00:00La culture Philippe Dufresne, c'est au cinéma mercredi, Arthus à l'affiche de Il faut brûler maman, tout un
00:04programme de et avec Albert Dupontel.
00:08Rencontre croisée ce matin entre deux générations, deux univers, deux regards sur l'humour, mais qui ont tous les deux
00:13envie de faire rire autrement.
00:15Oui, direction ce matin une entreprise de pompes funèbres, maman est morte.
00:20Donc alors, Fernand, son fils alias Dupontel, va faire rappliquer ses deux sœurs.
00:24Problème, le personnel dont fait partie Patrick, là c'est Arthus, il est en grève.
00:28Et toute cette fine équipe va devoir s'arranger pour faire quoi ?
00:30Pour quand même pouvoir brûler maman et respecter le protocole funéraire.
00:36Ça va commencer à se dégrader maman, elle va passer de bleu à jaune, elle va commencer à se craqueler,
00:40à se dessécher.
00:40Elle va se dessécher avant de se craquer, mais dans l'idée c'est ça.
00:42Oui, et puis surtout le problème par rapport aux amis de maman, c'est qu'il va y avoir une
00:46rétraction des lèvres supérieurs,
00:47qui va devenir une sorte de sourire qui n'est pas très joli, une sourire qui n'est pas très
00:50joli, ça va leur faire peur aux amis de maman.
00:51Oui, c'est sûr que ça ne fait pas, parce qu'en fait ça ne traite pas que les lèvres
00:53d'ailleurs, c'est l'ensemble qui vient se tendre et c'est un peu étonnant.
00:56Oui, ce que je peux faire c'est faire la grande tourée tout seul, mais ça fait longtemps que je
00:58n'ai pas fait.
00:59Oui, trois ans après second tour, Dupontel en huis clos et en faux plans séquents, ça pensait à Artus, grâce
01:06à un de ses potes gendarmes, figure-toi.
01:08C'est un copain gendarme qui a vu Artus en train d'interpréter un tueur en série assez convaincant, il
01:14l'a envoyé à Dupontel, c'est comme ça qu'il l'a découvert, Dupontel.
01:21Il l'a dupontalisé.
01:22La dupontalisation des artistes, Artus qui s'est évidemment fait prier pour avoir un rôle, mais oui évidemment il s
01:29'est fait prier, il l'a dit à Claire Fleury.
01:32Grand prince, j'ai accepté, je vais dans un Dupontel, je lui ai dit écoute allez, je vais faire plaisir
01:36au pied, je vais y aller.
01:37Alors j'ai dû bricoler quelque chose pour regarder maman au frais.
01:39En fait Albert il fait partie de ces rares cinéastes je pense, qui ont vraiment une patte qu'on reconnaît
01:43tout de suite, moi j'adore ces cinéastes là, vraiment profondément sincères et de faire les choses avec vraiment la
01:50société.
01:50Je lui dois de l'argent et il a peur que je ne rentre pas, et c'est pour ça
01:52qu'il est gentil. Je te rendrai ton argent, Artus, je te prendrai.
01:55Avec plaisir.
01:56Et faire rire avec la mort, Philippe, avec un funérarium des obsèques, comme ça, ce n'est pas d'une
02:02fois l'évidence.
02:03Oui de prime abord, mais c'est ce qu'on dit, c'est délicieusement macabre tout ça en fait.
02:07Dupontel c'est dans sa vie qu'il est allé chercher le pitch de cette histoire.
02:11Sa mère elle a 93 ans, donc il a dû s'occuper un peu de réfléchir à l'après, au
02:16jour où elle disparaîtrait.
02:18Donc on se moque ici du rite funéraire, du protocole faux cul en costard cravate, dit-il.
02:23Occasion d'écouter ces deux-là, justement, deux générations en fait de gens qui nous font rire.
02:27Là-dessus, sur le fait qu'aujourd'hui, est-ce qu'on peut encore rire de tout ?
02:31Est-ce qu'on rit de tout encore plus aujourd'hui qu'avant ou pas ?
02:34Eh bien débat, allez, on y va les gars.
02:36Artus Dupontel.
02:38J'avais grandi, connu, j'étais proche, c'était encore plus loin, on se permettait des trucs, je sais pas
02:41si on pourrait déconner comme ça aujourd'hui, quoi que monsieur va très loin.
02:44Ouais, moi je pense qu'après on est plus exposé, en fait aujourd'hui, n'importe qui est critique culinaire,
02:49critique de théâtre, critique de...
02:50Voilà, aujourd'hui on regarde plus sur un restaurant ce que Michel du 77 en a pensé qu'un guide
02:56ou qu'un mec dans ses lettres de métier.
02:57Donc si c'est drôle et s'ils savent que le fond n'est pas négatif, je pense qu'ils
03:03font la part des choses.
03:04Et puis Dupontel, comédien réalisateur comme d'hab.
03:06Oui, parce qu'il s'est fait rare en fait chez les autres, entre guillemets, il s'invite plus dans
03:11les films, sauf pour les copains.
03:12Jean-Pierre Jeunet par exemple, ça passe, mais sinon c'est devenu rare.
03:15Pourquoi ? Parce qu'il s'est rendu compte que quand il jouait dans ses propres films, il tissait un
03:22lien plus sympa avec ses acteurs et donc que c'était mieux.
03:25Donc c'est pour ça qu'il préfère se concentrer sur lui-même.
03:28Sauf que, sauf que, sauf que, nous avons un scoop ce matin.
03:31Depuis 12 ans, je ne fais plus l'acteur, parce que le temps qui me reste, j'en profite.
03:36Et puis surtout, j'écris déjà des prochaines Névoroses, donc voilà.
03:38Oui, oui, enfin l'été prochain, tu vas quand même prendre le temps.
03:40Oui, oui, j'ai un rôle avec une journée.
03:42Attention, je te le dis devant la caméra.
03:44Oui, c'est bon, j'ai une petite guest.
03:48C'est rigolo d'être sur un plateau sans en avoir la responsabilité.
03:50J'ai bien l'intention de me tromper dans mon texte 20 fois et de le faire refaire 100 fois
03:53la prise.
03:53J'ai bien l'intention, tout est déjà préparé.
03:54On n'a pas de soucis.
03:56Allez, Rolls-Inverse, il sera guest, donc, Chertus.
03:59C'est rigolo, cette histoire.
04:01Il faut brûler maman, ça aussi, c'est rigolo.
04:04Albert Dupontel, Arthus, Julia Platon,
04:06Louise Coldefi, ça sort donc ce mercredi 11 novembre dans vos salles.
04:10Alors, je vais vous donner un petit peu de temps.
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