00:00Comme d'habitude, je vais remettre le clocher au milieu du village, un grand village, puisqu'il s'agit de
00:04Nice, préfecture des Alpes-Maritimes.
00:06Pourquoi Nice ? Parce que les informations qui tombent sur la femme mise en examen et incarcérée pour avoir séquestré
00:11et menacé avec une arme
00:12une directrice d'école et une enseignante lundi, laissent, et le mot est faible, pantois.
00:18En effet, dans les heures suivant son interpellation, on apprenait que l'intéressé était en situation irrégulière sur le territoire
00:24et sous le coup d'une IAT, interdiction administrative de territoire, et d'une assignation à résidence depuis 2023, date
00:32de son interpellation.
00:33Pour recharger un peu plus la barque, elle était suivie pour radicalisation islamiste.
00:37Jusque-là, rien de surprenant, les IAT étant a priori comme les OQTF, des procédures au nom pompeux, très rarement
00:43suivies des faits.
00:44Mais là où les choses se corsent, c'est quand on lit que cette femme avait été expulsée vers la
00:49Tunisie en 2019,
00:50suite à une première IAT, celle-ci ayant été prononcée suite à des agressions de fonctionnaires de police.
00:57Dès lors, plusieurs questions se posent.
01:00Comment une personne expulsée de France pour des agressions sur des policiers a-t-elle pu revenir sur le territoire
01:06français ?
01:06On pouvait imaginer, en repensant à la tragédie de la basilique Notre-Dame de Nice,
01:11où un clandestin tunisien rentré par l'Italie avait tué trois fidèles à coups de couteau,
01:15que la leçon avait été retenue et qu'on contrôlerait à nouveau nos frontières.
01:19Mais pas du tout, la preuve par le retour de cette femme pourtant expulsée.
01:23Une autre question se pose.
01:25Comment une personne interdite de territoire a-t-elle pu avoir un logement et scolariser ses enfants ?
01:30La scolarisation de ses enfants étant prise en charge par les contribuables qui paient leurs impôts en France.
01:35Lors d'un point presse, Laurent Nouniès a déclaré,
01:38pour expliquer la présence de cette femme sur le territoire français, je cite,
01:42qu'elle bénéficie d'un certain nombre de protections puisqu'elle est parent d'un enfant français,
01:46son entrée en France expliquant probablement par le fait qu'elle est binationale tuniso-italienne.
01:52On est très heureux, c'est du second degré, que cette femme bénéficie de protections,
01:56mais on aimerait que les honnêtes gens bénéficient, eux, de la protection de l'État,
02:01mais je crois que, nonobstant le principe de précaution inscrit dans la Constitution,
02:04c'est beaucoup trop demandé.