi à l'arrivée.
02:34 Et puis l'élément nouveau et un peu inattendu, c'est l'émergence de Sumar,
02:39 avec la vice-présidente de l'actuel gouvernement, Yolanda Dias,
02:43 qui a réussi en quelques semaines à fédérer toute une coalition
02:48 de partis de gauche radicale ou plus à gauche que le PSOE,
02:53 et qui a littéralement émergé dans les sondages au point de faire
02:57 jeu égal avec le parti d'extrême droite, Vox, à 13,5%.
03:01 Donc, là aussi, ce résultat sera à observer parce que peut-être
03:06 que ça permettra à Pedro Sánchez de continuer à gouverner l'Espagne.
03:09 Réponse, Dimanche soir.
03:11 Merci beaucoup Bruno Daru pour votre analyse.
Commentaires

Recommandations