00:00 Et on débute donc cette édition avec cette prise de parole attendue, celle de Vladimir Poutine.
00:06 Le président russe qui doit s'exprimer ce mardi pour faire un point selon lui sur ce qu'il qualifie d'opération militaire spéciale.
00:14 Ce sera à suivre évidemment en direct sur notre antenne à partir de 10h, heure de Paris.
00:20 Pour en parler, Cyril Parignan qui nous a rejoint sur ce plateau. Bonjour Cyril.
00:26 Bonjour. Alors on peut dire aujourd'hui les Russes vont retenir leur souffle.
00:30 Ce discours est très attendu. Il a d'ailleurs été reporté, très scruté parce qu'il intervient aussi au lendemain de cette visite surprise de Joe Biden à Kiev.
00:40 Oui, le président américain qui bien sûr a voulu très symboliquement marquer son soutien à des fictifs des États-Unis qui sont la véritable base arrière du front ukrainien
00:49 depuis nombreux mois en termes d'aide militaire, mais aussi sous les fenêtres, je dirais, à la barbe de Vladimir Poutine
00:54 puisque Kiev, on le sait, n'est pas éloigné de Moscou. C'est un signe très, très clair.
00:59 Alors est-ce que ça va influencer le président russe ? Evidemment, personne n'est vraiment dans la tête du président russe.
01:05 Je le rappelle qu'il y a presque un an, il avait lancé cette invasion sur l'Ukraine à laquelle personne ne croyait.
01:12 Beaucoup de gens spéculent sur la nature de ce discours qui est le premier depuis l'invasion de cette nature.
01:19 C'est un discours à la nation très attendu, à la Douma dans quelques instants,
01:23 peut-être un renforcement des mesures, peut-être des aides aussi sociales allant contre, à l'égard des soldats russes qui ont perdu la vie.
01:31 Il y a un bilan qui commence à circuler, qui est extrêmement lourd. On parle de 200 000 soldats russes qui auraient perdu la vie
01:37 depuis le début de cette opération militaire qui, des vœux de l'état-major russe, devaient durer, je le rappelle, trois jours.
01:43 Aujourd'hui, c'est le 363ème jour et on n'est pas du tout dans les tours des temps conciliatoires,
01:48 on est bien plus dans une forme d'escalade de cette guerre qui se gangrène et s'internationalise.
01:53 – Cyril, bonjour. Cette allocution-là, elle coïncide avec la visite du chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, à Moscou.
02:00 Qu'est-ce qu'on peut en attendre, Cyril ?
02:02 – Là non plus, pas de mesures ou de propos conciliatoires.
02:05 Je cite le chef de la diplomatie chinoise, c'est le plus haut gradé de la diplomatie chinoise, Wang Yi,
02:10 qui était en visite à Paris jeudi dernier, qui a demandé, je le cite, aujourd'hui à Moscou,
02:16 en marge de cette réunion qui est prévue avec le président russe,
02:19 je cite donc qu'il a accusé les États-Unis de mettre de l'huile sur le feu et de profiter de la situation.
02:27 Donc pas du tout des propos conciliatoires, plutôt peut-être le fait qu'on va avoir une guerre un peu géopolitisée,
02:36 mondialisée, avec des camps qui vont s'affirmer.
02:39 J'ajoute que le président, Anthony Blinken, le chef de la diplomatie américaine,
02:43 a accusé, des mots très très durs et très rares dans les mots d'un diplomate pékin,
02:48 de préparer la livraison d'armes létales à la Russie.
02:51 Donc c'est une journée à haut risque diplomatique et j'ajoute qu'il y aura aussi un discours très attendu ce soir
02:56 de Joe Biden qui est revenu en Pologne, qui a quitté l'Ukraine en train hier soir
03:01 et qui va donc faire un effet miroir, un écho à ce discours de Vladimir Poutine,
03:05 très attendu dans quelques instants à Moscou.
03:08 – Merci beaucoup pour ce décryptage, Cyril Payen.
03:11 Ce discours que l'on va suivre bien sûr sur France 24.