Passer au contenu principal
  • il y a 2 mois
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et voilà, c'est une adoption à une très très large majorité, à l'unanimité même, 96 pour, zéro contre ici à l'Assemblée Nationale.
00:08Les députés ont adopté la loi spéciale, faute de cette mise d'accord sur un budget.
00:13Stéphanie Despierre, on a suivi toute l'après-midi le vote de cette loi spéciale.
00:18Qu'est-ce que c'est qu'une loi spéciale Stéphanie ?
00:20Alors c'est assez simple, c'est une loi qui permet à l'État de prélever les impôts et de payer les fonctionnaires,
00:26c'est-à-dire que ça permet au pays de fonctionner, c'est un sparadrap, un trait d'union, une loi de transition, un service minimum,
00:32selon les mots que vous choisissez, selon si vous êtes ministre ou député ou commentateur.
00:37Donc là, vous l'avez vu, cette loi spéciale doit être ensuite votée ce soir au Sénat, elle doit être votée dans les mêmes termes,
00:43a priori il n'y aura pas de problème et elle sera donc adoptée définitivement.
00:48Mais l'histoire budgétaire n'est pas terminée, il va falloir reprendre les débats en janvier à la rentrée.
00:56Merci beaucoup Stéphanie Despierre, nous sommes dans cette salle des pas perdus.
01:01Ici, l'Assemblée, ça y est, normalement, a fini son travail.
01:05Sylvain Maillard, vous êtes député ensemble pour la République de Paris.
01:09Qu'est-ce que vous retenez ?
01:10Que l'Assemblée a adopté à l'unanimité cette loi spéciale ou qu'elle n'a pas réussi à se mettre d'accord sur un budget ?
01:17Qu'elle n'a pas réussi à se mettre d'accord sur un budget, c'est ça, malheureusement, le plus important.
01:23Nous avons voté la loi spéciale à l'unanimité parce que c'est nécessaire de continuer la continuité de l'État,
01:31pouvoir prélever les impôts, pouvoir financer les collectivités locales.
01:34Je vous coupe pour écouter la présidente de l'Assemblée, Sylvain Maillard.
01:37Je vous redonne la parole dans un instant, Yael Brune Pivet.
01:39Évidemment, à part les groupes à l'extrême droite et à l'extrême gauche de notre hémicycle,
01:44mais au sein de l'Assemblée nationale, il y a une majorité de gens de bonne volonté.
01:48Et donc, il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis.
01:51C'est à notre portée.
01:53Mais en tout cas, vous savez que moi, je suis très opposée à l'utilisation d'un 49-3.
01:56En tant que présidente de l'Assemblée nationale, je veux qu'on favorise au maximum le dialogue et le vote.
02:00Et donc, il faut que l'on remette l'ouvrage sur le métier en ce début d'année 2026
02:06pour pouvoir doter la France d'un budget.
02:08Je pense que c'est ce qu'attendent de nous, nos compatriotes.
02:11Et donc, nous allons simplement continuer à nous retrousser les manches,
02:14nous asseoir autour de la même table, discuter, échanger pour réussir à trouver le chemin.
02:19Et je ne doute pas que nous soyons capables de le faire.
02:21Nous l'avons fait sur le budget de la Sécurité sociale.
02:24Et nous l'avons fait aussi, j'ai fait les comptes, parce que les fins d'année, c'est aussi le moment des bilans.
02:30Nous avons adopté en 2025 152 textes dans cette Assemblée nationale,
02:35dont d'aucuns disent qu'elles ne servent à rien.
02:38Ce n'est pas vrai.
02:39On a fait beaucoup de choses, notamment des lois très importantes sur le narcotrafic,
02:44sur le registre national contre le cancer,
02:46sur le remboursement des soins pour les personnes qui sont atteintes de maladies graves.
02:51Beaucoup d'avancées pour nos compatriotes ultramarins, avec un texte sur la vie chère, etc.
02:56C'est une Assemblée nationale qui est au travail.
02:58Nous allons continuer.
02:59Et moi, je suis toujours optimiste.
03:01Et donc, je forme le vœu qu'en 2026, nous puissions, dès les premiers jours de l'année,
03:05doter la France d'un budget.
03:06Quand les débats reprendront-ils ?
03:07Voilà donc pour cette déclaration de la présidente de l'Assemblée nationale,
03:13qui renvoie à janvier, Sylvain Maillard.
03:15Puisque ce qu'on a bien compris, c'est que la loi spéciale, ça nous permet de tenir un petit peu,
03:19mais les discussions budgétaires vont reprendre en janvier.
03:23Qu'est-ce qui peut changer ?
03:24Qu'est-ce qui peut faire qu'en janvier, vous pouvez trouver un compromis que vous n'avez pas trouvé en décembre ?
03:28Oui, vous avez raison.
03:29D'abord, je crois que ça va faire du bien aussi aux uns et aux autres de prendre quelques jours
03:33pour pouvoir aussi travailler en temps masqué.
03:36Il nous faut trouver un budget.
03:38On voyait, avant de rentrer dans la commission mixte paritaire,
03:41que les députés trouvaient un chemin pour voter un budget.
03:45Il faut être très honnête, c'était bloqué très vite par le Sénat,
03:48qui ne souhaitait pas discuter de ce budget.
03:52J'ai eu un peu de temps.
03:53J'espère qu'en début d'année, parce que les enjeux sont très importants,
03:57entre autres pour nos armées.
03:59Nous devons financer le redéploiement des armes françaises.
04:03On a besoin, entre autres.
04:04Donc j'espère qu'on va trouver les voies de passage dans les semaines qui viennent.
04:08On va le voir.
04:08Nouveau détour par la salle des quatre colonnes.
04:10Éric Coquerel, président de la commission des finances, s'exprime.
04:13J'ai un peu du mal à voir quelle opposition acceptera jusqu'à là une telle compromission.
04:18Alors est-ce que du coup, le gouvernement serait tenté par des ordonnances, par un 49-3 ?
04:24En tout cas, si c'est le cas, pour nous, ça sera évidemment une censure immédiatement.
04:30Je viens de vous répondre.
04:32Pour nous, ça sera une censure immédiatement.
04:34Dans quel état d'esprit que vous abordez le mi-jantier ? Est-ce qu'on y est presque ?
04:38Ça, en termes de jour, on y est presque.
04:40Sauf qu'on sera en 2026.
04:41Dans le même état d'esprit que je l'ai abordé la décision budgétaire.
04:45C'est-à-dire que ce budget, c'est une catastrophe pour le pays.
04:49Ce n'est pas à la hauteur du moment.
04:51Ce n'est pas à la hauteur de la situation internationale.
04:53Ce n'est pas à la hauteur du pouvoir d'achat qu'il faut rendre en français, etc.
04:57Et que donc, tant que le gouvernement essaiera de continuer à nous imposer un budget macroniste,
05:03pour ma part, j'essaierai de m'y opposer.
05:06Et de trouver, malgré la règle de l'entonnoir,
05:08vous savez, il y a une règle de l'entonnoir,
05:09qui fait qu'on ne pourra pas reposer des amendements comme nous le citerions.
05:13Mais enfin, on va essayer quand même de le modifier dans le meilleur sens possible.
05:19Et puis, s'il reste, j'allais dire, en l'état, de s'y opposer et de le faire échouer.
05:25Le président de la République, ça veut dire que vous avez travaillé sous pression au mois de janvier ?
05:29La preuve que non, c'est qu'au départ, le président de la République avait même souhaité
05:32que la commission se réunisse le 5 janvier.
05:35Ce qui aurait, par exemple, obligé les administrateurs, les collaborateurs
05:40à travailler pendant la trêve parlementaire.
05:42Donc, on n'a pas accepté cette espèce d'injonction à aller très vite,
05:50même au risque de sacrifier le travail parlementaire.
05:53C'est pour ça qu'avec le rapporteur général, mais aussi la présidente de l'Assemblée,
05:57on a imposé la date du 8 janvier, qui nous semble être une date plus crédible.
06:01Ça dépend de comment vous voulez l'atteindre.
06:08Si l'atteindre, c'est de baisser les dépenses publiques, les dépenses des ministères,
06:12comme vous attaquez le pouvoir d'achat des Français, nous ne sommes pas d'accord, nous l'avons déjà dit.
06:17Si l'atteindre, c'est de revenir sur le cadeau aux ultra-riches, aux grandes entreprises,
06:22qui impactent pour dizaines de milliards le budget de l'État,
06:26évidemment, c'est aussi un objectif qu'on pourrait avoir.
06:30Mais ce n'est pas ce que veut faire le gouvernement.
06:31C'est pour ça que je doute fort de tout accord vis-à-vis des budgets qu'on veut nous imposer.
06:36Voilà, donc pour Éric Coquerel, président de la Commission des Finances,
06:41je vous représente nos deux invités sur ce plateau dans la salle des Pas Perdus.
06:44Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris.
06:47Céline Arvieux, députée socialiste et apparentée de Paris également.
06:52Qu'est-ce qui va changer dans la reprise des discussions en janvier, Céline Arvieux ?
06:56Est-ce qu'il peut y avoir un compromis, ou alors c'est par un 49-3 qu'on sortira avec un budget ?
07:02Écoutez, ça c'est difficile de le prévoir.
07:04Ce qui est sûr, c'est que du côté du Parti socialiste,
07:06et je pense que ça a été le cas tout au long de cette discussion budgétaire,
07:10le PS a été quand même un des partis qui a été le plus dans le compromis,
07:14dans la recherche justement d'un équilibre,
07:16c'est-à-dire la complexité qui était de maintenir une trajectoire budgétaire qui soit viable,
07:23et en même temps la protection de nos services publics et des plus fragiles dans ce pays.
07:26Donc nous, nous allons continuer à poursuivre sur cette ligne,
07:29et c'est la cohérence qui est la nôtre depuis le début,
07:31et je pense qu'elle doit être reconnue de façon transpartisane.
07:35On a été vraiment ceux qui ont été le plus à l'écoute,
07:38et on va continuer dans cette construction parlementaire,
07:42cette recherche du compromis, et on espère le voir aboutir en janvier.
07:45Allez, déclaration, celle des quatre colonnes.
07:47Philippe Juvin, rapporteur général du budget.
07:49On s'est donné du temps grâce à la loi spéciale.
07:51Le 8 janvier, nous reprenons, en réalité on reprend un peu plus tôt.
07:58Moi, pour ma part, je réunis certains députés qui sont membres de la commission mixte paritaire
08:04dès le 1er ou le 2 janvier, pour retravailler sur les amendements.
08:08Donc entre Noël et Jour de l'An, nous allons être studieux
08:10pour donner un budget courant janvier à la France.
08:15Moi, je travaille toujours de manière sereine,
08:22et la personne qui nous met la pression, je ne vais pas dire qu'elle n'est pas encore née,
08:26mais nous sommes simplement dans un dispositif,
08:29qui est le dispositif, je veux dire, quasi, que nous avons utilisé l'année dernière.
08:37Nous avons maintenant le temps, grâce à la loi spéciale,
08:39et nous reprenons donc une procédure parlementaire normale courant janvier.
08:44Vous savez, moi, je suis très tranquille, ça fait maintenant deux mois que je dis au Premier ministre
08:54qu'il soit lui-même très tranquille, il peut utiliser le 49-3,
08:56c'est dans l'armement, dans la boîte à outils de la Constitution,
09:01donc ce n'est pas un problème en soi.
09:02Il décide de ne pas l'utiliser, c'est un choix politique qu'il a fait,
09:06et qu'on comprend d'ailleurs, que je ne critique pas,
09:08je dis simplement que ça fait partie des outils qu'on peut utiliser.
09:11Mais vous savez, le 49-3, ce n'est qu'un outil.
09:13La vraie question, c'est quel est le texte qu'on soumet à l'Assemblée sous l'Empire du 49-3 ?
09:18C'est ça, la vraie question.
09:21Voilà, pour Philippe Juvin, Sylvain Maillard, est-ce que c'est ça, la vraie question ?
09:25Le 49-3, il paraît inévitable en janvier.
09:28Maintenant, il faut juste s'accorder sur quel texte il peut être utilisé sans déclencher une censure ?
09:32Enfin, si le Premier ministre, au moment de son arrivée, ne disait pas
09:36« Nous ne travaillerons pas avec le 49-3 », l'ensemble des débats n'auraient pas pu se dérouler.
09:43Donc c'était nécessaire en septembre-octobre, mais est-ce que ça l'est en janvier de se priver le 49-3 ?
09:47On a réussi à voter un PLFSS, donc un budget de la sécurité sociale.
09:50Très honnêtement, moi-même, j'étais très dubitatif sur le fait qu'on trouve une majorité.
09:55Nous l'avons trouvé, il a trouvé, Sébastien Lecornu.
09:58Maintenant, il faut continuer.
09:59Ce qui est vrai que dans le vote budgétaire, la grande complexité, c'est que c'est un vote très politique.
10:04Et donc, moi, j'entends le Parti Socialiste qui veut s'abstenir au maximum.
10:10De toute façon, on ne peut pas aller plus loin.
10:11Est-ce qu'on est capable de construire, ne serait-ce qu'une majorité, avec une succession d'abstentions ?
10:16Le doute, honnêtement, c'est là-dessus.
10:18Il va falloir continuer à travailler, mais c'est vrai qu'on se dit qu'il n'y a peut-être que le 49-3
10:21qui peut nous permettre de sortir de cette situation.
10:24Je vais vous laisser répondre, évidemment, c'est l'inervieux,
10:26mais je vous propose de rejoindre tout d'abord le député Emmanuel Morel
10:28qui nous attend depuis la salle des 4 colonnes, député du groupe GDR.
10:32Emmanuel Morel, la loi spéciale vient d'être votée.
10:34Vous avez dit à la tribune que ce n'était pas un drame,
10:37alors que parfois, le gouvernement dit qu'il ne faut pas avoir une loi spéciale pendant trop longtemps.
10:41Qui a raison ?
10:42Ce n'est pas un drame.
10:44D'ailleurs, souvenez-vous, l'année dernière, Mme Borne avait dit
10:46« Oh là là, si vous ne votez pas le budget, si c'est la loi spéciale, il n'y aura plus de carte vitale,
10:50il y aura une explosion du déficit, les fonctionnaires ne seront pas payés ».
10:53Ce n'est pas ce qui s'est passé.
10:54Et donc, la loi spéciale, c'est quoi ?
10:56C'est un moment d'attente et de transition en attendant de rediscuter du budget en janvier.
11:01Donc, ce n'est pas un drame, tout le monde l'a voté.
11:03Et j'espère que les parlementaires du Bloc central mettront à profit leurs vacances de Noël
11:08pour réfléchir à comment on fait pour arriver à un budget.
11:11Parce que ce qui m'inquiète un peu, c'est quand j'entends les ministres,
11:13j'ai l'impression d'un groupe qui veut continuer à mener la même politique
11:16que celle qui a été sanctionnée par les Français et qui ne marche pas.
11:19Alors, je sais bien que le président Macron pousse pour qu'on ne remette pas en cause sa politique,
11:24mais ils vont devoir le faire, et notamment dans le sens de la justice fiscale et de la justice sociale.
11:29Moi, je suis quand même vraiment atterré de voir qu'il y a encore des collègues
11:33qui considèrent que toute taxation supplémentaire des très riches
11:37ou des grandes entreprises dans ce pays, ça pose un problème.
11:40Je pense que les Français, ils attendent de la justice sociale, de la justice fiscale.
11:43C'est l'enjeu du mois de janvier. On verra si on y arrivera.
11:47Vous ne croyez pas à la possibilité de se mettre d'accord ici à l'Assemblée
11:51sur un même projet de budget et sans utiliser un 49.3 ?
11:54Écoutez, encore une fois, je le dis, soit le Bloc central et le gouvernement
11:59entendent l'urgence et les exigences des Français,
12:02notamment sur la question des dépenses, des dépenses publiques,
12:06pour l'éducation, pour l'environnement, pour les missions locales, l'emploi.
12:12Soit ils restent dans une position totalement austéritaire.
12:16Et dans ce cas-là, il n'y aura pas de compromis possible.
12:18Et puis surtout, il faut accepter que les plus riches et les grandes entreprises
12:22cotisent à la solidarité nationale.
12:24Ce n'est pas normal de demander des efforts à tous les Français,
12:26sauf à ceux qui ont le plus d'argent.
12:27Merci beaucoup.
12:28Merci à vous.
12:29Merci beaucoup, Stéphanie Despierre.
12:32Céline Hervieux, sur ce qu'on disait tout à l'heure avec Sylvain Maillard,
12:35sur la nécessité peut-être d'utiliser le 49.3,
12:38vous, les socialistes, vous ne pourrez pas voter pour le budget de l'État
12:41comme vous l'avez fait avec le budget de la Sécurité sociale.
12:45L'abstention ne suffisant pas, le 49.3, c'est la porte de sortie ?
12:49Oui, alors moi, honnêtement, je pense que moins on utilise le 49.3,
12:53mieux on se porte, en fait.
12:54Nous, on avait été les premiers à expliquer que ça pouvait être justement
12:57un levier dans le dialogue de l'engagement qui avait été pris
13:01par le Premier ministre de renoncer à l'usage du 49.3.
13:03Mais est-ce que là, on peut faire sans, en janvier ?
13:06On a vu comment ça avait fonctionné sur ce trimestre-là.
13:09On voit mal comment s'en sortir sans ça.
13:11Bien sûr, mais ça, c'est la décision du gouvernement du Premier ministre.
13:14Nous, nous sommes dans son opposition.
13:16Donc, nous venons avec une position qui est constructive,
13:19avec un certain nombre de propositions d'orientation budgétaire
13:22qui, encore une fois, respectent la perspective de la baisse du déficit.
13:26Donc, nous venons avec une position responsable,
13:28avec des propositions très concrètes.
13:29Et ensuite, c'est au gouvernement de voir comment il construit ce chemin de passage.
13:33Et c'est à lui de le construire.
13:34On ne peut pas demander sans cesse aux oppositions d'être responsable pour tout le monde.
13:38Donc, nous, je le vois très mal voter ce PLF, par contre,
13:41enfin, ce futur PLF, par contre, éventuellement,
13:43il peut y avoir une abstention.
13:44Mais là encore, ce n'est pas à nous de le décider.
13:47C'est à ce gouvernement et à ce Premier ministre de nous tendre la main
13:49et de donner des gages sur la question de l'environnement,
13:52sur la question de la fiscalité, sur la question de nos jeunes aussi,
13:55sur tout un tas de sujets sur lesquels ils doivent prendre, eux aussi, leur responsabilité.
13:59Donner des gages encore aux socialistes ?
14:01Certains disent, il y en a beaucoup qui ont été donnés dans le budget de la sécurité sociale.
14:04On n'a plus tellement de marge de manœuvre sur celui de l'État.
14:07Oui, peut-être, c'est d'ailleurs peut-être ce qu'on peut reprocher.
14:10C'est le fait de ne pas avoir une entente globale avec le budget de la sécurité sociale
14:15et le budget classique de l'État.
14:17Moi, j'entends ce que dit Céline Hervieux et à travers la pensée du Parti Socialiste.
14:25Mais qu'on soit très clair, ce qu'on cherche, c'est des votes.
14:27Et d'ailleurs, le PLFSS, ils l'ont voté.
14:29Donc ce qu'on cherche, nous, ce sont des votes positifs pour faire une majorité.
14:32S'il n'y a pas de vote positif, à la limite, pourquoi faire autant de compromis ?
14:38Si c'est pour avoir juste une abstention.
14:39Oui, allez vers... Voilà.
14:41Donc évidemment, il y a moins de compromis à faire si on a en face de nous
14:45des oppositions qui ne veulent pas faire autre chose au mieux que de faire une abstention.
14:51Moi, je veux vraiment que ce message y passe.
14:52Parce que nous, nous avons eu le sentiment de faire beaucoup, beaucoup de choses pour le compromis.
14:57Pour le budget de la sécurité sociale, nous avons voté nous-mêmes des choses
15:01contre lesquelles nous sommes très opposés.
15:04Je rappelle la fin de la suspension des retraites.
15:06Et donc, à un moment, si on veut un budget pour la France,
15:10et on est chacun député, on est député à Paris,
15:12on entend partout sur les marchés des gens qui s'énervent contre nous,
15:15les 577, en disant, nous devons trouver un budget
15:19et nous devons faire en sorte, parce que nous sommes payés pour ça,
15:22j'ai l'habitude de le dire, parce que nous sommes députés,
15:24nous sommes payés pour avoir un budget,
15:25et qu'on ne peut pas accepter de ne pas avoir de budget,
15:27même si ce n'est pas le budget dont nous rêvons.
15:29Chacun d'entre nous devra faire des vrais compromis,
15:31mais à la fin, votez pour.
15:33Prêt à des compromis, à des discussions, le Rassemblement national,
15:36pas forcément sur cette position.
15:37Je vous propose de retrouver le député Yohann Gillet au micro de Clément Méric.
15:43Yohann Gillet, la loi spéciale a été votée par les députés,
15:46on attend un vote conforme du Sénat maintenant,
15:47mais tout cela n'est que provisoire,
15:49il va falloir un budget en janvier.
15:52Comment voyez-vous la suite ?
15:53Déjà, ce que je vois, et il faut l'expliquer à ceux qui nous regardent,
15:56c'est que nous avons évité, nous, initialement,
15:58en ne votant pas le budget de l'État,
16:01on a évité plus d'impôts, plus de dépenses,
16:03on a évité plus de déficits,
16:05et donc nous avions cette responsabilité envers les Français,
16:08mais envers le pays en général,
16:11de ne pas approuver un budget qui était nocif pour notre nation.
16:15Maintenant, la loi spéciale a été votée,
16:17parce qu'il faut bien, évidemment,
16:18que le pays continue à tourner à partir du 1er janvier.
16:22Il va y avoir d'autres discussions budgétaires à partir de janvier,
16:25et là, nous aurons les mêmes discussions
16:27que celles que nous avons eues ces dernières semaines,
16:29des discussions compliquées,
16:30puisque tout le monde le sait, il y a trois blocs,
16:33il y a aujourd'hui une assemblée qui est divisée
16:36et qui n'est pas d'accord sur la trajectoire à emprunter.
16:39Nous, ce que nous disons au Rassemblement national,
16:41c'est que la seule solution, aujourd'hui,
16:43pour réussir, finalement, à faire avancer le pays
16:46dans une direction ou dans une autre,
16:48c'est de retourner aux urnes.
16:49Et donc les Français doivent pouvoir se réexprimer
16:51pour pouvoir donner une majorité
16:52pour que le pays puisse avancer
16:55et se doter d'un budget qui soit sérieux et crédible.
16:57Alors, vous avez beau être dans l'opposition au gouvernement,
16:59il va falloir un budget pour la France.
17:02Le Rassemblement national est-il favorable au 49-3
17:05qui pourrait faciliter cette adoption ?
17:07Non, non, on n'est évidemment pas favorable à un 49-3.
17:09Pourquoi ? Parce que le 49-3, ça revient à adopter,
17:12finalement, le budget que le gouvernement a présenté.
17:16Et donc ce 49-3, il est nocif,
17:17puisque le budget présenté par le gouvernement,
17:20malgré les paroles des ministres
17:22qui se succèdent sur les plateaux de télévision,
17:25n'est pas un budget sérieux.
17:26Comment peut-on aujourd'hui tolérer
17:28un budget avec toujours plus de dépenses,
17:30avec toujours plus de déficits
17:32et avec aucune économie structurelle
17:35sur l'organisation de l'État ?
17:36Mais qui dit 49-3 dit possibilité
17:38de déposer une motion de censure
17:39et donc de faire tomber le gouvernement,
17:40ce qui est votre objectif à moyen terme,
17:43sachant que vous souhaitez à terme une dissolution.
17:45Mais notre objectif, il n'est pas de faire tomber le gouvernement.
17:47Notre objectif, il est de dire au président de la République
17:50qu'aujourd'hui, la situation n'est pas tenable
17:52et que le président de la République doit dissoudre
17:54l'Assemblée nationale s'il a à cœur
17:56d'envisager un destin serein pour notre pays.
18:00Maintenant, s'il y a un 49-3,
18:01effectivement, on ne s'en est jamais caché,
18:04nous déposerons une motion de censure
18:06et nous serons prêts d'ailleurs à voter
18:08les motions de censure déposées éventuellement
18:10par d'autres groupes politiques.
18:11Mais nous, on est relativement sereins
18:14et on est relativement crédibles
18:16dans ce que nous avançons.
18:17Quand nous proposons une motion de censure,
18:20quand nous déposons une motion de censure,
18:21nous votons également les motions de censure
18:23des autres groupes politiques,
18:25ce qui n'est pas le cas des autres groupes politiques.
18:27Un mot de Marine Le Pen lors de la séance
18:28de questions au gouvernement.
18:29On attendait à ce qu'elle prenne la parole
18:30sur cette loi spéciale sur la situation budgétaire
18:32de la France.
18:32Non, elle a préféré parler trêve de Noël
18:35et saluer les travailleurs mobilisés
18:37pendant ces fêtes.
18:39Ça veut dire que le sujet budgétaire,
18:40finalement, n'est pas si important que cela ?
18:42Non, ça veut dire qu'après les questions au gouvernement
18:44lors desquelles Marine Le Pen s'est exprimée,
18:46il y avait les discussions budgétaires
18:47où le Rassemblement national a pu largement
18:49s'exprimer sur sa position,
18:51sur le fait que nous nous demandons
18:52un budget sérieux pour la France
18:54avec de réelles économies structurelles sur l'État
18:56et avec moins de dépenses publiques
18:59et surtout pas d'augmentation des impôts
19:01pour les Français.
19:02En revanche, Marine Le Pen a profité
19:03des questions au gouvernement pour s'exprimer
19:05et remercier et saluer l'engagement
19:07de tous les professionnels,
19:09qu'ils soient policiers, pompiers, soignants, etc.,
19:12qui, pendant les fêtes de Noël,
19:14vont prendre soin des autres,
19:15vont faire en sorte de sécuriser notre pays
19:18et faire en sorte que tout se passe bien
19:19et que chacun puisse passer de belles fêtes de Noël.
19:21Merci beaucoup, Yohann Gilles,
19:22d'avoir été en direct avec nous.
19:24Merci beaucoup, Clément Méric.
19:26Qu'est-ce que vous répondez au Rassemblement national
19:27qui dit que sans dissolution,
19:30on n'aura que des mauvais budgets
19:31ou des mauvais compromis,
19:33compromis si on dénonce-t-il ?
19:34Oui, ils cherchent le chaos et c'est leur politique
19:36depuis un certain nombre de mois,
19:39depuis d'ailleurs la fin du procès de Mme Le Pen.
19:41En réalité, leur objectif, c'est de dire
19:44qu'au fond, les Français se sont trompés
19:45il y a un an et demi quand ils ont voté
19:47et qu'il faudrait voter à chaque fois
19:49tant qu'il n'y a pas une majorité
19:52pour le Rassemblement national.
19:53Non, on est 577 députés qui avons été élus
19:56avec beaucoup, beaucoup de participation.
19:59Et donc, tout le monde a sa légitimité.
20:00Les Français ont choisi une Assemblée nationale
20:03sans majorité et donc il nous faut composer avec.
20:05Mais c'est notre rôle de députés
20:07de trouver des budgets,
20:08de trouver des solutions.
20:09Tout à l'heure, la présidente,
20:10à votre micro, présidente de l'Assemblée nationale,
20:12disait que nous avions voté beaucoup de textes
20:14cette année.
20:14C'est vrai, parfois à l'unanimité,
20:16on en parle moins,
20:17mais l'Assemblée fonctionne.
20:19Mais sur le budget, nous devons aller plus loin.
20:21On a trouvé du compromis
20:22pour le budget de la sécurité sociale.
20:24Il nous faut trouver du compromis
20:25pour le budget de l'État,
20:26pour les Français,
20:26pour ceux qui travaillent aussi
20:28et ceux qui travaillent
20:29pendant les périodes des fêtes.
20:31Et vous l'avez dit,
20:32Céline Hervieux,
20:33le Parti socialiste a accepté de discuter.
20:35Et à côté de ça,
20:36le Rassemblement national dit
20:37« Regardez, ces gens qui discutent,
20:39leur seul point commun,
20:41c'est de ne pas vouloir de dissolution. »
20:42Est-ce que c'est un argument
20:43qui fonctionne aussi
20:45dans l'opinion publique
20:46de se dire « C'est vrai qu'après tout,
20:48est-ce que c'est normal
20:48qu'à droite, à gauche,
20:49on vote tous dans le même sens
20:51juste pour éviter
20:52d'une nouvelle élection ? »
20:54Non, alors on ne vote pas tous
20:55dans le même sens en fait.
20:56Si on écoute les débats
20:57et tout depuis des mois
20:58à l'Assemblée,
20:59chacun défend son point de vue,
21:01chacun défend sa vision du monde,
21:02de la société,
21:03sa vision budgétaire en l'occurrence.
21:05Et nous sommes légitimes
21:06à le faire.
21:07Non, le Rassemblement national
21:08effectivement attend
21:09des élections anticipées.
21:10On a des élections municipales
21:12qui arrivent dans quelques mois,
21:14des élections importantes
21:15pour les Françaises
21:15et les Français,
21:16pour leur quotidien.
21:17donc les Français,
21:18ils sont sollicités
21:19dans le cadre des élections
21:20mais en l'occurrence,
21:21ils aimeraient bien
21:21qu'on respecte le résultat
21:23déjà de ces dites élections.
21:25Donc ça,
21:25c'est la première chose.
21:27Deuxièmement,
21:27je pense que quand on parle
21:28du compromis justement
21:30autour de ces débats budgétaires,
21:31il ne faut pas oublier aussi
21:33le Sénat dans ce dialogue
21:35puisque le projet de loi de finances
21:36n'échappe pas à la navette
21:38et en l'occurrence,
21:39ce qui s'est passé là
21:40dans le cadre de ce PLF,
21:41c'est qu'en fait,
21:42la CMP n'a pas été conclusive,
21:44la commission mixte paritaire,
21:45aussi parce que le Sénat
21:46n'a pas joué le jeu
21:47et je veux aussi quand même
21:48dénoncer notamment
21:49la droite sénatoriale
21:51portée par Bruno Retailleau
21:54qui n'ont pas joué le jeu
21:55justement de ce compromis
21:56et qui nous ont conduit
21:57d'une certaine manière
21:58à la situation
21:59dans laquelle nous sommes aujourd'hui.
22:00Donc il faut aussi le dire,
22:02ça et que les Français
22:02le comprennent.
22:04Il y a l'Assemblée nationale
22:05où nous sommes,
22:05c'est très important.
22:06Nous, on a fait notre part
22:07du job, entre guillemets
22:08et le Sénat, en l'occurrence,
22:09n'a pas respecté
22:10les trajectoires qui étaient prévues
22:12et n'ont pas voulu
22:12entrer dans ce dialogue
22:13et c'est vraiment regrettable.
22:14Et ça, Sébastien Lecornu
22:15fait un peu la même analyse.
22:17Il a eu des mots assez rudes
22:18contre le Sénat,
22:20contre les sénateurs
22:21de droite notamment.
22:22On sait que les relations
22:23sont un peu tendues.
22:24La loi spéciale
22:25part au Sénat tout à l'heure.
22:27C'était une façon
22:27de dire quoi aux sénateurs ?
22:29Là maintenant, ça y est,
22:29avec l'échec
22:30de cette commission mixte paritaire,
22:31vous êtes sorti du jeu
22:33un petit peu.
22:33Les négociations,
22:34elles vont se faire à l'Assemblée
22:35qu'aura le dernier mot ?
22:36Non mais ce que vient de dire
22:37Céline Hervieux
22:38est assez vrai.
22:39C'est-à-dire qu'on a un texte
22:41qui sort du Sénat
22:42avec 5,3% de déficit.
22:45Vous savez, à chaque fois,
22:45en permanence,
22:46ces sénateurs nous disent
22:46déficit c'est très grave,
22:48ils ont raison,
22:49mais ils ont un texte
22:50qui est beaucoup plus dégradé
22:50que celui qu'on avait
22:51à l'Assemblée nationale,
22:52sorti de l'Assemblée nationale.
22:53Et donc,
22:54en 5,3%,
22:56nous sommes rentrés
22:56dans cette CMP,
22:58l'ensemble des groupes
22:58raisonnables,
22:59ceux qui cherchent une majorité,
23:00en disant
23:00on doit être à 5% maximum.
23:02Et nous avions fait le travail
23:04à l'Assemblée,
23:04et je dois le noter,
23:05avec les socialistes,
23:06avec l'ensemble du bloc central,
23:09en disant
23:09nous sommes prêts
23:10à faire des efforts
23:11avec des économies
23:12et certaines hausses d'impôts,
23:14malgré le fait
23:15que nous,
23:15nous pensons
23:15qu'il ne faut pas
23:16de hausses d'impôts.
23:17Et les sénateurs
23:17ont décidé
23:18de couper court à la CMP.
23:20Elle s'est arrêtée
23:20au bout d'une heure.
23:21Il n'y a pas eu de discussion.
23:22Et le texte repart.
23:24Et donc,
23:24c'est ça notre souci.
23:24Plus facile de discuter
23:25à l'Assemblée
23:26qu'avec le Sénat.
23:26Je pense qu'ils n'ont pas
23:27l'habitude, eux,
23:27d'avoir maintenant
23:29une Assemblée
23:29où on a besoin
23:31de discuter
23:32les uns avec les autres.
23:33Et ça,
23:33je le regrette
23:34parce que je crois
23:35qu'on perd du temps
23:35et on perd du temps
23:36pour les Français.
23:37On va donner la parole.
23:38Je vous redonne la parole
23:39juste après,
23:39mais on va vous donner
23:41la parole
23:41à tous les groupes
23:42parlementaires ici
23:43à l'Assemblée.
23:43Harold Hubert,
23:44député Liot,
23:45est au micro
23:45de Stéphanie Despierre.
23:47Bonjour.
23:48La loi spéciale
23:49vient d'être votée.
23:50Et maintenant ?
23:51Et maintenant,
23:51nous sommes toujours
23:52face au même problème
23:53autour duquel
23:53nous tournons
23:54depuis maintenant
23:54quatre mois.
23:55C'est donner un budget
23:56à la France.
23:57Et de ce point de vue-là,
23:58le vote d'aujourd'hui
23:58n'efface pas
23:59une impression d'amertume
24:00puisque les conditions
24:02d'un compromis
24:03ne sont toujours pas réunies.
24:05Chacun se renvoie
24:06à la responsabilité
24:07de l'échec.
24:08Et nous n'avons
24:10encore qu'effleuré
24:11que le début
24:11du budget de l'État.
24:12Nous n'avons pas examiné
24:14la question des dépenses.
24:15Aucune piste sérieuse
24:17d'économie n'est sur la table.
24:19Et on a passé
24:20énormément de temps
24:21à parler de création de taxes
24:22ou de suppression de taxes.
24:23Tout ça est quand même
24:24un système
24:25d'irresponsabilité générale
24:27qui est extrêmement préoccupant
24:28à un moment
24:29où du coup
24:29un certain nombre
24:30de nos concitoyens
24:31vont entrer dans l'année
24:32les chefs d'entreprise
24:33les ménages
24:33sans savoir à l'avance
24:34combien ils vont payer de charges
24:35combien ils vont payer d'impôts
24:36ce qui est extrêmement néfaste
24:37notamment pour l'investissement
24:38et notamment dans une période
24:40qui est économiquement très tendue.
24:41La faute à qui ?
24:42A tout le monde ?
24:43La faute à un système de parti
24:45où chacun manifestement
24:47a une arrière-pensée
24:47qui vise 2017
24:49et renvoie à l'autre
24:53la responsabilité
24:55de ne pas être
24:57sur la bonne ligne
24:58de proposition.
25:00Tout cela est vraiment
25:01à mon avis
25:02regardé sévèrement
25:03par nos concitoyens
25:04et doit nous appeler
25:05à un sursaut rapide
25:06dès le début
25:07de l'année 2027.
25:09Et j'appelle vraiment
25:10nous appelons
25:10au sein du groupe
25:11des indépendants
25:11l'exécutif
25:13à créer les conditions
25:14d'un débat
25:14non seulement
25:15avec les socialistes
25:16mais aussi
25:17avec l'ensemble des forces
25:18y compris la droite républicaine
25:20de son côté.
25:21Donc vous n'êtes pas
25:21très optimiste
25:22sur la possibilité
25:23d'avoir un budget
25:24voté ici
25:24à l'Assemblée nationale
25:25en janvier ?
25:26Je ne vois pas
25:27pourquoi nous trouverions
25:29en janvier
25:30une majorité
25:31que nous n'avons pas
25:32esquissée en décembre.
25:34Ça renvoie
25:35à moins que la pression
25:37le temps et l'usure
25:38fassent que finalement
25:39à la fin
25:40tout le monde lâche l'affaire
25:41mais je n'y crois
25:42pas du tout.
25:43Je pense qu'au contraire
25:44la pression politique
25:45va continuer
25:45à monter à l'approche
25:47des présidentielles.
25:48Il faut en tirer
25:48les conséquences
25:49et tirer les conséquences
25:50c'est d'être fidèle
25:50à ce que les électeurs
25:51nous ont demandé.
25:52C'est nous mettre d'accord
25:53pour donner un budget
25:54à la France.
25:55Merci beaucoup.
25:56Merci beaucoup
25:57Stéphanie Despierres.
25:59On va écouter
25:59les différents groupes politiques
26:01ici à l'Assemblée nationale
26:02après le vote
26:03à une unanimité
26:04assez écrasante
26:05de cette loi spéciale.
26:06On va retrouver
26:06celle des quatre colonnes
26:08Clément Méric
26:09avec à son micro
26:09le député
26:11soit François Jolivet
26:13du groupe Horizon
26:14soit Benjamin Lucas.
26:15D'accord.
26:16Alors on va continuer
26:17un tout petit peu
26:17en plateau
26:18sur la question
26:19de cette loi spéciale
26:20puisqu'on a vu
26:20que c'était aussi
26:22un argument du gouvernement
26:23en disant
26:24vous allez voir
26:24c'est vraiment une rustine
26:25il faut absolument
26:26un budget
26:27dans les premiers jours
26:28de janvier
26:28on va avoir
26:29les premières conséquences
26:30les premiers chefs
26:31d'entreprise
26:31les premières associations
26:33qui vont nous dire
26:34que c'est compliqué.
26:35Bien sûr
26:35et puis
26:36tous ceux
26:37dans nos territoires
26:39les industriels
26:40entre autres
26:40ceux qui travaillent
26:41pour la défense
26:42qui attendent
26:43des commandes
26:43où on leur a demandé
26:44de se préparer
26:45pour pouvoir monter
26:46en cadencement
26:47ils ont recruté du monde
26:48et à partir du 1er janvier
26:51les commandes
26:51elles n'arriveront pas
26:52parce qu'on ne peut plus
26:53investir
26:54en fait quand on est
26:54en loi spéciale
26:55on paye le courant
26:57les salaires
26:59le fonctionnement normal
27:00à peu près normal
27:01mais tout ce qui est
27:01investissement
27:02s'arrête
27:03donc la loi spéciale
27:04elle peut durer
27:05quelques semaines
27:06mais elle ne peut pas
27:07être un mode de fonctionnement
27:08du budget français.
27:09Ça aussi c'est l'inervieux
27:11pour vous
27:11vous rejoignez
27:13Sylvain Maillard
27:14en disant de toute façon
27:15c'est qu'un pisalet
27:16une rustine
27:16il faut forcément
27:17un budget
27:17en bonne et due forme.
27:19Oui bien entendu
27:19c'est une loi spéciale
27:21de transition
27:22et ce qui est terrible
27:23c'est Philippe Brin
27:24qui le disait tout à l'heure
27:25à la tribune
27:25le député socialiste
27:26finalement
27:28on commence à s'habituer
27:29à ces lois spéciales
27:31or en fait
27:32elles sont prévues
27:32pour des circonstances
27:34tout à fait exceptionnelles
27:35et là
27:35malheureusement
27:36c'est la seconde fois
27:37déjà en quelques mois
27:39qu'on y fait face
27:39donc oui c'est évidemment
27:41temporaire
27:41mais c'est vrai
27:42ce que dit monsieur Maillard
27:42on voit sur le terrain
27:43tous les jours
27:44à Paris en l'occurrence
27:45des entrepreneurs
27:46des associations aussi
27:47parce que les budgets
27:48des collectivités aussi
27:49sont suspendus
27:50tout le monde
27:50et dans cette incertitude
27:51vous avez aussi
27:53des marchés qui souffrent
27:54j'étais récemment
27:54avec des galeristes
27:56dans ma circonscription
27:57donc les artistes
27:58c'est un marché de l'art
27:59qui est en difficulté aussi
28:01et tout ça en fait
28:02Alors ils demandent
28:02aussi s'ils vont être
28:03un peu plus taxés
28:04par les mesures
28:05qui sont votées
28:06sur les questions budgétaires
28:07de long terme
28:08mais c'est pour vous dire
28:09qu'en fait
28:09il y a une incertitude globale
28:10les gens le sentent
28:11c'est très pesant
28:12il y a de l'inquiétude
28:12donc c'est mauvais
28:13pour tout le monde
28:13évidemment
28:14il faut vite qu'on puisse
28:15adopter un budget définitif
28:17et Sylvain Maillard
28:17c'est aussi volonté des députés
28:19de passer à autre chose
28:19de pouvoir parler
28:20d'autres sujets
28:21d'autres textes
28:21ici à l'Assemblée
28:22elle peut aussi aller
28:23motiver un petit peu
28:24un compromis assez rapide
28:26en janvier
28:26j'espère
28:27en tout cas
28:28le plus important
28:29c'est qu'on ait un budget
28:30on va continuer à travailler
28:32en temps masqué
28:33
28:33dans les jours qui viennent
28:34et puis à partir du 5 janvier
28:37on est tous de retour
28:38le 8 on sera en commission
28:39j'espère qu'on va pouvoir
28:40trouver la voie de passage
28:42mais je le redis
28:43c'est quand même
28:45quelque part
28:46un échec
28:46qu'on n'ait pas réussi
28:47à trouver nous ce soir
28:48la possibilité de voter
28:51avant le 31-12
28:52un budget
28:53je le regrette vraiment
28:55mais motivé
28:56je crois comme tout le monde
28:56pour revenir
28:57après les vacances
28:59parlementaires
29:00pour pouvoir
29:00pouvoir travailler ensemble
29:02tout simplement
29:03merci beaucoup
29:04Sylvain Maillard
29:04merci Céline Arvian
29:06on va se retrouver donc
29:06en janvier
29:07avec des semaines cruciales
29:09des moments décisifs
29:11pour le gouvernement
29:12et pour Sébastien Lecornu
29:13merci à vous deux
29:14vous êtes nos deux
29:14derniers invités de l'année
29:16merci beaucoup
29:16à Stéphanie Despierres
29:18et Clément Méric
29:19qui nous ont accompagnés
29:20toute cet après-midi
29:21merci à l'ensemble
29:22des équipes
29:23de la chaîne parlementaire
29:24qui sont venues
29:25évidemment vous rendre compte
29:26de cette journée
29:27le 23 décembre
29:27on n'a pas l'habitude
29:28de travailler si tard
29:29mais loi spéciale oblige
29:30on était bien présents
29:31c'est la dernière émission
29:32en direct
29:32mais évidemment
29:33pendant toute la trêve
29:34de Noël
29:35vous retrouvez nos programmes
29:36nos documentaires
29:37sur la chaîne parlementaire
29:38le canal 8
29:39n'hésitez pas à consulter
29:40notre site et nos réseaux sociaux
29:41petite pause sur LCP
29:43mais je vous donne rendez-vous
29:44à 18h
29:45avec nos confrères
29:46et amis de Public Sénat
29:48puisque la loi spéciale
29:49doit être aussi
29:49être validée
29:50par les saignateurs
29:51il y aura peut-être
29:52des explications
29:52un petit peu franches
29:54puisque les relations
29:54ne sont pas forcément
29:55au beau fixe
29:56entre le gouvernement
29:56et les sénateurs de droite
29:58notamment
29:58Quentin Calmet
29:5918h
30:00rendez-vous sur Public Sénat
30:01on vous souhaite
30:02de très belles fêtes
30:03à tous
30:03évidemment
30:04toute la chaîne parlementaire
30:05se joue à moi
30:05pour vous souhaiter
30:06de belles fêtes
30:07rendez-vous en janvier
30:08pour parler du budget
30:09apparemment
30:10encore et toujours
30:11belle fête à tous
30:12sur LCP évidemment
30:13Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations