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  • il y a 10 minutes
Avec Céline Viale, Présidente de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH49) du Maine-et-Loire et propriétaire de deux restaurants

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##LES_LEVE_TOT_DU_WEEK_END-2026-11-07##

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News
Transcription
00:04On en parlait, cet acte 4 est attendu et voire craint, puisque les manifestations sont prévues un petit peu partout
00:12sur le territoire.
00:13Avec nous Céline Vial, la présidente de l'UMI 49, contre née l'Union des métiers et industries de l
00:20'hôtellerie dans le Maine-et-Loire.
00:22Bonjour Madame la Présidente.
00:24Bonjour, merci de m'accueillir sur votre antenne.
00:27Merci d'être avec nous, parce que je sais que c'est une journée particulièrement pesante.
00:31Vous êtes vous-même propriétaire de deux restaurants, de chaîne Ernestine à Angers et au Mans.
00:38Angers incarne justement la douceur de vivre et ça n'est plus vraiment le cas depuis le samedi 17 octobre,
00:44vous nous le confirmez ?
00:45Ah oui, je vous le confirme, effectivement la ville est bien agitée, surtout en fin de journée.
00:50Et en fait, acte après acte, l'angoisse monte chez nos adhérents, chez nos professionnels et c'est de plus
00:57en plus compliqué.
00:58Alors on parlait du quatrième acte, mais en fait c'est presque la cinquième journée avec la journée nationale d
01:04'action qui a eu lieu hier.
01:05Donc ça commence à saturer un petit peu nos professionnels.
01:09Concrètement, qu'est-ce qui change dans votre approche des week-ends ? Le moment propice, on le rappelle, aux
01:14sorties dans les restaurants en plus ?
01:17Oui, absolument. Alors en fait, nos professionnels et nous savons que nous allons perdre du chiffre d'affaires.
01:23On souhaite pouvoir accueillir nos clients comme on le fait habituellement.
01:26Les samedis sont des très belles journées pour nous tous, ce sont des journées pour les commerces, pour les restaurants,
01:31pour les bars, pour les cafés.
01:33Et en fait, nous sommes dans l'impossibilité de le faire parce que nous ne savons jamais comment vont tourner
01:37les choses
01:37puisque les manifestations sont non déclarées, non autorisées, donc il n'y a jamais de parcours affiché, on ne sait
01:44jamais à quoi s'attendre.
01:44Oui, c'est clair que finalement, en plus, vous n'avez pas de point de repère.
01:49Alors qu'est-ce que les événements sociaux, pardon je vais arriver, ont changé dans l'envie d'aller au
01:55restaurant pour vos clients habituels ?
01:57Parce qu'il y a les inquiétudes pour travailler correctement, mais il y a les inquiétudes aussi de vos clients
02:04pour aller sereinement au restaurant.
02:08Complètement, que ce soit le midi ou le soir, en fait, ils se disent qu'ils vont être au plus
02:13ou au mieux dérangés par des manifestations,
02:16c'est-à-dire se dire on va vouloir aller en ville, on va être bloqué dans un cortège,
02:20si on arrive à se garer, on va s'installer à une terrasse de café,
02:23puis à 17 ou 18 heures, on va se retrouver envahi de gages lacrymogènes
02:28parce que les forces de l'ordre vont vouloir repousser des manifestants indésirables.
02:33Donc tout ça crée une angoisse et finalement, les gens, le samedi, depuis 4 samedis, enfin depuis 3 samedis,
02:39ils ne viennent plus, ils ne viennent plus, parce qu'ils préfèrent prévenir que guérir.
02:43Nous, aujourd'hui, il y a vraiment une lassitude qui pointe chez nos professionnels
02:48et une colère envers les manifestants et les débordements qui sont provoqués par ces manifestations.
02:55Et aujourd'hui, ils perdent leur chiffre d'affaires, ils sont désemparés,
02:59ils ont des dégâts sur leur boutique, ils ont envie de travailler.
03:03Alors le droit à manifester, ils l'entendent, mais le droit à travailler existe aussi.
03:08Et aujourd'hui, voilà, la lassitude va bientôt faire place à une véritable colère.
03:12Alors il faut savoir que sur Angers, on travaille vraiment de concert,
03:15en particulier l'UMI, la CCI, la préfecture, les forces de police,
03:19et que acte après acte, nous sommes de mieux en mieux organisés.
03:23La police, aujourd'hui, fait nécessaire à des renforts qui viennent de l'extérieur.
03:28La CCI met en place de concert avec la municipalité de la sécurité privée.
03:35Tout cela est très bien coordonné, moi je le suis chaque samedi.
03:39Voilà, on est rassuré sur ce plan-là.
03:43Sur cette sécurité privée, justement, les restaurateurs, en fait, se la payent.
03:50Ça a un coût aussi, j'imagine, non ?
03:53Alors, sur Angers, on a très peu de restaurateurs qui se la payent.
03:56Merci, effectivement, à la municipalité, mais ils vont mettre de la sécurité privée sur des endroits stratégiques.
04:04Mais pourquoi on ne se la paye pas entre la canicule, les événements qu'il y a eu récemment,
04:08la baisse de pouvoir d'achat, la baisse chronique de nos chiffres d'affaires ?
04:11Aujourd'hui, on n'a absolument pas les moyens de mettre de la sécurité privée devant nos restaurants.
04:16Oui, parce que cette baisse du pouvoir d'achat impacte également votre corporation.
04:21Donc, c'est pas le plus qui vous met à terre, mais on va dire que c'est une étape
04:28supplémentaire.
04:30Je vous pose la question, dans une situation que vos confrères jugent comment ?
04:37Désespérée, inquiétante ? Quel est le sentiment général ?
04:40Elle commence à être vraiment catastrophique pour beaucoup d'établissements.
04:44En fait, c'est la goutte de l'eau. Le samedi, il restait quand même une belle journée pour tous
04:48nos professionnels.
04:50Le pouvoir d'achat baisse, mais effectivement, les Français ont toujours envie de se faire plaisir.
04:54Nos clients ont envie de nous retrouver.
04:55Et le samedi, il restait vraiment une belle journée pour nous, pour les retrouver et pour faire du chiffre d
05:01'affaires.
05:02Et aujourd'hui, on est privés de ce samedi.
05:04Alors, on en vient à se dire, est-ce qu'on ne pourrait pas effectivement échanger,
05:08se mettre d'accord avec les syndicats et manifester le...
05:12Alors, le dimanche pour les villes de Provence, Paris, c'est autre chose.
05:15Le dimanche, il y a du tourisme.
05:16Mais voilà, manifester le dimanche déjà...
05:18Il en a été question, notamment avec l'exemple de cette journée de jeudi
05:22qui a fait réfléchir certains syndicalistes.
05:25Mais les mouvements, et on en reparlera tout au long de la matinée sur Sud Radio,
05:29notamment ceux des Gilets jaunes, sont des initiatives de gens qui travaillent en semaine.
05:33D'où, je pense aussi, la problématique.
05:35Céline Vial, je le rappelle, vous êtes présidente de l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie dans le
05:41Maine-et-Loire.
05:42On vous a volontairement invité, parce qu'Angers et Le Mans ne sont pas connus pour être des villes, justement,
05:48on va dire, houleuses.
05:49Mais pourtant, on entend bien votre témoignage et l'inquiétude.
05:54Peut-être une dernière question, les tarifs de vos restaurants...
05:57Oui, ras-le-bol, on l'a bien entendu, les tarifs de vos restaurants, inévitablement, devraient augmenter avec cette conjoncture,
06:04non ?
06:05Écoutez, on se rend compte que tous les professionnels font vraiment des efforts.
06:09Et moi, je regarde les ardoises quand je me promène des uns et des autres.
06:12Et tout le monde travaille sur des plats du jour et sur des offres menus qui sont accessibles
06:18et qui permettent aux gens de venir nous retrouver.
06:20Et vous savez, on a ce fameux titre restaurant qui donne, en tout cas, le midi.
06:26C'est le petit plus, oui.
06:27On se met là-dedans.
06:29En fait, non, vraiment, aujourd'hui, tous nos restaurateurs font des efforts pour faire revenir tout le monde dans ses...
06:34Oui, parce que tout le monde est un peu dans la même galère.
06:36On rappelle que le problème du mouvement, c'est la vie chère.
06:40Merci beaucoup, Céline Vial, d'avoir été notre invitée.
06:43Bon courage à vous et à travers vous, l'ensemble des restaurateurs,
06:47de ceux qui ont des bars, des commerçants, que nous allons accompagner tout au long de la matinée pour cette
06:52journée Acte IV.

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