Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures

Visitez notre site :
http://www.france24.com

Rejoignez nous sur Facebook
https://www.facebook.com/FRANCE24

Suivez nous sur Twitter
https://twitter.com/France24_fr#

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Allez, on passe à notre focus de ce samedi soir et on s'intéresse à la place de l'Afrique
00:05dans les Jeux Olympiques d'hiver.
00:07Elle est née à Madagascar, adoptée par un couple français et elle a chaussé ses premiers skis à 3 ans.
00:13Mia Lityana Claire a longtemps concouru pour la France avant de faire un choix décisif à 15 ans, représentée Madagascar.
00:20Et elle en parle avec nous ce soir. Merci Mia Lityana Claire et bienvenue dans votre GTA.
00:26Mia, c'est un plaisir de vous recevoir et d'autant plus que vous êtes encore en Italie, justement.
00:34Merci beaucoup de m'accueillir.
00:36Alors, on arrive à la fin de ces Jeux. Comment avez-vous vécu ces moments en tant qu'athlète d
00:41'abord, mais aussi en tant que porteuse de drapeau de Madagascar ?
00:45En tant qu'athlète, c'était vraiment une expérience incroyable, surtout que c'est ma troisième participation à des Jeux
00:52Olympiques d'hiver.
00:52Donc, c'est vraiment une opportunité inattendue.
00:56Et voilà, en tant que porte-drapeau aussi, c'était super.
01:00C'était encore un moment magique à vivre déjà avec tous les Italiens dans Cortina, mais aussi avec mon papa
01:07à mes côtés, la fédération, ma famille.
01:10Tout le monde était vraiment présent pour participer et voir ces Jeux Olympiques.
01:13C'était magique.
01:15Magique, on imagine assez facilement.
01:18Alors, vous, Mia Litiena, à 15 ans, vous avez fait un choix important.
01:22Quittez l'équipe de France pour représenter Madagascar.
01:25Dites-nous ce qui a guidé cette décision.
01:29Alors, au début, j'essayais vraiment d'intégrer ce groupe français.
01:33Et en fait, c'était vraiment dur avec les années.
01:36Et il y avait beaucoup, beaucoup de concurrentes.
01:38Et à force, voilà, ça devenait un peu compliqué de se projeter dans ma carrière de ski et de savoir
01:45qu'est-ce qu'on allait faire.
01:46Et donc, on s'est dit, pourquoi pas utiliser mon deuxième passeport, donc malgache, et voir où est-ce que
01:52ça peut nous mener.
01:53Et après ça, l'opportunité de représenter Madagascar aux Jeux Olympiques est venue.
01:58Et me voilà, Cortina, pour ma troisième participation.
02:02Alors, vous dites que représenter le continent africain est essentiel pour vous.
02:06Expliquez-nous pourquoi cette dimension symbolique compte autant.
02:11Au début, ce n'était pas vraiment important à mes yeux parce que je ne savais pas vraiment ce que
02:16ça représentait.
02:17Et en fait, aujourd'hui, je sens que c'est vraiment important que des pays africains soient présents sur les
02:22Jeux Olympiques d'hiver
02:23ou même les Jeux Olympiques tout court.
02:26Parce que c'est vraiment important de montrer la présence de ces pays qu'on ne voit vraiment pas souvent
02:31sur des compétitions internationales
02:34et d'une si grande importance.
02:36Et aussi, il faut savoir aussi être fier de représenter ces couleurs sur ces compétitions et montrer de quoi on
02:42est capable.
02:42Parce que voilà, on bosse aussi dur que toutes les nations un peu plus présentes depuis beaucoup d'années.
02:49Alors, on le sait, les fédérations africaines ne disposent pas beaucoup de budget pour financer les athlètes,
02:55comme la fédération malgache.
02:56Concrètement, comment financez-vous vos saisons et vos entraînements ?
03:02Alors, tout d'abord, le sponsor premier de ma carrière de ski, ça reste mes parents, ma famille.
03:09Après, j'ai réussi avec les années et les résultats que je pouvais faire à trouver des sponsors,
03:15vraiment de l'aide venant de proches autour de moi.
03:18Et voilà, en fait, il y a aussi la solidarité olympique qui propose une bourse pour quelques athlètes sélectionnés.
03:27Et donc, j'ai été choisie parmi les athlètes.
03:30Donc, voilà, ça aide vraiment pour, en tout cas, nous, les skieurs et beaucoup de petites nations
03:37à arriver jusqu'à notre objectif des Jeux olympiques.
03:40Alors, vous affirmez que tant que les athlètes africains ne monteront pas sur un podium en hiver,
03:45les choses ne changeront pas. Que faudrait-il pour franchir ce cap ?
03:55Déjà, vraiment qu'on puisse trouver plus de soutien financièrement
03:58pour qu'on puisse avoir exactement les mêmes conditions d'entraînement que les grandes nations,
04:03en tout cas les nations qui ont beaucoup plus d'aide depuis pas mal d'années.
04:07Et après, en fait, suite à ce soutien, on pourrait vraiment arriver au même niveau
04:11que les meilleurs mondiaux et voilà.
04:16Est-ce que vous pensez que les pays africains devraient aussi investir dans les sports d'hiver ?
04:25Je dirais que oui, parce que voilà, il y a beaucoup de pays, de personnes
04:30qui vivent dans des pays comme moi en Europe, en Autriche, en France,
04:36qui représentent en quelque sorte leurs origines,
04:39mais qui ne sont pas encore connues ou qui ne savent pas encore
04:42qu'ils peuvent prendre leur deuxième passeport.
04:44Et voilà, je pense que ça peut être une bonne chose
04:49pour ensuite arriver au même niveau que toutes les personnes
04:53qui ont ramené des médailles jusque-là.
04:57Vous savez que les Jeux olympiques sont compliquées,
05:00même les Jeux olympiques d'été.
05:01Les fédérations africaines ont très peu de budget,
05:05justement pour financer les athlètes des Jeux d'été.
05:09Que répondez-vous à ceux qui disent que finalement,
05:11ce n'est peut-être pas leur priorité aux équipes, aux fédérations africaines ?
05:16Je dirais qu'il faudrait donner une chance à ces personnes comme moi
05:21qui sont très rares, mais qui sont quand même présentes
05:24dans des sports dans lesquels on ne les attend pas du tout.
05:28Et voilà, en tout cas, donner une chance
05:30et savoir qu'en fait, le sport, ça reste quelque chose de vital
05:35et que ça permet aussi de partager un message
05:38comme quoi déjà, plein de rêves sont atteignables,
05:42malgré le fait que ça peut être impossible pour beaucoup de personnes.
05:46En fait, pour beaucoup, on ne se rend pas compte
05:48que c'est des choses vraiment atteignables
05:51quand on a les opportunités, on a vraiment le soutien nécessaire.
05:55Et voilà, c'est vraiment quelque chose qu'on aimerait partager.
05:59Et moi, j'ai beaucoup de valeur à partager avec les jeunes athlètes,
06:02que ce soit des Africains ou non.
06:05On prendra ça comme un message que vous transmettez,
06:07notamment aux jeunes Africains qui rêvent de sport d'hiver.
06:11Et je suis sûre que vous ferez des émules.
06:13Merci beaucoup à vous, Miali Tiena-Claire,
06:16d'être venue ici sur le journal de France 24.
06:19Merci beaucoup, c'était un plaisir de vous recevoir.
06:22Merci beaucoup.
06:23Et c'est ainsi que nous refermons ce journal de l'Afrique.
06:26Merci à tous ceux qui nous ont suivis partout dans le monde.
06:28Et ce soir en particulier, de Tananarive à Kinshasa,
06:32en passant par Cotonou,
06:34et évidemment en allant à Milano-Cortina.
06:37Merci beaucoup.
06:38Restez avec nous car l'actualité continue sur France 24.
06:40Merci.
06:41Merci.
Commentaires

Recommandations