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Transcription
00:00 La chef du gouvernement italien, Giorgia Meloni, est fâchée contre ses partenaires européens, et notamment le président français Emmanuel Macron.
00:06 Oui, finalement, ce sommet s'est terminé en une journée, à 4h30 du matin.
00:11 Et on a constaté quand même un certain isolement sur cette scène diplomatique de la très droitière chef du gouvernement italien, Giorgia Meloni,
00:20 qui d'abord a jugé l'invitation de Zelensky à l'Elysée à Paris avec Olaf Scholz inopportune.
00:27 Il faut dire qu'elle n'était pas, vous l'avez compris, de l'invitation.
00:31 Emmanuel Macron n'a pas d'ailleurs aimé tellement son commentaire non plus, parce qu'il soit été en froid sur la photo de famille, c'était assez clair.
00:38 Et en particulier, sur deux autres dossiers, elle est pas mal en désaccord avec le reste des Européens.
00:44 Par exemple, sur l'idée qu'il faut une réponse au plan bouclier un tiers inflexion à 370 milliards d'euros des Américains,
00:53 en renforçant finalement les subventions européennes, en assouplissant les aides d'État, qu'on puisse faire des aides d'État.
01:01 Et en particulier, elle pense que ça va favoriser des pays qui ont encore des ressources, la France et l'Allemagne, et pas ces petites PME italiennes.
01:09 Donc elle était plutôt contre ça, d'autant qu'il n'y a pas de grand plan de relance pour tout le monde ou de grand plan de soutien pour les pays les plus fragiles.
01:18 À la clé, pour l'instant, qui a été véritablement agréée.
01:22 Et puis sur l'autre grand dossier, le dossier migratoire, elle est aussi assez isolée.
01:26 Il y a eu 330 000 entrées irrégulières en 2022, ça a été discuté en fin de sommet, bien sûr en progression de 60% par rapport à l'an passé.
01:35 Il y a des États très protecteurs, comme l'Allemagne ou le Luxembourg, qui réclament qu'il y ait une véritable politique migratoire pour l'immigration légale.
01:43 Il y en a d'autres qui disent qu'ils veulent plus de centres d'hébergement et qu'on les aide, notamment les Pays-Bas, la Belgique.
01:48 Et puis il y a l'Autriche qui dit qu'elle veut construire des murs avec les sous-européens.
01:52 La Commission européenne, pour l'instant, ne construit pas des murs, mais renforce en tout cas les infrastructures de surveillance.
01:57 L'Italie, elle, a fait une politique très singulière, un peu du solo.
02:01 Giorgia Meloni, de son côté, a décidé que les ONG, ça allait être beaucoup plus difficile pour elle d'aller secourir en mer, finalement, les migrants sur la Méditerranée,
02:11 parce qu'il fallait qu'elle repasse à chaque fois à port.
02:14 Et donc l'Italie a obtenu que les 27 étudient de manière approfondie le rôle de ces navires de sauvetage ONG de secours en mer.
02:22 Autant dire qu'il ne va rien se passer tellement et que c'est plutôt la désapprobation qui l'attend sur ce sujet.
02:28 D'autant qu'elle est aussi opposée à un pacte migratoire à 27 pour une meilleure répartition de l'effort.
02:35 Donc pas de solution pérenne en vue sur le chapitre migratoire.
02:38 Alors quant au président ukrainien Volodymyr Zelensky, il repart avec beaucoup de promesses mais pas vraiment de décisions ?
02:45 Alors il a été reçu déjà comme un héros, c'est vrai, lors de cette journée à Bruxelles.
02:51 Mais il n'a reçu aucun engagement, en particulier de transfert des avions de chasse.
02:57 Il faut dire que pour lui, il y avait deux sujets qui étaient assez sensibles.
03:00 Sa demande d'adhésion encore plus expresse.
03:02 D'ici deux ans, disent les ukrainiens, à l'Union européenne. Et l'Union européenne en tout cas a manifesté son envie qu'il soit dans la famille assez vite.
03:10 Et puis l'envoi d'armes très immédiate cette fois-ci à très court terme pour faire face à d'éventuelles offensives fruses.
03:18 Vous savez que j'ai suivi le week-end dernier le sommet européen qui avait lieu à Kiev.
03:23 Et j'ai suivi effectivement le chef de la diplomatie européenne, l'Espagnol Josep Borrell,
03:29 pour un long métrage de 17 minutes qui sera diffusé ce samedi à 12h10.
03:35 Je vous invite à le regarder.
03:36 Regardons un petit peu un extrait de ce que les Européens font quand même sur place en Ukraine.
03:42 Tout ce que j'attends de Josep Borrell, c'est qu'il reste Josep Borrell.
03:48 Et il sait que l'Europe sans l'Ukraine est incomplète.
03:53 Qu'il s'agisse de missions d'entraînement, d'augmenter les fonds de la Facilité européenne pour la paix,
04:00 de fournir plus d'armes à l'Ukraine ou de se battre pour de nouvelles sanctions contre la Russie,
04:05 Josep a toujours été à l'avant-garde de l'effort.
04:09 Nous ferons tout pour vous apporter notre soutien moral et matériel.
04:25 Avec cette première tranche de 25 millions d'euros, vous pourrez acheter plus d'équipements,
04:31 sauver des vies et permettre à vos soldats de déminer dans de meilleures conditions de sécurité.
04:41 C'est une politique de terreur et la Russie utilise la terreur comme arme contre les Ukrainiens.
04:48 Voilà, 24 heures dans la peau du chef de la diplomatie européenne.
04:52 C'est ce samedi à 12h10.
04:54 Un reportage, un document, donc je l'ai suivi pas à pas.
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