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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Commencer dans le calme, en musique, avec de nombreuses revendications lycéennes contre la vie chère notamment.
00:07Et là, au moment où c'est arrivé Place de la Nation, il y avait ces individus hostiles qui étaient
00:13masqués, casqués, gantés
00:15et qui ont commencé à confronter les forces de l'ordre, à chercher ces forces de l'ordre et à
00:21jouer également au jeu du chat et de la souris.
00:25Ce qu'on peut vous dire en tout cas, c'est que les forces de l'ordre ont chargé à
00:27de nombreuses reprises cette foule
00:29pour tenter de les disperser. Une foule qui est partie.
00:33On sait qu'il y avait en tout cas une centaine de personnes qui parlaient de partir direction Bastille.
00:40Ce qu'on peut vous dire en tout cas, c'est que Place de la Nation, la situation, elle est
00:43très calme.
00:44Merci beaucoup et nous restons attentifs à ce qui peut se passer du côté de Paris.
00:48Et je vois également sur les réseaux sociaux qu'à Montpellier, la situation s'est tendue en fin d'après
00:53-midi et début de soirée.
00:54Yohann Marat, c'est avec nous. Vous êtes déléguée nationale Alliance Police.
00:57Merci d'être présents sur ce plateau, Yohann.
01:00Judith Vintraud, grand reporter au Figaro, chère Judith.
01:03Bonsoir.
01:03Jules Torres est avec nous.
01:06Aminel Katmi, Olivier d'Artigolle, il y a du monde sur le plateau.
01:10Et Pierre Lelouch, ancien ministre spécialiste des questions internationales.
01:13Monsieur le ministre, bonsoir.
01:15Un chiffre, 146, 146 non pas manifestants, 146 000 manifestants.
01:21C'est 400 000 manifestants de moins que jeudi dernier.
01:25Vous avez également un peu plus de 200 interpellations.
01:30146 000 manifestants, c'est exactement 0,29% des électeurs.
01:36C'est 0,29% de l'électorat français qui était mobilisé aujourd'hui et qui a contraint...
01:44Alors ce n'est pas de la faute des manifestants.
01:45Six fois moins que le score de Nidalgo.
01:480,29% et Dieu sait qu'il fallait le faire pour que ça soit six fois moins.
01:53Donc c'est un échec de la mobilisation.
01:54Il y avait plus d'un million et demi jeudi sur la journée unitaire.
01:57Ça c'est les chiffres de l'humanité.
01:59J'ai vu 1 600 000.
02:011,5 million.
02:02Ah non, ça c'est les chiffres de l'humanité.
02:03Ce n'est pas les chiffres du ministère à l'intérieur.
02:05Il y a dans ce pays, par-delà le reflux d'aujourd'hui qui est naturel, un vrai mouvement social.
02:100,9.
02:10Protéiforme, mais n'en doutez pas.
02:13Alors j'en doute absolument pas, Olivier, vous avez raison de rappeler qu'il y a une mobilisation sociale.
02:19Simplement je vous dis que ce samedi, 0,26% de l'électorat français s'est mobilisé dans la rue
02:25et que vous avez dû et vous avez été contraint de mettre en place un dispositif de 70 000 policiers
02:33et gendarmes,
02:34de mettre des villes sous cloche, des commerçants qui n'ont pas pu travailler pour 0,26%.
02:40Moi déjà je ne comprends pas pourquoi la manifestation, elle s'est déroulée dans le centre-ville de Paris.
02:46Pourquoi ?
02:47Parce qu'il y a eu l'autorisation des autorités administratives.
02:49Merci Olivier, mais pourquoi la semaine dernière, la semaine dernière on n'avait pas le droit ?
02:53Parce qu'il n'y avait pas eu l'autorisation.
02:54Est-ce qu'il n'y a eu l'autorisation ?
02:55Non mais moi je suis s'accompagné.
02:57Pourquoi la semaine dernière, il était strictement interdit de manifester dans le centre-ville de Paris ?
03:04Et pourquoi cette fois-ci ?
03:05Est-ce que peut-être qu'il considère que pour les commerçants qui sont sur ce trajet-là, c'est
03:08fichu de toute façon ?
03:10Au point où on en est ?
03:11Donc au point où on en est, autant ne pas gréver l'activité d'autres commerçants.
03:16Non mais là ceux qui pouvaient manifester ont pu le faire en toute sécurité, et la presse a été dispersée.
03:20Je ne parle pas de ceux qui sont là, je vous parle des manifestants.
03:23Quelques scènes de tension, effectivement.
03:25Un autre indicateur, c'est ce qu'on découvre d'ailleurs, c'est que lorsqu'il y a un meeting
03:29de Jean-Luc Mélenchon, la situation est un peu plus calme sur le terrain.
03:34Est-ce que ça veut dire qu'ils étaient tous au Bourget ? Je ne pense pas.
03:38Mais je constate qu'ils ne sont pas...
03:40Non je ne peux pas...
03:41Attendez, je n'ai pas terminé, c'est une plaisanterie.
03:43Ce que je pense en revanche, c'est que, vous savez, les militants d'ultra-gauche ou d'extrême-gauche
03:48sont plutôt habiles.
03:49C'est-à-dire qu'aujourd'hui l'idée, c'est de...
03:53Mettre la lumière sur Mélenchon.
03:53La lumière, c'est le Bourget, c'est l'événement politique.
03:56La mobilisation syndicale, elle reviendra après.
03:59L'événement du jour pour l'extrême-gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon au Bourget.
04:03C'est ça que je veux dire, cher Olivier.
04:04Pour Jean-Luc Mélenchon, oui.
04:05Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
04:06146 000 manifestants, Pierre Lelouch.
04:10Bon, Jules Torres.
04:12Jules Torres.
04:13Non mais c'est vrai que c'est ce qu'on dit un peu depuis plusieurs semaines,
04:16c'est qu'est-ce que vaut ce mouvement social ?
04:18C'est-à-dire que vous avez raison, le chiffre que vous donnez, il est extrêmement intéressant.
04:22Je suis en train de regarder Nathalie Arthaud, à la dernière élection présidentielle,
04:24elle a fait 197 000 voix.
04:27Monsieur Poutou, il a fait 268 000 voix.
04:29Donc est-ce que ce qu'on voit, il y a une réalité sociale qui existe dans ce pays,
04:33il y a un mouvement social qui existe dans ce pays,
04:35mais est-ce qu'on ne lui donne pas,
04:36ce n'est pas pour vous cibler, cher Eliott,
04:38mais est-ce qu'on ne donne pas à ce mouvement social depuis trois semaines
04:41un écho qui est bien supérieur à ce qu'il y a au pays ?
04:44Non, parce que la raison, Olivier d'Artigolle,
04:46de dire que par exemple jeudi, vous en aviez plus de 500 000 qui manifestaient dans les rues.
04:49On n'était pas un million d'hier, c'est le ministère d'Intérieur, s'il vous plaît.
04:54Il y avait 575 000, en effet,
04:58il y a 2 à 3 millions de personnes qui sont syndiquées dans ce pays,
05:00moi ça ne me choque pas qu'il y ait un demi-million de personnes dans la rue.
05:02D'accord, mais sachez qu'il y a eu des journées,
05:05de mobilisation, c'est parti avec le mouvement lycéen,
05:08il y a eu le retour des gilets jaunes qui ne ressemble pas à la première vague des gilets jaunes,
05:12c'est un autre mouvement sur la vie chère,
05:14on l'a commenté ici,
05:15vous avez aussi des salariés qui posent la question de leur salaire
05:19et des rémunérations avec un débat brûlant sur le niveau du SMIC,
05:23mais avec une SMICardisation d'un pan aujourd'hui très important du salariat français,
05:28avec des trappes à bas salaire,
05:30donc ces questions sont posées,
05:31et je vous assure, dans le réel français,
05:35et les commerçants qui sont en train de crever.
05:38Les commerçants et quand même 70 000 policiers sont presque la boîtier des manifestants.
05:42Mais pourquoi alors que j'essaye de présenter la caractérisation de ce mouvement social protéifant ?
05:47Je parle des commerçants.
05:47Vous me dites, et les commerçants, parce qu'ils sont en train de crever.
05:50Parce que moi, la priorité absolue aujourd'hui, c'est de me dire comment,
05:54déjà que la situation financière du pays est compliquée,
05:57comment depuis quatre semaines, on est en train de regarder mourir notre commerce français,
06:03et que finalement, on est en train d'essayer de donner la parole en permanence
06:08à des syndicats étudiants parfois qui ne représentent qu'eux-mêmes,
06:10et à des syndicats qui refusent de condamner les violences.
06:15Par ailleurs, Judith a raison, il y a un policier pour deux manifestants.
06:21Quasi.
06:22Au-delà des commerçants, on mobilise aussi des hommes et des femmes qui sont exténués,
06:27qui sont épuisés, qui se prennent des bombes et des tirs de mortier sur la figure.
06:32Et ça aussi, il y a un moment, il faut peut-être que ça s'arrête.
06:34Mais sauf que pour le coup, la préfecture, elle a raison d'employer et de déployer ce dispositif.
06:39Pourquoi ? Parce que sans ce dispositif, on peut se retrouver dans un format 17 octobre.
06:44Mais c'est un dispositif contre les casseurs les pires, pas contre les manifestants.
06:47Ah oui, il y a des manifestants qui sont pireurs les casseurs.
06:50Mais effectivement, vous avez dans les manifestations parfois une mobilisation qui peut être extrêmement radicale.
06:58Johan Marras, 70 000 policiers et gendarmes, on va se poser les mêmes questions,
07:02un peu comme tous les jours pendant le Covid.
07:04Ça peut tenir combien de temps ?
07:07J'ai l'impression de revivre les mêmes émissions en fait.
07:10C'est l'histoire sans fin, j'en ai marre de vous voir.
07:12Mais moi aussi.
07:13Et lui donc ?
07:14Moi aussi.
07:16Oui, vous dites un policier pour deux manifestants.
07:20C'est vrai aujourd'hui.
07:23Mais je pense qu'au-delà des images, il faut juste reprendre le communiqué de presse du ministère de l
07:29'Intérieur ce soir
07:29qui nous explique qu'à Dijon, ça a été le bordel.
07:32À Toulouse, à Nantes, à Bordeaux, il y a encore eu des scènes d'affrontement dans beaucoup de villes de
07:40France.
07:41À Paris, effectivement, au moment de la dislocation.
07:44Pardon, ni ailleurs ni moi de disons que le dispositif est exagéré.
07:48On dit combien de temps on va supporter.
07:50J'allais y venir.
07:51Le problème, c'est que le ministre de l'Intérieur, il n'a plus le choix.
07:55Si demain, il fait un dispositif à 40 000 et qu'on vient le 2e 17 octobre, ça sera la
08:00faute de mes collègues sur le terrain.
08:02Et d'ailleurs, le 17 octobre, on a entendu quoi comme petite musique les jours qui ont suivi ?
08:06Le dispositif n'était pas assez important.
08:09Les policiers se sont fait déborder sur le terrain.
08:11Le ministre de l'Intérieur l'a reconnu lui-même.
08:13La vraie problématique, c'est que ça tient combien de temps ?
08:16Je l'ai dit il y a quelques jours, pour les gilets jaunes, on a tenu un an et demi.
08:22On a tenu un an et demi comme ça, tous les samedis, à tenir des mobilisations.
08:28Moi, la vraie question qu'il faut se poser, c'est quand est-ce que le ministère de l'Intérieur
08:33va payer ses fonctionnaires pour ce qu'ils font en ce moment ?
08:38On a, nous, nos revendications salariales aussi.
08:42Notre prime de risque, elle n'a pas été réévaluée depuis 2019.
08:46Bizarrement, la sortie des gilets jaunes.
08:49Et depuis, on n'a pas été augmenté.
08:51Ça fait des mois qu'on demande cette augmentation.
08:55Et bien, effectivement, c'est le moment pour le gouvernement de venir derrière ces 2500 policiers qui ont été blessés
09:02ces dernières semaines.
09:03Ce qui est vraiment grave dans cette affaire, ce n'est pas tellement les oscillations du nombre de manifestants d
09:10'une manifestation à l'autre.
09:11Ce qui est vraiment grave, c'est que l'extrême-gauche, dans ce pays, est à l'initiative.
09:17Et que les autres regardent.
09:18Moi, je constate qu'aujourd'hui, Mélenchon a fait un discours très important.
09:22Et nous en parlerons.
09:23Très important, avec une vraie cohérence, dangereuse pour le pays, vraiment dangereuse, que la rue est occupée par l'extrême
09:31-gauche, qui a noyauté un coup les gilets jaunes, un coup les lycéens, etc.
09:36Mais on voit bien que tout ça est téléguiné pour que ça continue.
09:40Et ça continue.
09:41Et ils ont face à eux un gouvernement qui est liquéfié, inexistant.
09:45Et une police qui est le dernier rempart du système et qui n'en peut plus, qui est très fatiguée.
09:49Ils le disent, ils nous en parlent.
09:52Et ça, c'est très grave.
09:53Parce que les fêtes de Noël sont déjà gâchées.
09:56Vous avez des rues entières qui sont couvertes de contreplaqués.
09:58Vous allez faire les cadeaux de Noël, vous allez faire les emplettes dans des magasins barricadés.
10:03C'est absolument sinistre, les enfants, les familles, les fêtes sont gâchées, le tourisme est gâché, les réservations sont annulées
10:11de partout.
10:13Et le gouvernement est complètement flasque, laisse faire et dit, je vais faire une conférence ici, j'ai recevoir des
10:20lycéens là.
10:20Mais tout ça, tout le monde sait que ça ne sert à rien.
10:23Donc il faudrait passer à l'étage au-dessus, qu'il y ait un choc d'autorité en disant, stop,
10:29ça, ça reste.
10:29Et on change les règles.
10:30Mais qui va le faire ?
10:31Il faudra traiter les questions comme il mériterait de être traité.
10:33Vous comprenez pourquoi tout à l'heure...
10:35Vous étiez sans voix.
10:36Bah oui.
10:37Vous étiez resté sans voix.
10:38Parce que, à raison, et vraiment merci Pierre, parce que vous avez raison de dire,
10:44c'est pas tant de savoir s'il y en a 146 000, 200 000 ou 500 000, on s
10:48'en fout.
10:49Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui, le noyau de ces mobilisations, il vient d'une gauche qui est
10:55radicale.
10:56Qu'aujourd'hui, vous avez une police qui est visée avec un engrenage toujours plus important.
11:03Quand c'est pas des pavés, c'est des mortiers d'artifices.
11:06Quand c'est pas des mortiers d'artifices, rappelez-vous les amis, on était tous ensemble le samedi dernier.
11:09Il y a des cocktails Molotov, des bombes artisanales.
11:13Donc c'est toujours plus violent.
11:15Donc il y a un niveau de violence qui est rarement atteint.
11:18Et de haine.
11:19Et une haine...
11:20Ajoutez la haine aussi.
11:21Bien sûr.
11:22Avec un tolérance sur les forces de l'ordre.
11:24C'est tout ça.
11:24Climat, c'est épouvantable.
11:25Vous avez raison.
11:26Je vous propose qu'on voit le sujet de Sharon Camara, qui fait un récapitulatif de la journée.
11:35Parti de la Place de la République, le cortège parisien a rejoint la Place de la Nouvelle.
11:39dans une ambiance relativement calme.
11:42Drapeaux français, pancartes et messages d'hommages ou de revendications à la main.
11:46Ce sont 146 000 personnes qui ont manifesté ce samedi en France, dont 46 000 à Paris.
11:51L'intersyndicale de la jeunesse revendique de son côté 250 000 manifestants en France, dont 75 000 dans la capitale.
11:58Le ministère de l'Intérieur fait état d'une situation calme et maîtrisée, malgré quelques débordements.
12:05A 18h, 232 interpellations avaient été recensées.
12:09Paris, mais aussi Bordeaux, Lyon, Marseille ou encore Lille, plusieurs rassemblements ont été organisés partout en France.
12:16A 14h, le ministère de l'Intérieur recensait 68 actions en dehors de la capitale.
12:22A Lyon, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines de personnes réunies
12:28lors d'un rassemblement non déclaré.
12:31Malgré nos mobilisations en baisse, les principaux syndicats disent attendre les réponses du gouvernement ce lundi, lors de la conférence
12:37sociale, avant de décider de la suite du mouvement.
12:42Yohann Maras, c'est intéressant parce que j'ai des échanges en régie qui me disent que ça s'est
12:46globalement bien passé.
12:47Alors que vous avez eu raison de rappeler que dans le communiqué de presse du ministère de l'Intérieur, c
12:52'est qu'heureusement qu'il y avait les 70 000 forces de l'ordre
12:54parce qu'elles ont permis de circonscrire des points de violence dans de nombreuses villes en France.
13:02Et ils ont fait une liste non exhaustive de ces villes-là. Il y avait Paris, Lyon, Bordeaux. Mais c
13:07'est toujours la même chose. Nantes, Montpellier, Strasbourg, Dijon même.
13:13Et puis l'autre question, c'est qu'il y a combien de policiers qui ont été blessés ?
13:16Mais sauf que maintenant, on commence à enlever. Je vous assure, c'est désespérant. On en a l'habitude.
13:21À 20h13, un samedi soir, on ne sait pas combien de policiers ont été blessés. Et c'est souvent à
13:26partir du lundi ou du mardi que le chiffre est, disons, affiné.
13:31Je vais vous redire ce que je vous ai dit il y a 15 jours, samedi soir. Je préfère que
13:36le ministère ne les communique pas ce soir plutôt qu'il communique une grosse bourde en disant il y en
13:41a 50
13:42et que le lendemain, on nous dit ah ben non, finalement, il y en a 500. Exactement. Donc on va
13:46éviter de dire n'importe quoi ce soir.
13:48Je vous propose d'écouter ces commerçants qui, tout au long de la journée, étaient désespérés. Désespérés parce qu'ils
13:54savaient qu'ils allaient faire une croix sur leur journée.
13:56Il y a une formule qu'il faut retenir d'une commerçante qui m'avait appelée sur Europe 1 et
14:01qui avait dit, vous savez, il y a la casse qu'on peut voir,
14:04la casse magasin saccagé, vitrine défoncée. Et puis il y a la casse silencieuse, celle qu'on ne voit pas,
14:12celle qui n'est pas assurée.
14:13C'est notre chiffre d'affaires. Moi, mon chiffre d'affaires, j'ai perdu 80%.
14:18Et les loyers à payer. Exactement.
14:19Parce que moi, tous les commerçants me disent, il faut un dispositif.
14:21Écoutez les victimes de cette casse silencieuse. Écoutez.
14:26Tous les samedis, c'est répétitif. Et on a, nous, des commerçants avec qui on s'entend très bien,
14:32qui nous ont aidés dès l'incendie.
14:36Et bien, ces commerçants-là, ils sont pris à la gorge.
14:40Le samedi matin, à 9h, quand j'ai ouvert ma boutique et que mon équipe est arrivée à 10h,
14:47on ne pensait pas que le dimanche, on allait être au chômage technique pour une manifestation, en fait.
14:52On aimerait réouvrir un commerce si les indemnisations le permettent.
14:57Moi, je ne me vois pas leur donner raison, enfermant 9 ans de ma vie que j'ai construit avec
15:03ma maman
15:05et donner raison à ceux qui ont fait ça.
15:07La dernière manif, on a fait 7 euros de chiffre d'affaires le jour de la manif,
15:12alors qu'elle ne passait pas là, elle était derrière.
15:13Parce qu'ils sécurisent tellement que les gens ne peuvent pas venir, c'est bloqué partout.
15:18Donc, on ne voit personne.
15:19Puis en plus, ça incite pas les gens, il y a des hélicoptères, il y a des trucs.
15:22Donc, voilà, les gens ont la trouille.
15:25Donc, il ne va pas falloir que ça dure, parce que sinon, je crois que ça va être l'hécatombe
15:29dans pas longtemps.
15:29Ils nous collent le même parcours à chaque fois.
15:31Eux, ils vont se retaper une manif, puisque c'est nation, nation, république.
15:35Ils se retapent les manifs et nous, ça sera la fois d'après.
15:38C'est-à-dire qu'il y a deux boulevards à Paris pour la préfecture, les autres n'existent pas.
15:42Et nous, on en meurt, quoi.
15:44Alors, nous, on reste ouvert, on n'a pas le choix, parce que le peu de chiffre d'affaires qu
15:47'on fait les samedis,
15:48c'est le chiffre d'affaires qu'il faut faire, parce que les loyers sont là, les charges sont là,
15:53et les pertes d'exploitation ne couvriront pas le chiffre d'affaires qu'on ne fait pas.
15:57Et comme d'habitude, c'est la classe moyenne qui trinque.
16:01Alors, quand ce n'est pas les impôts, quand ce n'est pas le niveau de vie qui baisse,
16:06maintenant, c'est la sécurité et le fait qu'on nous empêche de travailler,
16:10ça devient insupportable de faire des choses en France.
16:13On est dans un état de droit.
16:15Le droit au commerce existe et l'État doit le faire respecter.
16:19Il faut que la peur change de camp.
16:21change de camp, dit ce commençant de Maxime.
16:23Il faut un choc d'autorité.
16:25Changer les donnes.
16:26Amine El Khatni, qu'est-ce qu'on peut dire de neuf que nous n'avons pas dit ces derniers
16:31jours sur ces manifestations ?
16:33Ça tente sur moi.
16:35Il va falloir bosser, il faut innover dans ces cas-là.
16:40Mais ce qui est vrai, c'est que malheureusement, tout a été dit
16:42et qu'on est en train d'assister à la mort lente de nos commerces
16:49au profit de cette liberté fondamentale qui, visiblement, est la plus importante de toutes,
16:54qui est la liberté de manifester.
16:56Moi, je pensais que la protection des biens et des personnes...
16:58Du commerce, elle est aussi dans la construction.
17:00Oui, mais je ne savais pas qu'il y avait une hiérarchie dans les mêmes questions davantage.
17:04Il y a les trois composantes, elles varient un peu en niveau d'intensité.
17:06Il y a un mouvement social, je ne reviens pas.
17:08Il y a des casseurs et des pilleurs, dont les commerçants sont les victimes.
17:12Et je fais écho à ce qu'a dit Pierre Lelouch, il y a une crise politique XXL aujourd'hui,
17:17avec non pas un pouvoir qui est simplement détesté, mais qui est haï.
17:22Et ce climat de haine, il y a beaucoup de personnes aujourd'hui...
17:26Il est transmis de génération en génération.
17:28J'ai vu un gamin de 8 ans.
17:29Je n'ai pas envie de vous passer la séquence.
17:31Donc comment peut-il y avoir un choc d'autorité avec aujourd'hui les personnes qui sont en commande ?
17:35J'ai juste un gamin de 8 ans, prénommé Marcel, interroge sur 3Sinfo,
17:40à qui on tend le micro, son père est à côté, qui explique que Macron est un connard comme tous
17:45les flics.
17:46Comme tous ces flics de merde.
17:47Comme tous ces flics de merde.
17:48Mais moi, à 8 ans, je dis ça, il y a ma mère à côté, je prends un aller-retour,
17:51je rentre à la maison et je peux vous dire, je suis puni.
17:56Le gamin, il répète ce qu'il a entendu.
17:58Évidemment, ce n'est pas la faute de cet enfant de 8 ans.
18:02C'est la faute des parents qui recrutent.
18:03C'est la responsabilité des parents.
18:05Je ne crois pas qu'il écoute France Info à 8 ans.
18:09Déjà, les journalistes peuvent être piégés.
18:11Il n'est pas le cas levé à un membre de 8 ans sur le temps qu'il écoute France
18:15Info.
18:15Non, ce n'est pas vrai.
18:17Non, vous vous trompez.
18:18Non, sur le terrain, on peut donner la parole, par exemple, au moment où il y a...
18:21Un enfant de 8 ans.
18:23Je me permettais de finir ma phrase.
18:25Lorsque le pape est venu à Paris, on a donné la parole aux enfants pour essayer de savoir pourquoi,
18:31si jeunes, ils avaient envie.
18:32C'est vrai.
18:33On a reçu sur ce plateau une jeune fille de 12 ans.
18:37Oui, c'est vrai.
18:37Donc, non, on peut donner au contraire la parole aux enfants.
18:40Mais en revanche, évidemment, c'est avec l'accord des parents.
18:43Et qu'un gamin de 8 ans dise, Macron est un connard et c'est quoi ?
18:49Tous les flics sont des...
18:49Tous les flics de merde.
18:51Tous les flics de merde.
18:52C'est désespérant.
18:53Il y a quand même une légère différence entre...
18:55Interroger un enfant sur la religion, parce que peut-être qu'il va à la messe,
18:59qu'il a entendu parler du pape,
19:03lui demander ce qu'il pense du pape,
19:04ou de la visite du pape, de moment de fête,
19:07et puis de l'interroger sur les manifs et Mélenchon et je ne sais quoi.
19:11Mais Pierre, le problème n'est pas France Info.
19:15Il y a suffisamment de problèmes à France Info pour expliquer que c'est France Info le problème-là.
19:20Le problème, c'est que vous avez un père juste à côté
19:22et qu'il recrache ce qu'a dit et ce qu'il a entendu.
19:26S'il est là, évidemment, quand vous avez 8 ans, ce n'est pas la petite Marcel.
19:30Mais quand on parle d'éducation...
19:31Il y a des Marcels mieux élevés.
19:32Il y a des Marcels qui sont du droit.
19:34Normalement, quand le petit Marcel frappe la crise d'adolescence,
19:37il doit virer à l'extrême droite.
19:39Normalement.
19:40Il va intégrer l'international réactionnaire dans quelques instants, c'est vrai.
19:46Ce qui est choquant, c'est évidemment ce qu'il dit,
19:48c'est évidemment la réaction de son père qui ne dit rien,
19:50qui laisse alors que son fils est en train d'insulter tout ça.
19:53Mais ça nous montre la violence qu'il y a dans ces manifestations depuis 3 semaines.
19:56C'est-à-dire qu'on peut insulter à tout va,
19:58on peut insulter les journalistes,
20:00on peut insulter les politiques.
20:01Moi, je ne suis pas un fan du président de la République,
20:06mais c'est une autorité morale,
20:07donc on lui doit un minimum de respect.
20:08Quel que soit le...
20:12Mais au-delà de la fonction...
20:15Autant, il ne faut pas attaquer la fonction,
20:18mais à lui de ne pas abîmer à ce point-là la fonction présidentielle.
20:22C'est-à-dire que d'une certaine manière,
20:25le climat aujourd'hui dans le pays,
20:27il est allé le chercher quand même.
20:28Pour reprendre le formule...
20:31Mais un enfant de 8 ans...
20:32Vous croyez qu'un enfant de 8 ans...
20:34Je ne parlais plus de Marcel, je pensais qu'on était passé...
20:36Marcel, vous croyez que Marcel, il sait que ces 10 dernières années...
20:39Il n'était même pas né quand Emmanuel Macron est arrivé...
20:42Peut-être une conscientisation politique très précoce.
20:44C'est une conscience dressée à l'extrême-gauche...
20:49Yohann Maras.
20:50Moi, ce qui m'attriste, c'est que,
20:51quelle que soit d'ailleurs la personne en face de vous,
20:54ne dites pas que c'est un connard et que vous êtes...
20:56C'était quoi ?
20:57Les clips de merde ?
20:58Jamais.
20:59Yohann Maras.
21:00Non, ce n'est pas ça, mais je pense en fait...
21:01Je pense en fait que ça permet aussi, malgré tout,
21:05de montrer ce que mes collègues vivent sur le terrain.
21:08Et aujourd'hui, ce n'est plus des gamins de 17-18 ans.
21:13On a affaire à des gosses de 12-13 ans
21:15qui viennent jeter des pavés et des mortiers d'artifices
21:19sur les fonctionnaires de police.
21:20Je pense que le petit Marcel, dans 2-3 ans,
21:22il est bon pour cette trajectoire-là.
21:26Moi, je pense que Marcel, je prie pour que Marcel
21:29puisse retrouver une sorte de sens de la bienséance,
21:33de l'éducation...
21:34Pour ça, il faudrait ce qu'on demande depuis très longtemps,
21:40de l'autorité.
21:41Et la première des autorités, je pense que c'est celui
21:43qui le tient par la main et qui ne bronche pas une seconde
21:48sur les propos de son fils.
21:50Écoutez, voilà.
21:50On va entendre un enfant dire, c'était quoi ?
21:53Macron est un connard, c'est désespérant.
21:55Il l'a dit 2 fois.
21:56Il va commencer à une anecdote.
21:57C'est l'accord, vous ne l'avez pas bien compris.
21:59Quand j'étais enfant, je devais avoir l'âge de Marcel.
22:02J'étais à vélo avec mon père
22:04et il me montrait un peu les grands monuments à Paris.
22:07Et puis on passe devant l'Elysée.
22:09Tu vois, là, c'est l'Elysée.
22:12C'est l'Elysée, 8 ans.
22:13C'est l'époque où on va encore partir devant.
22:14Exactement.
22:14Et là, il me dit, tu vois, au pied de l'Elysée,
22:17c'est la première dame, Bernadette Chirac.
22:20Et il y a Bernadette Chirac qui dit bonjour les enfants.
22:22Et je dis bonjour madame la première dame.
22:23Je ne vais pas dire, s'il y avait eu le président,
22:25je ne lui aurais pas dit bonjour connard.
22:26Vous voyez ce que je veux dire ?
22:27Vous étiez un enfant premium.
22:29Un enfant modèle.
22:30Voilà, un enfant modèle.
22:31Voilà, un enfant quasi parfait.
22:36Un enfant quasi parfait.
22:38Voyez cette séquence.
22:39En se revenant aux chutes sérieuses,
22:40puisqu'il y a eu des tensions du côté de Montpellier.
22:43Et c'est une soirée qu'il faudra surveiller du côté de Montpellier.
22:52C'est une soirée qu'il y a eu des tensions.
23:18C'est pour ça que quand on voit ces images,
23:20est-ce que c'est insupportable de dire une journée normale ?
23:22Il n'y a rien de normal dans ce qu'on voit.
23:24J'ai démarré mon propos par vous dire,
23:26en fait, on commence à s'habituer à des images.
23:30C'est ça.
23:31Depuis le 17 octobre, vu ce qui s'est passé dans ce pays,
23:34maintenant, même s'il y a des poubelles qui brûlent,
23:36des fonctionnaires de police qui sont pris pour cible,
23:39des tirs de mortier,
23:40c'est une journée qui s'est plutôt bien passée.
23:42Et c'est pour ça que je reprenais les propos du communiqué de presse
23:46du ministère de l'Intérieur,
23:47qui pour une fois, je trouve,
23:50donne une réalité de ce que mes collègues ont vécu aujourd'hui.
23:54Ça a été contenu dans beaucoup de villes.
23:58À quel prix ?
23:59Au prix de 70 000 de mes collègues
24:02qui ont encore passé un samedi entier
24:04à devoir sécuriser les villes de France.
24:06Mais on a eu des débordements
24:09avec des groupes d'ultra-gauche
24:11qui sont venus au contact de mes collègues
24:13dans une multitude de villes en France.
24:17J'ai une pensée, évidemment,
24:18pour un autre petit Marcel,
24:20puisqu'on parlait de Marcel
24:21et qui a fait allusion à Mine et Jules.
24:25C'est évidemment le fils de Gausset-Lebrette.
24:28Marcel Lebré.
24:28Marcel Lebré.
24:29Qui filera droit.
24:30Je peux vous dire qu'il a 15 mois.
24:32Il vous voit déjà.
24:34Bonjour, monsieur.
24:34Vous allez bien ?
24:35Il dit vive la France.
24:37Il fait quelques fiches.
24:39À 15 mois, il fait quelques fiches
24:41sur l'histoire de Napoléon.
24:42Moi, je l'ai vu hier,
24:43il lançait des téléphones.
24:44Donc, il y a aussi un potentiel casseur.
24:47Bon, il faut s'inquiéter.
24:50Autre image,
24:51parce que justement,
24:51on parle de la jeunesse.
24:52Et là, on ne va pas parler
24:53des images d'aujourd'hui.
24:54On va parler de ce qui s'est passé à Lyon,
24:56où vous avez parfois des lycéens
24:58qui s'attaquent aux forces de l'ordre
25:00avec un policier qui a été lynché au sol.
25:03Et c'est vrai que cette image
25:04est sidérante.
25:06Mais c'est dans la continuité
25:07de cette policière qui, à Paris,
25:09a été lynchée au son de Walla Tuella
25:13avec trois mineurs
25:14qui, aujourd'hui,
25:15sont peut-être en train de regarder
25:16la télévision dans la tente de leur procès.
25:18Ils ne sont même pas derrière les barreaux.
25:20Voyez le sujet à Lyon,
25:21parce que ses blessures sont sévères
25:23à ce policier.
25:24Entorse cervicale,
25:25l'élongation des adducteurs,
25:26multiples équimoses.
25:28Le fonctionnaire a reçu
25:29cinq jours d'ITT.
25:30Liane Salé.
25:32Alors qu'il sécurise avec ses collègues
25:34le lycée Auguste et Louis Lumière de Lyon,
25:36ce policier est violemment pris à partie.
25:41Après plusieurs secondes de lutte,
25:43ce commandant de police
25:44est projeté au sol.
25:45Une agression condamnée
25:47par le ministre de l'Intérieur,
25:48Laurent Nunez.
25:49On a eu à Lyon
25:50un commandant de police
25:51qui a été isolé,
25:53projeté au sol
25:54et qui a été
25:55violemment agressé,
25:56j'emploie même le mot terme
25:57de lynchage,
25:58par une dizaine d'individus.
26:00Donc on a assisté,
26:02d'ailleurs il a été
26:03transporté à l'hôpital
26:04et donc il va mieux
26:06et je lui adresse évidemment
26:09mes pensées,
26:11mes mots de prompt rétablissement.
26:12Des mots de prompt rétablissement,
26:14ce chef adjoint
26:15du service local de sécurité publique
26:17en a également reçu
26:18de la part de la préfecture
26:19de la région.
26:20Le préfet Etienne Guyot
26:22exprime son plein soutien
26:23au commandant de police
26:24lâchement agressé ce matin
26:26au lycée Auguste
26:27et Louis Lumière.
26:28Il salue son courage
26:29ainsi que celui
26:29de ses collègues
26:30de la police nationale
26:31qui ont procédé immédiatement
26:33à l'interpellation
26:33d'un mis en cause.
26:35Le préfet assure
26:36que le suspect interpellé
26:37devra s'expliquer
26:38devant la justice.
26:40On ne sait pas
26:41quel âge a ce suspect
26:42interpellé,
26:43Yohan Maras,
26:43pour l'instant.
26:44Non, on n'a pas encore
26:46ces informations-là
26:47mais j'ai presque envie
26:48de vous dire
26:48peu importe.
26:49Peu importe pourquoi
26:50parce que si c'est un mineur,
26:53il n'aura rien.
26:54Si c'est un majeur,
26:56il n'aura rien.
26:56Puisque la réalité aujourd'hui...
26:58L'excuse de minorité
26:59peut être levée
26:59si la justice...
27:02Sur les trois...
27:03Je dis que la loi le permet.
27:05Oui, mais sur les trois...
27:06Pour les crimes,
27:08pas pour les délits.
27:09On ne laisse pas
27:09l'excuse de minorité
27:10pour les délits.
27:11qui ont lâché
27:12la lieutenant stagiaire
27:14à Paris,
27:15ça n'a pas été le cas.
27:16Et le parquet
27:17avait fait appel ?
27:18Non, non, non.
27:18Il avait fait appel
27:19sur le contrôle judiciaire.
27:21Non, c'est le contrôle judiciaire.
27:23Il n'a jamais été question
27:24de les mettre
27:26en détention.
27:27C'est la césure.
27:27C'est la césure.
27:28Exactement.
27:29Donc c'est la qualification
27:30en première instance
27:30et les six mois plus tard,
27:31ils seront jugés.
27:32Ils seront jugés
27:34en février.
27:36Ils seront jugés en février.
27:37Juste un petit temps mort.
27:38Parce qu'on avait dit
27:40après le drame d'Elias,
27:41plus jamais ça.
27:42C'est-à-dire que
27:43quand vous avez des mineurs,
27:45il faut remercier
27:45Mme Belloubet
27:46qui a été appuyée
27:49par le ministre
27:49du Sentiment d'insécurité
27:50Éric Dupond-Moretti,
27:51un mineur
27:52qui doit être jugé,
27:54d'abord il y a
27:55la qualification des faits
27:56et plusieurs mois après,
27:58vous avez le jugement.
28:00C'est bien ça,
28:00c'est la fameuse césure.
28:01Normalement,
28:01c'est entre six et huit mois.
28:02Six et huit mois.
28:03Mais je pensais
28:04qu'après le drame d'Elias,
28:05ça avait changé.
28:06Il n'y avait plus
28:06cette césure-là.
28:07Mais vous savez,
28:07Gabriel Attal,
28:08il a voulu changer la loi.
28:09La loi justice des mineurs.
28:10Elle est toujours là.
28:11Il a été retoqué
28:11par le Conseil constitutionnel
28:12sur la base
28:13de trois jurisprudences
28:14et noël 1908,
28:15noël 1912
28:16et l'ordonnance de 1945.
28:17Donc on en revient
28:18au génie de Mme Belloubet.
28:19On en revient au génie
28:20de Mme Belloubet,
28:21appuyé en effet
28:22et mis en place
28:22par Éric Dupond-Moretti
28:252019-2020
28:25et pensé par Christiane Taubira.
28:26Et pensé par Christiane Taubira.
28:27C'était une idée
28:27de Christiane Taubira à la base.
28:29C'est le triangle.
28:30Et donc l'ancien Premier ministre
28:31d'Emmanuel Macron
28:32a voulu supprimer la loi
28:33du gouvernement
28:33dans lequel il était à l'époque.
28:35Ce qui est important,
28:35c'est que le jour
28:36où ceci se passe,
28:37vous avez le candidat
28:39à l'élection présidentielle
28:40qui est aujourd'hui
28:40qualifié au deuxième tour
28:42qui a parlé
28:43de barbarie policière.
28:45Sauvagerie policière.
28:46Voilà.
28:46Donc on en est là.
28:48Et on est dans un pays
28:49où maintenant...
28:50Le même qui refuse
28:51l'ensauvagement de la société.
28:52Il parle de sauvagerie policière.
28:54Voilà.
28:55Mais c'est très intéressant.
28:56Jean-Luc Mélenchon,
28:57peut-être que le son
28:58avait été sorti.
28:59Il parle de sauvagerie policière
29:00au Bourget cet après-midi.
29:02C'est une formule
29:02qu'il utilise souvent.
29:04Mais en revanche,
29:04l'ensauvagement de la société,
29:06ça, c'est raciste.
29:08Alors, il commence par le racisme
29:10et il termine par le racisme.
29:11La race devient le pivot
29:13de tout ce qui reste.
29:14Alors, mais comme vous avez parlé
29:16de choc d'autorité,
29:17ça veut dire quoi ?
29:17Je ne sais pas si
29:18c'est un choc d'autorité.
29:19Pour le coup,
29:20vous avez dit
29:20il faut un choc d'autorité.
29:21Ça veut tout et rien dire.
29:23Imaginons qu'il ait 15 ans,
29:25cet individu.
29:25Qu'est-ce que vous faites ?
29:26Ça veut dire qu'on passe
29:29qu'on fait l'état d'urgence.
29:31Tout de suite,
29:32le président de la République,
29:33s'il existe encore,
29:35dit que ça suffit.
29:36Et qu'on commence à annuler
29:38des manifestations
29:39aux besoins,
29:40en allant,
29:41il y aura des recours
29:43au Conseil d'État et autres.
29:44Et on prend à témoin
29:46l'opinion publique
29:47contre des juges
29:48qui vous porteraient préjudice.
29:51C'est ça qu'il faut faire.
29:52Mais vous avez raison.
29:54Ça suffit de démaner,
29:55il faut interdire, c'est tout.
29:56Non, mais là, en l'occurrence,
29:57c'est le résultat d'année
29:59de l'axisme judiciaire.
30:00Si, depuis des années,
30:01la justice avait envoyé le message
30:03que le fait de s'en prendre
30:03à un policier,
30:04c'est 4 ans, 5 ans, 6 ans,
30:068 ans au trou,
30:07ça aurait eu un caractère dissuasif
30:09à l'égard des autres.
30:10Il y en a une
30:11qui a frappé une policière
30:12tout à l'heure
30:12et on l'entend dans la vidéo dire
30:14« de toute façon,
30:15il ne m'arrivera rien ».
30:17Elle frappe une policière,
30:18les collègues de la policière
30:19l'interpellent
30:20et elle leur dit comme ça,
30:21des yeux dans les yeux,
30:22« de toute façon,
30:22vous pouvez m'arrêter,
30:23il ne m'arrivera rien ».
30:24Voilà, donc les gens savent
30:29quand la réalité dépasse la fiction,
30:32c'est l'une des scènes
30:34dans le film Bacnor,
30:37rappelez-vous.
30:38C'est un gamin dans la voiture,
30:40il insulte les policiers
30:41et il dit « de toute façon,
30:42j'en ai rien à faire
30:43puisque je sais que je suis mineur,
30:44il ne se passera rien ».
30:45Et puis ensuite,
30:46il devient gentil
30:47quand on vit de Joule.
30:48Que peut-être Marcel prononcera
30:49dans les prochaines années.
30:51Pas le Marcel Lebray,
30:52bien sûr.
30:52Non, l'autre.
30:53Johan Marras,
30:54peut-être le mot de la fin
30:56sur ce sujet-là
30:57parce qu'après,
30:57on ira sur le terrain politique
31:00il faut être aussi
31:01extrêmement prudent.
31:01C'est pourquoi,
31:02si vous souhaitez,
31:03restez avec nous
31:04parce que je sais
31:05que du côté de Paris,
31:06l'inquiétude,
31:07c'est qu'il y ait des groupes
31:07sauvages qui se forment
31:08et notamment qui convergent
31:10du côté de la place
31:12de Châtelet-Léal.
31:14Mais bon,
31:15avec un tel dispositif
31:16de sécurité
31:16qu'il y a aujourd'hui,
31:18je ne vois pas comment
31:18on pourrait se retrouver
31:19dans une forme
31:20de bordélisation
31:21de la capitale.
31:23Je vais juste terminer
31:25sur le commandant
31:26qui a été blessé
31:27et ensuite,
31:28je ferai un petit parallèle
31:30sur Châtelet-Léal.
31:31Pour le commandant,
31:32je dirais juste que
31:33ces images,
31:34elles ont au moins
31:35le mérite
31:36de montrer
31:37ce que mes collègues
31:39vivent.
31:41Je ne fais que le répéter,
31:42mais on vient
31:43de dépasser,
31:44là,
31:45on a dépassé
31:45les 2500 blessés
31:46chez les forces de l'ordre.
31:47C'est-à-dire que
31:49c'est plus que pour
31:50les Gilets jaunes
31:50en 18 mois
31:51et ça en moins
31:52de 5 semaines.
31:54Donc,
31:54des collègues,
31:54j'en ai tous les jours
31:55qui ont des fractures,
31:57des tympans percés,
31:58des brûlures
32:00et ça continue.
32:02Pour le dispositif,
32:04la vraie problématique
32:04et les manifestants
32:06le savent,
32:06c'est que le dispositif,
32:08il est mis en place
32:08tôt le matin.
32:10Donc là,
32:10on commence à avoir
32:11les effectifs de journée
32:12qui commencent à être libérés.
32:14Donc,
32:14le dispositif,
32:15au moment où on se parle,
32:16ce n'est plus tout à fait
32:17le même que celui
32:18qui encadre
32:19l'ensemble des manifestations.
32:20Et en fait,
32:21c'est ça le but
32:22de ces petits groupes,
32:23c'est de se disperser
32:24dans la capitale
32:26et d'essayer
32:27de déjouer
32:29le dispositif
32:30qui reste
32:31encore,
32:32je ne vais pas vous dire
32:32qu'il n'est pas encore
32:33massif sur la capitale,
32:34mais on n'a pas encore
32:36là,
32:36le même dispositif
32:37que ce qu'on avait
32:38au plus fort
32:39de la journée.
32:41Et je rappelle
32:41ce chiffre,
32:42un peu plus de 300
32:43interpellations
32:44donc
32:46ce samedi.
32:47Avançons,
32:48s'il vous plaît,
32:48parlons politique.
32:50Politique, justement.
32:50Eh bien, nous y allons
32:51puisque l'événement politique
32:53en même temps,
32:53en même temps
32:54de cette mobilisation
32:56et d'ailleurs,
32:57on pourrait
33:00dire qu'il y a
33:01un parallèle
33:01à faire
33:01entre ces mobilisations
33:02et Jean-Luc Mélenchon
33:03puisque depuis
33:04quatre week-ends,
33:05il est ovationné
33:06à chaque fois
33:06qu'il va
33:08sur ces manifestations.
33:09Je vous propose
33:10d'écouter
33:10Jean-Luc Mélenchon
33:11qui s'en est pris
33:11au Bourget
33:12au Rassemblement National.
33:13Jean-Luc Mélenchon,
33:14il a bien compris
33:14et ce second tour
33:16est en train
33:16de se dessiner.
33:18Ceux qui n'arrivent
33:18pas à le comprendre
33:19et qui sont en train
33:21de se battre
33:22pour des miettes,
33:24il faudrait peut-être
33:25qu'il se réveille
33:25en voyant
33:28le rouleau compresseur
33:29que peut être
33:31un homme
33:32comme Jean-Luc Mélenchon
33:33qui a
33:33une démonstration
33:34de force
33:35encore une fois
33:35au Bourget.
33:38Et Le Pen
33:39et Bardella
33:44Oui,
33:46il ne faut pas
33:47vous énerver
33:47comme ça,
33:48ils n'ont aucune idée
33:49à part le racisme.
33:52C'est devenu
33:53les plus hostiles
33:54aux droits sociaux
33:55du peuple en France.
33:57Durcissement
33:57des conditions
33:58d'accès à la retraite,
33:59fermeture
34:00des services publics,
34:02liquidation
34:02de l'état social.
34:05Aucune idée
34:06à part le racisme
34:07pour le Rassemblement
34:08National.
34:09Il s'avère qu'aujourd'hui
34:10tous les sondages
34:10le montrent.
34:11Il y a même
34:11un nouveau sondage
34:12qui devrait paraître
34:12dans les prochaines heures
34:13qui place très haut
34:15toujours Marine Le Pen
34:16mais très haut également
34:18Jean-Luc Mélenchon
34:19à 18-19%.
34:20Olivier D'Artigol.
34:21Le fait politique
34:22de la journée,
34:23je connais cette salle
34:24du Bourget
34:24et dans cette configuration-là
34:26c'est une démonstration
34:27de force exceptionnelle
34:28à ce moment-là
34:29du calendrier politique.
34:31Il arrive à une jauge
34:32qu'il atteignait
34:33dans la dernière ligne droite
34:34d'une présidentielle.
34:36Premier point.
34:36Mars-Avril.
34:38Premier point.
34:38C'est une mobilisation
34:39spectaculaire.
34:40Je pense que c'est
34:41la seule force politique
34:42qui peut aujourd'hui
34:42faire ça.
34:43C'est le seul candidat.
34:44Premier point.
34:45Second point,
34:46il faut en effet,
34:46je suis d'accord
34:47avec Pierre Lelouch
34:47parce qu'il faut
34:48décrypter la politique,
34:50bien écouter,
34:51regarder de près
34:51son discours.
34:53C'est-à-dire,
34:53c'est le thème
34:54il faut tout changer.
34:56C'est l'affirmation
34:58d'une radicalité,
34:59j'ai envie de dire,
35:00non négociable,
35:03installant le concept
35:04de Nouvelle-France
35:07comme imaginaire
35:07et récit politique
35:09et avec,
35:09j'ai envie de dire,
35:10toutes les troupes
35:11alignées sur ce récit.
35:12C'est-à-dire que là,
35:13ça ne bouge pas
35:14d'un milieu.
35:14Il n'y a pas de sensibilité.
35:16Je termine juste quelque chose.
35:18On dit,
35:19il se passe quelque chose
35:20du côté de Lysnard,
35:23peut-être,
35:24mais il se passe surtout
35:25quelque chose
35:25du côté de Mélenchon
35:26aujourd'hui.
35:27Je suis totalement
35:28du même avis.
35:29Il y a plusieurs choses
35:30qui m'ont frappé
35:31dans ce discours.
35:32D'abord,
35:32c'est la mention
35:33de Maximilien Robespierre.
35:35À deux reprises,
35:37l'appel à refaire
35:40la Révolution française,
35:41la grande gloire
35:42à notre grande Révolution.
35:43Donc, il est parti
35:44pour une Révolution.
35:47C'était le titre
35:48de l'ouvrage
35:48de Macron en 2017.
35:50C'est ça.
35:52Personne ne faisait
35:52l'éloge de Robespierre
35:55dans le livre
35:55d'Emmanuel Macron.
35:57Oui, mais il y a
35:57quelque chose
35:57d'intéressant.
36:01Avec une analyse
36:03assez juste, d'ailleurs,
36:04de ce qui se passe
36:05dans le monde
36:06et assez bien vue,
36:09une analyse
36:09de ce qu'il faut faire
36:11en politique étrangère,
36:12en matière de défense,
36:13sur l'Ukraine,
36:14l'interdiction
36:15du nucléaire civil
36:16en France,
36:17un état d'urgence sociale,
36:19un autre état d'urgence
36:20écologiste
36:21et un passage
36:23extrêmement intelligent,
36:25Elliot,
36:25sur la santé.
36:26Où là, il joue
36:28à fond
36:29la peur
36:30des pesticides
36:31et autres
36:32pour le retourner
36:33contre le système actuel.
36:34vous découvrez
36:34qu'il est intelligent,
36:35brillant,
36:36je le connais.
36:37Il y a même
36:38sur YouTube,
36:39si ça vous intéresse,
36:40un échange
36:41entre lui et moi
36:41où je l'avais provoqué
36:42en duel il y a 20 ans.
36:44Moi, ce qui m'intéresse,
36:45c'est également
36:46d'aller sur le...
36:47parce que c'est sa ligne,
36:49c'est sa boussole,
36:49c'est de présenter
36:51la France
36:51entre racisés
36:52et non racisés.
36:53C'est une nouvelle manière
36:54de voir le pays
36:56et il envisage
36:59rééduquer
37:00la population
37:02concernant le racisme.
37:03Il faut qu'il rééduque
37:04ses troupes
37:04sur l'antisémitisme
37:05parce que l'antisémitisme
37:07est une forme de racisme
37:08et il faut lui rappeler
37:08quelques chiffres,
37:09notamment des Français
37:10de confession juive
37:11qui considèrent
37:12en grande...
37:1392%
37:14Combien ?
37:1592%
37:15que 92%
37:17que la France insoumise
37:19est plus dangereuse
37:19que le R.
37:20Il a clairement
37:21déclaré la guerre
37:22à Israël ?
37:23Il annonce
37:24que la Marine nationale
37:25doit escorter
37:26les flottis vers Gaza.
37:27Oui, mais l'Italie
37:28et l'Espagne
37:28l'avaient fait,
37:29c'est des effets de manche,
37:30c'est-à-dire d'escorter
37:31pendant un temps
37:32et ensuite...
37:32Ah non, mais c'est pas
37:33son avis, lui.
37:34Écoutez, il a cité...
37:36Mais c'est un autre sujet.
37:38Il a cité...
37:38Enfin, quoi que c'est lié.
37:40L'Espagne
37:41et l'Italie
37:41de là-dessus.
37:42Écoutons Jean-Luc Mélenchon
37:43sur rééduquer
37:44la population.
37:47Le message antiraciste
37:50doit être pris en charge
37:52dans toute sa profondeur culturelle
37:55pour détruire
37:58le carcan mental
38:00du racialisme.
38:03Il faut à chacun
38:05faire l'expérience
38:08de la diversité des cultures.
38:11Par elle,
38:12on comprend
38:12comment se combine
38:14la variété
38:16et des expressions culturelles
38:18avec l'unité
38:20fondamentale
38:22de l'identité humaine.
38:25Ne l'oubliez jamais.
38:29L'antiracisme
38:31est une culture.
38:33L'antiracisme
38:35est une façon
38:37avant toute chose
38:38d'être meilleur
38:40être humain.
38:41Et j'ai retrouvé
38:43ce sondage publié
38:44par l'IFOP
38:44en 2024.
38:46Nous sommes donc
38:47en juin 2024.
38:49Sondage de l'IFOP
38:51pour 92%
38:52des juifs
38:54français,
38:55des français
38:55de confession juive.
38:57La France insoumise
38:58contribue
38:59à faire monter
39:00l'antisémitisme.
39:0292%.
39:02Comme l'antiracisme
39:04est une culture
39:05dit Jean-Luc Mélenchon
39:07éduquer vos troupes
39:09comme vous parlez
39:10d'éducation
39:10à lutter
39:11contre l'antisémitisme.
39:13Visiblement,
39:14les victimes
39:14de cet antisémitisme,
39:16les français
39:16de confession juive
39:17n'ont pas forcément
39:19la même notion
39:20de l'antiracisme
39:21que certains de vos troupes.
39:23Sa méthode de rééducation
39:24est un peu curieuse
39:26parce qu'il a l'air
39:26de considérer
39:27que le contact
39:28avec les populations
39:31immigrées
39:31de culture étrangère
39:33et qui refuse
39:34la culture française
39:35va être un facteur
39:37d'assimilation,
39:38d'intégration
39:39et d'harmonie.
39:40Bizarrement,
39:41très bizarrement,
39:42dans les cités
39:43où vous avez
39:43des afflux
39:45incontrôlés
39:46de populations
39:47d'origine étrangère
39:48et qui arrivent
39:49avec leur culture
39:50d'origine
39:51en refusant
39:52de s'assimiler
39:53à la culture française,
39:55les Gaulois
39:55s'en vont.
39:56C'est curieux.
39:57Pourtant,
39:57ils s'en vont pas.
39:57Vous vous souvenez
39:58des primes intéressent.
39:59Allez-y.
39:59Vous vous souvenez
40:00sur ce sujet
40:00des prises de position
40:01de Serge et Béat Clarsfeld
40:03qui sont
40:05assoupçonnables
40:05de la moindre
40:06accointance
40:07de proximité
40:09avec l'extrême droite
40:10ou le fascisme
40:11ou je ne sais quoi.
40:11Leur vie parle pour eux.
40:13Et Serge et Béat Clarsfeld
40:14ont dit
40:14qu'ils trouvaient
40:15que la France insoumise
40:16était plus dangereuse
40:17que le RN.
40:18Ce qui,
40:18quand on connaît
40:19leur histoire...
40:19Ils ont réussi
40:20à créer
40:22une instrumentalisation
40:23insupportable
40:24à travers le drame
40:25et l'attentat terroriste
40:27raciste
40:28de Trappes
40:29où ils se présentent
40:30désormais
40:31comme les porte-parole
40:32de la lutte
40:33contre le racisme
40:34alors que vous avez
40:3592%
40:36des Français
40:37de confession juive
40:39qui expliquent
40:40que la France insoumise
40:41contribue
40:41et participe
40:42à l'antisémitisme
40:44en France.
40:44Et vous avez
40:45les médias
40:46qui,
40:46apeurés
40:47ou complaisants,
40:48sautent également
40:49à pieds joints
40:50dans la ligne
40:51et le récit
40:53qui est fait
40:53par la France insoumise.
40:55On vit dans un monde
40:56de dingo.
40:57Après,
40:57ce que vous dites
40:58sur le programme,
40:59sur la personne,
41:00sur le rouleau compresseur
41:02et la démonstration
41:03de force,
41:03elle est évidente.
41:04Mais en fait,
41:05l'extrême centre
41:06est tellement
41:08mauvais
41:09dans ce début
41:09de campagne.
41:10Vous avez Edouard Philippe,
41:11il prend la parole
41:12et il perd des points.
41:12Vous avez Gabriel Attal,
41:13il prend la parole
41:14et il perd des points.
41:15C'est une catastrophe
41:17de dire
41:18avec moi,
41:19le SMIC sera
41:20à 1 700 euros,
41:22je vous l'augmente.
41:22Mais ça n'a pas...
41:23Semaine de 32 heures
41:26mais qui a des...
41:27C'est du talent,
41:28ça s'appelle
41:28de la démagogie.
41:30On a le FMI
41:32au bout de deux mois
41:32à Paris.
41:35Arrêtez de célébrer
41:36le talent
41:36et la cohérence
41:37du projet de Jean-Luc Péard.
41:38Je ne vous la conteste pas,
41:40reste qu'aujourd'hui
41:41une vie au SMIC
41:42est devenue impossible.
41:43Mais la question
41:44n'est pas...
41:45Vous devez vous priver
41:46de tout,
41:46de ce qu'il faut,
41:47le petit sel de la vie.
41:49Pourquoi ?
41:50Pourquoi ?
41:50Parce que notre taux
41:52de dépense publique
41:54est tel
41:54que même si le SMIC
41:55est très peu imposé,
41:58tout a un prix
41:59absolument invréciable.
42:00J'aimerais revenir
42:01sur une...
42:02J'aimerais revenir sur une...
42:03Un mot quand même.
42:03Il ne s'agit pas
42:04de célébrer
42:05ce qu'il a dit aujourd'hui.
42:06C'est de noter
42:07à quel point
42:08la dynamique
42:08est de son côté.
42:09C'est ça, d'accord.
42:10C'est ça que je veux dire
42:11sur le paysage.
42:11La démagogie, ça marche.
42:12Pour faire écho
42:12à ce que disait Elliot,
42:14le paysage politique
42:16qui s'installe
42:16et c'est le paradoxe
42:18du macronisme.
42:18Le macronisme nous avait vendu
42:20le fait qu'il y a dix ans
42:22s'en était fini
42:23du clivage droite-gauche.
42:24En fait,
42:25le macronisme
42:25a tué le centre
42:27et les deux forces politiques
42:29aux extrémités
42:30sont ultra dominantes.
42:32Mais en revanche, Olivier,
42:34là où il faut être
42:35également honnête
42:36parce que vous dites
42:36c'est le SMIC
42:37à 1 700 euros.
42:38Pardonnez-moi,
42:39ce n'est pas le programme
42:40économique qui fait
42:41que Jean-Luc Mélenchon
42:42est aujourd'hui
42:42au porte du second tour.
42:43Non, c'est sa bataille culturelle.
42:44C'est sa bataille culturelle.
42:45C'est la notion
42:47des racisés,
42:47non racisés.
42:48Il propose un imaginaire politique.
42:50La Cour des Ventes
42:50est une nouvelle France.
42:51Mais il propose quelque chose.
42:52Ce n'est pas ça que je dis.
42:53Ah, mais donc on y vient.
42:55Parce qu'en fait,
42:56Jean-Luc Mélenchon,
42:57il ne va pas
42:58vers la classe ouvrière.
42:59Ce n'est pas la classe ouvrière
43:01qui l'essaie de...
43:01Les CISI ne votent plus
43:02Jean-Luc Mélenchon.
43:03Voilà.
43:04Non, mais c'est intéressant
43:05quand même.
43:05Il vend la France
43:06cléodisie.
43:08Vous avez parlé du SMIC
43:09à 1 700 euros.
43:10Ce n'est pas ça
43:11qui marque la Cour.
43:12Non, ce que je veux vous dire
43:13c'est que les Insoumis
43:14ont aujourd'hui
43:15une incarnation.
43:16On avance après ?
43:16Eux, il n'y a pas eu de primaire.
43:17Ils ont une incarnation.
43:18Ah bah oui.
43:19Ils ont un programme,
43:20ils ont une stratégie.
43:21Complètement.
43:21C'est les trois leviers
43:22d'une offensive politique.
43:23Comme le Rassemblement National.
43:25C'est ce que j'ai dit.
43:26Avec une volonté
43:27de renverser la table
43:28que ce soit du côté
43:29du Rassemblement National
43:30ou de la France Insoumise
43:32et vous avez au milieu
43:34une sorte de ventre mou
43:35qui à chaque fois
43:36qu'il plait la parole
43:37il s'effondre.
43:39Le seul qui est en train
43:40de monter
43:40et de créer une dynamique
43:41c'est un certain avis d'islam.
43:43Avant son jeu dans ce sujet.
43:44Dans l'électorat de Mélenchon
43:45il y a aussi
43:46les jeunes diplômés chômeurs
43:47qui ne trouvent pas
43:48après de longues études
43:49de sociologie
43:50ou de psycho
43:51de travail
43:53à la hauteur
43:54de leurs années d'études
43:55qui eux sont très très séduits
43:57par le speak à 1,700 euros.
43:58Je vais faire quelque chose
43:58d'extraordinaire
43:59d'inédit
44:00d'historique
44:01dans leur déploiement.
44:01Vous l'avez déjà fait ce week-end ?
44:03Oula.
44:03Non.
44:05Merci au télévueur.
44:06Je sais pourquoi vous l'avez dit.
44:07Il tient à sa place.
44:08Nous en parlons.
44:09Je vais remercier Mediapart.
44:10Il tient à sa place.
44:11Je remercie Mediapart.
44:13Je leur dis vraiment
44:14face caméra
44:15merci Mediapart.
44:17Merci de vous concentrer
44:19avec une grande rigueur
44:21sur le travail de CNews.
44:22Et ce papier est extraordinaire
44:24et même
44:25merci David Perrotin.
44:26Vous êtes
44:27un génie du journalisme
44:29chargé de lutter
44:30contre les discriminations.
44:31Aurore Berger
44:31la ministre la plus présente
44:32sur CNews.
44:33L'idée était donc
44:34d'accabler
44:35Aurore Berger.
44:37Honte à vous
44:37Madame la ministre
44:38qui allait sur les plateaux
44:39de télévision
44:40pour défendre
44:41la liberté d'expression.
44:42Honte à vous
44:43Aurore Berger.
44:44Et comme c'est un journaliste
44:45vraiment brillant
44:46et attentif
44:47à la vérité
44:48il a produit un tableau
44:49qui représente
44:51les personnalités
44:51politiques invitées
44:53dans la matinale
44:53de CNews.
44:55Vous savez c'est la grande
44:55interview entre janvier
44:572024
44:58et octobre
44:592026.
45:00Ce tableau
45:01c'est un bijou
45:02de pluralisme.
45:03C'est ballot.
45:06Vous êtes un génie
45:07David Perrotin.
45:08Merci
45:08parce que tous ceux
45:09qui osent dire
45:10mais il n'y a pas
45:11de pluralisme
45:11à CNews etc.
45:13Mais regardez
45:13c'est la grande interview
45:15la matinale
45:16dans les matinales.
45:16vous avez donc
45:18Sébastien Chenu
45:19en 1
45:202 renaissances
45:22parmi les personnes
45:24politiques
45:24les plus invitées.
45:26Vous avez
45:26Jean-Philippe Tanguy
45:27tiens tiens
45:28il y a même
45:28Manon Aubry
45:29la France insoumise
45:30et puis vous avez
45:31Jérôme Guelch
45:32qui est dedans
45:33vous avez
45:34Bruno Retailleau
45:34et vous avez
45:36également
45:36renaissance.
45:37Donc si je fais
45:38le calcul
45:38il y aurait même
45:393 voire 4
45:41renaissances
45:42Robert Ménard
45:43et d'hiver droite
45:43vous avez
45:44Jean-Philippe Tanguy
45:45du RN
45:45et Sébastien Chenu
45:46ça fait 2
45:47vous avez
45:48Manon Aubry
45:49de la France insoumise
45:51et vous avez même
45:52plus
45:52autant
45:53de gens à gauche
45:55que de gens
45:56du côté
45:56du camp national
45:57quand je dis
45:58camp national
45:58c'est le rassemblement national
45:59bravo David Perrotin
46:01si vous pouvez
46:01applaudir
46:02David Perrotin
46:02ça s'appelle
46:03un but
46:04contre son camp
46:04c'est un génie
46:07donc on le remercie
46:08David Perrotin
46:10autre chose
46:11puisqu'on parle
46:11des médias
46:13séquence
46:15extraordinaire
46:15sur France Info
46:16avec la ministre
46:16de la Culture
46:18Madame Pega
46:19elle est invitée
46:20de France Info
46:22et là c'est le drame
46:24on va poser une question
46:25à la ministre
46:26de la Culture
46:26sur l'odieuse
46:29Sarah Knafow
46:30qui je le rappelle
46:31a été interrompue
46:3273 fois en 24 minutes
46:34pendant ce simulacre
46:35d'interview
46:36qui était un procès
46:37stalinien
46:37et
46:38qu'elle a gagné
46:39d'ailleurs
46:40qu'elle a gagné
46:40ce qui est fort
46:41dites-vous
46:41et écoutez
46:42la réaction
46:43de Madame Pega
46:44je précise juste
46:45une chose
46:46aux téléspectateurs
46:47parce que c'est très important
46:48Madame Pega
46:49ministre de la Culture
46:50alors que
46:51la semaine dernière
46:53Régine Delfour
46:53a été agressée
46:54sur le terrain
46:55qu'on a
46:56un garde du corps
46:57qui a été
46:58un agent de sécurité
46:59qui a été hospitalisé
47:00n'a même pas
47:02dénié
47:02prendre son téléphone
47:03pour prendre
47:04des nouvelles
47:05de Régine Delfour
47:06donc c'est un scandale
47:08je vais vous dire
47:09même l'Elysée
47:09le cabinet
47:11de l'Elysée
47:11a sollicité
47:14Régine Delfour
47:14pour prendre
47:15des nouvelles
47:15donc en fait
47:16Madame Pega
47:17s'inquiète plus
47:19d'un journaliste
47:20procureur
47:21de France Info
47:22quand il interroge
47:23Sarah Knafo
47:24que de Régine Delfour
47:25journaliste sur le terrain
47:26qui a été agressée
47:27alors qu'elle est elle-même
47:28ancienne journaliste
47:29écoutez justement
47:30c'est en tant qu'ancienne journaliste
47:32qu'elle fut
47:32terrifiée
47:33par Madame Sarah Knafo
47:34écoutez
47:35il y a quelques jours
47:37sur France Info
47:38l'eurodéputée
47:39Sarah Knafo
47:39a mis en cause
47:40deux journalistes
47:42Simon Lebaron
47:43et Audrey Tison
47:43elle l'a fait à l'antenne
47:44et plus tard
47:45sur les réseaux sociaux
47:46avec des termes violents
47:47elle les accuse
47:48notamment
47:49d'être partiaux
47:50d'être je cite
47:50des militants
47:51d'extrême gauche
47:52comment allez-vous défendre
47:53ces journalistes ?
47:54Déjà je vais les défendre
47:57aujourd'hui même
47:58en leur apportant
47:59tout mon soutien
47:59vous pouvez imaginer
48:00que je suis scandalisée
48:01quand on s'en prend
48:02aux journalistes
48:03je le suis comme
48:04ministre de la culture
48:05et c'est mon rôle
48:06mais je le suis
48:07en tant qu'ancienne journaliste
48:09et comme la consœur
48:10que j'ai été
48:11de beaucoup de journalistes
48:12pendant des années
48:13et donc je suis absolument
48:16oui choquée
48:17voire même un peu
48:20traumatisée
48:20quand on s'en prend
48:21aux journalistes
48:22de cette façon
48:22ne pas respecter
48:24leur métier
48:25me semble totalement
48:26inconséquent
48:27d'où que viennent
48:28les critiques
48:30Madame Pégard
48:31ment
48:32aux auditeurs
48:33de France Culture
48:34quand elle dit
48:34qu'elle est traumatisée
48:35ou elle est
48:35à tel point traumatisée
48:37ou sidérée
48:37qu'elle n'a même pas
48:38dénié à appeler
48:39ou prendre des nouvelles
48:40de Régine Nelfour
48:42agressée sur le terrain
48:43il faut quand même dire
48:44qu'on lui demande
48:46son avis sur
48:47CNews
48:47et la fermeture de CNews
48:48elle dit
48:49c'est pas mon affaire
48:50il faut quand même dire
48:51que pour la première fois
48:51on se dit qu'un drame
48:53peut frapper vos collègues
48:54mais qu'aujourd'hui
48:55ça peut frapper un journaliste
48:57c'est un climat
48:57extrêmement dangereux
48:59extrêmement grave
48:59elle est absente
49:01sur toute cette séquence là
49:03c'est sa seule prise de parole
49:04elle devrait démissionner
49:05pour dire ça
49:05elle devrait démissionner
49:06il y a quelques choses
49:07il y a quelques choses
49:08qui relèvent d'une
49:09alors Sarah Knafo
49:10lui a répondu
49:11la question du journaliste
49:12c'est exceptionnel
49:12elle a tenu des propos violents
49:14elle les a accusés
49:14les journalistes
49:15d'être partiaux
49:16en termes de violence
49:17on a vu pire
49:17et juste
49:18il faudrait qu'ils se mettent d'accord
49:19puisque Sarah Knafo
49:19a reçu cette semaine
49:21plusieurs appels
49:22de dirigeants de France Télévisions
49:23qui se sont excusés en privé
49:25de la manière
49:26dont l'interview
49:27a été menée
49:28pour les audiences
49:28exactement
49:29elle a fait un record historique
49:33pour la tranche
49:34en parlant de record historique
49:35il nous reste une minute
49:37on parle de record historique
49:38je voudrais remercier
49:40non mais c'est très intéressant
49:41parce que depuis plusieurs jours
49:43et puisque vous êtes là
49:44Olivier d'Artigol
49:45je voudrais remercier Cyril Hanouna
49:46qui a été extraordinaire
49:47parce que toute la semaine
49:48il a parlé vrai
49:49en disant qu'il y a
49:51la liberté d'expression
49:51qu'il faut défendre
49:52et il a beaucoup parlé
49:54de ces news
49:55qui étaient attaquées
49:57c'était les gros dossiers
49:58du jour
49:58et donc vraiment
49:59puisque vous êtes sur ce plateau
50:01Olivier
50:01permettez-moi
50:02de saluer chaleureusement
50:04Cyril
50:04qui a été extraordinaire
50:06comme à chaque fois
50:07et Cyril aussi
50:08est la cible d'attaque
50:09c'est bien normal
50:10parce que c'est un homme brillant
50:12et qui a réussi
50:14quand d'autres
50:15sont en situation d'échec
50:17il s'avère que ces news
50:19vous avez les noms
50:20je peux vous inciter
50:21mais il ne me reste que 20 secondes
50:22je pourrais vous en donner 3
50:233 heures de noms
50:25bah tiens typiquement par exemple
50:26mais ce n'est pas un journaliste
50:28c'est un homme
50:29qui est régulièrement
50:29sur les plateaux
50:30et qui se présente
50:31comme diplomate
50:31ce qu'il a été
50:33fut un temps
50:34d'ailleurs il a compris
50:36ce que c'était le ratio
50:37la diplomatie 2.0
50:38sur Twitter
50:39Gérard Arrault
50:40qui s'est moqué
50:40de l'entretien
50:42l'entretien
50:43qu'il pouvait y avoir
50:44entre
50:44l'échange inédit
50:45entre
50:47Jordan Bardella
50:47et Edouard Philippe
50:48je crois qu'on a la
50:49carrière de Villiers
50:50vous avez dit
50:51Edouard Philippe
50:53vous êtes en train
50:54d'organiser l'autre
50:55est-ce qu'on a le carton
50:56justement présentant
50:57le record historique
50:58donc nous ne l'avons pas
50:59je voudrais remercier
51:01vraiment les téléspectateurs
51:02Arrault a attaqué
51:03le débat
51:04oui
51:04c'est la morgue d'Arrault
51:05voilà
51:06sauf que Arrault
51:07il n'a vendu
51:08même pas
51:0910 fois
51:09à 20 fois moins
51:10sur son dernier livre
51:12rien à voir
51:1310 fois à 20 fois moins
51:14sur son dernier livre
51:15donc
51:16il a vendu 7500 exemplaires
51:17la dernière fois
51:18qu'il a sorti un livre
51:18je crois que c'était
51:19230 000
51:20le dernier de Philippe
51:22Jordan Bardella
51:23230 000 le premier
51:24140 000 le dernier
51:25mais la morgue
51:25de ce personnage
51:26vous étiez
51:271 188 000
51:29téléspectateurs
51:29en moyenne
51:30à suivre
51:30donc hier
51:31le rendez-vous
51:32entre Philippe de Villiers
51:33et Jordan Bardella
51:33avec
51:35jusqu'à
51:361 331 000
51:38téléspectateurs
51:38à 24h15
51:39donc un seul mot
51:40merci
51:40l'info se poursuit
51:41sur CNews
51:42dans un instant
51:43c'est Michel Onfray
51:43merci à tous les six
51:44courage aux forces de l'ordre
51:45qui seront encore mobilisés
51:46ce soir
51:47merci à vous
51:47merci à Lyot
51:48merci monsieur Duval
51:49et bravo pour hier
51:51merci à tous les deux
51:51merci à tous les deux