00:00Et Gabriel Attal, Anne, qui propose une grande primaire des démocrates, du centre et de la droite.
00:05Il est un peu à la peine en ce moment Gabriel Attal dans les sondages, ça a joué ?
00:09Oui, entre 7 et 10%, c'est la moitié de son score de la rentrée, donc début septembre.
00:14Il a quand même une raison de se réjouir, Gabriel Attal, enfin de se réjouir, c'est le score de
00:18son principal concurrent,
00:19Edouard Philippe, qui lui aussi a plongé depuis le retour des congés d'été.
00:24Bref, l'ex-favori Philippe est à la peine, et donc, dit Gabriel Attal, primaire.
00:29Voilà, ça lui permet en plus de se poser comme le rassembleur le plus raisonnable,
00:33et de renvoyer à leur statut d'irresponsable ceux qui opposeraient une fin de non-recevoir à sa proposition.
00:39Suivez mon regard du côté du Havre, bien évidemment.
00:41Et chez les autres, est-ce qu'on a également cet instinct primaire ?
00:44Alors, ça dépend qui sont les autres, parce que la question du périmètre de cette primaire,
00:49c'est le grand dahu de cette campagne présidentielle.
00:52Personne ne sait où il est, ce périmètre.
00:53Ça marche de travers, un dahu, attention.
00:54Exactement, et c'est un peu ce qui se passe d'ailleurs pour le Bloc central en ce moment.
00:58Alors, est-ce que ce périmètre doit inclure Bruno Rotaillot ?
01:00Il y en a qui sont un peu réticents.
01:02Éric Ciotti, oui, David Lissnard pense effectivement qu'il faudrait lui envoyer des appels du pied.
01:08Et Raphaël Glucksmann.
01:09Remarquez, un débat BFM TV, Éric Ciotti, Raphaël Glucksmann qui se départagerait pour le même poste, ça en jetterait.
01:15Non, tout ça n'est pas sérieux.
01:16En tout cas, il y en a deux qui continuent de refuser.
01:19C'est Mordicus, Édouard Philippe et Bruno Rotaillot.
01:21Avec à peu près la même raison, disent-ils, il y a encore six mois jusqu'à la prochaine élection
01:24présidentielle.
01:25Et il y a un effet déformant, on est dans un creux.
01:27On est en train de payer pour l'exécutif, on est en train de payer pour Emmanuel Macron.
01:31Il y a les manifestations lycéennes, il y a les manifestations sur la vie chère, le pouvoir d'achat.
01:34Tout remonte au président.
01:36Et comme on a travaillé avec lui, on est en train de payer pour ça.
01:37Mais ça peut changer d'ici la présidentielle.
01:39Donc en clair, pas de primaire.
01:40Et bien pas de primaire, non, parce que mathématiquement, c'est dommage quand même.
01:42Si vous ajoutez les quatre qui sont derrière vous, David Lysnard, Bruno Rotaillot, Édouard Philippe et Gabriel Attal,
01:47on obtient plus de 20, selon certains instituts de sondage, jusqu'à 30% de quoi concurrencer très honorablement
01:55les deux mastodontes qui font la course en tête, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
02:00Mais vous connaissez l'adage, là où il y a une volonté, il y a un chemin, il n'y
02:03a pas de volonté.
02:04Donc pour l'instant, pour les démocrates, le bloc central, appelez-les comme vous voulez, il n'y a pas
02:07de chemin.