- il y a 3 ans
Avec Hervé Juvin, député européen non-inscrit et conseiller régional des Pays de la Loire, Co-fondateur du mouvement Les Localistes !
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00:00 - Sud Radio Bercov dans tous ses états, le face à face.
00:06 - Le face à face d'André Bercov, pas de jour férié pour André Bercov dans Bercov dans tous ses états.
00:10 - Jamais, jamais.
00:11 - Avec Hervé Juvin qui est avec nous, député européen, conseiller régional des Pays-la-Loire et cofondateur du mouvement Les Localistes.
00:17 Bonjour Hervé Juvin.
00:18 - Bonjour, bonjour André Bercov.
00:20 - Bonjour Hervé Juvin. Alors on va parler, vous savez c'était Rony Duboz qui disait "penser localement",
00:26 non pardon, "penser globalement, agir localement", c'était ça.
00:30 Alors je voudrais d'abord parler, vous savez on a parlé avec Caroline Galactéros un peu plus tôt de Macron,
00:37 Emmanuel Macron retour de Chine et qu'il y a tensions,
00:41 mais je voudrais savoir, vous qui êtes effectivement d'abord, qui voyagez dans le monde entier,
00:45 mais qui aussi êtes donc dans Strasbourg, Bruxelles, est-ce que cette Europe-là au fond,
00:53 qu'est-ce qui se passe en ce moment entre l'Ukraine, Russie, entre Chine, Etats-Unis, Taïwan, qu'est-ce qui se passe ?
01:00 L'Europe.
01:02 - L'Union européenne, qui n'est pas l'Europe comme vous le savez fort bien André Bercov,
01:06 évitons toujours à la conclusion, l'Union européenne est en train d'entrer dans un processus
01:12 qui peut conduire à une désagrégation violente.
01:14 Je vous en donnerai deux ou trois exemples.
01:17 Aujourd'hui tout se passe au Parlement européen comme si le pouvoir appartenait à la Pologne et aux Etats baltes.
01:23 Je respecte totalement l'histoire, à bien des écarts tragiques,
01:28 de la Pologne et des Etats baltes, notamment dans leur relation avec la Russie.
01:32 Mais enfin il est bien clair que l'histoire de ces Etats n'est pas celle de la France,
01:37 n'est pas celle de l'Italie, d'autres composantes de l'Union européenne avec la Russie,
01:41 et le fait que ces Etats prennent pratiquement en otage le Parlement,
01:45 dans une indignation vertueuse pour condamner les crimes supposés de la Russie,
01:50 ça n'est tout simplement pas l'Union européenne.
01:53 Deuxième point sur lequel il y a désintégration, ou il y a en tout cas désunion de l'Union européenne,
02:00 c'est naturellement sur les restrictions permanentes des processus démocratiques,
02:04 qui aboutissent à une crise significative, et je voudrais en parler un peu plus.
02:09 Évidemment nous allons parler de la crise des retraites,
02:11 évidemment vous allez me demander ce qui se passe avec la crise des retraites.
02:15 Je voulais vous répondre André Berkhoff que ça n'est pas une crise française.
02:19 Aux Pays-Bas, et sur ce sujet la presse française n'a pas fait son travail,
02:23 vous avez eu un mouvement paysan, un mouvement d'agriculteurs,
02:27 provoqué par le fait que beaucoup craignent de se voir saisir une partie de leurs terres,
02:32 et beaucoup craignent de se voir réduire de manière drastique le nombre de bovins qu'ils peuvent élever,
02:38 tout simplement pour répondre à des impératifs écologiques d'ailleurs fortement discutables.
02:42 - Et imposés par la Commission européenne.
02:44 - Imposés par l'Union européenne et surtransposés par le gouvernement néerlandais actuel.
02:48 Ce mouvement n'existait pas il y a 6 mois.
02:50 Il a déterminé la naissance d'un parti, le blocage des accès à des grandes villes,
02:54 des manifestations dont certaines ont été extrêmement violentes, avec, je le crois, des tirs réels.
03:00 Il a abouti au fait que ce mouvement paysan aujourd'hui est devenu la première force au Parlement néerlandais.
03:05 - En 6 mois !
03:06 - En Allemagne, nous connaissons une véritable crise de la majorité au pouvoir,
03:09 puisqu'un petit parti émergeant, antiverts, est celui qui a obtenu le report,
03:16 ou du moins la transformation, de la directive européenne interdisant les moteurs thermiques à partir de 2035.
03:22 J'ajoute évidemment le cas de la France, où l'on voit très bien à travers la manifestation pour les retraites
03:28 qu'il s'agit de tout autre chose que de contester la réforme des retraites.
03:32 La contestation en France, pour moi, a un seul objet, Emmanuel Macron a été légalement élu,
03:38 il n'est pas légitime pour imposer des réformes dont les Français ne veulent pas.
03:42 - Alors attendez, je vous arrête là, c'est quand même assez grave ce que vous dites,
03:45 enfin, vous dites qu'il est légal, donc, effectivement, mais en quoi n'est-il pas légitime ?
03:52 - Il y a un égard entre la légalité et la légitimité dont la crise des retraites donne un bon exemple.
03:58 Tout indique que cette réforme des retraites est rejetée par une majorité des Français.
04:02 Et tout indique aussi qu'Emmanuel Macron ne veut rien entendre et ne veut rien voir,
04:08 il a décidé de poursuivre jusqu'à son terme cette réforme avec bien d'autres, nous y reviendrons sans doute,
04:14 en n'écoutant pas les Français.
04:16 Le sentiment, je crois, très général, c'est qu'un président élu avec 30% des voix,
04:22 avec beaucoup moins des voix d'un Français sur deux...
04:25 - C'est vrai, mais enfin c'est le cas d'autres...
04:27 - Un président qui affronte la volonté de la majorité des Français,
04:31 et qui est considéré avoir détruit l'État,
04:34 qui est considéré avoir gravement mis en danger tout ce qui faisait la singularité de la France,
04:41 notamment son système social, mais aussi ses libertés publiques,
04:44 mais aussi par exemple la loi sur la liberté d'association,
04:47 qu'une loi du 24 août 2021 est venue limiter, voire menacer de manière extrêmement grave.
04:52 Vous savez que des manifestants ont été arrêtés sans avoir rien commis,
04:55 tout simplement parce qu'ils se trouvaient là où il y avait effectivement des actes violents.
05:00 - Oui, où il y avait des casseurs et compagnie.
05:02 - Ils sont 48 heures, j'ai un exemple très précis, 48 heures de garde à vue,
05:06 une amende de 400 euros, l'interdiction de venir à Paris pendant 6 mois.
05:10 Ça s'appelle quoi si non porté atteinte au droit de manifester
05:13 pour quelqu'un contre lequel aucun délit n'est retenu ?
05:15 - C'était un manifestant que vous connaissez ?
05:17 - Du 7 mars. C'est un manifestant que je connais de la manifestation du 7 mars,
05:20 qui n'a absolument rien commis, d'ailleurs rien de lui est reproché,
05:22 sinon d'avoir été là au mauvais lieu et au mauvais moment.
05:25 On est en train de porter atteinte à la liberté de manifester,
05:27 comme on est atteinte, on est en train de porter atteinte à la liberté d'association.
05:31 Je pense que c'est tout cela qui est derrière la constatation.
05:34 Puis laissez-moi prendre deux autres exemples qui sont éclatants
05:36 dans ces grandes démocraties qu'étaient Israël et les États-Unis.
05:39 Israël vit une crise existentielle sans précédent.
05:44 Il faut savoir que les réservistes de l'armée de l'air,
05:46 les réservistes des blindés de l'armée israélienne,
05:49 ont refusé de prendre leur service parce qu'ils contestent la direction Netanyahou.
05:54 - Et l'armée israélienne étant ce qu'elle est, c'est très grave.
05:57 - Exactement, c'est la survie du pays qui est en danger aujourd'hui.
05:59 Et on voit bien que le régime Biden, le régime démocrate,
06:03 est très très gravement mis en cause, puisque les turpitudes de M. Hunter Biden,
06:07 le fils du président, sont en train d'éclater au grand jour.
06:09 Ce sont nos démocraties qui vont mal.
06:11 Et je me permets de le dire, le mouvement localiste,
06:15 qui est un mouvement qui attire d'abord l'attention d'élus locaux,
06:19 est un mouvement qui entend répondre à cette grave crise de nos démocraties.
06:23 - Eh bien on va en parler tout de suite après cette petite pause avec Hervé Juvin,
06:26 et vous voyez qu'il ne mâche pas ses mots.
06:28 - Et vous avez la parole au 0826 300 300 pour interpeller Hervé Juvin.
06:33 0826 300 300, à tout de suite sur Sud Radio.
06:36 - Ici Sud Radio. Les Français parlent au français. Je n'aime pas la blanquette de veau.
06:50 Sud Radio Bercov dans tous ses états.
06:53 - Nous ne pouvons qu'être dans tous nos états en écoutant Hervé Juvin, député européen.
06:57 Nous on inscrit au conseil régional des pays de Loire et cofondateur,
07:01 on parlera du mouvement les localistes.
07:03 Mais auparavant vous avez dit quelque chose, Hervé Juvin,
07:06 vous avez parlé des pays baltes effectivement,
07:08 qui prennent en otage l'Europe,
07:13 et vous dites "le Parlement européen laisse faire".
07:16 Pourquoi le Parlement européen laisse faire ?
07:18 Après tout, les Français sont là, les Italiens, les Allemands, les Espagnols, les Portugais, etc.
07:24 - C'est le démon du bien, André Bercov.
07:27 - Quand vous êtes face au démon du bien, que pouvez-vous faire sinon abonder dans son sens ?
07:33 Ou tout simplement vous tenir quoi sur votre chaise sans applaudir ?
07:36 Il est clair que dès qu'on parle de l'Ukraine, on est dans le bien contre le mal.
07:41 Le bien absolu représenté par les valeureux ukrainiens qui défendent les valeurs de l'Occident, etc.
07:47 contre le méchant russe incarné par M. Poutine,
07:50 qui devrait bientôt passer devant un tribunal international.
07:54 Vous ne pouvez pas sortir de ce narratif.
07:56 C'est ce qui m'apparaît tout à fait considérable alors que les Américains en sortent.
07:59 Il y a un véritable débat aujourd'hui aux Etats-Unis
08:02 sur les à peu près 100 milliards de dollars donnés à l'Ukraine en pure perte,
08:06 puisqu'on sait qu'à peu près le tiers du matériel militaire qui arrive en Ukraine est immédiatement revendu ailleurs.
08:10 Ce qui commence d'ailleurs à provoquer des soucis de nos amis au sud de la Méditerranée
08:14 et également des avertissements très précis d'Israël.
08:16 En disant "on n'a pas envie que ça vienne chez nous".
08:20 - Que le matériel arrive là.
08:21 - Au sud de Liban ou dans les territoires occupés.
08:23 Bref, ça c'est un débat qui peut avoir lieu aux Etats-Unis.
08:27 C'est un débat qui ne peut pas avoir lieu en Europe.
08:29 - Et pourquoi ?
08:30 - Parce que l'Europe c'est le camp du bien.
08:33 Le haut représentant Joseph Borrell a très bien dit "nous sommes le jardin, partout ailleurs c'est la jungle".
08:38 Ce qui est d'ailleurs témoin d'une vision du monde absolument singulière.
08:41 Mais enfin.
08:42 Donc on ne peut rien dire sur ce sujet.
08:44 Il faut rappeler évidemment sur l'Ukraine, mais combien de fois l'a-t-on rappelé,
08:48 que 2014 c'est un coup d'Etat financé à centaines de millions de dollars par Madame Nuland,
08:53 coup d'Etat contre un pouvoir démocratiquement élu.
08:56 Les Russes n'avaient sans doute pas choisi le meilleur candidat,
08:58 mais enfin il a été démocratiquement élu.
09:00 Les Américains ont réalisé un coup d'Etat.
09:02 C'est quand même extraordinaire qu'à peu près personne ne le rappelle.
09:05 C'est quand même à peu près extraordinaire que personne ne rappelle
09:08 qu'en dépit des engagements dont James Baker a été témoin,
09:11 pris après la chute du mur de Berlin,
09:13 la Russie fait face à un véritable encerclement
09:15 avec des ogives nucléaires à moins de 500 km de Moscou.
09:18 C'est évidemment intolérable pour une puissance comme la Russie.
09:21 - Ici même Roland Dumas, qui était mis à verser l'étranger
09:23 au moment de la chute de l'URSS, en a témoigné, effectivement.
09:26 - Tout à fait, mais les témoignages ne laissent aucun doute
09:29 sur les engagements verbaux pris par les Américains à ce moment-là.
09:34 Comme assez souvent ils ont trahi absolument toutes leurs promesses.
09:37 - Donc alors, ce Parlement européen,
09:39 alors revenons à ça et pas seulement sur l'Ukraine et ailleurs,
09:42 moi je vous pose la question, puisque vous êtes député européen,
09:45 ça sert à quoi ce Parlement européen, cher Hervé Juvin ?
09:49 - Ce Parlement européen sert essentiellement à donner un vernis,
09:52 je dis bien un vernis démocratique,
09:55 à des décisions qui pour la plupart sont instruites par la Commission européenne,
10:00 sont en fait arbitrées par le Conseil européen,
10:03 et faut-il le dire le plus souvent,
10:05 sont dictées par nos grands alliés américains.
10:08 J'avais encore tout récemment des exemples dans les plus infimes détails,
10:11 ce sont nos alliés américains qui dictent ce qui est fait par l'Union européenne,
10:16 y compris dans les voeux que les représentants de l'Union européenne
10:19 présentent aux pays étrangers dans lesquels ils sont situés.
10:22 - A ce point ? - A ce point.
10:24 - Vous en avez les preuves ?
10:26 - J'ai des éléments tout à fait précis dans les plus intimes détails.
10:32 Alors je vais quand même évoquer quelques drames,
10:34 la politique européenne de l'énergie est un véritable drame,
10:37 les sanctions appliquées contre la Russie sont un véritable drame,
10:40 notamment pour les PF françaises.
10:42 J'avais encore ce matin au téléphone le président d'une société,
10:45 Boise et Buchs, située dans le 56, Morbihan,
10:48 j'y suis né, qui me disait que sa facture d'électricité
10:51 qui était de 7000 euros mensuels, est passée à 30 000 euros mensuels.
10:54 Deux responsables, la politique totalement inconsidérée
10:59 de concurrence des opérateurs historiques,
11:01 qui a ruiné EDF au bénéfice de concurrents
11:04 qui ne sont que des prêtres non financiers,
11:06 et puis la politique totalement irresponsable de sanctions contre la Russie,
11:09 parce que soyons clairs, le grand gagnant aujourd'hui, ce sont les Etats-Unis,
11:12 le grand perdant de la guerre en Ukraine, ça n'est pas encore l'Ukraine,
11:16 c'est certainement l'Union Européenne.
11:18 L'Allemagne, puissance dont les excédents commerciaux assuraient
11:21 la stabilité de l'euro et permettait de financer les déficits
11:24 des pays du Sud et aussi de la France,
11:26 l'Allemagne est dans un état catastrophique.
11:28 Et je ne sais pas dans quel état l'Europe va sortir de cette crise,
11:31 qu'elle est à peu près seule à financer.
11:33 Rappelons que nos grands alliés américains nous vendent
11:36 leur gaz naturel liguefié en lieu et place du gaz grusse
11:39 à peu près 4 fois le prix, et du gaz de schiste que nous n'autorisons pas chez nous.
11:43 Ce qui en termes écologiques est simplement une catastrophe.
11:45 L'Europe est la grande perdante d'un conflit qui n'aurait jamais dû avoir lieu.
11:50 L'Europe s'est laissée entraîner dans un conflit qu'elle finance
11:53 et dans lequel elle prend tous les risques,
11:55 avec toujours le risque d'une montée vers une 3ème guerre mondiale.
11:58 L'Europe aujourd'hui est en train de s'effacer de la planète des puissances.
12:02 Alors c'est un peu comique d'entendre notre président évoquer
12:04 l'autonomie stratégique de l'Europe.
12:06 Cette page là, elle a été tournée au début de la guerre en Ukraine.
12:10 Elle a été tournée il y a déjà un moment.
12:12 - L'autonomie stratégique de l'Europe n'existe pas.
12:14 - On peut en rêver sur la génération à venir.
12:16 Mais aujourd'hui nous sommes pieds et mains liés
12:18 à l'OTAN, aux commandes d'armement américains.
12:21 C'est un drame pour les industriels français de la défense.
12:24 Nous sommes de plus en plus sujets à l'extraterritorialité des règles américaines.
12:28 Ici encore un exemple précis que vous pouvez vérifier.
12:30 Deux émissaires du trésor américain sont en visite en Europe cette semaine à partir de demain
12:36 pour demander à l'Allemagne, à l'Italie et peut-être à la France
12:39 de sanctionner beaucoup plus sévèrement les entreprises
12:41 qui continuent à entretenir des relations avec la Russie.
12:43 Alors il faut leur dire clairement, un allié n'est pas là pour donner des ordres.
12:46 Messieurs, si vous venez ici pour nous donner des ordres,
12:48 vous pouvez reprendre l'avion pour Washington.
12:50 - Vous pensez que c'est ce qui sera fait, à votre avis ?
12:54 - Je pense que comme d'habitude, les pays essaieront de moyenner,
12:57 c'est-à-dire de trouver des moyens facialement de respecter les sanctions
13:02 tout en ne les respectant pas tout à fait.
13:04 Mais je donne à observer que quand le chantage américain,
13:07 c'est soit vous faites des affaires avec 50% du produit mondial,
13:11 soit vous êtes coupé de nos alliés,
13:14 le Japon vient officiellement déclarer qu'il achetait en masse du pétrole et du gaz à la Russie.
13:20 Il est clair que les sanctions, ça ne fonctionne pas.
13:22 Il est clair que ceux qui sont en train de s'isoler sur la scène mondiale,
13:26 ce sont les Etats-Unis et leurs alliés, j'ai quelquefois en faim de dire leurs complices.
13:31 Et donc la question pour toute politique étrangère de la France aujourd'hui,
13:35 c'est de savoir s'il faut être avec l'aile marchande du monde,
13:38 qui est dans l'Asie, dans l'océan Indien, vers le Pacifique, dans les pays qui montent,
13:43 ou si elle est face à, en s'alliant à ce déclin américain,
13:48 qui aujourd'hui de plus en plus me semble inéluctable.
13:50 Vous me permettrez de citer Tocqueville.
13:52 Je suis retombé, j'étais à Delhi la semaine dernière, je suis retombé sur Tocqueville qui dit
13:57 "La puissance américaine vient du fait que les Américains fondamentalement se battent pour le bien,
14:04 et pour ce qu'ils croient être le bien.
14:06 Et si les Américains ne se battent plus pour le bien, ils perdront leur puissance.
14:10 Je considère que les Etats-Unis sont une puissance porteuse de paix et d'ordre mondial,
14:14 jusqu'après la guerre du Vietnam dans les années 80.
14:17 Sous la coupe des néoconservateurs, les Etats-Unis sont devenus une puissance de désordre et de chaos.
14:23 Ce n'est plus une puissance pour le bien, c'est une puissance à la merci d'une ploutocratie
14:27 qui a pris le contrôle de Washington.
14:29 Et très clairement, si les Etats-Unis disparaissaient de la scène de la puissance mondiale,
14:33 le monde s'en porterait mieux.
14:35 - Oui, vous dites que les années 80, il y a eu une bascule, d'où l'Irak, l'Ibie, etc.
14:39 - Il y a eu une bascule, les catastrophes de l'Irak, les catastrophes des guerres illégales,
14:43 que ce soit en Libye, que ce soit en Syrie, que ce soit en Afghanistan,
14:47 qui ont laissé des pays entièrement détruits, qui ont fait des centaines de milliers de morts,
14:51 sans aucun bénéfice, autre que ceux qui engrangent le concept militaro-industriel américain,
14:57 et puis autre que ceux qui aident de détruire de manière impitoyable tous les régimes
15:01 qui proposent des alternatives.
15:03 Je rappelle que la Serbie de Milosevic, de la même manière que la Libye de M. Kadhafi,
15:07 qui n'est certainement pas des anges,
15:09 mais assurait la gratuité de l'énergie, la gratuité des soins, la gratuité de l'éducation, etc.
15:15 C'est aussi une des dimensions du combat que les États-Unis mènent
15:19 contre tout régime qui offre une alternative crédible à leur plutocratie.
15:23 - D'ailleurs Kadhafi voulait faire une monnaie aussi, il y pensait à cela, notamment.
15:27 - On pourrait faire la liste de ceux qui sont morts parce qu'ils ont touché au monopole du dollar
15:33 et au monopole du pétrodollar.
15:35 - Sauf qu'aujourd'hui on a l'impression vraiment, on en parlera après cette petite pause aussi,
15:41 on le savait Hervé Juvin, c'est intéressant de voir l'Iran et l'Arabie Séoudite se visiter
15:47 et que la guerre, l'atroce guerre du Yémen, où il y a eu 300 000 morts,
15:53 peut-être, et espérons-le, va s'arrêter.
15:56 - Vous savez, je vais citer Kissinger, qui dit "la puissance appartient à ceux qui parviennent
16:01 à réaliser des accords de paix".
16:03 Aujourd'hui, dans cette affaire de l'Iran et de l'Arabie Séoudite,
16:06 c'est la Chine qui est un apporteur de paix,
16:09 c'est la Chine qui met fin à une querelle séculaire entre les chiites et les sunnites,
16:13 ce qui est peut-être d'importance mondiale,
16:15 c'est peut-être la Chine qui va aider à mettre fin au conflit au Yémen,
16:18 et on sait très bien que la Chine, avec d'autres puissances plus discrètes, notamment l'Inde,
16:23 est en train de proposer un plan de paix en Ukraine,
16:26 qui a probablement des chances d'aboutir dans les semaines ou les mois à venir.
16:29 - Eh bien, on en parlera et on reviendra aussi en France, parce qu'il y a beaucoup de choses à dire aussi,
16:34 sur notre cher et doux pays. A tout de suite.
16:36 - Et vous avez la parole sur Sud Radio 0826 300 300,
16:39 on attend vos appels pour interpeller Hervé Juvin, à tout de suite sur Sud Radio 0826 300 300.
16:45 - Ici Sud Radio.
16:49 Les Français parlent au français.
16:54 Les carottes sont cuites.
16:57 Les carottes sont cuites.
16:59 Sud Radio Bercov, dans tous ses états.
17:01 - Et quelles carottes et quels cuissons, on en parle avec Hervé Juvin,
17:05 débuteux européen non inscrit, conseiller régional d'Épée de la Loire,
17:08 cofondateur du mouvement Les Localistes.
17:10 Hervé Juvin, justement, juste cette information,
17:14 selon une étude IFOP, 42% des Français les plus précaires,
17:22 disent avoir supprimé un repas quotidien à cause de l'inflation.
17:27 On commente, on ne commente pas, qu'est-ce que ça veut dire ?
17:31 Je croyais qu'on était en 2023.
17:33 - La France est riche, la France est un pays en progrès, en développement,
17:37 sous l'heureuse conduite de messieurs Macron et Le Maire,
17:40 qui nous promettent des jours meilleurs.
17:42 La réalité est bien différente. La réalité c'est la colère.
17:45 Je n'ai jamais connu dans ma vie, je dis bien je n'ai jamais connu dans ma vie,
17:49 un président français qu'on voit décapité, brûlé, pendu en effigie, etc.
17:54 Il se passe un phénomène d'ampleur historique en France.
17:56 Cette colère, j'y vois trois ou quatre origines,
17:59 que je vais donner de manière un peu précise.
18:01 - Allez-y.
18:02 - Ces agglomérations de plus de 150 000 habitants,
18:06 dans lesquelles les malheureux propriétaires de voitures diesel
18:09 ou de voitures essentielles ne pourraient même plus entrer.
18:11 On est en train de priver les Français de leur droit à la mobilité.
18:15 Ces réformes ou ces exigences absurdes en termes d'économie d'énergie,
18:19 qui font que déjà des millions de Français commencent à savoir que leur maison,
18:22 ils ne pourraient plus la louer parce qu'ils n'ont pas fait les travaux d'isolation.
18:26 Une maison, un appartement classé passe-soir thermique,
18:28 vous ne pouvez plus les louer et peut-être demain vous ne pourrez plus les vendre.
18:32 C'est vécu par des millions de Français comme une menace d'expropriation.
18:36 Je rajoute les mesures envisagées sans être précisées,
18:40 qui font qu'à partir d'un certain âge,
18:42 toute Française, tout Français pourrait se voir interdit de conduire.
18:45 Ce qui condamne le rural à la désertification accélérée.
18:50 - Ça, c'est pas fait encore.
18:52 - Ça n'est pas fait encore, fort heureusement, mais c'est une menace qui plaine.
18:55 J'ajouterai évidemment ce que vous nécessitez,
18:58 c'est le prix de tout qui monte.
19:01 C'est le prix de tout qui monte parce qu'accablés de charges et de normes,
19:05 les artisans, les PME sont obligés de facturer plus cher.
19:08 C'est évidemment le prix de l'alimentation qui monte et de manière absolument considérable.
19:12 C'est le prix des services.
19:14 C'est la dégradation de la qualité hospitalière.
19:16 C'est la dégradation de la qualité de sécurité au quotidien.
19:20 Tout ceci fait que les Français ressentent un phénomène
19:23 que j'éprouve par ma part beaucoup quand je voyage.
19:26 Je vois des pays qu'on considérait sous-développés
19:28 qui sont en train de faire des bons en avant considérables.
19:31 Et je vois la France en phase de sous-développement.
19:34 Ce qui nous aura été donné par les privatisations en masse,
19:39 ce qui nous aura été donné par la casse de l'État,
19:42 à laquelle procède de manière extraordinairement méthodique Emmanuel Macron,
19:46 en supprimant les grands corps, en supprimant le corps de la diplomatie,
19:50 en supprimant par exemple les enquêtes d'utilité publique
19:53 qui permettent aux Français de faire entendre leur voix,
19:55 tout ça, cette casse de l'État se recule des libertés,
19:58 ça provoque un recul de la qualité.
20:00 Juste un mot Hervé Juvin, vous dites "casse de l'État" etc.
20:02 Mais l'État n'a jamais été aussi obèse.
20:04 Les prélèvements obligatoires n'ont jamais été aussi énormes à la soviétique.
20:08 La France a le record des prélèvements sociaux,
20:11 la France a le record de la dépense publique,
20:13 mais l'État ne fonctionne plus.
20:15 La France, par exemple, essayait de vous faire délivrer un passeport ou une carte d'identité,
20:19 alors Emmanuel Macron a haussé le ton en disant à ses ministres "il faut que tout ça soit résolu".
20:23 La France est dans un État, dans ce cas, proche des pays sous-développés.
20:28 Il faut des mois pour refaire une carte d'identité,
20:30 pour refaire un permis de conduite, pour refaire un passeport.
20:32 Je ne parlerai pas de l'état de notre système hospitalier.
20:35 Ça fait bien longtemps que plus personne n'ose dire que la France a un des meilleurs systèmes médicaux du monde.
20:40 - On est les meilleurs du monde à un moment donné, oui.
20:42 - Et je n'en rajouterai pas sur les énormes fautes commises au moment du Covid,
20:45 on a vu des valses hésitations, il ne fallait pas porter de masque,
20:47 il fallait porter les masques, il y avait des médicaments,
20:49 il n'y avait plus de médicaments, etc.
20:51 Il y a quand même des gens qui sont toujours en place,
20:54 qui se sont non seulement ridiculisés,
20:56 mais qui à mon sens devraient un jour se trouver devant les tribunaux.
20:58 - Et ne parlons pas du confinement et tout le reste.
21:00 - C'est ce à quoi essaie de répondre le mouvement localiste.
21:03 - Alors c'est quoi le mouvement localiste ?
21:05 - D'abord il est parti d'une demande d'élus locaux.
21:07 Il est parti d'une demande d'élus locaux,
21:09 faisant face au naufrage de notre démocratie,
21:12 dans la République d'Emmanuel Macron, tout vient d'en haut.
21:15 Il y a des comités d'experts, il y a des groupes de citoyens,
21:18 on ne s'est choisis qu'en trop,
21:20 il n'y a plus de corps intermédiaires,
21:22 l'Assemblée est réduite à la portion congrue.
21:24 On le voit bien avec ce vote arraché,
21:27 ce non-vote plutôt,
21:29 par le 49-3 de la réforme des retraites,
21:32 avec une consommation de 49-3
21:34 sans aucun équivalent dans l'histoire de la 5ème République.
21:37 Top down, tout doit venir d'en haut.
21:39 Ceux qui sont en haut dans les palais ministériels et présidentiels ont raison,
21:42 les Français n'ont qu'à subir.
21:44 Ça ne marche pas comme ça.
21:46 Les Français n'ont pas été élevés,
21:48 les Français n'ont pas été formés comme ça,
21:50 et les Français sont en demande du mécanisme inverse.
21:52 Ce qui va fonctionner doit partir d'en bas.
21:54 Ça doit partir d'en bas pour l'implantation des éoliennes.
21:57 C'est absurde de permettre l'implantation d'éoliennes
21:59 sans consulter les habitants locaux.
22:01 C'est absurde de peu à peu déposséder les élus locaux
22:04 de tout leur pouvoir pour les transférer à un préfet
22:06 qu'il n'a de compte à rendre car pari.
22:08 C'est extrêmement grave de toucher à la liberté d'association,
22:11 c'est ça qui fait la vie locale.
22:13 Et j'ai coutume de dire, et c'est une des bases du mouvement localiste,
22:16 quand on partage un territoire, d'où qu'on vienne,
22:18 quelle que soit son origine, sa relation,
22:20 sa religion, son idéologie,
22:23 quand on a un territoire en commun, on a quelque chose en commun,
22:25 on peut construire pour le meilleur sur ce territoire.
22:28 C'est ça le localisme.
22:29 - C'est en fait retrouver l'intérêt commun, le bien commun.
22:32 - Redonner le pouvoir aux gens qui, sur le territoire,
22:34 savent de quoi ils ont envie et s'en occuperont mieux
22:37 que ceux qui ne le connaissent pas.
22:39 Combien de fois nos ministres
22:41 de ceux que vous avez désignés tout à l'heure,
22:45 combien de fois sont-ils allés récemment en région,
22:47 dans ce qu'on appelait les provinces,
22:49 combien de fois ont-ils parlé avec des françaises et des français
22:51 qui ont du mal à boucler les fins de mois,
22:53 qui ont du mal à trouver un médecin,
22:55 qui s'inquiètent de ne plus pouvoir circuler en voiture.
22:57 - Oui mais là ils vous disent, à chaque fois qu'on va,
22:59 maintenant on manifeste, au lieu de nous écouter, on manifeste.
23:03 Apparemment il n'y a pas que Emmanuel Macron.
23:05 - Pour qu'on ait envie de les écouter, il faudrait qu'ils aient quelque chose à dire.
23:07 Si c'est pour délivrer la parole donnée de la pensée unique,
23:11 et pour délivrer le catéchisme,
23:14 des privatisations, de la soumission,
23:17 pour être très clair,
23:19 aux intérêts de nos amis américains,
23:21 et surtout la centralisation à outrance à laquelle nous assistons,
23:24 on n'a pas besoin de les entendre.
23:26 On a envie tout simplement de les remplacer.
23:28 - Donc mouvement localiste, c'est un mouvement qui n'est pas un parti.
23:32 - Ce n'est pas un parti, c'est un mouvement citoyen,
23:34 pour plus d'autonomie d'initiative locale,
23:36 évidemment le référendum d'initiative locale,
23:38 pour les sujets territoriaux.
23:40 C'est évidemment la demande d'une relocalisation
23:43 des activités industrielles, de services,
23:46 mais aussi d'une plus grande autonomie des banques régionales.
23:48 Vous le savez André Berkhoff, j'ai passé beaucoup de temps à travailler dans le monde de la coopération.
23:52 Il faut donner une nouvelle vie au mouvement de la coopération et de la mutualité,
23:56 parce que c'est ça qui fait la vie sur les territoires,
23:58 quand la décision se prend au plus près des territoires.
24:00 Et puis c'est aussi le fait de rendre du pouvoir aux consommateurs,
24:03 en évitant toutes les manipulations de la fameuse RSE,
24:07 responsabilité sociétale et environnementale.
24:09 Les gens sur un territoire savent bien quelles entreprises créent des emplois,
24:13 quelles entreprises participent et financent la vie du territoire,
24:16 et c'est assez consommateur de se prononcer.
24:19 J'ajoute une dimension sociale essentielle,
24:21 celui qui travaille pour des produits dont il ne connaît rien,
24:24 destiné à des publics de consommateurs qui peuvent être à 1000 ou 3000 km,
24:29 il n'a d'autre rémunération de son travail que son salaire.
24:32 Celui qui travaille pour des produits ou des services de gens proches de ses lieux,
24:36 qu'il remercie parce que c'est bien fait, parce que c'est bon, parce que c'était un bon service,
24:40 il a une rémunération non financière qui peut être tout à fait considérable
24:44 et en tout cas qui est source de dignité et de responsabilité.
24:48 Je pense que cette dimension sociale est essentielle.
24:51 - Lucien, nous avons des auditeurs.
24:54 - Oui, beaucoup d'auditeurs nous appellent pour interpeller Hervé Juvin au 0826 300 300
24:58 et on accueille Christophe d'Aix-en-Provence. Bonjour Christophe.
25:01 - Bonjour Christophe. - Bonjour André, bonjour Lucien Lalunière
25:04 et mes salutations à Hervé qui donne bien la signification de son prénom,
25:11 c'est-à-dire le fer, la volonté, l'ardence.
25:15 Je suis sûr que je suis dans le vrai.
25:18 Alors comme je n'ai pas beaucoup de temps, mais c'est normal,
25:21 je voudrais attirer l'attention,
25:25 c'est relié à ce que vous dites, monsieur Juvin et les autres intervenants de cette émission.
25:31 Il y a un siècle, même un siècle et demi, 1850,
25:37 Louis-Napoléon Bonaparte a été élu par la périphérie contre le centre, c'est-à-dire Paris.
25:44 Et là, nous avons Emmanuel Macron qui a été élu par le centre, c'est-à-dire Paris, contre la périphérie.
25:55 Et il me semble que la situation politique de 2023 ressemble beaucoup à celle de 1850,
26:07 c'est-à-dire que l'Assemblée nationale ne pouvait rien sur le président,
26:12 le président ne pouvait plus se représenter et le président ne pouvait pas dissoudre.
26:18 Et je trouve que monsieur Macron a réussi soft, j'ai bien dit soft, il n'y a pas de militaires,
26:27 il a réussi un coup d'État lors du refus de la censure par l'Assemblée nationale
26:35 et depuis le pouvoir personnel est très fort.
26:40 - Il est installé pour vous, c'est ça Christophe ?
26:42 - Oui, mais de manière soft, attention.
26:44 - Il faut faire attention à l'usage des mots bien sûr.
26:48 - Non, non, mais parce que je le pense aussi.
26:50 - Je sais bien, je sais bien.
26:52 Alors Hervé Jumat vous répond.
26:55 - Merci beaucoup de votre remarque monsieur, je le crois historiquement assez juste.
26:59 Je serai plus nuancé sur ce que vous dites, tout ça se passe dans la douceur,
27:04 tout ça se passe dans la légalité, etc.
27:06 J'évoquais les atteintes aux libertés publiques,
27:08 liberté de manifester, liberté de réunion, liberté d'association.
27:12 Je voudrais attirer votre attention sur une loi qui m'apparaît une loi scélérate
27:16 qui décide que le Premier ministre et le ministre de la Santé à tout moment
27:21 peuvent décider qu'il y a une menace d'épidémie,
27:24 peuvent prendre n'importe quelle mesure pour arrêter la vie publique,
27:27 y compris des mesures de confinement, d'enfermement des citoyens.
27:32 Cette décision au bout de six mois devant être présentée,
27:35 justifiée devant le Parlement sans vote.
27:37 Ça veut dire quoi ?
27:39 Ça veut dire que le Premier ministre et le ministre de la Santé,
27:42 notamment en cas de crise, peuvent à tout moment décider
27:45 un état de risque sanitaire et paralyser le pays, mettre le pays à l'arrêt.
27:49 On pourrait dire que ce que l'on a vu au moment de la crise du Covid-19
27:53 a été une répétition.
27:54 C'est une répétition de ce qui a eu lieu par exemple au Canada.
27:57 - C'est une loi qui est passée quand, c'est un récit ?
27:59 - C'est une loi qui est passée en 2020, je vais vous donner la référence.
28:04 Nous l'avons vu utilisée exactement de la même manière
28:10 Nous l'avons vu utilisée exactement de la même manière dans différents pays
28:16 et ça me paraît extrêmement grave parce qu'on peut suspendre les libertés publiques,
28:20 on peut suspendre la vie citoyenne sous simple décision du Premier ministre
28:24 et du ministre de la Santé.
28:25 - C'est presque un article 16, ça.
28:27 - C'est presque un article 16, c'est un article d'état d'urgence.
28:29 Je vais vous en donner la référence.
28:32 C'est la loi du 5 août 2020 dans son article 6-1040.
28:37 Vous pouvez le consulter, c'est pratiquement la liberté sous raison sanitaire
28:42 de décréter à tout moment l'état d'urgence
28:44 et d'arrêter totalement la vie politique du pays.
28:47 - Oui, c'est préoccupant ça.
28:50 Christophe, vous vouliez répondre ?
28:52 - Oui, je voulais apporter la nuance.
28:53 Quand je dis "soft", je ne dis pas "soft"
28:59 c'est-à-dire dans le corps du régime politique tel qu'il est en place
29:06 mais dans la façon, dans l'habillage.
29:09 Pour comprendre Macron, excusez-moi pour les anciens élèves des jésuites,
29:13 il faut voir le jésuitisme.
29:16 Et Macron, c'est du jésuitisme.
29:19 - D'accord.
29:20 Écoutez, Christophe, en tout cas, on va faire une petite pause.
29:23 - Merci beaucoup, Christophe.
29:24 - Oui, voilà, mais j'espère ne pas avoir embêté.
29:27 - Pas du tout, pas du tout.
29:28 - C'était une très bonne question et une très bonne intervention.
29:31 - Vous continuez de nous appeler au 0826 300 300.
29:33 On se retrouve tout de suite sur Sud Radio.
29:35 A tout de suite.
29:55 - Vous avez parlé, Juvain, on continue de parler, effectivement,
29:58 de l'état du monde et quel état, et là, de l'état de la France.
30:04 Et on a parlé, pendant la pause, de ce sentiment de déclassement.
30:08 Et vous dites que vous avez observé, un peu partout en tout cas,
30:11 ce sentiment de déclassement de la France.
30:14 - Je suis frappé dans différents lieux de France
30:19 où je rencontre des gens simples qui ont des problèmes de fin de mois,
30:23 qui ont des problèmes pour à la fois payer le loyer,
30:26 payer l'électricité et avoir à manger.
30:30 Je suis frappé de ce sentiment que la France n'est plus ce qu'elle a été.
30:34 Que la France n'est plus respectée comme elle a été,
30:36 que sa parole ne compte plus,
30:38 et que ce sentiment que la France est l'ami de beaucoup de pays dans le monde,
30:42 qu'elle en est respectée, qu'elle en est aimée,
30:44 quelques fois même admirée,
30:46 ce sentiment est en train de disparaître.
30:48 Ça va, pour moi, nourrir ce sentiment de colère.
30:50 - Et vous sentez ce sentiment, il est partagé, ce sentiment.
30:52 - Ce sentiment est très largement partagé,
30:54 et il fait partie d'une crise qui va bien au-delà, je l'ai dit,
30:57 de la crise provoquée par la réforme du système des retraites,
31:01 qui est pratiquement la crise identitaire "Nous sommes qui, nous Français ?"
31:05 C'était assez simple de le dire au moment où la France était un pays non-aligné,
31:09 respecté par tous les pays non-alignés.
31:11 Il y en a encore des traces.
31:13 A chaque fois que vous rencontrez un membre du gouvernement
31:15 ou de l'administration chinoise,
31:16 il vous rappelle que la France a été le premier pays
31:18 à reconnaître officiellement la Chine.
31:21 - La Chine, oui. - Communiste.
31:23 Vous avez le même sentiment en Inde, quand on vous rappelle
31:25 que la France a été très proche du mouvement des non-alignés
31:28 et la conférence de Bandung en 1955.
31:30 Bref, ça, ça a disparu.
31:32 Et le sentiment que la France, dorénavant, est un pays aligné sur la puissance américaine,
31:36 et donc, plutôt que de s'adresser à l'apôtre,
31:39 il vaut mieux s'adresser à la puissance elle-même,
31:41 vaut mieux aller directement à Washington DC.
31:43 Ça m'a été dit par un certain nombre de diplomates.
31:45 C'est plus la peine de faire l'escale de Paris,
31:47 il faut aller directement parler à Washington DC,
31:49 parce que Londres continue à jouer à rôle.
31:51 - Continue à jouer, oui. - Ça, je trouve que c'est très largement répandu.
31:54 Les Français ont une conscience du monde.
31:56 Je pense qu'une partie de l'Ouest,
31:58 l'Union Européenne est sortie de toute conscience géopolitique
32:01 pendant plus d'une génération,
32:02 c'est une raison de son malaise profond aujourd'hui.
32:04 Il lui faut à toute allure retrouver une conscience géopolitique,
32:07 elle n'a pas.
32:08 Les Français ont gardé une conscience géopolitique.
32:10 Ça, c'est à cause du nombre de missionnaires,
32:12 à cause du nombre de marins,
32:13 à cause du nombre de soldats
32:15 qui sont allés se battre à peu près sur tous les champs de guerre du monde,
32:18 du Mexique à la Indochine,
32:20 en passant par la plupart des pays africains.
32:22 Il y a une conscience du monde en France.
32:24 C'est aussi la conscience de, sur deux siècles,
32:26 la Russie a sauvé trois fois la France.
32:28 Elle a sauvé la France du dépêchement,
32:30 après Waterloo, quand les Anglais voulaient couper la France en petits morceaux,
32:33 c'est le Tsar qui s'y opposait.
32:35 L'attaque, qui leur a coûté des dizaines de milliers de morts,
32:39 mais l'attaque des troupes du Tsar contre l'armée allemande
32:41 nous a permis de remporter la bataille de la Manne et de sauver Paris.
32:45 Et puis n'oublions jamais,
32:47 en dépit du film magnifique, mais mensonger,
32:50 du jour le plus long,
32:52 que c'est le sacrifice de millions et de millions de Russes
32:55 qui a détruit la machine de guerre allemande,
32:57 Youkov, les batailles de chars à plusieurs milliers de chars engagés.
33:01 Youkov est le vrai vainqueur de la Seconde Guerre Mondiale
33:04 et c'est la Russie soviétique qui a mis à bas l'Empire nazi.
33:08 Ce sont des choses qu'on a dramatiquement oubliées
33:10 et que beaucoup de nos alliés européens sont en train d'oublier.
33:12 - Ce qui n'empêche pas de dire ce qu'était le régime soviétique.
33:14 - Bien entendu, et les solidaires des pays de l'Est
33:17 qui ont tellement souffert pendant 50 ans de colonisation soviétique.
33:20 Mais en même temps, la longue mémoire a sa place dans l'histoire.
33:23 - Tout à fait.
33:24 - Et tout ça, on est en train de le perdre.
33:26 On est en train de le perdre par un alignement
33:28 qui a largement commencé par la faute de Nicolas Sarkozy
33:31 à réintégrer le commandement intégré de l'OTAN.
33:33 L'OTAN pourrait rester une organisation militaire alliée.
33:36 La réintégration a été une faute.
33:38 Et depuis, notamment le fait qu'Emmanuel Macron soit ministre de l'économie
33:43 avec la scandaleuse vente d'Alstom,
33:45 mais combien d'autres,
33:47 on a bradé des fleurons de l'industrie française,
33:49 encore tout récemment un fleuron de l'industrie française de défense,
33:52 on l'a bradé aux intérêts américains
33:54 qui évidemment ne veulent pas d'une quelconque indépendance stratégique européenne.
33:58 - Et alors justement, de ce point de vue là,
34:02 est-ce qu'on n'est pas en train de vivre quelque chose d'assez dramatique ?
34:07 C'est vrai, quelque part, quand je dis que, vous savez,
34:09 décidons d'en rire, dépêchons d'en rire de peur d'être obligés d'en pleurer,
34:14 au fond, non seulement les français se sentent déclassés,
34:18 mais aussi ils ne savent pas où ils habitent.
34:20 Il y a un problème aussi, je dirais, d'habitation,
34:23 au sens, je dirais presque physique du terme.
34:26 - Alors je vais quitter le localisme, mais tout ça est articulé.
34:30 Le localisme pour moi, c'est le moyen d'exprimer le meilleur de chaque territoire français,
34:34 mais pas pour les voisins.
34:35 C'est d'exprimer le meilleur de chaque territoire français pour le monde.
34:38 Ce qui me semble très clair, c'est que nous sommes devant un choix existentiel pour le siècle qui vient.
34:46 Est-ce que nous nous allions, est-ce que nous participons à ce nouvel équilibre du monde
34:51 qui est en train de se dessiner avec la Chine, avec l'Inde ?
34:54 Je le rappelle, avec des pays comme l'Indonésie ou le Pakistan, c'est plus de 300 millions d'habitants.
34:58 Avec un pays comme le Bangladesh, que personne ne connaît, c'est bientôt 200 millions d'habitants,
35:02 7% de croissance depuis 5 ans de manière régulière.
35:05 Est-ce que nous choisissons d'aller de ce côté du monde, comme vient de le faire l'Arabie Saoudite,
35:10 dans un mouvement historique qui est pratiquement de rompre les ponts avec les États-Unis,
35:14 pour se tourner vers cette aile marchande du monde ?
35:16 - Oui, et quand on pense à l'Arabie Saoudite, le pétro-dollar !
35:18 - Exactement ! L'Arabie Saoudite a choisi de rompre,
35:22 et probablement en train d'acquérir une stature historique que rien ne laissait deviner.
35:26 Est-ce que la France a son autonomie stratégique pour choisir,
35:30 et est-ce qu'elle est du côté montant et marchand de l'aile du monde ?
35:33 - Je ne vois malheureusement à peu près personne en Europe
35:37 qui ait la capacité d'en débattre, la capacité d'en juger, et la capacité d'en décider.
35:42 Ça, ça renvoie à la faillite géopolitique de nos élites,
35:45 beaucoup d'autres que moi l'évoquent.
35:47 Nous n'avons plus les grands penseurs géopolitiques que pouvait être un Raymond Aron,
35:51 qui a certainement été un Henry Kissinger,
35:53 qui est certainement aujourd'hui un Lavrov,
35:55 qui est certainement aujourd'hui un Xi Jinping ou un Narendra Modi.
35:58 Je ne vois personne en Europe qui arrive à la cheville de ces géants
36:02 qui sont en train de façonner le monde de demain.
36:04 - Alors, écoutez, c'est quoi ?
36:06 C'est un problème de, je dirais, d'une entropie génétique,
36:09 une entropie intellectuelle, une entropie mentale ?
36:12 - C'est beaucoup un problème de culture.
36:13 Nous sommes en train de perdre l'esprit critique.
36:16 C'est un sujet qui vous retient très souvent, Deboerkoff,
36:19 la perte de l'esprit critique, avec toutes ces fact-checkers,
36:22 cette vérité qu'on nous impose,
36:24 on l'a vu au moment du Covid, des décisions absolument catastrophiques,
36:27 mais qu'on n'a plus le droit de critiquer,
36:29 avec cet ostracisme.
36:31 J'en ai été victime.
36:33 Tous ceux qui disaient que c'était une fuite de labos
36:35 étaient condamnés au silence.
36:37 On sait dorénavant que c'est une fuite de laboratoires de Wuhan
36:39 sur des recherches interdites ailleurs,
36:41 financées essentiellement par les Etats-Unis
36:43 et d'ailleurs très largement financées par le département américain de la Défense,
36:46 qui tôt ou tard devra faire face à des responsabilités.
36:48 - C'est pas encore totalement prouvé, RB Joudin.
36:50 - Même le docteur Fouchi le reconnaît.
36:52 C'est vraisemblablement une faute de labos.
36:54 On n'en est plus maintenant dans le fact-checking.
36:56 - C'est vrai.
36:57 - Tout ça, ça produit...
36:59 - Et on traité de complotistes quiconque osait affirmer la moitié du cas.
37:01 - Exactement. J'en ai été victime.
37:03 Chez un de vos grands confrères.
37:05 Ce que je voulais simplement dire, c'est que
37:07 la perte de l'esprit critique,
37:09 c'est l'incapacité d'affronter les sujets géopolitiques.
37:11 Vous savez, Machiavel nous donne une bonne leçon.
37:13 Machiavel dit de manière absolument sidérante,
37:16 "Ceux qui considèrent le monde comme ils le veulent,
37:19 plutôt que comme il est en réalité,
37:21 cela travaille d'assevantage à se perdre qu'à se conserver."
37:25 - Nous sommes tout à fait d'accord avec Machiavel.
37:27 - Je pense qu'avec l'idéologie du bon et du bien
37:29 qui sévit en Europe et malheureusement en France,
37:32 nous travaillons beaucoup plus à nous perdre qu'à nous conserver.
37:35 - Alors on a une auditrice, je crois, Lucien.
37:37 - Oui, nous avons Patricia Dandai.
37:39 Bonjour Patricia.
37:40 - Oui, bonjour Patricia.
37:41 - Bonjour.
37:42 - Bonjour.
37:43 Je voulais simplement intervenir pour dire que M. Juvin
37:47 synthétisait tout à fait ce que l'on pensait,
37:49 que ce soit au point de vue national ou international,
37:52 que ce soit pour les familles, enfin voilà.
37:55 Et par exemple, moi je suis dans une région,
37:57 puisque je viens du Pays Basque,
37:59 on a des problèmes au point de vue immobilier,
38:01 les propriétaires sont attaqués.
38:03 Voilà, on doit, si on a un PLU,
38:08 le maire décide de faire une ZAC,
38:10 c'est-à-dire qu'il peut préempter,
38:13 il peut même jusqu'à vous exproprier de chez vous.
38:15 Et si on arrive à négocier les choses,
38:18 il y a le préfet qui passe par-dessus
38:20 et qui va décider, ça rejoint tout à fait ce que vous disiez,
38:23 que c'était directement avec l'État.
38:25 On a l'impression de ne plus être chez soi,
38:27 de vraiment...
38:30 Nous ici, c'est une tradition,
38:32 c'est avoir du terrain et implanter une maison pour les enfants
38:35 et tout comme ça.
38:36 Nous n'avons plus le droit.
38:38 Là, ça prend des proportions, voilà.
38:40 On n'est plus chez soi.
38:42 - Ce sentiment de dépossession est essentiel, madame.
38:46 Je partage totalement ce que vous dites.
38:48 Je pense que c'est une des grandes sources profondes
38:51 de la crise que traverse la France.
38:53 Le sentiment de beaucoup de Français, en gros, d'être expulsés.
38:56 Expulsés de leur paysage quotidien par les éoliennes,
38:59 expulsés de chez eux par des règles
39:02 d'isolation des logements, etc.,
39:04 qui leur interdisent de loger,
39:06 peut-être de louer, peut-être bientôt de vendre leur logement.
39:09 Expulsés de leur territoire par les règles sur les automobiles,
39:13 etc., etc.
39:14 Et je m'étonne qu'aucun parti n'embauche ce combat.
39:18 C'est ce que nous voulons faire avec les alcoolistes,
39:20 sachant que le combat sur la dictature numérique
39:22 va être tout aussi important.
39:24 Avec l'identité numérique, avec la monnaie numérique,
39:26 on est en train, en gros, de nous voler notre identité
39:28 et de vouloir suivre tout ce que...
39:30 - Vous êtes honnête parce que vous synthétisez tout ce qu'on pense.
39:34 De A à Z, que ce soit avec l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis,
39:38 avec même l'Afrique.
39:40 L'Afrique qui se fait déposséder, bien aussi.
39:42 Alors qu'ils ont des richesses, ils n'auraient pas besoin des Etats-Unis, mais tous les autres pays.
39:46 - Et le gaz dirigeant, tout est lié, Patricia.
39:48 C'est vrai.
39:50 J'aimerais bien, mais je crois qu'on n'aura pas le temps de...
39:52 Philippe !
39:54 Est-ce qu'on prend Philippe ?
39:56 - Rapidement, on prend Philippe. Bonjour Philippe.
39:58 - Oui, bonjour André, bonjour M. Juin.
40:02 Un désamour, moi je dirais, depuis le traité de Lisbonne,
40:06 qui a passé Sarko,
40:08 je dirais l'idée des Français est tombée à plat au niveau de l'Europe.
40:14 Il nous faudrait une démocratie, directe,
40:18 représentative, grâce à un système, disons, bicaméral,
40:22 un peu comme les amis suisses.
40:24 - Référendum, référendum et votation.
40:28 - Référendum, référendum, référendum, référendum.
40:30 Il faut absolument, là on n'y croit plus du tout,
40:32 et vous savez André,
40:34 ce qui nous prend au nez,
40:36 les Allemands, avec une augmentation de l'inflation,
40:38 et leur action, parce qu'eux ils fonctionnent à l'action,
40:42 et nous, avec la surenvie,
40:44 ils ne vont pas le supporter longtemps.
40:46 Ils vont demander de sortir de l'Europe.
40:48 Alors là, je pense que M. Juin,
40:50 je pense que moi je suis à fond derrière vous.
40:52 Mais il y a tout à revoir, parce qu'on n'y croit plus.
40:54 - Bien sûr, alors...
40:56 - C'est pourquoi j'ai évoqué une explosion possible de l'Union Européenne.
40:58 L'Allemagne ne va pas supporter longtemps le déclassement,
41:00 - Exactement.
41:02 - provoqué par les sanctions américaines et la tutelle américaine.
41:04 Oscar Lafontaine l'a très bien dit,
41:06 c'était le maître à penser des socialistes allemands du SPD.
41:10 Dans une tribune parue récemment,
41:12 il est allé jusqu'à appeler à la fermeture des bases militaires allemandes en Europe.
41:14 Il faut bien voir que nous sommes sous occupation militaire américaine.
41:18 - Et bien alors, Hervé Juvin,
41:20 refaites de la politique, enfin vous faites de la politique bien sûr,
41:22 et bien faites-la avec des localistes maintenant.
41:24 - C'est un bel encouragement.
41:26 Merci André, merci à tous.
41:28 Merci à tous.
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