- il y a 3 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On poursuit cette grande soirée politique, on va accueillir d'autres invités.
00:03Je veux juste qu'on fasse un détour ce soir par Toulouse parce que, oui, les cortèges ont été beaucoup
00:07plus calmes aujourd'hui, c'est vrai.
00:10Il y a eu des tensions, mais moindres, que lors des précédentes manifestations.
00:13En revanche, regardez cette image parce que c'est l'une des images de cette journée.
00:16On est au lycée Françoise du côté Tournefeuille, c'est dans la banlieue de Toulouse.
00:20Et des élèves, plusieurs élèves, élèves ou en tout cas plusieurs personnes, je ne veux pas dire élèves,
00:24plusieurs personnes ont visiblement lancé des mortiers contre le personnel, ont allumé le feu, vous le voyez,
00:31à l'intérieur du lycée avec des bâtiments, le bâtiment de la vie scolaire qui est en grande partie partie
00:36enfumée.
00:37Et on est ce soir en direct avec Kamel Chibli.
00:40Bonsoir, merci d'être avec nous en direct.
00:42Vous êtes vice-président PS de la région Occitanie en charge de l'éducation.
00:46D'abord, est-ce que vous pouvez dire aux téléspectateurs ce qui s'est passé ce matin précisément ?
00:50Quelles informations vous avez ?
00:52Les informations sont assez claires.
00:54Avant 8h du matin, un groupe de jeunes, quasiment une centaine, dont une trentaine,
00:59se sont introduits dans l'établissement.
01:02Heureusement, aujourd'hui, très peu d'élèves, donc on a évité la catastrophe.
01:05Ils se sont introduits avec une volonté déterminée de brûler le lycée,
01:10ce qu'on n'a jamais vu depuis le début de cette crise.
01:12On a eu des situations difficiles sur Montpellier, sur Toulouse, sur Nîmes.
01:16Mais la situation a vraiment, on a passé un cap, on a passé un cap.
01:19Là, c'est beaucoup de colère, beaucoup de tristesse,
01:21parce qu'on a visé du personnel de l'éducation, on a visé des agents, avec des mortiers.
01:25On en a eu une personne qui a failli, effectivement, y laisser la vie.
01:29Et on a aujourd'hui un lycée qui a totalement été délabré.
01:32Si les forces de secours n'étaient pas là, le lycée aurait flambé.
01:35Je parle d'un lycée tournefeuille à 1800 élèves, un lycée polyvalent,
01:38qui le climat était plutôt correct.
01:41Et aujourd'hui, on a cette situation catastrophique qui, bien sûr, met en colère tout le monde,
01:45et surtout qui impacte la vie scolaire, puisque je vous informe ce soir
01:48que malheureusement, le lycée va être fermé pendant au moins une dizaine de jours,
01:52le temps de sécuriser et de faire en sorte que les conditions de sécurité soient réunies.
01:56Mais c'est aujourd'hui l'ensemble des élèves qui vont être privés de l'établissement pendant dix jours.
02:00Au regard de la situation, forcément, c'est une catastrophe, catastrophe pour les conséquences.
02:04– Pardon, vous nous donnez cette information, dix jours de fermeture au moins pour ce lycée à Tournefeuille.
02:09J'ai une autre question ce soir.
02:11Est-ce que vous avez eu vent d'interpellations après ce qui s'est passé ce matin ?
02:15– Oui, il y a eu des interpellations, je l'ai annoncé déjà.
02:18Il y a eu, le préfet annoncera ça dans les prochaines heures.
02:21Il y a eu des interpellations faites depuis ce matin.
02:23La région Occitanie a porté plainte dans la foulée.
02:26Et demain matin, l'ensemble des caméras, en tout cas, ont filmé l'ensemble des auteurs.
02:30Donc tout est à disposition.
02:31Et maintenant, il faut vraiment que la sanction soit la plus lourde possible.
02:34Il ne peut plus rester inactif comme ça.
02:36Le climat social, sociétal de notre pays fait qu'aujourd'hui,
02:39on a une banalisation de la violence, des incendies qui sont devenus quasiment choses courantes
02:43et qui aujourd'hui vont impacter lourdement ces 2000 élèves de cette ville de Tournefeuille.
02:47Donc oui, ils ont été identifiés.
02:49Le préfet fera les annonces dans les prochaines heures.
02:52Mais je vous informe effectivement qu'il y a eu des interpellations
02:54et que le lycée sera également fermé pendant une dizaine de jours, le temps de la sécuriser.
02:57– Merci, M. Chibi, d'avoir été en direct avec nous ce soir.
03:01Je voulais vous faire agir évidemment cette image.
03:02C'est l'une des images du jour.
03:03– Bonjour, on est avec François Calfon.
03:04– Bonsoir, merci d'être là, député européen PS, place publique, soutien de Raphaël Glucksmann.
03:09On aura une autre image de Raphaël Glucksmann tout à l'heure.
03:11Vous vous êtes dessus aussi sur cette image.
03:13– Oui, c'est sympa.
03:13– On verra ça tout à l'heure.
03:13– C'est sympathique, les manis.
03:14– Geoffroy Didier, bonsoir.
03:15– Bonsoir, merci d'être avec nous, président délégué des Républicains de la région Île-de-France.
03:20Cette image-là que l'on vient de voir, comment vous réagissez ce soir ?
03:23– Elle est déplorable, mais malheureusement ce n'est pas la seule en Île-de-France.
03:27– Nous avons eu 50 tiers de mortiers depuis le début de la semaine sur des lycées,
03:31dont 20 à l'intérieur des lycées.
03:33Il y a énormément de blocages, il y a encore des violences.
03:35Bien sûr qu'il y a une contestation sociale que je respecte, on en discutera,
03:38mais il y a encore des violences.
03:39Et puis moi je pense à tous ces commerçants, il suffit de se balader dans Paris,
03:43tous les commerces sont barricadés, toutes les banques sont barricadées,
03:46des boutiques de capsules de café sont barricadées.
03:49Mais quand est-ce qu'on va arrêter ça ?
03:51Donc moi je veux bien effectivement respecter les revendications sociales des salariés,
03:56mais il n'y a pas que les salariés, il y a aussi les indépendants,
03:58il y a aussi les chômeurs, il y a aussi les pauvres.
04:00Donc l'argent public ne tombe pas du ciel,
04:02donc il va falloir aussi qu'on songe à tout le monde
04:04et qu'il y ait un équilibre général dans la société
04:06et qu'on ne se concentre pas uniquement sur la demande d'augmentation du SMIC,
04:10mais qu'on se rende compte aussi que sans croissance économique,
04:13sans production de richesse, on n'y arrivera pas.
04:15– On va y venir, simplement pour les lycées,
04:17je voulais aussi donner cette information à la Courneuve.
04:19Région parisienne, il y a un élève qui a reçu un coup de couteau ce matin
04:22sur un blocage visiblement, dans des circonstances qui restent à éclaircir,
04:25mais on a donc cet élève de 16 ans qui a été blessé ce matin,
04:29il n'y a pas de pronostic vital engagé,
04:30mais je voulais donner cette information également.
04:31François Calfon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
04:34Entre 575 et 1,6 million de Français dans la rue aujourd'hui,
04:37qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
04:38Le gouvernement reçoit le syndicat, le syndicat les patrons lundi.
04:41– J'entends exactement ce qu'a dit notre syndicaliste, il est de Sud,
04:44mais toute l'intersyndicale dit la même chose,
04:46il faut l'ouverture de négociations sociales.
04:48Alors bien sûr que l'éléphant au milieu de la pièce,
04:52c'est les salaires et c'est le niveau du SMIC,
04:54et Raphaël Glucksmann propose une augmentation de 100 euros du SMIC.
04:58Alors bien sûr, est-ce qu'il peut être fait tout de suite ?
05:00Il peut être fait que dans le cadre, j'entendais vos débats avant,
05:02dans un cadre présidentiel, puisque nous considérons
05:05que ce n'est pas une augmentation qui est faite dans la poche
05:08des patrons et des entreprises.
05:09Pour les PME, TPE, je voyais qu'il y avait un débat un petit peu…
05:12Moi je suis très clair, ils ne le peuvent pas.
05:15Mais est-ce que toutes les cotisations sociales et la fiscalité
05:17qui pèsent sur le travail, est raisonnable ?
05:21Et ça c'est un débat noble de présidentiel,
05:24j'entendais des avis qui sont partagés…
05:25– Attendez, juste une chose, ça veut dire que vous dites ce soir
05:28aux salariés qui nous regardent, qui ont manifesté,
05:30pas d'augmentation du SMIC,
05:33et pour les baisses de charges, etc., on verra la présidentielle.
05:36– Pas du tout, je dis, il faut anticiper…
05:38– C'est ce que vous venez de dire.
05:39– Non, non, non, j'ai dit, parce que j'essaie d'avoir un raisonnement
05:43un peu structuré, que durablement, on a un problème général,
05:46ce n'est pas maintenant, on a un problème général sur l'écrasement des salaires,
05:50et sur toutes les cotisations sociales et la fiscalité
05:52qui pèsent sur le travail et qui doivent être mieux réparties.
05:55Notre proposition, je l'ai illustrée, nous on prend…
05:57Après, le débat il est ouvert, on prend à qui on veut,
06:00il y a des marges pour prendre de l'argent ailleurs,
06:02on rééquilibre fiscalement, nous on dit…
06:04– Maintenant, maintenant, puisque vous allez croire que je m'échappe,
06:07je ne m'échappe pas du tout.
06:08– Vous êtes en train de vous échapper.
06:09– Non, mais ça c'est parce que je comprends votre déformation de journalisme,
06:11vous croyez que les gens s'échappent, moi je suis très direct,
06:13il faut anticiper la hausse du SMIC.
06:15– En constate.
06:16– Non mais vous avez raison, il faut anticiper la hausse du SMIC,
06:18et sans doute, je reprends les revendications syndicales,
06:22elles sont entre 100 et 150 euros,
06:24il y a une négociation avec les employeurs,
06:26donc ils feront ce que les corps intermédiaires doivent faire,
06:29une négociation avec un coup de pouce significatif,
06:32maintenant sur le SMIC.
06:33Et par ailleurs, des marges de manœuvre, je le dis très clairement,
06:36il en reste, par exemple,
06:37puisqu'il n'en reste pas simplement sur la question du salaire,
06:42mais par exemple sur les taux de TVA,
06:43je propose ce soir,
06:45c'est une idée qui peut être partagée par des économistes,
06:48qu'on pourrait augmenter le taux de TVA supérieur à 20%
06:51et diminuer le taux de TVA…
06:53– Ah mais vous êtes en train de me faire ça,
06:54c'est François Hollande qui revient, c'est pas possible.
06:57– Et diminuer le taux de TVA,
06:58mais si ça ne vous intéresse pas,
06:59parce que vous avez…
07:00– Attends, non, non, expliquez-nous,
07:03on augmente quoi ?
07:04Qu'est-ce qu'on augmente ?
07:05– Le taux de TVA à plus de 20% ?
07:06Non, mais parce que quand on essaie de faire en sorte
07:08que les gens aient du pouvoir d'achat,
07:09je ne supporte mal qu'on rigole en réalité.
07:11– Non, mais les autres, personne n'a rigolé.
07:12– Et donc, qu'on puisse baisser le taux inférieur à 5,5,
07:16parce que les gens qui terminent le mois…
07:18– C'est exactement la proposition de François Hollande.
07:19– Mais c'est très bien, mais vous savez…
07:21– On augmente la TVA qui est à 20%
07:23et on baisse ce qui est à 5,5 sur les produits premières nécessitées.
07:25– Mais bien sûr, parce que tout ça ira à la consommation
07:28et les gens qui n'achètent pas des sacs de luxe…
07:31– Laurent Jacobelli, pourquoi pas ?
07:32– Mais je ne comprends pas comment on peut encore imaginer aujourd'hui,
07:36même quand on est très imaginatif comme vous, M. Calfon,
07:39qu'augmenter les taxes va améliorer quelque part…
07:42– Vous n'avez pas entendu ?
07:42– On en augmente certaines, on en baisse d'autres.
07:44– Je connais votre méthode, on a fait beaucoup de débats ensemble,
07:46laissez-moi terminer, sinon il n'y aura pas d'échange.
07:48– Voilà, j'ai très bien compris ce que vous vouliez,
07:50on vous a vu à l'œuvre.
07:51Donc, que mettre plus de taxes pour créer du pouvoir d'achat,
07:54aller relancer l'économie, honnêtement,
07:56il n'y a plus que les socialistes et les communistes,
07:57peut-être les LFI, pour croire ça.
07:59Aujourd'hui, le problème de la France, il est inverse.
08:01Il y a trop de taxes pour les particuliers, pour les entreprises.
08:06Donc, le problème n'est pas de savoir qui on va tondre,
08:09mais le problème est de savoir où on trouve les économies dans le budget.
08:12– C'est pas ce que vous voulez, mais il fait semblant que vous ne comprenez.
08:15– Attendez, quand je parle, M. Tré,
08:18Armadéron, systématiquement,
08:19il y a un problème avec le Figaro, maintenant.
08:23– La TVA en question, c'est que vous augmentez la TVA
08:28et vous faites financer par la consommation
08:32certaines dépenses du modèle social, voilà.
08:34– Mais nous ne croyons, est-ce que j'ai le droit de ne pas croire à ce modèle ?
08:37– Je suis texte.
08:38– Par contre…
08:39– On n'a toujours pas compris comment vous augmentez le pouvoir d'achat.
08:41– Par contre, est-ce qu'on peut finir une phrase ?
08:42– Allez-y !
08:43– Moi, j'aimerais avoir le même traitement que M. Calfon, Mme Autain,
08:45et j'espère tout à l'heure…
08:47– Vous avez le même traitement que M. Calfon, M. Calfon, M. Calfon, M. Calfon, M. Calfon, M. Calfon, M.
08:57Calfon.
08:57– Qu'on va régler leurs problèmes dans les six mois, durablement,
09:00dans les six mois qui nous éloignent de la présidentielle, c'est leur mentir.
09:05Voilà, clairement, notre pays a besoin d'une réforme fiscale profonde.
09:09Elle a besoin d'une réforme du code du travail profond.
09:13Elle a besoin de tout un tas de mesures qui ne se feront pas en six mois,
09:17ni même avec le gouvernement fantôme que nous avons,
09:20puisqu'il n'y a plus de pilote dans l'avion,
09:22et que, quelles que soient les décisions, il n'y aura pas de budget.
09:24– Ah, vous nous vendez le rêve, hein ?
09:26– Donc, il faut la présidentielle.
09:28Marine Le Pen a fait du pouvoir d'achat le cœur de son programme,
09:32comme la dernière fois.
09:33Et donc, oui, évidemment, il faut écouter ce cri des Français.
09:36Mais croire que la gauche, qui a quand même ruiné ce pays,
09:40le début de la fin de l'activité en France, c'est mai 1981.
09:44Donc, faire croire que la gauche…
09:45– Vous faites de la théologie, on peut en faire sur le Rassemblement National.
09:47– C'est vrai que le socialisme…
09:49– Bien sûr, ça, ça vous intéresse moins ?
09:52– Bah, autant que la Francisque de François Mitterrand.
09:54Mais ce que j'aimerais ici évoquer, c'est le sort des Français qui sont dans la rue.
09:59Aujourd'hui, le problème de ces manifestations, c'est qu'elle est gérée par la gauche,
10:03et que si vous n'êtes pas de gauche, vous êtes un facho,
10:05et que si vous n'êtes pas de gauche, même sans les M. de Luxemans,
10:09les revendications et les filles interdites de les faire dans ces manifestations.
10:13Donc, il faut aujourd'hui qu'elles se fassent dans le débat présidentiel.
10:17– Je vais vous dire ce qui m'inquiète.
10:21Rappelez-vous les Gilets jaunes, 7 samedis.
10:23Rappelez-vous la Tour Eiffel.
10:25– Plus que ça, plus que ça.
10:25– Enfin, il y a eu 7 semaines.
10:27– Même plus que ça, beaucoup plus que ça, oui.
10:29– Ça a brûlé, ça a coûté 18 milliards.
10:31On avait les moyens de répondre à une crise de la partie politique.
10:35Ça tenait encore.
10:36Aujourd'hui, la politique, c'est compliqué.
10:38On avait les moyens.
10:38Vous savez ce qui m'inquiète, moi ?
10:40Et le gars s'intègre de ne partir.
10:42Imaginez que les grands rouleurs s'y mettent.
10:44Agriculteurs, que les trains soient bloqués.
10:46Et que les routiers s'y mettent, elle est finie, cette France.
10:50C'est pour ça que quand je parle d'espérance et d'espoir,
10:53quand je parle d'urgence et d'importance,
10:55oui, il y a une urgence, il faut répondre aux gens.
10:57Oui, le pouvoir doit arrêter de penser qu'il peut tout faire.
11:00– Je peux vous soumettre une hypothèse ?
11:02– Oui.
11:03Imaginez qu'il y a quatre semaines, après deux semaines de mouvement dans les lycées,
11:08il y ait eu un gouvernement qui accueille les lycéens, les organisations lycéennes,
11:12les organisations étudiantes, qui se mettent sur la table, qui discutent, etc.
11:15Qu'il se passe quelque chose à ce moment-là, au début du mouvement.
11:18– Je ne sais pas, là.
11:19– Est-ce que vous pensez que ce soit…
11:19– Monsieur Huyssec, ils ne savent pas faire, ce gouvernement.
11:22C'est même pire que ça.
11:24Je vais vous dire, on ne sait pas faire un dialogue social,
11:26y compris même en 2012 avec François Hollande.
11:29On a peur de la foule.
11:30Bien sûr, la première des choses, c'était de suite de répondre à l'urgence.
11:34C'est de dire aux gens, venez.
11:35Et vous savez, je vais même aller plus loin.
11:37Arrêtons de penser que les politiques peuvent tout faire.
11:39Laissez les corps intermédiaires, laissez le patronat, les syndicats,
11:42eux-mêmes, faire les choses.
11:44– Dans une réunion de macronistes anonymes, là, parce que ça paraît un peu bizarre.
11:48– Je ne sais pas, c'est cette espèce de psychologie de groupe que vous nous faites.
11:50– Mais je n'ai pas une psychologie de groupe, M. Calfon.
11:52– Nous, on n'est pas comptable du macronisme.
11:54– Je ne sais pas me prendre de macronisme.
11:55– Attends, je reviens.
11:56– Attendez, attendez, François Calfon.
11:57– François Calfon, je veux rester sur ce que vous disiez tout à l'heure.
12:02Vous avez mis une proposition sur la table.
12:04– Mais par exemple.
12:04– On l'examine.
12:05Qu'est-ce que vous dites, Geoffroy Didier ?
12:07François Calfon dit, on augmente la TVA sur les produits où elle est à 20% aujourd'hui,
12:11et on la baisse sur les produits de la proposition.
12:13– Moi, je vais faire une proposition alternative.
12:16C'est que pendant les cinq prochaines années,
12:18le quinquennat qui, j'espère, sera le quinquennat de Bruno Retailleau,
12:21puisque c'est celui que je soutiens,
12:23on n'augmente aucun taux de taxes et d'imposition.
12:27On arrête.
12:28On en fait une règle d'or, une règle dans le marbre qu'on inscrit.
12:31On arrête d'augmenter les impôts.
12:33On a le taux d'impôt et de taxes le plus important des pays développés.
12:36Vous trouvez que ça marche ?
12:38Et on a quand même un million et demi de personnes dans la rue.
12:40Vous trouvez que c'est ça la solution ?
12:41C'est de faire augmenter les impôts ?
12:43On n'en peut plus, M. Calfon, des impôts.
12:45On n'en peut plus.
12:46Moi, je fais une autre proposition.
12:47C'est qu'on dit la vérité aux Français,
12:49plutôt que de leur dire qu'il y a de l'argent magique,
12:51parce qu'il n'y a pas d'argent magique,
12:52plutôt que de leur dire qu'on va encore leur demander de l'argent en plus,
12:55alors qu'il n'y en a plus.
12:55C'est tout simplement leur proposer de travailler 30 minutes de plus par jour
13:00et de détaxer ce travail de plus,
13:04ce qui permet d'arriver à quasiment deux mois de salaire de plus par an net.
13:09Quelqu'un qui gagne 2 000 net aujourd'hui,
13:11il gagnera en plus 3 500 euros de plus par an.
13:14Ça, c'est une proposition intelligente
13:16qui fait appel à l'intelligence des Français
13:17et surtout qui prend en compte la situation financière du pays.
13:21Parce qu'en réalité, M. Calfon, en augmentant les impôts et les taxes,
13:25il ment aux Français.
13:26Il ment aux Français, c'est de la pure démarche.
13:28Je trouve qu'il y a un débat un peu noble.
13:29Deuxième sujet, ça fait 10 ans que le point d'indice des fonctionnaires n'a pas...
13:32Attendez, attendez.
13:33C'est quand même des gens qui...
13:34Attendez, Geoffroy Liguier.
13:35Regardez, là, je vois les fédérations...
13:36Je sais bien.
13:37Vous inquiétez pas, vous inquiétez pas.
13:39Moi, je pense que M. Jacobelli, il a montré que...
13:43Moi, c'est M. Didier.
13:44C'est M. Didier.
13:45J'ai le droit de répondre un peu à M. Jacobelli,
13:46qui était totalement hors-sujet,
13:48mais ça ne nous étonne pas du rassemblement national.
13:50Mais c'est pas à vous d'en décider, M. Calfon.
13:52J'ai le droit de le penser, le droit de penser.
13:54Vous avez même le droit de penser.
13:56M. Didier, je lui propose, non pas dans une manifestation,
13:58mais dans un dialogue avec des gens qui terminent,
14:01non plus le mois au 15, mais au 12,
14:03de leur expliquer qu'avec des heures sup,
14:05alors qu'ils sont, par exemple, fonctionnaires,
14:07alors qu'ils sont bloqués,
14:08parce qu'il n'y a pas de progression salariale
14:10et qu'on ne leur propose pas d'heures supplémentaires,
14:13de leur proposer la solution que vous faites.
14:15Sachant qu'il ne m'a pas échappé,
14:18puisque vous parlez, en fait, de travailler plus,
14:20que, finalement, ce gouvernement,
14:22sous Édouard Philippe, que vous ne soutenez pas,
14:23mais a repris, finalement,
14:26le mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires
14:28de M. Sarkozy.
14:30Et ça ne fonctionne pas.
14:31Ça a très bien fonctionné, ce que Nicolas Sarkozy dit.
14:34Il y a 10 millions de personnes qui en ont profité.
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