00:00 Bonjour Céline Bidarpo, votre invitée média est le nouveau patron de VSD, son groupe Heroes
00:05 Media a racheté le magazine il y a trois mois alors qu'il était placé en liquidation
00:10 judiciaire.
00:11 La nouvelle formule sort cette semaine.
00:12 Bonjour Philippe Habreux, on connaît peu voire pas du tout Heroes Media, c'est un groupe
00:16 indépendant que vous avez créé fin 2020.
00:18 Il était jusqu'à présent spécialisé dans l'automobile, l'horlogerie, le notisme, l'art
00:23 de vivre avec par exemple Auto Heroes, Moto Heroes, Montre Heroes ou Boat Heroes.
00:29 Avec VSD vous avez pour la première fois une marque généraliste, pourquoi vous êtes-vous
00:34 positionné pour le racheter ?
00:35 Simplement c'est un projet d'entrepreneur, je dirais qu'on a lancé il y a maintenant
00:40 deux ans, d'un groupe indépendant à dimension humaine, avec des vraies valeurs, avec un
00:45 vrai plaisir, une vraie passion des médias et aujourd'hui on a trouvé, je dirais, qu'il
00:51 était important de relever ce challenge parce que c'était une opportunité, une opportunité
00:55 rare, d'un titre aujourd'hui mythique, connu par toute la presse et qui était indispensable
01:01 pour consolider notre activité aujourd'hui qui a été fortement chahutée parce qu'on
01:06 était arrivé à peu voir plein de périodes de la crise du Covid.
01:09 C'est un titre que vous aviez déjà tenté de racheter il y a quoi, cinq ans ? C'était
01:12 à Prisma à l'époque ?
01:13 Oui à l'époque j'avais eu quelques contacts mais c'était pas le bon moment, le bon timing
01:17 et voilà.
01:18 Alors depuis 1977 qui est l'année du lancement de VSD, les trois lettres signifiaient vendredi,
01:22 samedi, dimanche, ben plus avec vous.
01:23 Ça veut dire maintenant « voir, savoir, découvrir ». Ça n'avait plus de sens
01:28 de garder la même signification alors que ce n'est plus un hebdome et un mensuel ?
01:32 Déjà le rythme de mensuel impose ce changement et il est important aujourd'hui par rapport
01:38 à la concurrence et par rapport à l'inéditoriale qu'on voulait amener, la nouveauté, de
01:44 se positionner différemment et on est parti sur garder le mensuel fortement, c'était
01:49 une bonne décision et d'appuyer sur le « voir, savoir, découvrir » et de décliner
01:55 aujourd'hui toute cette nouvelle formule avec des nouvelles signatures qui rentreront
01:59 en ligne de compte.
02:00 On va en parler.
02:01 Nouveau logo, nouvelle charte graphique, nouvelle maquette, nouveau papier, nouvelles
02:04 signatures éditoriales, nouvelle rubrique, nouveau site bientôt, donc nouveau souffle,
02:09 vous parlez d'une évolution sans révolution.
02:11 Qu'est-ce qu'il reste de l'ancien VSD ?
02:13 Petite parenthèse, quand on dit nouveau logo, c'est le logo initial qui a été
02:20 créé par Maurice Siegel qu'on a repris, on a gardé l'arc-en-ciel, on a regardé
02:26 les couleurs et on a aujourd'hui apporté cette touche un peu du passé qui est marquée
02:32 dans ce nouveau logo et avec cette nouvelle baseline qui décline automatiquement avec
02:39 cette vision du logo ancien, avec cet arc-en-ciel qui était vraiment très fort.
02:43 Ça c'est de l'affichage, mais au niveau de l'éditorial, est-ce que vous avez gardé
02:46 l'ADN de VSD ?
02:48 L'éditorialement, j'ai la chance d'avoir un associé, je dirais que c'est François
02:51 Toriak, patron des rédactions, qui était patron du TV Mag, qui connaît parfaitement
02:55 cet univers-là et qui a aujourd'hui dirigé de main de maître rapidement en quelques
03:00 semaines parce qu'aujourd'hui on parle de début avril le jugement du tribunal qui
03:06 nous a fait confiance et aujourd'hui on sort un nouveau numéro qui évoluera avec
03:11 le temps et grâce, j'irais avec l'expertise et la connaissance de François, on a aujourd'hui
03:17 un certain nombre de citatures nouvelles qui sont arrivées.
03:19 On va les citer, on a Louis Bodin, le Dr Kierzek, Christine Asse pour l'astrologie, Alain
03:25 Ducasse, Olivier Schiabodo, Isabelle Morini-Bosque, Philippe Bouvard aussi.
03:29 Qui est toujours présent et qui est très important dans notre dispositif et qu'il
03:34 faut à tout prix continuer à avancer avec toutes ces signatures d'une manière assez
03:38 forte et d'une manière aujourd'hui, je dirais, avec des nouveautés qui, à chaque
03:46 numéro, qu'on essaiera de présenter.
03:48 C'est facile de convaincre des personnalités de participer au renouveau d'un titre qui
03:52 a été placé deux fois en liquidation judiciaire ?
03:54 Facile.
03:55 Franchement, très facile parce que la notoriété et l'image qu'a le titre est vraiment extraordinaire
04:01 et pour nous, ça nous donne envie à nous et aux équipes d'avancer encore plus vite
04:06 comme on l'a fait là parce qu'aujourd'hui, cette notoriété, on la sent tous les jours,
04:11 on est très sollicité.
04:12 Et voilà, donc maintenant, place aux lecteurs.
04:15 Il faut reconquérir, je dirais, la confiance des lecteurs qui ont été chahutés pendant
04:20 quelques mois.
04:21 Regagner la confiance des partenaires et regagner la confiance des équipes parce que les équipes
04:26 ont aussi été fortement chahutées.
04:28 J'ai eu le privilège, Philippe Abreu, de feuilleter le numéro qui va sortir vendredi
04:34 et je me pose une question.
04:35 Est-ce que vous avez un partenariat avec TF1 ? Je dis ça parce que c'est Jean-Luc Reischmann
04:39 qui interview Didier Deschamps, qui est en couverture.
04:41 Il y a aussi un reportage sur Anne-Claire Coudray.
04:42 On essaye de s'appuyer sur les médias forts parce qu'aujourd'hui, c'est un élément
04:48 important de notre dispositif et de créer des dispositifs et des opérations spéciales
04:52 en partenariat avec eux.
04:53 On a avec RTL, on a avec TF1, on a d'autres idées encore à venir avec d'autres médias.
04:59 Mais notre force, ce sera aussi que la marque existe d'une manière plus importante au
05:04 niveau des médias et avec des partenaires forts, comme vous l'avez cité.
05:08 Avec qui vous vous placez en concurrence ? Je dirais que la concurrence nous stimule.
05:13 Il n'y a pas de concurrence directe.
05:15 Aujourd'hui, on est mensuel, on n'est pas hebdo.
05:18 Donc pas Paris Match.
05:19 Pas Paris Match.
05:20 On n'a pas les mêmes moyens.
05:21 On est un groupe indépendant à taille humaine.
05:24 Donc aujourd'hui, cette concurrence-là, elle est plutôt dans le point de vente.
05:29 On souhaite être exposé à côté de Paris Match parce que c'est important pour nous.
05:33 On est très bien exposé avec les titres et roses.
05:36 C'est notre force.
05:37 On a une très belle expertise sur la vente en kiosque.
05:39 On croit beaucoup au papier.
05:41 On croit fortement à ce réseau de vente.
05:45 Aujourd'hui, on imprime, nous, dans un groupe comme le nôtre, 2 millions d'exemplaires
05:48 aujourd'hui qui sont à 60% sur le kiosque.
05:51 À qui s'adresse le nouveau VSD ?
05:53 Il s'adresse déjà.
05:55 Il faut reconquérir ces nouveaux clients, ces clients qu'on a eus, qui nous ont un
06:01 peu échappés.
06:02 Et on va avancer sur deux axes.
06:04 L'axe du grand public, notre clientèle fidèle sur la partie kiosque et abonnés.
06:11 Et on va développer d'une manière plus jeune sur le digital avec, en même temps
06:15 que le lancement du print, on va lancer sur le site internet vsd.fr avec une nouvelle
06:22 interface qui va arriver dès le 1er juillet.
06:25 Vous avez d'autres projets de reprise avec Erosmedia ?
06:28 C'est trop tôt pour en parler, mais on souhaite continuer à grandir, à grossir
06:32 et à avancer pour être prêt par rapport à ce nouveau marché qui est fortement chahuté.
06:39 Vous ne comptez pas vous arrêter là.
06:40 Merci d'être venu.
06:41 Merci à vous.
06:42 Merci France Info.
06:43 Vous avez vu Vsd Sort vendredi en kiosque avec en couverture le sélectionneur des Bleus,
06:48 Didier Deschamps.
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