00:00Édouard Balladur faisait, huit mois avant la présidentielle, course en tête dans les sondages,
00:05et néanmoins, c'est Jacques Chirac qui a remporté la mise.
00:08En plus, là, vous me prenez par les sentiments, puisque, comme vous le savez, j'étais un chiracien à l
00:14'époque.
00:15Écoutez, vous avez raison. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai trouvé qu'Édouard Philippe, il ne la
00:21ramène pas.
00:21Il a simplement dit, pour l'instant, je suis en tête.
00:25Ce qui est vrai, dans tous les sondages et dans tous les scénarios, il apparaît qu'il ne faut qu
00:31'il n'y ait qu'un seul candidat de droite,
00:32et c'est lui qui est en tête à chaque fois.
00:34On verra où on en est au mois de novembre, parce qu'en réalité, dès lors que tous ces gens
00:38n'ont pas voulu de primaire,
00:40et que maintenant, il est totalement trop tard.
00:42C'est trop tard, ça va, c'est trop tard.
00:44À partir de là, on sait que pour y arriver, il faut être chef de parti, parce qu'il faut
00:49des moyens financiers,
00:50il faut une dynamique de mobilisation.
00:52Bon, c'est pour ça que ce sont les trois qui sont plutôt testés, c'est Bruno Ratailleau, Édouard Philippe
00:57et Gabriel Attal.
00:58OK. Sauf qu'on va maintenant rentrer dans le vif du sujet.
01:01Ils n'ont pas voulu de primaire, donc il ne nous reste plus que les sondages.
01:04Alors, si tout le monde est à touche-touche, c'est compliqué.
01:06Ce qu'on est en train de constater depuis un certain nombre de mois, c'est que ce n'est
01:09plus tout à fait le cas.
01:10On verra où on en est en novembre.