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##PROCES_VV-2026-11-06##

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Transcription
00:007h19h, les vraies voix sud radio, Cécile de Ménibus, Philippe David.
00:05Et autour de cette table, Luc Gras est avec nous, ça va mon Luc ?
00:08Ça va très bien, je trouve qu'il y a un très bon niveau de... général.
00:12Il me regarde en disant ça.
00:14Oui, bien sûr, bien sûr. Bono Pommard est avec nous, ça va ?
00:16Oui, il a soigné mon égo à l'instant, donc je suis super content.
00:20Michael Sadoun.
00:21Pareil, j'attendais, je demande Luc Gras, je suis heureux qu'il apprécie mes interventions.
00:25Et vous Philippe ?
00:26Ça va très bien.
00:27Oui, on s'écoute tout seul Philippe.
00:30Je me prépare à faire le réquisitoire, d'habitude c'est pas moi qui le fais, alors c'est pour
00:33ça.
00:33Allez, juste avant le réquisitoire, comme vous dites, on va faire une petite pause.
00:37Pause plaisir, comme on dit, puisqu'on va vous offrir un très joli cadeau.
00:41Vous allez pouvoir remporter un kit éthanol e-Flexioul avec le boîtier et la pause inclus.
00:47Et ça c'est important parce que du coup vous ferez des économies, graves économies en matière d'essence.
00:52Et grâce à ce kit, sur des véhicules essence compatibles bien entendu, ce sera le bioéthanol.
00:59Elle va en moyenne 90 centimes de centimes pour le litre.
01:04Et pour vous inscrire au tirage au sort pour gagner votre kit, vous envoyez Sud Sud au 7-20-18.
01:10Sud Sud Sud au 7-20-18 par SMS.
01:14Et bien entendu, j'ai envie de vous dire, bonne chance à tous.
01:17Mesdames et Messieurs, la coupe !
01:20Et donc l'audience est ouverte.
01:22Nous jugeons aujourd'hui une phrase prononcée ce matin sur cette antenne par Agnès Verdier-Molinier,
01:28directrice de la fondation IFRAP.
01:30La solution n'est pas de taxer les riches.
01:32Êtes-vous d'accord ou n'êtes-vous pas d'accord ?
01:35Alors c'est un argument qui se tient mais pour lequel je vais peser le pour et le contre.
01:39Le pour, la France est au bord de la faillite et il va falloir mettre la main à la poche.
01:43Et politiquement, on ne peut pas tout mettre sur le dos des classes moyennes,
01:47même qui se paupérisent année après année,
01:49les classes moyennes supérieures descendant de plus en plus vers les classes moyennes inférieures d'il y a quelques années.
01:55On ne peut pas non plus faire payer les plus pauvres qui n'ont pas d'argent.
01:58Le contre, nous sommes le pays le plus taxé d'Europe, on en a parlé cette semaine sur Sud Radio,
02:03et le ras-le-bol fiscal est sur le point d'exploser.
02:06La surfiscalité étant un des principaux paramètres expliquant la baisse de compétitivité du pays
02:11et donc la faible création de richesses.
02:15Il va donc falloir faire des choix qui seront douloureux.
02:18Oui, mais pour qui ?
02:20Maître, vous avez la parole.
02:22La parole est à l'accusation avec Luc Gras.
02:26Alors, bien sûr que...
02:29Il est long à la détente.
02:30Je le sens.
02:32Il était ébahi par la qualité du réquisitoire.
02:35Il y a eu un côté Michel Bernier quand il s'est passé en dernier au moins.
02:38Mais il est fébril.
02:39Il est fébril.
02:39Il est mis sur la place publique et il va après m'envoyer les flèches.
02:43Vous avez choisi l'accusation, donc vous êtes proche.
02:44Je vais vous dire, moi je ne suis pas d'accord avec l'approche qui consiste à dire
02:48qu'il faut simplement réduire les dépenses.
02:50Évidemment, Philippe David a mille fois raison.
02:52Il faut d'abord s'attaquer aux dépenses.
02:54C'est une évidence.
02:55Mais puisque je suis politologue et que j'analyse la situation politique depuis des années maintenant,
02:59je peux vous dire que le fait que les riches ou les gens de droite ou les libéraux, etc.,
03:06passent leur temps, leur journée, leur week-end à dire qu'il ne faut pas faire payer les riches,
03:11c'est symboliquement une catastrophe.
03:13Et c'est vraiment une vision à petite vue.
03:16Pourquoi ?
03:16Parce que symboliquement, une large majorité du peuple attend qu'il y ait des mesures symboliques sur les 13 ultra
03:23-riches,
03:24les 0,02%,
03:25qui en plus rapporteraient beaucoup plus d'argent que de taxer un peu plus les classes moyennes.
03:30C'est-à-dire que vous taxez les ultra-riches,
03:32je ne parle pas de la taxe Zuckman, etc.,
03:33mais vous taxez les ultra-riches, ça rentre 10 à 15 milliards par an.
03:39Alors que si vous augmentez l'impôt sur le revenu des Français,
03:42ça ne va pas rentrer 15 milliards, une évidence.
03:44Donc je dis que symboliquement,
03:47les gens qui sont pour l'ultralibéralisme
03:49devraient réfléchir à deux fois.
03:51à force de ne jamais réformer par le très très haut
03:55pour symboliquement montrer au peuple
03:57que oui, tout le monde fait un effort,
04:00eh bien un jour, il y aura peut-être une révolution.
04:02Elle commence déjà dans la rue avec LFI.
04:04Vous savez que je ne partage pas les analyses de LFI,
04:06mais j'essaie d'interpréter.
04:08Et le peuple de France a besoin de mesures symboliques fortes sur les ultra-riches.
04:13Je rassure tout le monde autour de cette table,
04:15personne n'est concerné parmi nous.
04:18La parole est à la défense.
04:20Mickaël, peut-être ?
04:22C'est symbolique, Mickaël.
04:23Oui, mais la France a été massacrée
04:25par des mesures symboliques
04:27qui n'ont eu aucune efficacité.
04:28Je pense que si on se penche un petit peu sur les chiffres,
04:32on est en effet le pays
04:33qui a le taux de prélèvement obligatoire
04:35le plus élevé de l'Union Européenne,
04:37peut-être même du monde.
04:38Je pense que les régions ne sont pas épargnés
04:40puisque la tranche supérieure
04:42de l'impôt sur le revenu
04:43est à 45% pour les plus hauts revenus.
04:45Donc, ils se font bien assez massacrer comme ça.
04:48Et puis, on voit l'inventivité fiscale,
04:51ce qu'elle a donné en Californie récemment,
04:52avec une taxe Zuckman
04:53qui, au contraire, n'a pas rapporté de l'argent à l'État,
04:55mais en a fait perdre
04:57puisque le capital est mobile
04:58dans le monde de liberté et de mondialisation
05:00où nous vivons.
05:01Donc, je pense que ce serait un drame
05:02de continuer sur cette pente.
05:05La dernière pensée est intéressante
05:06parce que c'est vrai que ça n'a pas l'air d'être géniaux
05:08ce qui se passe aux États-Unis.
05:09Mais ça n'est pas votre tour.
05:10Bruno Comin.
05:12Maître Comin.
05:12Il était en train de dire que c'était intéressant.
05:14On peut le laisser de l'eau.
05:15Luc Grette est un politologue.
05:17Voilà.
05:17Donc, il pense que le fait de demander
05:19un petit peu plus aux riches,
05:20ça va changer la face de notre pays
05:23en matière économique.
05:24Les élections, oui.
05:25Mais moi, je ne crois pas, mon cher Luc.
05:27Parce qu'encore une fois,
05:28moi, je reste entêté sur deux domaines.
05:30Un, j'entends parler depuis des mois et des mois
05:33qu'il faut taxer les retraités.
05:34Et j'en fais partie.
05:36Râle la casquette.
05:36Ça me prend dans nous.
05:37Évidemment.
05:37Parce qu'on est en plus des électeurs.
05:39Il ne faut pas qu'ils oublient ça.
05:40M. Édouard Philippe, le premier d'ailleurs.
05:42Ça, c'est le premier élément.
05:42Deuxième élément.
05:43J'en reviens toujours à quelque chose
05:45qui me fascine totalement
05:46et qui me met en colère.
05:48C'est tout le rythme de vie de l'État
05:49et ses agences d'État.
05:51Il y en a 1 500.
05:5280 milliards, ce n'est pas grand-chose.
05:54Voilà.
05:54Est-ce qu'on ne pourrait pas,
05:55à un moment donné...
05:56Mais il n'y en a aucun qui en parle.
05:57Moi, à la limite...
05:58Vous avez raison, Luc.
05:59Allez, on demande un peu plus aux riches
06:01et ils filent quelques milliards.
06:02Oui, mais j'entends bien.
06:03Ce n'est pas les classes moyennes.
06:04Oui, mais j'entends bien.
06:05Ce n'est pas les retraités.
06:06C'est les ultra-riches.
06:07Pourquoi vous ne me parlez pas
06:08des 1 500 agences de l'État ?
06:10Mais si je vous en parle.
06:10L'agence de régulation d'énergie,
06:12l'agence de régulation du rail,
06:13ça ne sert à rien.
06:14Ça dépense des centaines de millions d'euros par an
06:16et ça ne produit absolument rien.
06:18Donc, à un moment donné,
06:19arrêtons de taper ça.
06:21Ça, c'est des économies.
06:22Non, non, non.
06:22Des économies, c'est...
06:23J'ai bien dit en préavule
06:25qu'il fallait faire des économies.
06:27Je l'ai dit, ça.
06:28Les retraites, c'est une dépense
06:29beaucoup, beaucoup plus colossale
06:31que toutes les agences de l'État réunies.
06:33Oui, mais d'accord.
06:34Mais tu sais que ce que tu as cotisé
06:35est inférieur à ce que tu touches
06:37parce que l'âge de départ à la retraite a évolué,
06:40parce que l'espérance de vie a évolué,
06:42parce que l'économie a évolué,
06:43la productivité n'est pas la même.
06:44Et du coup, c'est vrai que
06:45ce n'est pas pour accuser les retraités d'aujourd'hui.
06:47Ils ne sont pas responsables.
06:48Ce n'est pas eux qui ont confectionné ce système.
06:50Mais en effet, un retraité d'aujourd'hui
06:51il touche beaucoup plus
06:52que ce qu'il a cotisé.
06:53Donc il y a une situation de déséquilibre
06:56entre les jeunes et les plus âgés.
06:59Et non pas que tu es jeune comme tout.
07:00Je te remercie de le dire.
07:02Dans ta tête et dans ton corps.
07:03Est-ce que tu veux ?
07:04Mais il y a une situation de déséquilibre
07:06qui a fait que la France
07:07n'est pas projetée vers l'avenir,
07:08mais a au contraire servi
07:09la génération la plus âgée.
07:10Si vous permettez,
07:11la Cour appelle un témoin.
07:13Yann est avec nous.
07:150826 300 300 de Bayonne.
07:16Bonsoir Yann.
07:18Bonsoir tout le monde.
07:19Peut-être la réponse
07:21de Luc Gras.
07:22Yann, ne bougez pas.
07:23Oui, non mais simplement,
07:24je trouve fascinant
07:25que dès qu'on parle de ces sujets
07:27de payer les ultra-riches,
07:29tout de suite,
07:29on abandonne le sujet
07:30et on repart sur les classes moyennes.
07:32Il n'est pas question
07:33de faire plus payer les classes moyennes.
07:34Et on repart sur le taux
07:35d'imposition générale.
07:36Il n'est pas question.
07:37C'est justement pour économiser
07:39par rapport aux retraités,
07:41par rapport aux classes moyennes,
07:42par rapport à tous ceux
07:43qu'on veut solliciter,
07:44qu'il faut faire un effort symbolique
07:46des très hauts revenus.
07:47Et justement,
07:48c'est là où il y a de l'argent.
07:49Et c'est là.
07:51Vous n'en parlez pas.
07:52Non, non.
07:53On parle de...
07:54Le sujet, c'était
07:55est-ce qu'il faut plus imposer les riches ?
07:56Je suis le premier zélateur
07:59de limiter les dépenses publiques
08:01dans ce pays.
08:02Vous avez parfaitement raison
08:03sur tout ce qui est...
08:04Parce que moi,
08:05j'ai été moi-même
08:05il y a très longtemps
08:06dans la fonction publique.
08:08Donc, à l'époque,
08:09il y avait sept catégories A
08:10pour sept catégories C.
08:12Quand les ordinateurs sont arrivés,
08:14évidemment,
08:14il y a quelques années,
08:15eh bien, on a conservé
08:16les sept postes
08:17pour geler les postes
08:18pour ne pas justement
08:20affaiblir le service.
08:21C'est dingue.
08:22Est-ce qu'on peut...
08:23Moi, je vais le côté
08:23je suis ultra-libéral
08:25pour faire les économies,
08:26mais je ne suis pas ultra-libéral
08:27pour faire payer les très riches.
08:28Oui, mais vous n'avez pas défini
08:29les riches.
08:30Ah bah si !
08:31Ah bah non !
08:31Ah bah si, c'est au-dessus
08:32de 100 millions !
08:32Je vous le dis,
08:33c'est au-dessus de 100 millions !
08:34C'est 100 millions !
08:35Ah, c'est au-dessus de 100 millions !
08:36D'accord !
08:36Allez, Yann est avec nous !
08:37Yann, bonsoir !
08:39Bienvenue sur Sud Radio !
08:41Bonsoir !
08:42Moi, déjà, en préambule,
08:43je voudrais dire que
08:45je n'aime pas les symboles.
08:46Les symboles,
08:47ils sont faits pour passer.
08:47Aujourd'hui,
08:48le symbole de la richesse,
08:49c'est peut-être
08:50une catrelle il y a 10 ans.
08:51C'était un sex-symbole,
08:53c'est fait pour passer.
08:54Moi, je n'aime pas
08:55les réformes symboliques.
08:57Je voudrais qu'on rentre
08:58dans le vif du sujet.
09:00Et aujourd'hui,
09:01je vais peut-être
09:02ménager la chèvre et le chou,
09:03mais déjà,
09:05on est d'accord,
09:05il faut qu'on réforme
09:07notre fonction publique
09:08et j'en fais partie.
09:09Donc, je le dis aisément.
09:11Aujourd'hui,
09:12on a beaucoup de grats de papier
09:14et on a peu de producteurs.
09:17Donc, moi, je trouve
09:18que quand on dit de suite
09:20aller s'attaquer aux riches,
09:22ce n'est pas une solution.
09:23C'est la solution
09:24de facilité.
09:25On va de suite sur les riches.
09:26Et moi, je viens de vous dire,
09:27je suis fonctionnaire.
09:28Donc, vous savez
09:29dans quel domaine j'évolue
09:31et quels peuvent être
09:33mon salaire.
09:35Ça, c'est la première des choses.
09:36Mais aujourd'hui,
09:37comme on l'a dit,
09:40la technologie évolue
09:41et on a de plus en plus
09:42de grats de papier.
09:43On n'a qu'à voir à l'hôpital.
09:44Il y a de plus en plus
09:45de chefs, de sous-chefs
09:46et de grands-chefs.
09:47Par contre, on a l'IA
09:48et on n'a pas su s'en servir
09:50pour mettre plus de soignants
09:52et moins de grats de papier.
09:54Deuxième chose,
09:55bien sûr qu'il faut
09:55s'attaquer aux retraités.
09:57Bien sûr qu'il faut
09:58s'attaquer aux retraités.
09:59Et pourquoi ?
10:00On tente vous l'entraide.
10:01C'est parce qu'ils ont
10:01tellement bénéficié des choses
10:03qu'à un moment donné,
10:05ils ont eu la chance.
10:06Excusez-moi.
10:07C'est pas la chance,
10:07excusez-moi, cher ami.
10:08Non, non, non.
10:09Ils ont vécu dans une époque.
10:11Ils faisaient l'amour
10:12comme ils voulaient.
10:13Ils connaissaient sa ceinture.
10:14Ils avaient fait l'emploi.
10:17Les maisons coûtaient moins cher.
10:19Yann, ça ne vous empêche pas
10:20de faire l'amour.
10:23Il n'y a pas de quota.
10:25Regardez comment M. Pommard
10:26est épanoui aujourd'hui.
10:28Vous avez raison,
10:29il a beaucoup fait l'amour,
10:30il a beaucoup profité de la vie,
10:32mais il est très épanoui.
10:34Je crois que Yann
10:35parlait de sexe sans protection.
10:37Attendez, attendez,
10:38Yann parle, s'il vous plaît.
10:38C'est un peu démagogique
10:39ce que vous dites, M. Yann.
10:40Ils ont eu tous les droits.
10:42C'est-à-dire que
10:42d'acheter pas cher,
10:45ils ont eu tous les droits.
10:46Mais Yann, vous êtes jaloux.
10:46Ils ont eu le droit surtout
10:48de passer deux fois plus de temps
10:50sans travailler
10:50qu'en travaillant.
10:52Yann, vous êtes jaloux
10:52de vos parents ?
10:53Non, mais c'est pas ce qu'il dit.
10:55Il n'a pas tout à fait tort.
10:56Je ne suis pas jaloux
10:57de mes parents.
10:59Je ne suis pas jaloux
10:59de mes parents,
11:00mais j'essaie d'expliquer
11:01qu'à un moment donné,
11:02on ne peut plus vivre
11:03comme il y a 30 ans ou 40 ans.
11:05Mais les premiers
11:06qu'il faut remettre au travail,
11:08les premiers,
11:08ce sont nos élus.
11:10Mais à un moment donné,
11:10il va falloir qu'ils trouvent
11:11des solutions pour nous aider.
11:13Des solutions pour nous aider.
11:15Mais ils travaillent.
11:15Pour voir comment...
11:16Non, non, non.
11:17Mais si, ils travaillent.
11:18Non, non, non, non.
11:19Je vous assure.
11:20Ils travaillent.
11:21Ils sont morts de trouille.
11:22Ah, ça, c'est autre chose.
11:23Ils ne sont gérés.
11:24Oui, c'est pour ça qu'ils ne travaillent pas.
11:26Parce qu'ils ne sont gérés
11:26que la peur de l'élection
11:27est de l'élection.
11:33Je ne voudrais pas passer
11:34mon livre comme ça.
11:36Mais mon livre,
11:37La démocratie en péril,
11:39cher ami,
11:39vous avez parfaitement raison.
11:40La fracture entre les élus
11:42et les électeurs
11:43qui font que les élus,
11:44toute leur énergie,
11:45elle est placée
11:45sur la défense de leur place
11:47et si possible
11:48de piquer la place du voisin.
11:49Il n'y a plus d'énergie
11:50pour répondre
11:50au sens du bien commun
11:52et aux électeurs.
11:52C'est parfaitement juste.
11:53Et vous avez raison
11:54qu'il faut faire
11:55des réformes de fond.
11:56Et moi qui ai observé
11:57pendant 30 ans
11:57de l'intérieur de la vie politique,
11:59j'ai vu quoi ?
12:00Que des réformes.
12:01des réformes cosmétiques.
12:02Pourquoi des réformes cosmétiques ?
12:04Parce que c'est tout le temps
12:04des compromis
12:05entre les gens
12:06qui sont en place.
12:07Mais ça,
12:08la question sur le système
12:10qui est démocratique,
12:11qui est bloqué,
12:12l'auditeur a parfaitement raison.
12:14Le problème des élus,
12:16c'est qu'ils passent leur temps
12:16justement à écouter
12:17les administrés
12:19qui souffrent vraiment.
12:20Et ils passent des heures
12:21et des heures
12:22à se faire engueuler
12:22toute la journée
12:24parce que ça ne va pas bien.
12:26Et le problème,
12:26c'est qu'ils n'ont pas les mains liées,
12:28pieds moins liés.
12:29Il y a plein de choses
12:29qu'ils ne peuvent pas faire.
12:30par un système politique
12:31qui fait que si un gars
12:32veut faire quelque chose
12:36mais il est tout de suite
12:37repéré dans son groupe parlementaire
12:38comme Trublion
12:39et on ne lui donnera pas de rapport.
12:40Et en plus,
12:42Bruno a complètement raison.
12:44L'administration,
12:45quand vous êtes ministre,
12:46quand vous êtes directeur général
12:47des services à la santé,
12:48vous voyez passer
12:49six ou sept ministres
12:50pendant votre carrière.
12:51Qui a le pouvoir ?
12:52Celui qui est là
12:53pendant 30 ans ?
12:54Celui qui passe pendant six mois ?
12:55Regardez les lycéens,
12:57cinq ministres.
12:57Voilà,
12:58en cinq ans,
12:59en dix ans.
12:59Et les graves de direction
13:00sont les patrons,
13:01même dans les mairies d'ailleurs,
13:02le DGS, etc.
13:03C'est lui le patron.
13:05La conclusion de notre procureur,
13:07merci beaucoup Yann
13:09d'avoir participé à ce procès.
13:11La conclusion,
13:11après avoir écouté
13:12ces débats passionnants,
13:13mon seul regret étant
13:14de ne pas avoir pu participer,
13:17c'est qu'il va falloir faire
13:22preuve de qualité
13:23de funambulisme sensationnel
13:25pour arriver à faire un budget
13:27d'ici le 31 décembre
13:29et là,
13:29il va falloir faire vite,
13:30on est le 6 novembre.
13:31Ou après,
13:32parce que
13:33qui est-ce qu'on fait payer ?
13:35Où est-ce qu'on fait des économies ?
13:36Et comme on n'a pas envie
13:37de faire des économies,
13:38il va falloir faire payer
13:39beaucoup de monde
13:40et beaucoup.
13:41Et ça,
13:42c'est très dangereux politiquement.
13:44Allez,
13:44vous restez avec nous.
13:45Merci beaucoup.
13:45Yann,
13:46encore une fois,
13:47dans un instant,
13:48la cage au fou
13:48avec Thomas Serafine.
13:50Il est thermostat-au-phobe.
13:52C'est encore une bonne invention, ça.
13:56Les vraies voix sud radio.
13:58Cuir Center.
13:59Cuir Center.

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