00:00Le bloc central peut-il encore s'en sortir ?
00:02Le hic, les sondages pour la présidentielle sont alarmants
00:04et il y a une pression de plus en plus forte pour mettre en place une primaire.
00:07Avec ce matin, encore un appel lancé cette fois par une soixantaine de parlementaires,
00:12Renaissance et Modem, c'est dans la tribune dimanche.
00:16Pression également au sein du gouvernement avec Annie Gennevard qui dit ce matin
00:19« La primaire ne doit pas être crainte, ça ne ressemblerait pas à une action coordonnée, tout ça, avec derrière.
00:24»
00:25Un certain Gabriel Attal, c'est lui qui a remis le sujet dans le débat et pas seul.
00:28Une coalition se met en place avec Bruno Retailleau, le patron des LR,
00:32avec David Lysnard, l'homme qui monte dans les sondages.
00:35Les choses sont en train de se préciser pour que la primaire aboutisse rapidement.
00:39Ce vante Gabriel Attal, alors tout ça, ce n'est pas totalement désintéressé de sa part.
00:43Vous l'imaginez bien, un improbable tour de magie quand même.
00:46Il se replace au centre et renvoie la patate chaude dans l'autre camp
00:49quand la pression était surtout naturellement sur son retrait à lui.
00:53Mais du côté d'Edouard Philippe, toujours niette pour la primaire.
00:56Pas question de céder, en effet, la pression, ça se boit frais.
01:00Et la primaire a fait pchit, c'est ce que me dit son entourage.
01:03La pression est désormais sur les épaules des petits candidats dont la candidature n'a jamais décollé.
01:07Dans le viseur, encore une fois, Gabriel Attal, évidemment, personne ne l'imagine gagner cette primaire.
01:12Mais tout le monde a bien compris qui il voulait faire perdre.
01:15C'est ce qu'on me dit autour d'Edouard Philippe.
01:17Attal a lancé l'idée sans y croire.
01:18Retailleau a cédé parce que personne ne croit en lui.
01:21Fin de la blague.
01:21Peu importe si ça dévisse sévère dans les sondages.
01:23La primaire, c'est non et encore non.
01:25L'unité invoquée comme rempart.
01:27La primaire, les Français s'en foutent, dit même Edouard Philippe.
01:30Ça s'appelle la méthode Coué.
01:32C'est assez classique en politique.
01:33Mais en réalité, les chiffres sont têtus.
01:34Les trois quarts des sympathisants de la droite et du centre la réclament.
01:37Et dans le détail, qui sont les plus emballés ?
01:40Eh bien, les adhérents du parti d'Edouard Philippe, justement.
01:42Pourquoi il n'en veut pas, Edouard Philippe ?
01:44Parce que vous ne savez jamais comment ça tourne une primaire.
01:46Qui va voter ?
01:47Quelles sont les modalités ?
01:48De fait, ça vous la voit aussi à tout nouveau candidat.
01:51Y compris ceux qui aujourd'hui n'ont aucune chance parce qu'ils n'ont pas d'écurie.
01:54Ça peut être leur chance à ce moment-là.
01:56Encore plus quand ils n'ont jamais été mêlés de près ou de loin au pouvoir macroniste.
02:00Vous l'aurez compris, c'est quand même la carte bonus qui peut valoir très cher parmi les temps qui
02:03courent.