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00:00Dans un instant, Europe 1, le journal permanent.
00:03Europe 1, il est 18h45, le rappel des titres, c'est avec Frédéric Joncherey.
00:06Une forte chute de la mobilisation sociale lors de l'acte 4 de la mobilisation lycéenne, étudiante et contre la
00:13vie chère,
00:14avec 146 000 manifestants partout dans le pays.
00:17A Paris, on a enregistré près de 20 000 manifestants de moins que jeudi dernier.
00:22Interpellation de deux leaders des Gilets jaunes devant l'Assemblée nationale.
00:25Il s'agit de Benjamin Ball et de la porte-parole à Zelma Siago.
00:30Les deux membres de la coordination avaient appelé à un rassemblement pacifique devant le Palais Bourbon,
00:34malgré l'interdiction d'y manifester.
00:37Nouvel appel à la grève dans l'éducation nationale, mardi 10 novembre.
00:40Lycéens, étudiants, enseignants et personnels entendent poursuivre la mobilisation
00:44dès le lendemain de la conférence sociale de Sébastien Lecornu,
00:47qui se tiendra lundi à Matignon et qui réunira syndicats et patronats.
00:51Le pape Léon XIV a lancé en Uruguay un appel pour construire des ponts
00:54et transmettre la joie de la foi lors de la première messe de sa tournée de 12 jours en Amérique
00:59latine.
01:00Et le leader Toulouse a surclassé clairement 28 à 18 en ouverture de la neuvième journée de top 14.
01:05Quant à la France, elle affronte les Fidji à 21h10 à Lyon.
01:08Merci Frédéric, on vous retrouve à 19h sur Europe 1 pour votre journal.
01:12Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Rouet.
01:16Toujours avec mes débatteurs Raphaël Steinville, directeur adjoint de la rédaction du JDD,
01:20et Antonin André, chef du service politique du JDD, on va parler d'Emmanuel Macron.
01:24Alors il touche le fond, c'est compliqué.
01:26Selon le baromètre il a pour les échos, seuls 13% des Français lui font désormais confiance.
01:31Plus bas historique, sous le record de François Hollande en novembre 2016,
01:34le président a perdu 11 points depuis août jusque dans son propre électorat.
01:38Antonin André, qu'est-ce que ça veut dire pour les six prochains mois ?
01:41Est-ce que véritablement, avec un président qui est aussi impopulaire que ça,
01:45qui n'a plus du tout la confiance des Français,
01:46est-ce qu'on peut gouverner six mois dans cette situation ?
01:49Il ne gouverne plus vraiment Emmanuel Macron.
01:51Il s'occupe d'international, il est quand même très en retrait,
01:56il laisse beaucoup Sébastien Lecornu.
01:58Ce qui est intéressant, et pour répondre sur le climat de ces prochains mois,
02:02c'est qu'il y a une différence structurelle d'impopularité entre François Hollande et Emmanuel Macron.
02:07François Hollande était impopulaire, mais il inspirait une forme de mépris.
02:11De dédain de la part du peuple français,
02:13qui considérait qu'il n'avait jamais incarné la fonction.
02:16Emmanuel Macron, c'est une forme de rejet, de haine du peuple français,
02:20qui nourrit cette impopularité.
02:22Donc ce sont deux impopularités qui, structurellement, sont très différentes.
02:25Et c'est pour cette raison que les six mois qui viennent vont être compliqués,
02:27parce que même si Emmanuel Macron n'intervient finalement assez peu,
02:31et que de toute façon, il n'y aura pas de grande réforme dans le savoir dans la présidentielle,
02:34sa seule présence aujourd'hui est un irritant dans le pays.
02:38Et donc, de ce point de vue-là, effectivement,
02:39ces six mois qui viennent vont nous paraître assez longs,
02:41à tel point que certains ont reposé la question d'une démission du président de la République.
02:45Et je comprends qu'elle se pose, vu l'état du pays.
02:50C'est-à-dire que moi, je n'y suis pas favorable,
02:51mais je comprends que cette question revienne,
02:52parce qu'on se dit que six mois à tenir, ça va être très très long.
02:55Ça va être très très long, Raphaël Stainville.
02:56Il y a également des ouvrages qui sortent sur Emmanuel Macron.
02:59En l'occurrence, Catherine Ney dit dans le point qu'Emmanuel Macron n'était pas prêt.
03:03Dans son livre « Ce pays dont le prince est un enfant » aux éditions Plon,
03:06elle a enquêté sur la construction politique et psychologique d'Emmanuel Macron.
03:09Elle brosse le portrait d'un président immature, inapte à gouverner dans l'épreuve.
03:13Il y a également l'ouvrage de Françoise Degoua,
03:15où évidemment, ce sont des échanges entre elle et entre Emmanuel Macron,
03:19qui ont duré plusieurs années.
03:20Est-ce que vous avez le sentiment que ces livres peuvent aussi aggraver la chute d'Emmanuel Macron, d'une
03:24certaine façon ?
03:25Je pense que le sort d'Emmanuel Macron est déjà scellé.
03:28La fin de règne d'Emmanuel Macron est crépusculaire,
03:32et d'une certaine manière, ces livres arrivent presque trop tardivement
03:35pour qu'ils aient le moindre effet sur la présidence d'Emmanuel Macron.
03:41Tout est déjà acté, tout est déjà fini, d'une certaine manière, fini depuis longtemps,
03:44finit peut-être même si tôt qu'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu ont renoncé à la réforme des retraites,
03:52qui était peut-être le dernier acquis qui aurait pu permettre de laisser une trace dans le bilan d'Emmanuel
04:00Macron.
04:01La dissolution a tout emporté et a rendu presque inutile aujourd'hui la fin de présidence d'Emmanuel Macron,
04:10qui ressemble presque à un président de la Quatrième République ou de la Troisième République,
04:16tant on doute que sa parole ait le moindre effet aujourd'hui.
04:20Quand on est cuit, c'est qu'on n'est plus cru.
04:24Quand on est cuit, c'est qu'on n'est plus cru.
04:25Quand on est cuit, c'est qu'on n'est plus cru.
04:27C'est qu'on n'est plus cru, exactement.
04:28Et en fait, il y a quelque chose de pathétique dans ces derniers mois
04:32qu'il reste à Emmanuel Macron à l'Élysée.
04:35C'est terrifiant.
04:37C'était Vincent Trémollet cette semaine qui, analysant justement ces deux livres,
04:43révélait la confession d'un conseiller de l'Élysée
04:47qui, le lendemain, lui faisait cette confession.
04:51Il lui disait, je pensais participer à une épopée historique.
04:54En réalité, c'était une anecdote narcissique.
04:58Je pense que ça résume assez bien finalement le personnage d'Emmanuel Macron.
05:02Tout ça pourrait être risible, ou je le dis, on pourrait s'en amuser.
05:08Mais ce qui est tragique, c'est le temps perdu par la France pendant ce deuxième quinquennat.
05:13C'est le déclassement de l'économie française.
05:16C'est la dette qui explose, c'est le pouvoir d'achat qui est ruiné.
05:18C'est l'état social du pays qui aujourd'hui est quand même...
05:21Moi, je ne sais pas quoi dire à mes enfants quand on voit les scènes qu'on voit dans les
05:26rues.
05:27Et oui, je suis inquiet.
05:28Et c'est là où il est très coupable.
05:30Et c'est peut-être là, en fait, où sa faute a été, peut-être s'il devait démissionner,
05:36de ne pas démissionner au moment de la dissolution.
05:38De Gaulle aurait probablement démissionné.
05:40Emmanuel Macron, si on conjuguait à la fois le revers électoral
05:43et le niveau d'impopularité et de paralysie de son pouvoir,
05:46il aurait dû démissionner.
05:47Parce que les deux dernières années qui viennent de s'écouler
05:49sont pour les Français une épreuve qu'on va payer pendant longtemps.
05:54Vous écoutez Europe 1, il est 18h51.
05:56Antoine André, Raphaël Estinville, on va parler du climat de censure
06:00qui règne maintenant depuis quelques semaines.
06:02Alors, il y a eu la pétition contre CNews.
06:04Il y a eu également des appels à bloquer des barres.
06:08Plusieurs collectifs d'extrême-gauche appels à 10 jours d'action
06:11contre l'Empire Bolloré du 4 au 13 décembre.
06:13Les cibles désignées sont CNews, les magasins de relais, les cinémas UGC.
06:17Et on s'est rendu compte, donc ça avait commencé plus tôt que prévu.
06:20Des activistes ont déjà commencé.
06:21C'était à la gare Montparnasse hier.
06:23Ils ont vidé les livres du relais de la gare
06:25au motif de la lutte contre l'extrême-droite.
06:28Vu que Jean Castex ne vire pas Bolloré de nos gares,
06:31on le fait nous-mêmes.
06:32Aujourd'hui, à Paris, j'ai déménagé avec 40 activistes
06:36le relais de la gare Montparnasse.
06:38Nous avons agi parce que nous exigeons la fin
06:40du monopole de relais dans nos gares.
06:42Mettons fin à la propagande de l'extrême-droite
06:44qui est meurtrière.
06:46Dans le même temps, vous avez également un streamer,
06:48pro-Mélenchon, qui appelle à foutre le feu
06:51au siège de CNews et BFM TV.
06:54Raphaël Stainville, jusqu'où ira la chasse aux sorcières ?
06:56Vous avez parlé d'un climat de censure.
06:58En réalité, ce n'est pas un climat de censure.
07:00C'est un climat de terreur qui règne aujourd'hui.
07:03Ce sont d'authentiques révolutionnaires
07:05avec toutes les conséquences
07:07que cela comporte.
07:09C'est bien ça qui est absolument
07:10terrible, inquiétant.
07:12Et je m'étonne même que l'ensemble
07:15de la classe politique et médiatique
07:17ne s'inquiète pas de cette dérive totalitaire
07:20que Jean-Luc Mélenchon et sa meute
07:24font régner aujourd'hui sur la France.
07:26Alors bien sûr, ça commence par une envie
07:28de censure de CNews.
07:30Mais aujourd'hui, quand on voyait
07:31ces appels incendiaires
07:35proférés par finalement
07:36tous les proxys de Jean-Luc Mélenchon
07:38à l'égard de toutes les aménations
07:41du groupe Bolloré,
07:43c'est plus qu'inquiétant
07:44et ça devrait inquiéter tout le monde.
07:45Ça ne concerne pas que le groupe Bolloré
07:47parce que BFM TV aussi
07:50est menacée aujourd'hui.
07:52LCI, Alclercoudré a été taxé de raciste.
07:54Mais bien sûr, ça concerne tout le monde.
07:55C'est-à-dire que ce n'est pas seulement Bolloré en réalité.
07:57On est là dans quelque chose
07:58de beaucoup plus grave
07:59et de beaucoup plus généralisé
08:00où tout ce qui n'est pas du goût
08:03ou à la botte de Mélenchon
08:04doit être un ennemi, désigné comme un ennemi
08:06et doit être détruit
08:07avec des appels à la destruction.
08:09Donc effectivement,
08:10c'est extrêmement préoccupant.
08:12Et ce qui est très préoccupant,
08:13c'est que Jean-Luc Mélenchon
08:15est haut dans les sondages.
08:16Je veux dire,
08:16quand on voit la salle du Bourget,
08:17la salle qu'il remplit,
08:19la dynamique de sa campagne
08:21et sa force,
08:22la force oratrice du personnage
08:24mais aussi la force de son organisation
08:26extrêmement structurée,
08:27c'est flippant.
08:28Enfin, je veux dire,
08:29moi, je vous dis encore une fois,
08:30les dix premières minutes
08:31du meeting de Jean-Luc Mélenchon,
08:33j'avais peur.
08:33Dans la forme de ton.
08:34Et j'en ai vu des campagnes présidentielles,
08:36j'en ai vu des propos violents.
08:37C'est un personnage
08:38qui nous conduit
08:40dans une forme de chaos
08:42ou d'élimination,
08:43en tout cas,
08:43de tout ce qui n'est pas conforme
08:45à ce que veut la France Insoumise.
08:46Mais justement,
08:47sur ce climat de terreur,
08:48Raphaël Estinville,
08:49là où je trouve ça quand même
08:49assez marquant aussi,
08:51c'est le fait que
08:51on n'a pas le sentiment
08:52que le bloc central,
08:53on n'a pas le sentiment
08:54que le gouvernement
08:54monte véritablement au créneau.
08:56C'est-à-dire que Catherine Pégard,
08:57la ministre de la Culture,
08:58va faire des tweets
08:59quand des journalistes
09:00vont se faire agresser
09:00pour dire, voilà,
09:02peu importe la rédaction
09:03de laquelle vous venez,
09:03c'est inacceptable.
09:04Et ça,
09:05oui, mais enfin,
09:05je n'ai pas le sentiment
09:06que ce soit suffisant.
09:07C'est-à-dire qu'on a
09:07la présentatrice du 20h de TF1,
09:09Anne-Claire Coudry,
09:09qui se fait taxer de racisme
09:10par un opposant politique.
09:12Vous avez des journalistes
09:13qui se font agresser
09:14dans la rue.
09:15Enfin, je dirais,
09:15et puis je ne parle pas
09:16forcément de frontières.
09:17C'est vraiment BFM TV,
09:18tout le monde,
09:19et on a le sentiment
09:19que le gouvernement
09:20ne fait rien.
09:21Non, mais c'est précisément
09:22parce que Jean-Luc Mélenchon
09:25impose la terreur
09:26que ceux qui seraient peut-être
09:28tentés
09:29de venir au secours,
09:31de s'insurger,
09:33de dénoncer ce climat,
09:34de peur d'être finalement
09:35la cible de cette meute,
09:37préfèrent se taire,
09:38préfèrent finalement
09:42être dans le déni
09:43plutôt que de s'attaquer
09:45à Jean-Luc Mélenchon.
09:46C'est aussi un symptôme
09:47de faiblesse.
09:48Ce pouvoir est faible,
09:49et le bloc central est faible,
09:51il n'est pas force de proposition,
09:52il n'est pas au libre.
09:53On voit quand même
09:53qu'on assiste depuis trois mois
09:55à une guerre de chez Fayon
09:57pour savoir qui va prendre
09:58la tête de cette coalition.
09:59Rien n'est proposé aux Français,
10:00ces leaders ne sont pas
10:02tournés vers les Français
10:02mais vers leur nombril,
10:03et donc il y a un vide,
10:05il y a un état de faiblesse
10:06du bloc central
10:06et de l'État
10:07qui nous laisse seuls
10:09face à cette menace.
10:10La stratégie de conflictualité
10:11et de polarisation
10:13de la société
10:15recherchée par
10:16Jean-Luc Mélenchon
10:18fait que justement
10:19ceux qui ne veulent pas
10:21être
10:22avec Jean-Luc Mélenchon
10:24ont une peur bleue
10:25d'être amalgamés
10:26à Marine Le Pen
10:27ou les autres.
10:28Et donc il reste
10:30tétanisé,
10:30silencieux,
10:31plutôt que d'ouvrir les yeux
10:32et de voir où est le vrai danger.
10:34Oui,
10:34je précise également
10:35que justement
10:36sur ce streamer
10:37qui a appelé à foutre le feu
10:38au siège de CNews
10:39et BFM TV,
10:40il a notamment aussi
10:40donné l'adresse de RTL,
10:42je précise
10:43que le député RN
10:44Mathias Renaud
10:44a saisi le procureur
10:45de la République
10:46au titre de l'article 40
10:47sur ce streamer.
10:48Il dénonce des méthodes
10:49nauséabondes
10:50et des journalistes
10:50agressés sur le terrain
10:51par l'extrême-gauche.
10:53Selon lui,
10:53ces agressions
10:54servent même
10:54de moyens de pression
10:55sur BFM TV
10:56pour changer
10:56la ligne éditoriale
10:58de la chaîne.
10:59Merci beaucoup
11:00Raphaël Stainville
11:00et Antonin André
11:01de m'avoir accompagné
11:02dans cette première partie
11:03d'Europe 1 Soir.
11:04J'en profite pour vous rappeler
11:06qu'en novembre
11:06pour le mois
11:07des orphelins de policiers
11:08européens
11:09vous invitent
11:10à soutenir Orphéopolis
11:11ensemble
11:12et dont ces enfants
11:12à se reconstruire.
11:14Faites un don
11:14de 20 euros
11:15envoyez don 20
11:16D-O-N suivi de 20
11:17comme 20 euros
11:18par SMS
11:18au 9-22-17
11:209-22-17
11:22don de 20 euros
11:22plus le coût
11:23du SMS gratuit.
11:24Le montant est prélevé
11:25sur votre facture mobile
11:26chez les opérateurs
11:27éligibles en France
11:28métropolitaine
11:28Orange, SFR,
11:29Bouygues Télécom
11:30et Free.
11:31Ne bougez pas
11:32avec Sabrina Medjeber
11:33et Jean-Michel Salvatore.
11:34Nous recevrons
11:35après le journal
11:35de Frédéric Joncheret
11:36Alain Di Crescenzo
11:37président de la Chambre
11:38de Commerce
11:39et d'Industrie France
11:40pour parler de la situation
11:41des commerçants.
11:42A tout de suite
11:42sur Europe 1.
11:43Europe 1 soir
11:4418h, 20h
11:46Hélène Roué