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##PROCES_VV-2026-11-05##

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Transcription
00:02L'audience est ouverte, l'énergie a bondi de 21,3% en un an, le pouvoir d'achat recule
00:08pour la deuxième année
00:09et la rue défile aujourd'hui, à qui la faute monsieur le procureur ?
00:13Oui, pourquoi la vie est aussi chère ? C'est l'une des véritables questions qui conduit aujourd'hui beaucoup
00:21de gens dans la rue pour manifester
00:23parce que le 10 du mois, certains sont déjà, même s'ils gagnent pas trop mal leur vie, au-delà
00:31d'un SMIC, etc.
00:32Mais tout évidemment est très cher. Pourquoi c'est aussi cher ? Nous allons poser en fait deux, trois choses.
00:40Par exemple, si on prend l'essence et le logement, souvent on parle de l'essence qui est trop chère.
00:45Quand on étudie bien les prix de l'essence et quand on tient compte de l'inflation depuis 40 ans,
00:52et bien finalement l'essence est quasiment au même niveau, même si elle vous semble chère aujourd'hui,
00:58elle est quasiment au même niveau en tenant compte de l'inflation.
01:01Si on regarde le logement aujourd'hui pour la même surface, et bien là ça a été multiplié par 4.
01:09Et évidemment ça pèse beaucoup, énormément, entre 30 et 50% parfois du budget des ménages
01:17et ça fait partie des problèmes. Voilà pourquoi, en tout cas l'un des éléments pour lesquels la vie est
01:22aussi chère.
01:23Alors qui est responsable ? Est-ce que c'est l'État ou pas ?
01:26L'accusation, ma chère présidente, et puis la défense avec Philippe Bilger dans un instant.
01:32Maître, vous avez la parole.
01:34Philippe, David peut-être.
01:36Philippe, David.
01:36Alors moi je crois que finalement c'est un tout.
01:40Travail surtaxé, entreprise surtaxée, modèle social financé à crédit.
01:44Ajoutez à ça les cours du pétrole, les surnoms pour nos agriculteurs qui font exploser les prix,
01:49et le cocktail est explosif.
01:51C'est le système qui rend la vie chère, plus qu'une chose en particulier.
01:55Et je conclurai avec le pire fiasco d'Emmanuel Macron, qui est la première charge des Français.
02:00Vous en avez parlé Patrick Roger, c'est le prix de l'immobilier.
02:03Aujourd'hui, si on avait eu des gouvernements et un président dignes de ce nom,
02:08il y aurait des grues partout en France pour construire du logement, pour faire baisser les prix.
02:13Lui, il a pensé à une chose, détaxer les milliardaires en bourse pour taxer avec l'IFI
02:17les gens qui ont 1,5 million d'euros de patrimoine immobilier.
02:21On n'est plus au stade du bilan là, on se met au stade du dépôt de bilan.
02:24Bon, Sébastien Ménard.
02:26Je ne vais pas faire mieux.
02:27Merci.
02:28Non mais je vais juste éviter d'accabler Emmanuel Macron, comme à mon habitude.
02:32Non mais il a évidemment un certain nombre de biais sur la propriété et les propriétaires.
02:39Incontestablement, je l'ai déjà dénoncé à nombreuses reprises sur cette antenne.
02:42Mais pour aller un petit peu plus loin, Philippe David, aujourd'hui l'interrogation elle est simple.
02:47Quand vous avez une société qui ne permet plus à ces travailleurs, aux gens qui bossent, quelque part,
02:54de vivre dignement, parce que c'est de ça qu'il s'agit, on doit non pas uniquement s'interroger
03:01sur le modèle économique,
03:03mais sur le modèle social, le modèle tout court.
03:06Et aujourd'hui on est dans une situation où on ne peut pas laisser, j'entends déjà, on va me
03:14dire,
03:14c'est la guerre en Ukraine, c'est une espèce d'inflation mondiale.
03:19Ne prenez pas la parole à la place de la défense, restez dans la cas d'accusation.
03:23Non mais à un moment donné je préfère débroumquer tout ça.
03:25Non mais je préfère débroumquer tout ça avant et que vous trouviez de vrais arguments.
03:32Vous nous prenez les bons.
03:35A un moment donné, il va falloir qu'en France, on se le dise, les prix chers sont la conséquence
03:44d'un certain nombre de réformes qui n'ont pas été faites.
03:48Des réformes politiques, des réformes sociales, des réformes économiques.
03:51C'est aussi ce qu'on dit et ce qu'on redit et re-redira aujourd'hui,
03:55c'est que quand vous avez 26 millions de gens qui bossent, qui poussent les wagonnets ou qui tirent la
04:01carriole pour 66, 67 ou 68 millions de personnes,
04:05ce n'est pas suffisant.
04:06Donc vous avez un modèle qui est trop gros, qui est trop gras, qui est trop cher, avec peu de
04:11contributeurs, en tout cas de moins en moins.
04:13Et donc, moi j'ai envie de vous dire, même quand j'augmente mes prix, même quand j'augmente mes
04:18prix, je n'arrive pas à augmenter mes salariés.
04:20C'est ça la réalité.
04:22Donc ne venez pas nous dire qu'il va falloir redonner du pouvoir d'achat, etc.
04:25Non, non, mais la parole...
04:27La parole est à la défense, amusez-vous.
04:29Avant les appels des auditeurs, les témoins, les témoins, les auditeurs, 0,826, 0,330.
04:34Donc la parole est à la défense.
04:35Et vous allez ramer.
04:36En fait, votre argumentation... Ne vous vantez pas.
04:41Votre argumentation, elle ressemble à ce qu'on entend trop souvent.
04:44C'est-à-dire que l'État est coupable de tout, est responsable de tout.
04:48Alors qu'en réalité, dans cette affaire, nous ne sommes pas dans un régime de libéralisme avancé.
04:58L'État ne peut pas faire ce qui n'est pas dans son dessin fondamental.
05:04C'est-à-dire ?
05:04C'est-à-dire s'immiscer tellement dans la vie des entreprises qu'en réalité, ils sortiraient du temps...
05:11L'État ne fait que ça ?
05:12Attendez, si vous le permettez.
05:14Parole à la défense.
05:14D'autre part, il est évident, et même sans être un spécialiste de la géopolitique, comme notre ami Philippe David,
05:24que les événements internationaux ont eu un rôle décisif dans la cherté de la vie.
05:30Et que l'État en a été victime, comme les entreprises elles-mêmes.
05:35Donc, entendons-nous bien.
05:37L'État peut mieux faire, c'est clair.
05:39Mais je ne voudrais pas que vous ayez cette facilité, que vous avez d'ailleurs déjà eue,
05:46d'imputer à l'État toute la responsabilité de la vie chère.
05:52Allez, la Cour appelle ces témoins, premier témoin Chantal, qui est avec nous de Bastia.
05:57Bonsoir Chantal, bienvenue dans la Cour de Sud Radio.
06:03Bonsoir Monsieur le Procureur, bonsoir à la Défense.
06:06Bonsoir à l'accusation aussi.
06:08Non, non, elle ne vous aime pas.
06:10Allez-y Chantal.
06:11Moi, je vais être témoin, alors j'entendais, l'État n'est pas responsable.
06:16La TVA, la TVA c'est l'État, décide de mettre les pourcentages.
06:25Quand vous allez faire vos courses, parce que je me suis penché sur la TVA,
06:30les produits d'hygiène sont taxés à 20%.
06:35Les shampoings, les savons, les dentifrices, les couches pour bébés.
06:39Oui, la première nécessité, laissez-la parler.
06:41D'accord, c'est à 20% de TVA.
06:44Et vous avez des sodas qui sont à 5,5.
06:49Alors, moi je suis désolée, mais à un moment on met tout à 5,
06:53et maintenant les sodas, les bonbons, les gâteaux, les chips, s'ils valent même.
06:56Même à 30% de TVA, il n'y a pas de problème.
06:59Mais au moins, baisser la TVA.
07:02Parce qu'ils estiment que le shampoing, le savon, ce sont des cosmétiques.
07:06C'est vrai que le dentifrice, on n'en a pas besoin.
07:11J'en connais qu'ils ne l'utilisent pas beaucoup.
07:13Oui, ben, c'est très bien.
07:17Le savon et le shampoing, c'est le minimum.
07:19Les couches pour bébés, c'est le minimum.
07:21Et j'en passe la liste.
07:22Donc ça, c'est l'État.
07:24Pour concernant l'essence,
07:27depuis, merci l'Union Européenne,
07:29ils nous ont rajouté 0,33 centimes d'euros par litre,
07:32ce qu'on appelle le contrat d'économie d'énergie.
07:36Pour soi-disant financer tout ce qui est renouvelable.
07:40Donc ça, c'est l'Union Européenne.
07:42L'énergie, on a le marché d'électricité européen,
07:47qui est annexé au gaz.
07:50Ça, ce n'est pas les entreprises.
07:53Je continue.
07:54Nous, travailleurs, comme des cons,
07:56excusez-moi, on travaille.
07:58La CSG, aujourd'hui, elle est à presque 10%.
08:01Et non seulement on pèse la CSG,
08:04mais je veux bien être solidaire.
08:06Mais en plus,
08:08on est imposé sur de l'argent qu'on ne touche même pas.
08:11Exactement.
08:11C'est vrai.
08:12Une invention Michel-Rencart.
08:14Moi, j'ai fait longtemps du syndicalisme.
08:17Aujourd'hui, j'étais dans la rue, tous ces bandes de nazes.
08:20Pendant 23 ans, je n'ai pas arrêté de leur dire.
08:22Ça n'engage que vous.
08:23Oui, non, mais j'étais dans le cœur.
08:26Donc, je peux me permettre.
08:28D'accord ?
08:28Je leur ai dit plusieurs fois,
08:29mais vous ne trouvez pas ça choquant qu'on paye une CSG
08:33parce qu'il faut être solidaire.
08:34Moi, je veux bien.
08:35Mais payer des impôts sur la CSG,
08:39alors que c'est de l'argent que je ne l'ai même pas touché,
08:41c'est le comble.
08:42Non, non, mais ça, vous avez raison.
08:44Vous voulez que je continue la vie ?
08:45C'est une liste très éclairante.
08:48Philippe Bilger est parti.
08:50Il est parti.
08:51Non, non, mais moi, je l'écoute.
08:52Il y a un autre témoin qui veut rentrer.
08:54Mais, Santan, vous faites quoi dans les cinq prochaines années ?
08:56Parce qu'on a un poste à Bercy qui pourrait vous intéresser.
08:59Oui, il faut que je sois président de la République.
09:04Je vous remonte l'État d'un seul coup.
09:07Vous aussi, comme Philippe David.
09:09Moi, je dis ça.
09:10Donnez-moi le pays pendant cinq ans.
09:11Je vous fais une dictature et je vous le rends.
09:13Allez, Jean-Jacques est avec nous de Beaumont, de Lomagne.
09:17Bonsoir, Jean-Jacques.
09:18Bonsoir, Jean-Jacques.
09:19Bonsoir, Jean-Jacques.
09:20Bonsoir, toute l'équipe Sud Radio.
09:22Je vois que vous êtes à le super fond.
09:23Vous aussi.
09:26Jean-Jacques, on vous écoute.
09:28Moi, je vous appelle direct du tracteur,
09:30parce qu'on sème des blés et tout ça.
09:33Et donc, du coup, le problème, c'est que nous, les agriculteurs,
09:37pour avoir une évolution de salaire,
09:39on peut s'asseoir dessus, quoi.
09:41Parce qu'on a l'explosion avec le GNR,
09:44les engrais qui viennent de droite ou de gauche,
09:46qui coûtent un bras, avec le phénomène d'Hormuz.
09:50Donc, on ne voit pas le bout.
09:51L'électricité qui a explosé,
09:53parce que ce qu'il faut dire aussi sur les contrats ADF,
09:56vous payez des taxes sur les taxes dans les contrats.
10:00Voilà, les abonnements, ce que vous voulez.
10:02Donc, du coup, le problème,
10:04on a mis un cercle vicieux au niveau de notre système français,
10:09où pour faire vivre une certaine caste,
10:11on a obligé les gens, les pauvres gens,
10:14à payer des taxes sur des taxes.
10:16Et donc, on le voit aujourd'hui,
10:18sur 100 personnes en France,
10:21il y en a 28 qui créent de la richesse,
10:24pour 72 qui en profitent.
10:25En contrario, vous prenez en Chine,
10:29sur 100 personnes, il y en a 45 qui produisent de la richesse,
10:32pour 55 qui en profitent.
10:34On n'est plus bolcheviques que les Chinois encore,
10:37vous voyez, dans le système.
10:39On est bons.
10:40Alors, le problème, c'est qu'aujourd'hui,
10:42on est au fond du trou,
10:43on ne sait plus où comment faire au niveau de l'État
10:46pour trouver l'argent.
10:47Le FMI était juste au bord, là.
10:51Il guette le moment où il va mettre un coup de fouet à tout le monde.
10:54Et à partir de là,
10:56la seule solution, c'est de dire,
10:58on va augmenter, mettons, le SMIC,
11:01mais dans quelques mois,
11:02tout va réexploser,
11:03parce qu'automatiquement,
11:04les entreprises,
11:06elles le reportent sur l'ensemble,
11:08sur le transport,
11:09sur la fabrication,
11:10sur ceci, sur cela.
11:11Donc, c'est le serpent qui se mord la queue,
11:13parce que moi, quand j'ai 63 ans,
11:16quand j'étais mino,
11:17que j'ai commencé à travailler,
11:18que j'avais 15 ou 16 ans,
11:19eh bien, j'avais l'équivalent de 300 et quelques euros
11:23pour le SMIC.
11:25Voilà.
11:26Donc, vous voyez,
11:27aujourd'hui, on en est.
11:28Avec 300 et quelques euros,
11:30il y a 40 et quelques années en arrière,
11:34je vivais mieux qu'un SMIC-art aujourd'hui.
11:38Donc, le problème,
11:39c'est qu'augmenter, c'est une chose,
11:42mais il faut supprimer des taxes,
11:44il faut supprimer ce qui nous tue,
11:47complètement,
11:49des surnormes qu'on a partout.
11:50Voilà.
11:52Moi, je produis des poulets Label,
11:55j'ai des gens qui viennent contrôler
11:57pour voir si mes poulets sont heureux.
11:59À la limite, je ne sais pas
12:00quand c'est qu'un véto ne va pas me filer
12:01une boisson pour que les poulets parlent.
12:04Moi, j'espère qu'ils ne trahiront pas.
12:07Parce que...
12:08Oui, oui.
12:08Voilà.
12:09Moi, j'ai un collègue qui avait des chèvres,
12:11il a eu une trouille énorme le jour le véto,
12:13il a dit, peut-être un jour,
12:14on fera parler les chèvres.
12:15Donc...
12:18Vous avez raison,
12:19ça nous amène à la conclusion,
12:21bien sûr, c'est que...
12:22Alors, le verdict ?
12:23Le verdict, c'est que la vie chère,
12:26ce n'est pas une impression.
12:27On l'a vu à travers vos témoignages,
12:30le logement, les courses,
12:32les transports, les factures payées,
12:34tout est très cher.
12:35Alors, ce n'est pas le gouvernement,
12:37c'est vrai,
12:37et l'État qui commande les cours mondiaux,
12:40comme l'a dit Philippe Bilger,
12:41mais ce qu'on lui demande,
12:43on lui demande quand même des comptes à l'État,
12:46et qu'il maîtrise un certain nombre de choses.
12:49Les choix fiscaux,
12:50la politique et l'énergie,
12:52des politiques pour le logement,
12:54on l'a entendu en fait tout à l'heure,
12:57et là, on est en droit de lui demander quand même
12:59un certain nombre de comptes,
13:00qu'il revoie peut-être les choses,
13:02les charges,
13:03et peut-être que cette vie chère pourra diminuer,
13:06que du coup,
13:07les salaires pourront aussi augmenter,
13:09puisqu'il y en a beaucoup,
13:10mais après, il faut savoir ce qu'on veut,
13:12parce que si on veut un système de protection,
13:14en fait, pour tout le monde,
13:17complet,
13:19comme le disait Jean-Jacques,
13:20il n'y en a que 25 qui payent pour 75,
13:22qui en profitent,
13:23donc ça ne va pas.
13:24Il y a peut-être aussi un train de vie
13:25qu'on rééquilibre.
13:26Ce que demande la Cour des comptes,
13:28en permanence.
13:29Ce que demande la Cour des comptes,
13:30en permanence.
13:31Oui, d'ailleurs,
13:32la Cour des comptes qui pond des rapports,
13:34qui coûte un peu cher,
13:36et puis derrière,
13:36ça ne suit pas.
13:37Donc, je me demande à quoi ça sert.
13:39Donc, on espère que ça peut servir.
13:41Et si on enlevait aussi des couches,
13:43en réunion,
13:44ce serait pas mal.
13:44Ah oui.
13:45En tout cas,
13:46Chantal et Jean-Jacques,
13:47merci beaucoup.
13:48Vous avez été d'excellents témoins.
13:51Ah oui, énergiques.
13:51Énergiques, oui, talentueux.
13:53Vous restez avec nous dans un instant.
13:55La Cage aux Fous.
13:56Ah !
13:56Vous connaissez le 43...
13:5949.3 ?
14:00Oui.
14:00Vous connaissez ou pas ?
14:01Ben oui.
14:02Ben lui, c'est sa phobie.
14:03On en parle dans un instant.
14:04Avec Thomas et Raphine.
14:05Sous-titrage Société Radio-Canada
14:07Sous-titrage Société Radio-Canada

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